Les étoiles entre elles, le soir de Noël

Vous êtes-vous déjà demandé ce que les étoiles se disent entre elles ?
En cette nuit de Noël, il nous est donné de rêver de ce qu’elles pourraient nous raconter.

Cette saynète a été écrite pour la veillée de Noël 2021 à l’église de Belmont par la pasteure Sophie Letsch.
Elle a été jouée avec 15 enfants. Mais le nombre de participants, à l’intérieur de chaque groupe d’étoiles, peut facilement être adapté.

Vous trouvez ci-dessous quelques images pour vous donner des idées sur la confection des costumes :

Le patron une fois découpé

A attacher de côté

 

Décoration à mettre sur la tête

Les étoiles entre elles, le soir de Noël

Narrateur : Vous avez remarqué qu’il y a des étoiles partout en ce temps de Noël : sur les sapins, sur les tables, aux fenêtres et sur les cartes de vœux. C’est beau. Ça brille. C’est festif.
Mais toutes ces étoiles de papier ou de plastique, même celles sur lesquelles on a collé des paillettes, n’égalisent pas la beauté des vraies étoiles. Connaissez-vous un plus beau spectacle que celui des étoiles qui scintillent dans la nuit claire ?
Certains savent apprécier la beauté des étoiles.
Il y a ceux qui sont passionnés et se retrouvent, bien équipés, pour pouvoir observer.
Il y a celles qui montent seules sur les sommets et s’allongent dans l’herbe pour les contempler.
Il y a toutes celles et tous ceux qui les admirent pour continuer, malgré tout, de rêver.
Oui, ils sont nombreux, ceux qui aiment regarder les étoiles.
Leur spectacle est si merveilleux. C’est facile de les regarder. Et si, en ce soir de Noël, il nous était donné de les écouter ?

Musique = Star Wars – Main Theme

Les grandes étoiles s’installent sur la scène pendant les premières secondes de la musique. On la baisse ensuite.
Les petites étoiles, Vénus et les étoiles filantes restent en coulisse.
GE7 est cachée en haut de la chair.

Tableau 1

GE1 : Mais qu’est-ce que tu brilles fort toi aujourd’hui ! Je suis hyper jalouse ! Comment tu fais pour avoir un tel éclat ?
GE2 : Je ne sais pas. J’ai tellement chaud ! J’ai l’impression que je vais exploser !
GE1 : Ah ouais mais t’es une étoile supergéante toi non ?
GE2 : Oui.
GE1 : T’as quel âge déjà ?
GE2 : 50 millions d’années.
GE1 : Ah ouais d’accord, c’est bientôt la fin pour toi !
GE2 : Oh ça va ! C’est pas bien de se moquer des vieux !
GE1 : Oui c’est vrai. Excuse-moi.
GE2: Je ne suis pourtant pas la plus vieille des étoiles ici…
GE3 : Ah oui la plus vieille c’est surement celle-là (désigne GE4). On ne sait même plus depuis quand elle est là !
GE4 : Ohlala mais qu’est-ce qu’on s’ennuie ! Qu’est-ce qu’on s’ennuie ! Qu’est-ce qu’on s’ennuie ! Il ne se passe jamais rien dans cet univers !
GE5 : Ben si attend, regarde, il se passe quelque chose là !
GE4 : Qu’est-ce que c’est ?
GE6 : C’est une nouvelle étoile !
GE4 : Ah ben voilà un peu d’animation ! Une nouvelle étoile, ça n’arrive pas souvent !
(Elle apparait en toussant.) GE7 : Bonjour (elle tousse encore)
GE5 : Ohlala ma pauvre. Tu viens juste de sortir de ton nuage interstellaire toi !
GE7 : Oui (elle tousse encore) c’était plein d’hydrogène et d’hélium là-dedans !
GE5 : Installe-toi parmi nous et respire un grand coup !
GE6 : Tu verras on est bien là.
GE7 : Merci.
GE4 : On est bien, on est bien… Moi je trouve qu’on s’ennuie quand même un peu ! enfin un peu. Beaucoup même.
GE1 : Et si on s’amusait à faire de nouvelles constellations ?
Tous : oui !

Tableau 2

Narrateur : Vous saviez, n’est-ce pas, que les étoiles forment des constellations ? Vous connaissez la grande Ourse, la petite ourse et peut être Cassiopée. Mais les étoiles s’amusent aussi parfois quand on ne les voit pas…

Musique = Star Wars – Main Theme
On éteint toutes les lumières pour ne garder que la lumière noire. Toutes les étoiles montent sur scène et  déambulent les unes derrière les autres.
Vénus apparait aussi et suit la scène de loin.

Narrateur : La fameuse constellation de la vague cosmique !
Les grandes étoiles se placent en ligne, se baissent et se relèvent les unes après les autres pour former des vagues. Les petites étoiles sont assises devant et font des vagues avec leurs bras.
Puis elles repartent déambuler dans l’église et se replacent toutes en ligne assis par terre.

Narrateur : Ou encore la surprenante constellation du maïs qui éclate !
Les étoiles sautent en l’air en ordre dispersé. Elles repartent déambuler puis forment deux groupes et se placent face à face.
Les étoiles se lancent une pelote de laine blanche. Chacun pince un morceau de fil d’une main et relance la pelote à qqun d’autre de façon à former une toile.

Narrateur : Et enfin l’étonnante constellation de l’étoile d’araignée !
Venus se faufile entre les nœuds de la toile. Fin de la musique. Les grandes étoiles rigolent. Vénus se place un peu à distance. Les petites étoiles et les étoiles filantes retournent en coulisse.

Tableau 3

GE1 : Qu’est-ce qu’on s’est amusés !
GE7 : Ah oui, la constellation du maïs qui éclate, fallait la trouver !
GE1 : Eh Regardez là-bas !
GE4 : C’est quoi encore ce truc ?
GE2 : Je l’ai déjà vue tout à l’heure ! Elle a essayé de s’incruster pendant qu’on dansait.
GE4 : C’est pas une étoile ça !
Vénus : Bonjour !
Tous : Bonjour…
Vénus : Vous avez raison, je ne suis pas une étoile mais presque !
GE1 : Mais qu’est-ce que tu racontes ! On ne peut pas être presque une étoile ! T’es une étoile ou t’en es pas une !
GE6 : T’es une planète non ?
Vénus : Oui ! Je suis Vénus. La planète la plus proche de la Terre. J’ai dit que j’étais presque une étoile parce que les humains m’appellent l’Etoile du Berger. Ils disent ça parce que, quand la nuit tombe, je suis le premier astre qu’ils voient briller.
GE4 : Les humains ? C’est quoi ce truc ? C’est nouveau ?
Vénus : Les humains sont les habitants de la Terre.
GE4 : Ah la terre ! c’est ce tout petit truc bleu qui tourne autour du soleil non ?
Vénus : Oui c’est ça !
GE3 : Ah oui elle est marrante cette planète-là, avec son satellite minuscule qui tourne autour d’elle.
Vénus : C’est la lune !
GE3 : Qu’est-ce que tu peux nous dire de la terre ?
Vénus : La planète Terre fait partie du système solaire et elle s’est formée il y a 4,54 milliards d’années.
GE1 : 4, 54 milliards d’années !! Ohlala autant dire hier ! Elle est vraiment toute jeune par rapport à nous.
GE4 : Bon et les humains alors, c’est quoi ce truc ?
Vénus : Les humains sont une des espèces qui vivent sur la planète terre. Ils sont apparus il y a 300 000 ans.
GE4 : Une des espèces ? Parce qu’il y en a d’autres sur cette planète ?
Vénus : Oui. Il y en 8,7 millions d’autres espèces vivantes sur la terre.
GE4 : Ah ouais d’accord. Donc tu nous parles d’une espèce qui vient tout juste d’apparaitre et qui vit parmi des millions d’autres sur un tout petit caillou bleu qui n’a même pas 5 milliards d’années ! En quoi c’est intéressant ?
Vénus : Oui c’est vrai qu’à l’échelle de l’univers les humains ne sont pas grand-chose. Un micro grain de poussière dans l’immensité du cosmos. Mais, voyez-vous, les humains ont une place particulière dans le cœur du créateur.
Tous : Le créateur ?
GE5 : Celui qui était là avant tout le reste ?
Vénus : Oui. Celui-là. Il a voulu que vous soyez là, en tout premier, pour marquer la nuit, les époques et les années. Les humains vous contemplent depuis des millénaires. Grâce à vous, depuis toujours, ils peuvent se repérer dans l’espace et dans le temps.
GE7 : Ah oui ? On est si importants pour eux ?
Vénus : Oui et ce n’est pas tout. Quand ils vous contemplent, ils réalisent la grandeur de l’univers. Alors ils peuvent voir plus loin que ce qui est juste devant eux. Et en vous voyant, ils peuvent penser au Dieu de l’infini qui s’intéresse à chacun d’eux, même s’ils sont tout petits.
GE4 : Ah ça pour être petits… Les humains sont minuscules.
Vénus : Oui, et pourtant, le créateur de l’infini aime chacun des humains.
GE7 : Ils doivent quand même être importants ces petits humains.
Vénus : Les humains vous aiment énormément. Quand ils vous voient scintiller dans leur ciel, leurs cœurs se réchauffent. Vous leur redonnez confiance et espérance.
GE3 : Mais pourquoi les humains ont-ils besoin d’espérance ? Il me semble que  les autres espèces ne se font pas autant de souci qu’eux ! Elles mangent, elles dorment, elles se reproduisent et profitent de la vie sans se faire de souci. C’est pas pareil pour eux ?
Vénus : Non ils sont un peu différents les humains. S’ils s’inquiètent autant, c’est parce qu’ils savent qu’ils ne sont pas grand-chose.

Musique =  La chevauchée des Walkyries, Wagner
Les 2 étoiles filantes entrent en scène et traversent l’église en courant dans tous les sens.

GE6 : Oh tiens ! Qu’est-ce que c’est que ça ?
GE7 : C’est mignon ces toutes petites trainées de lumières !
GE2 : Eh attention, t’as failli me rentrer dedans ! Ça va pas de faire des excès de vitesse comme ça !
EF : Nous sommes des étoiles filantes !
GE1 : Des étoiles ? Oh ben non, on ne peut pas vous laisser dire ça. Vous êtes juste des petits grains de poussière qui prennent feu en entrant dans l’atmosphère.
EF1 : Peut-être. Mais les humains nous appellent comme ça : étoiles filantes.
EF2 : Ils sont toujours contents quand ils nous voient.
GE4 : les humains, les humains… On ne va parler que de ces minus aujourd’hui ?
GE7 : Mais enfin tu vas arrêter de râler ?
GE3 : Laisse-les parler !
EF1 : Les humains aiment nous contempler. Pendant quelques nuits, au milieu de l’été on vient par centaines. On leur offre un spectacle grandiose !
EF2 : Et quand les humains nous voient, ils font un vœu.
GE7 : Un vœu ? Quel genre de vœux ?
EF1 : Ah ça, nous ne le savons pas.
Les grandes étoiles et les étoiles filantes retournent en coulisse.

Tableau final

Narrateur : Oui les humains font des vœux. Ils ont conscience qu’ils ne maitrisent pas tout. Et leur vie est parfois difficile. Ils sont fragiles. Parfois ils tombent malades. Et puis, ils finissent tous par mourir un jour et ils le savent bien. Parfois ils sont tristes ou désespérés. Parfois on leur fait du mal et ils font eux-mêmes du mal.
Le Dieu de l’infini a décidé de les créer libres. Libres de faire le mal ou le bien. Libres de se battre ou de se réconcilier. Libres de se venger ou de pardonner. Libres d’aimer ou de haïr. Libres de prendre soin de la terre ou de la détruire.
Et cette liberté, ils n’en font pas toujours bon usage.
Pourtant, malgré tout, le créateur les aime infiniment. Il a trouvé que l’humanité valait la peine d’être sauvée.
Voilà déjà des milliers d’années qu’il leur avait promis un sauveur.
Dans le vieux livre qui parle de lui, il était écrit qu’un enfant leur sera donné. Il recevra l’autorité d’un roi. On lui donnera pour nom : Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père pour toujours, Prince de la paix.
Il étendra son autorité et assurera une paix sans fin.
Il occupera le siège royal de David et dirigera son royaume.
Il l’établira et le rendra solide en faisant respecter le droit et la justice, dès maintenant et pour toujours.
Voilà ce que le SEIGNEUR de l’univers a promis de faire à cause de son brûlant amour. (d’après Esaïe 9, 5-6)

Chant de l’assemblée

Pendant le chant : mise en place de la crèche avec les figurants. Les petites étoiles se placent au-dessus de la crèche, debout sur un banc.
Les étoiles filantes s’asseyent à côté.

Narrateur : Cette nuit-là, le grand créateur de l’univers est venu lui-même sur la terre. Il s’est fait tout petit pour rejoindre l’humanité et lui montrer que personne ne serait jamais abandonné. Le Dieu de l’infini est venu dans la nuit. Dans la nuit du doute, la nuit de la peur et de la maladie. Dans la nuit de violence et de la mort. C’est là qu’il est venu. L’étoile du matin, celle qui annonce la fin de la nuit, c’est lui.

Scène finale

Les grandes étoiles s’approchent de la crèche avec Vénus.
GE6 : Que c’est beau !
GE1 : Alors c’est lui ? Ce petit être fragile et vulnérable ? Ce bébé ? C’est lui le sauveur de l’humanité ?
Vénus : Oui. Il est venu tout petit. Il est venu sans faire de bruit. Mais le Seigneur de la vie, c’est bien lui.
GE5 : Vous avez vu toutes petites étoiles autour de la crèche ?
GE1 : Mais qu’est-ce que vous brillez fort !
Petites étoiles : Ce n’est pas nous qu’il faut regarder.
GE1 : Mais qu’est-ce que vous racontez, une étoile c’est fait pour briller !
Petites étoiles : Non. Nous brillons pour qu’on puisse voir ce bébé.
GE7 : Mais oui regarde, ce sont elles qui éclairent toute la scène.
GE5 : Sans elles, on ne verrait rien de tout ça.
GE3 : Ses petites étoiles ne brillent pas pour elles-mêmes. Elles ont tout compris. Briller pour briller ça ne sert à rien. S’il n’y a rien à révéler, rien à montrer, notre lumière ne sert à rien.
Vénus : Cet enfant, Jésus, quand il a grandi a parlé très souvent de la lumière. Un jour, il a dit quelque chose de très important à tous ceux qui l’écoutait. Il a dit :
Petites étoiles : Vous êtes la lumière du monde !
Vénus : Exactement. C’est vous qui êtes la lumière du monde.
GE1 : Mais qui « vous » ?
Vénus : Et bien les humains. Tous les humains. Même ceux qui font des erreurs et ceux qui n’ont pas confiance en eux. Ils peuvent, tous, éclairer le monde. Ils peuvent, tous, partager l’amour et la paix.
GE6 : Quelle belle histoire !
GE7 : Merci de nous avoir fait découvrir l’humanité.
GE1 : On va retourner dans le ciel maintenant. Et on va continuer de briller.
GE3 : Oui de toutes nos forces ! Même si on est fatigués.
GE4 : Même si on est âgés.
GE2 : Même si on est découragés.
Tous : On continuera de briller pour montrer aux humains qu’il y a toujours de quoi espérer.

 Les étoiles se dispersent dans l’église.

Crédits : Sophie Letsch pour la saynète et les photos des costumes, (UEPAL), Nadine Beller (photo du soir de Noël), Point KT




Habiter Noël

La crèche aux 5 sens – Crea Calame et Maurice Bianchi

Voici deux saynètes de Noël envoyée par Laurent Bader, pasteur de l’EERV sur le thème de l’habitation.

Dieu aménage

Dieu aménage

  • Message : Habiter un lieu, c’est le transformer à son image. En venant habiter le monde, Dieu a cherché à le transformer, de l’intérieur, à son image.

  • Présentation : 

    • La saynète se déroule en plusieurs scènes. La première et la dernière se passent dans une maison familiale, lors du repas de Noël qui rassemble 3 générations. Les scènes centrales racontent la nativité selon Luc.

    • Les scènes inaugurale et finale expliquent le message (c’est un débat) alors que les scènes centrales l’illustrent (c’est une narration).

  • Les rôles : Le texte ci-dessous met en scène 6 membres d’une famille qui tiennent des rôles assez longs. Ils doivent être attribués à des enfants qui parlent bien et ont une bonne mémoire. Les scènes centrales sont dévolues à 2 narrateurs qui peuvent lire leurs textes et des acteurs muets qui miment ce qui est dit.

  • Une saynète à disposition de l’Église : Ce texte est à votre disposition. Vous pouvez le modifier à votre guise, ajouter de l’humour, apporter des précisions historiques, clarifier le propos.  Il n’y a pas de copyright, de droit d’auteur ni aucune de ces choses embêtantes.

Dieu s’approche

« Autre titre :  « Où Dieu va-t-il crécher? » 

Dieu s’approche

  • Introduction : La saynète se joue sur deux lieux :
    • une scène principale, au centre, où se déroule l’action et les dialogues (micros)
    • une scène secondaire (B) où se constitue peu à peu le tableau de la crèche
  • Le début :
    • Orgue
    • Accueil
    • Invocation
    • Introduction à la saynète
Les anges arrivent et se mettent en demi-cercle, face à l’assemblée. Ils discutent entre eux.
Ange 1 Savez-vous pourquoi Dieu nous a appelés ?
Ange 2 Oh, s’il nous a tous invités, c’est que c’est important !
Ange 3 C’est vrai ! Ce n’est arrivé que quelques fois : à la création du monde, au Déluge, à la sortie d’Egypte… Mais le voilà !
Dieu Mes chers amis, je vous ai appelé parce que l’heure est grave. Je ne sais plus que faire pour que les êtres humains comprennent que je les aime !
Ange 4 Ils n’ont toujours pas compris ?
Ange 1 Pourtant, tu as tout essayé ! Tu as envoyé des prophètes, tu as fait des miracles !
Ange 2 Tu t’es fâché, tu les as punis. Tu as été gentil, tu les as aidés.
Ange 3 Tu les as sauvé de l’esclavage en Egypte, tu les as guidé dans le désert, tu leur as donné un pays. Tu les as même protégés pendant les guerres.
Ange 5 Alors, que peux-tu faire ?
Ange 1 Si nous allions leur parler ?
Ange 2 Nous, les anges ? Mais, nous avons déjà essayé ! Et quand nous sommes là, ils nous disent : « Donnez-nous une preuve que Dieu existe ! » Ils sont incroyables !
Ange 3 Pourtant, certains t’appellent. Ils ont besoin d’un signe fort. D’ailleurs, écoute-les :

 




La nuit des trois pages

Pièce pour 12 Personnages  – il est possible de jouer plusieurs personnages. Pejman (souhait) , Mage 1, Parsa (pur) , Mage 2, Payam (message) , Mage 3, Hérode, Jérémia, un prêtre, 2 Appariteurs musclés et Monsieur Loyal.

Avant-propos :  Chaque acteur a interprété plusieurs personnages et Monsieur Loyal à tour de rôles. Pour s’y retrouver, la saynète est « saucissonnée » en plusieurs scènes ; chacune est annoncée par Monsieur Loyal qui change à chaque tour. Les acteurs sont assis  coté Cour et côté Jardin quand ils ne jouent pas. Ils entrent en scène, changent de coiffe (voire prennent les accessoires qui doivent être réduits au minimum) pour se faire reconnaître du public. Le début du jeu est lancé quand  tout le monde est prêt par Monsieur Loyal qui émet un son -toujours le même- double coup de trompe ou un coup de grosse caisse ou un tour de crécelle, ou selon votre créativité et vos disponibilités. Monsieur Loyal reste en jeu et toujours le même pendant la scène qu’il a introduite. A la fin de chaque scène, tous se débarrassent de leurs accessoires retournent s’assoir. Un nouveau Monsieur loyal prend le relais. Nous sommes arrivés au but en 6 répétitions (1/semaine). Durée 20 à 25 minutes. Le spectacle s’adresse à tous les âges du public. Texte interprété de façon légère, avec énergie, à la paroisse ‘Sous les Platanes’ à Graffenstaden.

SCÈNE 1

Musique : De bon matin, j’ai entendu le train… les acteurs rentrent par l’allée centrale, s’assoient puis ceux qui sont concernés par le jeu prennent possession des accessoires.

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 1 ! Après un long voyage de plusieurs semaines, 3 caravanes venues d’un peu partout en Orient,  finissent par se rejoindre quelque part en Judée. Pourquoi ? Que celui qui veut en savoir davantage Écoute et Voit !

Parsa : Oulala, J’en ai plein les pattes ! Depuis c’ matin que j’ mets un pied devant l’autre ! Pour aller où ?? Je vous le demande ! La caravane s’est mise en branle au petit jour très tôt pour éviter le soleil quand il est très haut « ¡Á son Zénith ! » qui dit le boss, j’veux dire le Mage qui m’a embauché. Il a fallu ranger le barda vite fait. Et c’est comme ça tous les jours ! Je vous donne le Bonsoir ! …

Payam: Tous les après-midis, sieste obligatoire, vu la chaleur du plein midi. Mais nous repartons dès que la chaleur est supportable jusqu’à une heure avancée et pour finir le bivouac. Là, tous les soirs, je rêve d’une bonne glace au citron vert. Tout pareil comme chez vous en été… Bonsoir, quand même!

Pejman : Bonsoir ! Mes pieds ? à force, c’est de la marmelade ! Et la journée n’est pas finie. Faut vite mettre en route la popote. Ce soir, c’est spécial. Nous avons retrouvé deux autres caravanes. J’espère m’y faire de nouveaux copains !

Monsieur Loyal : Les 3 jeunes gens sont affairés chacun dans son coin à préparer quelque chose à manger, à ranger, à nourrir les animaux de bat (activités à créer au moment des répétitions…) Arrive le moment où les tâches se terminent…

Parsa :Eh !Psttt ! Compagnons, v’là de nombreuses semaines que nos caravanes avancent dans la même direction, pas loin les unes des autres et on s’est jamais croisé…

Pejman : Obligés ! Nous sommes Pages, jeunes compagnons de Mages-savants venus d’Orient qui font route vers un lieu qui leur a été signalé par un phénomène dans le ciel, une étoile toute spéciale…(Couper)

Payam : Tu veux dire que nous sommes des serviteurs parce que ces messieurs très préoccupés par leur quête, ont besoin que nous leur préparions le thé pendant les haltes,

Parsa : Que nous dressions un abri ombragé à chaque pause.

Pejman : Et que nous récitions nos leçons quand nos maîtres l’ont décidé.

Payam : Ah oui parce que nous sommes aussi et ici à l’école des Mages, en formation alternée. Il y a beaucoup de choses à savoir : poésies, calcul, algèbre, géométrie, histoire, géographie, astronomie,… Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour faire connaissance, tout ça.

Pejman : Heureusement qu’à notre époque les pommes de terre ne sont pas encore connues en orient, sinon on serait aussi de corvée de pluche des patates !

Parsa : Alors profitons de ce moment de répit. Ce soir, il semble que ce soit nos maîtres, les mages qui sont mis à rude épreuve. Ils ont perdu leur chemin.

Payam : La route leur est maintenant cachée.

Payam : C’est donc pour retrouver la bonne direction qu’ils se sont réunis !
Ça nous laisse le temps de nous faire amis ! (Marquer la rime)

Monsieur Loyal : Quelle est la bonne direction pour continuer le chemin ?

Noir.

Pejman : Aujourd’hui, nous n’avons pas repris la route. Et le Soleil montre déjà son envie d’aller faire dodo. Nos maîtres auraient-ils perdu leurs repères ?

Payam : Ça palabre, et ça palabre ! Je m’appelle Payam. Je suis sûr qu’ils vont y arriver, mon maître est disciple d’Hipparque de Nicée grâce à qui il a appris la trigonométrie, l’usage de l’astrolabe et à qui les livres permettent de calculer exactement où se trouve tel ou tel lieu remarquable. C’est d’ailleurs comme ça que nous sommes arrivés jusqu’ici.

Pejman : Moi, c’est Pejman, mon maître est disciple de Pythagore et il est capable de dessiner une maison parfaitement rectangulaire, avec des angles bien perpendiculaires grâce à une formule magique…

Parsa : ah bon ? Et laquelle ?

Pejman : c’est bien parce que vous êtes mes compagnons de route que je vous le dis. Voilà. Le carré du côté en face de l’angle droit est égal à la somme des carrés des 2 autres côtés.

Payam : Ah ??? Et alors ???  Pourquoi il parle de carrés ? C’est pas une maison rectangulaire qu’il vient de dire ?

Pejman : Ben c’est juste pour dire… Je vous ai dit que c’était magique !

Parsa : Moi, c’est Parsa et j’comprends rien à votre charabia, je ne suis qu’au tout début de mon apprentissage. Mais, mon maître, lui, est disciple de Thalès de Millet qui, il y a 6 siècles déjà, avait calculé la distance du Soleil à la terre. Alors, vous voyez qu’ils sont calés nos mages, … juste pour dire… Ils vont y arriver, vous verrez. Bonne nuit !

Noir. Prévoir une arrière-cour qui s’éclaire ou changement d’accessoires.

SCÈNE 2 : Dans l’arrière-cour

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 2 ! Pendant que tous dorment les mages sont préoccupés. Hérode le nuisant rode dans l’ombre, tout à l’écoute, il espionne.

Les mages manipulent des accessoires astronomiques et des cartes.

Mage 1(il consulte une carte Michelin): Je suis navré, mes amis, mais la science a ses limites et force est d’admettre que l’étoile que nous suivons depuis plusieurs semaines ne donne plus d’information. Bien que nous soyons à Jérusalem, lieu très saint chez les hébreux  et que nous pensions être au bon endroit. Il ne se passe plus rien, nous ne savons plus où aller. Peut-être plus au Nord, ou plus au Sud ou aller vers la Mer, la grande Bleue ou revenir sur nos pas.

Mage 2 (il observe le ciel avec une lunette ou un guide de voyage et pour lui-même): Moi, j’ai du mal à comprendre… Je m’attendais à découvrir un nouveau-né issu d’une famille aisée, princière pourquoi pas, avec pignon sur rue, dans un palais de la capitale, hein ? Enfin une bonne adresse à Jérusalem et ben c’est loupé !

Mage 3 (il consulte une boussole ou un précis de physique): Enfin, c’est un peu bête d’avoir tant misé sur nos calculs et notre observation du ciel pour au final manquer l’évènement, alors qu’on y est presque…Et on n’y est pas ! E-COEU-RANT ! (à faire résonner avec le Eu-ré-ka, plus loin).

Mage 1 : Gardons espoir, une bonne nuit de repos et qui sait pourrons-nous crier demain : « EU-RE-KA! Nous avons trouvé !»

SCÈNE 3

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 3 ! Hérode le nuisant veut en savoir plus !

(Hérode, genre loubard ou mafieux, il est menaçant et rôde dans le campement des voyageurs avec 2 gardes de corps menaçants. Les trois portent des lunettes noires, imitation Ray Ban) Hérode : Salut la compagnie, (faible lumière s’allume) mon p’tit doigt m’a dit que vous recherchiez quelque chose d’important dans mon secteur. Je veux dire dans Mon royaume. Peut-on savoir de quoi il s’agit ?

Parsa (effrayé): Nous on va vous répéter ce qu’on sait, mais on ne saura pas vous dire le pourquoi du comment.

Pejman : Nos maîtres, les mages, ont vu dans le ciel d’Orient un phénomène céleste très spécial, une sorte d’étoile.

Payam : Et chacun d’eux a pris la route pour suivre cette étoile, c’est comme ça que nous sommes là à cheminer ensemble et que nous sommes devenus des amis.

Pejman : J’ai entendu dire par mon maître que l’étoile annonce la venue d’un roi-libérateur pour Israël et pour le monde. Et le monde, c’est pas rien, c’est grand, non ?

Hérode : D’accodak ! Je vais voir ça avec mon réseau d’informateurs. A plus, les gars et faites de beaux rêves !

SCÈNE 4 : noir

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 4 ! Tout le monde est endormi…

Des appariteurs musclés font irruption : Allez debout là-dedans, on vous embarque chez Hérode -le grand, s’il vous plait-. Il a du nouveau, p’têt’ bien une bonne nouvelle pour vous. Allez, allez dépêchons ! (Bousculade dans le noir, cris, vacarme. Installation d’un trône surélevé pour Hérode : tabouret surmonté d’un fauteuil- accessoire à créer par un bricoleur sûr)).

SCÈNE 5 :

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 5 ! Hérode le nuisant serait-il le sauveur de la situation ?

Lumière : Hérode est installé dans un gros fauteuil :

Hérode (lunettes noires), mielleux : Bienvenue à tous, Messieurs j’ai pu discuter avec certains d’entre vous et v’là que j’apprends que vous êtes venus adorer le Messie. C’est bien ça ! Mais c’est pas une mince affaire, tout ça. Nous aussi nous l’attendons ce Messie en ces temps rendus si difficiles par l’occupation romaine. Notre réunion doit donc rester secrète. J’ai parlé de votre problème à des amis du Temple dont je suis aussi le patron et voilà ce qu’ils répondent :

Un Prêtre psalmodie (à côté d’Hérode)  : «C’est à Bethléem en Judée //, car voici ce qui a été écrit par le prophète // : Et toi, Bethléem, terre de Juda // , tu n’es certes pas la plus petite parmi les principales villes de Juda //, car de toi sortira un chef qui prendra soin d’Israël //, mon peuple.»

 Monsieur Loyal : Pendant ce temps, les mages prennent des notes, chacun son petit carnet…

Mage 3 : Pardon, Monsieur le prêtre, est-ce que je pourrai avoir la page de la prophétie, s’il vous plait ?

Un Prêtre : Pas possible mon vieux… Si tous les mages de passage au Temple à Jérusalem déchiraient une page de la Torah, au 21ème siècle, il ne nous resterait plus que la table des matières.

Hérode : Alors, c’est pas compliqué, les gars. Vous allez à Bethléhem, vous prenez les informations exactes sur le pitchounet et vous venez m’en parler. C’est une affaire d’état, rappelez-vous bien ça : « Quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille moi aussi ( Hérode est troublé, cherche ses mots, le prêtre lui souffle son texte à l’oreille, Hérode se fait répéter, ce doit être comique, et finit par lâcher le mot qui lui coûte) : l’adorer.»

Monsieur Loyal : Là, les mages n’ont pas pris de notes…

SCÈNE 6

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 6 ! Hérode le nuisant a-t-il vraiment fait bonne impression ?

Parsa : Ben dis donc, c’est pas un marrant le papa Hérode. T’as vu comment il nous a causé ?

Pejman : Ouais, ça cognait fort et de colère dans mon cœur quand j’écoutais ce roi prétentieux. Je lui aurais bien répondu à ce barbare.

Payam : As-tu remarqué que chacun de nos maîtres étaient à l’écoute et qu’ils n’ont rien laissé perdre quand le prêtre a lu les textes sacrés, la Parole de Dieu ?

Parsa : J’ai même entendu mon maître murmurer à ses pairs que si l’étoile était bien à sa bonne place pour nous éclairer de nuit , les prophéties étaient, elles aussi bienvenues pour trouver cet enfant-roi.

Pejman : Ce soir déjà, il y a déjà bien du remue-ménage dans le campement. Il me semble que nos trois mages ont décidé de filer daredare à la nuit tombée, vers Bethléem. Mais cette fois-ci, NOUS, nous marcherons ensemble.

Parsa : Comme les trois Mouss…

Pejman : Moustiques. Un pour tous !

Les 2 autres : Tous pour un !

SCÈNE 7

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 7 ! Les 3 caravanes n’en font plus qu’une !

Parsa (marchant au pas) : Un, deux… Un, deux… Gauche, Gauche, Gauche…

Pejman : Qu’est-ce que tu fais ? Tu vas où ?

Parsa : Ben, je vais à Bethléem… avec vous en plus !

Payam : Mais pourquoi, ton 1, 2… 1,2 … G, G, G…

Parsa : Parce que j’imaginais que nous allions défiler là-bas, en l’honneur de l’enfant-Roi, Lui, installé dans un grand fauteuil au sommet d’une énorme tribune. Alors, j’m’entraîne.

Payam: En voilà une idée qu’elle est bonne !

Pejman : Peut-être même qu’il y aura une fanfare ! Vamos, compañeros (à adapter selon le public)!

Et tout le monde marche au pas dans l’allée centrale

SCÈNE 8

Monsieur Loyal : La nuit des trois Pages ! Scène 8 ! Demi-tour, droite !(La troupe revient sur scène) Tout le monde arrive à Bethléem et on va au renseignement…

Pejman, Parsa et Payam : Bonsoir Papy ! Bonsoir Papy ! Bonsoir Papy !

Jérémiah : Bonsoir, bonsoir, qu’y-a-il à votre service ?

Payam : Nous recherchons un nouveau-né. Est-ce qu’il y a eu des naissances ces tous derniers jours ?

Jérémiah ( possible de développer ou de créer d’autres personnages et situations) : Ah pour sûr ! Y en a eu au moins trois. Une à la villa Jonas le notable, une chez Obed le fabricant de galettes, et une autre là-bas au bout, tout au bout du village. C’est tout par là-bas dans la même direction.

Tout le monde se précipite à la villa. Se procurer une « poursuite : faisceau de lumière dru » pour l’étoile.

Pejman : Zut l’étoile ne s’arrête pas à la villa.

Parsa : Chouette alors, p’têt qu’on va goûter aux Bethléhem-bredele tout frais d’Obed.

Payam : Ben non, l’étoile ne s’y arrête pas là non plus.

Fébriles ou las, on suit l’étoile.

Parsa : Eh ! Là, l’étoile s’arrête ! Elle reste là au-dessus de l’étable. Est-ce possible ? Pas de fanfare ? Alors pas de défilé non plus ???

Pejman : Chutt ! Ecoutez : Tout parait paisible et tranquille. Approchons pour en savoir plus !

Changement d’accessoires : Jérémiah devient mage, l’or, la myrrhe et l’encens sont transmis des mages aux pages.

Mage 1 : Eureka, nous avons trouvé !

Mage 2 : L’enfant a l’air si délicat et pourtant, il est roi en devenir, c’est pourquoi je dépose à ses pieds sur la paille ces quelques pièces d’or qui nous rappellera cette royauté encore invisible, mais qui grandit déjà.

Mage 3 : De si faible condition, cet enfant nous apparait si fragile et pourtant c’est l’envoyé de Dieu, alors voilà de l’encens qui dit et dira que nous sommes heureux d’approcher au plus près de Lui et de connaître ainsi le Sauveur, notre Sauveur.

Mage 1 : Les prophètes ont aussi annoncé que le messie devrait souffrir. C’est pourquoi ce flacon de Myrrhe pour garder en mémoire qu’il aura à affronter la mort pour nous en délivrer.

Parsa : C’est un peu compliqué à comprendre tout ça. Quand nous serons grands, je suis sûr que nous comprendrons mieux. Pour ça, je compte sur le Seigneur ! Maintenant, Ya de la joie, une grande joie qui envahit mon cœur ! Même s’il n’y a pas de fanfare nous défilons devant l’enfant-roi. Son royaume est aujourd’hui tout petit, nous sommes ses trois sujets ; mais il va grandir, devenir un grand royaume où vous y avez votre place.

Payam : La preuve, Elle est là : vous êtes tous ici ce soir comme dans la multitude de lieux où femmes, hommes, filles et garçons de toutes origines, de tout temps ont fait et font brûler l’encens de la louange dans leur âme, et qu’il est impossible de les dénombrer.

Pejman : Alors oui, levons-nous avec le peuple de tous les membres du Royaume de Notre Seigneur Jésus, aussi présent parmi nous aujourd’hui et pour toujours.

Crédit : Jean Lafabrègue (UEPAL), Point KT 




Vivre Noël en saynètes – en célébration

Voici quelques saynètes, contes, crèches dans lesquelles vous pouvez puisez dans modération.

Ces saynètes étaient présentent sur le site de l’EERV et ont été crées par des pasteur·es, diacres, accompagnant·es depuis quelques années.

Des idées de célébrations entières
Des idées pour raconter Noël à partir d’autres personnages en gardant un clin d’oeil aux Evangiles
Sur l’entier des évangiles de l’enfance : en mélangeant les différents évangiles.

Deux crèches vivantes vécue à l’extérieure

Sur l’Evangile de Luc
Sur l’Evangile de Matthieu

Cet article va être encore modifié. Il se peut que des erreurs se soient glissées à l’intérieur. Nous allons vérifier cela ultérieurement, mais vu le temps nous l’avons déjà publié. Merci.




Ecoute le Royaume – Autour de Noël

En lien direct avec le programme

En lien avec la Réforme

Diverses idées de saynète

Des idées provenant du site Avent-Autrement. ch

Pour revenir au programme général – ECOUTE LE ROYAUME




Big storm en Marc 4

Le Big Storm ou la grosse trempette ! (Marc 4, 35-41) est un sketch écrit par les catéchumènes pendant leur retraite de confirmation. Joué lors du culte de présentation.

Narrateur : Un soir, pas très clair… Jésus oblige ses disciples à traverser le lac à pied… Petit silence   Non, je déconne… Je vous mène en bateau ! Voici ce que Jésus leur a dit, enfin, en gros :
Jésus : « Yoh ! Les gars ! Passons, fissa, de l’autre côté du lac, on sera plus peinards » !
Narrateur : Faut dire que Jésus avait tafé toute la sainte journée et qu’il était un peu crevé, à force de raconter des paraboles à des gens qui ont du mal à tout capter du premier coup ! JC voulait aussi quitter la foule de people et tous les paparazzis ! Et le chemin le plus court était encore, en bateau, par le milieu du lac… Et vas-y que vogue la galère, avec JC et ses disciples à bord. Mais ils n’étaient pas seuls sur l’eau ! Quand tu crois qu’il n’y en a plus, y en a encore ! Tout cela a rendu les disciples assez véneres!
Pierre : Allo ! Jésus ! Pas moyen de les semer, à moins de les couler ! Ils nous collent aux fesses ! A mon avis, ils n’oseront pas s’aventurer dans l’obscurité ! Je fonce à donf dans le noir !
André : Attends Pierre, c’est pas très prudent ! J’le sens pas trop ton plan foireux !
Jean : Surtout que le vent commence à se lever comme jamais ! Je ne crois pas que les voiles vont résister ! Il vaut mieux retourner vers le rivage ! On peut faire du bruit avec les instruments de percussion
Pierre : C’est déjà trop tard pour faire demi-tour ! Il vaut mieux continuer dans cette voie !
Narrateur : Et le vent souffle et fouette l’eau ! Et pas qu’un peu ! De plus en plus de bruit  Et les vagues, toujours pas très claires, se jettent dans la barque comme si tous ces gens n’avaient pas pris un bain depuis des lustres !
Matthieu : Au secours ! Je commence à avoir le mal de mer ! J’ai jamais eu le pied marin, mais là… Je crois que je vais vomir mon quatre heure…
Judas : Pas ici, malheureux ! Penche ta tête par-dessus bord ! Je viens de nettoyer le pont ! Il doit rester nickel !
Narrateur : La mer se déchaîne. Toujours plus de bruit   Elle s’abat sur la barque, de moins en moins claire…
Matthieu : Beurk ! Je commence sérieusement à avoir peur… J’ai pas trop l’habitude des tempêtes ! J’aime être au calme…
Narrateur : Les vagues inondent la barque qui se transforme en baignoire sans que l’on ne puisse tirer le bouchon !
Pierre : Vite ! Qu’on m’apporte un sceau ou n’importe quoi, mais sans vomi dedans, pour écoper ! Jean lui ramène un filet Triple idiot ! Ne me dis pas que tu veux pêcher maintenant ?
Jean : Ben non ! Tu avais dit : « Apportez-moi n’importe quoi, pour écoper ! » Il ne reste que cela dans le bateau après la dernière pêche miraculeuse !
Pierre : Jean, tu as beau être un intello, mais tu penses vraiment que tu vas pouvoir écoper l’eau avec un filet… En plus troué ?
Jean : Ben, depuis que j’accompagne Jésus, je crois aux miracles ! Pas toi ?
André : Je vois surtout un sacré sot devant nous, mais qui va pas trop nous servir !
Narrateur : André n’avait pas tort, car pendant que les disciples se disputaient, comme à leur habitude, la barque se remplissait à fond, sans vraiment se vider pour autant ! Les disciples commençaient à avoir de l’eau jusqu’aux genoux, mais le niveau n’allait pas tarder à atteindre le nombril ! Aglagla ! Le bateau menaçait de couler dans les profondeurs dark de la mer noire…
Judas : L’interrompt Non pas mer noire, mais mer de Galilée ! Si déjà on raconte l’histoire, faut suivre et pas dire n’importe quoi ! Aux autres Dites les potos, où est JC ?
Narrateur : Pour ceux qui ne l’auraient pas compris. « Potos » est un surnom affectueux que les disciples se donnent entre eux. C’est bien sûr le pluriel de « potes » !
Matthieu : Ah ! Ah ! L’arrière ! J’ai l’impression qu’il rattrape ses heures de sommeil en retard… Ouille ! J’ai de plus en plus mal au ventre !
Narrateur : Bon ! Je peux continuer l’histoire ? Je vous signale que vous êtes en train de couler lentement, mais sûrement ! Alors que Jésus ronfle dans ses plus beaux rêves, la tête enfouit sous son coussin !
Pierre : Non mais c’est une blague là ! T’es sûr de ton texte ? Pendant que Pedro y se décarcasse pour ne pas couler tout l’équipage, JC se la coule douce pour ne pas être réveillé ! C’est moi qui rêve ou c’est mon pire cauchemar ?
Jean : Comment y fait pour dormir dans des circonstances pareilles ? Soit il a vraiment trop fait la teuf, soit on appelle cela le sommeil du juste !
Narrateur : Les autres disciples affolés étaient un peu justes, carrément dans le dur ! Ils le secouèrent en lui criant dans les oreilles :
Les disciples : Au secours ! Help ! SOS ! Je suis trop jeune pour mourir !
Judas : « Master, maître, on va tous mourir et tu n’en as rien à foutre ! »
Narrateur : On a connu réveil plus doux ! Avec le volume qu’ils ont mis, il y a de quoi réveiller un mort ! Ou alors il est complètement sourd ! Toujours est-il que Jésus se réveille, d’assez mauvaise humeur ! Parce qu’il menace le vent et crie à la face de l’eau du lac, toujours en fureur…
Jésus : « Ta gueule et calme-toi ».
Narrateur : Pour les âmes sensibles et les oreilles chastes, je vous assure que Jésus a vraiment dit ça. Évidemment, dans la Bible, on va un peu noyer le poisson, si je puis dire… A propos de noyer ! Faut croire que la méthode Jésus fonctionne, parce qu’immédiatement, le vent tomba et le calme s’installa. Jésus demanda aux disciples :
Pierre : Ça va tous ? Comptez-vous pour voir s’il en manque !
André : J’ai l’impression qu’ils sont tous là, même Jean avec son faux-filet !
Matthieu : Je me sens en pleine forme ; j’ai rendu mon quatre heure ! Quand est-ce qu’on mange ?
Jean : Je ne prendrai plus de bain avant le mois prochain ! J’ai assez bu de flotte ! Je préfère l’eau de Cana !
Judas : C’est fini ? Je peux ouvrir les yeux ?
Narrateur : Je répète ! Jésus demanda à ses disciples :
Jésus : « Pourquoi vous flippez comme ça ? Faites-confiance ! »
Narrateur : Mais, en réalité, ils avaient très peurs ! Et ils se disaient, chacun, en eux-mêmes :
Pierre : Je me demande si la confiance ce n’est pas justement ce qui nous permet d’agir lorsque Dieu dort ou semble absent ! S’il dort c’est justement parce qu’il me fait confiance pour mener la barque de ma vie ! Alors à moi d’assumer !
André :
Est-ce que je ne crois pas moi-même, souvent, en un dieu qui dort ? Un dieu absent, pas concerné par ce qui nous arrive ! Et si je mettais mon dieu au placard, en arrière, comme s’il était en veilleuse ? Il n’est plus une force vivante ni active, ni même une nécessité ! Alors au moindre coup de vent ! Sauve qui peux ! Après moi le déluge !
Jean : Même si je pense avoir la foi, je ne peux pas faire tout, tout seul ! Nous sommes embarqués tous dans la même galère ! J’ai mes limites ! En revanche, j’ai aussi le droit de crier à Dieu, de le secouer… J’ai peut-être trop peur de le déranger ?
Matthieu : Je me demande si nous, qui sommes tellement sûrs d’avoir Dieu pour nous, il n’en devient pas une sorte d’assurance-vie obligatoire ? Et à la première tempête, nous nous remettons aveuglément à lui en oubliant d’agir, tellement notre trop plein de confiance nous paralyse !
Judas : « C’est qui ce mec ? Même le vent et l’eau le respectent ! » Du coup, je le vois d’un tout autre œil ! C’est un vrai dieu ! Et s’il était le messie-star que nous attendions tous ?
Narrateur : Je me demande si Jésus ne leur a pas plutôt répondit cela :
Jésus : « Quelle bande de peureux que vous êtes ! Avec un minimum de confiance, vous n’auriez même pas eu besoin de me réveiller ! »
Narrateur : Mais ça c’est une autre histoire de Jésus, le secouriste de la confiance !

Crédit : Frédéric Gangloff avec les catéchumènes (UEPAL), Point KT