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dessin Mary Jones
Maintenant, trois choses sont toujours là: la foi, l’espérance et l’amour. Mais la plus grande des trois, c’est l’amour. « Ar hyn o bryd mae gynnoch chi dri peth sy’n aros: ffydd, gobaith a chariad. Ond y mwya ohonyn nhw ydy cariad. » 1 Corinthiaid 13: 13 (Pays de Galles)

1 Corinthiens 13:13 (Français fondamental).

L’histoire de Mary Jones

En 1794, une jeune galloise de dix ans, nommée Mary Jones, fut la première de sa famille à apprendre à lire. Ses efforts furent récompensés quand son enseignante l’invita à lire, à haute voix en classe, la Bible galloise. En lisant, Mary fut profondément émue. À partir de ce moment-là, elle résolut de faire tout ce qui était en son pouvoir pour se procurer une Bible.

Pendant six ans, elle tricota des bas, cultiva des légumes, s’occupa d’une ruche d’abeilles, éleva des poules pour en vendre les œufs et aida des fermiers de la région à récolter leur moisson. Ainsi, peu à peu, elle put accumuler assez d’argent pour réaliser son rêve. Chaque samedi, elle avait l’occasion d’aller chez Mme Evans, la femme d’un fermier, qui l’invitait à aller lire la Bible chez elle.

À l’âge de 16 ans, Mary avait amassé suffisamment d’argent. Elle apprit que Monsieur Charles, un pasteur de Bala, vendait des Bibles. Mary entreprit donc le voyage, bien que la distance fut d’environ 40 km et que le trajet fut périlleux et ardu, car souvent des voleurs guettaient les voyageurs et leur volaient leur argent. Mary se confia en Dieu et le pria de la protéger en route.

Elle arriva le jour suivant, et constata qu’il ne restait qu’une seule Bible galloise – et que Monsieur Charles l’avait déjà promise à un de ses amis. Déçue, Mary commença à pleurer. Monsieur Charles fut tellement touché qu’il eut compassion de la jeune femme. Il lui dit qu’il possédait une Bible anglaise et que son ami lisait aussi bien l’anglais que le gallois. Il vendit donc la Bible galloise à Mary.

Cet événement parla au cœur de M. Charles qui passa à l’action. Quatre ans plus tard, il présenta à Londres la situation du peuple gallois, en exposant leur besoin en Bibles avec une telle éloquence que le révérend Thomas Hughes, pasteur de l’église baptiste de Battersea, s’écria : « Il faut certainement créer une société pour subvenir à ce besoin. Mais si nous le faisons pour le pays de Galles, pourquoi ne pas agir ainsi pour la Grande-Bretagne ? Et pourquoi pas pour le reste du monde ? »

Cette simple réunion de 300 personnes permit de fonder la British and Foreign Bible Society et, par la suite, de commencer le travail des Sociétés bibliques à travers le monde.

Avec l’aimable autorisation de la Société biblique canadienne, http://www.societebiblique.ca

Pour jouer avec Mary Jones cliquer ici

Crédits: Marie-Pierre Tonnon (EPUB) – Point KT

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