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 Une veillée de Noël autour d’une saynète inspirée du conte « Ces deux bêtes de somme », pour vivre et fêter ensemble, petits et grands, la veille de Noël

Préparation :

1.    Les enfants auront répété la saynète, textes et mouvement au moins deux fois. Pour qu’on les entende, il est préférable qu’ils parlent dans un micro : il faut donc être attentif à régler les mouvements (y compris le fait de se passer le micro) en tenant compte de cet impératif technique.
2.    Les enfants auront réalisé des cœurs à suspendre au sapin (inspirés de motifs traditionnels alsaciens) qu’ils iront porter à l’assemblée pendant la veillée. Voir la fiche bricolage « Cœur de Noël »

3.    Réaliser des masques pour les différents animaux présents dans la scénette : pour les enfants qui parlent, il vaut mieux des masques qui n’occupent que le haut du visage. Si le masque est complet, on peut aussi remonter le masque sur la partie supérieur du visage pour que la bouche soit libre. Masques à réaliser : agneau, chat, moustique, âne, bœuf, lion, tigre, ours, loup, aigle, souris, colombe. On peut en ajouter d’autres, s’il y a plus d’enfants.

Veillée 

•    Accueil
•    Cantique : O peuple fidèle (Arc-en-ciel 359/1-3)
•    Louange dialoguée entre l’officiant (o) et l’assemblée (a) : (librement adapté de « Dieu offert » et de « C’est Noël » dans Charles Singer : Joyeux Noël, pp. 14 et 4)

O : A Noël, Dieu s’offre à l’attente de l’humanité.
L’Enfant de la crèche porte tout l’amour de Dieu.
A : Louange à toi Seigneur pour ton amour !
O : Il est l’offrande de Dieu, son cadeau présenté au monde entier.
En l’Enfant de la crèche, Dieu s’offre pour la joie et la vie de l’humanité !
A : Louange à toi Seigneur pour la vie que tu offres !
O : En l’Enfant de la crèche, Dieu prend chair humaine, Dieu prend corps humain, Dieu prend esprit humain, afin de partager avec tous les hommes leur condition humaine, leur existence quotidienne, leur mort, leur tombeau, leurs angoisses, leurs doutes, leurs rêves, leur amour et ce désir d’infini en eux.
A : Louange à toi Seigneur pour ta présence !
O : Dans une étable à l’écart, en un lieu d’abandon, le monde vient d’être arraché à son orbite de nuit et d’être placé sur la trajectoire de l’espérance !
A : Louange à toi Seigneur pour ton espérance ! Amen

O : Un si grand cadeau raconté en quelques mots à peine dans l’évangile selon Matthieu
•    Lecture de l’Evangile : Matthieu 1/18-25
•    Cantique : Noël, c’est Jésus qui vient (Arc-en-ciel 372/1-4)

•    Introduction au récit : Cette naissance aurait dû changer la face de l’humanité et du monde tout entier, mais seuls quelques hommes ne sont pas passés à côté : quelques bergers et des savants venus d’orient. Ce n’est que plus tard, après avoir entendu son enseignement, après l’avoir vu mourir sur la croix et ressuscité que beaucoup ont compris l’importance de sa naissance.
Pourtant on m’a raconté, mais c’est sans doute là une légende, que si les hommes dans leur ensemble n’ont rien vu, la naissance de  Jésus n’est pas passée inaperçue pour tout le monde, je veux dire : pas pour toutes les créatures. Comme Noël est un temps propice à l’imagination et aux légendes, laissez-nous vous raconter…

•    Narration (d’après Robert Farelly – Tiré de « Noël à la chandelle » ed. SPB 1964 )

Conteur : Ce que tout le monde devrait savoir, mais que beaucoup de gens ignorent, c’est qu’en Arménie, sur le mont Ararat, a lieu chaque année un congrès mondial de tous les animaux de la terre. Ils viennent là, deux par espèce, un mâle et une femelle. Une sorte de trêve est proclamée pour cette occasion, si bien que le loup voisine avec l’agneau, le chat avec la souris,… (agneau et loup / chat et souris se tiennent par la main et font un tour sur la scène puis redescendent.) Seul l’homme néglige de s’y faire représenter. C’est pour cela que nous sommes si peu renseignés sur cet important événement.
Le mont Ararat, c’est la montagne sur laquelle « atterrit » l’Arche de Noé quand les eaux du déluge eurent suffisamment baissé. C’est en souvenir de ce sauvetage mémorable que tous les animaux de la terre font cette trêve d’un jour, une fois par an. Ils ont choisi pour cette commémoration l’un des derniers jours de l’année en l’honneur du Père Noé pour qui ils conservent dans leur mémoire de bête, une grande estime. (Tous les animaux sauf la colombe et l’aigle montent sur la scène.)
C’est le lion, roi des animaux depuis des temps immémoriaux, qui préside avec une indéniable majesté, ce concile œcuménique. Il y a une vingtaine de siècles, à peu de choses près, le lion annonça à cette bruyante assemblée :
Le lion : « J’ai à vous faire part d’une nouvelle d’une importance exceptionnelle. Je prends mon texte. (Il prend son texte) Vous savez que les temps merveilleux d’Eden doivent refleurir un jour sur la terre et que les animaux et les hommes connaîtront une béatitude parfaite sur une terre où ce sera toujours le printemps.
Lors d’une de nos précédentes assemblées, rappelez-vous, nous avions appris qu’un homme inspiré, Esaïe si ma mémoire est bonne, avait écrit à propos de ces temps extraordinaires : ” Le loup habitera avec l’agneau, le léopard gîtera avec le chevreau, le lion et le bœuf qu’on engraisse vivront ensemble, et un petit enfant les conduira. La génisse paîtra avec l’ours, leurs petits gîteront ensemble et le lion mangera le fourrage comme le bœuf. ” (pause) Mes chers collègues, je ne sais pas trop si mon estomac supportera ce genre de nourriture, mais enfin, là n’est pas la question. La nouvelle que je vous apporte est celle-ci : ces temps annoncés sont proches. Le fils du Roi du Ciel va venir lui-même sur cette terre et rétablir toute chose. Notre frère l’aigle arrive tout droit de Bethléem, et nous apporte cette nouvelle étonnante!
(Arrivée de l’aigle)
Conteur : L’aigle prit la parole :
L’aigle : « Ce que vient d’annoncer sa majesté le lion qui préside avec tant d’autorité cette honorable assemblée, est absolument juste. Je n’en sais pas plus, mais ma petite cousine la colombe qui n’est pas encore arrivée nous apportera les dernières nouvelles. »
Conteur : Cette extraordinaire annonce suscita une émotion considérable. Les animaux entonnèrent un chant de louange  et de joie…

Chant des enfants : Réjouis-toi, voici ton roi (Alléluia 32-37)

Conteur : Tout le monde parlait à la fois. L’âne brayait d’allégresse (âne fait « hihan »), et le bœuf beuglait comme un sourd. (bœuf fait « meuh !) Et l’un et l’autre faisaient un tel tapage qu’on en fut scandalisé. Le président les rappela à l’ordre et dit à qui voulait l’entendre :
Le lion : « Ces bêtes de somme ne savent décidément pas se tenir en société ! »
Conteur : Le mot fit fortune. « Ces bêtes de somme » ! Tous les animaux présents répétaient le mot avec mépris (les enfants répètent « ces bêtes de somme ».)
Car comme vous le savez, les bêtes de somme sont, parmi les animaux, considérées avec grand mépris. Ce sont des domestiques, des serviteurs, des ouvriers ! Ah, il fallait bien cette assemblée annuelle obligatoire pour que l’aristocratie des bêtes consente à frotter son poil à celui de ce bétail. Le moustique lui-même en bourdonnait d’indignation et de ressentiment (le moustique fait « zzzzzzzzzzz »). Le lion rétablit l’ordre à grand’peine.
Le lion : « Frères, pour accueillir dignement le fils du Roi de l’Univers, il faut que nous envoyions une délégation représentative du meilleur de notre race. »
Conteur : Là-dessus, chacun s’offrit pour cet honneur, jusqu’au moustique qui est peut-être le plus agaçant des personnages mais se croyait le plus important. Moustique tourne autour des autres en faisant zzzzzzzzz Le lion reprit la parole :
Le lion : « Je suis roi par droit très ancien mais aussi par la vertu de ma mâchoire, de ma crinière et de mes griffes. Alors, je suis de droit dans la délégation. Si quelqu’un n’est pas d’accord, qu’il me le dise ! »
Conteur : Une immense acclamation salua la candidature du lion. (Les enfants applaudissent bruyamment)  Il faisait l’unanimité.
Le tigre donna son avis :
Le tigre : « Moi, je ne suis pas roi, mais je suis premier ministre de la jungle. J’ai du sang royal dans les veines. En plus, regardez la splendeur de ma robe : j’ai vraiment ma place dans les fêtes solennelles. J’ai aussi mâchoire et griffes. Si quelqu’un veut en tâter le tranchant, qu’il s’approche. »
Conteur : Mais personne ne lui contesta l’excellence de ses armes ni son habileté à s’en servir. Il fut aussi désigné pour faire partie de la délégation, sous les applaudissements. (Les enfants applaudissent)
Conteur : L’ours dit :
L’ours : « Je suis le roi de la montagne ! »
Conteur : Le loup dit
Le loup : « Je suis le roi de la forêt ! »
Conteur : L’aigle dit
L’aigle : «  Je suis le roi des airs ! »
Conteur : Une grande clameur manifesta l’enthousiasme de la foule devant une si splendide délégation. (Les enfants applaudissent bruyamment et crient « hourra ») Tous les cris des animaux se faisaient entendre. Assurément, ils seraient bien représentés à ces fêtes dont l’éclat s’annonçait comme inouï ! On disait même que le ciel allait déléguer la plus brillante de ses étoiles venant tout exprès de l’Orient…
Là-dessus arrive la colombe.
Son arrivée provoqua admiration et impatience (les enfants font ah, oh.) N’apporte-t’elle pas les dernières nouvelles ? (quelques «chut ») Enfin, le silence se fit, absolu. On aurait pu entendre les sauts de la puce, mais elle se tenait tranquille.
La colombe : « Sire lion, et vous tous, écoutez-moi ! J’ai vu des anges qui allaient du ciel vers la terre et ils disaient : ”Le fils du Roi des cieux et de la terre arrive ! Il va naître dans une étable. Ses parents sont des ouvriers. Il vivra comme serviteur parmi les hommes.”
Conteur : Après ces paroles de la colombe, il y eut un long, un très long silence. Un silence de stupeur. Puis les mots coururent de bouches en bouches : « Dans une étable, un serviteur !?! Un serviteur !?! Dans une étable ! » (les enfants répètent)
Le tigre alors prit la parole :
Le tigre : « Sire lion, je ne crois pas que votre majesté puisse se rendre dans une étable, on dit que les tapis y sont de fumier… Moi, je n’irai pas, car je salirais ma robe. Je ne crois pas que nos collègues, roi de la montagne, roi de la forêt, ou roi des airs accepteront de se rendre dans un endroit si peu digne de leur naissance, de leur puissance et de leur gloire. »
Le lion : « Tigre, mon frère bien aimé, tu parles bien, et tu parles juste. Que proposes-tu alors ? Ce ne serait pas convenable de n’envoyer personne ! »
Conteur : Un immense silence emplissait la montagne, on aurait entendu la carpe parler, mais comme à son habitude elle ne dit mot. C’est la souris si menue et discrète qui prit la parole, timidement :
La souris : « Sire, si votre majesté veut bien me faire confiance, je propose que l’on envoie ces deux bêtes de somme, le bœuf, et l’âne. »
Conteur : Là-dessus, un immense éclat de rire secoua la montagne. (Les enfants sont morts de rire) L’âne et le bœuf, les deux balourds ! (l’âne et le bœuf s’avancent) Ceux-ci, imperméables à la moquerie, souriaient de contentement. (pause)
Bien sûr ce n’est qu’une légende ou alors une fantaisie de poète. Il n’empêche, que légende ou fantaisie on représente toujours le bœuf et l’âne, dans la crèche de Bethléem, aux côtés de Joseph, Marie et Jésus, au point que certains ont fini par penser qu’ils sont effectivement mentionnés dans l’Evangile.
Le bœuf et l’âne, ces deux bêtes de somme ! Peut-être est-ce pour souligner qu’en Jésus-Christ Dieu s’est approché de tous les hommes, surtout des plus humbles, ou peut-être est-ce pour dire qu’il n’est pas besoin de riches vêtements pour accueillir Dieu dans sa vie, mais qu’un cœur bon et sincère suffit, ou peut-être… on pourrait chercher toute la nuit des explications… Le bœuf et l’âne, ces deux bêtes de somme, ces serviteurs du pauvre, laborieux, fidèles, entourant Jésus-Christ, le Fils de Dieu, le Messie promis et annoncé par les prophètes. Après tout, pourquoi pas ? Les derniers seront les premiers, et c’est justice des temps nouveaux.

•    Chant des enfants : Nuit lumineuse (Alléluia 32-13)
•    Les enfants souhaitent : « Joyeux Noël ! »
•    Interlude (Pendant l’interlude, les enfants portent dans l’assemblée les cœurs à suspendre)
•    Annonces
•    Offrande : C’est maintenant le moment de l’offrande, souvenons-nous que Dieu aime celui qui donne sans contrainte et avec joie.
•    Prière d’offrande : Seigneur, tout ce qui est dans le ciel et sur la terre t’appartient et c’est de toi que nous avons tout reçu. Accepte notre offrande en signe de notre reconnaissance et de notre engagement à ton service.    Amen.
•    Cantique : Voici Noël (Arc-en-ciel 354/2-4)
•    Prière d’intercession : Seigneur, toi qui es notre Dieu et notre Père, en Jésus-Christ tu nous as offert tout ton amour. C’est pourquoi nous pouvons espérer en toi et nous confier à toi. Seigneur, en ce jour où nous nous souvenons que ton Fils est venu partager notre existence et porter nos fardeaux, nous te prions pour ceux qui sont solitaires, endeuillés, fatigués et chargés. Donne à tous la lumière de Noël, pour qu’ils puissent, malgré les épreuves, connaître la joie véritable de ce jour. Seigneur, en ce jour où nous nous souvenons que ton Fils est venu nous révéler ton amour pour nous, nous te prions pour ceux qui n’ont ni famille, ni amis pour les aimer, pour ceux qui ne savent pas donner d’amour, pour ceux qui ont le cœur rempli de haine. Donne à tous la chaleur de Noël pour qu’ils puissent découvrir la paix véritable de ce jour. Seigneur, en ce jour où nous nous souvenons que ton Fils est venu accomplir tes promesses, nous te prions pour nous-mêmes et nos familles. Donne-nous l’espérance de Noël pour que nous puissions mettre en toi toute notre confiance et être pour le monde des messagers d’espérance. Et comme tu l’as enseigné à tes disciples nous prions ensemble
•    Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laisse pas entrer à la tentation, mais délivre-nous du mal, car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles. Amen.
•    Cantique : Que la grâce de Dieu (Arc-en-ciel 882)
•    Bénédiction : (Auteur inconnu) Comme Marie a déposé l’enfant Jésus au creux d’une mangeoire, que le Seigneur dépose l’espérance au creux de vos vies, que le Seigneur dépose son amour au creux de vos mains, que le Seigneur dépose sa lumière au fond de vos yeux, que le Seigneur dépose sa paix au fond de vos cœurs. Qu’il vous bénisse et vous garde. Allez dans sa paix !    Amen

Crédit : Claire de Lattre-Duchet (UEPAL) – Point KT