Se saisir de l’énergie de la vague Corona : Lectio-Fluctus

PDF_Version 3_Manuel lectio-fluctus_2021

La crise sanitaire et ses conséquences continuent de nous submerger.

Nous ne sommes pas au bout du tunnel, on nous dit…

Alors pour sortir la tête de l’eau,

Nous vous proposons un outil pour un petit moment de lucidité, il s’appelle…

 

Lectio-Fluctus, qu’est-ce que les temps troublés liés au corona virus peuvent nous apprendre.

https://8afa7fc4-b9c2-441b-8820-1a3a01f35574.filesusr.com/ugd/b80bbf_7fb8390c7b854392a83d0582950efd61.pdf

Voilà l’occasion de réfléchir, chacun pour soi, comment tirer profit de notre expérience de ce temps, de prendre conscience de nos ressources, de nos capacités de résilience pour surmonter ce temps d’épreuve. Mais il est aussi possible de s’emparer de ce carnet pour en faire une animation d’équipe, ce qui peut permettre de nous encourager les uns, les autres, de nous transmettre des impulsions aidantes et stimulantes, ceci grâce à la générosité de l’artiste qui offre l’accès libre à son téléchargement.

L’artiste peintre, Berna Lopez, habite en Suisse, dans le canton de Fribourg. Elle est non seulement une artiste remarquable, mais elle a également, dans son bagage, une licence en théologie.

Voici son site : https://www.bernalopez.org/

Crédit : Rose-May Privet Tshitenge

 

 




Une course de témoins

Le confinement et la distanciation sociale, qui s’annonçaient peut-être comme un sprint, prennent l’allure d’un marathon.

Où trouvons-nous l’enthousiasme pour continuer? De quoi avons-nous besoin pour continuer la course? Qu’avons-nous à transmettre à d’autres?

Pédagogiquement, l’enjeu est de mobiliser et mettre en route, faire participer.

Objectif : rendre actif dans le témoignage reçu et donné.

Alors, 3, 2, 1… Partez !

Ressources

Communication

Affiche à compléter avec les infos de votre événement.

 

Crédit : Laurence Bohnenblust-Pidoux, EERV (Eglise réformée vaudoise, Suisse)




Dorcas, une femme ressuscitée !

Dorcas revient à la vie

Introduction du thème

Saluer les enfants, prier et apprendre le chant qu’ils reprendront en fin de séance :

Cantique Alléluia 36/30 : Tu nous appelles à t’aimer   © Chorale du Butor 974 – Youtube

Les enfants, aimez-vous les animaux ? Avez-vous des animaux à la maison ? Lesquels ? Laisser les enfants répondre.

La Bible parle beaucoup des animaux, elle parle aussi de personnages qui portent des noms d’animaux :

  • Caleb = chien
  • Déborah = abeille
  • Houldah = taupe ou belette (2 Rois 22, 14)
  • Jonas = colombe
  • Dorcas = gazelle

Voici l’histoire de Dorcas, elle se trouve dans le Nouveau Testament.

Raconter l’histoire de Dorcas qui se trouve dans Actes 9, 36-42, à partir de la version Parole de vie. Les enfants qui sont plus grands (en catéchisme par exemple) peuvent la lire eux-mêmes :

À Joppé, il y avait une femme croyante appelée Tabita. En grec, on traduit ce nom par « Dorcas », ce qui veut dire « gazelle ». Elle passait tout son temps à faire le bien et à aider les pauvres. Un jour, elle tombe malade et elle meurt. On lave son corps et on le met dans une pièce en haut de la maison.

Les disciples de Joppé apprennent que Pierre est à Lydda, et Lydda n’est pas loin de Joppé. Alors ils envoient deux hommes pour dire à Pierre : « S’il te plaît, viens vite chez nous ! » Pierre part avec eux tout de suite. Quand il arrive, on le conduit dans la pièce en haut de la maison. Toutes les veuves s’approchent de lui en pleurant. Elles lui montrent les chemises et les vêtements que Dorcas faisait quand elle vivait encore.

Pierre fait sortir tout le monde, il se met à genoux et il prie. Ensuite, il se tourne vers le corps et dit : « Tabita, lève-toi ! » Tabita ouvre les yeux et, quand elle voit Pierre, elle s’assoit. Pierre lui prend la main et l’aide à se lever. Ensuite, il appelle les croyants et les veuves et il leur montre Tabita vivante.

Tous les habitants de Joppé apprennent ce qui s’est passé, et beaucoup se mettent à croire au Seigneur.

Qui est Dorcas ? C’est une croyante, disciple de Jésus notre Seigneur (le texte grec dit qu’elle est « mathétria », femme disciple). Dorcas habite à Joppé (c’est la ville actuelle de Jaffa en Israël).

Pourquoi les amis de Dorcas l’aiment beaucoup ? Elle coud des vêtements pour les plus démunis. Elle est très gentille, elle pense aux autres et les aide comme elle peut. Elle montre son amour pour Dieu (elle est croyante) en aimant son prochain.

Que lui est-il arrivé ? Elle est tombée malade, on n’a pas pu la soigner, et elle est morte. (Si un enfant pose la question de savoir pourquoi Dorcas est morte de maladie alors qu’elle croit en Dieu, on peut répondre que tout le monde peut tomber malade, même ceux qui croient en Dieu. Il faut bien prendre soin de sa santé et aller chez le docteur quand on est malade. La prière est une bonne chose, mais le docteur aussi !).

Qu’ont fait ses amis quand Dorcas est morte ? Ils ont fait appel à Pierre, pour qu’il vienne dire quelques mots d’encouragement, prier et l’enterrer, mais Pierre ne l’a pas enterrée, il l’a ramenée à la vie ! Mais attention, il n’y a pas de prière magique qui ressuscite les morts. En ces temps de pandémie Covid-19, nous voyons bien que les proches qui meurent ne ressuscitent pas, mais on peut se soutenir et se consoler mutuellement en priant les uns pour les autres.

1°) Encouragement pour ceux qui ont perdu un être cher :

La Bible raconte que Pierre a ramené Dorcas à la vie, c’est un miracle !

Pensez-vous que de tels miracles sont possibles ? Oui, non, pourquoi ? (Accueillir toutes les réponses des enfants avec respect, que ce soit oui, non, ou l’incertitude, laisser chacun développer ses arguments et résumer chaque point de vue).

Ce n’est pas facile ce que dit la Bible ici, surtout quand on a perdu quelqu’un qu’on aimait beaucoup et qui n’est pas revenu à la vie… On est très triste quand on perd son papi, sa mamie, son parent, son frère ou sa sœur, on voudrait qu’il/elle reste vivant pour toujours. C’est peut-être ce que raconte l’histoire de Dorcas qui meurt et revient à la vie : quand une personne que l’on aime meurt, elle reste vivante dans notre cœur, dans le souvenir que nous gardons d’elle, elle reste vivante à travers le bien qu’elle a fait (les amis de Dorcas montrent les vêtements qu’elle a confectionnés pour aider ceux qui en avaient besoin, ils n’oublieront jamais sa gentillesse pour les autres, l’amitié et la fraternité, les bons moments qu’ils ont passés avec elle).

2°) Pour les plus grands, notamment ceux qui préparent leur confirmation, et en particulier si l’on est dans la période du carême et de la Semaine Sainte, il est possible d’aborder la question de la résurrection qui est donnée en Christ Jésus, « le premier-né d’entre les morts » (Colossiens 1, 18), c’est-à-dire celui qui, par sa mort et sa résurrection, nous donne la garantie que nous ressusciterons au dernier jour. L’histoire de Dorcas est un témoignage de la réalité ou de la vérité de la résurrection. Pierre ressuscite Tabitha en disant exactement les mêmes mots que Jésus employa pour ressusciter la fille du Jaïrus : « Lève-toi » (Marc 5:41, Luc 8:54). Ensuite il saisit Dorcas par la main, autre geste de Jésus dans les récits de résurrection. Pierre imite le Christ, il se fait le canal par lequel la puissance de résurrection du Seigneur est communiquée à une disciple qui est morte. Et Dorcas, recevant cette puissance qui vient de Jésus, revient à la vie…

La foi chrétienne repose sur la croyance en Dieu et en Jésus-Christ qui est mort et ressuscité. Le baptême que vous avez reçu ou allez recevoir rappelle cela ; la sainte cène que nous prenons également.

Question : la résurrection pour vous, est-ce une chose qui vous amène à croire ou vous fait plutôt douter de Dieu et de Jésus-Christ ? Laisser l’échange se faire dans le respect des opinions, sans juger les propos des catéchumènes.

Dans le texte, toute la ville de Joppé apprend la résurrection de Dorcas, et nombreux se mettent à croire en Jésus. C’est un signe qu’ils reçoivent, un signe qui suscite la foi. Avez-vous parfois besoin d’un signe pour être encouragé dans la foi ? Les miracles racontés dans la Bible font-ils signe pour vous ?

À la fin de l’échange, le moniteur résume et rassemble les idées émises, en précisant que la réflexion de chacun est accueillie et a sa raison d’être.

3°) Aspect diaconal du texte :

Cette séance peut entrer dans la préparation d’un culte de la diaconie. Si la communauté a une entraide, un vestiaire, une banque alimentaire ou toute autre activité diaconale, on peut y associer les enfants :

  • Inviter les enfants (et leurs familles) à faire comme Dorcas en apportant vêtements, denrées alimentaires ou cadeaux de Noël pour les personnes en difficulté.
  • L’opération doit être préparée quelques semaines à l’avance et annoncée au culte et dans le journal paroissial, pour laisser aux fidèles le temps de se préparer. Un petit courrier peut être envoyé aux parents pour leur expliquer plus précisément ce qui est demandé.
  • Le jour du culte, vêtements, denrées ou cadeaux seront rassemblés dans des sacs propres devant la table sainte. Au moment de l’accueil, de l’offrande ou de l’intercession, on pourra proposer qu’un enfant accompagné d’un parent élève la prière à Dieu pour présenter tout ce qui a été donné et prier pour ceux qui ont apporté ce qu’ils pouvaient de chez eux. Cela témoignera que l’Église, à travers les enfants, s’efforce de vivre la Parole du Dieu qui nous invite, comme le dit la lettre de Jacques (1, 27), à prendre soin des orphelins et des veuves, entendez par là les personnes les fragiles, les personnes en difficulté.

Au cours de la séance de catéchèse, rappeler aux enfants que Dorcas signifie gazelle en grec. La gazelle est un animal agile et rapide, c’est la sprinteuse des steppes et des savanes qui peut courir plus vite que le lion, elle réussit même souvent à lui échapper !

C’est une très belle image pour faire comprendre aux enfants que Dieu nous demande d’être aussi empressés et efficaces, de réagir rapidement quand il s’agit d’aider ceux qui sont dans le besoin et même dans l’urgence. Parfois on traîne les pieds, on prend son temps, et finalement on ne fait rien, c’est vraiment dommage pour ceux qui souffrent ! 🙁

Mais quand on s’empresse de venir en aide à notre prochain dans la difficulté, cela réjouit le cœur de Dieu, et nous-mêmes sommes aussi très contents d’avoir fait une bonne action ! 🙂

On chante pour clore la séance.

Crédit : Ruth-Annie Coyault (EPUdF) – Point KT – Photos Pixabay.




La fête des rameaux autrement… et à la maison !

En ce temps particulier, nous vous proposons une animation biblique à vivre en famille, chez soi pour les RAMEAUX. Compter environ 30 mn. Animation préparée par I. Taupier-Letage et L. Belling (animatrice du Service national de catéchèse de l’Epudf)

Préparations  :

  • Un animateur ou animatrice (nommé : A).
  • Une Bible ou des copies du texte biblique.
  • Imprimer le document  de la liste des noms (ou recopier les 6 appellations différentes de Jésus issues du texte). Découper les étiquettes. Et y ajouter quelques morceaux de papier blanc + des stylos et des crayons de couleurs pour que les enfants puissent dessiner s’ils le veulent.
  • Un ordinateur/ une tablette (pour la vidéo), mais on peut aussi faire sans.

 

DEROULEMENT

Le temps indiqué entre parenthèse pour chaque étape est indicatif.

L’animateur A a tout installé dans la pièce afin que chacun puisse se voir. Il invite chacun à s’installer confortablement, et à entrer dans ce partage.

  • INTRODUCTION (3 mn)
  • A demande à tous : « si la Reine d’Angleterre ou une grande star venait en visite dans votre ville ou village comment l’accueillerait-on ? » > Laisser tout le monde s’exprimer librement.
  • Puis dire que le récit que l’on va découvrir ensemble parle lui aussi d’une visite hors norme.
  • DECOUVRIR LE RECIT (5mn)
  • A lit le texte biblique de  Matthieu 21.1-11  (lentement en mettant le ton) Tous écoutent et essayent d’imaginer le décor et la scène. ou regarder la vidéo 
  • Puis A dit: « Je me demande quelle partie de cette histoire vous avez préférée ? » Laisser ceux qui le veulent s’exprimer, sans les reprendre car il n’y a pas de mauvaises réponses.
  • EXPLORER L’HISTOIRE
  • A dépose devant le petit groupe les 7 mots découpés et placés les uns en dessous des autres en disant : « ces 7 mots apparaissent dans ce récit de la Bible. Je vais lire (ou relire), le récit et quand quelqu’un entendra l’un de ces 7 termes, il le déplacera à côté de la colonne ». A veillera à ce que les moins rapides puissent aussi saisir un mot et aidera les enfants non-lecteurs à participer.
  • A dit : « Parmi ces 6 appellations différentes qui concernent Jésus, quelles sont celles qui sont difficiles à comprendre ? »  Ceux qui les ont comprises les expliquent aux autres. >> (VOIR pistes en bas de page)
  • DEBATTRE
  • Dans ce qui suit il n’y a pas de ‘mauvaises réponses’. Il est important de laisser ceux qui le veulent s’exprimer librement, sans débattre de leur parole, et de veiller à une bonne écoute des uns et des autres. A demande ensuite successivement :
    • Je me demande quelle partie de cette histoire est la plus importante pour toi ?
    • Je me demande ce qu’a bien pu penser la foule en voyant Jésus arriver sur cet ânon ?
    •  Je me demande quelle partie on pourrait retirer de ce récit et avoir encore tout ce qu’il nous faut pour raconter l’histoire ?
  • A peut à ce stade, et si cela semble nécessaire, donner quelques brèves explications en s’inspirant des notes proposées en bas du document.
  • A dit : « En regardant ici les 6 termes qui parlent de Jésus, et les papiers blancs sur lesquels on peut écrire encore d’autres noms, je me demande comment toi, tu aimerais l’appeler ? Tu peux choisir un des noms du texte, ou en ajouter un autre. »
  • On se montre nos mots en silence, et ceux qui veulent dire pourquoi ils ont choisi ce mot-là peuvent le faire courtement (les autre ne rebondissent pas sur les paroles dites par chacun). Puis A, et ceux qui le veulent remercient Dieu pour ce temps partagé dans une prière simple.

 

  • POUR CLORE CE TEMPS
    • on peut chanter le chant HOSANNA et même danser avec les enfants sur le cantique du recueil ALLELUIA : n° 33/35 ou un autre chant.
    • Puis proposer aux enfants de faire le coloriage proposé ici coloriage des rameaux

 

PISTES sur le texte, pour cette animation

Fils de David : David était un grand roi d’Israël. Des prophéties annonçaient que de sa descendance viendrait le Messie, le Sauveur. Jésus est descendant du roi David (Mat 1. 6 et 16).

Etaient appelées « prophètes » les personnes qui parlaient, annonçaient un message de la part de Dieu.

Jésus signifie « Dieu sauve » ou « Dieu délivre ».

v.3 Dans l’Evangile de Matthieu, c’est l’unique fois où Jésus se nomme lui-même « Le Seigneur », juste avant sa passion et sa résurrection.

v.4-5 Jésus n’arrive pas comme un roi conquérant, avec force et violence. Il arrive sur un simple, petit et humble ânon, il arrive « plein de douceur* » dit ce texte. Mais il arrive en Roi, en Messie, comme l’annonçait la prophétie du prophète Zacharie (Zach 9.9) * Jésus a dit de lui-même qu’il était doux et humble de cœur (Mat 11.29).

v.9 Hosanna : à l’origine cette expression signifiait « donne le salut ». Ici, il s’agit plutôt d’un cri d’acclamation comme « Vive ! »

v.10 « Toute la ville fut agitée ». Quand Jésus entre en Roi messianique à Jérusalem, la ville elle-même est troublée, comme elle le fut à l’annonce de sa naissance (Hérode et toute la ville furent troublés, Mat 2.3). La vie de Jésus est un événement public.

Crédits : Animation préparée par I. Taupier-Letage et L. Belling (animatrice du Service national de catéchèse de l’Epudf) – Point KT – photo Pixabay




Raconte-moi… le mal

Le mal est un sujet difficile, qu’on a parfois peur d’aborder au catéchisme, parce qu’il nous questionne, parce qu’il n’y a pas de réponse parfaite ni définitive et qu’en tant que catéchète, il nous faut accepter ces failles dans notre foi. Mais c’est une question qui se pose tôt ou tard à tout croyant, donc à nos catéchumènes aussi, alors autant leur donner matière à réflexion… J’ai choisi de l’aborder en commençant, comme j’aime le faire, en racontant.

1. L’histoire de Caïn et Abel au kamishibaï
Caïn et Abel Kamishibaï bibliques – Editions Passiflore

2. S’interroger
Partager le grand groupe en petits groupes de 3 ou 4 catéchumènes.
Chaque groupe doit discuter sur les questions suivantes et présenter ses réponses (ou l’absence de réponse) au grand groupe :
Que se passe-t-il de mal dans l’histoire que vous venez d’entendre ?
Selon vous qui est responsable ? Pourquoi ? (justifiez votre point de vue)
Si les groupes proposent des réponses divergentes, on peut en discuter en grand groupe.

3. Étudions le texte de plus près (travail en grand groupe)
A partir du document 1 jusqu’au cadre orange (« Par l’histoire de Caïn et Abel… ») : Document 1

4. Quelle solution ?
Partager le grand groupe en petits groupes de 3 ou 4 catéchumènes.
Chaque groupe doit préparer un sketch qui raconte l’histoire de Caïn et Abel en proposant une fin qui permet d’éviter le meurtre (donc fin différente du texte biblique à partir du verset 7).
Préparation en petits groupes et présentation en grand groupe

5. Conclusion : (travail en grand groupe)
A partir des sketches et des solutions proposées pour éviter le meurtre, discussion en grand groupe autour des questions suivantes :
Quelles solutions Caïn aurait-il pu trouver pour éviter d’en venir au meurtre ?
Que pouvons-nous en conclure sur les moyens qui nous permettent d’éviter le mal dans nos relations humaines ?
On pourra écrire les conclusions sur le document 1 (bas de la 2ème page)

6. Transition : est-ce que tout le mal est causé par les humains ?
Travail oral en grand groupe : essai de lister ce qui fait mal (on pourra écrire sur un tableau), puis distinguer ce qui d’origine humaine et ce qui ne l’est pas (en soulignant avec des couleurs différentes). On constatera que parfois, il peut être difficile de trancher : même les catastrophes dites « naturelles » ont souvent une part humaine (par exemple les inondations : lorsqu’elles sont catastrophiques, c’est souvent que les humains ont construit en zone inondable, réduit les zones d’écoulement et d’absorption des eaux….)
Conclusion (orale) : les humains causent beaucoup de mal, mais pas tout le mal. Comment vivre avec ça ?

7. Et Dieu dans tout ça ?
Temps de discussion et questionnement libre : comment croire en Dieu dans un monde où le mal existe ? Est-ce que l’existence du mal nous empêche de croire en Dieu ? …
L’existence du mal, surtout lorsqu’il n’a pas de cause humaine, interroge la foi et les croyants. Et probablement n’y a t-il pas de réponse, en tout cas pas de réponse complète ou parfaite.
Travail sur le Document 2.

8. Lire le témoignage de Marie-Christine : dans Antoine Nouis, Les cahiers du caté, tome 2, pp. 62-63
Je trouve ce témoignage (mais on pourra en trouver d’autres) intéressant à plus d’un titre :
– D’abord, l’autrice y raconte son parcours de vie marqué par l’épreuve et son cheminement d’une foi d’enfant à une foi d’adulte en passant par des temps de doutes, voire de rejet de Dieu. Je trouve toujours enrichissant que les catéchumènes puissent entendre que la foi ne va pas toujours de soi, mais que les croyants peuvent aussi douter, changer, grandir, tomber et être tout de même accompagné de Dieu.
– Ensuite, l’autrice dit très bien que la présence de Dieu l’a aidée à vivre son épreuve et a embelli sa vie. Dieu ne supprime pas le mal, ni la souffrance, mais il nous aide, nous soutient, nous porte…

9. Élargir le thème : Qu’est-ce qui aide à lutter contre le mal et la souffrance ?
S’engager, faire le bien : trouver du sens à sa vie !
Travail en petits groupes sur 4 grands témoins : Document 3. Puis chaque petit groupe présente au grand groupe la personnalité qu’il a rencontrée.
Travail sur le Document 4 : on pourra lire ensemble les textes et en discuter, en revanche la réponse aux questions est individuelle et personnelle. L’animateur pourra passer parmi les catéchumènes et discuter individuellement avec eux de ce qu’ils ont écrit (ou pas écrit) : pour certains adolescents, il peut être difficile de se trouver des qualités. Ils sont à un âge où ils manquent de confiance en eux. La discussion avec un adulte bienveillant et qui les connait pourra les aider.

10. Une petite histoire pour terminer…
On pourra terminer avec cette parabole :
« Dis-moi combien pèse un flocon de neige ? » demande une mésange à une colombe sauvage.
« Rien de plus que rien » fut la réponse.
« Dans ce cas-là, je dois te raconter une histoire merveilleuse, reprit dit la mésange. J’étais assise sur une branche de sapin, près du tronc, quand il a commencé à neiger tout doucement, sans tempête, comme dans un rêve, sans la moindre violence. Comme je n’avais rien d’autre à faire, j’ai compté les flocons de neige qui se déposaient sur les brindilles et les aiguilles de ma branche.
Il y en avait exactement 3 741 952. Quand le flocon suivant s’est déposé – rien de plus que rien, comme tu dis – la branche s’est cassée. »
Ayant dit cela, la mésange s’enfuit.
La colombe, une autorité en la matière depuis le temps de Noé, se mit à réfléchir à cette histoire quelques instants et murmura :
« Peut-être manque-t-il une seule personne pour que LA PAIX se fasse dans le monde ! »
Version à distribuer aux catéchumènes : Document 5

 

Crédit Claire de Lattre-Duchet

 

 

 




Expliquer le carême en 2 minutes…

Défi : comment expliquer en deux minutes le sens du carême protestant ?  la pasteure Barbara Guyonnet a relevé le défi et a répondu en vidéo !

Pour utiliser cette vidéo il suffit de la diffuser lors d’une séance de catéchisme en paroisse, ou d’envoyer aux jeunes ce lien Youtube  (de la chaîne #PROTESTANTS2.0). Cette vidéo peut aussi  expliquer a des plus jeunes enfants la période de carême, qui s’inscrit comme un avant-goût de Pâques. Cette idée de vidéo m’est venue pour faire passer le message aux jeunes du catéchisme de ma paroisse qu’une période importante allait démarrer pour les chrétiens entre février et avril. La courte durée de la vidéo est voulue, elle est comme une amorce pour en parler, et entrer en Carême en paroisse, en famille, entre amis.

C’est aussi l’occasion de challenge en groupe de jeunes, relever un défi solidaire pendant carême par exemple en soutenant une association. C’est un encouragement en cette année 2021 pour persévérer dans l’entraide et ne pas oublier ceux qui ont besoin de notre secours fraternel.

L’objectif est de partager de manière visuelle et symboliques avec des codes d’aujourd’hui sur le thème « c’est quoi carême ? »

Lorsqu’on en parle, l’expliquer c’est souvent délicat, on ne sait pas trop par où commencer ni comment dire l’importance qu’on y accorde en tant que protestants à cette période. Cette vidéo est mise à disposition pour soutenir la découverte de carême, par un moyen vidéo et un langage accessible. La vidéo peut être partagée dans les familles, entre générations. Cela ouvrira peut-être une discussion entre parents /enfants, jeunes / grands-parents sur ce que les uns ont connus et comment on peut se l’approprier aujourd’hui pour que cela ait du sens.

Le texte de la vidéo

  • Le Carême ?
  • C’est carrément quoi ?
  • C’est la période de 40 jours avant Pâques.
  • Cette année (2021) elle a lieu du 17 février au 3 avril
  • Après avoir fait le plein de nourriture à Mardi Gras
  • Les chrétiens sont prêts pour se serrer la ceinture et recentrer leur intérêt vers Dieu et les relations envers leurs prochains.
  • C’est-à-dire ?
  • C’est carrément un truc de foi :
  • Oui cela vient de Jésus, juste après son baptême il s’est retiré dans le désert et a jeûné pendant 40 jours, une durée qui rappelle celle vécue par Moïse sur le mont Sinaï.
  • Cet épisode de l’Évangile qu’on appelle aussi la « tentation du Christ », raconte comment le diable a essayé d’éprouver Jésus à 3 reprises. Et comment Jésus s’en est sorti victorieux
  • Mais alors si je veux suivre l’exemple de Jésus je dois éviter de manger ou de boire pendant une période
  • Je vais être au bout d’ma vie !
  • Tu peux éviter de manger du chocolat, ou du sucre, ou une boisson ou des frites
  • Ah non pas des frites !
  • L’important c’est que ton jeûne ait du sens pour toi et dans ta relation avec Dieu !
  • Et si je ne jeûne pas pendant Carême?
  • C’est carrément possible aussi.
  • Dans les églises protestantes on préfère parler de chemin de carême
  • Pendant cette période de 40 jours on fait le tri en soi, dans sa foi, on prend un temps de recul sur sa vie et dans la prière et on se prépare à vivre Pâques, recevoir la Bonne nouvelle de la Résurrection de Jésus.
  • Tu peux imaginer aussi trouver une manière solidaire de vivre le carême, en soutenant une action caritative, pour les plus démunis par exemple.
  • A toi de jouer !

Crédits : Barbara Guyonnet (UEPAL) Point KT