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Un album bienfaisant au sujet du deuil et de la tristesse, qui ouvre des espaces de parole et de silence, pour apprivoiser l’émotion. Adressé à un « tu », il permet subtilement de mettre en valeur une relation qui demeure au delà de la mort, et avec laquelle la tristesse nous met en contact.

Quelle invitée encombrante, cette Madame Tristesse ! Elle s’invite sans qu’on l’ai conviée, s’installe, se tape l’incruste, met tout son bazar dans notre intérieur ! Et si on la chasse, elle revient ! Et si on l’ignore, elle se fait encore plus présente ! Mais comment s’en sortir, quand elle se pointe ?

On peut s’arranger avec elle, figurez-vous. On peut, à défaut de l’inviter puisque c’est elle qui s’invite, la considérer comme une invitée. On peut choisir de s’intéresser à elle et décider d’apprendre à mieux la connaitre, pour répondre à ses besoins comme on le ferait avec n’importe quel invité. Elle devient alors moins envahissante, plus rare, mais tout aussi insistante, au fil du temps si l’on se hâte lentement.

Peut-être finira-t-elle par repartir ? Peut-être même qu’on apercevra un jour les cadeaux qu’elle nous a faits ?

D’après l’album Quand Madame Tristesse a aménagé chez nous,  Anke KEIL, 2021 Opec-Olivétan

Crédits: Marianne RENAUD, UEPAL, POINTKT