Aryélon fête le début de l’été

Culte en plein air avec Aryélon le lionceau. Inspiré du matériel Aryélon

Matériel

  • Préparer une mini piscine remplie d’eau, cruches pour verser de l’eau…
  • Préparer des fleurs (voir le modèle dans ARYELON Rencontre 8+animations été + des crayons de couleurs foncées pour tous : 80 ou 50
  • Table pour exposer les bricolages des enfants, accrocher les ribambelles aux fenêtres

 

Prélude et Accueil (pour présenter Aryélon)

Aryélon : Bonjour tout le monde, bonjour les enfants !

Les enfants, pouvez-vous expliquer aux adultes qui je suis ? … Oui, je m’appelle Aryélon et je suis un lionceau et plus tard, je serai le roi des animaux ! Et un roi a besoin de beaucoup de sagesse. Depuis septembre dernier, j’ai découvert avec les enfants plein d’histoires de la Bible qui parlent de la sagesse et de la folie. Et j’espère qu’ensemble, nous avons grandi en sagesse tout au long de cette année qui était un peu… folle ?

Enfant : Moi, j’ai découvert ceci : ce qui est sage et bon aux yeux de Dieu ne l’est pas peut-être pas pour le monde dans lequel nous vivons. La Bible ne nous apprend pas comment multiplier des richesses matérielles. Dieu parle de la richesse de nos dons, de nos talents, de notre personne. Dieu m’appelle à être bon envers moi-même et bon envers les autres. C’est cela, la sagesse de Dieu. Ce matin, nous parlerons de cette sagesse-là.

Chant : Seigneur, nous arrivons des 4 coins de l’horizon Arc 214

Refrain : Seigneur, nous arrivons des quatre coins de l’horizon, nous voilà chez toi.
Seigneur, nous arrivons des quatre coins de l’horizon, dans ta maison.

  1. Nous avons marché sur des routes humaines,
    Nous avons porté le fardeau des jours,
    Nous avons souffert la fatigue et la peine,
    Nous avons offert simplement notre amour. Refr.
  2. Nous avons marché au milieu de nos frères,
    Nous avons porté le poids de nos jours,
    Nous avons souffert en voyant leur colère,
    Nous avons offert simplement ton amour. Refr.
  3. Nous voici enfin tous autour de la table,
    Rassemblés ici pour parler de toi,
    Tu nous as nourris d’un amour formidable
    Et nous te chantons simplement notre joie.

Refrain final : Seigneur, nous arrivons des quatre coins de l’horizon, nous voilà chez toi.
Seigneur, nous te chantons, nous te louons, comme il fait bon, dans ta maison !

Prière d’ouverture 

Adulte : Au début ce culte, nous aimerions nous adresser à Dieu d’une façon très simple, telle que nous le faisons habituellement avec les enfants. Lorsque nous nous rencontrons, nous faisons la prière avec les pierres. Vous savez peut-être qu’un jour, certains gens dirent à Jésus : « Maître, fais taire tes disciples ! » Jésus répondit : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront ! »

Nous avons ici une pierre rouge, une pierre noire et une pierre blanche. Chaque enfant pose alors une pierre ou plusieurs devant lui. S’il est heureux, il pose la pierre blanche. S’il est triste, la noire, s’il est en colère, la rouge. Et il peut dire pourquoi il se sent ainsi. Nous avons demandé aux enfants et à d’autres personnes de la paroisse de faire cet exercice et nous déposons à présent devant vous et devant Dieu leurs pierres de joie, de colère et de tristesse. Et vous, en pensées, vous pouvez aussi rajouter vos pierres.

Dieu, toi qui nous consoles, voici nos pierres noires, voici pourquoi nous sommes tristes.
(Un ou plusieurs enfants posent une pierre noire sur l’autel) Je suis triste parce que la situation actuelle rend impossible tout dialogue ;

Dieu, toi qui entends nos cris, voici nos pierres rouges, voici pourquoi nous sommes en colère.
(Un ou plusieurs enfants posent une pierre rouge sur l’autel) 

  • Je suis en colère parce que les inégalités se creusent à nouveau et que la fraternité redevient un vain mot.
  • Je suis en colère face à l’obligation de pensée unique qui domine et qui ne laisse rien présager de bon

Dieu, toi te réjouis avec nous, lorsque nous allons bien, voici pourquoi nous sommes heureux.
(Un ou plusieurs enfants posent une pierre blanche sur l’autel) 

Dans un moment de silence, nous pouvons aussi mettre nos pierres sur l’autel, nos soucis, nos douleurs, notre solitude, nos inquiétudes, ainsi que nos petites et grandes lumières, nos joies, notre reconnaissance.

Musique méditative

L’eau de la grâce 

Vous vous demandez peut-être pourquoi nous avons installé une piscine ici. Non, nous n’allons pas y jeter les pasteurs, ni Aryélon, qui en plus n’aime pas trop nager. Nous avons installé cette petite piscine, car il faut bien un récipient pour montrer et garder l’eau. L’eau qui est si importante pour tout ce qui vit. Pour les êtres humains, pour les animaux, pour toute la création.

Voici l’eau qui lave. Qui rafraichit. Qui fait du bien. Qui peut aussi être dangereuse. Mais même Aryélon, qui n’aime pas tellement l’eau, sait bien que sans eau, il ne peut pas vivre. C’est aussi l’eau du baptême. En voyant cette eau, nous pensons à Dieu qui nous donne la vie.

Nous avons pu dire à Dieu ce qui nous rend triste, joyeux ou en colère, car il nous accepte tels que nous sommes, sans nous juger. Cette eau est le rappel que nous sommes des sœurs et des frères, baptisés par la même eau. Nous pouvons avoir confiance en Dieu. Dieu nous offre la vie. Et il nous appelles à partager un peu de sa force et de sa joie avec ceux qui nous entourent.

Dieu, merci pour cette eau ! Merci pour la vie ! Merci pour cette famille spirituelle que nous sommes !

Et en te disant merci, les enfants versent à présent symboliquement encore un peu d’eau dans la piscine. Plus tard, vous le verrez, elle nous servira encore. Entretemps, chantons notre reconnaissance ! Alléluia !

Les enfants versent encore deux, trois ou quatre cruches d’eau dans la piscine

Chant : Cherchez d’abord le Royaume de Dieu (All 14-09 ; Arc 181)

  1. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu, cherchez d’abord sa justice !
    Et toutes choses vous seront données en plus, allélu, alléluia !
    Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia !
  2. Vous ne vivrez pas de pain seulement, mais bien de toute Parole
    qui sortira de la bouche du Seigneur, allélu, alléluia !
    Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia !

 

Une famille invitée par Dieu : diverse et riche par sa diversité

Regardons autour de nous. Nous sommes ici rassemblés. Tous différents. Tous invités par Dieu. Quelle richesse ! Mais connaissons-nous la richesse de l’autre ? Nous avons parfois même du mal à dire quels sont nos talents à nous, nos dons, nos compétences… Ce ne sont pas forcément des choses qui nous aident à être efficace et performants dans notre société, mais chacun de nos talents, c’est une richesse et un cadeau de Dieu.

C’est peut-être le moment d’y penser. Vous avez reçu une fleur. Au cœur ce cette fleur, vous pouvez noter votre richesse et vous avez le droit de vous faire aider si vous avez du mal. Ensuite, vous pliez les pétales vers l’intérieur. (montrer) Maintenant, on ne voit plus ce qui est écrit. Et à la fin du culte, chacun est invité à poser sa fleur sur l’eau de la grâce… Et vous verrez, votre fleur s’ouvrira avec toutes les autres fleurs.

 

Interlude par le groupe musical « Ballade« 

pendant l’interlude, temps de réfléchir.
Au moment d’annoncer le chant, inviter déjà les enfants qui auraient terminé la fleur à la poser sur l’eau, l’assemblée pourra le faire à la fin du culte 

Chant : Hiné ma tov  Arc 164 / Alléluia 12-16 

Joie pour des sœurs et des frères de demeurer ensemble, dans l’unité, la prière, par l’Esprit qui rassemble.

Ah ! qu’il est doux de demeurer ensemble. Ah ! qu’il est doux de demeurer ensemble.

Hiné ma tov ouma nayim chévèt arhim gam yarhad. Hiné ma tov ouma nayim chévèt arhim gam yarhad.

Hiné ma tov chévèt arhim gam yarhad. Hiné ma tov chévèt arhim gam yarhad.

 

Aryélon introduit l’histoire biblique

Est-ce que vous vous souvenez des histoires que nous avons lues ensemble ? La parabole du riche fou, l’histoire du roi Saül, la parabole de l’homme qui construit sa maison sur le sable et celui qui construit sur le roc ? L’histoire du père qui accueille son fils à bras ouverts, alors que celui-là avait fait plein de bêtises ? Nous avons aussi parlé de la visite de l’ange qui contre toute attente, est bien accueilli par Marie.

À la fin de l’année scolaire, je me demande : que disent ces histoires sur Dieu ? On parle bien de la sagesse et de la folie des hommes. Mais Dieu, aux yeux du monde, fait souvent des choses qui paraissent folles ! Dieu est patient, généreux, ne pense aucunement à lui mais à nous…

J’ai encore une dernière histoire pour vous. Ecoutez bien !

Évangile de Luc 14,15–24 – E !

  • Narrateur           Un jour de sabbat, Jésus entre dans la maison d’un chef des Pharisiens pour y prendre un repas. Un de ceux qui sont à table dit à Jésus :
  • Convive               Il est heureux, celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu !
  • Narrateur            Jésus lui répond par cette histoire :
  • Jésus                  Un homme prépare un grand repas et il invite beaucoup de monde. À l’heure du repas, il envoie son serviteur dire aux invités :
  • Serviteur             Venez ! Maintenant, c’est prêt !
  • Jésus                   Mais tous les invités, l’un après l’autre, se mettent à s’excuser. Le premier dit au serviteur :
  • Invité 1                Je viens d’acheter un champ et je dois aller le voir. Je t’en prie, excuse-moi.
  • Jésus                    Un autre dit :
  • Invité 2                Je viens d’acheter cinq paires de bœufs et je vais les essayer. Je t’en prie, excuse-moi.”
  • Jésus                    Un autre dit :
  • Invité 3                Je viens de me marier, c’est pourquoi je ne peux pas venir.
  • Jésus                  Le serviteur revient chez son maître et il lui raconte tout cela. Alors le maître de maison se met en colère et il dit à son serviteur :
  • Maître                 Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les infirmes, les aveugles et les boiteux.
  • Jésus                  Après un moment, le serviteur vient dire :
  • Serviteur             Maître, on a fait ce que tu as commandé, et il y a encore de la place.
  • Jésus                  Le maître dit au serviteur :
  • Maître                 Va sur les chemins et près des champs. Ceux que tu rencontreras, oblige-les à entrer chez moi. Ainsi, ma maison sera pleine. En effet, je te dis une                                 chose : parmi ces premiers invités, personne ne mangera de mon repas !

Chant (JMP) : Viens, ami

Refrain : Viens, ami, faisons la fête, Dieu appelle. Viens, ami, les tables sont prêtes, elles sont belles.

  1. Pardon, j’ai ach’té un champ. Non, je ne peux venir, il me faut le voir, c’est ennuyeux. Refr.
  2. Pardon, j’ai ach’té des bœufs. Non, je ne peux venir, je dois travailler, c’est ennuyeux. Refr.
  3. Pardon, je m’suis marié. Non, je ne peux venir, et l’abandonner, c’est ennuyeux. Refr.
  4. Nous sommes tous fort occupés. Nous ne pouvons venir vers vous, festoyer, mille pardons.

 

Après l’histoire biblique 

Quelques phrases comme introduction, puis des questions : Accepteriez-vous de venir à ce banquet ? Qui, dans votre rue, choisiriez-vous d’emmener à ce dîner ? Peut-être essayer de faire le lien avec le manque de contact social depuis plus d’une année ?

Musique 

Prière pour les autres 

  • Seigneur, tu n’es pas loin de nous, nous pouvons te rencontrer en toute personne.
  • Aide-nous à ne pas avoir peur de l’autre, donne-nous le courage de nous ouvrir et d’aimer.
  • Seigneur, chez toi, tous sont invités.
  • Aide-nous à être attentifs aux plus faibles parmi nous, aux petits, aux pauvres, à ceux qui sont différents, aide-nous à ne juger personne.
  • Seigneur, nous regrettons parfois d’avoir dit non. Parfois aussi, nous nous en voulons d’avoir dit oui.
  • Redis-nous qu’il est toujours possible de revenir sur nos pas. Apprends-nous à nous ouvrir à l’inattendu et à la surprise.
    Donne-nous la sagesse du discernement, pour que nous sachions de plus et plus ce qui importe vraiment dans la vie.
  • Seigneur, tu es venu dans notre monde, tu es toujours près de nous.
  • Aide-nous dans notre quotidien à être des signes de ta bienveillance, de ta justice, de ta paix.

Terminer par la prière « Notre Père » (avec gestes)

Annonces  et Chant : Dites Amen ! NL 78

Nous le chanterons d’abord en français, puis en xhosa, une des langues parlées en Afrique du Sud.

Cantor : Dites Amen !
Tous : Amen, le Seigneur est vivant !
Cantor : Dites Amen !
Tous : Amen, le Seigneur est vivant !
Cantor : Dites Amen !
Tous : Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, le Seigneur est vivant !

Cantor : Masithi
Tous : Amen, siyakudumisa.
Cantor : Masithi
Tous : Amen, siyakudumisa.
Cantor : Masithi
Tous : Amen, Bawo, Amen, Bawo. Amen, siyakudumisa.

Bénédiction 

À la fin du culte, c’est souvent le pasteur qui étend ses bras en donnant à tous la bénédiction de Dieu. Parfois aussi, le pasteur peut faire vers l’assemblée un signe de croix. La croix qui est une folie aux yeux des hommes, mais qui rappelle aux chrétiens que Dieu est près des petits, des malades, des souffrants… et qui dit aussi que la croix et la mort, ce n’est pas la fin. Il y a plus fort. Il y a l’amour de Dieu que nous essayons de vivre dans notre communauté et dans notre monde. C’est pourquoi nous vous invitons à nous donner mutuellement ce signe de croix. Folie pour notre monde, sagesse pour Dieu.

Musique par le groupe « Ballade », collecte

Chacun, au fur et à mesure, pose sa fleur sur l’eau. Merci de veiller aux distances !

Crédit : Roos Van de Keere et les animateurs, animatrices du Dimanche Des Enfants de la Robertsau (UEPAL) Point KT.

 




Face aux vagues

Voici une proposition de célébration œcuménique avec des enfants.

N.B. : ce canevas de célébration est à adapter librement à votre réalité et à vos possibilités.

A prévoir : – les photocopies du carnet « Lectio-fluctus » de Berna, téléchargeable ici.
– les fleurs en papier découpées pour le geste symbolique, cf. Dernière page du document pdf pour le modèle photocopiable.

 

DEROULEMENT DE LA CELEBRATION OECUMENIQUE

Déroulement en pdf : cliquer ici CélébrationCOEC_juin2021

Prélude
Accueil
1er temps:DEPOSER

Prière
Bref interlude
Impulsions déposer
Musical : chacun pour soi (carnet « Lectio-fluctus » p. 2-3)
Partage à haute voix / dessin de Berna sur rétro-projecteur Prière

2ème temps : ACCUEILLIR LA PAROLE Prière
Texte biblique : Ps 42 (41) Bref interlude

Bref message à 2 voix Silence

3ème temps : SE RESSOURCER
Prière : avec gestes (résumé des 3 étapes)
Bref interlude
Impulsion pour découvrir ses ressources
Musical : chacun pour soi (carnet « Lectio-fluctus p. 20-21)
Partage à haute voix / dessin de Berna sur rétro-projecteur Prière
Geste symbolique en partant : fleur à déposer sur l’eau

Annonces / Bénédiction Postlude

Prélude Accueil

Que la grâce et la paix soient avec vous toutes et tous. Amen.
Nous sommes dans une célébration œcuménique, c’est dire que nous sommes rassemblé·e·s quelle que soit notre appartenance d’origine : si on est habitué·e à faire le signe de croix, on peut le faire et si on n’en est pas familier, possible de ne pas bouger… une célébration à l’attention des catéchètes, pour vous qui d’habitude donnez beaucoup… de votre temps, de votre créativité, de votre bonne volonté pour accueillir et accompagner les enfants dans leur découverte de la foi… mais qui en avait été un peu empêchée, qui avez inventé de nouvelles manières de raconter la Bible, de faire du lien avec plus ou moins de succès… une célébration pour vous… dans laquelle vous pouvez recevoir et c’est aussi une célébration qui s’est ouverte aussi à d’autres, qui ont vu l’invitation et y ont répondu…
Voici une occasion de se poser ensemble devant Dieu, dans une célébration pensée en 3 temps, sur la base du carnet « lectio-fluctus » de Berna, que vous trouvez à vos places, nous y reviendront dans un instant, avec de la musique, du silence, des espaces pour méditer pour soi et partager avec tous… un temps pour déposer, un temps pour accueillir la Parole, un temps pour se ressourcer…

Bienvenue à chacun·e dans la présence bienveillante de notre Dieu, qui nous accueille avec tendresse en ce jour. Au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, amen.

1er temps : DEPOSER

Prière

Se placer simplement devant toi,
déposer le cœur à découvert, l’émotion, les questions, la colère, les limites.
Se laisser juste regarder, par toi qui nous accompagnes sur nos chemins d’humanité.
Se placer en confiance devant toi,
c’est notre arme devant la peur.
Se placer dans la vie que tu nous offres, humblement, car tu nous guides,
tu nous donnes ton Esprit d’amour.
Cela seul suffit pour vivre aujourd’hui et envisager demain.
Amen.

Bref interlude

Impulsions déposer

J’ai la joie de vous présenter Berna, artiste-peintre, aumônière à l’hôpital de Morges, catholique engagée dans une petite communauté de vie et de prière (vous êtes 2) …
Mettre des mots sur ce que vous avez à affronter, ce que nous avons bien dû affronter, et à quoi nous avons été confrontés :

Aujourd’hui, comment vous êtes-vous ? Si vous prenez ce carnet – il est pour vous et vous pourrez l’emporter à la fin, mais pas les crayons – en page 2 et 3 : soit avec les visages, soit avec des mots comme point de départ, vous avez le temps du prochain morceau musical pour déposer ce « comment ça va pour vous » : ce qui a été difficile à vivre avec l’arrivée des vagues, ce qui vous questionne, ce qui vous révolte, vous attriste ou autre… ce que vous avez essayé – réussi à faire en tant que catéchètes ou autre pour garder les liens. L’occasion de mettre des mots pour dire un peu du comment et du pourquoi, d’abord chacun pour soi, puis librement, à haute voix à l’attention de tous.

Musical : chacun pour soi (carnet « Lectio-fluctus » p. 2-3)

Partage à haute voix / dessin de Berna sur rétro-projecteur

Si l’une ou l’autre est ok pour partager à haute voix, un peu de ce qu’elle a déposé, Berna se saisira de ces partages pour mettre des images dessus.

Prière

Seigneur, Emmanuel,
Dieu avec nous,
nous prenons ensemble le temps d’un constat, d’un bilan…
ou tout simplement, d’un arrêt. Arrêt sur images,
faire mémoire,
déposer.
Dans le carnet, à coup de stylo, dans les vagues, l’eau purificatrice, par la musique, le chant de l’âme, au pied de ta croix, dans l’éclairage de ton amour, nous posons devant toi des éléments de notre vie.
Tu viens les visiter,
les accompagner, et,
là est notre confiance,
les transfigurer.
Que ton œuvre soit faite/fête Seigneur, Emmanuel, Dieu avec nous.

2ème temps : ACCUEILLIR LA PAROLE

Prière

Seigneur,
nous sommes rassemblés ici en ton nom, c’est toi qui nous rassembles.
Nous allons maintenant nous mettre à l’écoute d’un psaume.
Ouvre nos cœurs afin que nous puissions entendre ce que ce psaume a à nous dire, et qu’il puisse résonner dans nos vies.
Toi qui es Père, Fils et Saint-Esprit.
Amen

Texte biblique : Ps 42 (41) traduction TOB, quelques versets adaptés pour cet instant

Comme une biche se tourne vers les cours de l’eau, ainsi mon âme se tourne vers toi, mon Dieu. J’ai soif de Dieu, du Dieu vivant.
Jour et nuit, mes larmes sont mon pain, quand on me dit tous les jours : « Où est ton Dieu ? » Pourquoi te replier, mon âme, et gémir sur ton sort ?

Espère en Dieu ! Aie confiance en la vie !
Les flots de l’abîme s’appelle l’un l’autre, toutes les vagues ont passé sur moi. Je veux dire à Dieu mon rocher : « pourquoi m’as-tu oublié ? »
Pourquoi te replier, mon âme et gémir sur ton sort ?
Espère en Dieu ! Aie confiance en la vie !
Oui, je le célèbrerai encore, lui le salut de ma vie et mon Dieu

Bref interlude

Bref message / homélie/ à 2 voix

Personne 1 : C’est comment d’avoir soif ? Savez-vous que – contrairement à la faim – quand on ressent la soif, c’est que c’est déjà trop tard… c’est-à-dire qu’on a faim quand le corps a besoin de recevoir de l’énergie / mais quand on ressent la soif, c’est qu’on est déjà déshydratés… est-ce que c’est pareil pour la soif de Dieu ? Je me demande, c’est comment pour moi de me tourner vers Dieu parce que je serais en attente de ressourcement ? Est-ce vers lui que je me tourne quand je me sens en manque de ressource ?

Je dois bien reconnaître, et c’est là toute mon éducation, que d’abord il me vient de faire par moi- même… de me débrouiller par moi-même, de trouver en moi les idées, la force, l’envie d’aller de l’avant en moi-même… et pourtant, attendre de Dieu, trouver en Dieu de l’eau fraîche pour apaiser ma soif profonde de paix et de justice peut être adéquat… et j’ai déjà expérimenté, que quand je m’agite un peu moins, que ma liste des choses urgentes à faire de suite est un peu moins longue, il se trouvait sur mon chemin des coups de mains inattendus, des réponses à des prières même pas exprimées…

Et pour toi, c’est comment l’expérience d’avoir soif de Dieu ?

Personne 2 : Pour moi, c’est le désir profond qui habite mon cœur ! Tu l’as dit justement, l’être humain ne peut vivre longtemps sans eau… Ainsi en est-il de ce désir profond qui doit trouver quelques moments de grâce, de répit, de bonheur, que ce soit dans la prière, dans la rencontre vraie de l’autre, ou encore devant un paysage majestueux… Pour moi, c’est donc cet élan de vie toujours renouvelé, qui tend vers Dieu, duquel je me dois de prendre un soin tout particulier. Mais il y a aussi les larmes, oui. Ces moments où les autres, ma famille même, le sens, Dieu parfois aussi, me semblent si loin… Ces moments où je me sens las, triste, vide comme une coquille… Ou encore, ce que je ressens si fort lorsque je suis mise face à la violence ou à l’absurde du monde. Dans ces moments, ce n’est pas simple…

Pour toi, quelles sont ces larmes qui pourrait t’inonder ?

Personne 1 : J’avoue, je ne pleure pas facilement, encore un travers de mon éducation… parfois, les larmes me montent aux cils… mais pleurer… enfin, peut-être un peu plus avec les années, peut-être un peu plus face à un deuil – quel que soit la perte effective, oui, j’ai pleuré et je me laisse le droit de pleurer jusqu’au bout de ma tristesse lorsque j’ai à traverser des difficultés. J’aime l’explication qui nous vient de la tradition juive qui dit que les larmes sont les cadeaux que Dieu a fait à Adam et Eve en les chassant du jardin d’Eden, un cadeau qui permet d’être consolé lorsque les larmes se mettent à couler. Mais il y a vraiment en ce monde et en ces temps particuliers, plus que quelques larmes à verser… nous avons subi des assauts de vagues, les flots de l’abîme se sont déchainés… et ce n’est pas juste une question triste, il y a aussi en moi de la révolte, des pourquoi et un grand sentiment d’injustice…

Et toi, comment as-tu ressenti cet assaut des vagues ?

Personne 2 : Ah, ces vagues… ! Déferlantes d’impuissance, de solitude, de sidération face à l’actualité, aux réactions des uns et des autres… Oui bien sûr, c’était violent. Pourtant, l’impuissance a fait place à la solidarité et à l’humilité – un bien joli apprentissage ! — les liens et relations se sont frayés de nouveaux chemins, l’actualité a continué à rouler ses vagues, et j’en ai pris une juste distance afin que mon bonheur patiemment cultivé, mon énergie tenue à flot, n’en subissent pas les assauts. Oui, j’ai observé, j’ai vu comment la vie est plus forte que la mort, comment le Seigneur pourvoit envers et contre tout. Sortie de la plainte, de l’apitoiement, des gémissements, j’ai osé un autre regard sur le monde, j’ai demandé au Seigneur de fortifier ma foi, et je peux ainsi dire avec le psalmiste : « Espère en Dieu ! Aie confiance en la vie ! Oui, je le célèbrerai encore, lui le salut de ma vie et mon Dieu. »

Silence

3ème temps : SE RESSOURCER
Prière : avec gestes (résumé des 3 étapes)

Se mettre debout, les bras tendus le long du corps, vous pouvez fermer les yeux et lentement remonter les bras sur les côtés au fur et à mesure que ma voix vous guide :

Seigneur aide-moi à accueillir tout ce qui m’habite aujourd’hui : Ce qui me trouble, l’inconnu, mes doutes, mes tâtonnements,

ma fatigue, ma tristesse, mes manques, les tensions.
Et aussi ce qui est bonté en moi, ce que je connais déjà, ce qui, ceux me qui portent dans la vie, la joie, le partage,

l’assurance de marcher sur mon chemin avec toi, dans la patience, avec courage et reconnaissance.

Rapprochez les mains au-dessus de la tête, mains jointes descendez jusqu’au niveau du cœur.

Je rassemble tout ce que je ressens, je m’unifie en moi.

Restez un instant avec les mains jointes au niveau du cœur. Ouvrez les mains paumes tournées vers le ciel.

Donne-moi mon Dieu
ce qui me fait vivre et qui vient de toi : L’espérance, la foi, ta Paix, ton Amour. Aide-moi à m’en remplir, à en être animé. Mon Dieu je suis en toi et tu es en moi Je rayonne de ta présence vers les autres

Ouvrez grand les bras sur les côtés comme pour diffuser.

Aide-moi à partager ce que j’ai reçu,
irrigue mes gestes de ta force,
Donne-moi de vivre avec douceur les défis et les rencontres, à rester ancré malgré les difficultés de la vie.
Mon Dieu je suis en toi et tu es en moi…

Bref interlude Impulsion pour découvrir ses ressources

Je vous invite à reprendre le carnet aux p. 20-21 : et à vous connecter à ce qui est peut apporter du sourire, de la joie. Qu’est-ce qui vous ressource ?
Qu’est-ce qui est essentiel ? Qui mérite mon attention et rejoint mes envies ?
Mais de quoi ai-je envie au juste ?

De nouveau un temps pour penser pour vous-même sur le prochain morceau musical, ce ne sont que des impulsions, utilisez ce silence, ce temps de méditation comme cela vous convient. Puis, ensuite, l’occasion pour qui veut bien de dire qqch à haute voix.

Musical : chacun pour soi (carnet « Lectio-fluctus p. 20-21) Partage à haute voix / dessin de Berna sur rétro-projecteur

Qui ose ? Qui veut bien ?

Prière

Dieu notre Père,
nous te rendons grâce pour les merveilles de ta Création,

sources de joie et de contemplation.
Dieu notre Frère,
nous te rendons grâce pour ton amour, nourriture essentielle qui nous relie à toi et aux autres. Dieu notre Souffle,
nous te rendons grâce pour les dons reçus,
qui, comme les fleurs, sont appelés à s’épanouir sans cesse. Que tout en nous bénisse le Seigneur !

Geste symbolique en partant : fleur à déposer sur l’eau

On est presque à la fin de cette célébration, là, maintenant, s’il fallait garder un mot, une idée, une envie, une impulsion ? Vous pouvez la noter sur la fleur que vous trouvez à votre place
(Cf. Le modèle joint à la fin de ce document, à photocopier sur papier couleur et à découper). Et vous pouvez enfermer ce mot, en rabattant chacun des pétales vers le centre… vous pouvez serrer précieusement ce qui a fait sens pour vous… je vous laisse quelques secondes…

et vous êtes invité.e.s à ne pas garder rien que pour vous ceci. Le geste symbolique que nous vous invitons à faire en sortant, tout à l’heure, c’est de déposer votre fleur repliée sur l’eau… de la regarder un instant…. Elle va s’ouvrir… et de repartir avec cette confiance : ce que Dieu a semé en vous, va s’ouvrir tout pareillement avec la bénédiction de Dieu… Pour ce faire, nous prendrons le temps de sortir les unes après les autres, avec distance et il y a plusieurs points d’eau possible pour déposer…
La possibilité de ce geste symbolique, se fera à la tout-à-la fin, sur le dernier morceau musical, après les annonces qui arrivent maintenant et la bénédiction :

Annonces

-…
– Merci à celles et ceux qui ont participé activement, c’est-à-dire : … – Une offrande à la sortie

Bénédiction avec les célébrant·e·s

Que le Dieu de tendresse vous bénisse et vous garde sur vos chemins de vie et de foi, qu’Il soit celui qui vous ressource
face à ce qui pourrait vous submerger,
qu’Il soit pour chacun·e celui qui réconforte
Oui, qu’Il soit pour vous ce qu’Il a promis
un Dieu proche qui ne fait pas de reproches,
Au nom du Père, du Fils et du Souffle Saint,
Amen.

Postlude

Crédit : Centre Oecuménique de Catéchèse de Genève (COEC)




Se saisir de l’énergie de la vague Corona : Lectio-Fluctus

PDF_Version 3_Manuel lectio-fluctus_2021

La crise sanitaire et ses conséquences continuent de nous submerger.

Nous ne sommes pas au bout du tunnel, on nous dit…

Alors pour sortir la tête de l’eau,

Nous vous proposons un outil pour un petit moment de lucidité, il s’appelle…

 

Lectio-Fluctus, qu’est-ce que les temps troublés liés au corona virus peuvent nous apprendre.

https://8afa7fc4-b9c2-441b-8820-1a3a01f35574.filesusr.com/ugd/b80bbf_7fb8390c7b854392a83d0582950efd61.pdf

Voilà l’occasion de réfléchir, chacun pour soi, comment tirer profit de notre expérience de ce temps, de prendre conscience de nos ressources, de nos capacités de résilience pour surmonter ce temps d’épreuve. Mais il est aussi possible de s’emparer de ce carnet pour en faire une animation d’équipe, ce qui peut permettre de nous encourager les uns, les autres, de nous transmettre des impulsions aidantes et stimulantes, ceci grâce à la générosité de l’artiste qui offre l’accès libre à son téléchargement.

L’artiste peintre, Berna Lopez, habite en Suisse, dans le canton de Fribourg. Elle est non seulement une artiste remarquable, mais elle a également, dans son bagage, une licence en théologie.

Voici son site : https://www.bernalopez.org/

Crédit : Rose-May Privet Tshitenge

 

 




Invités à la grande fête

La séquence basée sur la parabole du grand festin : Luc 14/15-24 (exemple de tract : Tract Culte à 4 pattes)

Tous invités à la fête donnée par le Seigneur ! C’est maintenant le moment, il n’y en a pas d’autre. C’est là la pointe de l’histoire que nous voulons partager avec les enfants.

Histoire : La parabole sera racontée aux enfants. Elle se déroulera autour d’une « grande » table (à fabriquer en carton ou…) autour de laquelle se réuniront des invités (personnages playMobil P. ex.) et en fin d’histoire tous les bonhommes fabriqués par les enfants.

A la fin de l’histoire, lecture de « quand on est content on a envie de danser »… donc après on chantera et on dansera !!!

Bricolage : les enfants fabriquent un petit bonhomme à partir d’un rouleau vide de papier toilettes (on leur demandera d’en emmener un, mais il est bon d’en prévoir quelques uns). Coller horizontalement trois bandes de papier en couleur pour faire la tête, le haut du corps et les bras, le bas du corps et les jambes ; Les yeux sont dessiné, on peut mettre des yeux auto-collants, c’est plus rigolo ! On peut aussi prévoir des gommettes pour décorer les habits du personnage.  Pour vous faire une idée de ce que cela peut donner : Exemple de personnages

Déroulement

Temps d’ Accueil et de Bricolage (15 à 20 mn)

Culte

Paroles d’accueil

Salutations : le matin on dit… (Paroles d’accueil – le matin on dit…)

Chant : Tout le monde est bien arrivé  (Partition Tout le monde est bien arrivé)

Louange : dite par un adulte (à inventer…)

On peut faire le tour de l’église en chantant : Nous marchons dans la lumière de Dieu  (partition Nous machons dans la lumière de Dieu)

Histoire du grand repas : On s’installe autour de la table qui accueillera les invités. L’histoire peut être soit lue telle qu’elle est écrite dans l’évangile, soit dans une versions simplifiée que l’on peut trouver dans une Bible destinée aux enfants. Au fur et à mesure du récit, on ajoute des invités autour de la table. Finalement, on installe les petits personnages fabriqués par les enfants.

On termine l’histoire avec un chant sur lequel on puisse danser (puisque c’est la fête !!! ) : P. ex. Ayawe (paroles et accords)

Prière d’intercession (à composer)

Notre Père en se donnant la main ou signé

Temps de partages des nouvelle et offrande

Bénédiction

Chant : Joie, joie, mon cœur est dans la joie  (paroles et accords Joie, joie, mon cœur est dans la joie)

Salutations : le soir on dit… (cf. les paroles d’accueil/salutation au début)

Chant : Tout le monde rentre à la maison (cf. Tout le monde est bien arrivé au début)

Crédits : Guy Moser (UEPAL) –  PointKT

 




Une course de témoins

Le confinement et la distanciation sociale, qui s’annonçaient peut-être comme un sprint, prennent l’allure d’un marathon.

Où trouvons-nous l’enthousiasme pour continuer? De quoi avons-nous besoin pour continuer la course? Qu’avons-nous à transmettre à d’autres?

Pédagogiquement, l’enjeu est de mobiliser et mettre en route, faire participer.

Objectif : rendre actif dans le témoignage reçu et donné.

Alors, 3, 2, 1… Partez !

Ressources

Communication

Affiche à compléter avec les infos de votre événement.

 

Crédit : Laurence Bohnenblust-Pidoux, EERV (Eglise réformée vaudoise, Suisse)




Célébration de Jeudi Saint avec préparation de la soupe de Jeudi Saint

Proposition de célébration pour le Jeudi Saint

Cette célébration est proposée à l’intention de communautés qui ne pourraient pas célébrer la Cène ensemble ce jeudi saint. Elle propose de suivre tout simplement le récit que fait l’évangile selon Marc, de la préparation de la Pâque à l’arrestation de Jésus.

Si la célébration est vécue à la maison, voici un défi à vivre en même temps : préparer la soupe de Jeudi saint et la laisser mijoter tout le temps de cette célébration … 

Dans ce cas, préparer : 1 tasse d’oseille + 1 tasse de feuilles d’épinards + 1 tasse de cerfeuil + 1 tasse de feuilles « ail des ours » + 1 tasse de persil + 1 tasse de jeunes feuilles d’orties + tous les autres ingrédients de votre choix. Seule règle : les ingrédients doivent être de couleur verte (en Allemagne, « jeudi saint » se dit  » jeudi vert », certainement en lien avec cette tradition culinaire du 12e siècle. Cette soupe de sortie d’hiver a pour mission de purifier l’organisme (avant Pâques). Toutes ces herbes lavées sont à couper finement, puis à faire cuire dans un litre d’eau légèrement salée. Passer au moulin si nécessaire. Il est possible d’ajouter de la crème fraîche au moment de la dégustation. 

Accueil

Bienvenue à chacune et chacun dans ce temps où nous ferons mémoire du tout premier jeudi saint. Nous parcourrons ensemble le récit de l’évangile selon Marc qui s’offre à notre méditation.

  • Quels que soient les temps et les lieux,
  • Quelles que soient les modalités de nos rassemblements,
  • La grâce et la paix vous sont données,
  • De la part de Dieu notre Père
  • Et de Jésus Christ notre sauveur.

L’heure de la préparation

Nous sommes un jeudi, il y a bien longtemps, et les disciples entourent Jésus. Ils marchent à sa suite, depuis quelque temps déjà, ils ont entendu ses paroles, ils ont vu les signes qui accompagnent son annonce de la bonne nouvelle du Royaume de Dieu qui s’est approché.

Mais ils n’ont pas encore compris pleinement qui il est. D’ailleurs, l’avons-nous compris, nous à qui des clés ont été données dès le départ ? Peut-on vraiment comprendre qui est Jésus ? Peut-on faire autre chose que se mettre à sa suite, comme les disciples, et se mettre à l’écoute de ce qu’il a à nous dire, jusque dans les plus petites choses du quotidien ?

Ce jeudi-là, il y a bien longtemps, c’est un jeudi de fête : c’est la fête de la Pâque, et les disciples se préparent, avec tout Jérusalem, à fêter et faire mémoire de la sortie d’Egypte, de la libération de l’esclavage, comme aujourd’hui nous fêtons et faisons mémoire de la libération de tout ce qui nous enferme. Comme les disciples, nous nous préparons à fêter ce soir, ensemble, et avec Jésus.

Marc 14, 12-17

Le premier jour des Pains sans levain, le jour où l’on sacrifiait la Pâque, ses disciples lui disent : Où veux-tu que nous allions te préparer le repas de la Pâque ? Il envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le, et là où il entrera, dites au maître de maison : Le maître dit : Où est la salle où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Il vous montrera une grande chambre à l’étage, aménagée et toute prête : c’est là que vous ferez pour nous les préparatifs. Les disciples partirent, arrivèrent à la ville, trouvèrent les choses comme il leur avait dit et préparèrent la Pâque. Le soir venu, il arrive avec les Douze.

Invocation

  • Viens, Seigneur Jésus,
  • Toi aussi tu étais fatigué
  • A la fin de la journée ;
  • Et le soir, tu rencontrais tes amis.
  • Viens, Seigneur Jésus,
  • Toi aussi, tu te réjouissais
  • A la tombée de la nuit ;
  • Tu partageais tes récits à la fin de la journée.
  • Viens, Seigneur Jésus,
  • Quand les lampes devenaient veilleuses,
  • Tu enflammais la foi ;
  • Tu ouvrais les Ecritures,
  • Tu rompais le pain
  • Et quand l’obscurité s’étendait,
  • Tu répandais ta lumière.
  • Viens, Seigneur Jésus ! (D’après Petit livre de Célébrations, Wild Goose Resource Groupe, OPEC Olivétan, 2017)

Chant : ALL 12/16 : Joie pour des sœurs et des frères

L’heure de la fête

Jésus est arrivé, dans la chambre haute, pour fêter la Pâque avec ses disciples les plus proches, les Douze.

Ils font mémoire ensemble des origines du peuple d’Israël, ce jour où Dieu est intervenu pour libérer ce peuple de l’asservissement dans le pays d’Egypte, et pour le conduire vers une terre de liberté où vivre en sa présence.

Exode 12, 1-14

Le SEIGNEUR dit à Moïse et à Aaron, en Egypte : Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année. Dites à toute la communauté d’Israël : Le dixième jour de ce mois, on prendra un mouton ou une chèvre pour chaque famille, une bête par maison. Si la famille est trop peu nombreuse pour une bête, elle la prendra avec le voisin le plus proche de la maison, selon le nombre de personnes à nourrir ; vous répartirez cette bête d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle d’un an ; vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau. Vous le tiendrez en réserve jusqu’au quatorzième jour de ce mois ; toute l’assemblée de la communauté d’Israël l’immolera à la tombée du soir. On prendra de son sang et on en mettra sur les deux montants et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera. Cette même nuit, on mangera la viande ; on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous n’en mangerez pas à demi-cuit, ni bouilli dans l’eau ; il sera rôti au feu, avec la tête, les pattes et les entrailles. Vous n’en laisserez rien jusqu’au matin ; s’il en reste quelque chose le matin, vous le jetterez au feu. Voici comment vous le mangerez : une ceinture à vos reins, vos sandales aux pieds et votre bâton à la main ; vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque du SEIGNEUR. Cette nuit-là, je parcourrai l’Egypte et je frapperai tous les premiers-nés en Egypte, depuis les humains jusqu’aux bêtes ; ainsi j’exécuterai mes jugements contre tous les dieux de l’Egypte. Je suis le SEIGNEUR (YHWH). Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous serez : lorsque je verrai le sang, je passerai sur vous, et il n’y aura pas sur vous de fléau destructeur quand je frapperai l’Egypte. Ce sera pour vous un jour d’évocation ; vous le célébrerez comme une fête pour le SEIGNEUR, vous le célébrerez comme une prescription perpétuelle, pour toutes vos générations.

Cette histoire, c’est celle de la dixième des dix plaies d’Egypte. Moïse avait demandé à pharaon de laisser aller les enfants d’Israël, mais son cœur s’était endurci, encore et encore. Alors c’est au cœur que la dernière plaie frappe l’Egypte : elle frappe les premiers-nés de toute l’Egypte. La mort des uns va permettre la libération des autres.

Et Dieu protège encore ceux qu’il va libérer : le signe qui les protégera sera celui du sang d’un petit, un chevreau, un agneau, sacrifié. Le sacrifice de l’un va permettre la protection des autres.

Ce jeudi-là, où les disciples fêtent la mémoire de cette première Pâque avec Jésus, ils ne savent pas encore que c’est lui, l’agneau qui va les protéger, lui, le premier-né qui va les libérer. Mais lui le sait.

Marc 14, 18-21

Pendant qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit : Amen, je vous le dis, l’un de vous, qui mange avec moi, me livrera. Attristés, ils se mirent à lui dire l’un après l’autre : Est-ce moi ? Il leur répondit : C’est l’un des Douze, celui qui met avec moi la main dans le plat. Le Fils de l’homme s’en va, selon ce qui est écrit de lui. Mais quel malheur pour cet homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme ne pas être né.

Chant : ALL 13/03 : Quand les montagnes s’éloigneraient

L’heure du don

Jésus sait ce qui va arriver cette nuit-là, ces jours-là, et ce qui était une fête ordinaire tourne à l’extraordinaire.

Marc 14, 22-25

Pendant qu’ils mangeaient, il prit du pain ; après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit et le leur donna en disant : Prenez ; c’est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; après avoir rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Il leur dit alors : C’est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour une multitude. Amen, je vous le dis, je ne boirai plus du produit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu.

Prions

  • Je voudrais donner par amour, comme toi, Seigneur, et non par intérêt ;
  • Par grâce sans regarder le mérite ;
  • Par tendresse sans attendre le cri de détresse.
  • Je voudrais donner par bonté, comme toi, Seigneur, et non par aumône,
  • Je voudrais donner par débordement même s’il n’y a pas de remerciement,
  • Par solidarité et non par obligation afin de satisfaire la loi de charité,
  • Par fraternité avant même que se tende pour supplier la main de ma sœur, de mon frère,
  • Par avance et non par retour du courrier.
  • Je voudrais donner par-dessus tout, même par-dessus les offenses,
  • Je voudrais donner à part entière et non par fraction !
  • Je voudrais pardonner, me donner moi-même, comme toi, Seigneur, donné pour la vie du monde !
  • Je voudrais pardonner… comme tu te donnes ! (D’après Terres, Charles Singer, Editions du Signe, 1996)

Chant : ALL 24/13 : Seigneur Jésus, par ton Esprit

Prions

  • Quelle joie pour nous, ce soir !
  • Ici et maintenant, nous contemplons Jésus le Christ à l’œuvre au milieu de nous :
  • Il se propose en nourriture à qui titube sur les routes de la vie, il partage sa vie à qui n’a d’autre désir que la faim de vivre, il accepte d’être brisé pour que chacune et chacun prenne sa part de l’amour de Dieu, gratuitement, sans contrepartie, parce que la source est jaillissante pour toutes et tous.
  • Il se livre, offrande universelle, pour que la force de son Esprit vienne en chaque personne qui décide, à sa suite et avec lui, de sauver le monde par l’unique puissance de sa tendresse.
  • Apprends-nous, Père, à reconnaître Jésus le Christ, ce soir où nous faisons mémoire de ce premier jeudi saint, et à le suivre quel que soit le chemin !
  • Il est, Lui, le signe absolu de ta fidélité à l’humanité pour les siècles des siècles. (D’après Terres, Charles Singer, Editions du Signe, 1996)

L’heure de la fidélité

Marc 14, 26-31

Après avoir chanté, ils sortirent vers le mont des Oliviers. Jésus leur dit : Il y aura pour vous tous une cause de chute, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les moutons seront dispersés. Mais après mon réveil, je vous précéderai en Galilée. Pierre lui dit : Quand cela serait pour tous une cause de chute, cela ne le serait pas pour moi. Jésus lui répond : Amen, je te le dis, aujourd’hui, cette nuit même, avant qu’un coq ait chanté deux fois, toi, tu m’auras renié par trois fois. Mais lui n’en protestait que davantage : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierais pas ! Et tous en disaient autant.

Être fidèle, donner ce qu’on a promis, déployer l’amour qu’on s’est engagé à offrir, quelles que soient les difficultés, tenir jusqu’au bout dans la promesse, même si la joie et l’ardeur éclatent sous les coups de la trahison, même si des croix se profilent à l’horizon :

Jésus est fidèle !

Se sacrifier, devenir serviteur et s’abaisser, se rompre, accepter d’être déchiré quand le sacrifice de soi est l’unique façon de distribuer l’amour :

Jésus est fidèle !

Faire la volonté d’un Autre, se mettre à sa disposition, quitter son rang pour n’être plus qu’une Parole semée dans le monde, faire confiance encore quand la coupe est trop pleine,

Tomber à genoux, seul, face à la nuit et à l’abandon quand la Passion est l’unique façon de sauver par amour :

Jésus est fidèle !

Toi, et toi, et moi, chacune, chacun, et ensemble, nous sommes fidèles en Christ Jésus ! (D’après Terres, Charles Singer, Editions du Signe, 1996) 

Chant : Rien ne pourra jamais

L’heure de la prière

Marc 14, 32-40

Ils arrivent au lieu nommé Gethsémani, et il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici pendant que je prierai. l prend avec lui Pierre, Jacques et Jean. Il commença alors à éprouver l’effroi et l’angoisse. Il leur dit : Je suis triste à mourir ; demeurez ici et veillez. S’étant avancé un peu, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait : Abba, Père, tout est possible pour toi ; éloigne de moi cette coupe. Toutefois, non pas ce que, moi, je veux, mais ce que, toi, tu veux. Il vient et les trouve endormis ; il dit alors à Pierre : Simon, tu dors ! Tu n’as pas été capable de veiller une heure ! Veillez et priez, afin de ne pas entrer dans l’épreuve ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. Il s’éloigna encore et pria en répétant les mêmes paroles. Puis il revint et les trouva endormis, car ils avaient les yeux lourds. Ils ne savaient que lui répondre.

Jésus a ressenti l’effroi et l’angoisse. Jésus a été triste à mourir. Il n’est pas allé en dansant jusqu’à la croix.

Jésus a voulu partager ce fardeau : avec ses disciples, ceux qui venaient de lui promettre fidélité, d’être avec lui quoi qu’il arrive, jusqu’au bout ; avec son Père, à qui il a tout remis, dans son obéissance extrême, jusqu’à la dernière extrémité.

Comme des enfants, les disciples se sont endormis. Pourquoi auraient-ils eu peur, eux, puisque leur maître, leur ami, était avec eux ? Ils avaient promis qu’ils iraient jusqu’au bout… mais le bout était déjà là, et ils ne le savaient pas. Alors ils se sont endormis, dans la sécurité de la présence de Jésus.

De la Règle de Reuilly :

  • Celui qui prie allume un flambeau
  • A la lumière duquel est perçue
  • La lumière de Dieu.
  • La frontière entre le songe et la prière
  • est presque impalpable.
  • La prière est désirée, le songe est donné
  • mais l’un comme l’autre
  • attestent au tréfonds de l’être
  • la présence d’un Dieu qui parle
  • lorsque tout semble muet.
  • Je dors mais mon cœur veille.

Chant : Bleibet Hier – Communauté de Taizé (Restez ici et veillez avec moi, veillez et priez)

L’heure du dépouillement

Marc 14, 41-52

Il vient pour la troisième fois et leur dit : Vous dormez encore, vous vous reposez ! C’en est fait. L’heure est venue ; le Fils de l’homme est livré aux pécheurs. Levez-vous, allons ; celui qui me livre s’est approché. Aussitôt, comme il parle encore, survient Judas, l’un des Douze, et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens. Celui qui le livrait leur avait donné un signal : Celui que j’embrasserai, c’est lui ; arrêtez-le et emmenez-le sous bonne garde. Aussitôt arrivé, il s’approche de lui et lui dit : Rabbi ! Et il l’embrassa. Alors ils mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. Un de ceux qui étaient là tira l’épée, frappa l’esclave du grand prêtre et lui emporta l’oreille. Jésus leur dit : Vous êtes sortis pour vous emparer de moi avec des épées et des bâtons, comme si j’étais un bandit. Tous les jours j’étais parmi vous à enseigner dans le temple, et vous n’êtes pas venus m’arrêter. Mais c’est pour que les Ecritures soient accomplies. Alors tous l’abandonnèrent et prirent la fuite. Un jeune homme le suivait, vêtu seulement d’un drap. On l’arrête, mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu.

Ils se sont reposés. Ils n’ont pas pu tenir leur promesse de rester avec lui.

Leur engagement, celui qu’ils voulaient tenir jusqu’au bout, ils en sont dépossédés.

Et la violence fait irruption dans le sommeil, pour eux paisible, d’un soir après la fête.

Quel contraste entre l’angoisse de Jésus et sa prière intense et répétée, et le sommeil des disciples ! Puis maintenant quel contraste entre la violence de la trahison de Judas, la violence de la foule armée d’épées et de bâtons, et la calme réponse de Jésus, qui déjà se laisse approcher par celui qui l’appelle Rabbi – Maître – et qui l’embrasse… Alors la violence appelle la violence, et l’un de ceux qui l’entourent tire l’épée et frappe.

Mais Jésus ne résiste pas, il a choisi d’obéir jusqu’au bout, et ils sont aussi dépossédés de leur réponse instinctive à la violence par la violence.

Ils n’ont plus rien, ils ne comprennent plus rien (mais avaient-ils jamais compris, vraiment ?).

Alors ils prennent la fuite. Ils ne peuvent pas se battre, ils ne peuvent que s’enfuir.

Ils n’ont plus rien, ils ne comprennent plus rien.

Un jeune homme le suivait, vêtu d’un drap. Que faisait-il là ? Mais malgré son apparent dénuement, lui qui n’a ni nom ni vêtement, il suit Jésus, Jésus qui a choisi d’aller jusqu’au bout, pour chacune et chacun de nous. Quand on arrête le jeune homme à son tour, il lâche même le drap qui le couvrait, et il s’enfuit, à son tour dépouillé du dernier fil qui le couvrait et, peut-être, lui permettait de se sentir moins vulnérable. Peut-être que lui croyait encore comprendre quelque chose… mais non.

Il n’a plus rien, il n’est plus rien…

C’est souvent ainsi que nous le pensons, n’est-ce pas ? Et pourtant, ce qui fait de nous ce que nous sommes, ce n’est pas ce que nous avons. Ce qui nous donne une existence, ce qui nous fait entrer dans la vie, c’est l’amour de Dieu, donné librement, manifesté en Jésus de Nazareth, le crucifié, le ressuscité. A nous de le recevoir, tels que nous sommes. Que nous comprenions plus ou moins bien qui est Jésus, il a choisi, il nous a choisis, il se donne, agneau de Dieu, Fils bien-aimé, pour le salut – guérison, libération – de l’humanité.

Pâque – passage de la mort à la vie, librement offert à chacune et chacun de nous.

Pâques, la vie donnée en cadeau pour chaque personne – précieuse, aimée, attendue, choisie – qui la reçoit.

Chant : ALL 43/10 : Tel que je suis

Bénédiction

  • Mon frère, ma sœur,
  • Toi qui as fait aujourd’hui mémoire de ce premier jeudi saint,
  • Sois lumière pour les autres
  • Plus encore que parole.
  • Tiens-toi auprès d’eux
  • Sous la lumière pure et incréée.
  • Désire son habitation en toi
  • Plus que toute chose en ce monde.
  • Car ceux qu’elle environne
  • Elle les transfigure,
  • Ceux qu’elle touche
  • Elle les relève d’entre les morts,
  • Ceux qu’elle choisit
  • sont à l’abri dans son cœur. (Règle de Reuilly, Communauté des Diaconesses de Reuilly, Réveil Publications, 1996)

Crédit : Isabelle Alves (EPUdF) – PointKT