Photophore du buisson ardent

Matériel :
– Papier calque ou papier vitrail de couleur claire
– Papier vitrail ou papier de soie rouge, jaune et orange
– Colle
– Agrafeuse
– Ciseaux
– Bougie de chauffe-plat (dans un petit pot en verre si c’est une vraie bougie)

Imprimer le modèle  : Photophore du buisson ardent gabarit

Découper les parties blanches.

Le modèle peut servir de gabarit et être reporté sur du papier noir (genre Canson) ou être imprimé pour chaque enfant sur un papier un peu épais (mais cela use beaucoup d’encre).

Coller le papier calque sur l’arrière. Ne pas oublier d’encoller l’arrière de l’arbre afin qu’il soit plaqué au papier.

 

 

Découper des flammes dans le papier vitrail de couleur et les coller sur les branches de l’arbre.

 

 

 

Enrouler la feuille et l’agrafer, puis placer à l’intérieur une bougie de chauffe-plat.




Fêter les récoltes ?

Le culte des récoltes est une tradition en Alsace : chaque année, fin septembre – début octobre, ce culte est l’occasion de remercier Dieu pour les beautés de sa création et en particulier pour ce que nous récoltons et qui nous nourrit. Dans le contexte actuel où tant de voix s’élèvent pour dire que la Création est en danger, il est difficile de ne faire de ce culte qu’un temps de louange et d’action de grâce. Il peut être l’occasion aussi de dire nos inquiétudes et de réfléchir à notre responsabilité. C’est l’objectif de ce culte : classique sur la forme, il veut l’être moins dans le langage utilisé et la manière dont le thème est abordé.

Déroulement
• Accueil :
Je vous souhaite à tous et toutes la bienvenue dans cette église au nom du Seigneur, notre Dieu.
Aujourd’hui c’est la fête des récoltes, c’est le dimanche où nous nous souvenons plus spécialement de la générosité de notre Seigneur, où nous admirons la beauté de sa Création, où nous le remercions d’avoir permis que la terre produise du fruit en abondance. Ce culte s’inscrit dans le temps pour la Création qui est chaque année, au début de l’automne, un temps que les chrétiens se donnent pour réfléchir sur le rôle que Dieu nous a donné dans sa Création : l’admirer, la cultiver, la garder, en être responsable comme nous sommes responsables de nos frères et sœurs humains. Temps pour la Création, temps de réflexion, de prière, d’action, de protestation… au service et pour la gloire du Seigneur notre Dieu, Créateur de toute chose et Père de tous. Amen.

• Cantique : Les cieux et la terre (Alléluia 41-17/1-4)

• Louange (Wild Goose Resource Group : Petit livre des célébrations, OPEC – Olivétan, 2017, p. 102)
Officiant : O Dieu, Dieu Créateur, créateur de la couleur, du son, des textures, du calme et de la beauté infinie des choses vivantes,
Tous : Nous te bénissons
Officiant : O Dieu, Dieu Créateur, créateur du granit et de la graine de moutarde, des nuages gris et de la lumière des étoiles, des roulements de tonnerre et des battements de cœur,
Tous : Nous te bénissons
Officiant : O Dieu, Dieu créateur, créateur de tout ce qui est invisible, de ce tout ce qui a été, de tout ce que nos mots ne cerneront jamais.
Tous : Nous te bénissons
Officiant : O Dieu, Dieu notre Créateur, nous qui sommes les enfants de ton amour, les créatures de ta bonté, les gardiens de ta création,
Tous : Nous te bénissons
Officiant : Nous te bénissons pour ta création, pour la confiance que tu as mise en nous, pour ton amour pour nous et pour ta bonté sans fin.
Tous : Amen.

• Répons : Chantez, louez le Seigneur, chantez, vous tous le peuples ! (2 fois ; mélodie : Alléluia 12-14)

• Prière :
Seigneur, notre Dieu, tu as voulu ce monde et cette humanité, tu as voulu la vie. Tu as voulu faire de nous des partenaires, les gardiens et les jardiniers de ta Création.
Pardonne-nous lorsque nous ne reconnaissons pas ton amour à l’œuvre dans la terre fertile, dans l’eau qui arrose les sillons et la graine que tu fais germer et grandir. Pardonne-nous lorsque nous ne voyons pas tes bénédictions dans le goût des fruits et le parfum des fleurs, dans la douceur des pluies et les couleurs de l’arc-en-ciel.
Aujourd’hui, bien des voix s’élèvent pour dire que ta Création est abîmée et en danger. Aide-nous à écouter et à changer.
Seigneur, rappelle-nous de nous émerveiller chaque jour de la beauté de la nature. Aide-nous à prendre conscience du fragile équilibre qui régit la biodiversité dont nous ne sommes qu’une petite part.
Fais grandir en nous la détermination à respecter toute forme de vie et à prendre notre part de responsabilité dans la transformation du monde. Donne-nous un regard critique et constructif sur notre mode de vie.
Mets en nous le réalisme, la créativité et le courage dont nous avons besoin pour convertir nos consciences, changer nos modes de vie, porter des projets alternatifs, produire les changements nécessaires à la survie de notre terre et de notre humanité.
Ne laisse pas le fatalisme ni le défaitisme venir à bout de nos convictions. Ne laisse pas les obstacles, les menaces, les pressions atteindre notre Espérance et notre engagement pour la sauvegarde de ta Création et le respect de la vie. Amen

• Répons : Mon âme se repose (Taizé)

• Prière d’illumination : (d’après Philippe Warnier dans Livre de prière, Société Luthérienne – Olivétan, 2008, p. 360)
Seigneur, tu nous donné la terre à contempler. Tu nous as donné la terre à cultiver, à transformer sans la détruire.
Donne-nous sagesse et cœur pour éviter de gaspiller ses richesses, pour ne pas défigurer sa beauté, pour la laisser habitable aux générations futures.
Donne-nous d’écouter ta Parole qui nous appelle à être des jardiniers pleins d’amour pour la terre que tu as confiée. Amen.

• Lecture biblique : Luc 12 / 13 – 21

• Cantique : Psaume de la Création

• Prédication : Luc 13/6-9
Si aujourd’hui n’était pas le dimanche des récoltes et que je devais prêcher sur ce texte, j’insisterais sur la dimension spirituelle de ce texte. Je vous dirais : décodons la parabole, cherchons à comprendre ce que le Christ veut nous enseigner sur Dieu, sur lui, sur nous. Et puis je vous dirais qu’en fait, ce figuier stérile, qui ne donne pas de figue, c’est chacun de nous, lorsque nous nous éloignons de Dieu, lorsque nous ne vivons pas selon sa volonté, lorsque nous ne portons pas les fruits qu’il attend de nous, des fruits d’amour, de bonté et de justice. Je vous dirais que l’ouvrier qui refuse de couper le figuier, c’est le Christ qui nous regarde avec bienveillance et qui, malgré tout ce que nous pouvons être et faire, veut croire en nous, veut nous encourager, travailler autour de nous, avec nous pour que nous puissions découvrir à quel point une vie tournée vers Dieu et vers les autres peut être belle, fructueuse, riche de sens. Voilà, en résumé, ce que je vous dirais un autre jour qu’aujourd’hui….

Un autre jour… car aujourd’hui, c’est la fête des récoltes, aujourd’hui nous remercions Dieu pour la beauté et la générosité de sa Création, pour les fruits de la terre qui nous réjouissent et nous nourrissent. Alors aujourd’hui, je crois que ce texte peut nous dire d’autres choses ou au moins nous interroger, pas de manière directe, mais comme en creux, d’une manière indirecte, derrière le sens premier de la parabole.

Reprenons : c’est l’histoire d’un figuier, un arbre fruitier, mais qui ne produit pas de fruit, qui ne sert à rien donc… Le propriétaire, en toute logique pourrait-on dire, veut le couper, mais l’ouvrier qui représente le Christ rappelons-le, refuse de le couper pour le laisser vivre… encore un an, encore un an seulement me direz-vous. C’est vrai, sauf que dans la bible, le chiffre trois, comme les trois années écoulées au cours desquelles le propriétaire a cherché des figues sans en trouver, le trois est déjà souvent une totalité. Donc accorder, un an de plus après déjà trois années, c’est accorder un de plus à ce qui est déjà tout, c’est presque à demi-mot, accorder du temps, beaucoup de temps… presque l’éternité. Laisser vivre le figuier même s’il reste stérile : et si produire, servir à quelque chose n’était pas forcément ce qui est important, pas forcément ce qui donne de la valeur à une vie ? Et s’il nous fallait changer notre regard sur les choses, sur la vie, sur le monde et sur notre place dans ce monde pour ne pas seulement le regarder à partir de ce qui nous semble « utile » et productif ?

Tout porte la trace de cette logique utilisatrice et productiviste, même le langage : il y a des bonnes et des mauvaises herbes, des insectes utiles et des insectes nuisibles. Mais qui a décidé quelles herbes étaient bonnes, quelles herbes étaient mauvaises ? Quels insectes étaient utiles et lesquels étaient nuisibles ? Les connaissances scientifiques actuelles parlent plutôt d’écosystème, c’est-à-dire d’équilibre et d’interdépendance entre les différentes espèces… Et à force de voir le monde et de le façonner uniquement à partir de ce qui nous semble utile, à force de sacrifier des forêts et des champs d’herbes folles sur l’autel du profit et du rendement pour bétonner encore et encore, à force de gorger la terre de produits chimiques pour faire pousser plus et plus vite ou pour éradiquer la moindre bestiole ou la moindre herbe folle, à force de manger des fraises en décembre, à force de faire venir de l’autre bout du monde ce qui pourrait pousser ou être fabriqué ici (juste par profit !), à force de vouloir faire rouler toujours plus de camions, à force d’en vouloir toujours plus, à force de croire que le bonheur est dans la possession, nous avons plus abîmé la terre au cours des 50 dernières années qu’en des siècles d’existence humaine.

Je crois que dans l’Evangile, le Christ nous invite à porter un regard différent sur le monde : non pas à partir de nous-mêmes ou de ce qui nous arrange ou nous rapporte, mais avec la même bienveillance dont Dieu fait preuve à notre égard (tu ne me sers à rien et pourtant ta vie a du prix à mes yeux) ; non pas à partir de nous-mêmes ou de ce qui nous arrange ou nous rapporte, mais à partir de notre responsabilité devant nos enfants, leurs enfants et les enfants de leurs enfants ; non pas à partir de nous-mêmes ou de ce qui nous arrange ou nous rapporte, mais à partir de ceux de nos frères et de nos sœurs humains qui subissent déjà les catastrophes écologiques et climatiques.

Que Dieu nous aide à convertir notre regard sur le monde, nos modes de pensée et de vie, pour que nous soyons vraiment ce qu’il a voulu faire de nous : des partenaires, des jardiniers et des gardiens de sa Création, car alors nous serons comme des figuiers qui portent du fruit. Amen.

• Interlude

• Annonces

• Offrande

• Prière d’offrande
Seigneur, nous te remettons notre offrande. Par nos dons, nous te disons merci pour tous les biens dont tu as comblé et nous partageons un peu de ce que nous avons avec nos frères et sœurs moins chanceux. Amen.

• Cantique : Dieu tout-puissant (Alléluia 41-29 /1-3)

• Prière d’intercession : (librement basé sur d’après sur Wild Goose Resource Group : Petit livre des célébrations, OPEC – Olivétan, 2017, pp. 104-105)
Prions pour la beauté de la terre qui ne nous appartient pas.
Que sa beauté soit préservée, sa diversité sauvegardée et son intégrité respectée. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour que cessent la pollution et l’exploitation impitoyable de la terre, pour que les rivières frappent des mains, que les déserts fleurissent, que les vallées rient et chantent, que la faune et la flore sauvages vivent en sûreté et que tout vienne à l’existence, selon ton projet. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour que les enfants de demain n’aient pas besoin d’un musée pour découvrir les merveilles naturelles que nous voyons aujourd’hui. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour que les nations les plus pauvres ne moissonnent pas leurs champs seulement pour nourrir des tables étrangères. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour les oiseaux, les fleurs, les graines, le soleil levant et couchant, auxquels le Christ nous rendait attentifs. Que le jour de son retour, il les retrouve dans leur beauté. Seigneur, écoute-nous.
Entends notre prière, toi le Créateur de toutes choses ; convertis les cœurs de celles et ceux qui ravagent la terre.
Affermis les résolutions de celles et ceux qui la respectent. Et puisque la terre est ton cadeau continuel pour nous, garde-nous de détruire, par indifférence ou manque de considération, ce qui ne nous appartient pas. Amen.

Liturgie de Sainte Cène
• Cantique : Et comme les épis (Alléluia 24-15)
• Préface : (Chantez en l’honneur du Seigneur un chant nouveau, EERV, 1997, 42.I)
Seigneur, quelle joie de te louer !
En ton Fils Jésus-Christ tu as créé toutes choses pour le bonheur et pour la vie.
Par ton Fils, tu veux sauver chacun et la création toute entière de tous les esclavages.
Ainsi tu veux que chacun puisse te servir avec joie.
C’est pourquoi avec tes enfants de partout et de tous les temps, nous proclamons et nous chantons la grandeur de ton amour…
• Répons : Saint, saint, saint (Arc-en-ciel 863)
• Épiclèse : Seigneur, tu es la source de la vie, tu es la source de l’amour. Voici le pain et le vin. Envoie ton Saint-Esprit sur nous et sur ces dons afin que, par cette communion, nous soyons unis au Christ et les uns aux autres, et que nous demeurions fidèles à ce que tu attends de nous.
• Paroles d’institution : Nous sommes maintenant avec Jésus-Christ et avec ses disciples dans la chambre haute, la nuit même où il va être livré, il célèbre la Pâque. Il prend du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompt et le donne en disant :
« Prenez, mangez, ceci est mon corps donné pour vous, faites ceci en mémoire de moi ».
De même, après le repas, il prend une coupe et après avoir rendu grâces, il la donne en disant :
« Buvez-en tous, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, répandu pour vous et pour un grand nombre, pour le pardon des péchés, faites ceci chaque fois que vous en boirez, en mémoire de moi. »
• Unis dans un même Esprit, nous pouvons dire avec confiance la prière que nous avons reçue de Jésus-Christ, notre Sauveur :
Notre Père qui est aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
pour les siècles des siècles. Amen.
• Voici, dit le Seigneur,
Je me tiens à la porte et je frappe.
Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte,
j’entrerai chez lui,
et je prendrai la Cène avec lui,
et lui avec moi.
Viens Seigneur Jésus, viens bientôt !
• Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres chez moi, mais dis seulement une parole, et je serai guéri.
• Répons : Agneau de Dieu (Arc-en-ciel 876)
• Invitation : Nous sommes tous invités à cette table par Jésus-Christ. Il appelle chacun de nous à le rejoindre. Que celles et ceux qui reconnaissent en Jésus-Christ le Seigneur, et désirent partager son repas, forment un cercle autour de cette table.
Communion
Après : (Chantez en l’honneur du Seigneur un chant nouveau, EERV, 1997, 49I)
Seigneur, tu nous as accueillis à ta table. Nous te disons notre reconnaissance.
Par cette communion, tu renouvelles nos forces. Que notre vie soit un reflet de ton amour. Amen
• Cantique : La paix du Seigneur (Alléluia 62-83)
• Bénédiction :
Que le chemin s’ouvre sous vos pas, que le vent vous pousse en avant.
Que le soleil rayonne sa chaleur sur votre visage, que les pluies tombent avec douceur sur vos champs.
Et que Dieu vous bénisse et vous garde dans sa main, aujourd’hui, toujours et jusque dans l’éternité. Amen

Crédit : Claire de Lattre-Duchet (UEPAL) pour Point KT




Chaises musicales et musiqu’à l’envers

Par le jeu, les enfants apprennent, imitent les adultes, s’approprient les fonctionnements sociaux. Pas étonnant que les enfants jouent à la dinette ou à la guerre… Alors pourquoi ne pas utiliser le jeu pour réfléchir sur nos fonctionnements sociaux surtout lorsqu’ils sont en contradiction avec l’évangile ?

Matériel :
Appareil pour diffuser de la musique
Des chaises (solides…)

Etape 1 : Chaises musicales traditionnelles
Disposer les chaises au centre de l’espace de jeu : chaises en deux rangées, dos à dos. Il faut une chaise de moins que le nombre de participants.
Lancer la musique. Les participants tournent en rond autour des chaises. Lorsque l’animateur arrête la musique, chacun doit s’assoir sur une chaise. Celui qui reste debout est éliminé.
Enlever une chaise et recommencer. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seule participant : il a gagné !

Etape 2 : Chaises musical’envers
Remettre toutes les chaises. Mais cette fois-ci la consigne est modifiée : lorsque la musique s’arrête, personne ne doit avoir les pieds par terre, mais on peut être à plusieurs sur la même chaise.
Lancer la musique. Les participants tournent en rond autour des chaises. Lorsque l’animateur arrête la musique, tous doivent être sur les chaises.
Enlever une chaise (nombre de participants – 2 chaises) et recommencer…. Lorsque l’animateur arrête la musique, tous doivent être sur les chaises.
Enlever une chaise (nombre de participants – 3 chaises) et recommencer…. Lorsque l’animateur arrête la musique, tous doivent être sur les chaises.
Et ainsi de suite… Progressivement, il faudra laisser du temps afin que le groupe s’organise pour tenir tous sur de moins en moins de chaises. En s’organisant et en s’entraidant, une chaise peut porter au moins 8 catéchumènes : Fous rires garantis, mais attention aux chutes !

Etape 3 : Débriefing – débat
Quel jeu ont-ils préféré ? Chaises musicales à l’envers ou traditionnelles ? Pourquoi ? Quelles différences entre les deux jeux ?
Par les questions, amener les catéchumènes à comprendre ce qui se joue dans les deux jeux : jeu d’exclusion / jeu d’inclusion, jeu de compétition / jeu de coopération.
A part le gagnant du premier jeu peut-être, en général, les catéchumènes préfèrent la deuxième version parce que tout le monde s’amuse jusqu’au bout du jeu.
On peut alors faire le parallèle avec le fonctionnement de notre société : peu de gagnants, beaucoup d’exclus. Mais, si on peut jouer autrement (et s’amuser encore plus, autrement), on peut aussi imaginer vivre autrement : partager, faire preuve de solidarité, se soucier de l’autre rend heureux ! On peut déboucher sur une rencontre avec des personnes engagées dans une association d’aide sociale ou lire des témoignages de bénévoles…

Crédit : Claire de Lattre-Duchet (UEPAL) pour Point KT




Antoine et le petit cep rabougri

« Antoine et le petit cep rabougri » est une narration de la collègue Claire de Lattre-Duchet (UEPAL) pour illustrer les thèmes de la reconnaissance et du partage

Cette année-là, Antoine passait ses grandes vacances chez Mamy Marguerite et Papy Robert. Il aimait bien ces vacances à la ferme ! Il aimait aller à la chasse aux limaces dans les salades du potager, manger les fraises à peine cueillies et tièdes de soleil et entendre Mamy rouspéter gentiment :« Mais enfin Antoine, avec quoi je vais faire la confiture, moi ?! »

Il aimait jouer à cache-cache dans le maïs déjà haut, mais ça, faut pas le dire, car Papy le lui a défendu. Il aimait s’asseoir sur les genoux de Papy pour conduire le tracteur : mais, faut pas le dire à maman, parce qu’elle le trouve bien trop jeune pour conduire. Mais ce qu’il aimait par-dessus tout, c’est quand Papy l’emmenait dans les vignes : Antoine aime regarder chaque cep, à la fois si semblable et si différent du suivant avec son tronc tortueux, ses branches qui ressemblent à d’immenses bras qui s’élancent vers le ciel, ses feuilles douces et vertes et ses fruits qui grandissent et se colorent peu à peu. Et puis, Papy Robert sait si bien raconter ses vignes : il raconte les maladies et les misères de chacune et les remèdes qu’il faut leur apporter, il raconte quand et comment tailler et puis il parle des raisins et du goût si particulier de chaque cépage et du vin qu’il en fera et que bien sûr Antoine n’a pas encore le droit de goûter.

Mais cet été-là, au bout d’une parcelle nouvellement plantée, Antoine découvrit un jeune cep qui ne ressemblait à aucun autre. Il était tout petit, tout rabougri et ses branches au lieu de s’accrocher au tuteur pour s’élancer vers le ciel avaient poussé curieusement autour du tronc.

« Papy, papy, s’écria Antoine, regarde ce cep, on dirait Adrien quand il fait « Non, j’veux pas ! » » Adrien, c’est le petit frère d’Antoine, un petit frère avec un sacré caractère.

« C’est vrai, dit Papy. En tout cas, il ne dit pas « Non, j’veux pas ! », mais c’est tout comme, car il a décidé de ne pas pousser et de ne pas porter de raisin celui-là. Faudra sûrement l’arracher et en planter un autre

  • Mais Papy, pourquoi il ne pousse pas ce petit cep ?
  • Ça, je ne sais pas Antoine, car il a pourtant tout ce qu’il faut : de la bonne terre où planter ses racines, il y a du soleil et il y a eu assez de pluie et je me suis occupé de lui comme des autres. Va comprendre. »

Pendant que Papy travaillait plus loin, Antoine s’est assis à côté du petit plan de vigne tout rabougri. « Dis, tu ne veux pas grandir ? » Antoine eut presque l’impression de l’entendre répondre : « Non, j’veux pas » Alors il continua de lui parler : « Pourquoi ne veux-tu pas grandir ? Ça ne fait pas mal, tu sais. Tu as tout ce qu’il te faut pourtant : une terre fertile, suffisamment de soleil et d’eau, mon Papy qui prend soin de toi. Regarde les autres ceps comme ils sont beaux : les oiseaux viennent s’abriter dans leur feuillage et bientôt leurs fruits réjouiront beaucoup de gens. Tu pourrais être comme eux… » Mais le petit cep rabougri ne bougea pas une feuille et ses sarments bien serrés semblaient dire : « Non, j’veux pas »

Le lendemain, Antoine revint s’asseoir près du petit cep rabougri et pour lui poser les mêmes questions et lui chuchoter les mêmes encouragements, sans plus de résultat… Alors il revint le lendemain encore et le surlendemain et le jour encore d’après…

Le petit cep rabougri ne s’en rendit pas compte tout de suite, mais il commença à attendre et à espérer les visites d’Antoine. Au début, ce que disait Antoine l’avait un peu agacé, car il n’avait pas envie qu’on lui dise quoi faire. Il savait ce qui était bon pour lui, un point, c’est tout et s’il n’avait pas envie de grandir, pas envie de porter de raisin ça le regardait, na ! Mais peu à peu, il avait trouvé attendrissante la ténacité du petit garçon et, derrière les mots, il avait entendu que le petit garçon s’intéressait à lui, qu’il lui voulait du bien. Alors il l’avait écouté plus attentivement et sans trop se l’avouer, avait commencé à s’intéresser à ce dont lui parlait le garçon : la terre qui lui parut peu à peu appétissante pour ses racines, le soleil dont la caresse chaude lui parut agréable sur son écorce, la rosée du matin si fraîche et douce sur ses feuilles… si bien qu’un matin, il entendit Antoine s’écrier : « Oh mais ça alors ! Tu as grandi ! Ce petit sarment-là, il n’était pas là ! Il pousse bien, il n’est pas tout entortillé autour de toi ! »

Et Antoine repartit aussi sec en courant : « Papy, Papy ! Viens voir ! » Bon, Papy ne parut pas très convaincu, mais la joie d’Antoine fit plaisir au petit cep rabougri, enfin un tout petit moins rabougri. C’est pourquoi le lendemain, il fut très déçu de ne pas voir arriver Antoine en milieu de matinée, comme d’habitude. Le petit cep un peu moins rabougri ne le savait pas, mais Antoine avait accompagné Mamy Marguerite à l’église. Et au moment même où le petit cep un peu moins rabougri se demandait pourquoi Antoine tardait autant, le petit garçon écoutait attentivement le pasteur lire l’Évangile.

Pendant que la chorale chantait, Antoine chuchota à Mamy Marguerite : « Je dois y aller, c’est important ! Je t’expliquerais plus tard !» Mamy n’eut pas le temps de lui demander quelle mouche l’avait piqué que, déjà, Antoine se faufilait discrètement hors de l’église et courrait ventre à terre vers la parcelle de vigne. Il arriva tout essoufflé près du petit cep de vigne un peu moins rabougri qu’avant : « Faut que je t’dise, j’ai compris un truc, j’t’ai pas expliqué comme il faut… Attends, faut que je reprenne mon souffle. » Après quelques minutes, Antoine reprit : « J’étais à l’église tout à l’heure et en écoutant le pasteur lire l’évangile, j’ai compris un truc super important : Dieu a voulu le monde pour le bonheur et la vie, alors il est généreux. A toi, petit cep, il a donné la terre, le soleil, la pluie, mon papy qui prend soin de toi. Aux humains, il a donné la nature, sa création, à admirer et à cultiver pour en tirer notre nourriture. Et en nous donnant tout ça, il nous a aussi confié une mission : donner du bonheur autour de nous et ce que je viens de comprendre, c’est que donner du bonheur, partager ce qu’on a, ça rend heureux, ça rend la vie plus belle.

Tout à l’heure, à l’église, le pasteur a lu une histoire dans l’évangile où Jésus racontait l’histoire d’un homme riche et la vie de cet homme était triste, car il ne pensait qu’à lui, il n’y avait que lui dans sa vie, il voulait garder pour lui tout ce qui lui était donné et au bout du compte quand il est mort, il ne lui est rien resté. Lui non plus, il n’avait pas compris ! Ce qu’on garde vraiment et pour toujours, c’est ce qu’on a donné, le bonheur qu’on a donné… Et toi, avec tes fruits, tu pourrais réjouir tant de gens, parce que je t’assure que quand Papy invite la famille et les copains pour déguster le vin nouveau, y a de la joie ! Ça parle et ça rigole tard ! »

Le petit cep un peu moins rabougri n’avait pas tout compris dans ce flot de paroles : l’église, le pasteur, il ne savait pas ce que c’était, Dieu, Jésus, jamais entendu parler. Mais il y avait dans l’enthousiasme du petit-garçon quelque chose de communicatif et qui le fit réfléchir : il se souvint de la chaleur qui l’avait parcouru lorsqu’il avait vu la joie d’Antoine quand celui-ci avait découvert la nouvelle petite branche quelques jours plus tôt. Alors, il se dit que ce ne serait peut-être pas si mal de donner du bonheur à d’autres en partageant, dans la douceur de ses fruits, la terre, le soleil, l’eau et les soins qui lui avaient été données.

Et le petit cep un peu moins rabougri déploya ses sarments et de toutes ses forces et de toute son énergie, se mit à grandir, grandir. A la surprise de Papy Robert, ses branches furent bientôt lourdes de grappes d’un raisin sucré et subtil et Papy Robert sut tout de suite qu’il en ferait un vin exceptionnel.

Cette année-là au messti (fête du village en Alsace), en partageant la flammkuech (tarte flambée – spécialité alsacienne) avec les copains, Papy leur raconta l’histoire du petit cep rabougri et de son petit-fils tenace, mais aucun ne voulut le croire. Papy Robert fut un peu vexé d’entendre les copains rigoler. Mais ils rigolèrent moins quand quelques mois plus tard, Papy Robert présenta son vin à la foire aux vins de Colmar et gagna la médaille d’or. Son vin fit une telle réputation au coteau « Rebgarten » et aux vignes qui y poussent qu’on raconta l’histoire du petit cep rabougri l’année d’après, et l’année d’après et encore après et etc…

Et le petit cep ? Il n’est plus ni rabougri, ni petit, et il n’a jamais regretté d’avoir grandi et porté du fruit, car c’est vrai, il le sait : ce qu’on garde vraiment et pour toujours, c’est ce qu’on a donné…

Crédit : Claire de Lattre-Duchet (UEPAL) pour Point KT




Veillée avec les anges

Veillée de Noël avec les anges : Bientôt Noël ? Le premier Noël… alors, au ciel, les anges se préparent ! Veillons avec eux…

 Déroulement

Prélude 

Accueil :
(d’après Charles Singer, Semailles, Edition du Signe, 1999, p.49)
Soyez, tous et toutes, les bienvenus pour cette veillée de Noël où Dieu nous invite et nous appelle…
Il nous invite et nous appelle, en cette nuit semblable à tant d’autres obscurités, à reconnaître l’irruption de l’espérance au cœur de l’inquiétude humaine.
Dans les chants de ses anges, il nous invite et nous appelle à entendre chanter son projet de salut pour l’humanité.
En cet enfant de la crèche semblable à tant d’autres enfants enroulés dans leurs langes, il nous invite et nous appelle à reconnaître son amour bouleversant.
Dans cet enfant de fragilité semblable à tant d’autres enfants reposant tout contre leur mère, il nous invite et nous appelle à le reconnaître lui, Dieu, déposé dans le berceau de l’humanité. Amen.

Cantique : O nuit bienveillante (Alléluia 32-23/1, 3 et 4)

Scène 1 : Oh oh Gaby, Gaby
Les « anges » se regroupent pendant le chant de l’assemblée à droite de l’autel et se placent comme une chorale.

Musiquange : Oh là là, ça ne va pas du tout. C’est une catastrophe ! Vous chantez comme des casseroles ! On ne sera jamais prêt à temps ! Mais qu’est-ce que je vais dire au patron ? J’étais tellement heureux quand il m’a confié cette mission. Je l’entends encore quand il m’a dit : Musiquange, je compte sur toi pour préparer le chœur des anges pour cette occasion très spéciale.
Il compte sur moi. Je suis désespéré ! Mais où sont vos voix angéliques ?! Je n’ai entendu que des casseroles ! Même un chœur de canards sauvages chanterait mieux que vous !
Bon, on arrête-là pour aujourd’hui, revenez demain pour répéter ! Et entrainez-vous sérieusement d’ici-là ! Sinon, je ne réponds plus de rien !

Curiange : Ben dis donc ! Qu’est-ce qui lui arrive à notre chef ?! On n’a quand même pas si mal chanté !

Angeronchon : Moi, j’aime pas chanter !

Curiange : Oui, Angeronchon, on sait ! Mais ce que je ne comprends pas c’est pourquoi Musiquange est si contrarié, on dirait toi ! Il nous demande toujours de bien chanter les louanges de Dieu, mais en ce moment, il est tellement exigeant !

Angeronchon : Moi j’aime pas quand le chef est exigeant !

Curiange : Eh Tchatange ! Tu sais ce qu’il a, toi, notre chef de chœur ?

Tchatange : Evidement ! Tu ne sais pas ?! Tout le ciel en parle !

Angeronchon : Moi, j’aime pas quand tout le ciel parle !

Curiange : Tout le ciel parle de quoi ?

Tchatange : Nous nous préparons à chanter pour une occasion très spéciale ! C’est pour ça que Musiquange est un peu sur les nerfs.

Curiange : Mais c’est quoi cette occasion très spéciale ? ! Dis-moi…. Allez, accouche !

Tchatange : Ah non, c’est pas moi qui vais accoucher ! Dieu a choisi quelqu’un d’autre pour ça !

Curiange : Mais qu’est-ce que tu racontes ?! Je comprends rien !

Angeronchon : Moi, j’aime pas quand on comprend rien !

Tchatange : Viens, Curiange, Gaby est le mieux placé pour t’expliquer !

Angeheureux : J’peux venir aussi ? S’t’plait ! C’est sûrement une bonne nouvelle et j’adooore les bonnes nouvelles !

Tchatange : Oui, tu peux venir aussi Angeheureux… Mais t’es obligé de sourire tout le temps comme ça ?

Angeronchon : Moi, j’aime pas quand on sourit sans arrêt !

Angeheureux : Je fais pas exprès. Je suis heureux, alors j’ai le sourire, la banane, la frite, la pêche…

Tchatange : Si seulement, c’était contagieux et que tu pouvais donner un peu de ta banane à Angeronchon ou à Musiquange.

Angeronchon : Moi, j’aime pas la banane !

Tchatange : Qu’est-ce que je disais !

Angeronchon : Et j’aime pas qu’on me critique !

Curiange : Et, ne vous disputez pas ! Bon, on va voir Gaby ?! J’aimerai bien savoir moi !

Tchatange : Avec tout ça, je ne l’ai pas vu partir ? Va savoir sur quel nuage, il est maintenant ! Gaby ?! Gaby ?! Il a eu tellement de travail ces derniers temps, il doit faire une sieste quelque part… Gaby ?! Gaby ?!

Les autres anges avec lui : Gaby ?! Gaby ?! Gaby ?! Gaby ?!

Gabriel (depuis la tribune de l’orgue) : Gabriel, je m’appelle Gabriel ! C’est pas compliqué quand même : Gabriel ! Ca rime avec ciel ! Ca fait plus sérieux quand même !

Tchatange : Gabriel, si tu veux… mais Gaby, c’est affectueux… On te cherchait…

Gabriel : Oui, ça j’ai entendu et les cieux tout-entiers aussi ! Mais vous me cherchiez pourquoi ?

Tchatange : Ben c’est à cause de ce que tu m’as raconté. Curiange, Angeheureux et Angeronchon, ils voudraient bien savoir aussi… alors je me disais…

Gabriel : Tchatange, toujours aussi bavard, incapable de tenir ta langue…

Tchatange : On a la tchatche, ou on ne l’a pas… Mais Curiange comprend pas pourquoi Musiquange est sur les nerfs avec nous à la chorale… Alors si tu lui expliquais…

Gabriel : Je vois… j’arrive !
Gabriel descend de la tribune et rejoint les autres.

Cantique : Voici Noël, ô douce nuit (Alléluia 32-30/1, 3, 4 mais dans la strophe 1 on remplace « Allons donc tous avec les mages, Porter à Jésus nos hommages » par « Allons donc tous avec les anges, Chanter au Seigneur nos louanges »)

Scène 2 : Ange ou cigogne ?
Gabriel : Bon alors, je vais commencer par le début. Il y a quelques mois, le grand patron m’a envoyé au Temple de Jérusalem, pour parler à un prêtre du nom de Zacharie. Je devais lui annoncer que sa femme Elisabeth n’était pas stérile comme on le disait et que même si elle n’était plus toute jeune, elle allait avoir un fils qui s’appellerait Jean.

Angeheureux : Oh un bébé ! Quelle bonne nouvelle !

Tchatange : Et il t’a cru tout de suite, Zacharie, quand tu lui as annoncé cette naissance ?

Gabriel : Bien sûr que non ! Il m’a dit que sa femme et lui étaient trop vieux pour avoir un enfant. Alors je lui ai cloué le bec : il sera muet jusqu’à la naissance de son fils. Ca lui apprendra à trop parler et à mettre en doute la parole d’un envoyé de Dieu ! Non mais !

Curiange : Mais depuis quand les anges annoncent la naissance des enfants ? On n’est pas des cigognes !

Angeronchon : Moi, j’aime pas les cigognes !

Gabriel : Mais cet enfant n’est pas n’importe quel enfant : il s’appellera Jean et il sera celui qui doit préparer le peuple à la venue du Sauveur, du messie que Dieu a promis à son peuple !

Curiange : Et c’est pour la naissance de Jean qu’on va chanter ?

Tchatange : Mais t’es presqu’aussi bavard que moi, Curiange !

Angeheureux : Chut ! Ecoutons la suite !

Gabriel : Non, on ne va pas chanter pour la naissance de Jean. Car ça, ce n’était que le début ! Après ça, Dieu m’a envoyé au fin fond de la Galilée, dans un bled perdu, Nazareth, chez une jeune fille du nom de Marie, fiancée à un charpentier du nom de Joseph. A elle aussi, je devais annoncer la naissance d’un fils.

Curiange : C’est ce que je disais, le patron nous confond avec les cigognes !

Gabriel : Mais non, Curiange… Et de toute façon, annoncer cette naissance, c’était un grand honneur pour moi ! Car cet enfant, c’est le Messie, le Sauveur que Dieu a promis à son peuple et que le peuple attend depuis si longtemps. Cet enfant, c’est le Fils de Dieu !

Angeheureux : Quelle bonne nouvelle ! J’adoooore les bonnes nouvelles !

Curiange : Je ne comprends plus rien ! Pourquoi est-ce que Dieu t’envoie à Nazareth ? Avec tout le respect que je lui dois, il s’emmêle pas un peu les pédales le patron ? C’est pas à Bethléem qu’il doit naître le Messie ? Eh Google-ange !

En haut de la chair, Google-ange se lève

Google-ange : Que dois-je chercher ?

Curiange : Où le sauveur doit-il naître ?

Google-ange tourne les pages de sa bible…

Google-ange : Livre du prophète Michée, chapitre 5
Le Seigneur dit : « Et toi, Bethléem Ephrata, tu es un petit village parmi ceux des clans de Juda. Pourtant, celui qui doit gouverner Israël, je le ferai sortir de chez toi. Il appartient à une famille très ancienne. » Le Seigneur va abandonner son peuple pendant un certain temps. Ensuite, le jour viendra où la femme qui doit accoucher aura un fils. Ceux qui seront encore en vie après l’exil viendront rejoindre les autres Israélites. Et lui, le chef annoncé, il se lèvera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la présence glorieuse du Seigneur son Dieu. Les gens de son peuple vivront en sécurité. En effet, sa puissance s’étendra jusqu’au bout du monde.
C’est lui qui donnera la paix.
En chair, Google-ange se rassoit

Angeheureux : A mon avis, le patron sait ce qu’il fait !

Gabriel : Tout à fait ! Mais je dois dire quand même qu’il n’a pas choisi la facilité !

Angeronchon : Moi, j’aime pas la facilité !

Tchatange : Alors le patron et toi, vous êtes d’accord là-dessus ! Quand on y réfléchit un peu quand même, il aurait pu choisir une femme mariée, dans une famille importante et respectée de Jérusalem. Pour Marie, c’est pas simple quand même ! Avoir un bébé avant d’être mariée… Ca craint ! Ils ne rigolent pas les humains avec ça ! Sa famille pourrait la jeter dehors, son fiancé pourrait penser qu’elle l’a trompé et la faire condamner à la lapidation…

Angeheureux : A mon avis, le patron sait ce qu’il fait !

Gabriel : En tout cas, comme elle était très troublée, j’ai essayé de la rassurer. Je lui ai dit que Dieu l’aime. Je sais qu’il la protègera et lui donnera la force de faire face.

Angeheureux : A mon avis, le patron sait ce qu’il fait !

Les autres anges : Oui, on a compris !

Tchatange : Attention Angeheureux, on va finir par t’appeler Angeradoteur !

Curiange : Bon et alors ? Elle a dit quoi, Marie ?

Gabriel : « Je suis la servante du Seigneur. Que Dieu fasse pour moi, ce que tu as dit ! »

Curiange : Alors, elle est d’accord… Il va naître ce bébé… et donc, c’est pour la naissance de cet enfant qu’on va chanter ?

Angeronchon : Moi, j’aime…

Tchatange : Attention à ce que tu vas dire, toi ! On parle du fils de Dieu là !

Angeronchon : Euh, oui, justement… j’allais dire : Moi, j’aime le fils de Dieu !

Les autres anges : Ah !

Gabriel : Oui, Curiange, nous allons chanter pour la naissance du Fils de Dieu…

Tchatange : C’est pour ça que Musiquange est un peu sur les nerfs…

Angeheureux : Il veut que ce soit bien ! Vraiment bien !

Tchatange : Quand on parle du loup… enfin de l’ange…

Musiquange : Mes anges ! Répétition générale ! Allons au travail !

Cantique : Roi des rois (Arc-en-ciel 262)

Musiquange dirige l’assemblée comme une chorale, fait chanter en canon, ronchonne (« Bon y a encore du boulot !!! Va falloir faire mieux !! »)…

A la fin du chant, P’tiange arrive en courant dans l’allée et rejoint les autres.

Scène 3 : Le chœur des anges
Musiquange : P’tiange !!! Mais d’où tu viens toi ?! Tu as raté la répétition générale ! Ce n’est pas sérieux ! On ne sera jamais prêt si chacun vient quand il a le temps !

P’tiange : J’étais en mission pour le patron !

Musiquange : En mission ?

P’tiange : Oui. Je suis allé voir Joseph dans son sommeil…

Musiquange : Joseph, qui c’est celui-là ?

Gabriel : C’est le fiancé de Marie. Il est de la famille du roi David.

Curiange : Eh P’tiange, tu lui as dit quoi à Joseph ?

P’tiange : Je lui ai dit qu’il devait épouser Marie.

Gabriel : Joseph est un homme juste, il va faire ce que Dieu lui commande, épouser Marie et adopter l’enfant. Grâce à lui, le Messie va naitre dans la famille du roi David.

Curiange : C’était prévu comme ça ? Google-ange…

En chair, Google-ange se lève et tourne les pages de sa bible

Google-ange : Livre du prophète Esaïe, chapitre 11
Un fils sortira de la famille de Jessé, le grand-père de David, comme une jeune branche sort d’un vieux tronc. Une nouvelle branche poussera à partir de ses racines. L’esprit du Seigneur reposera sur lui. Il lui donnera la sagesse et le pouvoir de bien juger.

En chair, Google-ange se rassoit

Angeheureux : Je vous l’avais bien dit ! Le patron sait ce qu’il fait ! Et il tient parole ! Quelle bonne nouvelle ! Quelle grande nouvelle, nous allons chanter pour les hommes !

Tchatange : Tu as raison ! Au travail mes frères, au travail ! Il faut que notre chant soit parfait pour ce jour si important !

Narrateur : Je ne sais pas si les anges ont encore travaillé longtemps pour atteindre la perfection, car bien sûr, c’est là pure fantaisie, mais une fantaisie où l’essentiel est dit : Dieu tient parole et donne à son peuple le Messie promis. Par amour, Dieu se fait père, Dieu se fait proche, Dieu se fait homme. Quelle déclaration d’amour de Dieu pour nous les humains !
Et en tout cas, cette nuit-là… les anges…. Les anges dans nos campagnes ont entonné…

Cantique : Les anges dans nos campagnes (Alléluia 32-27)

Prière d’intercession : (d’après Francine Carillo dans Traces vives, pp. 147-48)
Béni sois-tu, Dieu notre Père !
Dans l’enfant qui vient à nous en cette nuit de Noël, c’est de naissance et de vie que tu nous parles !

Mais cette naissance et cette vie ne vont pas sans peine et pour que notre prière soit vraie, nous te confions maintenant la vérité de nos cœurs :
Ce désir de vivre pleinement Noël et nos questions pour cette fête,
Cette envie d’être dans la foi et nos résistances à croire,
Cette soif de relations vraies et nos difficultés à vivre avec les autres.

Toutes ces contradictions qui nous habitent, nous les déposons devant toi, Seigneur,
non pour que tu les effaces, mais pour que tu les retournes en chemin de vie.

Donne-nous d’accueillir la douceur de Noël et permets qu’en nos visages, il y ait assez de lumière pour ceux qui sont dans l’ombre !

Donne-nous d’accueillir la paix de Noël et permets qu’en nos cœurs, il y ait assez de paix pour ceux qui sont dans la révolte !

Donne-nous d’accueillir la tendresse de Noël et permets qu’en nos cœurs, il y ait assez de tendresse pour ceux qui sont dans la solitude et le deuil !

Car alors, nous serons des anges, c’est-à-dire tes envoyés, tes messagers en ce monde.
Au nom de ton Fils de lumière, né parmi nous pour qu’il fasse clair dans nos vies.
Et comme il nous l’a enseigné, nous prions ensemble…

Notre Père qui est aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
pour les siècles des siècles. Amen.

Annonces

Offrande

Prière d’offrande :
Seigneur, merci pour tout ce que tu nous donnes et merci pour la joie d’offrir. Reçois notre offrande comme un signe de notre reconnaissance et de notre engagement pour l’annonce de ton Evangile et la solidarité avec nos frères et nos sœurs humains. Amen.

Cantique : Il est né le divin enfant (A 32-29)

Envoi et bénédiction : (d’après Liturgie de l’ERF, livret fêtes, p. 8)
Les anges ont chanté la Bonne nouvelle.
Les bergers ont pris le chemin de la crèche.
Nous voici témoins de la vie donnée, nous voici appelés à devenir des anges, c’est-à-dire des envoyés, des messagers de Dieu.
Annonçons la présence de Dieu, proclamons la paix au monde !
Il est né, celui qui est Prince de la paix ! Il est né celui qui est lumière de monde !

La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soient avec vous et tous. Que Dieu vous bénisse et vous garde dans la paix et la joie de Noël ! Amen.

Crédit : Claire de Lattre-Duchet (UEPAL) pour Point KT