Au bord du lac, culte de rentrée

Un petit aquarium avec un vrai poisson est posé sur l’autel

Un grand filet est accroché à la croix et descend jusque dans l’allée centrale

Le ou la pasteure pourra porter une tenue de marin à la place de sa robe pastorale. 

A l’entrée du culte, les gens sont accueillis avec un poisson en papier coloré sur lequel on met son nom et la ville ou le quartier où on habite

A l’issue du culte, les poissons seront placés dans un grand filet en fonction du lieu dans lequel on habite

Chant d’entrée chorale gospel

Salutation                                                      

Je ne sais pas ce qui m’a pris, peut-être une envie de prolonger de belles vacances en y ajoutant la seule chose qui manquait : vous ! … En tout cas, ce matin, je vous propose de nous rendre au bord du lac, pour un temps de culte bienfaisant…

Pour un culte « au bord du lac », je me suis équipée, non pas pour me reposer sur une chaise longue, mais… pour pêcher…

Je suis venue pêcher un peu tranquille, hors du bruit et du remue-ménage de la rentrée… un peu de calme, un peu de silence, ça fait du bien, non ?

Je suis venue à la pêche aux bonnes idées, aux bonnes résolutions, aux bonnes paroles… Je suis sûre que malgré la crise écologique et l’épuisement des ressources, ce lac paroissial nous réserve plein de belles prises, et que nous allons nous régaler de bon poisson grillé tout au long de l’année !

Je suis venue à la pêche aux enfants ! Ils partiront tout à l’heure avec leurs animatrices du club biblique pour découvrir un métier de la bible : je vous laisse deviner de quel métier il s’agit… pêcheur ! Si !

Je suis venue à la pêche aux catéchumènes ! Ils seront tout à l’heure chaleureusement accueillis et encouragés dans leur démarche de se questionner sur la place de Dieu dans leur vie. Ils recevront une Bible pour les y aider.

Je suis venue à la pêche de fraternité et d’amitié. Parce que le métier de pêcheur est un dur métier, du matin au soir et du soir au matin, il faut de la persévérance, et des encouragements : je suis venue faire équipe, avec vous !

Je suis venue à la pêche d’une Parole. Une Parole bonne, une bénédiction de la part de Dieu qui m’envoie et me porte tout au long de cette année dans mon travail de pêcheur au bord  du lac.

Je suis venue pour avoir la pêche ! Et vous ?

Frères et sœurs, la grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père,  et de Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, Amen.

Nous allons chanter et pendant le chant, les enfants sont invités à aller avec …  découvrir ce qui se passe pour eux au bord du lac…  Chers parents, vous retrouverez vos enfants dehors tout à l’heure, parce qu’ils termineront par un jeu en extérieur.

Chant de l’assemblée  Recueil ALLELUIA 21-11

  1. J’entrerai dans ses portes avec la joie dans mon cœur,
    Je viendrai louer le Seigneur.
    Je dirai : « Voici le jour que l’Éternel a fait,
    Qu’il soit pour tous un sujet de joie ! / Un sujet de joie, un sujet de joie, (bis)
    Qu’il soit pour tous un sujet de joie ! »
  2. Je louerai l’Éternel car son amour est si grand,
    Car sa bonté n’a pas de fin.
    D’une seule voix le peuple entonnera ce chant :
    Son amour, sa bonté n’ont pas de fin ! / Ils n’ont pas de fin, ils n’ont pas de fin ! (bis)
    Son amour, sa bonté n’ont pas de fin !
  3. L’Éternel est ma force et le sujet de mes chants,
    Il est venu à mon secours.
    Mieux vaut compter sur lui que sur les gens influents.
    Je me réjouirai en son amour ! / Je me réjouis, je me réjouis ! (bis)
    Je me réjouirai en son amour !

Narration 

Imaginez un beau lac aux eaux bleutées. L’eau y est transparente sur les rives du lac. Des petites vaguelettes viennent lécher les pieds nus des enfants qui jouent sur le sable.
Je vous emmène au bord du lac de Galilée, appelé ainsi, parce qu’il est dans la région de Galilée. C’est un peu curieux, mais ce lac porte encore d’autres noms ! Il est grand, alors on l’appelle aussi MER ! Mer de Tibériade, un nom qui vient du temps de l’occupation romaine, sans doute en souvenir du règne de Tibère. Ou encore lac de Génésareth parce que le plus grands des villages aux alentours se nomme ainsi.

Mais peu importe, c’est un lac ! Un lac heureux, clair, remplis de poissons, et donc il nourrit tous ceux qui y jettent leur ligne de pèche, leur canne à pêche ou leurs filets.
Le lac fait 20 kilomètres de long et 12 de large ! Immense, il se traverse à la rame ou, si on a de la chance d’en posséder une, à la voile ! Et avec cette distance, imaginez, c’est toute une expédition ! Là bas, vous voyez les collines verdoyantes de Galilée, et là, plus au nord, les sommets désertiques de Syrie.

Au bord du lac, sur les barques aux couleurs vives, jaunes, vertes ; rouges ou bleues, il y a quelques gamins qui réparent des filets de pêche. Ils sont troués, soit parce que la pêche a été bonne, soit parce qu’au contraire, une vielle racine, un arbre englouti ou un pêcheur maladroit a déchiré le filet. Matthieu s’active : un, deux, trois nœuds, et voila le premier trou réparé.

Un deux, trois,… ha, là il en faut un quatrième et même recommencer : un, deux trois, quatre, un nœud et hop : le grand trou n’apparaît plus ! Mais soudain, la main habile de Matthieu s’arrête en pleine couture, le geste est suspendu en l’air et l’oreille de Matthieu est attiré du coté de la plage. Un groupe se rassemble autour de cet homme qui vient de Nazareth et qu’on appelle Jésus, Jésus de Nazareth, fils de Joseph le charpentier et de Marie.

Matthieu a déjà entendu parler de Jésus, de sa gentillesse, de ses paroles rassurantes, de sa main qui bénit et guérit, de ses paroles parfois étonnantes qui racontent l’amour de Dieu.
Mais là, Matthieu écarquille les yeux et tend l’oreille : Jésus est en train d’appeler deux pêcheurs qui viennent tout juste de jeter leur filet à la mer pour rapporter du poisson ; et qu’est-ce qu’il entend ??
« Laissez là vos filets et venez à ma suite, je ferais de vous des pêcheurs d’hommes ».

Et il en est bien ainsi. Les deux pêcheurs le suivent en laissant leur barque. Un peu plus loin, Jésus voit aussi Jacques, fils de Zébédée et son frère Jean. Et Mathieu écarquille encore plus les yeux, car ces deux là laissent carrément leur père dans le bateau et vont aussi suivre Jésus. Ils vont devenir disciples !

Louange         

Nous voulons dire merci à Dieu dans la prière :

Merci, Seigneur, pour les semaines d’été,
pour les découvertes et les rencontres,
pour le soleil et pour le vent,
pour le silence et l’amitié,
pour l’activité et le repos !
Merci pour ce trésor.
Merci, Seigneur, pour cette rentrée,
Pour les choses à apprendre et à comprendre
Pour l’idéal, et pour la réalité
Pour l’exigence, et pour la bienveillance
Pour ce qui change, et ce qui se continue
Merci pour ce trésor !
Merci, parce que tu appelles, sans cesse, des hommes, des femmes, des enfants à te suivre,
pour vivre ton exigence d’amour dans leur vie quotidienne.
Je peux répondre à ton appel,
quitter ce qui me sécurise, et risquer l’aventure de la confiance
parce que je peux compter sur toi.
Tu sais ce qui me fait peur, tu sais ce qui me réjouit
Tu m’accompagnes
Tu mets sur mon chemin des personnes pour m’aiderMerci pour ce trésor.  Amen

Chant de l’assemblée recueil ALLELUIA 42-09 « Merci »

  1. Merci pour ce matin de vie,
    Merci pour chaque jour nouveau,
    Merci, car à toi je confie soucis et fardeaux.
  2. Merci pour le prochain que j’aime,
    Merci pour l’autre rencontré,
    Merci, car à l’ennemi même je peux pardonner.
  3. Merci pour le travail, la peine,
    Merci pour les simples bonheurs.
    Merci pour la chanson sereine reprise avec cœur.

           

Demande et pardon et accueil de la grâce 

Nous sommes encore au bord de ce grand et beau lac de Tibériade avec Mathieu, le réparateur de filets. Ses amis pêcheurs sont repartis sur le lac. Ils prennent un bateau car Jésus leur a dit : « allons aussi de l’autre coté, dans ces régions que l’on connaît un peu moins. »

Mais aujourd’hui la couleur du lac n’est pas très paisible et d’ailleurs, l’horizon est comme mangé par un gros nuage noir. Mais rien n’y fait : aucun ne se soucie du temps qu’il fait, ils prennent ensemble un bateau et se dirigent de l’autre coté.
Ce n’est que le surlendemain, quand ils reviennent épuisés de cette sortie en mer, que Pierre raconte la terrible tempête au petit Matthieu :

«Écoute bien ! C’est arrivé d’un coup ! Le vent nous a fouettés en plein visage. Des paquets d’eau remplissaient le bateau et nous frappaient le visage. Crois moi, ce n’était pas la nuit, mais bien pire, c’était comme un chaos, un mur liquide qui nous passait dessus !

Jamais rien vu de pareil. Oui, Crois moi, on avait plus que peur, on hurlait dans la barque. L’eau montait très vite dans le bateau, on ne voyait presque plus le fond.

Tous ont cru que c’était la fin, on était pris au filet de la tempête comme les poissons ; trop loin de la côte pour nager, d’ailleurs qui savait vraiment nager ?? Pas moi, en tous les cas !
Mais le pire, tu sais, c’est quand on l’a regardé lui, Jésus. Sur son coussin tout gonflé d’eau comme une serpillère…il dormait !!!!

Alors je suis entré comme dans une colère et je l’ai réveillé en le secouant : « Maitre, cela ne te fais rien que nous soyons entrain de nous noyer ? »
Et là, tu me croiras ou pas, il s’est dressé, il a levé le bras et j’ai entendu, oui, j’ai vraiment entendu qu’il a dit : « Silence, calme toi ! »

Si ça te fais rire, tu as tort, car le vent, il s’est tu, et la mer, elle s’est étalée, toute douce, juste un petit clapot pour dire qu’elle est là. Oui, lui, il a ordonné et tout s’est ordonné !
Mais qui est-il, pour que même la mer et le vent lui obéissent, dis moi, qui est il ?

Nous, les pêcheurs, on était là, planté dans le bateau, on n’osait plus bouger, même pas le regarder…Et ce calme…!

Alors il nous a parlé : « Pourquoi avez-vous si peur ? N’avez-vous pas encore de foi ? »
Et la barque a accosté. On était de l’autre coté, et notre peur, mais aussi notre cœur, complètement lavés ! La tempête et soudain le calme, simplement parce qu’il l’a demandé ! Mais qui est-il ?

Prions   

Il peut arriver à notre foi d’être fatiguée.
A trop ramer contre les vents contraires,
nous pouvons croire que la nuit ne finira jamais.
Dans ces moments de lassitude, de découragement,
nous avons besoin de reprendre souffle,
de nous ressourcer dans la confiance,
de nous réinscrire dans l’espérance.          

Seigneur,
Tu es allé à la rencontre des disciples, alors qu’ils étaient épuisés à force de ramer.
Tu vois notre barque, tu sais notre fatigue,  tu connais notre nuit.
Mais ce matin est un jour nouveau, car tu viens au-devant de nous.
Alors Seigneur, monte dans notre barque.
Viens, pour dire la confiance, viens, pour ranimer la foi.
Viens, Seigneur, nous apprendre qui tu es !
Viens Seigneur, nous accueillons ta présence qui nous redonne la force dont nous avons besoin.

Chant de l’assemblée

Rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour donné,
Rien ne pourra jamais nous priver de la liberté.

  1. Ni le malheur ni l’inquiétude,
    Ni toute la souffrance qui vient d’ailleurs,
    Aucune faim, aucune misère,
    Ni les dangers qui redoutent les veilleurs.
  1. Aucune mort, aucune vie,
    Ni la nuée des anges et des esprits,
    Aucun pouvoir, aucun combat,
    Aucune force d’en haut ou d’en bas

Chant de Joël Dahan, Epudf

Prière  

Prions ensemble avant de lire la Bible :
Merci, Seigneur, de nous réunir en ta présence, pour nous dire ton amour.
Par ton Esprit-Saint, rends nous disponibles et à l’écoute : donne nous maintenant d’accueillir ta Parole. Que ton Evangile souffle sur nos vies. Amen

Chant de l’assemblée   recueil ALLELUIA 22-07

  1. Écoute, entends la voix de Dieu :
    A celui qui a soif, il vient se révéler.
    Écoute, que tout en toi se taise,
    Que tout en toi s’apaise
    Et que parle ton Dieu !
  2. Écoute, Dieu passe près de toi
    Dans la brise légère, dans le vent de l’Esprit.
    Écoute, tu es aimé(e) de Dieu,
    Tu es choisi(e) par Dieu,
    Il veut pour toi la vie.

Lecture biblique  

Jean 21:1-14

Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons, nous aussi, avec toi. Ils sortirent et montèrent dans la barque ; cette nuit-là, ils ne prirent rien. Le matin venu, Jésus se trouvait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc ; et ils n’étaient même plus capables de le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Dès que Simon Pierre eut entendu que c’était le Seigneur, il mit son vêtement, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque en traînant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées.

Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là un brasier, du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez les poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta et tira à terre le filet plein de 153 gros poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se déchirait pas. Jésus leur dit : Venez manger. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? car ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain et le leur donna, ainsi que le poisson.

Message

Ce récit de la pêche miraculeuse est bien sympathique, il fait penser à une bonne partie de pêche de vacance sur la mer avec un barbecue sur la plage. Et pourtant les choses sont plus compliquées que ça, et  se pose la question, pour nous aujourd’hui de savoir où est la bonne nouvelle, et en quoi cela nous concerne-t-il ?

On sait que dans la Bible, la mer représente le mal, l’épreuve, l’obscurité, la mort, et l’on voit ces disciples dans la nuit, la nuit du doute, menacés par cette mer profonde, avoir essayé dans tout ce mal de pêcher, de trouver des éléments de vie, des particules d’espérance et de joie.

Car en effet ils le savent, et on nous le répète: dans toute situation, même la routine, même l’épreuve, on peut trouver du bien, quelque chose de positif. C’est vrai, mais il y a parfois des moments, où comme les disciples, nous nous sentons face à un noir qui nous résiste, et nous pouvons chercher, gratter, et toute la nuit être en quête et jeter nos filets, et nous dire: « là, vraiment, je ne trouve rien, pas une trace de vie, rien qui me fasse grandir, rien qui puisse être bénéfique ». Et l’impuissance produit la colère, ou la tristesse : c’est ainsi que les disciples reviennent à la fin de la nuit, tout tristes jusqu’au rivage.

Le matin se lève, et là ils voient sur le bord du lac : Jésus lui-même, ici présent devant eux. Pour l’instant, ce Jésus ne fait rien, on pourrait là encore imaginer que pour le croyant, Dieu fasse un miracle, qu’il lui offre à manger, mais non, il est là, simplement là, et j’ai envie d’affirmer là maintenant, parce que je l’ai expérimenté, parce que vous pouvez l’expérimenter, avec tous les « mais » que nous pourrons objecter, je crois que juste cette présence du Christ est déjà une bonne nouvelle en soi. Oui. D’abord parce que les disciples eux-mêmes ne cherchaient pas le Christ, et pourtant, il va se trouver présent devant eux. Bien sûr, nous disons « qui cherche trouve », et certainement que celui qui a une quête spirituelle, trouvera-t-il en Dieu le soutien, le réconfort, l’espérance, la force dont il a besoin.

Mais parfois, nous n’avons même pas la force de cette quête, parfois nous ne savons même pas chercher. Et bien, même celui qui ne sait pas chercher, le Christ ne l’abandonne pas, il est là, à ses côtés. Et savoir que l’on n’est pas seul, savoir que l’on a un ami inconditionnel avec soi, quelqu’un qui est là à nos côtés pour nous recevoir, pour nous écouter pour nous comprendre et nous parler quand on manque le résultat escompté, c’est déjà beaucoup.

Ensuite, ce Jésus qui est présent là sur le bord, c’est lui qui va aider à débloquer la situation, c’est grâce à lui que les disciples, vont, tout à coup, basculer des ténèbres à la lumière, de l’absence à la présence, du manque à l’abondance. C’est lui qui va, par une parole, les aider à sortir de leur marasme. Il va leur dire : « n’avez vous rien à manger ? » Et je peux comprendre cette question de deux manières.

La première, c’est qu’elle les aide à verbaliser la situation dans laquelle ils se trouvent. C’est le premier pas, certainement, pour pouvoir en sortir. Et donc ils vont dire, « oui en effet, Seigneur, nous n’avons rien à manger ». « Oui je pleure, oui c’est difficile, oui je suis déprimé, oui je n’ai pas de ressources !». A partir de là, il est possible de reconstruire.

Et en même temps, ils vont comprendre cette question aussi comme une requête, et c’est cette requête qui va les tirer d’affaire. Ce « n’avez-vous rien à manger ? »,  veut dire aussi «  est-ce que vous auriez quelque chose à me donner à manger ? ».

Comment peut-on demander à celui qui n’a pas de pain quelque chose à manger ? Mais les disciples vont donc repartir, repartir à la pêche, ils vont repartir, rechercher, refouiller, re-sonder les profondeurs de cette mer noire qui ne leur avait rien livré, ils vont repartir à la quête mais cette fois en s’y prenant d’une autre façon qui va tout changer.

Le Christ leur dit : « jetez vos filets du côté droit », c’est-à-dire du bon côté. Oui, c’est vrai, on peut toujours voir les choses sous un autre aspect. Et puis la droite, pour les juifs, c’est le sud, puisque les cartes étaient tournées vers l’Orient, la droite, c’est le côté de la pleine lumière.

Quand les choses sont éclairées, éclairées par l’amour de Dieu, nous pouvons y trouver du bien que nous n’y trouvions pas avant. Quand nous savons pourquoi nous cherchons : par exemple les disciples cherchent parce que quelqu’un leur a demandé à manger, pour lui, pour eux…. Quand on a retrouvé le fil de pourquoi nous agissons, pourquoi nous sommes prêts à faire des efforts… et bien le résultat est là.

Car parfois, c’est quand on va chercher dans sa vie, et même dans l’ombre de sa vie, des parcelles de vie, de bonheur, des sens, et bien il arrive qu’on en trouve. Et à profusion ! Et en abondance !

On nous dit ensuite que les disciples reviennent vers le rivage, et que le Christ était là déjà, les attendant avec un feu allumé, du pain et des poissons en train de griller. Et ces poissons, ce ne sont pas ceux qu’ils ont pêchés, cela veut dire que même par delà ce que nous parvenons à trouver, Christ a déjà préparé pour nous une moisson de joie et de bonheur.

C’est là que nous sortons d’une démarche purement volontariste qui se contenterait de dire : « cherchez du bon côté, voyez, tournez vous vers les autres, cherchez le sens et vous trouverez du bonheur »… Il  y a directement en Christ une source de joie et de bonheur, une nourriture pour notre âme.

Et même si nous étions incapables de pêcher, en lui nous trouverions toujours ce feu allumé avec cette nourriture abondante qui nous est offerte, il n’y a qu’à s’approcher, venez, prenez, servez-vous, cela vous est offert gratuitement.

Et ce n’est pas tout ! Il y a la promesse de Jésus à Pierre qui est aussi pour nous ce matin. Il lui dit : « c’est bien, tu es pêcheur, et tu as pêché, c’est parfait, mais suis moi et je te ferai pêcheur d’homme ». Ça c’est la mission fondamentale du Chrétien, non seulement d’aller chercher dans la mer des parcelles de vie, mais aussi d’aller chercher dans la mer des êtres humains eux-mêmes pour les ramener à la vie. Ça va loin tout ça !

Et nous pouvons dire comme Pierre : « mais Seigneur, comment parviendrais-je moi à aider mon frère, comment parviendrais-je à permettre à celui-là qui est mon voisin et qui souffre à lui faire voir la lumière ? Toute la nuit je cherche déjà pour moi et je n’y parviens pas, et cela m’épuise complètement ».

Alors le Christ nous dit, allons revisitons cela ensemble, jetons notre filet d’une autre manière, autrement, et vous y arriverez.

Pierre lui-même va montrer la façon de s’y prendre, et ce, d’une manière surprenante : il se revêt, car il était nu, puis il se jette à la mer. Il faut savoir d’abord que la nudité, dans la Bible, représente l’imperfection, en effet, nous sommes tous imparfaits, et la nudité ne fait que mettre au grand jour notre imperfection, c’est-à-dire notre péché.

Et accepter de se vêtir, c’est accepter, par pudeur de dire : « je reconnais que je suis imparfait, et que je n’ai pas à faire croire aux autres que je suis parfait ! ». Se reconnaître imparfait est la première condition pour pouvoir aider les autres.

Ensuite Pierre met sa ceinture, façon de montrer qu’il se tient prêt, prêt à agir, prêt à travailler, à se mettre au boulot : « et oui j’y vais Seigneur », et ensuite il se jette à l’eau. Se jeter à l’eau, c’est peut-être aller justement dans le bain avec les autres, là où sont ceux que je veux sauver, j’y vais aussi, on ne peux vraiment aider et accompagner que ceux que l’on comprend, et dont on partage la souffrance.

Ce passage par l’eau pourrait être aussi compris comme le passage par le baptême, Pierre se jette dans la grâce de Dieu, il se plonge dans l’amour de Dieu, dans sa bonté, et d’être tout entier là dedans en ayant cette espèce de confiance extraordinaire de quitter ses prétendues certitudes, pour dire et bien moi, avec l’aide du Seigneur, je ne crains rien, et je me jette à l’eau, je me jette à l’eau en totale confiance parce que je sais qu’il est mon sauveur et qu’il me sauvera.

Et ainsi Pierre se jette à l’eau, il pourra aider et pourra trouver le salut. Il ramènera une foule de poissons de toute sorte, chacun pouvant accéder à la vie et à la lumière que Dieu nous propose tout le monde est accueilli.

Et une fois accueillis, nous sommes invités à aller sur la berge, sur le bord du lac, comme nous ce matin,  pour partager ce banquet communautaire, ce moment extraordinaire d’une joie partagée dans l’amitié et dans la fraternité où chacun mange ce qu’il a  apporté avec en plus les denrées merveilleuses qui sont celles que Jésus lui-même nous a offertes.
Amen

Jeu d’orgue

Chant de l’assemblée JEM 794

  1. Dieu tu es ma force, ma consolation,
    Une lampe devant mes pas.
    Ta voix a triomphé de l’ouragan,
    Remporté le combat.
    Tu m’offres chaque jour
    Ton infaillible amour;
    Toi, qui as fixé le cours des étoiles,
    Sois mon ancre, sois ma voile !
  1. Tu étends mes ailes pour toucher les cieux,
    Protégé par ta main.
    Ta grâce m’appelle à lever les yeux
    Et suivre ton chemin.

Accueil des catéchumènes et remise de la Bible par le ou la présidente du Conseil Presbytéral

J’appelle les catéchumènes 

Chers catéchumènes,

C’est pour nous une grande joie de marquer votre entrée au catéchisme par ce temps fort de remise de bible à chacun d’entre vous au sein du culte qui, dimanche après dimanche, rassemble la communauté autour du Seigneur.

C’est une manière de vous y inviter et de vous dire que pour grandir dans la foi, nous avons besoin des autres ; nous avons besoin de chanter, de prier Dieu et d’écouter sa parole ensemble.

Nous espérons et souhaitons que vous vous sentiez ici à l’aise ; que venir au culte ne soit pas pour vous une contrainte mais une chance pour découvrir avec d’autres, jeunes et adultes, l’amour de Dieu pour vous.

Nous sommes engagés pour 2 années ; puissent-elles être pour chacune et chacun de vous un temps fort de découverte, de réflexion, de rencontre, et de préparation joyeuse à votre confirmation.

Tous nos encouragements également aux catéchumènes de deuxième année.
Distribution des bibles. A l’appel de leur nom, les catéchumènes viennent recevoir la Bible, et serrent la main des conseillers presbytéraux et du pasteur.

Chant de l’assemblée recueil ALLÉLUIA 52-09

  1. Il est une foi ancienne
    Que Dieu renouvelle depuis Abraham :

Quatre mille ans qu’elle trace
Un chemin de grâce, le Royaume est là. (bis)
Seigneur, augmente en nous la foi !

  1. (7.) Cette foi, nul ne l’impose :
    Tu risques et tu oses  un pas à la fois,

Sans savoir où Dieu te mène,
Ta marche est sereine,  le Christ vit en toi. (bis)
Seigneur, augmente en nous la foi !

  1. (8.) Au souffle de l’espérance,
    Que ton peuple danse d’une même foi !  

Père, fais de nos faiblesses
Une forteresse d’amour et de joie !bis)
Seigneur, augmente en nous la foi !

Offrande  et chant d’Esengo

C’est maintenant le moment de l’offrande. Que chacun puisse donner maintenant avec joie ce qu’il a préparé selon son cœur.                                                                                  

Confessons notre foi, tout en nous préparant à la prière d’intercession, en chantant le prochain cantique

Chant de l’assemblée recueil ALLÉLUIA 53-01 « Notre Père »

Refrain
Notre Père qui es aux cieux, Laisse-nous te chanter !
Notre Père qui es aux cieux, Laisse-nous te prier !

  1. Oui, nous croyons que tu es Dieu
    Et que tu brilles dans nos yeux.
    Oui, nous croyons que tu es Dieu
    Et qu’avec toi nous vivrons mieux. Refr.
  2. Viens nous donner dès aujourd’hui
    Assez de pain pour notre faim.
    Viens nous donner dès aujourd’hui
    Assez de pain pour nos amis. Refr.
  3. Que ton amour habite en nous ;
    Il est plus fort que nos malheurs.
    Que ton amour habite en nous ;
    Tu es plus grand que notre cœur. Refr.

Intercession

Unissons nous dans la prière 

Seigneur,

nous aspirons à la sérénité ; nous aimerions nous vider de nos préoccupations, de nos soucis, être libérés de nos tensions, bénéficier encore et toujours de ton pardon, recevoir la paix que tu donnes.

Pour tous ceux que nous connaissons, les inquiets, les agités, les révoltés, comme aussi les fraternels, les détendus, les équilibrés, et pour la multitude des êtres humains que nous ne connaissons pas, nous te le demandons, donne-leur ta paix, maintiens- les dans ta paix. Fais de ton Église la communauté où l’on reçoit et donne cette paix ; où l’on peut se faire confiance et s’entraider. Merci, pour la patience et l’amour que tu as eus pour tes disciples, de la patience et de l’amour que tu as pour ce monde aussi.

Notre Père

Annonces

Envoi et bénédiction

Recevons la bénédiction de la part de Dieu :

Que la Seigneur tout puissant en amour vous bénisse et vous garde, qu’il fasse rayonner sur vous son visage, et vous donne la joie de vous rencontrer !  Amen 

Chant de l’assemblée (mélodie du recueil ALLÉLUIA 62-82)

Viens et nous bénis, Dieu de la rencontre
C’est toi qui unis, ton amour le montre
Garde tes enfants ! Au creux des tempêtes,
Comme au temps des fêtes, sois toujours présent !

Avant le partage de l’apéritif, chaque participant est appelé à venir déposer son poisson de papier dans le filet, en fonction de l’endroit où il habite. Après les premiers, on fera un appel pour savoir si d’autres habitent au même endroit. Un moyen de faire se connaitre Les paroissiens qui ne se connaissent pas encore, et de faciliter l’organisation de covoiturage. En effet au culte de rentrée se présentent souvent de nouvelles familles.

Adaptation de narration et prédication d’auteurs non identifiés, s’ils ou elles se reconnaissent, merci de se signaler.

Crédit : Marianne RENAUD, UEPAL, Point KT