La mission – animations du cinquantenaire du Défap

Défap 50 ansPour célébrer son cinquantenaire (septembre 2021), le Défap service missionnaire a sorti plusieurs animations autour de la mission et de son histoire.

– Un escape game (jeu de rôle où une équipe doit résoudre une énigme avec des indices trouvés petit à petit dans un temps donné), disponible en téléchargement en version « jeu de société » : https://www.defap.fr/2021/09/20/lescape-game-du-defap-enfin-disponible/# Ce jeu est un jeu coopératif pour des groupes de 1 à 4 joueurs, destiné aux personnes de 12 ans et plus. Il faut compter environ 1h30 pour jouer.

– Une proposition pour réfléchir, un témoignage, une animation et une célébration à partir de différents verbes (chaque mois de l’année 2021 un nouveau dossier est disponible) : https://www.defap.fr/les-verbes-de-la-mission/ Les verbes proposés sont : Envoyer – Accueillir – Rencontrer – Enseigner – Écouter – Traduire – Partager – S’entraider – Soigner – Communier. De quoi animer un parcours catéchétique ou intergénérationnel !

Crédit Marlies Voorwinden, (EPUdF) Point KT

 




Projet Campus « Choisis la vie »

Campus est une aumônerie pour les lycéens de Colmar (Haut Rhin). Pendant la pandémie, et le temps du confinement, un projet éditorial  a été imaginé par le pasteur Gilles Agbenokoudji, l’aumônier de Campus. C’est ainsi que des textes de prières, des réflexions ou des présentations d’activités proposées par des jeunes, des pasteurs ou des parents sont nés de la plume de divers auteurs. Ce livret de 56 pages est une invitation à  choisir de vivre, pleinement, le quotidien et, dans cette conscience, de revenir à l’essentiel… quelques titres pour donner envie de se plonger dans ce livret : choisir la vie, choisir Dieu, choisis le regard, choisir la reconnaissance, choisir la rencontre, choisir la parole, choisir la prière… choisir de bénir !

A remarquer : une prière du « Notre Père » écrite avec des mots nouveaux (du pasteur Claude Hunsinger) page 54 et une animation sur le thème du bon berger (Jean 10v1-5), page 22

Télécharger icile livret choisis la vie

Crédits : Gilles Agbenokoudji (UEPAL) – Point KT




Carnet de prières pour les fêtes chrétiennes

Ce carnet personnel de prières est destiné à un public de catéchumènes (12 ans et plus) et de jeunes adultes. Il est tout a fait utilisable dans l’apprentissage des fêtes chrétiennes et de leur signification. Grâce à ce matériel, en une semaine de prières, toutes les principales fêtes chrétiennes sont abordées dans l’ordre liturgique.

Pour chaque fiche A5, en recto verso,  une fête est détaillée comme suit :

  • un résumé de la fête,
  • une prière tirée de la Bible,
  • des éléments pour prier librement (en format #),
  • une prière de la plume d’Emily Huser, pasteure,
  • ainsi qu’une citation à méditer pour le jour. Le tout rédigé dans un langage jeune.

Ces 7 fiches représentent les 7 jours de la semaine. Ainsi, le lundi, nous découvrons la signification du temps de l’Avent… même si nous sommes en plein été ! Cela peut sembler bizarre, mais le principe fonctionne très bien auprès des jeunes. Les propositions faites ci-dessous  sont à s’approprier afin que le carnet soit le plus personnel possible. Les techniques sont inspirées des techniques du « Bible Journaling » – Pour en découvrir le mode d’emploi, c’est par ici

Dernière étape : faites-vous plaisir !

  

Crédit : Emily Huser (UEPAL) Point KT




Aryélon fête le début de l’été

Culte en plein air avec Aryélon le lionceau. Inspiré du matériel Aryélon

Matériel

  • Préparer une mini piscine remplie d’eau, cruches pour verser de l’eau…
  • Préparer des fleurs (voir le modèle dans ARYELON Rencontre 8+animations été + des crayons de couleurs foncées pour tous : 80 ou 50
  • Table pour exposer les bricolages des enfants, accrocher les ribambelles aux fenêtres

 

Prélude et Accueil (pour présenter Aryélon)

Aryélon : Bonjour tout le monde, bonjour les enfants !

Les enfants, pouvez-vous expliquer aux adultes qui je suis ? … Oui, je m’appelle Aryélon et je suis un lionceau et plus tard, je serai le roi des animaux ! Et un roi a besoin de beaucoup de sagesse. Depuis septembre dernier, j’ai découvert avec les enfants plein d’histoires de la Bible qui parlent de la sagesse et de la folie. Et j’espère qu’ensemble, nous avons grandi en sagesse tout au long de cette année qui était un peu… folle ?

Enfant : Moi, j’ai découvert ceci : ce qui est sage et bon aux yeux de Dieu ne l’est pas peut-être pas pour le monde dans lequel nous vivons. La Bible ne nous apprend pas comment multiplier des richesses matérielles. Dieu parle de la richesse de nos dons, de nos talents, de notre personne. Dieu m’appelle à être bon envers moi-même et bon envers les autres. C’est cela, la sagesse de Dieu. Ce matin, nous parlerons de cette sagesse-là.

Chant : Seigneur, nous arrivons des 4 coins de l’horizon Arc 214

Refrain : Seigneur, nous arrivons des quatre coins de l’horizon, nous voilà chez toi.
Seigneur, nous arrivons des quatre coins de l’horizon, dans ta maison.

  1. Nous avons marché sur des routes humaines,
    Nous avons porté le fardeau des jours,
    Nous avons souffert la fatigue et la peine,
    Nous avons offert simplement notre amour. Refr.
  2. Nous avons marché au milieu de nos frères,
    Nous avons porté le poids de nos jours,
    Nous avons souffert en voyant leur colère,
    Nous avons offert simplement ton amour. Refr.
  3. Nous voici enfin tous autour de la table,
    Rassemblés ici pour parler de toi,
    Tu nous as nourris d’un amour formidable
    Et nous te chantons simplement notre joie.

Refrain final : Seigneur, nous arrivons des quatre coins de l’horizon, nous voilà chez toi.
Seigneur, nous te chantons, nous te louons, comme il fait bon, dans ta maison !

Prière d’ouverture 

Adulte : Au début ce culte, nous aimerions nous adresser à Dieu d’une façon très simple, telle que nous le faisons habituellement avec les enfants. Lorsque nous nous rencontrons, nous faisons la prière avec les pierres. Vous savez peut-être qu’un jour, certains gens dirent à Jésus : « Maître, fais taire tes disciples ! » Jésus répondit : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront ! »

Nous avons ici une pierre rouge, une pierre noire et une pierre blanche. Chaque enfant pose alors une pierre ou plusieurs devant lui. S’il est heureux, il pose la pierre blanche. S’il est triste, la noire, s’il est en colère, la rouge. Et il peut dire pourquoi il se sent ainsi. Nous avons demandé aux enfants et à d’autres personnes de la paroisse de faire cet exercice et nous déposons à présent devant vous et devant Dieu leurs pierres de joie, de colère et de tristesse. Et vous, en pensées, vous pouvez aussi rajouter vos pierres.

Dieu, toi qui nous consoles, voici nos pierres noires, voici pourquoi nous sommes tristes.
(Un ou plusieurs enfants posent une pierre noire sur l’autel) Je suis triste parce que la situation actuelle rend impossible tout dialogue ;

Dieu, toi qui entends nos cris, voici nos pierres rouges, voici pourquoi nous sommes en colère.
(Un ou plusieurs enfants posent une pierre rouge sur l’autel) 

  • Je suis en colère parce que les inégalités se creusent à nouveau et que la fraternité redevient un vain mot.
  • Je suis en colère face à l’obligation de pensée unique qui domine et qui ne laisse rien présager de bon

Dieu, toi te réjouis avec nous, lorsque nous allons bien, voici pourquoi nous sommes heureux.
(Un ou plusieurs enfants posent une pierre blanche sur l’autel) 

Dans un moment de silence, nous pouvons aussi mettre nos pierres sur l’autel, nos soucis, nos douleurs, notre solitude, nos inquiétudes, ainsi que nos petites et grandes lumières, nos joies, notre reconnaissance.

Musique méditative

L’eau de la grâce 

Vous vous demandez peut-être pourquoi nous avons installé une piscine ici. Non, nous n’allons pas y jeter les pasteurs, ni Aryélon, qui en plus n’aime pas trop nager. Nous avons installé cette petite piscine, car il faut bien un récipient pour montrer et garder l’eau. L’eau qui est si importante pour tout ce qui vit. Pour les êtres humains, pour les animaux, pour toute la création.

Voici l’eau qui lave. Qui rafraichit. Qui fait du bien. Qui peut aussi être dangereuse. Mais même Aryélon, qui n’aime pas tellement l’eau, sait bien que sans eau, il ne peut pas vivre. C’est aussi l’eau du baptême. En voyant cette eau, nous pensons à Dieu qui nous donne la vie.

Nous avons pu dire à Dieu ce qui nous rend triste, joyeux ou en colère, car il nous accepte tels que nous sommes, sans nous juger. Cette eau est le rappel que nous sommes des sœurs et des frères, baptisés par la même eau. Nous pouvons avoir confiance en Dieu. Dieu nous offre la vie. Et il nous appelles à partager un peu de sa force et de sa joie avec ceux qui nous entourent.

Dieu, merci pour cette eau ! Merci pour la vie ! Merci pour cette famille spirituelle que nous sommes !

Et en te disant merci, les enfants versent à présent symboliquement encore un peu d’eau dans la piscine. Plus tard, vous le verrez, elle nous servira encore. Entretemps, chantons notre reconnaissance ! Alléluia !

Les enfants versent encore deux, trois ou quatre cruches d’eau dans la piscine

Chant : Cherchez d’abord le Royaume de Dieu (All 14-09 ; Arc 181)

  1. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu, cherchez d’abord sa justice !
    Et toutes choses vous seront données en plus, allélu, alléluia !
    Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia !
  2. Vous ne vivrez pas de pain seulement, mais bien de toute Parole
    qui sortira de la bouche du Seigneur, allélu, alléluia !
    Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia !

 

Une famille invitée par Dieu : diverse et riche par sa diversité

Regardons autour de nous. Nous sommes ici rassemblés. Tous différents. Tous invités par Dieu. Quelle richesse ! Mais connaissons-nous la richesse de l’autre ? Nous avons parfois même du mal à dire quels sont nos talents à nous, nos dons, nos compétences… Ce ne sont pas forcément des choses qui nous aident à être efficace et performants dans notre société, mais chacun de nos talents, c’est une richesse et un cadeau de Dieu.

C’est peut-être le moment d’y penser. Vous avez reçu une fleur. Au cœur ce cette fleur, vous pouvez noter votre richesse et vous avez le droit de vous faire aider si vous avez du mal. Ensuite, vous pliez les pétales vers l’intérieur. (montrer) Maintenant, on ne voit plus ce qui est écrit. Et à la fin du culte, chacun est invité à poser sa fleur sur l’eau de la grâce… Et vous verrez, votre fleur s’ouvrira avec toutes les autres fleurs.

 

Interlude par le groupe musical « Ballade« 

pendant l’interlude, temps de réfléchir.
Au moment d’annoncer le chant, inviter déjà les enfants qui auraient terminé la fleur à la poser sur l’eau, l’assemblée pourra le faire à la fin du culte 

Chant : Hiné ma tov  Arc 164 / Alléluia 12-16 

Joie pour des sœurs et des frères de demeurer ensemble, dans l’unité, la prière, par l’Esprit qui rassemble.

Ah ! qu’il est doux de demeurer ensemble. Ah ! qu’il est doux de demeurer ensemble.

Hiné ma tov ouma nayim chévèt arhim gam yarhad. Hiné ma tov ouma nayim chévèt arhim gam yarhad.

Hiné ma tov chévèt arhim gam yarhad. Hiné ma tov chévèt arhim gam yarhad.

 

Aryélon introduit l’histoire biblique

Est-ce que vous vous souvenez des histoires que nous avons lues ensemble ? La parabole du riche fou, l’histoire du roi Saül, la parabole de l’homme qui construit sa maison sur le sable et celui qui construit sur le roc ? L’histoire du père qui accueille son fils à bras ouverts, alors que celui-là avait fait plein de bêtises ? Nous avons aussi parlé de la visite de l’ange qui contre toute attente, est bien accueilli par Marie.

À la fin de l’année scolaire, je me demande : que disent ces histoires sur Dieu ? On parle bien de la sagesse et de la folie des hommes. Mais Dieu, aux yeux du monde, fait souvent des choses qui paraissent folles ! Dieu est patient, généreux, ne pense aucunement à lui mais à nous…

J’ai encore une dernière histoire pour vous. Ecoutez bien !

Évangile de Luc 14,15–24 – E !

  • Narrateur           Un jour de sabbat, Jésus entre dans la maison d’un chef des Pharisiens pour y prendre un repas. Un de ceux qui sont à table dit à Jésus :
  • Convive               Il est heureux, celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu !
  • Narrateur            Jésus lui répond par cette histoire :
  • Jésus                  Un homme prépare un grand repas et il invite beaucoup de monde. À l’heure du repas, il envoie son serviteur dire aux invités :
  • Serviteur             Venez ! Maintenant, c’est prêt !
  • Jésus                   Mais tous les invités, l’un après l’autre, se mettent à s’excuser. Le premier dit au serviteur :
  • Invité 1                Je viens d’acheter un champ et je dois aller le voir. Je t’en prie, excuse-moi.
  • Jésus                    Un autre dit :
  • Invité 2                Je viens d’acheter cinq paires de bœufs et je vais les essayer. Je t’en prie, excuse-moi.”
  • Jésus                    Un autre dit :
  • Invité 3                Je viens de me marier, c’est pourquoi je ne peux pas venir.
  • Jésus                  Le serviteur revient chez son maître et il lui raconte tout cela. Alors le maître de maison se met en colère et il dit à son serviteur :
  • Maître                 Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les infirmes, les aveugles et les boiteux.
  • Jésus                  Après un moment, le serviteur vient dire :
  • Serviteur             Maître, on a fait ce que tu as commandé, et il y a encore de la place.
  • Jésus                  Le maître dit au serviteur :
  • Maître                 Va sur les chemins et près des champs. Ceux que tu rencontreras, oblige-les à entrer chez moi. Ainsi, ma maison sera pleine. En effet, je te dis une                                 chose : parmi ces premiers invités, personne ne mangera de mon repas !

Chant (JMP) : Viens, ami

Refrain : Viens, ami, faisons la fête, Dieu appelle. Viens, ami, les tables sont prêtes, elles sont belles.

  1. Pardon, j’ai ach’té un champ. Non, je ne peux venir, il me faut le voir, c’est ennuyeux. Refr.
  2. Pardon, j’ai ach’té des bœufs. Non, je ne peux venir, je dois travailler, c’est ennuyeux. Refr.
  3. Pardon, je m’suis marié. Non, je ne peux venir, et l’abandonner, c’est ennuyeux. Refr.
  4. Nous sommes tous fort occupés. Nous ne pouvons venir vers vous, festoyer, mille pardons.

 

Après l’histoire biblique 

Quelques phrases comme introduction, puis des questions : Accepteriez-vous de venir à ce banquet ? Qui, dans votre rue, choisiriez-vous d’emmener à ce dîner ? Peut-être essayer de faire le lien avec le manque de contact social depuis plus d’une année ?

Musique 

Prière pour les autres 

  • Seigneur, tu n’es pas loin de nous, nous pouvons te rencontrer en toute personne.
  • Aide-nous à ne pas avoir peur de l’autre, donne-nous le courage de nous ouvrir et d’aimer.
  • Seigneur, chez toi, tous sont invités.
  • Aide-nous à être attentifs aux plus faibles parmi nous, aux petits, aux pauvres, à ceux qui sont différents, aide-nous à ne juger personne.
  • Seigneur, nous regrettons parfois d’avoir dit non. Parfois aussi, nous nous en voulons d’avoir dit oui.
  • Redis-nous qu’il est toujours possible de revenir sur nos pas. Apprends-nous à nous ouvrir à l’inattendu et à la surprise.
    Donne-nous la sagesse du discernement, pour que nous sachions de plus et plus ce qui importe vraiment dans la vie.
  • Seigneur, tu es venu dans notre monde, tu es toujours près de nous.
  • Aide-nous dans notre quotidien à être des signes de ta bienveillance, de ta justice, de ta paix.

Terminer par la prière « Notre Père » (avec gestes)

Annonces  et Chant : Dites Amen ! NL 78

Nous le chanterons d’abord en français, puis en xhosa, une des langues parlées en Afrique du Sud.

Cantor : Dites Amen !
Tous : Amen, le Seigneur est vivant !
Cantor : Dites Amen !
Tous : Amen, le Seigneur est vivant !
Cantor : Dites Amen !
Tous : Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, le Seigneur est vivant !

Cantor : Masithi
Tous : Amen, siyakudumisa.
Cantor : Masithi
Tous : Amen, siyakudumisa.
Cantor : Masithi
Tous : Amen, Bawo, Amen, Bawo. Amen, siyakudumisa.

Bénédiction 

À la fin du culte, c’est souvent le pasteur qui étend ses bras en donnant à tous la bénédiction de Dieu. Parfois aussi, le pasteur peut faire vers l’assemblée un signe de croix. La croix qui est une folie aux yeux des hommes, mais qui rappelle aux chrétiens que Dieu est près des petits, des malades, des souffrants… et qui dit aussi que la croix et la mort, ce n’est pas la fin. Il y a plus fort. Il y a l’amour de Dieu que nous essayons de vivre dans notre communauté et dans notre monde. C’est pourquoi nous vous invitons à nous donner mutuellement ce signe de croix. Folie pour notre monde, sagesse pour Dieu.

Musique par le groupe « Ballade », collecte

Chacun, au fur et à mesure, pose sa fleur sur l’eau. Merci de veiller aux distances !

Crédit : Roos Van de Keere et les animateurs, animatrices du Dimanche Des Enfants de la Robertsau (UEPAL) Point KT.

 




Aryélon le lionceau présente la sagesse et la folie

Ce dossier aborde la sagesse et la folie dans la Bible. Un lionceau, Aryélon, aime à en discuter avec les enfants. Chaque rencontre est indépendante l’une de l’autre, ce qui permet tout aménagement en fonction du calendrier paroissial. Le dossier est pour les animateurs et animatrices, pour les aider dans leur ministère auprès des 6-11 ans. Les propositions sont « clé en main », mais toute adaptation est possible !

Il est possible de télécharger tout le dossier ici ARYELON final ou de télécharger rencontre par rencontre

Des pistes pour aller plus loin …

 

Crédit: Laurence Gangloff (UEPAL) – Illustration Sylviane Gangloff – Point KT




Sans commune mesure

Sans commune mesure ! (Luc 6, 36-42)

Nous avons tous tendance à cataloguer l’autre ou à le placer dans des petites boîtes dont il ne pourrait s’échapper… Cette saynète parodique s’attaque aux normes drastiques que nous appliquons les uns aux autres, sans vraiment chercher à élargir notre regard pour y voir plus clair…

Présentation des personnages

  • Marchand
  • Standard extra : C’est une aubergine bien comme il faut (couleur noire ou aubergine)
  • Cerise : C’est une tomate de seconde catégorie appelée « Quoi ma robe ? » (Couleur rouge)
  • Macho Plantain : Une banane bien mûre de la catégorie : « Moches » (couleur jaune)

Les acteur-trices- vêtues d’un code couleur, se placent derrière des cagettes de fruits avec des étiquettes désignant leur catégorie. Survient le marchand qui harangue les clients comme sur la place du marché…

Marchand : « Approchez mesdames et messieurs, approchez ! Venez voir mes beaux légumes et fruits tous frais, directement cueillis à la rosée du matin. Elle est généreuse mère nature aujourd’hui ! Avec toute cette pluie envoyée par le Bon Dieu ; ça pousse ! Il s’adresse aux gens comme à de potentiels clients Comment allez-vous Simone ? Toujours aussi pimpante ! Et vous Albert, je vous sers comme d’habitude ? Joséphine, cela faisait longtemps ! Mais qu’étiez-vous devenue ? Vous m’avez tellement manqué ! Julie, comment va ? Et vos enfants ? Toujours aux States ? Allons, n’hésitez pas ce matin ! Tenez ! Comme je suis d’humeur généreuse, j’ai envie de vous gâter ! Comme mes étals débordent, je vous propose mes promos fruits ! Deux extras achetées, une moche à emporter ! En plus, vous ferez une bonne action en luttant contre le gaspille ! Sentez-moi cela ! Elles sont si belles et juteuses, qu’elles auraient presqu’envie de sauter et de chanter dans vos assiettes…

Les trois fruits se mettent derrière leur cagette respective et entonnent comme une sorte de chant

Marchand : Y a des fruits, juste ce qui faut, y a du choix mais pas trop !

Standard extra : Y a des fruits comme il faut, qu’on déguste à gogo !

Cerise : Les fruits c’est rigolo, on n’en croque jamais trop !

Macho Plantain : Epluche-moi la peau et t’auras la banane !

Marchand : Y a des fruits, juste ce qui faut, y a du goût mais pas trop ! (Ils s’essuient comme s’ils étaient en sueur)… Le marchand s’en va…

Standard extra : Holà ! Tout ce qu’il ne faut pas faire pour assurer la promo ! Je ne sais pas pourquoi moi je m’époumone ? (S’adressant avec condescendance aux deux autres) De toute façon, les clients ne veulent que de la qualité supérieure telle que moi et pas des cageots comme vous… Vous êtes une insulte pour le genre végétal !

Cerise : « Quoi ma robe ? Mais qu’est-ce qu’elle a ma robe ? » Si tu continues sur ce ton, je vais me fâcher toute rouge ! Ce n’est pas parce Madame est une aubergine de la classe extra, qu’il faut qu’elle en fasse tout un caviar ! Ce n’est pas ta robe noire qui fait de toi un juge sur nous tous

Macho Plantain : Calme toi Cerise ! Depuis que Standard extra a gagné le concours de Miss Aubergine sans défauts, au pédoncule intact et à la chair saine, elle se prend pour une grosse légume ! Bientôt, elle va prendre le melon et nous condamner !

Standard extra : Si j’étais toi, j’éviterai de la ramener, la tordue de service ! Tu fais vraiment pitié et envie à personne ! Tu es tellement mûre que ta peau est flétrie et brune ! Tu as déjà passé la date de péremption depuis fort longtemps ! Est-ce que c’est ma faute si vous ne rentrez plus dans les normes de qualité requises : aspect, couleur, dimension, calibrage…

Cerise : Mais penses-tu vraiment que tous ces critères et normes sont révélateurs de ce que nous sommes vraiment ? Si tu juges tout le monde selon un seul critère, tu ne chercheras jamais à découvrir toutes les autres richesses… Tu jugeras l’autre parce qu’il ne correspond pas à ce que tu voudrais !

Macho Plantain : Laisse tomber Cerise ! Tout ce qu’elle veut la Miss Moussaka, c’est voir le monde uniforme aubergine, à travers son unique mesure ! Si le créateur avait voulu que du standard comme il faut, pourquoi il nous a planté tous, si différents ? Ce ne sont que les humains qui ont besoin de tout mettre en boîte bien délimitées…

Cerise : Parfaitement, les extras en tête de gondoles ! (Montre l’aubergine ) Un peu plus bas, les catégories 1 (se montre)  et tout en bas, là où personne ne regarde, (pointe vers la banane) parce qu’il faut se baisser, les catégories 2, voire plus…

Macho Plantain : Et tu oublies tous les « hors catégories » : ceux qui sont un peu biscornus, abîmés par la vie ou qui n’ont pas eu de peau ! Soit, ils sont jetés sur le fumier, soit bradés à quelqu’un qui ne voit plus très clair ! (Petit moment de silence) A moins que ce quelqu’un les regarde autrement ?

Standard extra : (Moqueur) Comme c’est touchant ! Toi Plantain, dans ta jeunesse tu devais être un sacré macho… Mais maintenant tu n’es même plus beau ! Tu as des tas de tâches sur la peau ; on dirait une girafe ! Désolé, si tu ne satisfais plus aux normes, mais il faut bien des critères pour répondre aux exigences des clients !

Macho Plantain : Si le client est roi ici-bas, il se pourrait que le jour où tu te retrouves sur le compost, le créateur prenne, à ton égard, les mêmes mesures restrictives que tu as appliquées aux autres ! Tu risques d’être cuisinée avant moi !

Cerise : D’ailleurs, ces catégories, justement, c’est qu’à la tête… du client ! Moi par exemple, ils regardent tous ma couleur, mon aspect, ma fermeté, ma fraîcheur… Dès qu’ils voient le moindre petit défaut, des crevasses sur ma chair ou des plaques vertes, ils voient rouge et préfèrent m’éviter ! Je ne suis plus bonne qu’à être mise en conserves ! Ce n’est pas parce que j’ai un peu vécu et que je ne suis plus de la première jeunesse que je n’ai plus de goût ! Et si l’on arrêtait de calibrer et d’enfermer ? J’ai aussi besoin d’air et de verticalité.

Macho Plantain : Et si avant de consommer tout ce qu’on trouve appétissant et beau et de fourrer tout le monde dans le même cageot, on y jetait d’abord un regard différent… Du genre un regard d’amour ! Le même que celui du grand jardinier qui après nous avoir fait pousser, nous a tous trouvés : « Très beaux » !

Standard extra : Mais tu n’es plus au jardin du paradis ici, mais dans l’enfer du chacun pour soi ! Y a des normes, point barre ! A nous de les suivre ! A moins qu’on soit tous aveuglés par le standardisé qui a tout normalisé…

Macho Plantain : Exact ! Et nous voici au bord du trou, prêts à tomber dans le piège !

Cerise : Ce n’est pas sûr ! Imaginez qu’on se débarrasse de tous nos standards pour voir enfin chacun différent, dérangeant… Parce que, ceux que nous n’aimons pas sont des signes de contradiction, des empêcheurs de tourner en rond et de cataloguer sans fin !

Standard extra : J’avoue que j’ai du mal à vous suivre, vous les fruits hors catégories ! S’il existe bien des normes c’est aussi pour se jauger, se situer, se mesurer ! J’ai du mal à ne pas me comparer à l’autre. C’est si facile de critiquer ou de juger ! Là, j’atteins mes limites. J’ai beaucoup de peine à déplacer le curseur un peu plus loin !

Macho Plantain : Alors il ne faudra pas que t’étonnes si les autres te le rendent ! Si tu fais le minimum, juste ce qu’il faut, les autres seront également économes en amour à ton égard ! Mais si tu débordes d’amour dans la démesure, on te le rendra en abondance ! Un peu comme le grand jardinier qui est sorti pour semer et en a jeté partout !

Cerise : Plus tu gravis les catégories, plus tu as du mal à regarder vers le bas ! Peut-être aussi parce que tu te sens menacée par nous, Standard extra ! Regarde tous les sacrifices que tu as dû faire pour être au top ? Tu ne m’envies pas un peu parce que je ne me préoccupe pas de mon aspect ? Et Plantain, parce qu’il assume ses laideurs ? Essaye un peu d’enlever cette poutre-mesure, au travers de ton œil, qui empêche l’élargissement de ton regard et une hauteur de vue !

Standard extra : Je comprends ce que vous dites, mais je crains bien que je ne sois pas capable, par moi-même, d’enlever la poutre-mesure de mon œil ! C’est plus simple de chercher la petite paille dans le vôtre ; cela évite de se poser trop de questions et de commencer par soi-même !

Macho Plantain : Seule, tu ne pourras pas le faire ! Mais nous sommes là ! Regarde vers nous ! Et vois-nous tels que nous sommes ! C’est comme cela que tu pourras changer de regard et voir plus clair !

Cerise : Et puis surtout, il y a son regard à Lui ! Le Vivant du jardin ! Le seul capable d’avoir sur nous un regard d’amour et d’accueil inconditionnel sur toute notre vie. Lui seul pourra transformer notre vie à côté du jardin en une nouvelle vie côté jardin !

Standard extra : Et nous donner un regard plein de bienveillance qui nous permettra de balayer devant notre porte, afin de réduire la grosse poutre-mesure jusqu’à la taille d’une paille… Allez, je descends de ma cagette supérieure pour vous rejoindre ! Fini la mise en boîte ! (Chacun renverse sa cagette et ils se placent ensemble pour le final)

Standard extra : Y a des fruits c’est l’été, à chacun sa spécificité !

Cerise : Les fruits c’est varié et de toutes formes, c’est l’amour la seule norme !

Macho Plantain : Donnez et on vous donnera ! Semez et ne vous retenez pas !

Cerise : Il y aura des fruits de l’amour, où tous les goûts sont dans la nature !

Standard extra : Merci de m’avoir aidé à changer ma vision des choses. Il y a de la place pour chacun et chacune sur le marché de la vie. Nous sommes tous le fruit d’un même Père, et nous avons besoin de Lui pour grandir et mûrir, bien au-delà des apparences !

Crédit : Frédéric Gangloff (UEPAL)- Point KT




Chant : Une flamme en moi

Le chant « Une flamme en moi » (auteur inconnu) a été repris dans nombre de cantiques. A l’origine, il était une traduction-adaptation du chant  » This little light of mine ». Voici une troisième strophe, elle aussi d’un (ou une) auteur inconnu. Pourquoi ne pas mettre au défi le groupe de jeunes ou les catéchumènes d’inventer de nouvelles strophes ?

Refrain

Une flamme en moi, réchauffe mon cœur

Cette flamme en moi, brûle mes malheurs,

Je sens qu’elle est là, sa douce lueur,

Brille en moi, brille en moi, brille en moi !

 

  1. C’est une flamme d’amour qui m’éclaire dans la nuit

Et cette lumière d’amour vient illuminer ma vie,

En attendant le matin, je vais dire à mes voisins

Que cette lumière enfin, vient briller en moi !

 

2. Le lundi, j’ai son amour, le mardi, je prends sa paix

Mercredi est un beau jour, jeudi je veux le chanter,

Vendredi si j’ai douté, samedi il vient m’aider,

Le dimanche cette joie vient briller en moi !

 

3. Si Jésus est mon Sauveur, il peut bien être le tien

Et tu verras tes malheurs, et puis tous les lendemains

Ne seront plus si mauvais, s’il demeure à tes côtés

Avec lui tu brilleras et tu chanteras !

Crédits : Laurence Gangloff (UEPAL) – Point KT




Lire un texte biblique…oui, mais comment ?

Que c’est agréable quand quelqu’un nous propose une animation sur un texte biblique ou une prédication… Oui, mais il arrive dans la vie (au plus tard après la confirmation) que nous sommes confrontés à un texte biblique sans avoir de catéchète ou de pasteur à nos côtés pour nous proposer une lecture. Que faire alors d’un texte biblique ? 

L’animation suivante s’adresse aux ados, mais peut aussi se faire entre adultes.

L’idée est de proposer un texte biblique et plusieurs interprétations (prière, lecture historique, prédication, lecture symbolique…) en imprimant chaque lecture sur une feuille. On peut déposer les feuilles sur des tables ou les coller sur un mur. 

Dans l’exemple à télécharger, le texte biblique est celui de 1 Rois 19 : Différents usages chrétiens d’un texte biblique.

Chaque participant lit à son rythme le texte biblique et les différentes propositions en répondant aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce que ce chacune de ces lectures m’apporte ?
  • Est-ce que j’aimerais recevoir cet apport plus souvent ?
  • Comment pourrais-je le recevoir (seul, en groupe, en famille, à l’Église…) ?

 

VARIANTE 1

Avant de lire le texte biblique et les différentes lectures interprétatives sur les feuilles, il est possible de procéder à une lecture à haute voix du texte biblique, puis de poser ces questions au groupe :

  • Qu’est-ce que vous comprenez de ce texte ?
  • Est-ce que ce texte apporte quelque chose à votre vie ?

Après l’activité décrite plus haut, il est possible de reposer les mêmes questions et de demander si la lecture des propositions a changé quelque chose :

  • Est-ce que votre réponse a changé ?

Pour discuter ensuite, en fonction des réponses, où l’on peut trouver pour soi-même l’apport souhaité pour nous aider à lire les textes bibliques .

 

VARIANTE 2

Après avoir fait cette animation, il est possible de réfléchir avec le groupe à d’autres « usages » du texte biblique que ceux qu’on a vue.

  • Pour les textes de l’Ancien Testament il y a par exemple les commentaires rabbiniques.
  • Les textes bibliques sont reprises dans la peinture, la littérature et peuvent ainsi servir des buts très variés !

 

Crédits : Marlies Voorwinden (EPUdF), Point KT

 




Le KT dont tu es le HÉRO !

La paroisse réformée de Môtier-Vully (Suisse) a mis en ligne une proposition de catéchèse interactive (à faire seul ou en petits groupes), pour des ados : le voyage musical.

Il s’agit de suivre les propositions à l’écran, d’écouter des musiques et de choisir sa réponse parmi trois ou quatre réponses proposées, pour faire avancer le voyage… On peut y jouer une seule fois, mais aussi reprendre le même lien et donner d’autres réponses, pour voyager autrement.

Pour aller sur le site : Catechisme_le voyage musical.

Bon voyage !

Crédit : Marlies Voorwinden (EPUdF) – Point KT




Eglise Junior : La Bible sous toutes ses coutures

Le pasteur Severin Schneider (UEPAL) dans le cadre de son activité « Eglise Junior » auprès des jeunes dans sa paroisse  propose un magazine : « Jeunes et branchés ». Il offre aux lecteurs de Point KT la possibilité de télécharger la série de journaux  dont la thématique de l’année 2020-2021 est :

La bible sous toutes ses coutures

 

Crédits : Severin Schneider (UEPAL) – Point KT

 

 

 

 




Jésus appelle deux disciples

L’appel de deux disciples par Jésus (Evangile de Matthieu 4 dans notre exemple ) peut aisément être illustrée. Les exemples donnés ci-dessous sont donnés pour encourager les animateurs ou catéchètes à se lancer dans l’expérience avec les jeunes ou les moins jeunes !

Dans ce projet, une seule couleur a été utilisée : le brou de noix. L’encre de chine ou l’aquarelle peuvent également faire l’affaire. Le projet en monochrome est une bonne approche d’expérience avec les enfants ou les jeunes. Le prochain niveau d’expérimentation pourrait être le travail du choix des couleurs et de ses symboliques. Ce travail doit se faire en grand groupe, pour une lecture aisée du projet. Ensemble, on décidera de la couleur attribuée au vêtement de Jésus, à celui des disciples, comment illustrer la végétation ou même quel bleu utiliser pour le ciel…

Le papier utilisé est au format A4 (21 x 29,7 cm), 120 gr est un minimum.

Le travail de mise en image d’un texte biblique est une bonne approche pour entrer dans le texte. En essayant de mettre un texte en image, on y découvre des richesses que nous n’avions pas découvertes en lisant simplement.

  • Dans le premier exemple, le montage  peut servir tel un Kamishibaï (ou théâtre de papier). Pour découvrir cette technique, cliquer ici, pour télécharger le document prêt à être imprimé et assemblé, cliquer ici Matthieu 4 assembler et coller
  • Dans le second exemple, le montage peut être projeté. Pour cela, voir le document au format Powerpoint Matthieu 4 a projeter PPTX ou  PDF  Matthieu 4 a projeter

Crédit : Laurence Gangloff (UEPAL) – Point KT




Ismaël le fils d’Agar – Le projet de Dieu et la fraternité en question

Ismaël le fils d’Agar est une réflexion sur trois axes proposée aux enfants du catéchisme à partir de 15 ans. ​​Si l’on veut y travailler avec des enfants plus jeunes, on peut séparer les trois axes et en aborder un seul par séance. Trois pistes de réflexion possibles pour ce texte :

– Dieu accueille toute personne : télécharger Ismaël le fils d’Agar Genèse 21, 1-21 – Dieu accueille toute personne

– Dieu nous entend : télécharger  Ismaël le fils d’Agar Genèse 21, 1-21 – Dieu nous entend

– Dieu a un projet pour chacun de nous : télécharger Ismaël le fils d’Agar Genèse 21, 1-21 Dieu a un projet pour chacun de nous

 

Nota bene : On prendra garde d’éviter les discours de jugement et les interprétations misogynes ; on veillera rigoureusement à ne pas encourager les enfants dans ce sens. Au contraire, en s’appuyant sur le texte, on s’efforcera de montrer aux enfants comment Dieu intervient dans l’histoire d’une famille pour l’aider à dénouer ce qui est compliqué. Il conviendra de rappeler que la force des enseignements bibliques se trouve précisément dans le fait que la Bible raconte des histoires d’hommes, elle n’essaie pas d’en faire des saints en cachant leurs défauts ou leurs faiblesses. À partir de l’humain avec ses faiblesses, la Bible peut ainsi nous parler de la grâce de Dieu qui accueille tout homme. Ceci est un préalable important avant d’ouvrir la Bible avec les enfants, pour qu’ils gardent à l’esprit le cœur de la Bonne nouvelle : Dieu nous aime et veut nous sauver tous.

Explication aux enfants, avant de lire le texte biblique :

Sarah et Abraham n’arrivaient pas à avoir un enfant, alors Dieu leur a promis qu’il leur donnerait un fils. Comme ils n’y croyaient pas, Abraham, avec l’accord de Sarah, a fait un enfant avec une servante égyptienne prénommée Agar. Au début ils pensaient tous les deux que c’était la solution à leur problème, mais très vite la rivalité est née entre Sarah et Agar. Aussi, quand la naissance de l’enfant promis par Dieu arrive enfin, il y a une ombre au tableau : Sarah ne porte pas Agar et son fils dans son cœur…

Lisons Genèse 21, 1-21 : Le Seigneur fait du bien à Sarah comme il l’a dit. Il fait pour elle ce qu’il a promis. Elle devient enceinte et elle donne un fils à Abraham au moment que Dieu a annoncé. Pourtant Abraham est déjà vieux. Le fils que Sarah lui donne, Abraham l’appelle Isaac. Il le circoncit à l’âge de huit jours, comme Dieu l’a commandé. Quand Isaac naît, Abraham a 100 ans. Sarah dit : « Dieu m’a fait rire de joie. Tous ceux qui apprendront la naissance d’Isaac riront avec moi. » Puis elle ajoute : « Qui pouvait dire à Abraham : “Un jour, Sarah allaitera des enfants ? ” Pourtant, je lui ai donné un fils dans sa vieillesse ! »

Isaac grandit, et Sarah arrête de l’allaiter. Le jour où Sarah sèvre l’enfant, Abraham donne un grand repas. Agar, l’Égyptienne, a donné un fils à Abraham. L’enfant est en train de s’amuser, et Sarah le voit. Elle dit à Abraham : « Chasse cette esclave et son fils. Le fils de cette esclave ne doit pas hériter avec mon fils Isaac. » Abraham est vraiment triste d’entendre cela. En effet, Ismaël, l’enfant d’Agar est aussi son fils. Mais Dieu dit à Abraham : « Ne sois pas triste à cause du garçon et de ton esclave. Fais tout ce que Sarah te dit. Les enfants et les enfants de leurs enfants que je t’ai promis, tu les auras par Isaac. Je ferai aussi naître un peuple du fils d’Agar, ton esclave. En effet, Ismaël aussi est ton fils. »

Le jour suivant, Abraham se lève tôt le matin. Il prend du pain et une outre pleine d’eau, il les donne à Agar. Il lui met l’enfant sur le dos et il la renvoie. Agar s’en va et elle se perd dans le désert de Berchéba. Quand il n’y a plus d’eau dans l’outre, elle laisse l’enfant sous un buisson. Puis elle va s’asseoir un peu plus loin, à la distance d’une flèche. En effet, elle pense : « Je ne veux pas voir mourir mon enfant. » Elle s’assoit donc un peu plus loin, elle se met à pleurer.

Dieu entend les cris de l’enfant. Du ciel, l’ange de Dieu appelle Agar. Il lui dit : « Agar, qu’est-ce que tu as ? N’aie pas peur. Dieu a entendu l’enfant crier là-bas. Lève-toi ! Prends ton fils et tiens-le d’une main forte. Je ferai naître de lui un grand peuple. » Dieu ouvre les yeux d’Agar. Elle aperçoit un puits avec de l’eau. Elle va remplir l’outre et elle donne à boire à son fils. Dieu prend soin de l’enfant. Ensuite, l’enfant grandit et il habite dans le désert. Il devient un tireur à l’arc. Il habite dans le désert de Paran.

 

1- DIEU ACCUEILLE TOUTE PERSONNE

 

Que se passe-t-il dans le texte ? Sarah est très contente d’avoir enfin un enfant dans sa vieillesse ! Elle est si heureuse qu’elle organise une fête pour Isaac, à l’occasion de son sevrage (quand l’enfant cesse de prendre le sein). Une fête pour accueillir Isaac, le fils de la promesse. Une fête pour dire merci à Dieu qui a enlevé la tristesse de la stérilité et leur a donné une grande joie à travers Isaac.

Pourquoi ça dérape ? Ce qui gâche la fête, c’est que Sarah refuse d’accueillir un autre enfant de la famille : Ismaël, le frère aîné d’Isaac, le fils qui est né d’Abraham et Agar.

Que pensez-vous de l’attitude de Sarah et de la réaction d’Abraham ? (le moniteur laisse les enfants répondre puis les emmène dans la réflexion sur le thème de l’accueil). La naissance d’Isaac aurait dû être une fête où tous les enfants sont accueillis, mais elle se transforme en cauchemar pour Ismaël qui est chassé avec sa mère comme s’ils étaient des étrangers, des gens indésirables.

Or dans la Bible, Dieu accueille tous les peuples, il dit : « Ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples. » (Ésaïe 56, 7). Toute personne qui souhaite venir au Seigneur est accueillie dans la joie, et les gens de toutes les nations deviennent les enfants de Dieu, aimés d’un même amour.

Paul écrit aux chrétiens de Rome : « Accueillez-vous les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. » (Romains 15, 7). L’exhortation concerne la communauté chrétienne, mais elle est aussi valable pour la famille qui est le premier lieu où l’on est accueilli à sa naissance. La famille est le premier lieu où les croyants vivent la Parole d’amour et d’accueil de Dieu.

Dans l’évangile, Jésus dit à ses disciples : « Quiconque reçoit en mon nom un de ces petits enfants me reçoit moi-même ; et quiconque me reçoit, reçoit non pas moi, mais celui qui m’a envoyé. » (Marc 9, 37). Recevoir une personne, c’est comme recevoir Dieu lui-même, car en chaque personne Dieu a mis son image. En refusant d’accueillir le fils d’Agar, Sarah ne refuse-t-elle pas d’accueillir le Dieu qui lui avait envoyé ses messagers pour lui annoncer qu’elle aurait un enfant ? En chassant un enfant de chez elle, ne ferme-t-elle pas sa porte au Dieu qui a accompli sa promesse ? Il y a comme un acte manqué dans cette fête pour l’accueil d’un enfant, car elle devient l’occasion de se débarrasser d’un autre enfant… Certains commentateurs bibliques pensent que le rejet du fils d’Agar est la raison pour laquelle Dieu va demander à Abraham de sacrifier son fils Isaac : pour le punir d’avoir mal traité un enfant… Mais attention aux interprétations qui placent Dieu dans la position du père fouettard, ça nous installe dans la peur ou la révolte, et ça nous empêche d’accueillir l’amour de Dieu.

Jésus dit encore dans l’évangile : « Celui qui vient à moi, je ne le chasserai jamais dehors. » (Jean 6, 37). Cela signifie que Dieu nous ouvre les bras, et il attend que nous fassions de même avec celles et ceux qu’il nous donne.

Un exemple d’accueil dans l’Église : le baptême d’un enfant.

À cette occasion, les parents font un événement festif qui réunit la famille et les proches. Ils se réjouissent comme Sarah qui est reconnaissante de ce que Dieu lui a donné un sujet de rire, un sujet de joie (Genèse 21, 6). Par le baptême, l’enfant reçoit le signe de la grâce de Dieu. C’est le signe qu’il est aimé de Dieu qui l’accueille comme un fils ou une fille. C’est aussi le signe que la communauté chrétienne tout entière reçoit cet/cette enfant avec joie, comme un membre à part entière de la famille des enfants de Dieu, et toute la paroisse se réjouit pour son baptême. Peut-on imaginer qu’à un tel événement un enfant soit chassé avec sa mère comme des malpropres ? Ce serait un contre-témoignage terrible ! Au contraire, tous les enfants sont rassemblés avec l’enfant baptisé, et ils sont un signe de joie et de bénédiction pour toute l’Église.

En effet, sans l’amour et l’accueil inconditionnels du pécheur, il n’y a pas de bonne nouvelle, il n’y a pas d’Église. Sans amour ni accueil, la famille est déchirée, morcelée, séparée. Ça peut détruire complètement des vies, mais heureusement, Dieu veille pour éviter la catastrophe, c’est ce que le texte nous laisse entendre. 🙂 😊

Conclusion : Dans la famille comme dans l’Église et dans la société, Dieu nous invite à nous accueillir les uns les autres dans l’amour. À cela tous reconnaîtront que nous sommes ses enfants…

 

 

Chant : Oui, nous faisons partie de la famille de Dieu (JEM 218) 

 

Oui, nous faisons partie de la famille de Dieu, 

Les héritiers du Père. 

Nous partageons Nos biens, nos joies et nos fardeaux ; 

Nous sommes sœurs et frères !

 

© Jeunesse en mission – YouTube Lyricist : Rolf Schneider – Composer : Rolf Schneider

 

 

2- DIEU NOUS ENTEND

 

On peut orienter la réflexion sur Genèse 21 vers le thème de la prière. Si cela est fait pour un groupe d’enfants de l’école biblique, il serait bon d’adapter les échanges à leur âge pour qu’ils comprennent. 

 Proposition de séance

S’accueillir les uns les autres : 

  • Les enfants sont accueillis dans la joie, les moniteurs saluent chacun, ils présentent les nouveaux venus s’il y en a et invitent les enfants à les accueillir.

 

  • Prière : Seigneur notre Dieu, merci pour cette belle journée. Merci pour les amis qui sont venus à l’école biblique. Merci pour les moniteurs qui nous enseignent la Bible. Donne-nous l’intelligence pour comprendre ta Parole, bénis toutes nos familles et toute l’Église. Amen.

 

Chant : Dieu est si bon (JEM – KIDS 29)

Dieu est si bon – Dieu est si bon – Dieu est si bon – Est si bon pour moi !

© Jeunesse en mission – Chantons Dieu – YouTube Artiste : Jeunesse en mission

 

Expliquer la prière aux enfants

Le moniteur : Les enfants, qu’est-ce que la prière ?

Les enfants :

  • C’est une récitation… Je ne sais pas… Ça dure longtemps !
  • Le soir mes parents me demandent de faire la prière, mais je ne sais jamais quoi dire…

Le moniteur : Prier, c’est parler à quelqu’un, et pour les croyants, c’est parler à Dieu. Nous prions Dieu parce qu’il est notre Créateur et notre Père.

Quand vous vous levez le matin ou quand vous rentrez de l’école, vous parlez avec vos parents, vous leur expliquez ce que vous avez fait, et s’il y a eu un devoir un peu difficile vous leur en parlez, parce que vous savez qu’ils vous aiment. Vous avez confiance en eux, ils vous écoutent et vous répondent quand vous leur demandez quelque chose. Parfois, vous avez un souci et vous n’osez pas en parler, mais vos parents sentent que quelque chose ne va pas, et ils viennent vous voir pour vous écouter et vous aider. Avec Dieu, avec Jésus, c’est un peu pareil.

Chaque jour, on peut parler au Seigneur, et il nous écoute, parce que c’est notre Papa.

Jésus a appris à ses disciples à parler à Dieu comme on parle à son papa (Abba = Papa). Il appelait ses disciples ses amis, parce qu’il leur disait tout ce que Dieu lui avait appris, il ne leur cachait rien (Jean 15, 15). Prier Dieu, c’est avoir confiance en lui et écouter ce qu’il nous dit. Abraham et Moïse étaient considérés comme les amis de Dieu, parce qu’ils parlaient avec lui dans la prière, en toute confiance. Dieu est l’ami à qui on peut tout dire. Il nous écoute attentivement, il sait de quoi nous avons besoin, et il nous vient en aide.

La prière n’est pas une récitation que vous devez apprendre par cœur comme si c’était un devoir. La prière, c’est tout simplement ce que vous voulez dire à Dieu, avec vos propres mots. Bien sûr, il y a la prière du Notre Père que nous apprenons par cœur, c’est une prière que Jésus a apprise à ses disciples parce qu’ils ne savaient pas prier. Aujourd’hui, nous « récitons » cette prière parce qu’elle rassemble tous les chrétiens du monde qui peuvent prier Dieu avec les mêmes mots.

Pour quelles raisons prie-t-on ?

On prie Dieu pour :

  • dire merci pour toutes les bonnes choses qu’il nous donne,
  • demander quelque chose (de l’aide dans une situation difficile),
  • confier nos soucis ou ceux des autres,
  • lui parler de tout ce qui est important pour nous, lui poser nos questions…

Le moniteur peut donner des exemples de sujets à confier au Seigneur dans la prière :

  • On va avoir un petit frère ou une petite sœur, on le/la confie à Dieu pour qu’il/elle naisse dans de bonnes conditions et grandisse bien ;
  • On a peur du noir, on prie pour que Dieu nous rassure par sa présence.
  • On veut se réconcilier avec son meilleur ami, on demande au Seigneur de nous aider à trouver les mots pour lui parler…
  • On est content d’avoir bien travaillé à l’école et on dit merci à Dieu de nous avoir aidé, etc.

 

Lire Genèse 17, 1-21

Raconter l’histoire des deux frères Isaac et Ismaël. Suite à la naissance d’Isaac, Ismaël et sa mère Agar sont chassés de la maison et se perdent dans le désert. Sans eau, ils vont à une mort certaine, mais Dieu entend la voix de l’enfant, il entend aussi Agar pleurer et leur permet de trouver de l’eau à boire.

Dieu a entendu… Et Abraham ? Et Sarah ? Qu’ont-ils entendu qui les a poussés à chasser un enfant loin de sa maison ? En tout cas, le drame est évité parce que Dieu entend, il ne fait pas la sourde oreille quand nous crions à lui…

 

Question :

Est-ce que Sarah, Abraham, Agar, Isaac ou Ismaël a fait une prière ? (Laisser les enfants répondre).

  • Abraham était tout triste, Agar a pleuré, Ismaël a crié parce qu’il ne voyait plus sa mère. Aucun d’eux n’a formulé une prière en disant : ‘Seigneur Dieu, au secours, aide-moi !’ Et pourtant, Dieu « entend » la tristesse d’Abraham comme un appel à l’aide, et il vient le réconforter. Dieu entend les pleurs d’Agar et les cris d’Ismaël, et il l’aide à trouver à boire dans le désert.
  • Le récit nous apprend aussi qu’on peut prier Dieu en tout lieu, aucun endroit n’est trop loin pour qu’il nous entende. D’ailleurs, le nom d’Ismaël en hébreu signifie Dieu entend.
  • L’histoire d’Ismaël nous apprend qu’on peut prier sans dire des mots, juste avec son cœur, comme Abraham qui ne dit rien, mais sa tristesse devant Dieu est comme une prière.

On peut prier juste avec nos pleurs ou nos cris, quand on ne se sent vraiment pas bien, comme Ismaël et sa maman, et Dieu qui nous écoute attentivement viendra à notre secours.

Ça ne veut pas dire que Dieu fera tout ce qu’on lui demande comme par enchantement. Prier, ce n’est pas faire du chantage à Dieu pour qu’il nous donne tout ce que nous voulons ! Prier, crier à Dieu, lui dire notre tristesse, c’est lui faire confiance, comme Agar qui écoute la voix de l’ange de Dieu. Elle fait confiance au Seigneur, et ainsi son fils est sauvé. Elle avait peur qu’il meure de soif dans le désert, mais Dieu lui ouvre les yeux, elle apprend à trouver de l’eau et à vivre dans le désert où finalement son fils va grandir.

 

Chant : Qui donc dans le ciel est semblable à toi ? (JEM 276)

Refrain : Qui donc dans le ciel est semblable à toi ? Qui est puissant comme toi, Éternel, mon Roi ? Qui est puissant comme toi, Éternel, mon Roi ?

  1. Tu es Adonaï Jireh, / En tout temps tu pourvoiras. Tu es Adonaï Raphé / Eternel tu guériras.
  2. Tu es Adonaï Shamma, / Tu entends, tu répondras. Tu es Adonaï Shalom / Dieu de paix pour tous les hommes 
  3. El Shaddaï, Dieu tout-puissant / Tu protèges et tu nourris ; El Olam, Dieu Eternel / El Haï, tu es vivant.

© Jeunesse en mission – Chantons Dieu – YouTube  Artiste : Jeunesse en mission


3- DIEU A UN PROJET POUR CHACUN DE NOUS

 

Le texte de Genèse 21 soulève des questions concernant la fraternité, la jalousie entre frères, l’impact des décisions que prennent les parents… et Dieu dans l’imbroglio des relations humaines.

 

Rappel du contexte de l’histoire biblique :

Lorsque Sarah et Abraham ont quitté le pays d’Ur en Chaldée, sur l’ordre de Dieu, ils étaient déjà vieux et n’avaient pas d’enfant. Un jour, le Seigneur leur est apparu et leur a promis qu’ils auraient un fils (Genèse 18). Ils n’y ont pas vraiment cru, et puis Abraham avait déjà eu un fils (Ismaël) avec Agar la servante égyptienne. C’était une consolation pour eux, mais Dieu a dit qu’il voulait leur donner un héritier engendré par eux deux, un fils avec qui il établirait son alliance. Sarah et Abraham ont ri de la promesse de Dieu, mais quand elle s’accomplit, ils réalisent qu’ils n’ont pas tous les deux la même compréhension de leur nouvelle situation…

 

La naissance d’Isaac remet la promesse de Dieu sur la table

On est choqué de lire que Sarah demande à Abraham de chasser Agar et son fils Ismaël. C’est pourtant elle qui avait demandé à Abraham d’avoir un fils avec Agar, afin qu’il ne meure pas sans héritier. Et maintenant qu’elle a son propre fils né de ses entrailles, elle commence à trouver qu’Ismaël est de trop dans la maison, et sa mère aussi. Ce sont des rivalités bien humaines qui attristent beaucoup Abraham…

La demande de Sarah est très étonnante, elle parle avec une autorité qui éclipse Abraham en tant que patriarche. D’ailleurs, depuis le début de leur histoire, il semble que c’est Sarah qui mène la barque : elle demande à son mari d’aller vers sa servante pour avoir un fils et il obtempère, elle lui demande de chasser ce même fils et il obéit… Visiblement, c’est la matriarche qui tient les rênes de la maison ! Cependant, le narrateur biblique nous révèle une autre lecture de la situation : celle qui tient à la promesse de Dieu. Abraham est  triste de devoir se séparer de son fils Ismaël, il ne peut se résoudre à une décision aussi difficile, et voici que Dieu vient le visiter pour le réconforter et l’aider à comprendre la situation. Dieu permet à Abraham de comprendre que même si la demande de Sarah l’attriste, elle est conforme au plan de Dieu, dans ce sens que la séparation des deux frères est douloureuse, mais nécessaire, pour que chacun puisse suivre son chemin. Peut-être sans le savoir, Sarah est en train de demander à Abraham la seule chose qui permet aux deux enfants de s’accomplir et d’entrer dans ce que Dieu a prévu pour eux…

Car Dieu a fait une promesse à Abraham pour ses deux fils :

  • Sur Isaac Dieu avait dit : « J’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle, pour sa descendance après lui. » (Genèse 17, 19)
  • Et sur Ismaël Dieu avait dit : « Je le bénirai, je le rendrai fécond et je le multiplierai à l’extrême ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. » (Genèse 17, 20)

 

Dans le projet de Dieu, chaque enfant a sa part et sa place

Ainsi nous voyons qu’Ismaël n’est pas oublié de Dieu. Si Isaac est prévu pour être l’héritier, Ismaël a une autre bénédiction qui lui est réservée, et pas des moindres : il est appelé à devenir grand à travers sa descendance, comme Abraham.

Il est intéressant de noter comment l’histoire se répète dans la vie des patriarches, une histoire entre deux frères dont l’un est contraint de quitter la maison paternelle : Isaac à son tour aura deux fils, des jumeaux, dont le plus jeune (Jacob) devra partir loin de son frère Esaü, à cause d’une bénédiction volée (Genèse 27). En effet, Isaac ayant béni Jacob va laisser Esaü sans bénédiction. Ce dernier, tout malheureux demandera à son père s’il n’y a pas une autre bénédiction pour lui, et Isaac répondra à son fils : ‘J’ai tout donné à ton frère, j’ai fait de lui ton maître, le chef qui sera servi par ses frères…’ (Genèse 27, 37). Esaü, blessé d’avoir été supplanté, va haïr son frère.

Mais Dieu agit autrement ici, il ne dit pas à Abraham qu’il a donné toute la bénédiction à Isaac et n’a rien prévu pour Ismaël. Dieu dit à Abraham d’écouter sa femme et de laisser partir Ismaël, car lui aussi a une bénédiction et un chemin à suivre, lui aussi sera une grande nation (Genèse 21, 13).

C’est justement pour que les deux frères puissent suivre chacun son chemin et devenir de grandes nations qu’ils ont besoin de se séparer. Pour que la Parole de Dieu sur chacun des deux frères s’accomplisse, il faut qu’ils aillent chacun sur son propre chemin.

En effet, Ismaël est fils d’une esclave, il ne peut pas hériter là où il y a un fils légitime. Mais Isaac est le petit frère, lui non plus ne peut pas hériter à la place et en présence de son grand frère, ce qui serait une entorse sans précédent à la tradition qui veut que l’héritier soit le fils aîné. Les deux frères sont dans une situation qui ne permet pas de les garder ensemble sans mettre le feu aux poudres : le petit frère qui est légitime ne peut régner sur son aîné, et le grand frère qui est fils d’esclave ne peut avoir autorité sur le fils légitime…

Abraham n’a donc pas d’autre choix que de séparer ses fils, sinon l’un sera toujours assujetti à l’autre. Le frère qui ne sera pas choisi comme héritier sera au service de l’autre s’il reste dans la maison, car l’héritier devient le chef de la maison, et plus tard le patriarche qui règnera sur tous les biens et sur toute la famille.

Comment donc Ismaël pourra-t-il devenir une grande nation s’il reste dans la maison de son père, soumis à l’autorité de son petit frère ? Plutôt que d’avoir deux fils coincés l’un avec l’autre et une fratrie qui s’entredéchire, Abraham met sa tristesse de côté et considère ce que Dieu lui dit. Oui, Sarah a formulé les choses d’une manière dure et difficile à entendre, elle a sans doute laissé parler son ressentiment pour l’esclave égyptienne qui la regardait de haut quand elle est devenue mère du petit Ismaël. Mais au-delà des rancœurs et des rivalités bien humaines que le récit biblique ne cache pas, c’est Sarah qui a raison sur le fond : Ismaël doit partir pour que la promesse de Dieu s’accomplisse et qu’il entre lui aussi dans sa destinée.

 

Conclusion :

D’une certaine manière, l’histoire d’Ismaël rappelle celle d’Abraham qui a dû quitter son pays et la maison de son père pour partir vers l’inconnu. C’était une séparation difficile mais nécessaire pour qu’Abram devienne Abraham, le père d’une multitude. Pour la deuxième fois de sa vie, Abraham est confronté à une séparation dans laquelle il doit faire confiance à Dieu. Et pour la deuxième fois, Abraham choisit de mettre sa foi en Dieu : sans savoir où va aller son fils ni ce qu’il va devenir, il obéit à Dieu et se sépare d’Ismaël. La suite de l’histoire nous apprend qu’Ismaël survit à l’épreuve du désert avec sa mère. Dieu a tenu promesse et l’a gardé.

L’histoire d’Ismaël le fils d’Agar montre comment la Parole de Dieu, qui a promis à Sarah et Abraham un fils qui sera leur héritier, est confrontée à la parole des hommes qui dit que l’aîné est l’héritier. Abraham a écouté la parole de Dieu, et par son obéissance il est devenu le père de la foi. Cela nous encourage à écouter Dieu et à lui faire confiance dans les différentes situations de la vie.

 

Cantique Alléluia 55/10 : Abraham, Dieu t’appelle (1, 2, 3)

Refrain : Abraham, Dieu t’appelle, / Abraham, il faut partir, / Il faut prendre la route / Pour avancer dans la foi. (bis)

  1. Si tu crois, si tu m’écoutes, / Moi je serai ton ami, Tu trouveras sur ta route / Le pays que j’ai choisi.
  1. Plus nombreux que grains de sable / Sur les rives de la mer, Vois tes enfants innombrables / Qui peuplent tout l’univers !
  1. Veux tu me faire confiance / Dans ta vie et dans ton cœur, Avec toi je fais alliance / Pour que vienne le Sauveur.

© Chantons Dieu – Concédé sous licence à YouTube par IDOL Distribution (au nom de ADF Musique) ; SODRAC Artiste : Noël Colombier – Production ADF Musique

TÉLÉCHARGER L’ARTICLE ENTIER : – Ismaël le fils d’Agar Genèse 21, 1-21 Les trois pistes de réflexion

Crédit : Ruth-Annie Mampembé -Coyault (EPUdF) – Point Kt – photos Pixabay




Parabole du semeur mise en images

La parabole du Semeur (Evangile de Marc 4 dans notre exemple ) peut aisément être illustrée. Les exemples donnés ci-dessous sont donnés pour encourager les animateurs ou catéchètes à se lancer dans l’expérience avec les jeunes ou les moins jeunes !

Dans ce projet, une seule couleur a été utilisée : le brou de noix. L’encre de chine ou l’aquarelle peuvent également faire l’affaire. Le projet en monochrome est une bonne approche d’expérience avec les enfants ou les jeunes. Le prochain niveau d’expérimentation pourrait être le travail du choix des couleurs et de ses symboliques.

Le papier utilisé est au format A4 (21 x 29,7 cm), 120 gr est un minimum.

Le travail de mise en image d’une parabole est une bonne approche pour entrer dans le texte. En essayant de mettre un texte en image, on y découvre des richesses que nous n’avions pas découvertes en lisant simplement.

  • Dans le premier exemple, le montage  peut servir tel un Kamishibaï (ou théâtre de papier). Pour découvrir cette technique, cliquer ici, pour télécharger le document prêt à être imprimé et assemblé, cliquer ici Marc 4 A assembler et coller
  • Dans le second exemple, le montage peut être projeté. Pour cela, voir le document au format Powerpoint Marc 4  A projeter PPTX  ou  PDF  Marc 4  A projeter PDF
  • Une autre approche pourrait être celle de dessiner toutes les images offertes par la parabole sur une seule feuille pour illustrer que le champ de la parabole contient tous les éléments : chemin, pierres, ronces, et bonne terre !

  • Pour découvrir une approche biblique de ce texte c’est par ici
  • Pour découvrir une approche d’illustration de cette parabole par les objets, voir ici 

Laurence Gangloff (UEPAL) – Point KT




Rallye inter-culte

La pasteure Agathe Douay (UEPAL) propose un questionnaire à remplir par les élèves dans le cadre d’un rallye inter-culte. Télécharger ici le document RALLYE INTER CULTE

Découvrir ici dans une vidéo de 2 minutes le projet pédagogique

Crédits : Agathe Douay (UEPAL) , Pixabay, Point KT




Site de bricolage « My little House »

Besoin d’un bricolage biblique clé en main en urgence ? Ce site en anglais est fait pour vous ! Il propose des cartes, des tableaux (diodores) ou des bricolages. Les patrons sont parfois payants mais ceux proposés dans notre sélection sont gratuits. Le site est en anglais, mais en cliquant sur les liens préparés pour vous, vous téléchargerez facilement les documents qu’il faudra imprimer, découper et assembler. Les patrons proposés sont souvent en couleurs – puis en noir et blanc. 

Mode d’emploi général pour faire un tableau en 3D ou en relief  : https://www.mylittlehouse.org/uploads/2/1/0/0/21005170/instruction-3d-picture.pdf. Pour la réalisation, il vous faudra des mousses adhésives double-face (rayon scrapbooking dans les magasins de loisirs créatifs). On peut remplacer les mousses adhésives par des petits morceaux de carton alvéolé et dans ce cas, il faudra mettre de la colle des deux côtés. Il est vivement conseillé de faire un essai préalable avant la réalisation avec les enfants : c’est important pour savoir dans quel ordre coller les différents éléments à placer et voir comment gérer les différents niveaux de relief.
Certains tableaux sont prévus pour faire partie d’un calendrier, mais on peut les utiliser séparément de la partie calendrier.

Notre sélection classée par thèmes :

Le site propose régulièrement des nouveautés (en particulier dans la partie calendrier : « Bible 3D Calendar year… »).

crédits : Claire de Lattre-Duchet (UEPAL) – Point KT.

crédits photo : https://www.mylittlehouse.org/




Pâques à la maison

« Pâques à la maison »  est une proposition de méditation pour la semaine sainte et le dimanche de Pâques à vivre à la maison, confinement oblige.  C’est pourquoi nous vous proposons ce parcours pour vivre Pâques à la maison, seul ou en famille, du jeudi saint au dimanche de Pâques.

  • Le jeudi, nous nous souvenons et faisons nôtre la sortie d’Egypte racontée dans le livre de l’Exode et l’institution par Jésus-Christ de la cène lors du dernier repas avec ses disciples ;
  • Le vendredi, nous nous souvenons et faisons nôtre la Passion et la mort de Jésus-Christ sur la croix ;
  • Le samedi, nous nous souvenons et faisons nôtre le silence et le vide du tombeau mais aussi le mystère de la résurrection dont personne n’a été témoin ;
  • Le dimanche, nous nous souvenons et faisons nôtre la joie et le trouble des premiers témoins du Ressuscité.

Pour nous accompagner dans ces différents temps, nous vous proposons de méditer avec pour support une croix (voir le modèle ici Pâques a la maison 2020 – annexe 1 – modele croix) qui prendra différentes formes au fil des jours et en suivant le récit de l’Evangile selon Matthieu (voir les textes ici Pâques a la maison 2020 – annexe 2 – textes bibliques).

Pour vivre chacun de ces temps, nous vous invitons à vous installer de manière à être disponible à la méditation et à la prière : en allumant si vous le souhaitez une bougie, en prenant une Bible ou l’annexe contenant les textes bibliques, la proposition du jour, la croix que vous aurez préparée à l’avance (la même chaque jour) et de quoi écrire, dessiner, coller… Vous pourrez tout à fait vivre les temps proposés en une fois, tel un temps de prière quotidien, ou en plusieurs moments dans votre journée.

Ces temps peuvent se vivre seul mais aussi en famille ou pourquoi pas avec d’autres : ils peuvent alors devenir l’occasion d’un échange, d’un partage.

Pâques à la maison  : Jeudi Saint 

Dans la tradition juive c’est autour d’un repas que se vit la fête de la Pâque, permettant de revivre symboliquement les étapes de la libération du peuple et de sa sortie d’Egypte racontées dans le livre de l’Exode (chapitres 1 à 15). Ainsi, la proposition de méditation pour ce jour peut se vivre autour d’un repas. Dans tous les cas, nous vous invitons à disposer devant vous une corbeille de pain en plus des autres éléments indiqués en introduction.

Aujourd’hui, notre croix prendra la forme d’une table : pour cela, nous vous invitons à replier les parties indiquées ci-contre et à utiliser uniquement les deux « cases » indiquées en jaune. A la fin de ce temps de méditation, vous pourrez déplier les autres « cases » pour en faire les pieds de la table, prendre cette table en photo et nous l’envoyer pour la partager.

> Lire Matthieu 26,17-20

Quelques jours après son entrée à Jérusalem, Jésus et les siens sont donc réunis autour d’une même table, pour vivre ensemble le repas de la Pâque. Ils se souviennent ce jour là que Dieu a libéré son peuple de l’esclavage et l’a fait sortir d’Egypte, avant de le conduire dans une longue marche à travers le désert jusqu’à la terre promise.

Aujourd’hui, c’est à notre tour de nous souvenir. De nous souvenir que Dieu n’a pas seulement libéré son peuple autrefois, mais qu’il est le Dieu qui nous fait au quotidien sortir de nos esclavages pour nous conduire vers la liberté. Quelle libération Dieu vient opérer en moi aujourd’hui ?

Prière

Béni sois-tu Dieu notre Père,

Tu as entendu les cris de ton peuple et tu l’as délivré de l’esclavage,

Tu l’as conduit à travers le désert, tu l’as établi dans un pays où coulent le lait et le miel.

Béni sois-tu Dieu notre Père,

Tu nous invites ce soir à faire mémoire des passages que tu ouvres pour nous, de l’esclavage à la

liberté, de la peur à la confiance, de la mort à la vie.

Que par ton Esprit nous puissions faire ce chemin, que le souvenir de la libération de ton peuple

nous rende libres à notre tour.

Bénis sois-tu Dieu notre Père pour ton Fils, Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen.

Invitation à la méditation

Il y a toutes sortes d’esclavages. Il y a les chaines qu’on nous met et dont nous sommes bien conscients qu’elles nous entravent. Il y a les esclavages dans lesquels nous nous complaisons, parce qu’ils prennent l’apparence de la douceur et du confort (comme le peuple qui, une fois sortie d’Egypte, regrette le temps où il avait de la viande à manger à chaque repas). Il y a les esclavages dont nous avons tellement l’habitude que nous n’imaginons même pas pouvoir vivre sans.

  • Est-ce qu’il y a des choses dont je me sens esclave aujourd’hui ?
  • Est-ce que cette période de confinement me fait prendre conscience de certains esclavage dans ma manière de vivre ?
  • Est-ce qu’il y a des esclavages dont j’aimerais réussir à me libérer ?

Vous pouvez partager ce que vous souhaitez de votre méditation sur la « table » formée par la croix (un mot, une prière, un dessin, une couleur…).

> Lire Matthieu 26,26-29

Jésus le signifie à ses disciples ce soir-là : en lui, nous sommes libérés de tous nos esclavages. Il donne sa vie pour notre libération. Le pardon des péchés qui s’opère ici, en ce repas, inaugure cette liberté nouvelle : plus rien n’entrave la vie en Dieu, sous le signe de sa grâce et de sa paix. Il y a là par-don : don de la vie, par-delà toutes les errances, toutes les peurs, toutes les fatalités. Le pardon est force de libération de ces entraves. Si le passé n’est pas effacé, il ne conditionne en revanche plus ni le présent ni l’à-venir. S’ouvre un temps nouveau, celui de l’alliance renouée entre Dieu et l’être humain, temps de la liberté donnée et reçue. Nous voilà donc libérés, déjà, en ce soir du jeudi saint, en ce repas qui anticipe le royaume de Dieu. Ce royaume sera pleinement ouvert au matin du dimanche de Pâques, comme le sera le tombeau du ressuscité qui sera aussi le crucifié du vendredi.

Vous pouvez maintenant manger un bout de pain comme signe de cette libération qui s’opère en vous à la table de Jésus et de ses disciples..

> Lire Matthieu 26,30-46

Prière

Nous vous invitons maintenant à prendre un temps de prière. Elle peut être silencieuse ou partagée en famille, au téléphone avec d’autres…

Pour vous aider, vous pouvez penser à ce que vous vivez depuis le début de ce confinement, ou plus généralement dans vos vies en ce moment, aux esclavages que vous avez notés sur la « table »… A partir de là, vous pouvez exprimer vos prières de la manière suivante :

  • > Merci pour…
  • > Donne moi la force de…
  • > Prends soin de..

Vous pouvez terminer ce temps de prière avec le Notre Père et un chant.

> Lire Matthieu 26,47-56

Vendredi Saint

Le vendredi saint est marqué par la Passion de Jésus-Christ : sa condamnation et sa mort sur la croix.

Pour ce vendredi, notre « table » devient « croix ». Nous vous invitons à la déplier complètement et nous vous indiquerons au fur et à mesure sur quelle « case » partager ce que vous souhaiterez de votre méditation (un mot, une prière, un dessin, une couleur…).

A la fin de cette méditation vous pourrez nous envoyer une photo de votre croix pour la partager.

> Lire Matthieu 26,57-27,5

La Passion du Christ est pleine de trahisons : celle de Pierre qui avait pourtant juré fidélité, celle de Judas qui n’a pas su se le pardonner. De tant d’autres encore, plus silencieuses, plus discrètes. De la nôtre aussi, nous qui si souvent nous détournons de Dieu et de ce qu’il espère de nous.

Ces trahisons, celles que nous avons subies, celles dont nous sommes responsables, nous pouvons aujourd’hui les déposer sur la croix.

  • Quelles sont les trahisons qui me hantent, celles que j’ai subies,
  • celles dont je suis responsable ?
  • Quelles sont les trahisons qui parfois me font pleurer ou que j’ai du mal à pardonner, du mal à me pardonner ?

Je peux partager ce que je souhaite ici :

> Lire Matthieu 27,11-26

La Passion du Christ est pleine de haine, de méchanceté : celle de chefs religieux qui se sentent menacés dans leur autorité, celle d’une foule anonyme qui réclame la mort d’un homme. De la nôtre aussi, nous qui avons tant de mal à aimer et à pardonner, nous qui nous laissons parfois dominer par ces sentiments.

Ces méchancetés, ces haines dont nous sommes tantôt victime et tantôt coupable, nous pouvons aujourd’hui les déposer sur la croix.

  • Quand est-ce que je me suis senti(e) victime de la haine ou de la méchanceté d’un(e) autre ? Qu’est-ce que j’ai alors ressenti ?
  • Quand est-ce que je me suis laissé(e) envahir par la haine ou la méchanceté à l’encontre de quelqu’un d’autre ? Qu’est-ce que j’ai alors ressenti ?

Je peux partager ce que je souhaite ici :

> Lire Matthieu 27,27-44

La Passion du Christ est pleine de souffrance, celle d’un homme moqué, torturé, privé de sa dignité. Des souffrances, nous en subissons tous, et parfois nous faisons souffrir même ceux que nous aimons. Elles n’ont pas les mêmes causes, elles ne se vivent pas de la même manière, mais personne ne peut prétendre qu’elles n’existent pas.

Ces souffrances, celles que nous ressentons et celles que nous provoquons, nous pouvons aujourd’hui les déposer sur la croix.

  • Qu’est-ce qui me fait mal en ce moment, de quoi est-ce que je souffre ?
  • Est-ce que j’ai conscience d’avoir déjà fait souffrir quelqu’un d’autre ?

Je peux partager ce que je souhaite ici :

> Lire Matthieu 27,45-56

La Passion du Christ est plein d’abandons. « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné » se demande même Jésus au moment de mourir.

Combien de fois nous sentons-nous abandonnés nous aussi, quand justement nous aurions besoin d’être assurés de la présence de Dieu à nos cotés.

Combien de fois avons-nous l’impression que nos plus proches, nos amis, ceux en qui nous avons confiance, se détournent de nous quand nous aurions besoin d’eux.

Combien de fois abandons-nous aussi ceux que nous aimons pourtant, parce que nous ne savons pas comment être présents pour eux et que nos gestes ou nos mots paraissent bien peu de choses.

  • Est-ce que j’ai déjà eu l’impression que Dieu m’avait abandonné ? A quel moment de ma vie ?
  • Est-ce que je me suis déjà senti(e) abandonné(e) par d’autres ?
  • Est-ce que je réalise que j’ai moi-même déjà abandonné quelqu’un à qui je tiens ?

Je peux partager ce que je souhaite ici :

Prière

Nous vous invitons maintenant à prendre un temps de prière. Elle peut être silencieuse ou partagée en famille, au téléphone avec d’autres…

Nous vous proposons de prier tout particulièrement pour les personnes qui ont été trahies et celles qui trahissent ; pour les personnes qui sont victimes de la haine et de la méchanceté et celles qui sont remplies de haine et de méchanceté ; pour les personnes qui souffrent et celles qui font souffrir ; pour les personnes abandonnées et celles qui abandonnent.

Vous pouvez terminer ce temps de prière avec le Notre Père et un chant.

Samedi Saint

Le samedi saint est le temps du vide, le temps du rien. Les Ecritures ne nous en disent presque rien, et dans la tradition de l’Eglise c’est un temps de repli que nous vivons, entre la mort du Christ et la manifestation du Ressuscité.

Et pourtant, beaucoup de choses se passent ce jour là. Dans le silence du tombeau, dans l’intimité de la relation à Dieu, ce sabbat est jour de passage. Car en effet, personne n’a été témoin de la résurrection : c’est du Ressuscité que les disciples seront les témoins.

Le confinement que nous vivons actuellement nous oblige à ce temps de sabbat, temps de repos forcé, de retrait par rapport à nos occupations habituelles, temps de solitude et d’enfermement.

Mais le sabbat de ce jour est particulier, parce qu’en lui se vit le passage de la mort à la vie. En cela, ce jour nous rappelle particulièrement notre baptême : nous qui sommes morts avec le Christ, nous ressusciterons avec le Christ.

Aussi ce matin, nous vous invitons à mettre symboliquement « au tombeau » les trahisons, haines, souffrances et abandons évoqués hier afin de laisser Dieu, dans l’intimité de la relation à lui et le mystère de cette journée, les transformer.

> Lire Matthieu 27,57-61

Replier la croix pour la transformer en « cube » symbolisant le tombeau fermé. Maintenir le cube fermé en glissant les languettes dans les fentes.

Hier, nous étions dans la mort.

Demain, nous célébrerons la vie.

Aujourd’hui, Dieu nous donne, dans l’intimité de la relation avec lui, de passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière.

Pour certains, cette disponibilité à Dieu passe par la méditation et la prière, pour d’autres par la lecture ou l’écoute de la musique, pour d’autres par l’expression artistique…

Aujourd’hui, laissons simplement Dieu venir à nous et éclairer d’une lumière nouvelle ce que nous avons mis au tombeau. Laissons simplement Dieu faire œuvre de transformation en nous, dans nos vies.

Laissons simplement Dieu être Dieu.

En fin de journée, nous vous proposons d’allumer une bougie à une fenêtre ou sur un balcon, et à la laisser brûler là, signe de la confiance que nous avons en cette lumière qui habite toutes les nuits du monde. C’est aussi une manière de vivre de temps de Pâques en communion avec nos frères et sœurs de l’Eglise catholique qui sont aussi invités à faire de même ce soir.

 

Dimanche de Pâques

Aujourd’hui est jour de joie : Dieu a vaincu la mort. Aussi, c’est dans la joie et la reconnaissance que nous voulons vivre cette journée et ce temps de méditation.

Pour partager la joie de cette journée, nous vous invitons à vous prendre en photo avec votre croix (ou simplement à prendre en photo votre croix si vous préférez) et à nous l’envoyer. Nous pourrons ainsi partager la joie de cette journée à travers le site internet et la page Facebook de la paroisse.

> Lire Matthieu 28,1-10

Le Seigneur est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !

Ce matin, le tombeau est ouvert. Jésus a traversé la mort. Il est vivant !

Aujourd’hui, Dieu fait dans nos vies et dans le monde toutes choses nouvelles.

Nos esclavages, nos trahisons, nos haines, nous souffrances et nos abandons sont traversés par la lumière de la vie.

Nous voilà transformés, réveillés de nos morts, relevés de nos chutes.

Dieu nous appelle sur le chemin où l’on s’éloigne de la mort pour se lancer en pleine vie !

Le Christ déclare : « C’est moi qui suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marcher  jamais dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8,12).

Nous vous proposons maintenant « d’ouvrir nos tombeaux » en dépliant le cube formé hier pour en refaire une croix. Puis de percer cette croix pour que la lumière la traverse (avec une aiguille ; avec une simple perforatrice ou une perforatrice avec de jolies formes si vous en avez une ; avec une paire de ciseaux…).

Laissons la lumière de la vie traverser tout ce que nous avons déposé sur la croix, laissons Dieu faire dans nos vies et dans le monde toutes choses nouvelles.

Prière

Nous vous invitons maintenant à prendre un temps de prière. Elle peut être silencieuse ou partagée en famille, au téléphone avec d’autres…

Nous vous proposons tout particulièrement aujourd’hui d’exprimer votre louange à Dieu et de lui rendre grâce pour cette lumière qui vient changer nos vies. Vous pouvez par exemple exprimer vos prières de la manière suivante :

  • > Je te loue parce que tu es pour moi et pour le monde…
  • > Je te rends grâce parce que tu as fait pour moi et pour le monde…

Vous pouvez terminer ce temps de prière avec le Notre Père et un chant.

Crédits : Marion Heyl et Emmanuel Rouanet (EPUdF) – Point KT




Prédication autours d’une croix fabriquée à partir d’une balle

Quand Dimanche des rameaux est aussi culte de confirmation… voici la prédication de la pasteure Isabelle Horber (UEPAL) 

Dimanche des rameaux!
Jésus, quand tu es entré à Jérusalem
A grands cris, les gens t’ont acclamé.
Mais qui a dit : Moi, je veux bien t’écouter » ?
Leurs manteaux, ils ont enlevés.
Mais qui a dit : Ce qui me sépare de Dieu, je veux le retirer » ?
Près de leur porte, tu es passé.
Mais qui a dit : « Viens, Jésus, tu peux entrer » ?
A leur cœur, tu as frappé.
Mais qui a dit : « Comme toi, je veux aimer » ?
Aujourd’hui, Jésus, Tu te tiens à la porte et tu frappes.

Qui lui dira : « Entre, je t’accueille dans ma vie.
Sois le bienvenu chez moi » ?

Nous voilà une semaine avant pâques… C’est-à-dire à l’aube de la semaine de la passion où nous nous souvenons de la dernière semaine du Christ. Mais, et c’est la raison de la présence de la majorité d’entre vous, c’est aussi le dimanche de la confirmation d’A., de Ca. et de Co.

Mais pourquoi, pendant longtemps et presque partout, les confirmations avaient-elles lieu le dimanche des rameaux ?

D’une part parce que dans le monde paysan, c’était bientôt le temps des labours et des semailles et qu’il fallait des bras. Beaucoup de jeunes n’allaient plus à l’école d’avril à octobre afin d’aider leurs parents. Les rameaux de l’année de leur 14 ans marquait la fin de leur présence à l’école. C’est d’ailleurs pour cela, comme un rite de passage à l’âge adulte, que la confirmation a lieu aux 14 ans des jeunes… Mais aujourd’hui, A, Ca, et Co. vous avez probablement encore de longues années de scolarité devant vous.

Je ne pense pas que mes prédécesseurs pasteurs se soient uniquement pliés aux rythmes scolaires et paysans. La confirmation avait lieu à rameaux aussi parce que justement … c’était les rameaux et qu’en cette fête était reflétée la vie qui s’ouvrait devant eux.

Écoutons ce qui se passe le dimanche des rameaux selon l’évangéliste Jean :

Une foule nombreuse de gens venus à la fête ayant entendu dire que Jésus se rendait à Jérusalem, prirent des branches de palmiers, et allèrent au-devant de lui, en criant : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël !

Voici que Jésus entre à Jérusalem comme un roi ! C’est le sommet de sa « carrière » ! Le jour où la foule proclame vraiment qui il est. Le jour où il est accepté comme le Messie. Faire sa confirmation en souvenir de ce qui se passe ce jour, c’est avant tout affirmer sa foi devant la communauté et la famille rassemblées. A, Ca. et Co. ont d’ailleurs préparé une affirmation de la foi qu’ils liront tout à l’heure au moment de la liturgie de confirmation. A. Ca., Co., cette affirmation de VOTRE foi ce sera votre façon d’agiter les rameaux pour l’entrée de Jésus dans votre vie de jeunes adultes. Qu’ils restent verts tout au long de votre vie.

Cependant, nous connaissons la suite de l’histoire, c’est-à-dire la semaine qui s’ouvre devant nous. Nous savons que la foule n’est pas restée une foule joyeuse et acclamante. Et ces vivats qui tourneront aux cris de haine nous font mal. Ce haut, cette apothéose avant la grande dégringolade de vendredi saint.

Proposer la confirmation à rameaux, ne serait-ce pas une façon de dire à nos jeunes : attention aujourd’hui vous êtes les rois de la fête, mais bientôt viendra la chute, car on ne reste pas éternellement au sommet il suffit de regarder le prophète Elie.

Ce pourrait être aussi une anticipation de ce qui arrive trop souvent avec la confirmation. Trois ans de cheminement dans la paroisse : caté, présence et participation aux cultes. Et puis la confirmation passée, les cadeaux déballés, pff, plus de confirmands.

Est-ce comme cela que vous vivrez votre engagement A., Ca., Co. ? Aujourd’hui un grand jour et après une longue traversée du désert jusqu’au jour de votre mariage ou du baptême de votre premier enfant peut-être ?

Mais je crois que ce culte de confirmation à rameaux peut avoir un autre sens qu’une forme de culpabilisation. Et pour cela je vais vous offrir un petit souvenir de cette journée. Vous verrez qu’il fait aussi sens dans ce qui vous a peut-être touché dans l’actualité mondiale.

Mon petit cadeau fait juste quelques centimètres de haut. Vous pouvez également reconnaître que c’est une petite croix, mais il a été formé à partir d’un objet spécial …

Il a été fabriqué à partir d’une cartouche de fusil au Libéria, petit pays pauvre sur la côte ouest de l’Afrique qui sort d’une guerre civile de plus de 10 ans.

Pour s’assurer un petit revenu et proclamer leur volonté de paix, les églises du pays ont décidé de faire des croix à partir de cartouches et d’obus vides.

C’est mettre en œuvre la prophétie d’Ésaïe que nous avons lu tout à l’heure : « De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, Et de leurs lances des serpes ». Là, Ésaïe dirait que de l’engin de mort qu’est une balle ils ont fait le symbole de la vie éternelle. En continuant dans la même idée : « ils transforment leurs mitraillettes en pelles et fabriquent des cloches à partir de leurs canons. »

Proposer la confirmation à rameaux, ne serait-ce pas une façon de dire à nos jeunes. Oui, il y a des hauts et des bas dans la vie. Il y en aura dans TA vie… Oui, un jour vous aurez à vivre votre propre vendredi saint, mais après vendredi saint il y a la lueur de pâques.

C’est une façon de dire : de la violence qui vous est faite peut sortir une bénédiction…

C’est aussi dire, face à l’actualité, qu’il est toujours possible de transformer le mal en bien. Des balles en croix. Une tuerie de plus à Parkland en Floride sera peut être le début d’un gun control aux états unis… parce que les lycéens et les étudiants se sont saisis du problème et qu’ils ont organisé une grande manifestation nationale … hier

Cette croix que je vous offre aujourd’hui veut briller tout au long de votre vie. Les jours de désespoir ou les jours où vous aurez envie de recouvrir à la violence, elle vous rappellera que Jésus, même s’il lui est arrivé de se mettre en colère, n’a jamais recouru à la violence physique. Au contraire, il a toujours imaginé des solutions pour préserver les personnes menacées par la violence.
Il a convaincu ceux qui voulaient tuer la femme adultère, qu’il leur arrivait d’être aussi coupable qu’elle.

Il a refusé cette violence du rejet fait aux enfants de son temps et a dit aux disciples « laissez venir à moi les petits enfants ».
Le soir de son arrestation, il a guéri celui qui l’emmenait à la mort.

Regardez cette croix que je vous donne. Elle devra symboliser pour vous le choix devant lequel vous vous trouverez encore et encore : choisir le mal ou le bien.

Encore et encore il vous faudra choisir d’exercer la force ou de trouver un autre chemin.

Et quand je parle d’user de force, je ne parle pas seulement de se battre et de donner des coups de pieds mais aussi d’insulter, de raconter des mensonges sur les autres, de crier, d’intimider l’autre. La violence a beaucoup de visages et de formes.
Je disais qu’il vous faudra encore et encore choisir d’exercer la force ou de trouver un autre chemin. Je ne dis pas qu’il faut se laisser faire mais trouver un autre chemin. Il ne s’agit pas de devenir victime de la violence, mais de résister à celle-ci.

A Parkland, les condisciples des 17 jeunes assassinés par balle sont en colère. Et leur colère fait passer un souffle d’urgence et de renouveau sur le contrôle des armes à feu. Ils résistent et ne se résignent pas.

S’il vous arrivait de devenir victime de la violence, résistez, obtenez de l’aide, contactez les enseignants, les adultes, les amis et la police. Ne vous résignez pas, jamais face à la violence.

Jésus ne s’est pas résigné, mais a ouvert un autre chemin, il s’est relevé même face à la mort.

La croix que je vous offre n’est pas une croix de bois, polie et lissée (montrer) confortable dans votre main, mais c’est une croix de métal, froide, avec des bords rugueux et même coupants.

Cette croix exprime quelque chose de la dureté de notre monde. Tout n’est pas toujours heureux et facile dans nos vies ; tout ne sera pas toujours heureux et facile dans vos vies. Il vous arrivera sûrement d’être confrontés à la laideur de la vie, comme le Christ a été exposé aux hurlements et aux crachats de la foule sur son chemin de passion.

Mais la vie ne se résume pas à cette laideur. Si vous regardez cette croix, si vous regardez toute croix, vous verrez qu’avec un peu d’imagination on peut y voir quelqu’un qui tend et ouvre les bras. Comme s’il vous appelait pour faire un monumental câlin.

En regardant cette croix, en regardant toute croix, je vois le Père du Fils prodigue qui m’ouvre les bras. C’est ma foi et mon espérance pour vous.

Mais c’est aussi ma foi et mon espérance que dans toute situation difficile, nous sommes invités à ne pas baisser les bras.

En ce jour de confirmation je vous l’affirme, vous n’avez pas à pas baisser les bras. Mais vous vous devez de prendre les difficultés à bras-le-corps pour faire de balles de fusil des croix. Pour faire de tout ce qui nous blesse des symboles de vie.
Vous ne devez pas baisser les bras mais les élever pour devenir réceptacle de la bénédiction de Dieu, savoir que vous êtes envoyés sur la route de la vie avec lui à vos côtés. Amen.

crédits : Isabelle Horber (UEPAL) Point kt




Prière de pardon et geste symbolique des rameaux

Les branchages seront déposés au cours de la prière autour d’une grande croix réalisée en sarment de vigne

 

               Confession des péchés

 

Seigneur, devant toi nous reconnaissons que parfois nous t’accueillons comme les habitants de Jérusalem qui étaient prêts à agiter les rameaux de leur joie en leurs jours de fête, mais disposés à se détourner du Christ à la moindre occasion.

Aujourd’hui en ce dimanche des rameaux, nous nous souvenons des rameaux agités par les pèlerins. Ils étaient faits de quatre branchages différents symbolisant la vie du peuple des croyants.

Les fleurs odorantes sont le symbole de la prière et de l’étude des Ecritures ; les fruits renvoient à la mise en pratique effective de la volonté de Dieu.

 

Lecteur 1

Je dépose sur cette croix ce seringat aux fleurs très odorantes, mais sans aucun fruit comestible.

Je dépose la prière de repentance de ceux qui ont beaucoup prié mais rien fait pour leurs frères.

 

 

 

 

 

Lecteur 2

Je dépose sur la croix ce branchage de dattier qui fleurit sans que l’on s’en aperçoive, mais où plus tard des fruits magnifiques apparaissent.

Je dépose la prière de repentance de ceux qui ne prient jamais mais prennent soin de leur frère et ne savent pas apercevoir la main de Dieu dans leurs actes.

 

 

 

 

Lecteur 3

Je dépose le saule qui n’a ni fruit comestible, ni fleur odorante.

Je dépose la prière de ceux qui ne prient pas et ne mettent pas en œuvre la volonté de Dieu.

Donne-leur de se souvenir que le saule a comme de petites lèvres et qu’aujourd’hui même ils peuvent changer et entonner la louange du Très-Haut et prendre soin des autres.

 

 

 

Lecteur 4

Je dépose ce branchage d’agrume aux parfums extraordinaires et aux fruits généreux.

Je dépose la prière de ceux qui vivent de faire partie d’un peuple visité par son Seigneur.

Qu’il soit béni.

 

 

 

 

Lecteur 5

Et moi, en ce dimanche qui début la semaine sainte,

je rajouterai une 5ᵉ branche, en anticipation de tes 5 plaies Seigneur…
Un rameau d’olivier pour la paix que nous ne savons pas instaurer.
Que l’oiseau de notre prière l’emmène jusqu’à toi…

 

 

 

Crédit : Isabelle Horber (UEPAL) – Point KT photos: Pixabay