image_pdfimage_print
Il y a des trésors qu’on cache, d’autres qu’on cherche, quelques-uns qu’on trouve et d’autres dont on oublie un peu qu’ils sont de vrais trésors : la Bible est de ceux-là. Qu’on la délaisse en oubliant de la lire ou qu’au contraire, on aime feuilleter ses pages, on pense rarement au cheminement grâce auxquels ces mots si précieux nous sont parvenus. Ce cheminement est raconté dans ce culte destiné à inaugurer « l’année Luther ». Il peut encore être utilisé pour un culte de rentrée ou un culte de remise de la Bible.

Matériel :
– Un grand coffre ou une malle de voyage style coffre au trésor à placer bien en vue de l’assemblée
– 39 livres recouverts de papier avec (écrit en gros) le titre des livres de l’Ancien Testament
– 27 livres recouverts de papier avec (écrit en gros) le titre des livres du Nouveau Testament
– Des versets bibliques découpés au massicot en grand nombre (pour être lancés sur l’assemblée un peu comme des confettis).

Pour télécharger les versets bibliques, cliquez ici

Déroulement :

Accueil : Je vous souhaite à tous et toutes la bienvenue au nom de notre Seigneur. C’est lui qui nous accueille, il se réjouit de nous voir réunis en son nom.
Que son amour nous habite.
Que sa présence nous éclaire.
Que sa Parole nous fortifie !
Amen.

Cantique : Il est une foi (Alléluia 52-09/1, 2 et 8)

Un trésor à transmettre

  • Narrateur : Il y a longtemps, dans une terre très loin de chez nous, des hommes et des femmes d’un tout petit peuple croyait en Dieu. De génération en génération, ils se transmettaient leur histoire et ce qu’ils savaient de Dieu :
  • Lecteur 1 dit cette phrase à lecteur 2  : « Notre ancêtre Abraham habitait Haran. Le Seigneur lui dit : « Quitte ton pays, ta parenté et va dans le pays que je te montrerai. Je ferai naître de toi une grande nation ; je te bénirai et… » (Genèse 12/1-2)
  • Lecteur 2 coupe la parole à  lecteur 1 pour dire cette phrase à lecteur 3 : « Notre ancêtre Abraham habitait Haran. Le Seigneur lui dit : « Quitte ton pays, ta parenté et va dans le pays que je te montrerai. Je ferai naître de toi une grande nation ; je te bénirai et… »
  • Lecteur 3 coupe la parole à lecteur 2 pour dire cette phrase à lecteur 4 : « Notre ancêtre Abraham habitait Haran. Le Seigneur lui dit : « Quitte ton   pays, ta parenté et va dans le pays que je te montrerai. Je ferai naître de toi une grande nation ; je te bénirai et… »
  • Lecteur 4 coupe la parole à lecteur 3 pour dire la phrase, à la fin, terminer comme si la phrase était inachevée : « Notre ancêtre Abraham habitait Haran. Le Seigneur lui dit : « Quitte ton pays, ta parenté et va dans le pays que je te montrerai. Je ferai naître de toi une grande nation ; je te bénirai et… »
  • Narrateur : Et puis, ils s’adressaient à Dieu, lui disaient leurs peines :
  • Lecteur 5 : «Seigneur, aie pitié de moi, je suis sans force. Seigneur, guéris-moi, je suis profondément troublé. Je suis en plein désarroi. » (Psaume 6/3-4)
  • Narrateur : Leurs joies :
  • Lecteur 6 : « Que de merveilles tu as réalisées, Seigneur mon Dieu ! Tu n’as pas ton pareil. » (Psaume 40/6)
  • Narrateur : Leur confiance :
  • Lecteur 7 : « Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon chemin ! » (Psaume 119/105)
  • Narrateur : Et ces mots étaient répétés de génération en génération :
  • Chacun répète cette phrase à son voisin
  • Lecteur 7 : « Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon chemin ! »
  • Lecteur 6 : « Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon chemin ! »
  • Lecteur 5 : « Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon chemin ! »
  • Narrateur : Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon chemin !

Comme ceux qui nous ont précédés dans la foi, nous aussi, louons le Seigneur notre Dieu :

Louange : (adaptée du psaume 119/89-91 et 105 ; Ça se fête, célébration 5)
Officiant : Loué sois-tu Seigneur parce que ta parole nous éclaire.
Fais grandir notre intelligence pour que nous la comprenions.
Loué sois-tu pour ta force et ton amour : qu’ils nous accompagnent tout au long de notre vie.
Assemblée : Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon chemin !
Officiant : Heureux tous les enfants et toutes les grandes personnes qui vivent en écoutant le Seigneur.
Heureux ceux qui suivent leur chemin en cherchant à lui obéir.
Oui heureux sont ceux qui choisissent Dieu pour guide, ils vivront vraiment heureux !
Assemblée : Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon chemin !
Officiant : Merci Seigneur parce que ta parole dure à toujours.
Jamais je ne veux oublier ta parole parce que c’est elle qui donne la vie.
Assemblée : Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon chemin ! Amen.

Cantique : O Seigneur, dans mon cœur je t’écoute (Arc-en-ciel 221/3-4 ou Alléluia 53-04/3-4)

Un trésor à garder et qui s’agrandit !
Narrateur : Les hommes et les femmes du tout petit peuple d’il y a très longtemps et d’une terre loin de chez nous s’est transmis de génération en génération, toutes ces histoires à propos de Dieu et d’eux, toutes ces prières et puis les paroles des prophètes. Mais à force, ce trésor qu’ils gardaient dans leur mémoire et dans leurs cœurs est devenu grand, trop grand pour être seulement là (montrer la tête) et là (montrer le cœur) alors, ils l’ont écrit, à la main, car les machines pour imprimer les livres n’existaient pas encore.
Et il y avait beaucoup à écrire : ce n’était pas un livre, mais toute une bibliothèque : les enfants viennent placer dans le coffre les 39 livres en montrant le titre sur la couverture.
Et puis, pour conserver et diffuser ce trésor,  ils l’ont recopié : ainsi dans les lieux où ils se réunissaient pour prier, on pouvait ouvrir le trésor et lire…
Pendant longtemps plus rien n’a été ajouté au trésor, mais un événement a tout changé, un événement annoncé depuis longtemps par les prophètes, annoncé dans le page du vieux et si précieux trésor : la venue du messie du Messie, du Sauveur, Jésus-Christ.
Tous n’y ont pas cru, mais certains ont rencontré Jésus et ils ont reconnu en lui le fils de Dieu, le Sauveur promis par Dieu à son peuple, alors ils l’ont suivi, écouté et puis, après sa mort et sa résurrection, ils ont raconté ce qu’ils avaient vécu et partagé avec lui, ils ont raconté tout ce que Jésus leur avait enseigné et d’autres les ont écouté et ont cru eux aussi.
Très vite, ces premiers chrétiens ont compris que ces mots qui parlaient de Dieu et de son amour pour nous révélé en Jésus-Christ étaient précieux et ils ont voulu les garder, alors ils ont écrit : des lettres d’abord et puis des livres qui racontent la vie et l’enseignement de Jésus, les évangiles, et puis les débuts de l’Eglise chrétienne, les actes des Apôtres.
Les enfants viennent placer dans le coffre les 27 livres en montrant le titre sur la couverture.
Et le trésor s’est agrandi…

Cantique : Voix des prophètes (Arc-en-ciel 236/1-3 ou Alléluia 22-10/1-3)

Un trésor à protéger ?
Narrateur : Comme les machines pour imprimer les livres n’existaient pas encore, on a recopié le trésor et puis on l’a traduit dans la langue qu’utilisaient alors ceux qui faisaient des études, le latin. Mais en ce temps-là, la plupart des gens n’allait pas à l’école, ils ne savaient ni lire, ni écrire et ils ne comprenaient pas le latin… alors, ils ont oublié le trésor.
Fermer le coffre
Bien sûr, ceux qui faisaient des études leur en parlaient parfois, mais ils ne disaient pas tout et ce qu’ils en disaient n’était pas toujours juste. Ils pensaient que le trésor était trop précieux pour être partagé avec tous, ils pensaient que le trésor pourrait être abîmé et certains voulaient que le trésor reste secret pour avoir du pouvoir sur ceux qui ne pouvaient pas lire le trésor par eux-mêmes !

Prière pour être en paix : (librement basé sur Traces vives, p.53)
Seigneur, depuis les temps anciens, à travers les pages de la Bible, tu fais retentir une Parole claire pour nous délivrer de nos illusions, des idoles que nous nous créons, de notre égoïsme, de notre orgueil, de tout ce qui nous sépare de toi et des autres.
Pardonne-nous lorsque nous n’écoutons pas ta Parole, lorsque nous ne la vivons pas, lorsque nous l’enfermons dans des habitudes au lieu de la laisser nous interpeller et nous transformer.
Seigneur, depuis les temps anciens, à travers les pages de la Bible, tu fais retentir une Parole claire pour nous pardonner : que ton pardon nous atteigne au plus secret de nous-mêmes, qu’il nous rende vivants et disponibles pour toi et pour les autres nos frères. Amen.

Cantique : O Seigneur, dans mon cœur je t’écoute (Arc-en-ciel 221/1 et 5 ou Alléluia 53-04/1 et 5)

Un trésor à partager !
Narrateur : Il en a été ainsi jusqu’au XIIème siècle. Là un homme s’est levé : Entrouvrir le coffre

  • Lecteur 1 : « Je m’appelle Valdo, je crois que le trésor est pour tous et qu’on y trouve tout ce qu’on doit savoir sur Dieu ! J’ai fait traduire plusieurs morceaux du trésor en langue romane. Il faut lire le trésor et changer en soi et dans l’Eglise tout ce qui ne respecte pas le trésor des Ecritures. »
    Narrateur : Mais presque personne ne l’a écouté. Refermer le coffre
    Au XIVème siècle, un autre homme s’est levé : Entrouvrir le coffre
  • Lecteur 2 : « Je m’appelle John Wyclif, je crois que le trésor est pour tous et qu’on y trouve tout ce qu’on doit savoir sur Dieu ! J’ai traduit la bible en anglais, afin que le plus grand nombre la comprenne et la mette en pratique. »
  • Narrateur : Mais seuls quelques-uns l’ont écouté. Refermer le coffre. Seulement quelques années plus tard, un homme a repris ses idées. Entrouvrir le coffre
  • Lecteur 3 : « Je m’appelle Jan Hus, je crois que John Wyclif a raison. L’Eglise de mon temps a enfermé le trésor à double tour et veut nous faire croire qu’on peut vendre l’amour de Dieu. Mais, moi j’ai lu le trésor, je veux le partager. »
  •  Plusieurs lecteurs (ensemble et fort) : « Hérétique ! A mort !»
  • Narrateur : Jean Hus a été condamné et brulé vif. Refermer le coffre. Pourtant à peine quelques années plus tard, en Italie, un autre homme s’est levé : Entrouvrir le coffre
  • Lecteur 4 : « Je m’appelle Savonarole, j’ai traduit le trésor en italien, il est la seule richesse dont nous avons besoin ! »
  • Narrateur : Mais lui aussi a été condamné à mort. Refermer le coffre. Pourtant, tous ceux-là n’ont pas parlé en vain, ils ont ouvert la voie, préparé le chemin… car en 1517, un homme se lève, il s’appelle Martin Luther et lui aussi croit que le trésor doit être pour tous, car l’amour de Dieu ne doit pas être un secret, au contraire, il doit être proclamé haut et fort, comme on proclame les grandes nouvelles, il doit être chuchoté comme on chuchote un secret d’amour, on doit le dire, l’enseigner, l’expliquer. Ouvrir grand le coffre.
    Alors Luther traduit la bible en allemand, il écrit pour encourager à lire et à comprendre ce que contient le trésor. Et il va avoir deux alliés de choix : le prince Frédéric de Saxe qui va le protéger et puis une nouvelle invention, l’imprimerie, qui permet de copier les livres bien plus vite qu’à la main et qui va permettre de diffuser les idées de Luther aux quatre coins de l’Europe et d’imprimer des bibles.
    Grâce à cela, d’autres vont pouvoir connaître et partager le trésor : Martin Bucer, Jean Calvin, Ulrich Zwingli, Guillaume Farel, Capiton, John Knox, Théodore de Bèze, Olof Person et tant d’autres.
    La bible est traduite dans les différentes langues d’Europe, imprimée, diffusée : toutes les histoires, les prières, les paroles, les enseignements qu’elle contient sont bien un trésor, mais pas un trésor à enfermer, c’est un trésor à partager : si on lit bien et avec l’aide de Dieu, on y découvre la parole de Dieu, l’amour de Dieu et l’amour de Dieu ne s’enferme pas, il se proclame, il se partage…
    Prendre les textes bibliques découpés dans le coffre et les lancer sur l’assemblée….Pour répondre à la Parole qui nous a été adressée, disons notre confiance….Confession de foi (Antoine NOUIS, La Galette et le Cruche, tome III, p. 114)Je crois au Dieu de la Bible.Je crois au Dieu qui a posé comme première question à l’humain : Où es-tu ?
    Je crois au Dieu qui a posé comme deuxième question : Pourquoi as-tu fait cela ?
    Je crois au Dieu qui a posé comme troisième question à l’humain : qu’as-tu fait de ton frère ?

Je crois au Dieu qui a appelé Abraham à le retrouver dans le tête-à-tête d’une marche dans le désert.
Je crois au Dieu qui a appelé Moïse à devenir le libérateur d’un peuple soumis à une dure servitude.
Je crois au Dieu qui a appelé David à le chanter dans les sommets et les creux de son histoire.

Je crois au Dieu qui s’est fait homme en Jésus-Christ, il a appelé, il a enseigné, il a guéri, il a manifesté le règne de Dieu.
Je crois au Dieu qui s’est fait serviteur en Jésus-Christ, il s’est agenouillé, il a lavé les pieds de ses disciples, il a donné sa vie.
Je crois au Dieu qui est sauveur en Jésus-Christ, il a souffert sous Ponce Pilate, il a été crucifié, il est mort, il a forcé la porte des enfers, il est              ressuscité des morts.

Je crois au Dieu qui est présent par son Esprit auprès des hommes et des femmes de toutes les langues, de toutes les couleurs et de toutes les nations.
Je crois au Dieu qui est à la tête d’une Eglise visible et invisible, pécheresse et pardonnée, locale et universelle, diaconale et missionnaire.
Je crois au Dieu qui vient au-devant de nous tous les jours et qui nous attend dans le secret de notre histoire. Amen

Cantique : O Dieu tu es fidèle, (Arc-en-ciel 233/1-3 ou Alléluia 22-01/1-3)

Prière : (Henri Chabloz, banque de données catéchétiques, AREC, Lausanne, dans Ça se fête !, célébration 5)
Unissons-nous dans la prière.
Merci Seigneur, pour les hommes et les femmes de la Bible.
Ils ont connu les mêmes soucis, les mêmes inquiétudes, les mêmes rêves, les mêmes espoirs que nous.
A travers leurs expériences de vie, nous découvrons des signes qui nous aident à mieux vivre aujourd’hui, à espérer quand nous désespérons, à croire quand nous doutons, à oser agir quand nous nous résignons, à aller à la rencontre des autres lorsque nous avons envie de nous replier sur nous-mêmes.

Merci pour la Bible qui nous fait découvrir un Dieu étonnant : non pas un magicien qui transformerait le monde d’un coup de baguette magique ; non pas un Dieu tout-puissant qui écraserait par son pouvoir, mais un Dieu de liberté qui nous invite à la liberté, un Dieu d’amour qui nous invite à l’amitié.

Merci pour tous ceux qui ont traduit ce livre dans plus de 1800 langues et dialectes, pour ceux qui l’ont recopié, imprimé, distribué, expliqué. Merci pour ceux qui lisent la Bible seuls ou en groupe, pour ceux qui essaient de la comprendre afin de mieux vivre dans le monde d’aujourd’hui.

Merci pour le message de la Bible, pour ce qu’il a d’étrange et de familier. Merci pour les questions que Tu nous poses, pour les gestes de liberté, de fraternité, de solidarité auxquels tu nous invites.

Seigneur, apprends-nous à lire la Bible, apprends-nous à parler les uns avec les autres de ce que nous avons compris, de ce qui nous étonne, de ce qui nous réjouit. Apprends-nous à parler de la Bible aux hommes d’aujourd’hui, apprends-nous à te prier, pour que nous puissions mieux rechercher le sens de son message pour nous aujourd’hui.

Nous prions avec les mots du Christ qui nous sont parvenus par la Bible…
Notre Père qui est aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
pour les siècles des siècles.
Amen.

Cantique : La paix du Seigneur (Alléluia 62-83)

Envoi et bénédiction :
Que la Parole de Dieu soit votre lampe et la lumière sur votre chemin.
Que Dieu vous bénisse et vous garde
Qu’il tourne son visage vers vous et vous accorde son amour
Qu’il lève son visage vers vous et vous donne sa paix. Amen.

Crédit : Claire de Lattre-Duchet (UEPAL), Point KT