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La parabole des invités au festin

La parabole des invités au festin. Chœur parlé joué et mimé par les catéchumènes.

L’hôte (avec une grande liste de noms)
Voyons voir, il ne s’agirait pas que j’oublie quelqu’un ! J’ai tellement envie que tous participent à ma joie. Alors oui, Zacharie ben Samuel, la vieille Déborah et aussi la famille qui s’est installée dans la belle maison en ville…. Mm, mmm ! Oui, je crois que je n’ai oublié personne.
Mais est-ce que tout est prêt ? Quand j’invite il faut que tout soit pour le mieux : la table la mieux garnie, les mets les plus rares, une décoration raffinée… Josepha, Josepha ! Ah te voilà !

Josepha
Oui, maître, je suis là !

L’hôte
Où en sont-ils dans les cuisines ? Vous avez trouvé du bois bien sec ? Vous avez pu allumer le feu et les boissons sont-elles au frais ?

Josepha
Oui, oui, ne vous inquiétez pas. Tout est prêt. La viande fait déjà sentir son fumet, les tables vont être mises dans un instant. Tout est prêt, ce sera vraiment une belle fête, une très belle fête.

L’hôte
Josepha, il est temps que tu ailles chercher les invités. Depuis longtemps je leur ai parlé de cette journée, depuis longtemps ils savent qu’ils sont invités. Maintenant il est temps que tu leur rappelles l’invitation. Tiens voici la liste. Dépêche-toi et n’oublie personne !

Josepha
Bien maître, j’y vais de ce pas. Voyons, il faut que je me dépêche : la liste est longue…

Pendant ce temps le second serviteur dresse la table c’est-à-dire prépare l’autel

Josepha
Bonjour. Il est temps de vous préparer pour la grande fête de mon maître.

Le propriétaire du champ
Ah, Josepha, c’est vrai… il y a cette invitation. Mais tu vois, tu tombes mal, vraiment mal. Un autre jour j’aurais été enchanté d’aller à ce repas, d’ailleurs je suis vraiment désolé de le manquer, mais c’est que je viens d’acheter un champ. Il faut que j’aille le voir. Tu sais, je veux vérifier qu’il y a bien la superficie promise, que c’est vraiment de la bonne terre tel que je le pense. Il n’est pas question que je me fasse avoir. Tu diras à ton maître que je suis sincèrement navré, qu’une autre fois je ne manquerais pas de me rendre à son invitation. Mais là il faut que j’aille voir ce champ, c’est urgent… Je n’ai pas le temps d’aller à cette fête.

Josepha
Je suis chargé par mon maître de vous rappeler son invitation.

Celui qui a acheté les bœufs
J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; excuse-moi je te prie. Tu sais bien comment c’est : il faut que je m’assure qu’ils accompliront bien le travail auquel je les destine. Aujourd’hui ce n’est vraiment pas possible que j’aille à une fête, j’ai plus important à faire. Mais ce n’est pas grave, avec tellement de monde personne ne remarquera mon absence. Une personne de plus ou de moins ne fera de toute façon pas de différence. Oui, ton maître ne se rendra même pas compte que je ne suis pas là. (…)

Le marié
Ah, Josepha, c’est toi. Viens boire un verre avec moi, je t’invite, je suis tellement content, viens partager ma joie : je me suis marié hier soir.

Josepha
Félicitations ! Vous, heureux comme vous l’êtes, vous serez certainement tout disposé à partager la joie de mon maître pour son repas qui se déroulera tout à l’heure.

Le marié
Je viens de me marier, je te l’ai dit. Je ne peux pas laisser ma femme. En plus, c’est tout nouveau pour moi d’être marié. Il est important que nous soyons ensemble avec ma femme, que nous construisions notre vie de couple. C’est cela qui prime aujourd’hui. Mais plus tard, une autre fois, certainement nous ne manquerons pas de nous rendre à l’invitation de ton maître. Excuse-moi auprès de lui, je te prie. (…)

Josepha revient dans la salle du banquet.

Le deuxième serviteur
Quelle tête tu fais Josepha. On a l’impression que tu portes tous les malheurs du monde sur tes épaules. Qu’est-ce qui ne va pas ?

Josepha
Pas un des invités n’accepte de venir.

Le deuxième serviteur
Et c’est ça qui te met dans un tel état ? Je me demande bien pourquoi : ce ne sont pas tes affaires ! si le maître n’a pas d’invités, et bien tant pis ! Il faudra qu’il s’y fasse, ce n’est pas ton problème, ce n’est pas ta responsabilité. Ne t’inquiète pas comme cela. Dis-lui ce qui se passe, tout simplement, et tu verras bien. Il est là-bas, vas-y !

Josepha
Tous les invités ont quelque chose de plus important à faire que de venir faire la fête.

L’hôte
(surpris) Plus important que venir faire la fête avec moi ? (avec colère) Alors, va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux.

Josepha cherche des personnes dans l’assemblée.

Josepha
Il y a encore de la place.

L’hôte
Va dans les chemins et le long des haies et contrains-les d’entrer, afin que ma maison soit remplie.

Josepha cherche des personnes dans l’assemblée afin que la table soit remplie.
Les trois qui ont refusé de venir discutent.

Le marié
Regardez, la fête semble extraordinaire.

Celui qui a acheté les bœufs
Regardez comme il se réjouissent, regardez on dirait que l’hôte a appelé la terre entière à venir le rejoindre.

Le propriétaire du champ
Et nous, nous ne participons pas à cette belle fête. Nous avions toutes les excuses du monde… Mais maintenant que je suis dehors…

Le marié
Nous réalisons que c’est nous-même qui nous sommes refusés cette belle fête.

Le propriétaire du champ
Nous invitera-t-il encore ?

Crédits : pasteure Isabelle Horber (UEPAL), Point KT, Photo Pixabay




Laissez venir à moi les petits enfants

Narrateur : Des gens lui amenaient même de tout petits enfants afin qu’il les touche.

Maman
Je m’approche de Jésus pour qu’il touche mon enfant.
Je le porte devant celui dont on parle tellement ces temps-ci.
En fait, je ne sais pas exactement ce que j’attends par ce geste, mais je crois, oui je crois que s’il est touché par Jésus quelque chose de beau adviendra !

Narrateur : Mais les disciples, en voyant cela, leur firent des reproches.

Pierre
Mais c’est quoi cette histoire ? Venir avec des enfants ? Des enfants qui vont crier, courir, partout pleurer peut-être. Comme si leur place était aux côtés de Jésus ? Pff !

André
Des enfants vont venir déranger Jésus alors que nous parlons des choses de Dieu ! N’importe quoi ! Il n’est pas concevable, ni convenable de troubler le maître pour eux qui sont ignorants de la Loi de Moïse.

Jacques
Si on laisse faire, bientôt ce sont les étrangers, les malades, les esclaves, ou même pire, les femmes qui voudront s’approcher de lui ! (catastrophé) Y aura plus de place pour nous ! Ouste, ils n’ont rien à faire ici !

Jean
Et puis ces gens qu’est-ce qu’ils croient que Jésus va faire s’il les touche ? Espèrent-ils un geste magique ? Qu’ils comprennent, d’un claquement de doigt (faire le claquement) ce qui importe ?

Narrateur : Jésus appela les enfants et dit : « Laissez les petits enfants venir à moi et ne les en empêchez pas ».

Jésus
Enfants, venez à moi. (laissez les enfants s’approcher et leur ouvrir les bras) Je veux vous parler, vous prendre dans mes bras, vous bénir. Vous êtes importants à mes yeux. Petit enfant, tu n’es pas un objet dont on dispose comme on veut. Tu as ta place auprès de moi, toi que l’on veut refouler. De même les exclus, les pauvres, les fragiles, tous ceux que les conceptions humaines, trient, classent et éliminent ont particulièrement leur place auprès de moi. Petit enfant, viens auprès de moi tu es à ta place !

Narrateur : Jésus appela les enfants et dit : « Laissez les petits enfants venir à moi et ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. »

Jésus
Petit enfant, montre-nous, en ton innocence, le chemin du Royaume de Dieu afin que nous te ressemblions.

Enfant
Être enfant, c’est être conduit.
Ici aujourd’hui, sur le chemin de la vie les autres jours.
Être enfant, c’est vivre dans l’obéissance mais aussi et surtout dans la confiance.
Être enfant, c’est s’émerveiller chaque matin d’une des grâces qui nous est faite.
Être enfant, c’est se laisser attrister par l’aile d’un papillon froissée mais aussi rire aux éclats quand le vent ébouriffe nos cheveux.
Être enfant, c’est grandir avec l’aide de ceux qui nous entourent, c’est apprendre à être libre et responsable.
Être enfant, c’est savoir qu’il y a du chemin à parcourir mais se réjouir des mille-et-une découvertes qui le jalonneront.
Être enfant, c’est se tourner vers son Père en toute confiance.
Être enfant, c’est se laisser aimer.

Narrateur : Et Jésus dit…

Jésus (en mettant la main sur la tête de l’enfant)
« Je vous le dis en vérité, celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera pas. »

Crédit : pasteure Isabelle Horber (UEPAL) Point KT, photo Pixabay




Etre appelé

Madame Deschanel au téléphone adossée à une grande table avec des dessins de modèle.

Oui j’attends… Ils ne savent pas que le temps c’est de l’argent ? (…) oui, je suis madame Deschanel (…) oui c’est moi qui suis en train d’ouvrir ma maison de Haute Couture et je vous contacte à ce propos. Vous comprenez j’ai fait faire des études par des analystes financiers, j’ai un hôtel particulier pour recevoir nos clientes, j’ai, je le dis en toute modestie, du génie pour dessiner des modèles inédits, époustouflants, merveilleux… Mais il me faut aussi les meilleures ouvrières. Et vous, madame Batza, vous êtes une perlière éblouissante, j’ai vu votre travail lors de la dernière collection de Christian Lacroix… Sans vous, sa robe de mariée n’était rien. Et c’est ainsi que je vous propose de travailler pour mon atelier de flou. (…) Bien, nous allons nous rencontrer samedi à 20h, cela vaudra entretien d’embauche. Il est évident que nous discuterons d’un arrangement financier à votre avantage alors que vous prendrez le risque de tout laisser derrière vous. Mais un risque minime, j’en suis sûre. (…) Très bien, à samedi alors.
Voilà, c’est fait je crois. La meilleure perlière de Paris. Je n’aurais jamais trouvé une ouvrière de cette qualité à Pôle emploi car il faut les meilleurs, ceux qui ont déjà fait leur preuve. Ceux qui sont presque aussi exceptionnels que moi. Et en plus en les débauchant de chez mes futurs concurrents je fais d’une pierre deux coups : je les prive de surcroit de leurs meilleurs éléments.

Jésus lui n’a pas organisé d’entretien d’embauche. Un jour il est passé au bord de la mer de Galilée et a appelé de simples pécheurs. Ils ne sont ni célèbres, ni importants, ni exceptionnels. Mais ils sont prêts à le suivre de suite, sans salaire, sans hiérarchie, sur la simple confiance qu’ils ont en lui. Il leur a simplement dit : « je vous ferai pécheurs d’hommes ».

Madame Deschanel devant ses employés
Je vous souhaite la bienvenue dans ce lieu qui va rayonner des modèles exceptionnels que je vais créer. Vous êtes les meilleurs, chacun dans votre domaine. Mais il faut rapidement des résultats et des bénéfices pour notre bien commun. Selon mes projections, il faut que nous vendions 15 créations le premier mois et puis…

Jésus n’a pas demandé de résultats, juste de le suivre.

Celui qui est appelé se demande « suis-je fait pour cette mission, pourquoi suis-je appelé moi ? Y arriverai-je ? D’autres sont plus doués que moi… et si je me trompais ? Mais il faut prendre le risque de la confiance.

Monsieur Druard à madame Deschanel
Comme vous me l’avez demandé, j’ai fait un organigramme de l’entreprise. Regardez, vous en haut car vous avez la fonction créatrice. Nous aurons les ateliers traditionnels, l’atelier de « flou » pour les matières fluides avec à sa tête miss Sinclar, et puis l’atelier de « strict » pour les vêtements structurés dont monsieur Emile sera responsable. Ces deux ateliers seront composés pour chacun de trois personnes pour commencer. Monsieur Meyer sera chargé des achats de tissus et de matériaux. Il a déjà trouvé un nouveau petit atelier qui fait des choses… exquises. Nous ferons venir Perline et Alicia lors du défilé automne/hiver. Je serais bien sûr votre secrétaire personnel pour faire le lien entre vous et les ateliers.

Viens, suis-moi avait dit Jésus.
Sur un regard, Pierre et les autres se sont levés. Ils ne savent pas quel chemin ils vont emprunter. Ils se jettent à l’eau et adhèrent au projet des compagnons du Christ. Au fur et à mesure, ils s’organisent et se donnent des rôles mais chacun a sa place auprès du Christ. Et quand d’aventure Jacques et Jean veulent se hisser l’un à sa droite et l’autre à sa gauche il affirme que « celui qui veut être le premier sera l’esclave de tous ».

Perline à monsieur Druard
Bonjour, je dois rencontrer Madame Deschanel. Monsieur Druard regarde l’agenda : Oui, j’ai un créneau d’un quart d’heure le 7 du mois prochain à 16h30.

Perline
Je ne peux pas attendre autant de temps. J’ai une proposition de contrat exclusif avec l’Oréal Paris. Comme c’est madame Deschanel qui m’a lancé, je veux lui offrir la possibilité de signer un contrat d’exclusivité avec moi et alors je ne représenterais que Deschanels Couture comme c’est l’usage. Mais je dois donner une réponse rapidement… Il s’agit de grosses sommes vous savez.

Monsieur Druard tourne les pages de l’agenda nerveusement.

Chacun pouvait s’approcher de Jésus, lui parler et même le toucher. Et celui qui criait vers lui de toute sa foi, de tout son cœur était exaucé. Il laisse venir à lui les petits enfants, les petits d’entre les petits. Il guérit le serviteur du centurion romain, c’est-à-dire de l’ennemi, il adresse la parole à la Samaritaine, la femme repoussée et méprisée sans s’occuper du qu’en dira-t-on. Il s’occupe de la femme adultère envers et contre tous. Il est venu non pour les justes mais les humbles et les pêcheurs et il frappe à la porte de nos cœurs.

Perline
Ah et moi qui ai signé ce contrat d’exclusivité… Si j’avais su…

Madame Deschanel s’approche
Ah, voilà madame Deschanel…

A madame Deschanel
Madame, madame, c’est une catastrophe, suite à nos méventes de la dernière collection, beaucoup d’employés ont décidé de rejoindre le monde du prêt-à-porter où depuis l’opération de prise des nouvelles mesures des français et françaises qui ont beaucoup grandit et grossit, on s’est rendu compte que les tailles ne sont plus adaptées (30 à 40 % des femmes ne trouvent pas de vêtements à leur mesure). Le prêt-à-porter a besoin de l’expertise de la haute couture, qui sait adapter un vêtement à une morphologie. Il suffira qu’ils sachent s’adapter à des cadences et à des conditions de travail radicalement différentes m’a confié madame Batza. Vous le savez, dans la haute couture, on compte une semaine pour « faire une toile », le modèle qui servira ensuite de base pour la confection de la robe proprement dite. Dans le prêt-à-porter cette opération s’effectue en une journée.
Mais comment allons-nous faire s’il n’y a plus personne pour fabriquer vos créations. Que vais-je présenter, que vais-je me mettre sur le dos ?

Jésus aussi a connu la désertion, les temps difficiles à cause de la peur, de la faiblesse de ses amis, de l’incroyance.

Madame Deschanel
Maintenant que mes problèmes sont surmontés grâce à ces commandes quasi-miraculeuses et au dévouement de celles qui sont restées, le temps de la vengeance a sonné… Je ne m’appelle pas Eurydice pour rien. Ma vengeance ne sera que justice.

Il est vrai que Jésus a été trahi, par Judas pour de l’argent, par Pierre qui le renie trois fois, par presque tous les disciples qui se cachent, craignant probablement de se compromettre avec ce désormais repris de justice. Mais Jésus pardonne, à ceux qui lui demandent pardon, et celui qui l’a renié trois fois sera la pierre sur laquelle il construira son Eglise.

Jésus appelle chacun sur le chemin, es-tu prêt à laisser tomber ces liens qui te retiennent pour le suivre ?

Crédits : pasteure Isabelle Horber (UEPAL), Point KT, Photo Pixabay




Plateau TV des Rameaux

Cette petite saynète est facilement adaptable : on peut rajouter ou enlever des personnages. Il faut être minimum deux pour pouvoir la jouer : une personne qui présente ; et une personne qui joue les différent·es invité·es.
L’idée de cette scène est de mettre en lumière toutes les personnes impliquées dans l’arrivée de Jésus à Jérusalem, et de saisir ce qu’elles ont pu vivre et ressentir, pour nous mettre à notre tour à leur place.
Cette saynète prépare à la Semaine Sainte à travers des références aux épisodes qui vont arriver, mais joue sur le fait que personne ne s’imagine comment va se finir la semaine.
L’intérêt de cette pièce est également le peu de matériel et de mise en scène nécessaire, et la possibilité pour les acteurs et actrices de lire leur texte si le temps leur manque pour l’apprendre par cœur.

***

Une présentatrice télé rentre et s’assoit à une table, face à elle (et face à l’assemblée) se trouve une autre table avec des chaises vides. La présentatrice se fait repoudrer le nez en relisant ses fiches, et en buvant dans une tasse.

Quelqu’un annonce : Antenne dans 3… 2… 1…

La présentatrice se redresse, regarde vers l’assemblée, et commence à lire ses fiches.

Présentatrice : Bonjour à toutes et à tous ! Jésus est arrivé à Jérusalem : voilà l’info du jour et le sujet de notre dossier spécial. C’est effectivement hier dans l’après-midi que la scène s’est déroulée. Une foule de gens, avertis depuis des jours de la venue de Jésus à Jérusalem, s’était rassemblée à l’entrée de la ville pour l’accueillir. Et voilà qu’il arriva, assis à la surprise générale sur un ânon, le petit d’une ânesse. À son passage, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, pendant que d’autres y mirent des branches vertes qu’ils avaient coupées dans la campagne. On pouvait entendre les personnes qui marchaient devant Jésus et celles qui le suivaient crier : « Hosanna ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! » (D’après Marc 11,1-11)

Pour nous parler de cet événement exceptionnel, nous avons mené l’enquête et retrouvé plusieurs personnes qui ont pu être aux premières loges de cette entrée triomphante. En exclusivité aujourd’hui, voici leurs témoignages.

J’invite en premier lieu à me rejoindre sur le plateau : Marguerite et Chantale, deux grandes fans qui ont joué des coudes pour voir leur idole.

Marguerite et Chantale arrivent sur le plateau et s’assoient à la table en face de la présentatrice.

Présentatrice : Marguerite, Chantale, bonjour et bienvenue. Merci d’avoir accepté de témoigner sur notre plateau.

Marguerite : Bonjour, merci à vous de nous recevoir.

Chantale : Oui bonjour.

Présentatrice : Alors, racontez-nous un peu ce qui vous a donné envie d’assister à cet événement hier.

Marguerite : Il faut savoir qu’avec Chantale on est assez fan du personnage de Jésus. Ça fait des mois maintenant qu’on suit toute son actualité, tous ses voyages, tous ses déplacements.

Chantale : Vous voyez, il n’est pas comme les autres. Y a quelque chose de mystérieux dans tout ce qu’il dit, et dans tout ce qu’il fait. Quelque chose d’un peu magique même.

Marguerite : Et nous le mystère, on adore ça.

Présentatrice : Quand vous dites que vous suivez tous ses voyages, ses faits et gestes, vous voulez dire que vous êtes allées le suivre directement dans ses aventures ?

Chantale : Ah on aurait bien aimé c’est clair ! Mais malheureusement non, on n’a jamais pu y aller.

Marguerite : Tout ce qu’on savait de lui, c’était par le bouche-à-oreille. Vous savez, les nouvelles vont vite. Surtout quand il y a des trucs qui sortent de l’ordinaire et que ça crée de la polémique.

Présentatrice : Vous ne le connaissiez donc que d’après sa réputation ?

Chantale : Oui c’est bien ça. C’est pour ça qu’on ne voulait absolument pas rater son arrivée dans notre ville, c’était enfin l’occasion de le voir en vrai !

Marguerite : Alors avec Chantale on s’est levées super tôt hier, et on a attendu toute la journée sur place pour être sûres d’avoir les meilleures places et de pas le louper.

Chantale : Et on a bien réussi, puisqu’on était au premier rang !

Présentatrice : Eh bien, racontez-moi alors comment s’est passée cette première rencontre.

Marguerite : C’était incroyable ! L’ambiance était complètement dingue, on n’arrêtait pas de crier « Hosanna, Hosanna ! » Dans l’excitation, des gens jetaient leurs vêtements, d’autres jetaient des belles branches de rameaux, on voyait même plus le sol tellement il y en avait par terre !

Présentatrice : Et Jésus dans tout ça ?

Chantale : Jésus, c’était un peu étrange, parce qu’il n’avait pas l’air tellement ravi de voir toute cette foule. Il est resté assez impassible, il n’a pas fait de grand bain de foule, il n’a pas serré de mains ou signé des autographes. Mais d’un côté je me suis dit que c’était plutôt bien, ça veut dire qu’il est resté humble, que la célébrité ne lui est pas montée à la tête.

Marguerite : Le plus étrange ceci dit ce n’est pas tant sa réaction, ou son absence de réaction, mais c’est surtout sa manière d’arriver : il était quand même assis sur ânon ! On ne s’y attendait pas à celle-là. Ce n’est quand même pas très impressionnant ni avantageux cette monture. Ça lui donnait l’impression d’être plus petit, ça le rabaissait. Vraiment bizarre comme choix. Moi à sa place j’aurais au moins choisi un beau cheval bien grand, histoire de prendre un peu de hauteur.

Présentatrice : C’était en effet un choix de monture très audacieux. Peut-être que le prochain invité pourra nous en dire un peu plus. Mais avant de l’accueillir, encore une petite question pour vous mesdames : qu’allez-vous faire les jours qui viennent, allez-vous essayer de le suivre ou de le recroiser ?

Chantale : Bonne question. J’avoue que si sur le moment c’était génial, aujourd’hui j’ai un peu un sentiment de « bof » parce qu’en vrai il ne semble pas si exceptionnel et hors du commun que ça. Surtout après le coup de l’ânon. Donc je ne sais pas si nous allons le suivre dans ses prochaines apparitions publiques.

Marguerite : Ceci dit il y a des chances qu’on le recroise dans la ville. Même s’il y a du peuple en ce moment pour Pâque, tout le monde sera à peu près au même endroit les prochains jours : au Temple. D’ailleurs s’il veut acheter de quoi préparer la fête, ou acheter quelques souvenirs avant de repartir, c’est certain qu’il ira au Temple, c’est là que se trouvent les meilleurs marchands.

Présentatrice : Un grand merci Marguerite et Chantale pour vos témoignages qui nous permettent de revivre cette journée d’hier. Avant d’accueillir nos prochains invités, une petite pause !

Mini-prière

Comme les gens de la foule, nous t’attendons Jésus,
nous t’espérons.
Tu arrives, tu viens à nous.
Mais pas toujours comme nous l’imaginons.
Aide-nous à t’accueillir tel que tu es,
même si ça nous bouscule.
Viens, entre chez nous, entre dans nos vies.

Cantique : Hosanna (EXO)

Pendant le cantique, la présentatrice se fait repoudrer le nez pendant que deux autres jeunes prennent la place des deux précédentes.

Présentatrice : De retour sur notre plateau. Nous voilà à présent avec Pierre et André, deux frères qui font partie du fameux groupe des 12 disciples. Bonjour Pierre, bonjour André.

Pierre : Bonjour.

André : Bonjour.

Présentatrice : Un grand merci d’avoir pris le temps de venir témoigner aujourd’hui. J’imagine que votre agenda de disciples est assez serré. Si vous le voulez bien, racontez-nous un peu comment s’est déroulée cette entrée à Jérusalem, de votre point de vue.

Pierre : Déjà, il faut savoir que nous, ça fait des mois que nous sommes sur la route, passant toujours d’un village à l’autre. Il nous arrive même parfois de passer plusieurs jours d’affilée dans la montagne, loin de toute ville.

André : En plus de voyager en permanence, le travail de disciple n’est pas de tout repos : on doit écouter et retenir de nombreux enseignements, on doit s’occuper de la gestion matérielle des voyages comme par exemple gérer la nourriture, on doit contenir les foules qui veulent parfois trop s’approcher de Jésus, on doit filtrer toutes les demandes de guérison et de miracle.

Pierre : Alors quand on a appris qu’on allait venir à Jérusalem pour fêter Pâque, on a tous sauté au plafond : ça y est, on retrouve enfin une ville, avec ses commerces, ses restaurants. On a tous l’espoir de pouvoir prendre quelques petits jours de congé pour profiter au maximum d’être ici.

Présentatrice : Des congés qui seraient bien mérités visiblement. D’autant plus qu’hier, vous avez à nouveau eu beaucoup de travail n’est-ce pas ?

André : Oui effectivement. Une fois arrivés en périphérie de Jérusalem, parmi tous ses disciples c’est à nous deux que Jésus a demandé d’aller jusqu’au village voisin et de revenir avec ânon. Vu le dénivelé du mont des Oliviers, ce n’était pas une petite promenade tranquille.

Pierre : En plus, on n’a pas compris sur le moment pourquoi il lui fallait subitement une monture. Après tout ce qu’on avait déjà marché, il aurait pu finir le peu qu’il restait du chemin à pied également.

Présentatrice : Et cet ânon, comment l’avez-vous trouvé ? Vous l’avez acheté exprès pour rentrer dans la ville ?

André : Non quand même pas. Étrangement, il y avait un ânon juste à l’entrée du village, alors on a simplement fait comme Jésus nous avait dit de faire : on l’a pris, sans rien demander à personne.

Pierre : Alors oui, ça ressemble un peu à du vol dit comme ça. Mais quand on a détaché l’âne, des gens sont venus nous demander ce qu’on faisait, et encore une fois, on a simplement dit ce que Jésus nous avait dit de dire : « Qu’il en avait besoin, et qu’il serait ramené plus tard ». Et comme ça, ils nous ont laissés l’emmener.

Présentatrice : Et c’est sur cet âne qu’il est donc entré dans Jérusalem. Ce qui en a surpris plus d’un.

André : Nous les premiers. On s’est dit qu’on n’avait pas eu de chance, et que ça aurait été quand même plus stylé si on avait trouvé un cheval à l’entrée du village plutôt qu’un ânon ! Mais Jésus semblait satisfait de nous voir arriver avec l’âne.

Présentatrice : Il n’y a pas que l’âne qui a choqué les gens, il y a aussi eu la réaction de Jésus qui ne semblait pas tellement apprécier les acclamations de la foule. Vous pouvez nous en dire quelque chose ?

Pierre : C’est vrai que ça fait plusieurs jours qu’il est d’humeur un peu maussade. Depuis qu’il nous a dit qu’on viendrait fêter Pâque en ville.

André : Il n’y avait pas que son humeur qui était chagrine, mais ses paroles aussi. Il s’est mis à parler de souffrance, de procès, de condamnation à mort. Ses histoires étaient vraiment devenues glauques.

Pierre : On n’a pas tout compris, mais on n’a pas osé poser de questions non plus. Ce n’est pas la première fois que ça nous arrive de ne pas comprendre, mais on ne veut pas paraître bête alors on fait comme si.

Présentatrice : Et dans les jours qui viennent, quel est le programme ?

André : Je pense qu’on va passer une petite semaine en ville avant de repartir. On ira faire un petit tour au Temple. Certainement que Jésus va prendre la parole publiquement quelques fois, il ne peut pas s’en empêcher.

Pierre : Mais surtout, on va préparer une grosse fête avec un bon repas. J’ai hâte, j’espère que ça va être une soirée mémorable !

Présentatrice : Et bien je vous souhaite une très belle semaine, avec beaucoup de repos et de plaisir !

Nous avons encore un invité à accueillir ce matin, mais avant, une petite pause.

Mini-prière

Comme les disciples, nous avons parfois du mal à te saisir Jésus.
Tu dis une chose,
mais c’est une autre que nous voulons comprendre.
Nos yeux refusent de voir et nos oreilles refusent d’entendre
ce qui est trop difficile à accepter.
Aide-nous à réaliser ce que tu es venu nous annoncer,
Ce à quoi tu nous appelles.

Cantique : Je loue ton nom Éternel

Un jeune avec des oreilles d’âne entre et s’assoit à la place des deux disciples.

Présentatrice : Nous revoilà en compagnie de Tagada, LE fameux ânon dont tout le monde parle. Bonjour Tagada.

Tagada : Bonjour !

Présentatrice : Vous étiez la star hier, dites-nous, comment avez-vous été propulsé sur le devant de la scène ?

Tagada : Pour tout vous dire, je ne réalise pas encore très bien. Hier matin encore j’étais tranquillement en train de brouter dans mon jardin, avec ma mère, et aujourd’hui je me retrouve sur un plateau télé !

Présentatrice : C’est le hasard de la vie, on ne sait pas toujours quand le buzz va nous tomber dessus ! Mais d’après ce que j’ai entendu, ce n’est pas forcément qu’un simple hasard. Vous n’êtes pas l’ânon de n’importe quelle ânesse…

Tagada : Effectivement, ma mère a également eu son lot d’aventures, qu’elle ne cesse de me raconter. Tout a commencé il y a au moins trente ans quand elle habitait avec son maître, un Samaritain, à Bethléem. Une nuit, elle s’est retrouvée à partager son étable et même sa mangeoire avec un couple qui venait du nord, et qui n’avait pas trouvé de meilleur endroit pour passer la nuit et pour mettre au monde leur fils ! Plusieurs jours plus tard, la petite famille était à nouveau de passage pour fuir jusqu’en Égypte, et comme ils n’avaient pas d’âne, le Samaritain a accepté de leur prêter ma mère. Après il lui est arrivé encore plein de trucs, comme lors d’un voyage à Jéricho avec son maître quand ils ont trouvé un homme presque mort sur le bord de la route. Après toutes ces aventures, quand ma mère m’a donné naissance, elle a décidé d’arrêter ses voyages. Et depuis, on vit une petite vie tranquille dans ce petit village à côté de Jérusalem.

Présentatrice : Une petite vie tranquille, jusqu’à hier…

Tagada : Eh oui, jusqu’à ce que deux hommes viennent me détacher pour m’emmener avec eux. Ils n’avaient pas l’air méchants, alors je me suis laissé faire, mais j’ai quand même demandé à ma mère de nous accompagner. Les deux hommes l’ont compris, puisqu’ils l’ont prise elle aussi. On a donc marché un moment avec ces hommes, sans savoir où on allait. Jusqu’à arriver à un village dans lequel des gens nous attendaient. Et parmi ces gens, il y avait lui !

Présentatrice : Lui, c’est-à-dire Jésus ?

Tagada : Oui C’est bien ça ! Ma mère l’a immédiatement reconnu, même après toutes ces années !

Présentatrice : Il a donc une longue histoire avec les ânes ?

Tagada : Visiblement. Alors autant je comprends qu’en tant que bébé, et inconnu, il monte sur un âne. Autant ça m’a quand même surpris que ce soit sur mon dos qu’il veuille venir à Jérusalem, surtout devant toute cette foule venue le voir et l’applaudir. Mais bon, je ne vais pas me plaindre, j’étais fier moi d’être sa monture ! Moi, petit bourriquet insignifiant, je portais cet homme si important et à la fois si humble de m’accepter comme son destrier. J’avais l’impression d’avoir le chargement le plus précieux du monde sur mon dos.

Présentatrice : C’est vraiment une belle histoire. Et aujourd’hui, que prévoyez-vous ?

Tagada : J’avoue que j’ai hâte de retourner dans mon petit jardin pépère, à côté de ma mère. Jésus et ses disciples savent désormais où j’habite, alors j’espère qu’ils reviendront faire appel à moi pour le porter encore une fois, peut-être quand ils quitteront Jérusalem après Pâque !

Présentatrice : Un grand merci Tagada pour ce témoignage émouvant.

Nous arrivons à présent à la fin de notre dossier spécial. Grâce à tous les témoignages recueillis, nous en savons désormais un peu plus sur ce qui s’est passé hier. Nous souhaitons à Jésus et tous ses disciples une très bonne semaine dans notre belle ville de Jérusalem. Quant à vous, ne manquez pas notre journal, pour avoir chaque jour les dernières informations concernant leurs péripéties.

Je vous souhaite une belle semaine qui commence, et vivement le weekend !

La présentatrice et Tagada quittent le plateau.

Mini-prière

Comme l’ânon, nous nous réjouissons de marcher avec toi Jésus.
C’est toi qui nous guides,
Toi qui nous conduis,
Et nous, nous te faisons confiance.
Avec joie, nous avançons
avec toi,
pour toi,
grâce à toi.

Interlude

Crédits : pasteure Sophie-Anne Lorant Faivre (UEPAL), Point KT, Pixabay (photo)




Viens faire la fête ! Parcours bibliques et ludiques

Ancrés dans la confiance en Dieu, nous pouvons oser la fête !
« Heureux ceux et celles qui ont été invités au repas des noces de l’agneau » Apocalypse 9,9

Dans le cadre des Kidsgames, une équipe interconfessionnelle crée un manuel biblique pour animer des matinées. (Pour en savoir plus sur les Kidsgames, c’est en fin d’article)

Ce matériel peut être utilisé pour :

  • Animer un camp d’enfants
  • Animer des journées
  • Animer un groupe d’enfants
  • Dans sa dernière séquence, ce manuel propose des animations pour familles également.

Objectifs

  • Partager notre espérance que Dieu a des projets d’avenir pour notre monde.
  • Faire découvrir que la foi est un plus essentiel dans nos vies. Elle apporte joie, espérance, courage et solidarité.
  • Explorer des personnages bibliques, hommes et femmes, qui ont été guidés et accompagnés par Dieu.
  • Découvrir l’esprit des Béatitudes et donner le goût de la fête inscrite au cœur de nos réalités

Manuel biblique « Viens faire la fête »

Tables des matières

Chaque thème est lié à un instrument et l’ensemble est sous une mascotte de chef·fe d’orchestre

  1. ECOUTE ET TU DÉCOUVRIRAS !
    • Heureux ceux et celles qui pleurent, car ils seront consolés ! (Matthieu 5,4)
    • 1 Samuel 1-3 : A l’image d’Anne et de Samuel, la persévérance est la clé pour jouer de la trompette.
  2. JOUE POUR LES AUTRES !
    • Heureux les gens qui sont doux, car ils recevront la terre en héritage. (Matthieu 5,5)
    • Ruth 1 ,4 : D’une simple flûte peut naître une belle mélodie, l’amitié fidèle entre Ruth et Naomi est restée dans les mémoires.
  3. SOIS EN RYTHME !
    • Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu. (Matthieu 5,9)
    • 2 Rois 5,1-19 : Aux percussions chaque son est nécessaire et unique, dans ce récit, chaque personne est indispensable pour que le bien triomphe du malheur.
  4. METS-Y DU CŒUR !
    • Heureuses les personnes qui sont pleines de bonté pour les autres, car on sera plein de bonté pour elles ! (Matthieu 5,7)
    • 2 Samuel 4,4 + 9,1-12 Extraits : Dans une guitare, on ne la remarque pas, mais c’est la caisse de résonance qui permet au son de se propager, il en est de même de la bonté de David dans ce récit.
  5. ACCORDE-TOI AVEC VÉRITÉ !
    • Heureux ceux et celles qui ont faim et soif d’un monde juste, car ils seront comblés ! (Matthieu. 5.6)
    • 1 Rois 3 : Accorder son violon demande d’avoir une oreille attentive ; pour régner, Salomon a demandé à Dieu de le rendre attentif à la sagesse.
  6. ANNEXES : CONTINUE, TU Y ARRIVERAS !
    • Heureux ceux et celles qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! (Matthieu 5,8)
    • Proposition pour un temps de conclusion, voire un temps en famille.
    • Jonas : La grosse caisse donne le rythme, Jonas est un passionné qui ne laisse pas indifférent et marque son temps.

Rubriques pour chaque thème

  • Béa-cœur
    • Une béatitude est mise en avant chaque jour en lien avec les thématiques.
    • Une courte explication pour éclairer la béatitude
    • Une proposition pour apprendre la béatitude par cœur dans le but de pouvoir trouver des balises pour la vie
  • Jeux d’expérimentation
    • Les jeux font partie intégrante des animations. Ils sont pensés en fonction du thème du jour
    • Deux jeux sont proposés par jour
    • N’oubliez pas de tester les jeux avant de les pratiquer avec les groupes
    • Des questions ouvertes sont proposées pour que les participant·es puissent faire des liens avec le thème
  • Bible en fête
    • Chaque jour un récit biblique est mis en avant avec un ou des personnages
    • Une introduction au thème est proposée sous le titre de « Découverte biblique »
    • Une mise en scène du texte est proposée avec en préambule un dialogue entre la mascotte de la semaine et un instrumentiste jouant l’instrument du jour
    • Les mises en scènes sont simples et adaptables selon vos souhaits.
  • 3 P en groupe
    • Pour prendre un temps de partage
    • Trois propositions
      • Partage : Avec des questions ouvertes, des propositions d’animations, un temps de débats et de discussions ;
      • Prière : En toute liberté, des idées de prières participatives ;
      • Pari : Pour mettre en actes ce qui a été entendu, des propositions de défis à se lancer pour le jour, pour la semaine, pour le mois.
  • Interview du jour 
    • Pour agrémenter l’animation, il est possible d’inviter un·e sportif·ve, un·e musicien·ne ;
    • Des suggestions de questions vous sont faites dans la brochure.

Les Kidsgames sont une semaine non-résidentiel interconfessionnelle : « Une semaine de joutes sportives et d’animations ludiques. Une découverte de récits de la Bible et un partage sur les questions et valeurs de ceux-ci. Une ouverture dynamique à la spiritualité chrétienne dans le respect des enfants, de leur croyance et culture. Dans toutes nos propositions, nous valorisons le travail en équipe et nous encourageons chacun·e à développer son propre potentiel en plus du respect, de l’amitié et de l’entraide. Nous garantissons l’accueil de chaque enfant dans le respect de son origine, de sa culture et de sa religion. Ces olympiades se déroulent tous les deux ans depuis 2004 et sont organisés en Suisse romande par un comité composé d’un représentant de chaque partenaire de l’Association (diverses Eglises et œuvres chrétiennes, voir ci-dessous). La composition de l’Association nous invite à une approche sans prosélytisme. Les KidsGames désirent fédérer les Eglises et œuvres chrétiennes et entretiennent de bonnes relations avec les autorités communales et le monde associatif. »

Pour en savoir plus, voici le site : Kidsgames.ch




Les Rameaux

Culte des Rameaux avec un groupe d’enfants de 8 à 11 ans :

Introduction au contexte de préparation de ce culte :

Ce culte a été préparé avec un groupe d’enfants de l’enseignement biblique de la paroisse de Bernex-Confignon, Genève. Il est constitué essentiellement d’une saynète, rédigée par la ministre du lieu (Georgette Gribi), selon les besoins et idées exprimées par les enfants.

Ce culte peut être repris tel quel ; ou modifié selon les besoins d’un autre groupe.

Les textes en vert ci-dessous ont été lus par les catéchètes durant la célébration. Chaque enfant et chaque catéchète avait à la main durant la célébration un petit livret avec l’ensemble du texte.

Le rôle de la ministre a essentiellement été celui de rédiger la saynète, puis de la mettre en scène avec les enfants présents (répartition des rôles, organisation des répétitions, et direction des enfants pendant la célébration).

Les prières ont été préparées par les enfants avec les catéchètes, durant les semaines précédant la célébration, de même que les chants (choisis dans le recueil Alléluia).

Certains enfants jouant d’un instrument ont agrémenté le culte de leur prestation.

Matériel :

  • Un manuscrit et un rouleau pour la gd-mère
  • Costumes : tuniques blanches pour les rôles d’enfants ; tuniques noires pour les rôles d’adultes
  • Billes
  • Tables, paniers
  • Tissus
  • Branchages
  • Tapis, coussins

Rôles :

  • Enfant 1 : Marcus
  • Enfant 2 : Rebecca, sœur de Ruben
  • Enfant 3 : Myriam, fille du marchand juif
  • Enfant 4 : Joseph, le vagabond
  • Enfant 5 : Ruben, fils du notable
  • Jésus
  • Gd-mère Sarah

 

INTRODUCTION

Célébrante :
Bienvenue pour ce culte, qui va nous emmener à Jérusalem… un certain jour de printemps… il y a très longtemps…
Il y aura beaucoup de musiques, de chants et de théâtres durant ce moment ; mais nous l’avons pensé comme un culte, c’est aussi un moment où l’on va se recueillir, méditer, prier.

Musique

Célébrante :
La grâce et la paix vous sont données de la part de Dieu de notre Père, et de notre Seigneur Jésus-Christ.

Ah… la paix ! Comme j’aimerais bien que tous les humains puissent vivre en paix ! Libres ! Heureux ! Comme cette espérance semble en même temps si lointaine, par les temps qui courent !
Pourtant, c’est l’espérance de tous les humains, depuis toujours ; une espérance relayée à toutes les époques… une espérance que nous allons redécouvrir ce matin sous un jour nouveau…

Car, chers amis, j’ai le privilège de vous montrer ce matin un objet très précieux : un manuscrit inédit, qui a été retrouvé récemment… que les spécialistes ont daté du 1er siècle ap J-C. Et, chose étonnante, ce manuscrit semble avoir été écrit par des enfants… des enfants qui, eux aussi, rêvaient de paix et de liberté…
Mais je laisse planer un peu le suspense avant de vous livrer le contenu de ce texte, car nous voulons d’abord louer le Seigneur :

Prière de louange (préparée par les enfants…)

Chant : 51/02 Jeunes et vieux…

Pendant le chant, Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca vont se placer sur le devant de l’estrade, debout. Les autres, côté Cour, forment la foule qui acclame Jésus.

Célébrante :
Attention, mesdames et messieurs, nous allons maintenant vivre ce moment historique, et découvrir le contenu de ce rouleau :

 

TABLEAU I : les enfants voient Jésus entrer à Jérusalem

Musique 

Nous, Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca, enfants de Jérusalem, nous voulons vous raconter les évènements qui se sont passés récemment dans notre ville.

Myriam : Moi, je m’appelle Myriam. Je vis à Jérusalem, mes parents n’ont pas beaucoup d’argent, surtout depuis que les Romains sont là. Mon père fabrique des pots de terre cuite. Il les vend bien, mais les impôts que nous prennent les Romains sont si élevés que nous n’avons plus grand-chose pour nous.

Phrase musicale 

Ruben : Moi, c’est Ruben. Mes parents sont des notables importants. J’ai de la chance, je peux avoir des beaux habits…

Phrase musicale

Rebecca : Moi, je suis Rebecca, la sœur de Ruben. Parfois, on se bagarre un peu avec mon frère. Surtout quand il veut m’empêcher de jouer aux billes parce que je suis une fille. Mais j’aime bien jouer aux billes, moi aussi.

Phrase musicale

Joseph : Moi, c’est Joseph. Je vis dans la rue, certains disent que je suis un vaurien. C’est que c’est dur de vivre tout seul, sans famille. Surtout depuis que je me suis fait taper dessus par des grands, et que mon bras est devenu tout mou.

Musique 

Pendant la musique, Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca sortent les billes et commencent à jouer.

L’autre jour, il nous est arrivé quelque chose d’un peu bizarre. Nous étions en train de jouer aux billes, et là, Rebecca est arrivée et elle était tout excitée :

Rebecca : Eh, les amis, venez voir, il y a un drôle de bonhomme qui vient d’arriver en ville. Il est un peu ridicule… il monte un ânon !

Myriam : Un ânon ? Le petit d’une ânesse ?

Joseph : Encore une de tes histoires de fille. Laisse-nous jouer, c’est sérieux, là !

Ruben : C’est pas possible de monter un ânon ! ça doit être un freluquet, alors, cet homme…

Rebecca : Mais si, c’est vrai ! Venez voir, il y a plein de monde qui est en train de se rassembler pour le voir passer…

Alors nous sommes partis voir ce qui était en train de se passer. Nous avons couru jusqu’à une grande rue, où il y avait en effet beaucoup de gens qui s’étaient rassemblés. Nous nous sommes faufilés dans la foule, jusqu’à arriver au premier rang ; on a dû pousser un peu, et Myriam a dû empêcher Joseph de voler un bracelet à une dame. Mais on a fini par arriver presque devant la foule. Et là, c’était incroyable.

Les gens avaient tapissé la rue de branches, ils avaient mis leur manteau par terre, ça faisait comme une immense allée d’honneur pour cet homme qui arrivait. Tout le monde criait et chantait : Hosannah au fils de David ! Béni soit celui qui vient ! Hosannah au plus haut des cieux !

La foule cache d’abord Jésus, puis Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca arrivent à passer et voient Jésus monté sur l’ânon.

Chant 54/09 : Quand Jésus entre à Jérusalem…

Nous, on ne comprenait pas grand-chose à ces histoires. Pourquoi est-ce que la foule était en train de traiter cet homme comme un roi, alors qu’il avait l’air si pauvre, sur son petit âne ?

Nous les avons regardés passer, avec les copains, et c’était vraiment bizarre. A un moment, l’homme a croisé le regard de Joseph… et on a vu des larmes dans les yeux de notre ami. Mais ce n’était pas des larmes de tristesse. Joseph, c’était un dur à cuire, je ne l’ai jamais vu pleurer, même dans les pires moments. On aurait plutôt dit que l’homme l’avait regardé comme personne avant n’avait pu le faire.

Alors que nous étions encore en train de regarder passer le drôle de bonhomme, voilà que Marcus est arrivé.

Marcus : Salut les gens !

Marcus, c’est un Romain. C’est le fils du centurion qui garde le palais du gouverneur, Pilate. Nos parents nous disent qu’il faut se méfier de lui, parce que rien de bon ne peut venir des Romains. Mais nous, on aime bien Marcus. Il n’en peut rien, des histoires entre adultes. Il est né ici, comme nous, et c’est un chouette copain. Il est le seul qui arrive à battre Joseph aux billes. Alors nous, on lui a répondu :

Les 4 : Salut !

Marcus : Vous savez qui c’est, cet homme ?

Les 4 : Non…

Marcus : Il s’appelle Jésus. Il vient de Nazareth. Ça fait quelques temps qu’il se balade en Galilée et en Judée…

Les 4 : Comment tu sais ?

Marcus : C’est mon père qui m’a dit. Mon père…

Les 4 : Oui, on sait ton père il est centurion au palais de Pilate…

Marcus : Ben quoi, ne soyez pas jaloux.

Ça, c’est quelque chose que Marcus ne comprendra jamais. On n’est pas jaloux de lui, oh non. Mais on est Juifs, nous. Et pour les Juifs, le centurion, ça ne peut pas être un copain. Lui, Marcus, oui, parce qu’il est différent. Mais le reste des Romains, non. Enfin, c’est ce que nos parents nous disent, parce que nous, à part Marcus, on n’en connaît pas trop, des Romains. On n’a pas vraiment le droit de les fréquenter.

Ruben : Et qu’est-ce qu’il y a d’intéressant, avec ce… Jésus ?

Marcus : On dit qu’il fait plein de choses incroyables… Il guérit des malades, il parle aux gens… On raconte même qu’il a transformé de l’eau en vin…

Joseph : Ah oui, j’ai rencontré un vagabond, l’autre jour, qui dormait dans la rue à côté de moi. Il m’a dit qu’avant, il était aveugle, et qu’il avait été guéri par un homme…

Myriam : Vous dites n’importe quoi, c’est pas possible.

Marcus : Je ne sais pas si c’est possible, mais en tous cas, c’est ce qu’on raconte. Et mon père m’a dit qu’il n’aimait pas trop cette affaire, que ça risquait de mal finir. Mais je ne comprends pas trop toutes ces histoires, moi.

Rebecca : Et si on allait voir la vieille Sarah, la grand-mère de Myriam, peut-être qu’elle saurait nous en dire un peu plus ?

Tous : Oui, bonne idée.

 

TABLEAU II : chez grand-mère Sarah

Musique 

Pendant la musique, on met en place sur l’estrade : Tenture avec des coussins, une petite table. Grand-mère Sarah est là ; Marcus, Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca sont encore dans la foule. Ils arrivent en courant, lorsque le texte le dit.

Nous sommes partis en courant chez la grand-mère Sarah. On aime bien aller chez elle, parce qu’elle a toujours des gâteaux au miel pour nous. Et elle ne nous gronde pas trop quand on ramène Marcus. Bon, elle dit quand-même des choses comme : « Vos parents ne seraient pas très contents de savoir que vous jouez avec un Romain » ; mais elle dit ça pour la forme, parce qu’au fond, elle est très contente, grand-mère Sarah, de nous voir arriver tous chez elle.

Et ce jour-là, elle a eu l’air particulièrement contente, surtout quand on a commencé à lui raconter ce qu’on venait de voir. Apparemment, elle connaissait déjà cet homme, Jésus. Elle savait même qu’il était venu, monté sur un ânon.

Grand-mère : c’est l’ânon de la mère Salomé, qui habite à l’entrée de la ville. Elle m’a dit ce matin que des hommes étaient venus lui emprunter son ânon. D’abord, elle s’est énervée ; elle est souvent ronchonne, la mère Salomé. Mais après, les hommes lui ont dit : « Le Seigneur en a besoin ». Et elle s’est calmée. Elle était toute drôle, quand elle m’a raconté ça.

Ruben : Mais qui c’est, cet homme ? Pourquoi est-ce qu’il se fait appeler Seigneur ?

Alors, grand-mère Sarah a pris le rouleau des Ecritures qu’elle garde chez elle. Elle l’a ouvert à un endroit, et elle a lu :

Grand-mère : livre du prophète Zacharie, chapitre 9, verset 9 : Voici que ton roi vient à toi, humble et monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d’une bête de somme.

Et puis grand-mère Sarah nous a raconté l’histoire de notre peuple : d’après elle, ça fait des siècles que notre peuple attend qu’un roi vienne nous délivrer de ceux qui nous ont envahi. Ce roi serait un descendant du grand roi David, qui a fait tant de belles choses pour Israël. Et ces derniers temps, depuis que ce Jésus parcoure la Galilée et la Judée, les gens l’entendent, voient ce qu’il fait… et certains disent que c’est lui, ce nouveau roi, qui va venir rétablir notre peuple, et chasser les Romains.
Quand on a entendu ça, on a regardé Marcus, qui a commencé à être inquiet. Et nous aussi, on a eu un peu peur. Si des Juifs voulaient se battre contre les Romains, qu’allait-il arriver ? Est-ce qu’on pourrait continuer à jouer aux billes ensemble ? Est-ce qu’on deviendrait ennemis, nous et Marcus ?

Myriam : Pourquoi vouloir faire la guerre ? On pourrait peut-être trouver un moyen de nous allier avec les Romains…

Ruben : ça m’étonnerait que ce Jésus ait envie de faire la guerre aux Romains.

Rebecca : Il avait l’air si faible, monté sur son ânon…

Joseph : De toute façon, les Romains sont trop forts, on ne pourra jamais les battre.

Grand-mère Sarah a souri, et elle nous a dit que nous avions tout à fait raison, et qu’à son avis, Jésus ne voulait pas du tout la guerre. Il parlait souvent du Royaume, mais d’un Royaume de paix, d’un peuple réconcilié… Elle nous parlait de ce nouveau Roi qui allait venir… comme si c’était Dieu lui-même, en réalité : ce Dieu qui nous parle par les prophètes, par les textes du rouleau… un Dieu qui nous aime tendrement, qui veut nous protéger.

Alors qu’elle nous parlait de Jésus, grand-mère Sarah avait un drôle de regard… à la fois plein d’espoir ; mais aussi un peu triste… comme si elle pressentait que quelque chose de grave allait se produire.

Musique 

Elle a fini par nous dire :

Grand-mère : J’espère qu’il ne lui arrivera rien… Aujourd’hui, la foule l’a acclamé… Mais d’ici quelques jours, quand ils vont se rendre compte de qui il est vraiment…

Là-dessus, Marcus est parti, l’air triste, sans nous dire vraiment au revoir, comme s’il ne se sentait plus vraiment des nôtres, tout d’un coup.

Nous aurions eu envie de lui dire qu’il ne fallait pas s’inquiéter, qu’il resterait notre copain, même si la guerre éclatait contre les Romains. Mais c’était trop tard, nous devions tous rentrer. Juste au moment de partir, nous avons vu grand-mère Sarah en train de préparer une natte pour Joseph. Cela nous a réconfortés, de savoir qu’au moins, Joseph serait à l’abri pour cette nuit.

Le soir, chacun dans notre lit, nous étions tous remués par ce que nous avions vu et entendu dans la journée.

Nous avons prié notre Dieu, pour lui dire ce que nous ressentions pour lui.

Prière de confession de foi (préparée par les enfants)

 

TABLEAU III : dans le temple

Chant…

Pendant le chant, on enlève la tenture et les coussins. La foule se rassemble de nouveau côté Salève, Jésus est là. Il y a des tables avec des paniers. Myriam, Joseph, Ruben et Rebecca sont sur l’estrade avec leurs billes.

Le lendemain matin, on s’est retrouvés comme d’habitude pour jouer aux billes. Nous étions un peu inquiets, parce que Marcus n’était pas là. Nous l’avons cherché partout, et quand nous sommes arrivés près du temple, nous avons entendu du bruit. Nous nous sommes approchés. Et là, incroyable : Jésus était là. C’était lui qui faisait tout ce bruit, il était en train de s’énerver contre les marchands. Il disait :

Jésus : Ma maison sera appelée maison de prière, mais vous vous en faites une caverne de bandits !

Nous avions du mal à comprendre… lui qui avait l’air si doux, hier, il était devenu franc fou. Bon, il faut dire que le Temple était devenu une sorte de grande foire aux bestiaux, avec tous ces pigeons, ces colombes, ces agneaux qui étaient là, pour les sacrifices. Beaucoup de ces marchands avaient fait fortune sur le dos de pauvres gens qui mettaient toutes leurs économies dans une bête pour un sacrifice. Sans compter ceux qui se faisaient de l’argent en changeant la monnaie des Romains contre notre monnaie – soi-disant plus pure. C’était un sacré trafic, tout ça. Mais bon, de là à piquer une colère pareille.

Et là, il s’est passé de nouveau quelque chose d’incroyable : Jésus s’est approché de nous, il a vu le bras mou de Joseph. Il l’a touché, et Joseph a pu bouger son bras de nouveau !

Nous, je ne sais pas ce qui nous a pris… nous étions si heureux… : nous nous sommes mis à crier : Hosannah au fils de David !

Chant : Refrain du 54/09 : Hosannah

Les prêtres qui étaient là ont commencé à nous rabrouer, et à s’en prendre à Jésus. Mais lui, il ne s’est pas laissé faire : il a dit :

Jésus : Par la bouche des tout-petits et des nourrissons, tu t’es préparé une louange.

Et il les a plantés là et il est parti. Nous aussi, on s’est vite faufilés hors du Temple… et dans la rue, nous sommes tombés sur Marcus, qui était venu voir lui aussi ce qui se passait.

Marcus a vu la main de Joseph ; nous a regardés, tous, il nous a vus si heureux. Il a eu l’air content pour nous, mais il avait toujours son air triste. Alors on l’a entraîné avec nous, et on s’est mis à parler tous en même temps :

Myriam : Ce Jésus n’est pas en train de vouloir la guerre avec les Romains ; il ne veut pas la guerre tout court.

Ruben : Il veut que les aveugles voient de nouveau, que les infirmes soient guéris… regarde, il a guéri Joseph !

Joseph : C’est un roi, oui ; mais pas un roi qui veut la guerre : il veut une royauté de paix, d’amour, pour tous les humains.

Marcus : Même pour les Romains ?

Rebecca : Oui, même pour les Romains ! Et nous, on a décidé qu’on allait s’allier avec toi, même si nos parents nous disent que les Romains sont nos ennemis. Toi, tu n’es pas notre ennemi, tu es notre ami. Top-là !

On était drôlement contents d’être de nouveau bien, tous ensemble, après toutes ces choses étranges qui s’étaient passées. Mais Marcus continuait à avoir l’air inquiet.

Myriam : ça va Marcus ? Tu as l’air inquiet ?

Marcus : C’est que… J’ai entendu mon père dire que des gens veulent faire arrêter Jésus…

Rebecca : Il y a des gens qui veulent faire mourir cet homme ? Mais ils sont fous !

Ruben : C’est pour ça que grand-mère était en souci, l’autre jour.

Et nous avons compris alors pourquoi Jésus avait l’air triste, lorsqu’il est entré dans la ville, monté sur son ânon. Il savait que les choses n’allaient pas forcément être faciles pour lui, dans les jours à venir.

Avec les copains, on s’est remis à jouer aux billes. Nous étions bien, mais inquiets en même temps, sans oser nous le dire. Qu’allait-il arriver à Jésus ? Comment allait-il s’en sortir face à tous ces gens qui lui voulaient du mal ?

Alors à un moment, on s’est arrêtés de jouer, et on s’est regardés, tous… C’était drôle, parce qu’on a eu l’impression qu’il n’y avait plus de différences entre nous… plus de Romains, de Juifs, de riches, de pauvres… Nous étions simplement des enfants, unis par cet homme Jésus que nous avions rencontré et qui nous avait fait tant d’effet. Et c’est comme si nous avions pu lire ce qu’il y avait au fond de nos cœurs, les uns, les unes, les autres. Nous sentions que nous avions tous envie de la même chose : que la paix puisse régner dans notre pays ; que la joie soit toujours plus forte que tout le reste, comme hier, quand la foule a acclamé Jésus alors qu’il entrait dans Jérusalem…

Musique 

 

FIN DE CULTE

Célébrante :
Notre manuscrit ne continue pas plus loin… Nous ne savons pas ce qui est arrivé à ces enfants dans les jours suivants… Nous, nous savons ce qui est arrivé à Jésus, parce que c’est raconté dans notre Bible ; nous savons que la foule a fini par se retourner contre lui, comme le pressentait la grand-mère Sarah.

Mais aujourd’hui, nous fêtons cet épisode des Rameaux, qui est comme une parenthèse de joie, de liesse, au cœur d’une vie qui sera bouleversée quelques jours plus tard.

Une parenthèse ? Non ! Plutôt : l’irruption d’une joie divine au cœur de l’existence humaine ; la manifestation sur terre d’une paix qui a le pouvoir de faire taire la haine, les canons, la violence.

Nous avons peut-être de la peine à le croire, mais pourtant… c’est la promesse que Dieu nous fait ; c’est la promesse qui s’offre dans le récit de ces enfants de Jérusalem… dans l’amitié que les enfants du monde sont capables d’avoir les uns pour les autres, au-delà des différences et des préjugés ; dans la force de vie qui pousse des êtres humains un peu partout sur la terre à prendre soin les uns des autres, à soigner, à panser les blessures, à soutenir… à aimer.

Cette soif de paix, de tendresse, nous pouvons l’exprimer maintenant dans cette prière :

Prière d’intercession (préparée par les enfants…)

 

Célébrante :
Cette soif de paix, elle résonne aussi dans ces paroles toutes simples : donne-nous ta paix, Dona nobis pacem : des mots latins, que des chrétiens chantent et prononcent depuis des siècles dans des célébrations de toutes sortes à travers le monde, et qui disent mieux que tout discours cette conviction qui nous anime : en Dieu seul nous pourront trouver la paix à laquelle nous aspirons tous du plus profond de notre être ; en Dieu seul nous pouvons trouver les forces pour être de ceux/celles qui cherchent à répandre cette paix autour de nous, inlassablement, pour qu’un jour, la terre entière en soit remplie.

Chant : 53/08 Dona nobis pacem, canon

Fin de culte – collecte – annonces – bénédiction

Musique finale 

Georgette Gribi, Paroisse de Bernex-Confignon (Genève)




Saynète de Noël : Mamie à tout prix !

Une pièce de Débora Mistretta, écrite pour le spectacle de Noël 2022 à Boofzheim en collaboration avec Michael Zahner, Léore Schmidt et Jessica Wintenberger.

Résumé de la pièce :
La famille Schneider est une famille nombreuse, alsacienne depuis des générations. Maman Nancy est mariée à Papa Stéphane. Ensemble ils ont eu trois enfants : Amanda, Tim, Dorian. Ils ont adopté Tony de l’âge de Dorian qui est l’enfant de la cousine et la meilleure amie de Nancy, malheureusement décédée trop tôt. Dans l’histoire, ils ne sont pas seuls. La sœur de Nancy, Carole, et son fils Antoine sont souvent à la maison. Il y a aussi oncle Bernard l’unique frère de Carole et Nancy. On n’oublie pas Mamie Sidonie sans qui cette pièce de théâtre n’aurait pas eu lieu. La famille s’apprête à fêter Noël lorsqu’ils apprennent que Mami est atteinte de la maladie d’Alzheimer. L’objet de cette pièce tournera autour de cette question : comment continuer à faire famille, fraternité et vivre les festivités de Noël avec la préoccupation de perdre un être cher ? Ensemble et avec l’aide de Dieu, peut-être la famille trouvera-t-elle une solution…

Crédit : Débora Mistretta (UEPAL), Point KT




Les étoiles entre elles, le soir de Noël

Vous êtes-vous déjà demandé ce que les étoiles se disent entre elles ?
En cette nuit de Noël, il nous est donné de rêver de ce qu’elles pourraient nous raconter.

Cette saynète a été écrite pour la veillée de Noël 2021 à l’église de Belmont par la pasteure Sophie Letsch. Elle a été jouée avec 15 enfants. Mais le nombre de participants, à l’intérieur de chaque groupe d’étoiles peut facilement être adapté.

Vous trouvez ci-dessous quelques images pour vous donner des idées sur la confection des costumes :

Le patron une fois découpé

A attacher de côté

 

Décoration à mettre sur la tête

Les étoiles entre elles, le soir de Noël

Narrateur : Vous avez remarqué qu’il y a des étoiles partout en ce temps de Noël : sur les sapins, sur les tables, aux fenêtres et sur les cartes de vœux. C’est beau. Ça brille. C’est festif.
Mais toutes ces étoiles de papier ou de plastique, même celles sur lesquelles on a collé des paillettes, n’égalisent pas la beauté des vraies étoiles. Connaissez-vous un plus beau spectacle que celui des étoiles qui scintillent dans la nuit claire ?
Certains savent apprécier la beauté des étoiles.
Il y a ceux qui sont passionnés et se retrouvent, bien équipés, pour pouvoir observer.
Il y a celles qui montent seules sur les sommets et s’allongent dans l’herbe pour les contempler.
Il y a toutes celles et tous ceux qui les admirent pour continuer, malgré tout, de rêver.
Oui, ils sont nombreux, ceux qui aiment regarder les étoiles.
Leur spectacle est si merveilleux. C’est facile de les regarder. Et si, en ce soir de Noël, il nous était donné de les écouter ?

Musique = Star Wars – Main Theme

Les grandes étoiles s’installent sur la scène pendant les premières secondes de la musique. On la baisse ensuite.
Les petites étoiles, Vénus et les étoiles filantes restent en coulisse.
GE7 est cachée en haut de la chair.

Tableau 1

GE1 : Mais qu’est-ce que tu brilles fort toi aujourd’hui ! Je suis hyper jalouse ! Comment tu fais pour avoir un tel éclat ?
GE2 : Je ne sais pas. J’ai tellement chaud ! J’ai l’impression que je vais exploser !
GE1 : Ah ouais mais t’es une étoile supergéante toi non ?
GE2 : Oui.
GE1 : T’as quel âge déjà ?
GE2 : 50 millions d’années.
GE1 : Ah ouais d’accord, c’est bientôt la fin pour toi !
GE2 : Oh ça va ! C’est pas bien de se moquer des vieux !
GE1 : Oui c’est vrai. Excuse-moi.
GE2 : Je ne suis pourtant pas la plus vieille des étoiles ici…
GE3 : Ah oui la plus vieille c’est surement celle-là (désigne GE4). On ne sait même plus depuis quand elle est là !
GE4 : Ohlala mais qu’est-ce qu’on s’ennuie ! Qu’est-ce qu’on s’ennuie ! Qu’est-ce qu’on s’ennuie ! Il ne se passe jamais rien dans cet univers !
GE5 : Ben si attend, regarde, il se passe quelque chose là !
GE4 : Qu’est-ce que c’est ?
GE6 : C’est une nouvelle étoile !
GE4 : Ah ben voilà un peu d’animation ! Une nouvelle étoile, ça n’arrive pas souvent !
(Elle apparait en toussant.) GE7 : Bonjour (elle tousse encore)
GE5 : Ohlala ma pauvre. Tu viens juste de sortir de ton nuage interstellaire toi !
GE7 : Oui (elle tousse encore) c’était plein d’hydrogène et d’hélium là-dedans !
GE5 : Installe-toi parmi nous et respire un grand coup !
GE6 : Tu verras on est bien là.
GE7 : Merci.
GE4 : On est bien, on est bien… Moi je trouve qu’on s’ennuie quand même un peu ! Enfin un peu. Beaucoup même.
GE1 : Et si on s’amusait à faire de nouvelles constellations ?
Tous : oui !

Tableau 2

Narrateur : Vous saviez, n’est-ce pas, que les étoiles forment des constellations ? Vous connaissez la Grande Ourse, la Petite Ourse et peut-être Cassiopée. Mais les étoiles s’amusent aussi parfois quand on ne les voit pas…

Musique = Star Wars – Main Theme
On éteint toutes les lumières pour ne garder que la lumière noire. Toutes les étoiles montent sur scène et déambulent les unes derrière les autres.
Vénus apparait aussi et suit la scène de loin.

Narrateur : La fameuse constellation de la vague cosmique !
Les grandes étoiles se placent en ligne, se baissent et se relèvent les unes après les autres pour former des vagues. Les petites étoiles sont assises devant et font des vagues avec leurs bras.
Puis elles repartent déambuler dans l’église et se replacent toutes en ligne assises par terre.

Narrateur : Ou encore la surprenante constellation du maïs qui éclate !
Les étoiles sautent en l’air en ordre dispersé. Elles repartent déambuler puis forment deux groupes et se placent face à face.
Les étoiles se lancent une pelote de laine blanche. Chacun pince un morceau de fil d’une main et relance la pelote à quelqu’un d’autre de façon à former une toile.

Narrateur : Et enfin l’étonnante constellation de l’étoile d’araignée !
Vénus se faufile entre les nœuds de la toile. Fin de la musique. Les grandes étoiles rigolent. Vénus se place un peu à distance. Les petites étoiles et les étoiles filantes retournent en coulisse.

Tableau 3

GE1 : Qu’est-ce qu’on s’est amusé !
GE7 : Ah oui, la constellation du maïs qui éclate, fallait la trouver !
GE1 : Eh Regardez là-bas !
GE4 : C’est quoi encore ce truc ?
GE2 : Je l’ai déjà vue tout à l’heure ! Elle a essayé de s’incruster pendant qu’on dansait.
GE4 : C’est pas une étoile ça !
Vénus : Bonjour !
Tous : Bonjour…
Vénus : Vous avez raison, je ne suis pas une étoile mais presque !
GE1 : Mais qu’est-ce que tu racontes ! On ne peut pas être presque une étoile ! T’es une étoile ou t’en es pas une !
GE6 : T’es une planète non ?
Vénus : Oui ! Je suis Vénus. La planète la plus proche de la Terre. J’ai dit que j’étais presque une étoile parce que les humains m’appellent l’Etoile du Berger. Ils disent ça parce que, quand la nuit tombe, je suis le premier astre qu’ils voient briller.
GE4 : Les humains ? C’est quoi ce truc ? C’est nouveau ?
Vénus : Les humains sont les habitants de la Terre.
GE4 : Ah la terre ! c’est ce tout petit truc bleu qui tourne autour du soleil non ?
Vénus : Oui c’est ça !
GE3 : Ah oui elle est marrante cette planète-là, avec son satellite minuscule qui tourne autour d’elle.
Vénus : C’est la lune !
GE3 : Qu’est-ce que tu peux nous dire de la terre ?
Vénus : La planète Terre fait partie du système solaire et elle s’est formée il y a 4,54 milliards d’années.
GE1 : 4,54 milliards d’années ! Ohlala autant dire hier ! Elle est vraiment toute jeune par rapport à nous.
GE4 : Bon et les humains alors, c’est quoi ce truc ?
Vénus : Les humains sont une des espèces qui vivent sur la planète terre. Ils sont apparus il y a 300 000 ans.
GE4 : Une des espèces ? Parce qu’il y en a d’autres sur cette planète ?
Vénus : Oui. Il y en 8,7 millions d’autres espèces vivantes sur la terre.
GE4 : Ah ouais d’accord. Donc tu nous parles d’une espèce qui vient tout juste d’apparaitre et qui vit parmi des millions d’autres sur un tout petit caillou bleu qui n’a même pas 5 milliards d’années ! En quoi c’est intéressant ?
Vénus : Oui c’est vrai qu’à l’échelle de l’univers les humains ne sont pas grand-chose. Un micro grain de poussière dans l’immensité du cosmos. Mais, voyez-vous, les humains ont une place particulière dans le cœur du créateur.
Tous : Le créateur ?
GE5 : Celui qui était là avant tout le reste ?
Vénus : Oui. Celui-là. Il a voulu que vous soyez là, en tout premier, pour marquer la nuit, les époques et les années. Les humains vous contemplent depuis des millénaires. Grâce à vous, depuis toujours, ils peuvent se repérer dans l’espace et dans le temps.
GE7 : Ah oui ? On est si important pour eux ?
Vénus : Oui et ce n’est pas tout. Quand ils vous contemplent, ils réalisent la grandeur de l’univers. Alors ils peuvent voir plus loin que ce qui est juste devant eux. Et en vous voyant, ils peuvent penser au Dieu de l’infini qui s’intéresse à chacun d’eux, même s’ils sont tout petits.
GE4 : Ah ça pour être petits… Les humains sont minuscules.
Vénus : Oui, et pourtant, le créateur de l’infini aime chacun des humains.
GE7 : Ils doivent quand même être importants ces petits humains.
Vénus : Les humains vous aiment énormément. Quand ils vous voient scintiller dans leur ciel, leurs cœurs se réchauffent. Vous leur redonnez confiance et espérance.
GE3 : Mais pourquoi les humains ont-ils besoin d’espérance ? Il me semble que les autres espèces ne se font pas autant de souci qu’eux ! Elles mangent, elles dorment, elles se reproduisent et profitent de la vie sans se faire de souci. C’est pas pareil pour eux ?
Vénus : Non, ils sont un peu différents les humains. S’ils s’inquiètent autant, c’est parce qu’ils savent qu’ils ne sont pas grand-chose.

Musique = La chevauchée des Walkyries, Wagner
Les 2 étoiles filantes entrent en scène et traversent l’église en courant dans tous les sens.

GE6 : Oh tiens ! Qu’est-ce que c’est que ça ?
GE7 : C’est mignon ces toutes petites trainées de lumières !
GE2 : Eh attention, t’as failli me rentrer dedans ! Ça va pas de faire des excès de vitesse comme ça !
EF : Nous sommes des étoiles filantes !
GE1 : Des étoiles ? Oh ben non, on ne peut pas vous laisser dire ça. Vous êtes juste des petits grains de poussière qui prennent feu en entrant dans l’atmosphère.
EF1 : Peut-être. Mais les humains nous appellent comme ça : étoiles filantes.
EF2 : Ils sont toujours contents quand ils nous voient.
GE4 : les humains, les humains… On ne va parler que de ces minus aujourd’hui ?
GE7 : Mais enfin tu vas arrêter de râler ?
GE3 : Laisse-les parler !
EF1 : Les humains aiment nous contempler. Pendant quelques nuits, au milieu de l’été on vient par centaines. On leur offre un spectacle grandiose !
EF2 : Et quand les humains nous voient, ils font un vœu.
GE7 : Un vœu ? Quel genre de vœux ?
EF1 : Ah ça, nous ne le savons pas.
Les grandes étoiles et les étoiles filantes retournent en coulisse.

Tableau final

Narrateur : Oui les humains font des vœux. Ils ont conscience qu’ils ne maitrisent pas tout. Et leur vie est parfois difficile. Ils sont fragiles. Parfois ils tombent malades. Et puis, ils finissent tous par mourir un jour et ils le savent bien. Parfois ils sont tristes ou désespérés. Parfois on leur fait du mal et ils font eux-mêmes du mal.
Le Dieu de l’infini a décidé de les créer libres. Libres de faire le mal ou le bien. Libres de se battre ou de se réconcilier. Libres de se venger ou de pardonner. Libres d’aimer ou de haïr. Libres de prendre soin de la terre ou de la détruire.
Et cette liberté, ils n’en font pas toujours bon usage.
Pourtant, malgré tout, le créateur les aime infiniment. Il a trouvé que l’humanité valait la peine d’être sauvée.
Voilà déjà des milliers d’années qu’il leur avait promis un sauveur.
Dans le vieux livre qui parle de lui, il était écrit qu’un enfant leur sera donné. Il recevra l’autorité d’un roi. On lui donnera pour nom : Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père pour toujours, Prince de la paix.
Il étendra son autorité et assurera une paix sans fin.
Il occupera le siège royal de David et dirigera son royaume.
Il l’établira et le rendra solide en faisant respecter le droit et la justice, dès maintenant et pour toujours.
Voilà ce que le SEIGNEUR de l’univers a promis de faire à cause de son brûlant amour. (d’après Ésaïe 9,5-6)

Chant de l’assemblée

Pendant le chant : mise en place de la crèche avec les figurants. Les petites étoiles se placent au-dessus de la crèche, debout sur un banc.
Les étoiles filantes s’asseyent à côté.

Narrateur : Cette nuit-là, le grand créateur de l’univers est venu lui-même sur la terre. Il s’est fait tout petit pour rejoindre l’humanité et lui montrer que personne ne serait jamais abandonné. Le Dieu de l’infini est venu dans la nuit. Dans la nuit du doute, la nuit de la peur et de la maladie. Dans la nuit de violence et de la mort. C’est là qu’il est venu. L’étoile du matin, celle qui annonce la fin de la nuit, c’est lui.

Scène finale

Les grandes étoiles s’approchent de la crèche avec Vénus.
GE6 : Que c’est beau !
GE1 : Alors c’est lui ? Ce petit être fragile et vulnérable ? Ce bébé ? C’est lui le sauveur de l’humanité ?
Vénus : Oui. Il est venu tout petit. Il est venu sans faire de bruit. Mais le Seigneur de la vie, c’est bien lui.
GE5 : Vous avez vu, toutes petites étoiles autour de la crèche ?
GE1 : Mais qu’est-ce que vous brillez fort !
Petites étoiles : Ce n’est pas nous qu’il faut regarder.
GE1 : Mais qu’est-ce que vous racontez, une étoile c’est fait pour briller !
Petites étoiles : Non. Nous brillons pour qu’on puisse voir ce bébé.
GE7 : Mais oui regarde, ce sont elles qui éclairent toute la scène.
GE5 : Sans elles, on ne verrait rien de tout ça.
GE3 : Ses petites étoiles ne brillent pas pour elles-mêmes. Elles ont tout compris. Briller pour briller ça ne sert à rien. S’il n’y a rien à révéler, rien à montrer, notre lumière ne sert à rien.
Vénus : Cet enfant, Jésus, quand il a grandi a parlé très souvent de la lumière. Un jour, il a dit quelque chose de très important à tous ceux qui l’écoutait. Il a dit :
Petites étoiles : Vous êtes la lumière du monde !
Vénus : Exactement. C’est vous qui êtes la lumière du monde.
GE1 : Mais qui « vous » ?
Vénus : Et bien les humains. Tous les humains. Même ceux qui font des erreurs et ceux qui n’ont pas confiance en eux. Ils peuvent, tous, éclairer le monde. Ils peuvent, tous, partager l’amour et la paix.
GE6 : Quelle belle histoire !
GE7 : Merci de nous avoir fait découvrir l’humanité.
GE1 : On va retourner dans le ciel maintenant. Et on va continuer de briller.
GE3 : Oui, de toutes nos forces ! Même si on est fatiguée.
GE4 : Même si on est âgée.
GE2 : Même si on est découragée.
Tous : On continuera de briller pour montrer aux humains qu’il y a toujours de quoi espérer.

 Les étoiles se dispersent dans l’église.

Crédits : Sophie Letsch pour la saynète et les photos des costumes (UEPAL), Nadine Beller (photo du soir de Noël), Point KT




Habiter Noël

La crèche aux 5 sens – Crea Calame et Maurice Bianchi

Voici deux saynètes de Noël sur le thème de l’habitation, envoyées par Laurent Bader, pasteur de l’EERV.

Dieu aménage

Dieu aménage (format ODT)

  • Message : Habiter un lieu, c’est le transformer à son image. En venant habiter le monde, Dieu a cherché à le transformer, de l’intérieur, à son image.

  • Présentation : 

    • La saynète se déroule en plusieurs scènes. La première et la dernière se passent dans une maison familiale, lors du repas de Noël qui rassemble trois générations. Les scènes centrales racontent la Nativité selon Luc.

    • Les scènes inaugurale et finale expliquent le message (c’est un débat) alors que les scènes centrales l’illustrent (c’est une narration).

  • Les rôles : Le texte ci-dessous met en scène six membres d’une famille qui tiennent des rôles assez longs. Ils doivent être attribués à des enfants qui parlent bien et ont une bonne mémoire. Les scènes centrales sont dévolues à deux narrateurs qui peuvent lire leurs textes et des acteurs muets qui miment ce qui est dit.

  • Une saynète à disposition de l’Église : Ce texte est à votre disposition. Vous pouvez le modifier à votre guise, ajouter de l’humour, apporter des précisions historiques, clarifier le propos. Il n’y a pas de copyright, de droit d’auteur ni aucune de ces choses embêtantes.

Dieu s’approche

« Autre titre :  « Où Dieu va-t-il crécher ? » 

Dieu s’approche (format Word)

  • Introduction : La saynète se joue sur deux lieux :
    • une scène principale, au centre, où se déroule l’action et les dialogues (micros)
    • une scène secondaire (B) où se constitue peu à peu le tableau de la crèche
  • Le début :
    • Orgue
    • Accueil
    • Invocation
    • Introduction à la saynète
Les anges arrivent et se mettent en demi-cercle, face à l’assemblée. Ils discutent entre eux.
Ange 1 Savez-vous pourquoi Dieu nous a appelés ?
Ange 2 Oh, s’il nous a tous invités, c’est que c’est important !
Ange 3 C’est vrai ! Ce n’est arrivé que quelques fois : à la création du monde, au Déluge, à la sortie d’Egypte… Mais le voilà !
Dieu Mes chers amis, je vous ai appelé parce que l’heure est grave. Je ne sais plus que faire pour que les êtres humains comprennent que je les aime !
Ange 4 Ils n’ont toujours pas compris ?
Ange 1 Pourtant, tu as tout essayé ! Tu as envoyé des prophètes, tu as fait des miracles !
Ange 2 Tu t’es fâché, tu les as punis. Tu as été gentil, tu les as aidés.
Ange 3 Tu les as sauvés de l’esclavage en Egypte, tu les as guidés dans le désert, tu leur as donné un pays. Tu les as même protégés pendant les guerres.
Ange 5 Alors, que peux-tu faire ?
Ange 1 Si nous allions leur parler ?
Ange 2 Nous, les anges ? Mais, nous avons déjà essayé ! Et quand nous sommes là, ils nous disent : « Donnez-nous une preuve que Dieu existe ! » Ils sont incroyables !
Ange 3 Pourtant, certains t’appellent. Ils ont besoin d’un signe fort. D’ailleurs, écoute-les :

[…]




La nuit des trois pages

Pièce pour 12 personnages – il est possible de jouer plusieurs personnages.

Pejman (souhait) ; Mage 1, Parsa (pur) ; Mage 2, Payam (message) ; Mage 3, Hérode ; Jérémia ; un prêtre ; 2 appariteurs musclés ; et
Monsieur Loyal.

Avant-propos : chaque acteur a interprété plusieurs personnages et Monsieur Loyal à tour de rôles. Pour s’y retrouver, la saynète est « saucissonnée » en plusieurs scènes ; chacune est annoncée par Monsieur Loyal qui change à chaque tour. Les acteurs sont assis côté Cour et côté Jardin quand ils ne jouent pas. Ils entrent en scène, changent de coiffe (voire prennent les accessoires qui doivent être réduits au minimum) pour se faire reconnaître du public. Le début du jeu est lancé quand tout le monde est prêt par Monsieur Loyal qui émet un son – toujours le même – double coup de trompe ou un coup de grosse caisse ou un tour de crécelle, ou selon votre créativité et vos disponibilités. Monsieur Loyal reste en jeu et toujours le même pendant la scène qu’il a introduite. A la fin de chaque scène, tous se débarrassent de leurs accessoires retournent s’assoir. Un nouveau Monsieur loyal prend le relais. Nous sommes arrivés au but en 6 répétitions (1/semaine). Durée 20 à 25 minutes. Le spectacle s’adresse à tous les âges du public. Texte interprété de façon légère, avec énergie, à la paroisse ‘Sous les Platanes’ à Graffenstaden.

SCÈNE 1

Musique : De bon matin, j’ai entendu le train… les acteurs rentrent par l’allée centrale, s’assoient puis ceux qui sont concernés par le jeu prennent possession des accessoires.

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 1 ! Après un long voyage de plusieurs semaines, 3 caravanes venues d’un peu partout en Orient, finissent par se rejoindre quelque part en Judée. Pourquoi ? Que celui qui veut en savoir davantage écoute et voit !

Parsa : Ouh là là, J’en ai plein les pattes ! Depuis c’matin que j’mets un pied devant l’autre ! Pour aller où ? Je vous le demande ! La caravane s’est mise en branle au petit jour très tôt pour éviter le soleil quand il est très haut « Á son Zénith ! » qui dit le boss, j’veux dire le Mage qui m’a embauché. Il a fallu ranger le barda vite fait. Et c’est comme ça tous les jours ! Je vous donne le bonsoir !…

Payam : Tous les après-midis, sieste obligatoire, vu la chaleur du plein midi. Mais nous repartons dès que la chaleur est supportable jusqu’à une heure avancée et pour finir, le bivouac. Là, tous les soirs, je rêve d’une bonne glace au citron vert. Tout pareil comme chez vous en été… Bonsoir, quand même !

Pejman : Bonsoir ! Mes pieds ? à force, c’est de la marmelade ! Et la journée n’est pas finie. Faut vite mettre en route la popote. Ce soir, c’est spécial. Nous avons retrouvé deux autres caravanes. J’espère m’y faire de nouveaux copains !

Monsieur Loyal : Les 3 jeunes gens sont affairés chacun dans son coin à préparer quelque chose à manger, à ranger, à nourrir les animaux de bat (activités à créer au moment des répétitions…). Arrive le moment où les tâches se terminent…

Parsa : Eh ! Psttt ! Compagnons, v’là de nombreuses semaines que nos caravanes avancent dans la même direction, pas loin les unes des autres et on s’est jamais croisé…

Pejman : Obligés ! Nous sommes Pages, jeunes compagnons de Mages-savants venus d’Orient qui font route vers un lieu qui leur a été signalé par un phénomène dans le ciel, une étoile toute spéciale…(Couper)

Payam : Tu veux dire que nous sommes des serviteurs parce que ces messieurs très préoccupés par leur quête ont besoin que nous leur préparions le thé pendant les haltes.

Parsa : Que nous dressions un abri ombragé à chaque pause.

Pejman : Et que nous récitions nos leçons quand nos maîtres l’ont décidé.

Payam : Ah oui parce que nous sommes aussi et ici à l’école des Mages, en formation alternée. Il y a beaucoup de choses à savoir : poésies, calcul, algèbre, géométrie, histoire, géographie, astronomie… Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour faire connaissance, tout ça.

Pejman : Heureusement qu’à notre époque les pommes de terre ne sont pas encore connues en orient, sinon on serait aussi de corvée de pluche des patates !

Parsa : Alors profitons de ce moment de répit. Ce soir, il semble que ce soit nos maîtres, les mages, qui sont mis à rude épreuve. Ils ont perdu leur chemin.

Payam : La route leur est maintenant cachée.

Payam : C’est donc pour retrouver la bonne direction qu’ils se sont réunis !
Ça nous laisse le temps de nous faire amis ! (Marquer la rime)

Monsieur Loyal : Quelle est la bonne direction pour continuer le chemin ?

Noir.

Pejman : Aujourd’hui, nous n’avons pas repris la route. Et le Soleil montre déjà son envie d’aller faire dodo. Nos maîtres auraient-ils perdu leurs repères ?

Payam : Ça palabre, et ça palabre ! Je m’appelle Payam. Je suis sûr qu’ils vont y arriver, mon maître est disciple d’Hipparque de Nicée grâce à qui il a appris la trigonométrie, l’usage de l’astrolabe et à qui les livres permettent de calculer exactement où se trouve tel ou tel lieu remarquable. C’est d’ailleurs comme ça que nous sommes arrivés jusqu’ici.

Pejman : Moi, c’est Pejman, mon maître est disciple de Pythagore et il est capable de dessiner une maison parfaitement rectangulaire, avec des angles bien perpendiculaires grâce à une formule magique…

Parsa : Ah bon ? Et laquelle ?

Pejman : C’est bien parce que vous êtes mes compagnons de route que je vous le dis. Voilà. Le carré du côté en face de l’angle droit est égal à la somme des carrés des 2 autres côtés.

Payam : Ah ?? Et alors ? Pourquoi il parle de carrés ? C’est pas une maison rectangulaire qu’il vient de dire ?

Pejman : Ben c’est juste pour dire… Je vous ai dit que c’était magique !

Parsa : Moi, c’est Parsa et j’comprends rien à votre charabia, je ne suis qu’au tout début de mon apprentissage. Mais, mon maître, lui, est disciple de Thalès de Millet qui, il y a 6 siècles déjà, avait calculé la distance du Soleil à la terre. Alors, vous voyez qu’ils sont calés nos mages… juste pour dire… Ils vont y arriver, vous verrez. Bonne nuit !

Noir. Prévoir une arrière-cour qui s’éclaire ou changement d’accessoires.

SCÈNE 2 : Dans l’arrière-cour

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 2 ! Pendant que tous dorment les mages sont préoccupés. Hérode le nuisant rode dans l’ombre, tout à l’écoute, il espionne.

Les mages manipulent des accessoires astronomiques et des cartes.

Mage 1 (il consulte une carte Michelin) : Je suis navré, mes amis, mais la science a ses limites et force est d’admettre que l’étoile que nous suivons depuis plusieurs semaines ne donne plus d’information. Bien que nous soyons à Jérusalem, lieu très saint chez les hébreux et que nous pensions être au bon endroit. Il ne se passe plus rien, nous ne savons plus où aller. Peut-être plus au Nord, ou plus au Sud ou aller vers la mer, la grande Bleue ou revenir sur nos pas.

Mage 2 (il observe le ciel avec une lunette ou un guide de voyage et pour lui-même) : Moi, j’ai du mal à comprendre… Je m’attendais à découvrir un nouveau-né issu d’une famille aisée, princière pourquoi pas, avec pignon sur rue, dans un palais de la capitale, hein ? Enfin une bonne adresse à Jérusalem et ben c’est loupé !

Mage 3 (il consulte une boussole ou un précis de physique) : Enfin, c’est un peu bête d’avoir tant misé sur nos calculs et notre observation du ciel pour au final manquer l’évènement, alors qu’on y est presque… Et on n’y est pas ! E-COEU-RANT ! (à faire résonner avec le Eu-ré-ka, plus loin).

Mage 1 : Gardons espoir, une bonne nuit de repos et qui sait pourrons-nous crier demain : « EU-RE-KA ! Nous avons trouvé ! »

SCÈNE 3

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 3 ! Hérode le nuisant veut en savoir plus !

(Hérode, genre loubard ou mafieux, il est menaçant et rôde dans le campement des voyageurs avec 2 gardes du corps menaçants. Les trois portent des lunettes noires, imitation Ray Ban)
Hérode : Salut la compagnie, (faible lumière s’allume) mon p’tit doigt m’a dit que vous recherchiez quelque chose d’important dans mon secteur. Je veux dire dans Mon royaume. Peut-on savoir de quoi il s’agit ?

Parsa (effrayé) : Nous on va vous répéter ce qu’on sait, mais on ne saura pas vous dire le pourquoi du comment.

Pejman : Nos maîtres, les mages, ont vu dans le ciel d’Orient un phénomène céleste très spécial, une sorte d’étoile.

Payam : Et chacun d’eux a pris la route pour suivre cette étoile, c’est comme ça que nous sommes là à cheminer ensemble et que nous sommes devenus des amis.

Pejman : J’ai entendu dire par mon maître que l’étoile annonce la venue d’un roi-libérateur pour Israël et pour le monde. Et le monde, c’est pas rien, c’est grand, non ?

Hérode : D’accodak ! Je vais voir ça avec mon réseau d’informateurs. A plus, les gars et faites de beaux rêves !

SCÈNE 4 : noir

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 4 ! Tout le monde est endormi…

Des appariteurs musclés font irruption : Allez debout là-dedans, on vous embarque chez Hérode – le grand, s’il vous plait. Il a du nouveau, p’têt’ bien une bonne nouvelle pour vous. Allez, allez dépêchons ! (Bousculade dans le noir, cris, vacarme. Installation d’un trône surélevé pour Hérode : tabouret surmonté d’un fauteuil – accessoire à créer par un bricoleur sûr)).

SCÈNE 5 :

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 5 ! Hérode le nuisant serait-il le sauveur de la situation ?

Lumière : Hérode est installé dans un gros fauteuil

Hérode (lunettes noires), mielleux : Bienvenue à tous, Messieurs. J’ai pu discuter avec certains d’entre vous et v’là que j’apprends que vous êtes venus adorer le Messie. C’est bien ça ! Mais c’est pas une mince affaire, tout ça. Nous aussi nous l’attendons ce Messie en ces temps rendus si difficiles par l’occupation romaine. Notre réunion doit donc rester secrète. J’ai parlé de votre problème à des amis du Temple dont je suis aussi le patron et voilà ce qu’ils répondent :

Un prêtre psalmodie (à côté d’Hérode) : « C’est à Bethléem en Judée //, car voici ce qui a été écrit par le prophète // : Et toi, Bethléem, terre de Juda //, tu n’es certes pas la plus petite parmi les principales villes de Juda //, car de toi sortira un chef qui prendra soin d’Israël //, mon peuple. »

Monsieur Loyal : Pendant ce temps, les mages prennent des notes, chacun son petit carnet…

Mage 3 : Pardon, Monsieur le prêtre, est-ce que je pourrai avoir la page de la prophétie, s’il vous plait ?

Un prêtre : Pas possible mon vieux… Si tous les mages de passage au Temple à Jérusalem déchiraient une page de la Torah, au 21e siècle, il ne nous resterait plus que la table des matières.

Hérode : Alors, c’est pas compliqué, les gars. Vous allez à Bethléhem, vous prenez les informations exactes sur le pitchounet et vous venez m’en parler. C’est une affaire d’état, rappelez-vous bien ça : « Quand vous l’aurez trouvé, faites-le moi savoir, afin que j’aille moi aussi (Hérode est troublé, cherche ses mots, le prêtre lui souffle son texte à l’oreille, Hérode se fait répéter, ce doit être comique, et finit par lâcher le mot qui lui coûte) : l’adorer. »

Monsieur Loyal : Là, les mages n’ont pas pris de notes…

SCÈNE 6

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 6 ! Hérode le nuisant a-t-il vraiment fait bonne impression ?

Parsa : Ben dit donc, c’est pas un marrant le papa Hérode. T’as vu comment il nous a causé ?

Pejman : Ouais, ça cognait fort et de colère dans mon cœur quand j’écoutais ce roi prétentieux. Je lui aurais bien répondu à ce barbare.

Payam : As-tu remarqué que chacun de nos maîtres étaient à l’écoute et qu’ils n’ont rien laissé perdre quand le prêtre a lu les textes sacrés, la Parole de Dieu ?

Parsa : J’ai même entendu mon maître murmurer à ses pairs que si l’étoile était bien à sa bonne place pour nous éclairer de nuit, les prophéties étaient elles aussi bienvenues pour trouver cet enfant-roi.

Pejman : Ce soir déjà, il y a déjà bien du remue-ménage dans le campement. Il me semble que nos trois mages ont décidé de filer daredare à la nuit tombée, vers Bethléem. Mais cette fois-ci, NOUS, nous marcherons ensemble.

Parsa : Comme les trois Mouss…

Pejman : Moustiques. Un pour tous !

Les 2 autres : Tous pour un !

SCÈNE 7

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 7 ! Les 3 caravanes n’en font plus qu’une !

Parsa (marchant au pas) : Un, deux… Un, deux… Gauche, Gauche, Gauche…

Pejman : Qu’est-ce que tu fais ? Tu vas où ?

Parsa : Ben, je vais à Bethléem… avec vous en plus !

Payam : Mais pourquoi, ton 1, 2… 1, 2 … G, G, G…

Parsa : Parce que j’imaginais que nous allions défiler là-bas en l’honneur de l’enfant-roi, lui, installé dans un grand fauteuil au sommet d’une énorme tribune. Alors, j’m’entraîne.

Payam : En voilà une idée qu’elle est bonne !

Pejman : Peut-être même qu’il y aura une fanfare ! Vamos, compañeros (à adapter selon le public) !

Et tout le monde marche au pas dans l’allée centrale

SCÈNE 8

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 8 ! Demi-tour, droite ! (La troupe revient sur scène) Tout le monde arrive à Bethléem et on va au renseignement…

Pejman, Parsa et Payam : Bonsoir Papy ! Bonsoir Papy ! Bonsoir Papy !

Jérémiah : Bonsoir, bonsoir, qu’y a-t-il à votre service ?

Payam : Nous recherchons un nouveau-né. Est-ce qu’il y a eu des naissances ces tous derniers jours ?

Jérémiah (possible de développer ou de créer d’autres personnages et situations) : Ah pour sûr ! Y en a eu au moins trois. Une à la villa Jonas le notable, une chez Obed le fabricant de galettes, et une autre là-bas au bout, tout au bout du village. C’est tout par là-bas dans la même direction.

Tout le monde se précipite à la villa. Se procurer une « poursuite : faisceau de lumière dru » pour l’étoile.

Pejman : Zut l’étoile ne s’arrête pas à la villa.

Parsa : Chouette alors, p’têt qu’on va goûter aux Bethléhem-bredele tout frais d’Obed.

Payam : Ben non, l’étoile ne s’y arrête pas là non plus.

Fébriles ou las, on suit l’étoile.

Parsa : Eh ! Là, l’étoile s’arrête ! Elle reste là au-dessus de l’étable. Est-ce possible ? Pas de fanfare ? Alors pas de défilé non plus ?

Pejman : Chuttt ! Ecoutez : Tout parait paisible et tranquille. Approchons pour en savoir plus !

Changement d’accessoires : Jérémiah devient mage, l’or, la myrrhe et l’encens sont transmis des mages aux pages.

Mage 1 : Eureka, nous avons trouvé !

Mage 2 : L’enfant a l’air si délicat et pourtant, il est roi en devenir, c’est pourquoi je dépose à ses pieds sur la paille ces quelques pièces d’or qui nous rappellera cette royauté encore invisible, mais qui grandit déjà.

Mage 3 : De si faible condition, cet enfant nous apparait si fragile et pourtant c’est l’envoyé de Dieu, alors voilà de l’encens qui dit et dira que nous sommes heureux d’approcher au plus près de Lui et de connaître ainsi le Sauveur, notre Sauveur.

Mage 1 : Les prophètes ont aussi annoncé que le messie devrait souffrir. C’est pourquoi ce flacon de Myrrhe pour garder en mémoire qu’il aura à affronter la mort pour nous en délivrer.

Parsa : C’est un peu compliqué à comprendre tout ça. Quand nous serons grands, je suis sûr que nous comprendrons mieux. Pour ça, je compte sur le Seigneur ! Maintenant, Y’a de la joie, une grande joie qui envahit mon cœur ! Même s’il n’y a pas de fanfare nous défilons devant l’enfant-roi. Son royaume est aujourd’hui tout petit, nous sommes ses trois sujets ; mais il va grandir, devenir un grand royaume où vous y avez votre place.

Payam : La preuve, Elle est là : vous êtes tous ici ce soir comme dans la multitude de lieux où femmes, hommes, filles et garçons de toutes origines, de tout temps ont fait et font brûler l’encens de la louange dans leur âme, et qu’il est impossible de les dénombrer.

Pejman : Alors oui, levons-nous avec le peuple de tous les membres du Royaume de Notre Seigneur Jésus, aussi présent parmi nous aujourd’hui et pour toujours.

Crédit : Jean Lafabrègue (UEPAL), Point KT