1

Au bord du lac, culte de rentrée

Un petit aquarium avec un vrai poisson est posé sur l’autel.
Un grand filet est accroché à la croix et descend jusque dans l’allée centrale.

Le ou la pasteure pourra porter une tenue de marin à la place de sa robe pastorale. 

A l’entrée du culte, les gens sont accueillis avec un poisson en papier coloré sur lequel on met son nom et la ville ou le quartier où on habite.
A l’issue du culte, les poissons seront placés dans un grand filet en fonction du lieu dans lequel on habite.

Chant d’entrée chorale gospel

Salutation

Je ne sais pas ce qui m’a pris, peut-être une envie de prolonger de belles vacances en y ajoutant la seule chose qui manquait : vous !… En tout cas, ce matin, je vous propose de nous rendre au bord du lac, pour un temps de culte bienfaisant…
Pour un culte « au bord du lac », je me suis équipée, non pas pour me reposer sur une chaise longue, mais… pour pêcher…

Je suis venue pêcher un peu tranquille, hors du bruit et du remue-ménage de la rentrée… un peu de calme, un peu de silence, ça fait du bien, non ?

Je suis venue à la pêche aux bonnes idées, aux bonnes résolutions, aux bonnes paroles… Je suis sûre que malgré la crise écologique et l’épuisement des ressources, ce lac paroissial nous réserve plein de belles prises, et que nous allons nous régaler de bon poisson grillé tout au long de l’année !

Je suis venue à la pêche aux enfants ! Ils partiront tout à l’heure avec leurs animatrices du club biblique pour découvrir un métier de la Bible : je vous laisse deviner de quel métier il s’agit… pêcheur ! Si !

Je suis venue à la pêche aux catéchumènes ! Ils seront tout à l’heure chaleureusement accueillis et encouragés dans leur démarche de se questionner sur la place de Dieu dans leur vie. Ils recevront une bible pour les y aider.

Je suis venue à la pêche de fraternité et d’amitié. Parce que le métier de pêcheur est un dur métier, du matin au soir et du soir au matin, il faut de la persévérance, et des encouragements : je suis venue faire équipe, avec vous !

Je suis venue à la pêche d’une parole. Une Parole bonne, une bénédiction de la part de Dieu qui m’envoie et me porte tout au long de cette année dans mon travail de pêcheur au bord du lac.

Je suis venue pour avoir la pêche ! Et vous ?

Frères et sœurs, la grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père, et de Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, Amen.

Nous allons chanter et pendant le chant, les enfants sont invités à aller avec… découvrir ce qui se passe pour eux au bord du lac.
Chers parents, vous retrouverez vos enfants dehors tout à l’heure, parce qu’ils termineront par un jeu en extérieur.

Chant de l’assemblée (recueil ALLELUIA 21-11)

  1. J’entrerai dans ses portes avec la joie dans mon cœur,
    Je viendrai louer le Seigneur.
    Je dirai : « Voici le jour que l’Éternel a fait,
    Qu’il soit pour tous un sujet de joie ! / Un sujet de joie, un sujet de joie, (bis)
    Qu’il soit pour tous un sujet de joie ! »
  2. Je louerai l’Éternel car son amour est si grand,
    Car sa bonté n’a pas de fin.
    D’une seule voix le peuple entonnera ce chant :
    Son amour, sa bonté n’ont pas de fin ! / Ils n’ont pas de fin, ils n’ont pas de fin ! (bis)
    Son amour, sa bonté n’ont pas de fin !
  3. L’Éternel est ma force et le sujet de mes chants,
    Il est venu à mon secours.
    Mieux vaut compter sur lui que sur les gens influents.
    Je me réjouirai en son amour ! / Je me réjouis, je me réjouis ! (bis)
    Je me réjouirai en son amour !

Narration 

Imaginez un beau lac aux eaux bleutées. L’eau y est transparente sur les rives du lac. Des petites vaguelettes viennent lécher les pieds nus des enfants qui jouent sur le sable.
Je vous emmène au bord du lac de Galilée, appelé ainsi parce qu’il est dans la région de Galilée. C’est un peu curieux, mais ce lac porte encore d’autres noms ! Il est grand, alors on l’appelle aussi MER ! Mer de Tibériade, un nom qui vient du temps de l’occupation romaine, sans doute en souvenir du règne de Tibère. Ou encore lac de Génésareth parce que le plus grand des villages aux alentours se nomme ainsi.

Mais peu importe, c’est un lac ! Un lac heureux, clair, remplis de poissons, et donc il nourrit tous ceux qui y jettent leur ligne de pèche, leur canne à pêche ou leurs filets.
Le lac fait 20 kilomètres de long et 12 de large ! Immense, il se traverse à la rame ou, si on a de la chance d’en posséder une, à la voile ! Et avec cette distance, imaginez, c’est toute une expédition ! Là-bas, vous voyez les collines verdoyantes de Galilée et là, plus au nord, les sommets désertiques de Syrie.

Au bord du lac, sur les barques aux couleurs vives, jaunes, vertes ; rouges ou bleues, il y a quelques gamins qui réparent des filets de pêche. Ils sont troués, soit parce que la pêche a été bonne, soit parce qu’au contraire, une vieille racine, un arbre englouti ou un pêcheur maladroit a déchiré le filet. Matthieu s’active : un, deux, trois nœuds, et voilà le premier trou réparé.

Un deux, trois… ha, là il en faut un quatrième et même recommencer : un, deux trois, quatre, un nœud et hop : le grand trou n’apparaît plus ! Mais soudain, la main habile de Matthieu s’arrête en pleine couture, le geste est suspendu en l’air et l’oreille de Matthieu est attiré du côté de la plage. Un groupe se rassemble autour de cet homme qui vient de Nazareth et qu’on appelle Jésus, Jésus de Nazareth, fils de Joseph le charpentier et de Marie.

Matthieu a déjà entendu parler de Jésus, de sa gentillesse, de ses paroles rassurantes, de sa main qui bénit et guérit, de ses paroles parfois étonnantes qui racontent l’amour de Dieu.
Mais là, Matthieu écarquille les yeux et tend l’oreille : Jésus est en train d’appeler deux pêcheurs qui viennent tout juste de jeter leur filet à la mer pour rapporter du poisson ; et qu’est-ce qu’il entend ?
« Laissez-là vos filets et venez à ma suite, je ferais de vous des pêcheurs d’hommes ».

Et il en est bien ainsi. Les deux pêcheurs le suivent en laissant leur barque. Un peu plus loin, Jésus voit aussi Jacques, fils de Zébédée et son frère Jean. Et Mathieu écarquille encore plus les yeux, car ces deux-là laissent carrément leur père dans le bateau et vont aussi suivre Jésus. Ils vont devenir disciples !

Louange

Nous voulons dire merci à Dieu dans la prière :

Merci, Seigneur, pour les semaines d’été,
pour les découvertes et les rencontres,
pour le soleil et pour le vent,
pour le silence et l’amitié,
pour l’activité et le repos !
Merci pour ce trésor.
Merci, Seigneur, pour cette rentrée,
Pour les choses à apprendre et à comprendre
Pour l’idéal, et pour la réalité
Pour l’exigence, et pour la bienveillance
Pour ce qui change, et ce qui se continue
Merci pour ce trésor !
Merci, parce que tu appelles, sans cesse, des hommes, des femmes, des enfants à te suivre,
pour vivre ton exigence d’amour dans leur vie quotidienne.
Je peux répondre à ton appel,
quitter ce qui me sécurise, et risquer l’aventure de la confiance
parce que je peux compter sur toi.
Tu sais ce qui me fait peur, tu sais ce qui me réjouit
Tu m’accompagnes
Tu mets sur mon chemin des personnes pour m’aider
Merci pour ce trésor. Amen

Chant de l’assemblée recueil ALLELUIA 42-09 « Merci »

  1. Merci pour ce matin de vie,
    Merci pour chaque jour nouveau,
    Merci, car à toi je confie soucis et fardeaux.
  2. Merci pour le prochain que j’aime,
    Merci pour l’autre rencontré,
    Merci, car à l’ennemi même je peux pardonner.
  3. Merci pour le travail, la peine,
    Merci pour les simples bonheurs.
    Merci pour la chanson sereine reprise avec cœur.

 

Demande et pardon et accueil de la grâce 

Nous sommes encore au bord de ce grand et beau lac de Tibériade avec Mathieu, le réparateur de filets. Ses amis pêcheurs sont repartis sur le lac. Ils prennent un bateau car Jésus leur a dit : « allons aussi de l’autre côté, dans ces régions que l’on connaît un peu moins. »

Mais aujourd’hui la couleur du lac n’est pas très paisible et, d’ailleurs, l’horizon est comme mangé par un gros nuage noir. Mais rien n’y fait : aucun ne se soucie du temps qu’il fait, ils prennent ensemble un bateau et se dirigent de l’autre côté.
Ce n’est que le surlendemain, quand ils reviennent épuisés de cette sortie en mer, que Pierre raconte la terrible tempête au petit Matthieu :
« Écoute bien ! C’est arrivé d’un coup ! Le vent nous a fouettés en plein visage. Des paquets d’eau remplissaient le bateau et nous frappaient le visage. Crois-moi, ce n’était pas la nuit, mais bien pire, c’était comme un chaos, un mur liquide qui nous passait dessus !
Jamais rien vu de pareil. Oui, Crois-moi, on avait plus que peur, on hurlait dans la barque. L’eau montait très vite dans le bateau, on ne voyait presque plus le fond.

Tous ont cru que c’était la fin, ont été pris au filet de la tempête comme les poissons ; trop loin de la côte pour nager, d’ailleurs qui savait vraiment nager ? Pas moi, en tous les cas ! Mais le pire, tu sais, c’est quand on l’a regardé lui, Jésus. Sur son coussin tout gonflé d’eau comme une serpillère… il dormait !

Alors je suis entré comme dans une colère et je l’ai réveillé en le secouant : « Maitre, cela ne te fait rien que nous soyons en train de nous noyer ? »
Et là, tu me croiras ou pas, il s’est dressé, il a levé le bras et j’ai entendu, oui, j’ai vraiment entendu qu’il a dit : « Silence, calme-toi ! »
Si ça te fait rire, tu as tort, car le vent, il s’est tu, et la mer, elle s’est étalée, toute douce, juste un petit clapot pour dire qu’elle était là. Oui, lui, il a ordonné et tout s’est ordonné !
Mais qui est-il, pour que même la mer et le vent lui obéissent, dis-moi, qui est-il ?

Nous, les pêcheurs, on était là, planté dans le bateau, on n’osait plus bouger, même pas le regarder… Et ce calme… !
Alors il nous a parlé : « Pourquoi avez-vous si peur ? N’avez-vous pas encore de foi ? »
Et la barque a accosté. On était de l’autre côté, et notre peur, mais aussi notre cœur, complètement lavés ! La tempête et soudain le calme, simplement parce qu’il l’a demandé ! Mais qui est-il ?

Prions

Il peut arriver à notre foi d’être fatiguée.
A trop ramer contre les vents contraires,
nous pouvons croire que la nuit ne finira jamais.
Dans ces moments de lassitude, de découragement,
nous avons besoin de reprendre souffle,
de nous ressourcer dans la confiance,
de nous réinscrire dans l’espérance.

Seigneur,
Tu es allé à la rencontre des disciples, alors qu’ils étaient épuisés à force de ramer.
Tu vois notre barque, tu sais notre fatigue, tu connais notre nuit.
Mais ce matin est un jour nouveau, car tu viens au-devant de nous.
Alors Seigneur, monte dans notre barque.
Viens, pour dire la confiance, viens, pour ranimer la foi.
Viens, Seigneur, nous apprendre qui tu es !
Viens Seigneur, nous accueillons ta présence qui nous redonne la force dont nous avons besoin.

Chant de l’assemblée

Rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour donné,
Rien ne pourra jamais nous priver de la liberté.

  1. Ni le malheur ni l’inquiétude,
    Ni toute la souffrance qui vient d’ailleurs,
    Aucune faim, aucune misère,
    Ni les dangers qui redoutent les veilleurs.
  1. Aucune mort, aucune vie,
    Ni la nuée des anges et des esprits,
    Aucun pouvoir, aucun combat,
    Aucune force d’en haut ou d’en bas

Chant de Joël Dahan, EPUdF

Prière

Prions ensemble avant de lire la Bible :
Merci, Seigneur, de nous réunir en ta présence, pour nous dire ton amour.
Par ton Esprit-Saint, rends-nous disponibles et à l’écoute : donne-nous maintenant d’accueillir ta Parole. Que ton Evangile souffle sur nos vies. Amen

Chant de l’assemblée (recueil ALLELUIA 22-07)

  1. Écoute, entends la voix de Dieu :
    A celui qui a soif, il vient se révéler.
    Écoute, que tout en toi se taise,
    Que tout en toi s’apaise
    Et que parle ton Dieu !
  2. Écoute, Dieu passe près de toi
    Dans la brise légère, dans le vent de l’Esprit.
    Écoute, tu es aimé(e) de Dieu,
    Tu es choisi(e) par Dieu,
    Il veut pour toi la vie.

Lecture biblique

Jean 21:1-14
Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons, nous aussi, avec toi. Ils sortirent et montèrent dans la barque ; cette nuit-là, ils ne prirent rien. Le matin venu, Jésus se trouvait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc ; et ils n’étaient même plus capables de le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Dès que Simon Pierre eut entendu que c’était le Seigneur, il mit son vêtement, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque en traînant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées.
Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là un brasier, du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez les poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta et tira à terre le filet plein de 153 gros poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se déchirait pas. Jésus leur dit : Venez manger. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? car ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain et le leur donna, ainsi que le poisson.

Message

Ce récit de la pêche miraculeuse est bien sympathique, il fait penser à une bonne partie de pêche de vacances sur la mer avec un barbecue sur la plage. Et pourtant les choses sont plus compliquées que ça, et se pose la question, pour nous aujourd’hui, de savoir où est la bonne nouvelle, et en quoi cela nous concerne-t-il ?

On sait que dans la Bible, la mer représente le mal, l’épreuve, l’obscurité, la mort, et l’on voit ces disciples dans la nuit, la nuit du doute, menacés par cette mer profonde, avoir essayé dans tout ce mal de pêcher, de trouver des éléments de vie, des particules d’espérance et de joie.

Car en effet ils le savent, et on nous le répète : dans toute situation, même la routine, même l’épreuve, on peut trouver du bien, quelque chose de positif. C’est vrai, mais il y a parfois des moments où, comme les disciples, nous nous sentons face à un noir qui nous résiste, et nous pouvons chercher, gratter, et toute la nuit être en quête et jeter nos filets, et nous dire : « là, vraiment, je ne trouve rien, pas une trace de vie, rien qui me fasse grandir, rien qui puisse être bénéfique ». Et l’impuissance produit la colère, ou la tristesse : c’est ainsi que les disciples reviennent à la fin de la nuit, tout tristes jusqu’au rivage.

Le matin se lève, et là ils voient sur le bord du lac : Jésus lui-même, ici présent devant eux. Pour l’instant, ce Jésus ne fait rien, on pourrait là encore imaginer que pour le croyant, Dieu fasse un miracle, qu’il lui offre à manger, mais non, il est là, simplement là, et j’ai envie d’affirmer là maintenant, parce que je l’ai expérimenté, parce que vous pouvez l’expérimenter, avec tous les « mais » que nous pourrons objecter, je crois que juste cette présence du Christ est déjà une bonne nouvelle en soi. Oui. D’abord parce que les disciples eux-mêmes ne cherchaient pas le Christ, et pourtant, il va se trouver présent devant eux. Bien sûr, nous disons « qui cherche trouve », et certainement que celui qui a une quête spirituelle, trouvera-t-il en Dieu le soutien, le réconfort, l’espérance, la force dont il a besoin.

Mais parfois, nous n’avons même pas la force de cette quête, parfois nous ne savons même pas chercher. Eh bien, même celui qui ne sait pas chercher, le Christ ne l’abandonne pas, il est là, à ses côtés. Et savoir que l’on n’est pas seul, savoir que l’on a un ami inconditionnel avec soi, quelqu’un qui est là à nos côtés pour nous recevoir, pour nous écouter, pour nous comprendre et nous parler quand on manque le résultat escompté, c’est déjà beaucoup.

Ensuite, ce Jésus qui est présent là sur le bord, c’est lui qui va aider à débloquer la situation, c’est grâce à lui que les disciples, vont, tout à coup, basculer des ténèbres à la lumière, de l’absence à la présence, du manque à l’abondance. C’est lui qui va, par une parole, les aider à sortir de leur marasme. Il va leur dire : « N’avez-vous rien à manger ? » Et je peux comprendre cette question de deux manières.
La première, c’est qu’elle les aide à verbaliser la situation dans laquelle ils se trouvent. C’est le premier pas, certainement, pour pouvoir en sortir. Et donc ils vont dire, « oui en effet, Seigneur, nous n’avons rien à manger ». « Oui je pleure, oui c’est difficile, oui je suis déprimé, oui je n’ai pas de ressources !». A partir de là, il est possible de reconstruire.
Et en même temps, ils vont comprendre cette question aussi comme une requête, et c’est cette requête qui va les tirer d’affaire. Ce « N’avez-vous rien à manger ? » veut dire aussi « Est-ce que vous auriez quelque chose à me donner à manger ? »

Comment peut-on demander à celui qui n’a pas de pain quelque chose à manger ? Mais les disciples vont donc repartir, repartir à la pêche, ils vont repartir, rechercher, refouiller, re-sonder les profondeurs de cette mer noire qui ne leur avait rien livré, ils vont repartir à la quête mais cette fois en s’y prenant d’une autre façon qui va tout changer.
Le Christ leur dit : « jetez vos filets du côté droit », c’est-à-dire du bon côté. Oui, c’est vrai, on peut toujours voir les choses sous un autre aspect. Et puis la droite, pour les juifs, c’est le sud, puisque les cartes étaient tournées vers l’Orient ; la droite, c’est le côté de la pleine lumière.

Quand les choses sont éclairées, éclairées par l’amour de Dieu, nous pouvons y trouver du bien que nous n’y trouvions pas avant. Quand nous savons pourquoi nous cherchons : par exemple les disciples cherchent parce que quelqu’un leur a demandé à manger, pour lui, pour eux… Quand on a retrouvé le fil de pourquoi nous agissons, pourquoi nous sommes prêts à faire des efforts… et bien le résultat est là. Car parfois, c’est quand on va chercher dans sa vie, et même dans l’ombre de sa vie, des parcelles de vie, de bonheur, des sens, et bien il arrive qu’on en trouve. Et à profusion ! Et en abondance !

On nous dit ensuite que les disciples reviennent vers le rivage, et que le Christ était là déjà, les attendant avec un feu allumé, du pain et des poissons en train de griller. Et ces poissons, ce ne sont pas ceux qu’ils ont pêchés, cela veut dire que même par-delà ce que nous parvenons à trouver, Christ a déjà préparé pour nous une moisson de joie et de bonheur.
C’est là que nous sortons d’une démarche purement volontariste qui se contenterait de dire : « cherchez du bon côté, voyez, tournez-vous vers les autres, cherchez le sens et vous trouverez du bonheur »… Il y a directement en Christ une source de joie et de bonheur, une nourriture pour notre âme.
Et même si nous étions incapables de pêcher, en lui nous trouverions toujours ce feu allumé avec cette nourriture abondante qui nous est offerte, il n’y a qu’à s’approcher, venez, prenez, servez-vous, cela vous est offert gratuitement.

Et ce n’est pas tout ! Il y a la promesse de Jésus à Pierre qui est aussi pour nous ce matin. Il lui dit : « C’est bien, tu es pêcheur, et tu as pêché, c’est parfait, mais suis-moi et je te ferai pêcheur d’homme ». Ça c’est la mission fondamentale du chrétien, non seulement d’aller chercher dans la mer des parcelles de vie, mais aussi d’aller chercher dans la mer des êtres humains eux-mêmes pour les ramener à la vie. Ça va loin tout ça !
Et nous pouvons dire comme Pierre : « Mais Seigneur, comment parviendrais-je moi à aider mon frère, comment parviendrais-je à permettre à celui qui est mon voisin et qui souffre de voir la lumière ? Toute la nuit je cherche déjà pour moi et je n’y parviens pas, et cela m’épuise complètement ».
Alors le Christ nous dit, allons revisitons cela ensemble, jetons notre filet d’une autre manière, autrement, et vous y arriverez.

Pierre lui-même va montrer la façon de s’y prendre, et ce, d’une manière surprenante : il se revêt, car il était nu, puis il se jette à la mer. Il faut savoir d’abord que la nudité, dans la Bible, représente l’imperfection. En effet, nous sommes tous imparfaits, et la nudité ne fait que mettre au grand jour notre imperfection, c’est-à-dire notre péché.
Et accepter de se vêtir, c’est accepter, par pudeur, de dire : « Je reconnais que je suis imparfait, et que je n’ai pas à faire croire aux autres que je suis parfait ! » Se reconnaître imparfait est la première condition pour pouvoir aider les autres.
Ensuite Pierre met sa ceinture, façon de montrer qu’il se tient prêt, prêt à agir, prêt à travailler, à se mettre au boulot : « Eh oui, j’y vais Seigneur », et ensuite il se jette à l’eau. Se jeter à l’eau, c’est peut-être aller justement dans le bain avec les autres, là où sont ceux que je veux sauver, j’y vais aussi, on ne peut vraiment aider et accompagner que ceux que l’on comprend, et dont on partage la souffrance.

Ce passage par l’eau pourrait être aussi compris comme le passage par le baptême, Pierre se jette dans la grâce de Dieu, il se plonge dans l’amour de Dieu, dans sa bonté, et d’être tout entier là-dedans en ayant cette espèce de confiance extraordinaire de quitter ses prétendues certitudes, pour dire eh bien moi, avec l’aide du Seigneur, je ne crains rien, et je me jette à l’eau, je me jette à l’eau en totale confiance parce que je sais qu’il est mon sauveur et qu’il me sauvera.
Et ainsi Pierre se jette à l’eau. Il pourra aider et pourra trouver le salut. Il ramènera une foule de poissons de toutes sortes, chacun pouvant accéder à la vie et à la lumière que Dieu nous propose, tout le monde est accueilli.
Et une fois accueillis, nous sommes invités à aller sur la berge, sur le bord du lac, comme nous ce matin, pour partager ce banquet communautaire, ce moment extraordinaire d’une joie partagée dans l’amitié et dans la fraternité où chacun mange ce qu’il a apporté avec en plus les denrées merveilleuses qui sont celles que Jésus lui-même nous a offertes.
Amen

Jeu d’orgue

Chant de l’assemblée JEM 794

  1. Dieu tu es ma force, ma consolation,
    Une lampe devant mes pas.
    Ta voix a triomphé de l’ouragan,
    Remporté le combat.
    Tu m’offres chaque jour
    Ton infaillible amour ;
    Toi, qui as fixé le cours des étoiles,
    Sois mon ancre, sois ma voile !
  1. Tu étends mes ailes pour toucher les cieux,
    Protégé par ta main.
    Ta grâce m’appelle à lever les yeux
    Et suivre ton chemin.

Accueil des catéchumènes et remise de la Bible par le ou la présidente du Conseil presbytéral

J’appelle les catéchumènes 

Chers catéchumènes,
C’est pour nous une grande joie de marquer votre entrée au catéchisme par ce temps fort de remise de bible à chacun d’entre vous au sein du culte qui, dimanche après dimanche, rassemble la communauté autour du Seigneur.
C’est une manière de vous y inviter et de vous dire que pour grandir dans la foi, nous avons besoin des autres ; nous avons besoin de chanter, de prier Dieu et d’écouter sa parole ensemble.
Nous espérons et souhaitons que vous vous sentiez ici à l’aise ; que venir au culte ne soit pas pour vous une contrainte mais une chance pour découvrir avec d’autres, jeunes et adultes, l’amour de Dieu pour vous.

Nous sommes engagés pour deux années ; puissent-elles être pour chacune et chacun de vous un temps fort de découverte, de réflexion, de rencontre, et de préparation joyeuse à votre confirmation.
Tous nos encouragements également aux catéchumènes de deuxième année.
Distribution des bibles. A l’appel de leur nom, les catéchumènes viennent recevoir la Bible, et serrent la main des conseillers presbytéraux et du pasteur.

Chant de l’assemblée (recueil ALLÉLUIA 52-09)

  1. Il est une foi ancienne
    Que Dieu renouvelle depuis Abraham :

Quatre mille ans qu’elle trace
Un chemin de grâce, le Royaume est là. (bis)
Seigneur, augmente en nous la foi !

  1. (7.) Cette foi, nul ne l’impose :
    Tu risques et tu oses un pas à la fois,

Sans savoir où Dieu te mène,
Ta marche est sereine, le Christ vit en toi. (bis)
Seigneur, augmente en nous la foi !

  1. (8.) Au souffle de l’espérance,
    Que ton peuple danse d’une même foi !

Père, fais de nos faiblesses
Une forteresse d’amour et de joie ! (bis)
Seigneur, augmente en nous la foi !

Offrande et chant d’Esengo

C’est maintenant le moment de l’offrande. Que chacun puisse donner maintenant avec joie ce qu’il a préparé selon son cœur.

Confessons notre foi, tout en nous préparant à la prière d’intercession, en chantant le prochain cantique.

Chant de l’assemblée (recueil ALLÉLUIA 53-01 « Notre Père »)

Refrain
Notre Père qui es aux cieux, Laisse-nous te chanter !
Notre Père qui es aux cieux, Laisse-nous te prier !

  1. Oui, nous croyons que tu es Dieu
    Et que tu brilles dans nos yeux.
    Oui, nous croyons que tu es Dieu
    Et qu’avec toi nous vivrons mieux. Refr.
  2. Viens nous donner dès aujourd’hui
    Assez de pain pour notre faim.
    Viens nous donner dès aujourd’hui
    Assez de pain pour nos amis. Refr.
  3. Que ton amour habite en nous ;
    Il est plus fort que nos malheurs.
    Que ton amour habite en nous ;
    Tu es plus grand que notre cœur. Refr.

Intercession

Unissons-nous dans la prière 

Seigneur,
nous aspirons à la sérénité ; nous aimerions nous vider de nos préoccupations, de nos soucis, être libérés de nos tensions, bénéficier encore et toujours de ton pardon, recevoir la paix que tu donnes.
Pour tous ceux que nous connaissons, les inquiets, les agités, les révoltés, comme aussi les fraternels, les détendus, les équilibrés, et pour la multitude des êtres humains que nous ne connaissons pas, nous te le demandons, donne-leur ta paix, maintiens-les dans ta paix.
Fais de ton Église la communauté où l’on reçoit et donne cette paix ; où l’on peut se faire confiance et s’entraider.
Merci, pour la patience et l’amour que tu as eus pour tes disciples, de la patience et de l’amour que tu as pour ce monde aussi.

Notre Père

Annonces

Envoi et bénédiction

Recevons la bénédiction de la part de Dieu :
Que le Seigneur tout puissant en amour vous bénisse et vous garde, qu’il fasse rayonner sur vous son visage, et vous donne la joie de vous rencontrer ! Amen 

Chant de l’assemblée (mélodie du recueil ALLÉLUIA 62-82)

Viens et nous bénis, Dieu de la rencontre
C’est toi qui unis, ton amour le montre
Garde tes enfants ! Au creux des tempêtes,
Comme au temps des fêtes, sois toujours présent !

Avant le partage de l’apéritif, chaque participant est appelé à venir déposer son poisson de papier dans le filet, en fonction de l’endroit où il habite. Après les premiers, on fera un appel pour savoir si d’autres habitent au même endroit. Un moyen de faire se connaitre les paroissiens qui ne se connaissent pas encore, et de faciliter l’organisation de covoiturage. En effet au culte de rentrée se présentent souvent de nouvelles familles.

Adaptations de narration et prédication d’auteurs non identifiés, s’ils ou elles se reconnaissent, merci de se signaler.

Crédit : Marianne RENAUD, UEPAL, Point KT




Louons Dieu car nous sommes des créatures merveilleuses

Culte avec prédication « Louons Dieu parce que nous sommes des créatures merveilleuses » autour du thème des 5 sens.

Accueil 

Seigneur ce matin, nous avons écouté l’appel des cloches… et nous sommes venus vers toi.
Seigneur ce matin, nous avons vu ton Eglise rassemblée et notre cœur s’est réjoui.
Seigneur ce matin, nous avons touché la main de nos frères, et nous avons su que nous sommes accueillis.
Seigneur ce matin, nous avons senti l’odeur des fleurs qui est monté à nos cœurs pour nous rappeler ton amour et signifier notre louange.
Seigneur ce matin, nous voulons goûter avec tous nos sens la joie d’être tes enfants.
Seigneur, ce matin, nous voulons nous souvenir que chacun de nous est une créature merveilleuse,
que tu nous as créés et que tu veux nous accompagner à tous les instants de nos vies :
au travail et pendant les vacances,
de la jeunesse à la vieillesse,
dans notre vie quotidienne et aux moments où nous venons à toi…

Chant : touche nos oreilles… (Recueil Arc-en-ciel 229)

  1. Touche nos oreilles, Nous entendrons ! Souffle sur nos lèvres, Nous parlerons. Donne ta lumière, Nous brillerons. Montre-nous la route, Nous marcherons.
    Ref : Dieu silence, Tu nous as parlé : Lumière dans nos yeux, Ferment dans notre pain.
  2. Tourne ton visage, Nous te verrons. Coule dans nos veines, Nous guérirons. Vienne l’espérance, Nous t’attendrons. Brille ton étoile, Nous partirons.
    Ref : Dieu silence, Tu nous as parlé : Lumière dans nos yeux, Ferment dans notre pain.

Votum

Seigneur toi le Dieu trois fois saint
Toi qui t’es incarné en ton Fils Jésus
afin que les disciples puissent vivre avec lui
le sentir et le ressentir dans le quotidien de leur vie
l’entendre quand il parlait en parabole
voir la force de son amour pour chacun de ces petits qu’il appelait frère
être touché de sa main et dans le cœur quand il guérissait
goûter avec lui le pain et le vin qu’il a partagé,
Toi qui te donnes de manière moins visible et tout aussi concrète dans ton Saint-Esprit
tu nous as rassemblés ce matin afin que nous entrions dans la louange, l’espérance et la prière.
Louez sois-tu ! Amen…

Psaume 139 mimé ou dansé

Lecteur 1
Éternel, tu me sondes et tu me connais.

Lecteur 2
tu me connais, tu connais mon nom
Chaque enfant est appelé par son nom

Lecteur 1
tu connais ma taille (mesurer avec la toise)
celle de hier et celle d’aujourd’hui – montrer combien ils ont grandi.

Lecteur 2
Tu sais quand je suis assis
ils s’assoient tous

Lecteur 1
et quand je me lève, tu le sais.
Ils se lèvent

De loin,
Ils regardent au loin

tu discernes tout ce que je pense.
Mimer une idée

Tu sais quand je marche
ils marchent

et quand je me couche,
ils miment le sommeil

et tous mes chemins te sont familiers.
Mimer un chemin

Lecteur 2
Bien avant qu’un mot vienne sur mes lèvres, Éternel, tu sais déjà tout ce que je vais dire.
Mimer un mot qui sort de la bouche

Lecteur 1
Tu es devant moi
montrer l’avant

et derrière moi
montrer derrière

tu m’entoures
s’entourer

ta main est sur moi.
Mettre la main sur soi

Tu m’as fait ce que je suis, et tu m’as tissé dans le ventre de ma mère.
Faire semblant de tricoter

Merci
ils disent tous merci en cascade (c’est-à-dire l’un après l’autre) puis ensemble
Merci d’avoir fait de moi une créature aussi merveilleuse : tu fais des merveilles, et je le reconnais bien.

Chant
Je t’ai appelé par ton nom
Tu comptes beaucoup à mes yeux
Tu es précieux pour moi
Car je t’aime.

Confession des péchés
Seigneur, tu nous as donné des mains pour que nous puissions faire toucher ton amour.
Pardonne-nous quand elles sont liées,
quand elles frappent au lieu de réconforter et de bénir.
Seigneur, tu nous as donné des yeux
afin que nous puissions contempler ton monde et contempler nos semblables avec amour
Pardonne-nous quand nous voyons les défauts des autres avant les nôtres.
Seigneur, tu nous as donné des oreilles pour que nous puissions t’entendre ainsi que nos frères humains
pardonne-nous car nous préférons écouter notre égoïsme et toutes les voix de notre monde.
Seigneur, tu nous as donné une bouche pour que nous prononcions tes paroles de guérison,
pardonne-nous quand nous blessons et détruisons.
Seigneur, tu nous as tant donné,
pardonne que nous ne soyons pas toujours reconnaissants.

CD – que ton pardon – découvrir les paroles et la musique : Daniel Priss

Que ton pardon,
Que ta vie
Nous réconcilient.
Avec toi, mon Dieu, mon Père,
Avec toi, ma sœur, mon frère,
Que ces liens, un jour détruits,
Aujourd’hui, soient reconstruits.

Que ton pardon,
Que ta vie
Nous réconcilient.
Que nos luttes et nos prières
Nous libèrent de nos misères.
Que nos vies soient embellies
Par ton amour infini.

Que ton pardon,
Que ta vie
Nous réconcilient.
Un message d’espérance
Pour tous les hommes en souffrance.
Car ton amour rebâtit
Ce que le mal a détruit.

Que ton pardon,
Que ta vie
Nous réconcilient.
Ne vivons plus dans la haine,
Ne soyons plus dans la peine,
Ce mal sera banni.
En nous la vie rejaillit.

Prière de louange pour ce que nous voyons (la vue)

  • Cette prière peut-être-être simplement lue
  • elle peut aussi être accompagnée par des dessins d’enfants, correspondant à la prière proposée ou aux prières composées
  • composée en disant merci pour un élément de la création donné (merci pour la mer… qui sera complété selon la formulation des enfants)
  • composée en demandant pour quel élément de la création ils veulent dire merci

Selon le format choisi il faudra prévoir le matériel suivant : du papier, des stylos, des crayons de papier, des feutres, des cartons pour pouvoir montrer le dessin, des images à découper et de la colle

Enfant 1
Seigneur, ce matin nous voudrions que notre louange monte à toi comme l’encens monte vers les cieux…
Nous voulons te louer pour la vue que tu nous accordes et qui nous permet de voir toutes tes beautés
surtout en ce temps de vacances qui s’ouvre devant nous.

Enfant 2
Merci pour le soleil que je vois briller et qui met de la joie en nos cœurs parce qu’il permet la croissance de toute la végétation et la détente de tous les vacanciers.

Enfant 3
Merci Seigneur pour la beauté des fleurs que nous pouvons contempler à longueur d’année et particulièrement en ces mois d’été où nous avons en plus la chance de pouvoir nous en occuper et de prendre le temps de nous en imprégner.

Enfant 4
Merci, Seigneur pour la multitude des oiseaux colorés que tu as créés. Nous pouvons les admirer et ainsi nos cœurs sont remplis de joie.

Enfant 5
Merci Seigneur pour la diversité des paysages que nous verrons pendant les vacances, de nous avoir offert une terre riche de tellement de contrastes et de créativité.

Enfant 6
Merci pour la mer et tous les jeux qu’elle nous permettra de pratiquer et pour la montagne et ses découvertes, sa possibilité de dépasser nos limites.

Enfant 7
Merci pour la diversité des cultures de nos frères les hommes que nous voyons dans la diversité des habitations humaines et que certains d’entre nous aurons peut-être l’occasion de découvrir.

Enfant 8
Merci aussi pour les animaux que nous allons voir et pour la peine que tu t’es donné de créer non seulement l’homme comme une créature merveilleuse mais toute une flore et une faune tout aussi merveilleuse.

Enfant 9
Merci surtout pour les personnes que nous allons rencontrer, pour ce qu’elles vont nous apporter comme joies et comme connaissances.

Tous
Merci pour tout ce que nous allons voir et découvrir pendant ces vacances au loin ou ici.
Amen

Cantique : vous bondirez de joie (Recueil Arc-en-ciel 168)

Vous bondirez de joie, vous marcherez en paix.
Montagnes et collines, éclatez de joie !
Et la nature entière,
Et tous les arbres des champs
Battront, battront des mains.

Et tous les arbres des champs battront des mains.
Les arbres des champs battront des mains,
Les arbres des champs battront des mains,
Quand Dieu vous conduira.

Expression de la foi – (antiphoné = la communauté en gras)

Je choisis Dieu
Il invente la vie.
Il nous remplit de tendresse.
Il s’intéresse à la terre.
Il se lie d’amour avec les vivants.
Ce Dieu-là me donne confiance
Je choisis Jésus-Christ !
Il avance au milieu de nous avec un cœur et un corps de chez nous. Il a des paroles bouleversantes qui inventent une autre vie !
Je choisis le Saint-Esprit !
Il est le souffle de Dieu sur la terre des hommes. A l’intérieur de nous-mêmes il travaille invisible et fort.
Il invente en nous le courage de marcher sur les chemins difficiles.
Il nous fait grandir à l’image du Christ. Cet Esprit-là me vivifie.
Je choisis l’Église !
Elle rassemble ceux qui cherchent Dieu. Elle est prière et partage, main tendue vers l’autre. Elle est la tente de Dieu ouverte à tous les êtres qu’il aime. Amen.

Texte biblique : Genèse 1, 26-28a. 31

Et Dieu dit : Faisons les hommes pour qu’ils soient notre image, ceux qui nous ressemblent. Qu’ils dominent sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les bestiaux sur toute la terre et sur tous les reptiles et les insectes. Dieu créa les hommes pour qu’ils soient son image, oui, il les créa pour qu’ils soient l’image de Dieu. Il les créa homme et femme. Dieu les bénit (…). Dieu considéra tout ce qu’il avait créé, et trouva cela très bon. Il y eut un soir, puis un matin : ce fut le sixième jour.

Cantique : Louange et gloire à ton nom (ARC 271, 1-2)

  1. Louange et gloire à ton nom, Alléluia, alléluia ! Seigneur, Dieu de l’univers, Alléluia, alléluia !
    Ref : Gloire à Dieu, Gloire à Dieu, Au plus haut des cieux !
  2. Venez, chantons notre Dieu, Alléluia, alléluia ! C’est lui notre Créateur, Alléluia, alléluia !
    Ref : Gloire à Dieu, Gloire à Dieu, Au plus haut des cieux

Prédication

Eh bien, voilà j’en ai fini avec les gorilles, faut dire qu’ils sont impressionnants un mètre 75, taillé comme des bûcherons, hmmm, j’anticipe un peu là… Enfin, j’ai fait du bon travail. Et puis ce petit chenapan de chimpanzé qui est venu fouiner partout a aussi son charme.

Vraiment du bon travail. 6 Jours de bon travail… Mais j’en vois le bout, et il est temps, le ciel commence à prendre ces couleurs qui annoncent que bientôt le soleil va se coucher… Et alors l’œuvre de ma création devra être terminée.

Mais voici le moment de faire mon chef-d’œuvre, l’apothéose de mon travail : l’homme… et celui-là je veux le faire à ma ressemblance. Voyons, il se tiendra debout sur ses deux jambes, parce que je veux qu’il soit un partenaire, qu’il soit libre et debout… En face de moi, capable de dialoguer avec moi.
Contrairement aux autres animaux, je ne lui accorde pas de plumes ou de fourrure pour se couvrir et se protéger de la morsure du froid ou du soleil. Mais je souhaite que cette peau exposée à tout vent le conduise à utiliser les trésors de cette intelligence, que je lui donne grande, pour trouver des solutions. Je souhaite que cette peau qui le recouvre entièrement l’amène à faire preuve de sensibilité à tout ce qui l’entoure. Il n’est pas destiné à avoir uniquement une vie de labeur, mais à ressentir tout le monde que j’ai créé et dans lequel je veux le placer aujourd’hui.

Je lui donne deux mains pour travailler mais aussi pour caresser, deux mains qui sauront toucher et se laisser toucher. Deux mains qui iront à la rencontre du monde.

Je lui accorde aussi deux yeux qui pourront receler tout l’amour du monde, ou la compassion pour ceux qui l’entourent. Il n’aura pas la vue la plus perçante, car il n’aura pas besoin de regarder le soleil en face comme le fait l’aigle pour voler vers sa proie, mais de savoir regarder autour de lui, et de bien analyser les sentiments de ceux qui sont autour de lui. Oui, des yeux remplis d’amour, parce que l’on ne voit bien qu’avec le cœur.
Je sais bien qu’on pourrait dire que s’il est à ma ressemblance il devrait tout voir. Mais qu’importe à l’homme de voir l’infiniment petit, chaque microbe, chaque grain de poussière ou de voir à l’autre bout de la galaxie, s’il ne sait pas voir la détresse qui est dans le cœur de son prochain. Être à ma ressemblance, c’est savoir voir au-delà des apparences.

Et bien sûr deux oreilles, car je le déclare : qui a des oreilles pour entendre, entende.

J’hésite sur le modèle. Je suis assez content du travail que j’ai effectué chez la chouette, ses deux oreilles internes dissymétriques qui lui permettent de repérer exactement la position d’une proie sont, je le pense, un modèle du genre. Ou peut-être le même système que j’ai employé chez les chauves-souris : des ultrasons qui se cognent sur un obstacle et leur reviennent comme un écho permettant alors d’estimer à quelle distance se situe la proie, quelle forme et quelle taille elle a ?

Hmmm, mais l’homme n’est pas destiné à rester éternellement un chasseur. Il lui faut moins des oreilles pour entendre que savoir écouter… c’est pourquoi il aura deux oreilles et une seule langue, dans l’intention qu’il sache écouter deux fois plus qu’il ne parlera.

Oui, venons-en à la langue. Cette langue qui lui permettra de s’exprimer. De chanter, de louer, de prier mais aussi de dire sa peur et sa révolte. Avec sa langue, l’homme fera des révolutions et des poèmes d’amour… Avec sa langue il entrera en relation avec ses semblables et moi…
Puisse-t-il savoir la force qu’auront ses paroles. Qu’il se souvienne seulement que c’est avec la Parole que je l’aurais créé… et que sa parole aussi pourra créer… mais aussi détruire.
Mais avec sa langue il aura aussi le goût des bonnes choses que j’ai créées les jours passés. Il découvrira que la création est belle, qu’elle est remplie de choses bonnes à manger : framboises, fruits de la passion, lentilles, haricots (demander aux enfants des idées).

J’inscris aussi dans sa destinée le goût pour le dépassement de soi, le goût pour l’espérance.

Le voici presque achevé.
Debout sur ses deux jambes,
Deux mains, avec des bras pour les relier à son corps.
Un ventre pour digérer toutes les choses que je lui ai données le goût de goûter.
Un visage avec une bouche, des oreilles, des yeux…
Mais au milieu de ce visage, il manque quelque chose… quelque chose qui devrait s’y voir comme le… nez au milieu de la figure…
Nous y voilà le nez. Et le sens qui va avec : l’odorat. Je ne lui donnerai pas l’odorat hyper-développé du chien qui sait suivre une trace des heures durant. Après tout le chien se chargera très bien de cette tâche pour l’homme.

Je veux en faire un être social qui interagit avec ses semblables moins par ce qu’il sent que par ce qu’il ressent.

Le voilà achevé. Je n’ai plus qu’à insuffler en lui mon souffle de vie.

Le voici, ébauche de l’homme qui sera appelé à devenir au cours des siècles… J’ai maintenant toute l’éternité pour travailler et affiner le modèle de la création que je termine ce soir. Toute l’éternité pour faire de l’homme un être à ma ressemblance. Un long travail, je n’en doute pas… Mais maintenant c’est l’heure du repos, du repos bien mérité pour moi.

Cantique : louange et gloire à ton nom (Recueil Arc-en-ciel 271, 1-2)

  1. Pour nous, il fit des merveilles, Alléluia, alléluia ! Eternel est son amour, Alléluia, alléluia !
    Gloire à Dieu, Gloire à Dieu, Au plus haut des cieux !
  2. Je veux chanter pour mon Dieu, Alléluia, alléluia ! Tous les jours de ma vie, Alléluia, alléluia !
    Gloire à Dieu, Gloire à Dieu, Au plus haut des cieux

ANNONCES – et Prière d’intercession avec les panneaux des 5 sens

  • Cette prière sera l’occasion
    • de découvrir nos 5 sens ;
    • de réaliser des panneaux avec ceux-ci ;
    • d’éventuellement composer une prière dans le style de celle qui suit autour des cinq sens.

A la veille des vacances nous avons des rêves ou des espérances pleins la tête :
probablement nous verrons des choses nouvelles et puis la mer, le sable, le soleil…
Et nous nous attendons à entendre des sons inédits
tout cela nous trouvons que nous le méritons
les vacances
et nos sens nous semblent naturels car nous savons que tu nous as créé avec cinq sens : l’ouïe, le toucher, le goût, la vue, l’odorat. Ils sont pour nous comme des fenêtres sur l’extérieur, sur la vie qui nous entoure. Sans les sens, nous risquerions de vivre repliés sur nous-mêmes, comme enfermés dans une prison.
Je vous invite à prier avec nos sens et à offrir à Dieu ces moments que nous allons passer avec lui en n’oubliant pas que chaque sensation éprouvée avec nos sens est comme un cadeau du Seigneur.

1 – L’OUÏE

Fermons les yeux et accueillons le silence afin de nous mettre en présence du Seigneur.

  • un tracteur qui ronfle dans le lointain me parle du travail des hommes que j’offre à Dieu ;
  • un avion qui passe dans le ciel me parle des prouesses de l’intelligence de l’homme, cette intelligence que Dieu lui a donnée ;
  • un oiseau chante tout près de moi. J’essaie d’unir ma prière à son chant : c’est toute la création qui loue le Seigneur.
  • des enfants qui rient, qui jouent et qui pleurent…
  • Elle est belle Seigneur la vie que tu nous as donnée…

2 – LE TOUCHER

Seigneur tu nous as aussi offert le toucher.

  • Merci parce qu’il permet de caresser, de saisir la vie autour de nous.
  • Pendant ces vacances, certains d’entre nous auront l’occasion de découvrir des sensations nouvelles : le toucher rugueux d’un cocotier, celui doux ou fluide du sable chaud. Peut-être même la douceur d’un premier baiser.
  • Merci de cette enveloppe que l’on nomme peau qui nous protège du monde mais qui est aussi une formidable ouverture à lui.

3 – L’ODORAT

Concentrons-nous maintenant sur l’odorat qui permet de capter les mille et une senteurs de la nature. L’odeur de la cire dans ton église, le parfum des fleurs sur ton autel… Tout cela me décentre de moi, et je te grâce, Seigneur pour la diversité de la création.

4 – LA VUE

Maintenant ouvrons les yeux. Voici tant de formes et de couleurs ! Que tes œuvres sont belles Seigneur ! J’observe les mouvements : une mouche qui vole, le reflet du soleil dans le vitrail, tous ceux qui m’entourent.

5 – LE GOÛT

Seigneur ici à l’église nous n’avons pas l’habitude de mettre à contribution nos sens ; pourtant ils peuvent tous nous renvoyer à toi, même le goût quand nous prenons la sainte cène, goût de la nourriture partagée à ta gloire. À travers les aliments, c’est une partie de l’univers qui vient en moi. La nourriture me fait prendre conscience que je ne fais qu’un avec l’univers. Et pourtant, l’homme est la seule créature que Dieu appelle son « enfant bien-aimé ».

Mon Dieu, que tes œuvres sont belles, que tes œuvres sont grandes !

Seigneur, tu nous as offert cinq sens, qu’ils nous permettent de te louer et de nous réjouir de tout ce que tu nous donnes.

Notre père mimé

Envoi

Dieu n’a pas d’autres mains que nos mains pour faire du bien.
Dieu n’a pas d’autres yeux que nos yeux pour regarder avec bienveillance.
Dieu n’a pas d’autre bouche que nos bouches pour dire des paroles d’amitié.
Dieu n’a pas d’autre cœur que nos cœurs pour aimer avec tendresse.
Dieu n’a pas d’autres oreilles que nos oreilles pour écouter les autres.
Dieu n’a que nous pour entrer dans la danse de son amour… Alors joins-toi à lui…

Farandole des enfants autour de l’église avec le chant :

Jeunes et vieux se réjouiront ensemble,
Les jeunes filles danseront de joie.
Laï, laï, laï…
Je changerai leur deuil en allégresse
Et je les consolerai.
Je leur donnerai la joie au lieu du chagrin,
Je leur donnerai la joie.
Je leur donnerai la joie au lieu du chagrin,
Je leur donnerai la joie.

Bénédiction

Laissons-nous toucher par la bénédiction de Dieu qui a fait de nous une créature merveilleuse.
Il s’est montré comme Père, fils et Esprit.
Nous voyons les signes de ses merveilles dans nos vies
Nous écoutons sa Parole
et goûtons son amour
Vivons avec tous nos sens la présence de Dieu dans nos vies. Amen.

Crédit : Isabelle Horber (UEPAL), Point KT




Semaine sainte avec les figurines bibliques

Célébration avec les figurines bibliques disposées sur l’autel et projetées sur l’écran. Télécharger le PowerPoint. Les textes en italique proviennent de « Incandescence – Prières et méditations » de Christine Reinbolt (Editions du Signe, 2010). Nous avons vécu cette célébration lors du Jeudi saint.

Accueil : Les enfants, petits et grands, vous invitent à participer à un cheminement à travers cette semaine si particulière où Jésus, le Messie, a souffert pour nous.

Jeu d’orgue

Scène 1La montée à Jérusalem (court rappel du dimanche des Rameaux). Scène biblique avec les figurines

  • Jésus, assis sur un âne accompagné d’un ânon
  • La montée vers Jérusalem (plan de la ville) avec des vêtements jonchés au sol et des rameaux / sans foule

Lecteur : Nous l’avons célébré il y a quelques jours. Jésus est monté à Jérusalem pour y fêter la Pâque juive, avec ses disciples, assis sur une ânesse accompagnée de son ânon. La foule était grande et quand Jésus s’est approché, les gens ont mis leurs vêtements, comme un tapis, sur le sol et ont salué son passage avec des branches d’arbres. Ils ont poussé des cris de joie : Hosanna ! Hosanna ! Hosanna ! (les enfants, en chœur) Gloire à toi, notre Roi !

Les applaudissements de la foule t’accueillent
Et Jérusalem résonne des cris de triomphe :
« Gloire à toi, notre Roi ! »
Tu foules un sol jonché de rameaux
Sous les louanges et les chants de joie.

Jeu d’orgue

Scène 2 – Jésus lave les pieds à ses disciples – Jean 13, 14+15 – Scène biblique avec les figurines

  • Jésus ayant déposé son manteau, à genou devant un disciple qui a enlevé ses sandales, récipient et cruche, linge fixé à la taille de Jésus.

Lecteur : C’est jeudi soir. Jésus et ses disciples vont prendre le dernier repas ensemble. La Bible nous dit : « Jésus se leva de table, ôta ses vêtements et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans le bassin, et se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. »

Meneur de l’interview
Chez nous, ce sont plutôt les mains que nous lavons. Pourquoi ? (faire parler quelques enfants)
Du temps de Jésus, la coutume voulait que ce soit les pieds qu’on lavait. Pourquoi ? Parce que les gens marchaient le plus souvent pieds nus ou avec des sandales, dans le sable et la poussière. Quel soulagement que de pouvoir se rafraîchir les pieds ! Ce sont les serviteurs qui s’en occupaient. C’était un geste d’hospitalité, de bienvenue.

Le genou à terre,
Tu as revêtu le tablier de service.
Tu t’es abaissé jusqu’à terre pour nous.
Et, dans ce dépouillement sans réserve,
Tu t’es fait le plus petit en disant :
Faites comme moi, servez vos frères !

Chant de l’assemblée

Scène 3 – Le dernier repas – institution de la Sainte Cène. Scène biblique avec les figurines ; une table basse avec les douze disciples et Jésus au milieu.

Lecteur : Jésus sent que les évènements se précipitent et pourtant il veut encore, une dernière fois, vivre ce repas dans le calme avec ses amis. Les disciples sentent que le moment est important pour tous mais n’arrivent pas encore à le comprendre. Judas, lui, sait ce qu’il va faire ; il trahira son maître. Ce n’est que plus tard qu’il le regrettera amèrement…

(Deux enfants apportent le pain et la coupe pour les poser sur l’autel près des figurines)

Déroulement liturgique de la Cène Cantiques

En ce soir-là, Jésus,
C’est par amour que tu as tout donné.
Entre tes mains, tu as rompu le pain,
Et tu l’as partagé entre tous, en disant :
« Mangez : c’est ma vie donnée pour vous ! »

 En ce soir-là, Jésus
C’est par amour, que tu as tout donné.
Tu as versé le vin aux chaudes couleurs de soleil
Et tu as tendu la coupe à tes amis en leur disant :
« Buvez : c’est ma vie donnée pour vous ! »

 En ce soir-là,
C’est par amour, Jésus,
Que tu as tout donné.

Jeu d’orgue

 Scène 4Au mont des Oliviers, appelé Gethsémané. Scène biblique avec les figurines : Jésus en prière, sous un olivier + Les disciples fatigués

Lecteur : Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent au mont des Oliviers. Jésus dit : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier. Jésus est profondément triste et plein d’angoisses…

Le soleil a disparu à l’horizon
Et le silence est tombé sur le jardin,
Enveloppant la terre de son manteau ténébreux.
Les silhouettes noueuses des oliviers
Déchirent la pénombre.
Jésus est seul…
Épuisés, les apôtres se sont endormis.
C’est la nuit de l’angoisse.
Vidé de lui-même et dépouillé de tout
Jésus est seul…

La mort est proche et il le sait.
Au plus profond des doutes et de la peur
Jésus se réfugie dans la prière.
Et soudain, un cri de désespoir
Rompt le silence du jardin :
« Père, si tu le peux, éloigne de moi cette coupe… »
 Il fait nuit et Jésus est seul…

Le soleil brûlant, bientôt,
Va se lever sur Gethsémané.
Déjà, des portes du jardin
Montent des voix puissantes :
Les gardes sont là : ils vont arrêter Jésus.
« Père, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse,
Mais la tienne… »

Chant de l’assemblée

Scène 5 – L’oreille coupée – Mt 26, 47+ ss (sans figurines)

Lecteur : L’un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main et tira son épée ; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur et lui emporta l’oreille. Alors Jésus lui dit : Remets ton épée à sa place… et ayant touché l’oreille de cet homme, il le guérit. Jésus rejette la violence.

Scène 6 – Le reniement de Pierre dans la nuit de jeudi à vendredi – Scène biblique avec les figurines. Un feu et un coq (quelques chants de coq de la part des enfants)

Lecteur : Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu diras à trois reprises : Je ne connais pas ce Jésus ! » Pierre sortit et pleura amèrement…

Scène 7 – Vendredi saint. Scène biblique avec les figurines : Les trois croix et deux femmes.

Lecteur : Après bien des maltraitances, des interrogatoires et des violences, advint ce qui devait arriver. Jésus fut crucifié.

Demain, ô Jésus,
Sous les sarcasmes et les cris de haine, tu avanceras
Sur la route du calvaire, écrasé par le poids du gibet.
Et cloué sur la croix de la torture,
Tu connaîtras le silence, la solitude et l’abandon.

Scène 8 – Dimanche de Pâques / la résurrection – La pierre roulée, la croix, la lumière et quelques figurines joyeuses.

Lecteur : La victoire sur la mort. Jésus a vaincu la mort pour nous. Hallelujah !

O Seigneur de ma vie,
Donne-moi le courage d’oser me donner,
gratuitement, sans calcul et sans détour.
Apprends-moi à entendre ton appel
Et à choisir la vie.
Donne-moi de t’aimer assez
Pour me laisser conduire par toi,
Et mets-en moi le désir toujours brûlant
De croire au jour qui se lève,
Comme au merveilleux matin de Pâques !

Quand viendra pour nous le dernier soir,
Jésus, soutiens-nous
Et aide chacun de tes enfants
A s’abandonner dans ton amour.
Apaise nos angoisses et nos terreurs
Devant la souffrance, la guerre et la mort.
Et lorsque nous rendrons
Notre dernier souffle,
accueille-nous auprès de toi
pour nous ouvrir
le chemin de la Résurrection.

Jeu d’orgue

Crédit : Christiane Klett, Pascale Kaennel, Myriam Hott (UEPAL), Point KT




Quand Dieu appelle

Les documents suivants sont des éléments qui peuvent être utilisés dans le cadre d’un culte pour enfant, ce qui a été notre expérience. Ces documents peuvent servir à une autre animation.
Ils font partie d’une série intitulée « Quand Dieu s’invite » et ayant pour thème la rencontre avec Dieu.

La première proposition est une mise en scène de plusieurs personnages bibliques dans le cadre d’un « Grand reportage », intitulé « Quand Dieu t’appelle » et mené par Léni Lucide (une marionnette qui peut être remplacée par un « acteur » humain). Les enfants découvrent Abraham, Jonas, Marie et Jean-Baptiste ainsi que leur vocation. Télécharger ici (format Word) Le reportage Quand Dieu t’appelle

La deuxième proposition consiste à découvrir l’histoire de Moïse et sa mission à travers un jeu en deux équipes, également mis en scène.
– Télécharger ici Tout feu-tout flamme : la mise en scène
– Télécharger ici Diaporama quiz : tout feu tout flamme

Crédit : Léa Langenbeck (UEPAL) Point KT




Le Royaume est comme une graine de moutarde

Ce culte avait été préparé en amont avec les enfants lors d’une de nos rencontres ordinaires. Le dialogue qui suit le premier chant est une retranscription/adaptation d’un échange que nous avions eu.

Les enfants avaient rempli des pots de yaourt en verre avec du terreau et y avaient collé le texte de la parabole. Ils avaient aussi préparé le chant « Change quelque chose dans ta vie » de Michel Wackenheim.

A l’entrée : Sur une table, nous avions déposé des crayons de couleur et toutes sortes d’oiseaux imprimés sur du papier, et découpés. Nous y avions attaché un petit morceau de raphia. Chaque participant était invité à choisir un oiseau et à le colorier ou à y écrire simplement son nom. Télécharger Planche d’oiseaux (PDF).

Prélude – Accueil – Chant d’assemblée : Laisse-nous Seigneur ARC 219 – Psaume 1 antiphoné

Prière d’ouverture

Dieu notre Père, nous sommes rassemblés ce matin
dans ta présence avec nos frères et nos sœurs.
Nos cœurs sont dans la joie et nous voulons te dire :
Merci de nous avoir réunis.
Tu nous reçois toutes et tous, tel·le·s que nous sommes
avec notre énergie et nos fatigues,
avec nos joies et nos peines,
avec nos doutes et nos désirs,
avec nos fiertés et nos regrets,
avec nos inquiétudes et nos espérances.
Toi Seigneur, tu ouvres simplement tes bras
pour nous accueillir.
Tu reçois chacun de tes enfants.
Ton amour pour nous est comme un arbre gigantesque.
Ton amour est comme un arbre
sur lequel nous pouvons nous appuyer.
Ton amour est comme un arbre
dans lequel nous pouvons nous réfugier.
Ton amour est comme un arbre
à l’ombre duquel nous pouvons nous reposer.
Par ton Esprit, donne-nous de ressentir ton amour
en cette heure que nous vivons ensemble aujourd’hui.
et tous les jours de notre vie.
Au nom de Jésus Christ, notre Seigneur. Amen

L’amour de Dieu est comme un arbre dont les branches peuvent toutes et tous nous accueillir, tels que nous sommes. Pendant le prochain chant, vous êtes invités à vous avancer et à venir accrocher ici, sur notre arbre, le petit oiseau que vous avez choisi.

 

Chant de l’assemblée : Je louerai l’Eternel ARC 151

A quoi ressemble le royaume de Dieu ?

Marc 4, 30-34

Pasteur : A votre avis les enfants, à quoi ressemble le Royaume de Dieu ?
2 : Pour moi, le royaume de Dieu c’est dans les nuages ! Il y a des nuages partout !
3 : Dans le royaume de Dieu, il y a plein de gens gentils.
4 : Il y a des saints.
5 : C’est là où il y a les personnes qui ont la foi.
6 : On y danse.
7 : On se parle.
8 : On est gentil.
9 : On prie.
10 : Dans le royaume de Dieu, eh ben, il y a Dieu !
11 : Mais Dieu il est partout ! Puisqu’il est toujours avec nous. Il est là où je suis.
10 : Alors le Royaume de Dieu c’est partout où je suis.
12 : Pour moi, le royaume de Dieu c’est plein de couleurs !

Tous : Des couleurs ?

12 : Oui, des couleurs très vives : du jaune, du rouge, du bleu. Des couleurs vives comme dans le cœur de Dieu. Des couleurs vives et rien de sombre.
13 : Dans son royaume, Dieu nous donne du bonheur !
14 : C’est un peu difficile à expliquer… Mais c’est beau.

Pasteur : Et si on regardait dans la Bible, ce que dit Jésus ?

16 : Dans l’Évangile selon Marc, au chapitre 4 : Jésus dit encore : À quoi peut-on comparer le Royaume de Dieu ? Avec quelle histoire est-ce qu’on peut en parler ? Le Royaume de Dieu ressemble à une graine de moutarde.

Tous : Une graine de moutarde ?

16 : Oui, une graine de Moutarde.
17 : C’est comment une graine de moutarde ?
18 : C’est comme dans le pot de cornichons.

Tous : Ah oui…

16 : Bon je peux continuer ?

Tous : Oui vas-y !

16 : Quand on la sème dans la terre, dit Jésus, c’est la plus petite de toutes les graines du monde. Mais ensuite, elle pousse et elle devient la plus grande de toutes les plantes. Elle a des branches si grandes que les oiseaux peuvent faire leurs nids sous son ombre. »

Tous : Oooh… Ah oui ! (rires)

Narrations

 A la fin de chacune des trois narrations, un enfant lit la parabole puis on chante un refrain (Nous avions pris celui de « Les mains ouvertes » ARC 216) 

Charline

C’est l’histoire de Charline, elle au CM1. Elle aime aller à l’école. Elle aime surtout retrouver ses copines. Charline a beaucoup de copines ! Quand elle veut fêter son anniversaire, elle doit négocier avec sa mère pendant des semaines pour pouvoir toutes les inviter. Charline, c’est celle dont tout le monde veut être la copine.

Dans la classe de Charline, il y a Kévin. Lui, il n’a pas vraiment d’amis. Bon il faut dire qu’il est bizarre aussi. Il ne sent pas toujours très bon. Il porte de drôles de vêtements. On dirait qu’il porte ceux de son père. Kévin, il est toujours à la traine. La maitresse passe beaucoup de temps avec lui.
Les autres enfants ne l’aiment pas. Ils le mettent de côté. A force, Kévin est devenu méchant. Il dit souvent des gros mots et des choses vulgaires pour se faire remarquer. Quand il faut faire les équipes, c’est toujours lui qui est choisi en dernier. Alors les anniversaires, il n’y est jamais invité !
Dans leur classe, il y a un nombre impair d’élèves. Alors quand il faut se mettre en rang par deux, c’est toujours lui qui reste seul derrière.

Un soir, Charline va au supermarché avec son Papa. Il est déjà tard, ils ont juste deux trois petites courses à faire en vitesse. Au rayon des céréales, il y a Kévin avec sa mère qui a l’air épuisée, et ses petits trois frères.
Un des petits qui était dans le caddie a pris un paquet de Chocapics. Et il refuse de le poser. Sa maman lui explique que ce n’est pas possible. Ils ne peuvent pas prendre cette marque-là. Elle range les Chocapics et lui donne un autre paquet.
Et le petit se met à hurler ! Il pleure tellement fort ! Vous savez comment font les tout-petits quand ils sont fatigués…
Alors Kevin sort son petit frère du caddie, il le prend dans ses bras et le console. Quand le petit s’est calmé, Kevin le repose et fait le singe pour le faire rigoler. C’est là qu’il croise le regard de Charline. Ils se regardent mais ne se disent rien.
Cette nuit, Charline a beaucoup réfléchi à ce qu’elle a vu. Kevin est gentil en fait ! Pourquoi est-il si différent à l’école ? Est-ce qu’il est comme ça parce que, nous, on est comme ça avec lui ?

Le lendemain, dans la cour, quand la cloche sonne, Charline se range avec Kevin. Sans rien dire.
Et elle fait pareil le lendemain.
Et le surlendemain aussi
Et tous les jours jusqu’à la fin de l’année.

… Le Royaume de Dieu ressemble à la plus petite de toutes les graines du monde. Quand on l’a semée, elle monte et devient la plus grande de toutes les plantes du jardin. Alors les oiseaux du ciel peuvent y faire leurs nids.

Pause musicale

Jean-Jacques

C’est l’histoire de Jean-Jacques. Il est tout juste retraité. Il a fait plein des petits boulots à gauche et à droite. Il vit seul. Ça fait des années qu’il vit seul. « Vieux garçon », comme on dit. Il est bien tombé amoureux une fois. Mais personne ne le sait et ça fait déjà très longtemps.
Jean-Jacques s’ennuie quand même un peu. Il retrouve parfois ses copains au bistrot. Bon, c’est sympa. Mais ils racontent toujours un peu la même chose.
Jean-Jacques a toujours aimé les chiens. Mais, allez savoir pourquoi, il n’en a jamais adopté. Peut-être qu’il avait peur de s’attacher. Peur de souffrir s’il venait à mourir.

Les voisins de Jean-Jacques ont un chien ! Un genre de berger très affectueux. Jean-Jacques s’entend bien avec ses voisins. Ils sont gentils. Ils se soucient de lui.
Les voisins partent en vacances mais ne peuvent pas emmener le chien. Alors ils demandent à Jean-Jacques s’il veut bien s’en s’occuper. Jean-Jacques est ravi ! Le chien dort au pied de son lit et il l’emmène faire de longues promenades en forêt.
Et puis les voisins rentrent de vacances. Le chien retourne chez lui. Et Jean-Jacques s’ennuie encore plus.

Les voisins le voient bien. Alors ils proposent de l’emmener à la SPA. Il y a les portes ouvertes ce week-end !
Jean-Jacques accepte. Mais il ne s’attendait pas à ce qu’il allait voir là-bas. Tant de chiens ! Il y en a qui pleurent et d’autres qui sautent pour obtenir une caresse. Il y en a qui sont vraiment mal en point. Ceux-là personne n’en voudra. Ils finiront leur vie ici dans cette cage. Et puis il y a des jeunes chiots un peu fous. Et d’autres qui ne se lèvent plus, lassés.
Jean-Jacques est très ému. Bien sûr il s’était imaginé qu’il pourrait en adopter un. Mais lequel ? C’est impossible de choisir ! Il voudrait les emmener tous ! Mais non, ce n’est pas possible bien sûr.

Jean-Jacques retrouve ses voisins à la buvette. Il boit un café. Et puis la présidente prend la parole. Dans le micro elle donne des nouvelles de l’association. Et puis elle dit ce dont ils auraient besoin : Que les gens donnent des sous bien sûr. Mais aussi que les gens donnent du temps.
Pour nettoyer la maison des chats. Pour poser du carrelage dans l’infirmerie. Et aussi pour sortir les chiens.
« Voilà. C’est pour moi ça » se dit Jean-Jacques. Et depuis, tous les matins du lundi au vendredi. Jean-Jacques va au refuge avec ses grosses chaussures. Et, l’un après l’autre, il emmène les chiens pour qu’ils puissent se promener dans la forêt.
Ça fait déjà dix ans que Jean-Jacques fait cela, et tous ces chiens sont un peu comme les siens.

… Le Royaume de Dieu ressemble à la plus petite de toutes les graines du monde. Quand on l’a semée, elle monte et devient la plus grande de toutes les plantes du jardin. Alors les oiseaux du ciel peuvent y faire leurs nids.

Pause musicale

Marie

C’est l’histoire de Marie. Elle a 91 ans ! Elle habite dans une maison de retraite car ce n’était plus possible de rester chez elle. Dans son petit village. Dans sa vieille maison. Oh elle ne se plaint pas. Elle n’aurait jamais osé demander à ses enfants de s’occuper d’elle. Ils ont leur vie. Elle ne veut pas déranger.
Elle n’est pas si mal que ça dans cette maison de retraite. Le personnel est gentil. Il y a des animations. Et elle peut même aller au culte. Le pasteur vient tous les mois et il y a des bénévoles pour accompagner les résidents jusqu’à la chapelle. Non, Marie n’est pas si mal là où elle est. Mais quand même, elle se demande parfois pourquoi elle est toujours là.

Marie a 4 petits-enfants. Enfin petits-enfants, ils sont grands maintenant ! Ce sont des adultes. Certains ont même déjà des enfants. Quand ils étaient petits, elle leur préparerait de bons gâteaux. Elle jouait avec eux à des jeux de société et leur apprenait à jardiner.
Et puis ses petits-enfants ont grandi. Et ils sont partis. Loin de son petit village. Loin d’elle, ils ont fait leur vie.
Il y a Samuel qui est encore étudiant. Ça fait déjà longtemps ! Il fait un doctorat en philosophie et il se pose toujours beaucoup de questions.
Il y a Émilie qui vient juste de devenir maman et qui a souvent besoin d’être rassurée.
Il y a Loïc qui a monté sa propre entreprise. Il travaille beaucoup. Trop sans doute. Alors c’est de plus en plus tendu avec son épouse.
Et puis il y a Elsa. Elle travaille dans une association qui accompagne les personnes venues en France pour demander l’asile et qui vivent dans des conditions misérables.

Les petits-enfants de Marie n’ont pas souvent l’occasion de passer la voir. Mais elle les appelle tous, tous les soirs. Oh pas très longtemps, quelques minutes à peine. Elle demande : « Comment ça va ? Qu’est-ce que tu as mangé aujourd’hui ? Vous avez du beau temps chez vous ? »
Ils ne répondent pas toujours quand elle appelle. Ils n’ont pas toujours le temps. Mais quand ils ont besoin de raconter, de se confier, ils savent qu’ils peuvent le faire.
Ah oui, et puis Marie prie pour eux bien sûr ! Tous les soirs. Et ils le savent. Oh ils ne croient pas tous en Dieu, loin de là… Mais ils savent que leur grand-mère est là et qu’elle prie pour eux. Ils savent qu’ils peuvent compter sur elle.
Et quand elle ne sera plus là. Ils se souviendront des groseilles et du jeu des petits chevaux. Et aussi de cette question : « Qu’est-ce que tu as mangé aujourd’hui ? » Et toutes ces petites choses-là c’est de l’amour. De l’amour qui donne la force d’avancer.

… Le Royaume de Dieu ressemble à la plus petite de toutes les graines du monde. Quand on l’a semée, elle monte et devient la plus grande de toutes les plantes du jardin. Alors les oiseaux du ciel peuvent y faire leurs nids.

Pause musicale

Confession de foiChant des enfants : Change quelque chose dans ta vie

Annonces – Chant de l’assemblée : Nous avons vu les pas de notre Dieu ARC 320

Prière d’intercession & Notre Père

A : Seigneur, notre Dieu, notre Père tu viens dans le monde, et tu nous fais porteurs de ta Bonne Nouvelle.
Pourtant, Seigneur, nous voulons aussi crier à toi avec les femmes et les hommes qui sont aujourd’hui dans la détresse :

B : Avec les prisonniers et les torturés,
les exilés et les réfugiés de tous les pays,

Nous te prions Seigneur : Que ton règne vienne !

A : Avec les peuples victimes de la guerre,
souffrant de faim et de misère,

Nous te prions Seigneur : Que ton règne vienne !

B : Avec les étrangers renvoyés dans leurs pays où règne le chômage, avec les travailleurs de notre pays qui sentent leur emploi menacé,

Nous te prions Seigneur : Que ton règne vienne !

A : Avec les jeunes inquiets face à leur avenir,
avec les parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants,

Nous te prions Seigneur : Que ton règne vienne !

B : Avec les personnes âgées mise à l’écart du monde actif,
avec les malades qui ne voient pas la fin de leurs souffrances, avec ceux et celles qui meurent dans la solitude,

Nous te prions Seigneur : Que ton règne vienne !

A : Avec nos amis et nos proches, frappés par l’épreuve
sans que nous sachions toujours comprendre leur peine et leur silence,

Nous te prions Seigneur : Que ton règne vienne !

B : Pour eux, pour elles et pour nous-mêmes, nous crions vers toi Seigneur. Que notre prière se prolonge par des actes, que ton amour illumine nos actions, afin d’apporter à tous un témoignage de paix et un signe de joie.

Nous te le demandons, au nom de JC, qui nous a appris à te dire : Notre Père…

Pendant le dernier chant, on distribue à chaque membre de l’assemblée un pot et une graine (nous avions pris des graines de tournesol).

Chant de l’assemblée : Ensemble nous pouvons ARC 218

Bénédiction

La grâce et la paix nous sont données
à nous qui sommes en chemin.

La grâce et la paix sont ces graines fragiles
qui rendent fertiles nos journées.

La grâce et la paix sont ces moissons promises
qui donnent sens à nos travaux.

La grâce et la paix sont ces épis de lumière
qui éclairent nos nuits et gardent notre repos.

La grâce et la paix nous sont données
à nous qui sommes en chemin. Amen.

Postlude

Crédits : Sophie Letsch (UEPAL) – Point KT




Jouer ensemble à Noël : le jeu du cadeau

Jouer ensemble à Noël, une idée pour créer du lien, rire, faire retomber la pression ou même la tension qui s’invitent parfois inopinément à la fête, partager des souvenirs, inclure ceux pour qui Noël est une fête chrétienne ou non, mêler les petits et les grands, accueillir des invités qu’on connait peu, et donner du sens à la fête.

Sur la suggestion de Théophile, 15 ans, voici une proposition d’animation familiale ou amicale autour de Noël.

Pour vivre ce jeu, chacun préparera par avance un cadeau, soit acheté, soit réalisé maison, soit sous forme de « bon pour… » Si c’est un cadeau acheté, on prendra soin de fixer une somme indicative pour que tout le monde soit à l’aise. Enfin, le cadeau sera emballé de telle sorte qu’on ne puisse pas deviner de quoi il s’agit, plusieurs couches d’emballage sont bienvenues, boites, tissus, papier.
Pour pimenter le jeu et stimuler la créativité, on peut annoncer un thème avec lequel tous les cadeaux devront avoir un lien : une couleur (« Rouge »), une sensation (« Douceur »), une région (« Alsace forever »), une tradition familiale (« Chocolat »), une lettre (« C »).
Les cadeaux seront placés sous le sapin, on gardera le plus grand secret sur ce qu’ils contiennent, rien ne filtrera avant de jouer.

Les règles du jeu

S’installer en cercle, sur des chaises, fauteuils, canapés. L’idéal est de pouvoir se déplacer, mais ce n’est pas nécessaire.
On peut prévoir un plateau sur lequel lancer le dé, pour faciliter son lancer et sa circulation.
On se passe le dé, on le lance, et, en fonction du résultat, voici ce qui se passe :

6

Choisir un cadeau sous le sapin
ou échanger son cadeau avec celui de la personne de son choix, en lui disant un mot doux ou une bénédiction.
« Cher, chère…, tu es si… pour moi »… « Je te souhaite… »

5

Déballer une seule couche de son cadeau. Le palper, le secouer, et tenter de deviner ce qui se cache dedans.

4

Chanter une strophe de chant de Noël ou une comptine ou un slam (si on arrive à placer les mots « Du vieux tronc d’Isaïe », on a gagné le droit de relancer le dé). Le chant ou la comptine sont à usage unique, les participants suivants se creuseront la cervelle pour trouver une autre idée.

3

Raconter un souvenir joyeux, ou drôle, ou étonnant, vécu autour de la fête de Noël, en quelques mots.

2

Ouf, tranquille pour cette fois ! on passe le dé à son voisin.

1

Tous les joueurs et joueuses donnent en même temps leur cadeau à leur voisin ou voisine de droite, en criant « Joyeux Noël » !

Le temps de jeu est variable selon le nombre de personnes qui jouent et l’ambiance générée. On l’arrête quand on veut. Prévoir cependant un temps de troc final.

Pour donner du sens à ce moment de jeu, on peut échanger sur la manière dont on l’a vécu. Puis on peut s’offrir encore quelques cadeaux pour tous.

Le cadeau de quelques instants de silence

Le cadeau de la prière

Merci, Seigneur, pour la joie d’être ensemble
Merci pour ce que nous aimons vivre et partager à Noël :
Nous aimons…
Nous accueillir les uns les autres
Cuisiner, jouer de la musique, chanter
Rêver, emballer des cadeaux, raconter des histoires de Noël
Décorer le sapin et la maison aux couleurs de la fête
Merci parce que cette fête
Nous parle de toi
Et de ta tendresse pour tout être humain
De la joie que tu glisses dans nos vies,
Par-dessus toutes les déceptions ou les tristesses que nous pouvons traverser
Merci parce qu’à Noël, tu offres le cadeau de ton amour !

Le cadeau d’une Bonne Nouvelle pour tous

Luc 2/1-14
En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu‘il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l ’emmaillota, et le coucha dans une mangeoire, parce qu‘il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une mangeoire. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée !

Le cadeau de chanter ensemble

Apprendre un chant sur Point KT « Jour de joie » composé par Daniel Priss et facile à apprendre tous ensemble.
Ou chanter un chant traditionnel

  1. O nuit bienveillante, O nuit rassurante,
    Douce nuit du premier Noël !
    Jésus, ô mystère, Naît sur cette terre ;
    Chantons, chantons à l’Éternel !
  1. O nuit bienveillante, O nuit rassurante,
    Douce nuit du premier Noël !
    Jésus nous délivre, Jésus nous fait vivre ;
    Chantons, chantons à l’Éternel !
  1. O nuit bienveillante, O nuit rassurante,
    Douce nuit du premier Noël !
    Qu’au saint Roi des anges Montent nos louanges ;
    Chantons, chantons à l’Éternel !

Le cadeau d’une bénédiction reçue et partagée

On peut se dire une bénédiction personnelle,
Ou quelqu’un adressera cette bénédiction à tous
« Que le Dieu tout puissant en amour nous bénisse et nous garde,
qu’il fasse rayonner sur nous son visage, et nous donne sa joie, sa paix ! »

Crédits : Marianne RENAUD, Dynamique Jeunesse de l’UEPAL, Point KT, crédit photo Tendancemode.net




Les mages avant leur voyage (célébration pour le temps de l’Avent)

« Les mages avant leur voyage » est une célébration de famille pour le temps de l’Avent (ou de Noël), proposée par la pasteure Claire De Lattre-Duchet.

Officiant : Parmi les pauvres, parmi les orgueilleux,
Parmi les persécutés, parmi les privilégiés

            Tous : Christ vient faire toutes choses nouvelles !

Officiant : A l’intérieur des maisons, sur les places publiques
Au festin du mariage, dans la salle du tribunal,

            Tous : Christ vient faire toutes choses nouvelles !

Officiant : Par une caresse pleine de tact, dans une parole de colère,
Par une conscience claire, par un amour brûlant,

            Tous : Christ vient faire toutes choses nouvelles !

Officiant : Pour que vienne son Règne, pour que le monde croie,
Pour que les puissants chancellent et que les ignorés soient reconnus,

            Tous : Christ vient faire toutes choses nouvelles !

Officiant : En nous et sans nous, avant nous et après nous,
Ici et partout, aujourd’hui et toujours,

            Tous : Christ vient faire toutes choses nouvelles !

  • Cantique : Ouvrez les portes du saint lieu (Alléluia 31-11/1-3)

SCÈNE 1 : T’AS TON PASS ?

3 voix off / 4 mages / 1 étoile

Voix off 1 : En ce temps-là, bien loin d’ici, quelques hommes observaient le ciel.
Voix off 2 : Pour comprendre le monde ou pour prévoir l’avenir.
Voix off 3 : Le nez en l’air, les yeux ouverts !
Voix off 1 : Ils observaient le ciel et ils ont vu :
Voix off 2 : Une étoile nouvelle !
Voix off 1 : Comme ils étaient savants et étudiaient les livres, ils ont cherché…
Voix off 2 : Elle annonçait une grande nouvelle !
Voix off 3 : La naissance d’un roi !
Voix off 1 : Alors ils ont voulu la suivre.
Voix off 2 : Mais ce n’était pas si simple !
Voix off 1 : Car pour la suivre…
Voix off 3 : Le nez en l’air, les yeux ouverts !
Voix off 2 : Il fallait partir, traverser des frontières, être des étrangers.

D’un côté, un enfant étoile. De l’autre côté, les mages

Étoile : Ouh ouh les mages ! Dépêchez-vous ! Mettez-vous en route ! Suivez-moi et je vous conduirai au roi des Juifs !
Mage 1 : Elle est bien jolie cette étoile, mais elle ne se rend pas compte. On ne peut pas partir comme ça !
Mage 2 : C’est sûr ! Il nous faut préparer les bagages : emporter quelques habits, de quoi manger et boire pour la route.
Mage 3 : Sans oublier le passeport, le visa, le pass sanitaire…
Voix off 2 : Mais non, pas le pass sanitaire, ça n’existe pas encore !
Mage 4 : Bon ça va la voix off, on a déjà l’étoile sur le dos…
Mage 1 : Et en plus, avec ou sans pass, aujourd’hui comme demain, être un étranger, c’est rarement facile.
Mage 2 : Même si on suit l’étoile, pas sûr qu’on nous laisse entrer comme ça au pays des Juifs.
Mage 3 : On demandera au moins qui nous sommes et ce que nous faisons là.
Étoile : Ouh ouh les mages ! Dépêchez-vous ! Mettez-vous en route ! Suivez-moi et je vous conduirai au roi des Juifs !
Mage 4 : Oui, oui, ça va ! On réfléchit !
Mage 1 : Pas sûr qu’ils aiment les étrangers dans ce pays où elle veut nous emmener !
Mage 2 : Et si on nous jetait en prison ?
Mage 3 : Et si on pensait que nous étions des espions ?
Mage 4 : Ou qu’on nous renvoyait chez nous par le premier avion ?
Voix off 3 : Mais non, pas en avion, ça n’existe pas encore ! Les mages soufflent en levant les bras au ciel !
Voix off 1 : Laissons provisoirement les mages à leurs inquiétudes et déposons les nôtres dans la prière…

  • Prière :

Seigneur, tu le sais nous aimons la sécurité : la sécurité de nos coutumes et de nos habitudes, la sécurité des relations avec celles et ceux qui nous ressemblent, la sécurité de ce que nous connaissons ou pensons savoir.

Mais toi, tu es un Dieu de vie qui bouscule nos idées toutes faites et qui n’est jamais là où on l’attend. Toute l’histoire du salut est faite de surprises qui bousculent nos certitudes et abattent les murs que nous construisons : de Sarah qui met au monde l’enfant de la promesse alors qu’elle se croyait trop vieille au buisson ardent depuis lequel tu parles à Moïse, de David l’enfant berger que tu choisis pour régner sur ton peuple jusqu’au charpentier que tu choisis pour aimer et élever ton Fils, des mages étrangers qui viennent adorer ton fils jusqu’au centurion romain qui, au pied de la croix, le déclare Fils de Dieu. Toujours, tu nous surprends.

Ouvre notre cœur pour que nous puissions t’accueillir non pas juste par habitude, mais avec un cœur ouvert, avec émerveillement, avec éblouissement.

Ouvre notre cœur pour que nous puissions accueillir nos frères et sœurs humains tous différents, donc étrangers à leur manière, avec la même bienveillance dont tu fais preuve à notre égard.

Conduis-nous pour que nous choisissions ce qui est bon et juste devant toi. Amen.

  • Cantique : Étrangers et voyageurs (refrain dans Carillon 307)

 

SCÈNE 2 : UN PETIT CADEAU OU DEUX OU TROIS...

Étoile : Ouh ouh les mages ! Dépêchez-vous ! Mettez-vous en route ! Suivez-moi et je vous conduirai au roi des Juifs !
Mage 1 : Voilà qu’elle recommence… drôlement têtue cette étoile !
Mage 2 : Il faut lui expliquer que nous avons peur d’être mal accueillis au pays des Juifs.
Mage 3 : Mais en même temps, c’est pas sûr… Je crois que j’ai lu un ou deux trucs là-dessus… Il fouille dans une boite remplie de papiers… Où est ma fiche ? Recette de chou-fleur au fromage, c’est pas ça ! Carte de fidélité du Babylone Market, c’est pas ça… Ah voilà ma fiche ! en sortant un rouleau de papier couvert d’écriture qui se déroule… Bon je relis mes notes !
Mage 4 : Fais-nous un résumé surtout, parce qu’on va pas y passer la nuit !
Étoile : Ouh ouh les mages ! Dépêchez-vous ! Mettez-vous en route ! Suivez-moi et je vous conduirai au roi des Juifs ! Il va naître bientôt dans la descendance du roi David !
Mage 1 : David, je le connais celui-là : David, fils de Jessé, fils d’Obed, fils de Booz et de Ruth la Moabite.
Mage 2 : Une Moabite ! Ça alors, une étrangère est l’arrière-grand-mère du roi David !
Mage 3 continue de faire semblant de lire ses notes
Mage 4 : Ah oui, je me souviens de cette histoire ! La famille de Noémie avait fui Bethléem et s’était installée au pays de Moab. Quand le mari et les fils de Noémie sont morts, elle a voulu retourner à Bethléem. Sa belle-fille Ruth l’a accompagnée.
Mage 1 : Ah oui ! Et selon la coutume, elle a épousé un homme de la famille de son mari et elle a eu un fils Obed qui est le grand-père du roi David.
Mage 2 : Alors si une étrangère fait partie de la famille qui a donné un roi aux Juifs, ils ne devraient pas trop mal accueillir des étrangers !
Mage 4 : Faut voir !
Mage 3 : J’ai trouvé !
Mage 1 : Mieux vaut tard que jamais, mais si c’est pour nous parler du roi David et de son arrière-grand-mère Ruth la Moabite, c’est un peu tard !
Mage 3 : Ah non pas du tout ! Moi je pensais à la Reine de Saba qui a rendu visite au roi Salomon. Elle avait entendu parler de lui alors elle est venue de son lointain pays pour le rencontrer. Elle lui a apporté des cadeaux. Il l’a bien accueillie même si c’est une étrangère !
Mage 1 : Mais c’est une reine ! Et nous ne sommes que des mages.
Mage 2 : Sinon, « roi mage » ça sonne pas mal ! Ça me plait !
Voix off 2 : Peut-être, mais ce n’est pas biblique !
Mage 2 : Zut, j’avais oublié la voix off !
Étoile : Ouh ouh les mages ! Dépêchez-vous ! Mettez-vous en route ! Suivez-moi et je vous conduirai au roi des Juifs !
Mage 1 : Elle, on ne risque pas de l’oublier !
Mage 2 : Bon, nous ne sommes pas rois, mais si on apporte des cadeaux, on devrait être bien accueilli.
Mage 3 : Bonne idée, mais qu’est-ce qu’on apporte comme cadeau à un bébé ? J’y connais rien moi en bébé !
Mage 4 : On devrait demander à nos femmes, elles s’y connaissent mieux en bébé.
Voix off 1 : Pas de remarques sexistes s’il-vous-plait !
Mage 1 : Désolés ! Mais, nous, notre truc, c’est les étoiles et les livres ! Pas les bébés…
Étoile : Ouh ouh les mages ! Dépêchez-vous ! Mettez-vous en route !
Mage 2 : Oui, oui, nous sommes presque prêts, on cherche une bonne idée cadeau et on vient !
Mage 3 : On devrait inventer une machine où on écrirait « idée cadeau pour bébé roi » et hop plein d’idées… et clic clic… livré en 24 à 48 h.
Mage 4 : Arrête de raconter n’importe quoi et trouve-nous une bonne idée cadeau !
Voix off 1 : Laissons provisoirement les mages à leur recherche et tournons-nous vers Dieu dans la prière…

  • Prière :

Seigneur, nous venons vers toi les mains vides. Nous n’avons rien à t’offrir car c’est toi qui nous as tout donné. Alors nous voulons te dire merci pour tous les cadeaux dont tu nous as comblés.

Tu nous as donné la Terre à garder et cultiver.
Merci pour les nuits paisibles et les cieux étoilés.
Merci pour le soleil éclatant et la fraicheur de ruisseaux
Merci pour les forêts profondes et les blés dorés.
Merci pour le rugissement des lions et le chant des oiseaux.
Merci pour la douceur des fruits et le sel des océans.

Cantique : Alléluia 41-38/1

Tu nous as donné des frères et sœurs humains à respecter et à aimer
Merci pour les couleurs et les cultures diverses de notre humanité.
Merci pour l’insouciance des enfants et l’expérience des aînés.
Merci pour l’inventivité des jeunes et la patience des parents.
Merci pour l’amour et la tendresse partagés dans les familles et entre amis.
Merci pour la solidarité et le partage.

Cantique : Alléluia 41-38/2

Tu nous as donné la vie et tu offres ton amour.
Chaque année, l’Avent et Noël nous rappellent que l’enfant de la Crèche porte tout ton amour.
En lui et par lui, tu t’offres pour la joie et la vie de l’humanité.
Merci, Seigneur, pour ton amour et ta présence à nos côtés !
Merci pour ces cadeaux que tu fais à l’humanité !

Cantique : Alléluia 41-38/3

SCÈNE 3 : EN ROUTE !

Les mages sont « le nez en l’air »

Voix off 1 : En ce temps-là, bien loin d’ici, quelques hommes observaient le ciel.
Voix off 2 : Pour comprendre le monde ou pour prévoir l’avenir.
Voix off 3 : Le nez en l’air, les yeux ouverts !
Voix off 1 : Ils observaient le ciel et ils ont vu :
Voix off 2 : Une étoile nouvelle !
Voix off 1 : Comme ils étaient savants et étudiaient les livres, ils ont cherché…
Voix off 2 : Elle annonçait une grande nouvelle !
Voix off 3 : La naissance d’un roi !
Voix off 1 : Alors ils ont voulu la suivre.
Voix off 2 : Ils ont beaucoup réfléchi pour savoir quoi emporter.
Voix off 3 : Et ils ont trouvé !
Voix off 1 : Dans leurs bagages, ils ont mis…
Voix off 2 : De l’or…
Voix off 1 : Pour signifier qu’il est roi.
Voix off 3 : De la myrrhe…
Voix off 1 : Pour signifier qu’il est un humain fragile et mortel.
Voix off 2 : De l’encens…
Voix off 1 : Pour signifier qu’il est Fils de Dieu.

Silence… L’étoile et les mages se mettent en route et quittent la scène

Voix off 2 : Les mages sont en route
Voix off 3 : Ils suivent l’étoile.
Voix off 1 : Le nez en l’air, les yeux ouverts !

  • Interlude + Annonces + Offrande
  • Prière d’offrande : Seigneur, nous te remettons notre offrande. Qu’elle soit le signe de notre reconnaissance pour tous les biens dont tu nous as comblés. Qu’elle soit le signe de notre désir de nous engager pour plus de solidarité et de partage avec nos frères et sœurs moins chanceux. Amen
  • Prière d’intercession : Texte de Claire Sixte-Gateuille dans Nicolas BAUD (dir.) : Au commencement (Textes liturgiques pour le culte), Olivetan, Lyon, 2008, p. 83.

Éclairés et rassemblés par la parole, nous portons maintenant devant Dieu ceux qui nous entourent :
Nous te prions, Seigneur, pour tous ceux qui marchent sur les chemins de la vie.
Que ceux qui courent apprennent à ralentir, à se reposer.
Que ceux qui marchent aient la force de continuer dans la durée, tout en prenant soin de ceux qu’ils croisent sur leur chemin.
Que ceux qui ne peuvent plus avancer soient relevés et remis en route par ta Parole,
Et que même dans leur immobilité, ils reçoivent de toi la grâce d’être capables d’accueil et d’ouverture.

Répons chanté : Alléluia 62-02

Nous te prions pour les exilés et pour ceux qui sont trop bien installés.
Donne aux uns un espace qui puisse devenir leur chez-soi,
Et aux autres le souffle du grand large, le désir de la découverte.

Répons chanté : Alléluia 62-02

Donne-nous de trouver sur nos pas la diversité et de rechercher l’unité.
Donne-nous le discernement et la force de prendre nos responsabilités dans les sociétés qui sont les nôtres,
Pour inventer de nouveaux modes de vie où les valeurs premières sont la vie, la paix et la dignité.

Répons chanté : Alléluia 62-02

Guéris notre peur d’aller vers les autres.
Montre-nous la richesse de découvrir leurs différences, la richesse des échanges et celle de l’étrangeté.
Et donne-nous d’être des témoins de ton amour et des chercheurs de ta volonté.

Et comme Jésus-Christ nous l’a enseigné, nous prions ensemble…

  • Notre Père qui es aux cieux,
    que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne,
    Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
    Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
    pardonne-nous nos offenses
    comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
    et ne nous laisse pas entrer en tentation,
    mais délivre-nous du mal,
    car c’est à toi qu’appartiennent
    le règne, la puissance et la gloire,
    pour les siècles des siècles. Amen.
  • Cantique : Viens, ô sauveur des païens (Alléluia 31-03/1, 2, 4)
  • Envoi – bénédiction (basé sur Wild Goose Resource Group : Petit Livres des Célébration, OPEC, Olivetan, Lyon 2017, pp. 36 et 117)

Officiant : De là où nous sommes, jusqu’à là où tu as besoin de nous Tous : Christ, conduis-nous.
Officiant : De la sécurité de ce que nous connaissons, jusqu’à l’aventure que tu révèleras Tous : Christ, accompagne-nous.
Officiant : De ce que nous sommes, à ce que tu peux faire de nous Tous : Christ, entraine-nous
Officiant : Pour façonner le tissu de ce monde jusqu’à ce qu’il ressemble à la forme de ton Royaume Tous : Christ, bénis-nous.
Officiant : Entoure-nous de ta présence, inspire-nous par tes projets, affermis-nous par ton amour. Tous : Amen !

Crédits : Claire De Lattre Duchet (UEPAL) Point KT




Culte de famille pour la création

Dans le cadre du « Temps pour la Création 2021 », voici un culte de famille proposé par la pasteure Claire de Lattre-Duchet. 

Accueil :

La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ notre Seigneur.
Bienvenue à chacune et chacun d’entre vous pour ce culte.

(La suite d’après : Saison pour la Création 2019 : Toucher et être touché, p.10)

  • Nous nous retrouvons ce matin, en communion avec toute la création, nature puissante et fragile, féconde et bénie.
  • Dieu, créateur et accompagnateur de nos vies et de notre monde, nous attend et nous accueille.
  • Nous voici invités à la louange et à la prière pour toute la Création, ce monde qui est autour de nous, en nous, et que nous connaissons parfois si peu.
  • Nous voici invités à l’écoute et la communion, enfants d’un même Père, nous sommes unis les uns aux autres et au monde pour toujours sous son soleil. Amen

 

Cantique : Psaume de la Création/2-4

Louange – action de grâce : (les deux premières phrases de l’officiant sont tirées d’Antoine Nouis, La Galette et la Cruche, tome II, p. 54)

  • Officiant : Pour l’arbre planté au seuil de ma maison qui raconte ta beauté et chante ta création
  • Tous : Loué sois-tu, Seigneur !
  • Pour le jour à midi quand déborde la lumière et pour l’ombre de la nuit qui murmure son mystère
  • Loué sois-tu, Seigneur !
  • Pour la douceur du soir et la fraîcheur des matins, pour le soleil et la pluie
  • Loué sois-tu, Seigneur !
  • Pour les oiseaux qui chantent et les sources qui murmurent, pour le calme des lacs et le fracas des cascades
  • Loué sois-tu, Seigneur !
  • Pour les îles dispersées au creux des océans, pour les montagnes enneigées et les vallées verdoyantes
  • Loué sois-tu, Seigneur !
  • Pour les blés qui mûrissent et deviennent pain, pour les fruits, les légumes et tous les biens dont tu rassasies notre corps et notre âme
  • Loué sois-tu, Seigneur ! Amen.

Répons : adapté de Louange et Prière 232 (1re strophe : paroles modifiées en partie) Partition

Les cieux racontent ta grandeur ; Ils font connaître ta splendeur
Par leur magnificence ; Le chant mélodieux des oiseaux
Et le doux murmure des ruisseaux Disent ton amour immense.
Toujours, Seigneur, que ma vie glorifie le Dieu sage Qui fit l’humain à son image.

Quiz : Jeu de questions/réponses avec l’assemblée sur des questions environnementales

  • Question 1 : Savez-vous combien d’espèces animales sont aujourd’hui menacées d’extinction ? (1 million d’espèces, ce qui représente 1 espèce sur 3).
  • Question 2 : Entre 1970 et 2016, quel pourcentage de la faune sauvage a disparu de la planète ? (68 % selon l’estimation du WWF)
  • Question 3 : En 2050, les températures de la ville de Londres seront celles de Marseille ou Barcelone ? (Barcelone)
  • Question 4 : En moyenne, en 25 ans, de combien de jours les vendanges ont-elles été avancées en Alsace ? (Les vendanges ont lieu environ quinze jours plus tôt qu’il y a 25 ans et le phénomène a tendance à s’accélérer)
  • Question 5 : D’ici à 2050, combien prévoit-on de réfugiés climatiques, c’est-à-dire de personnes qui devront fuir des zones devenues inhabitables en raison du changement climatique ? (D’après les estimations de l’ONU, environ 250 millions de personnes)

Si nous citons ces chiffres ce matin, ce n’est pas pour faire peur, ni pour culpabiliser. Mais pour qu’ils nous aident à prendre conscience de la réalité de la situation et de notre responsabilité personnelle et collective. Cette prise de conscience est un préalable nécessaire pour commencer à changer. C’est ce que nous voulons faire maintenant dans la prière.

Confession du péché : (Extrait de : Conseil œcuménique des Eglises : Kairos pour la Création : une confession de l’espérance pour la terre – l’appel de Wuppertal, 2019)

  • Bien que les êtres humains aient contribué à des degrés différents aux causes profondes de cette crise, nous nous rassemblons tous et toutes, en tant que fidèles chrétiens, pour confesser notre complicité et notre esclavage au péché :
  • Nous avons été arrogant·e·s en supposant que la planète entière tourne autour de nous, les êtres humains, et de nos besoins.
  • Nous nous sommes enfermé·e·s dans un désir abyssal de croissance matérielle illimitée, mu·e·s par une culture consumériste généralisée.
  • Nous avons exploité les dons de Dieu, usant de la violence contre les créatures divines et violant la dignité humaine.
  • Nous nous sommes éloigné·e·s des terres et sagesses ancestrales, nous avons perdu le lien avec les animaux, nos co-créatures, et avec la Terre, la maison que Dieu nous a donnée.
  • Nous avons été lent·e·s à assumer notre responsabilité dans la lutte contre la crise la plus déterminante de notre temps.

(La suite d’après proposition de trame Temps pour la Création 2021

  • Seigneur, aide-nous à quitter nos modes de production et nos habitudes de consommation qui exploitent les ressources de la Terre et entrainent tant d’injustices. Aide-nous à sortir de nos égoïsmes et de nos aveuglements qui nous empêchent de veiller aux besoins de la Terre. Amen

Répons : adapté de Louange et Prière 232 (2e strophe : paroles modifiées en partie)

Nous avons méconnu ta voix, Nous avons méprisé tes lois,
Ignoré ta justice ; Notre égoïsme forcené
Loin de toi nous a emmené ; Dieu vivant soit propice !
Hélas, Seigneur, la tristesse nous oppresse, vois nos peines Et brise nos lourdes chaines !

Prière d’ouverture (Fédération luthérienne mondiale – Liturgies, 2017, dans Eglise verte, proposition 2021)

  • Viens des quatre vents, O Saint-Esprit, Renouvelle toute ta création, et respire en nous encore une fois le souffle de ta vie.
  • Viens des quatre vents, O Saint-Esprit. Guéris les gémissements de la création, les soupirs des mers, l’atmosphère surchauffée,
  • Viens des quatre vents, O Saint-Esprit. Souffle sur les eaux pour dissiper la pollution, pour que les eaux puissent abreuver la terre.
  • Viens des quatre vents, O Saint-Esprit. Rachète nos corps, pour que nous puissions crier « La création n’est pas à vendre ». Nous te prions, toi l’Esprit Créateur qui vit dans l’unité avec le Père et le Fils, pour les siècles des siècles. Amen.

Répons : adapté de Louange et Prière 232

Dans la Bible sont racontées Ton amour, ta fidélité
Qui jamais ne se lassent. En Christ, Dieu nous a tout donné,
La vie, le pardon et la paix. Nous vivons de sa grâce !
Encore Seigneur, Dieu fidèle, renouvelle
Et convertis nos vies entières à Jésus-Christ.

Lecture biblique commentée : Jacques 3/14-4/2 et 8

Voix 1 : « Si vous avez le cœur plein d’une jalousie amère et d’esprit de rivalité, cessez de vous vanter d’être sages, en faussant ainsi la vérité. Une telle sagesse ne descend pas du ciel ; elle est terrestre, trop humaine, diabolique même. Car là où règnent jalousie et esprit de rivalité, il y a aussi le désordre et toute espèce de mal. »

Voix 2 (enfant) : Notre société nous dit : Produire ! Croissance ! Vouloir plus ! Posséder plus que l’autre ! Consommer ! Acheter ! Jeter ! Et acheter encore ! Vouloir plus !

Voix 3 : Et la Bible nous dit : C’est de la folie ! La rivalité, la jalousie, l’envie d’en avoir toujours plus finissent toujours par faire mal. Et c’est vrai : notre planète est abîmée, notre humanité est déchirée entre ceux qui ont trop et ceux qui n’ont pas assez. Il n’y a pas de croissance infinie !

Voix 2 (enfant) : Même un enfant le comprend !

Voix 1 : « Mais la sagesse d’en haut est pure, tout d’abord ; ensuite, elle est pacifique, douce et raisonnable ; elle est riche en bonté et en actions bonnes ; elle est sans parti pris et sans hypocrisie. Ceux qui créent la paix autour d’eux sèment dans la paix et la récolte qu’ils obtiennent, c’est une vie juste. Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous. Nettoyez-vos mains ! Purifiez vos cœurs ! »

Voix 2 (enfant) : Notre société nous dit : Produire ! Croissance ! Vouloir plus ! Posséder plus que l’autre ! Consommer ! Acheter ! Jeter ! Et acheter encore ! Vouloir plus !

Voix 3 : Et la Bible nous dit : C’est de la folie ! Vouloir toujours plus ne rend pas heureux. Ça nous laisse toujours insatisfait comme s’il nous manquait toujours quelque chose. Et nous perdons de vue ce qui est essentiel, ce qui rend vraiment heureux. Produire ! Croissance ! Vouloir plus ! Posséder plus que l’autre ! Consommer ! Acheter ! Jeter !

Voix 2 (enfant) : Stop !

Voix 3 : Et si on essayait de dépolluer nos vies, de dépolluer notre être, de prendre conscience que ce qui est important, ce n’est pas d’avoir beaucoup, mais d’être… et établir des relations vraies et apaisées avec Dieu, avec soi, avec nos frères et sœurs humains, avec la Terre et toutes ses créatures ? Et si on essayait…

Confession de foi : (proposition de trame Temps pour la Création 2021 : Eglise verte)

Nous appartenons au Créateur à l’image de qui nous avons été créés. De Dieu vient notre souffle, en Dieu nous vivons, en Dieu nous partageons la vie de la création entière. Nous appartenons à Jésus-Christ, figure véritable de Dieu et de l’humanité. En lui Dieu accorde son souffle, en lui Dieu vit, en lui nous sommes réconciliés. Nous appartenons à l’Esprit Saint qui nous donne une vie nouvelle et fortifie notre foi. Dans l’Esprit souffle l’amour, dans l’Esprit la vérité prend vie, le souffle de Dieu nous anime toujours. Nous appartenons à la Sainte Trinité qui est un en tous, et trois en un. En Dieu nous sommes tous créés, en Christ nous sommes tous sauvés, dans l’Esprit nous sommes tous unis. Ensemble nous appartenons à la Terre, notre maison commune. La terre qui appartient au Seigneur, et tout ce qu’elle contient.

Cantique : Vous bondirez de joie (Alléluia 51-09)

Temps ouvert : Se prendre du temps pour…

  • Atelier 1 : prendre et /ou accrocher une prière sur l’arbre à prière. Matériel : un arbre (un vrai ou en carton) sur lequel sont accrochées des prières qu’on peut lire et décrocher ; petits papiers, crayons, raphia pour rédiger et accrocher sa propre prière.

  • Atelier 2 : prendre conscience de ses émotions et les déposer devant Dieu (basé sur le travail en groupe réalisé dans le cadre de la session de formation CPLR « L’espérance aux prises avec l’effondrement » / groupe : Noémie Heiniger, Daniel Jund, Jean-Sébastien Laurain, Olivier Keshavjee – avril 2021). Matériel au sol : 4 panneaux de couleur différente avec les émotions (rouge : colère, bleu : tristesse, vert : peur, orange : culpabilité) et au centre : un panneau avec la question « Comment je me sens ? » et des petits cailloux qu’on viendra déposer sur le panneau de l’émotion ressentie.

  • Atelier 3 : être inspiré : il n’y a pas de petits gestes si nous sommes 7 milliards à le faire !
    • Matériel : un panneau avec le dessin d’une maison et plein d’idées de choses à faire selon les pièces :
    • 1. Cuisine : manger de saison, privilégier les circuits courts et le bio, avoir une éponge lavable, recette d’un nettoyant multi-usage fait-maison, utiliser des charlottes en tissu et des wraps (tissus enduits de cire d’abeille) pour remplacer le film alimentaire, faire des conserves et des surgelés l’été pour varier son alimentation l’hiver…
    • 2. Chambre : trier son armoire, donner ce qu’on ne porte plus, acheter des vêtements de seconde main…
    • 3. Salle de bain : recette de lessive faite-maison, savon à la place du gel douche, shampoing solide…
    • 4. Garage : y laisser la voiture le plus souvent possible…
    • 5. Salon : éteindre la télévision et l’ordinateur au lieu de laisser en veille…
    • Prévoir des post-it et des crayons afin que les participants puissent ajouter leurs suggestions.

  • Atelier 4 : faire silence et se promener autour de l’église (s’il y a un espace « vert » autour) en étant attentif au chant des oiseaux, au bruit du vent, au parfum des fleurs, aller toucher l’écorce d’un arbre, regarder un insecte… se laisser envahir par la paix et la reconnaissance.

Musique de rassemblement + Annonces et offrande

Prière d’offrande : Seigneur, nous t’apportons notre offrande. Qu’elle soit le signe de notre reconnaissance pour tous les dons dont tu nous as comblés. Amen.

Chant : Dieu tout-puissant (Alléluia 41-29/1-3)

Prière d’intercession :

  • Quand je vois les terres agricoles se réduire comme peau de chagrin devant le béton et le bitume, je m’inquiète en me demandant ce que nous mangerons demain.
  • Quand je vois les espaces naturels sacrifiés pour le profit et l’argent, j’ai envie de pleurer sur ces chefs d’œuvre que la nature avait si patiemment construits.
  • Quand je vois mes frères et sœurs animaux et humains chassés de chez eux par les dérèglements climatiques, je suis triste pour eux et j’ai peur que ce soit mon tour, un jour.
  • Quand je vois la terre malade des pesticides, l’eau empoisonnée, l’air de moins en moins respirable, je me sens impuissant et désemparé.
  • Quand je vois tous les combats à mener pour que, demain, la vie soit encore possible et belle sur cette terre, j’ai peur de manquer de force et de courage.

(La suite est basée sur le travail en groupe réalisé dans le cadre de la session de formation CPLR « L’espérance aux prises avec l’effondrement » / groupe : Noémie Heiniger, Daniel Jund, Jean-Sébastien Laurain, Olivier Keshavjee – avril 2021)

  • Ces peurs, ces inquiétudes, ces découragements, ces colères, qui pourraient nous conduire au désespoir ou à la violence, nous te les remettons, Seigneur, pour que tu nous guides vers un chemin de vie.
  • Nous t’apportons notre tristesse : ne permets pas qu’elle nous coupe les uns des autres, mais transforme-la en témoignage d’amour.
  • Nous t’apportons notre colère : ne permets pas qu’elle nous paralyse, mais transforme-la en forces pour agir.
  • Nous t’apportons notre sentiment de culpabilité afin que ton amour nous appelle à vivre en humain responsable.
  • Nous t’apportons notre peur : aide-nous à te faire confiance.

 

Et nous rassemblons toutes nos prières dans celle que le Seigneur nous a apprise :

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal, car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles. Amen.

Cantique : Alléluia 62-81

Envoi et bénédiction : (d’après Saison de la Création 2019, Toucher et être touché, p.20)

Allons, comme des gens qui attendent l’aurore, puis le jour qui n’en finit plus. Allons, simples comme des enfants, prudents comme des sages ; allons et ne tremblons pas. Allons pour aimer la terre et ses vivants, avec au fond de nous l’éclat de l’amour, la chaleur de la joie, et la lumière de l’espérance.

Recevez la bénédiction de la part du Seigneur.

Que votre cœur se repose dans l’immense amour du Père. Que les années, les saisons et les heures ne puissent s’écouler sans vous rapprocher de lui. Que parole et silence ne vous séparent jamais de nos frères et sœurs humains. Et que sur la terre, vous soit toujours donné un cœur qui aime Dieu, ses enfants et sa Création toute entière. Amen.

Crédits : Claire de Lattre-Duchet (UEPAL) – Point KT




Bâtir sur le roc… avec Aryélon

Projet d’animation d’un après-midi (14 h – 17 h) pour les familles, sur le thème de la parabole de Matthieu 7 : « Bâtir sur le roc ».

14 h à 16 h : Accueil – présentation de l’équipe – présentation des ateliers 

Bienvenue !
Une équipe d’adultes accueille les familles, fait inscrire les coordonnées des familles et guide les familles vers les différents ateliers. Après la visite des lieux, les enfants décident librement dans quel atelier ils veulent commencer, et combien de temps ils veulent y rester.

  • Atelier 1 : peinture des 4 panneaux qui illustreront la parabole
  • Atelier 2 : fabrication des bracelets d’amitié
  • Atelier 3 : fabrication des fleurs de prière
  • Atelier 4 : jeu de construction de maisons (à partir d’un jeu de l’oie)

Les animateurs portent une broche avec leur prénom écrit dans une forme de maison (photo 1). Une table d’exposition pour tous les RV de l’année de chaque paroisse a été organisée (photo 2) . Et les coussins pour la célébrations sont préparés près de l’autel (photo 3).

    

Atelier 1 : illustration de Matthieu 7

4 panneaux : la maison construite sur le roc, l’orage, la maison construite sur le sable et la maison détruite. Techniques de peinture (par tampon, à la main, et papier déchiré-collé).

   

Atelier 2 : les bracelets d’amitié

    

Atelier 3 : la fleur magique

   

Faisons l’expérience de la petite fleur magique qui s’ouvre au contact de l’eau, pour que nos prières s’élèvent comme l’ouverture de ces fleurs !

Télécharger le patron ici : modèle des fleurs à découper et plier

Atelier 4 : jeu de construction de maisons 

   

Télécharger ici la planche de jeu : Jeu de l’oie

16 h à 16 h 30 : temps de goûter pour les enfants, rangement des ateliers par les adultes. Apprentissage des chants de la célébration.

16 h 30 – 17 h : Temps spirituel

 Animatrice : re-Bonjour les enfants, j’espère que vous avez pu reprendre des forces avec le petit goûter ? Pour ce temps un peu différent, j’ai invité un ami, il s’appelle Aryélon, et c’est un petit lion ! Je peux vous le présenter ?

Marionnette Aryélon. Bonjour les enfants, je suis un peu intimidé. Je suis nouveau et je ne connais personne à part « A » l’animatrice…
Pour qu’on se sente bienvenue, on pourrait peut-être se faire un petit coucou les uns les autres avec les yeux ? On pourrait essayer de se regarder chacun chacune et se sourire les uns aux autres… même avec le masque on peut voir les sourires ! SE SALUER DU REGARD. Je vous ai entendu chanter avant, c’était trop joli, vous vous disiez « Bonjour à tous » ! On pourrait le reprendre ensemble ?

CHANT : Bonjour à tous 

Animatrice : Les enfants, Aryélon a encore une question à vous poser :

Marionnette Aryélon : mais pourquoi nous sommes là aujourd’hui ?

Animatrice : je suis pasteure et avec les autres pasteurs de vos villes et villages, nous nous sommes dit que ça serait sympa de rassembler les familles avec leurs enfants pour vivre un temps un peu différent. Ici ce n’est ni l’école, ni du sport, c’est l’Eglise. L’Eglise ce sont des gens qui font partie d’une grande famille, la famille de Dieu et qui se rassemblent pour prier et pour écouter des histoires de la Bible. (Et vous les enfants, pourquoi vous êtes venus cet après-midi ?)

Marionnette Aryélon : moi j’adore les histoires. Vous aussi ?

Animatrice : Tout à l’heure, certains d’entre vous ont peint des grands panneaux. Ce sont les différentes parties d’une histoire. Cette histoire, c’est Jésus qui la raconte et on peut la lire dans la Bible (Matthieu 7 versets 24 à 27). (Les panneaux sont présentés au courant de l’histoire)

Jésus parlait en paraboles à ses disciples :
« Ainsi, celui qui entend mes paroles et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. (panneau 1) La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée car elle était fondée sur le roc. (panneau 2) Et celui qui entend mes paroles – sans les mettre en pratique – est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. (panneau 3) La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; (panneau 2) et la maison s’est écroulée. » (panneau 4)

Petit temps de partage avec les enfants et Aryélon : Marionnette Aryélon : Je me demande bien pourquoi Jésus nous a raconté cette histoire ? Vous en pensez quoi ? Elle nous dit quoi cette histoire ? (la résumer avec eux en 3 phrases) – Echanges

Marionnette Aryélon : avec cette histoire Jésus nous propose d’écouter ce qu’il dit et de le mettre pratique. Le souci, c’est qu’il a dit beaucoup de choses, mais on pourrait le résumer ainsi « aime Dieu et aime ton prochain ».

Animatrice : Tu sais Aryélon, ce n’est pas toujours facile à mettre pratique dans la vie de tous les jours. Parfois on s’emporte, parfois on est centré sur soi….

Marionnette Aryélon : Oui, je sais ! Ce n’est pas toujours facile d’aimer ceux qui sont autour de nous, de s’ouvrir à eux, les respecter, pardonner, les encourager, leur faire confiance… et Dieu ? parfois on l’oublie. Parfois, on perd confiance en lui, parfois il nous parait bien silencieux comme ami. Mais comme dirait mon père, on peut essayer, et même plusieurs fois. Je crois que c’est ça la sagesse de celui qui a construit sa maison sur le roc. C’est qu’il va essayer chaque jour de vivre sa vie et faire les gestes du quotidien en ayant à cœur de garder le lien avec Dieu et avec les autres, un lien positif, un lien qui aide à grandir et à s’épanouir.

Animatrice : Aryélon, je ne sais pas si tu le sais, mais avant dans les ateliers, les enfants ont fabriqué des bracelets de l’amitié. Ça nous rappellera cette parole importante de Jésus qui est d’essayer de vivre chaque jour en aimant Dieu et ceux que nous croisons sur notre route. Et si on les partageait maintenant, ces bracelets ? On en profite pour dire au-revoir à Aryélon…

C’est le moment de chanter, vous ne croyez pas ?

CHANT : Le fou sur le sable a bâti sa maison…

Prières personnelles

Dans l’un des ateliers, certains d’entre vous ont fabriqué des fleurs où vous avez noté une prière dessus. Nous allons à présent prendre un temps de prière personnelle. J’invite ceux qui ont une fleur à venir la déposer sur les plateaux qui contiennent de l’eau. Vous pourrez rester autour pour les regarder s’ouvrir et libérer vos prières personnelles.

Pendant que les fleurs s’ouvrent : reprise du chant SHALOM SHALOM

SE LEVER et donner la main aux enfants : Notre Père

Bénédiction

Chant final : Que la grâce de Dieu soit sur toi !

Crédits : Agathe Douay et les animateurs et animatrices du Consistoire de Bischwiller (UEPAL) – Point KT




Liberté et déconfinement en prédication dialoguée

Le 4 juillet 2021, à la paroisse de Marly-le-Roi et environs, la pasteure Christina Weinhold et les catéchumènes ont proposé un culte autour des 10 commandements et la question de la liberté.

La prédication est un dialogue avec la Mme la modératrice, Mme Liberté, M. Castex, M. Grognon et Moïse. Les quatre derniers participent à un débat à la télé, présenté par Mme la modératrice, où ils sont les invités.

 

Modératrice : Mesdames, Messieurs, Bienvenus à ce débat : Déconfinement – enfin la fin des règles ? Merci d’être avec nous. M. Castex*, je m’adresse à vous. Le gouvernement a mis en place un grand nombre de règles sanitaires diverses et variées durant cette année. Comment est-ce pour vous d’essayer de discerner au mieux les mesures à appliquer ?

M. Castex : Écoutez, je le dis franchement, et je vais être court, et permettez-moi de vous dire… Cette année n’a pas été toujours facile, nous avons dû faire des sacrifices, les mesures en vigueur n’étaient pas toujours évidentes, hélas je le sais, notamment pour notre jeunesse (Tout le monde hoche la tête). Mais c’était nécessaire. Il fallait bien prendre des mesures pour freiner la pandémie et pour éviter encore plus de victimes. C’est aussi une question de solidarité au sein de notre société.

Modératrice : Justement, nous avons invité d’autres personnes pour en discuter. Je vous présente Mme Liberté.

Mme Liberté : Bonjour !

Modératrice : M. Grognon

M. Grognon : Mhpff, salut !

Modératrice : Et M. Moïse. Merci d’avoir fait le long chemin jusqu’à nous.

Moïse : Merci à vous. Ne vous souciez pas. Je suis entraîné et j’ai l’habitude de marcher longuement.

Modératrice : Je commence avec M. Grognon. On vous a pas mal entendu sur les réseaux sociaux ces derniers mois. Si je peux résumer, M. Grognon, vous n’étiez pas très content avec toutes ces règles, non ?

M. Grognon : Mais comment voulez-vous que je sois de bonne humeur ? « Fais pas ci, fais pas ça. » C’est énervant. Et en plus on vous change cela si souvent qu’on ne se repère plus. Jusqu’à ce que l’on ait compris le nouveau règlement, il est si tard que l’on ne peut plus sortir, car c’est déjà l’heure du couvre-feu ! Je veux qu’on me redonne ma liberté, basta.

Modératrice : Mme Liberté, vous voulez réagir ?

Mme Liberté : Je veux bien. Oui, j’entends souvent des personnes parler de moi, parler au nom de la liberté. Mais vous voyez, ce n’est pas aussi simple. Quand M. Grognon dit qu’il souhaite avoir « sa liberté », c’est qu’il souhaite que tout se passe comme il le veut, lui. Ce n’est pas aussi simple. J’ai grandi dans une famille nombreuse et je sais que c’est plus complexe que cela. J’ai plusieurs sœurs : Responsabilité, Solidarité, Communauté, Autonomie, Empathie, Tolérance.

Modératrice : Beaucoup de féminité dans votre famille !

Mme Liberté : C’est vrai. Mais nous avons aussi des frères : Respect et Devoir par exemple. Et comme nous avons grandi ensemble, je n’avais jamais l’impression que je puisse exister toute seule. J’ai ma place parmi les autres.

M. Grognon : Ah, et Soumission et Censure, ne seraient-ce pas vos tantes, par hasard ?

Mme Liberté : Pas du tout. Je ne me soumets pas, mais parfois j’accepte des contraintes pour le bien de plus de personnes. J’aurais envie parfois de rouler à grande vitesse… mais je peux accepter une limitation de vitesse car je sais que le contraire serait dangereux. Ai-je dit que je suis mariée à Raison ? Il m’aide parfois à distinguer entre une envie personnelle et une liberté ouverte à tout le monde.

Modératrice : Merci Mme Liberté. M. Moïse. Comment vivez-vous ce débat ? Est-ce étrange à entendre pour vous, qui venez d’une toute autre époque ?

Moïse : Oh, pas du tout. Je m’y reconnais tout à fait. J’avais l’honneur, envoyé par Dieu, de faire sortir tout un peuple de l’esclavage vers la liberté. Je m’attendais, une fois sorti de là, à être entouré par des personnes joyeuses et reconnaissantes… mais non. Peu après avoir goûté à la liberté, nombre d’entre eux commencèrent à se plaindre : pas assez à boire, pas assez à manger, la peur de manquer, quoi, la peur d’un lendemain incertain. Avec leurs contraintes ils avaient aussi perdu leurs repères.

M. Grognon : Ils étaient en plein désert, si je me souviens bien. Il y a mieux pour vivre sa liberté.

Moïse : Oui, bien sûr que le cadre n’était pas facile. Mais malgré tout ils n’avaient plus à avoir peur des bourreaux ou d’un travail dur et dangereux. Le reste était à faire et à organiser, à organiser par nous-mêmes et à l’aide de Dieu. Personne entre nous n’était préparé à cette liberté d’organiser notre vivre ensemble. On avait besoin d’un manuel, des instructions : chez vous, dans vos librairies, on donnerait peut-être le titre : La liberté pour les nuls.

Modératrice : Oui, dites-nous un peu plus de cette œuvre que vous avez reçue. Pas trop de pages pour porter tout cela avec vous, j’imagine ?

Moïse : Que deux tables. Mais cela a tout même son poids. L’idée est aussi simple que géniale : ce sont 10 paroles, comme les doigts sur nos deux mains. Une fois apprises par cœur, on peut les réviser avec les doigts. Et le système aussi est bien pertinent et n’a rien perdu de son actualité. Au lieu de se perdre dans des règles détaillées, les 10 paroles donnent des principes. A chaque groupe qui veut vivre d’après ses règles de définir comment les interpréter dans tel ou tel contexte.

Modératrice : Vous avez certainement un exemple pour nous ?

Moïse : Oui, par où commencer ? Mmmhhh voyons, par exemple un principe est de dire : « Dieu t’a donné la liberté, alors ne te soumets pas de nouveau à un autre Dieu ou idole. »

M. Grognon : M. Moïse, nous vivons dans une démocratique laïque. Ici tout le monde a la liberté de choisir sa religion.

Moïse : Faites. Choisissez votre religion, puisque vous êtes libres de faire. Mais mon Dieu donne un avertissement et j’y adhère : Attention, aucune religion ne doit vous soumettre de nouveau. Personne n’a le droit de vous enlever cette liberté acquise. Et d’ailleurs ce n’est pas une question de religion uniquement. Les « dieux et idoles » de nos jours peuvent avoir différents visages. J’ai vu des personnes tout sacrifier et soumettre toute leur existence pour un peu plus de succès ou de fortune. La liberté est un cadeau. Mais souvent nous sommes, nous-mêmes, les premiers à nous mettre des pressions et des obligations plus que nécessaires. J’insiste : ce principe n’a rien perdu de son actualité.

Modératrice : C’est passionnant mais le temps passe vite. Nous arrivons vers la fin. Je reprends notre titre : Déconfinement – enfin la fin des règles ? D’après vous, les règles cela ne connait pas de fin, mais des évolutions ?

Moïse : Absolument. Ces 10 paroles, ces 10 principes pour vivre ensemble, nous en aurons toujours besoin. Et on aura toujours besoin de discuter comment les interpréter et appliquer.

M. Grognon : Ah, je n’aime pas ça…

Mme Liberté : Moi ça me va, et à mes frères et sœurs aussi.

Modératrice : Merci à vous quatre d’être venus. Merci à vous d’avoir suivi jusqu’au bout.


Vous pouvez retrouver le culte dans son ensemble sur le site de la paroisse : ici

Crédit : Marlies Voorwinden (EPUdF) – Point KT