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Le rendez-vous avec la femme samaritaine

Drôle de rencontre que celle de Jésus avec la femme samaritaine ! Non seulement ce tête-à-tête n’avait a priori aucune chance d’avoir lieu, mais, en plus, la conversation s’engageait tel un dialogue de sourds. Pourtant, l’issue est éclatante de vérité et permet la « vraie » rencontre entre Jésus et cette femme.
Voici une proposition de textes imaginés comme un bilan de cette journée, bilan réalisé par 3 protagonistes de l’histoire : un disciple, Jésus et la femme samaritaine.

Texte du disciple

Certains jours, j’ai dû mal à comprendre Jésus. Aujourd’hui a été un de ces jours.

D’abord il nous a annoncé qu’il devait traverser la Samarie. La Samarie ! Mais quelle idée ! Cette terre d’impies, d’hérétiques, les Samaritains sont nos ennemis depuis des siècles.

Sans compter que la route est moins facile. Franchement, on aurait pu regagner la Galilée en remontant la vallée du Jourdain, depuis la mer Morte jusqu’au Lac de Galilée. Le chemin est moins vallonné et surtout plus sûr. Mais non, il fallait qu’il aille en Samarie. Dieu sait pourquoi !

On l’avait laissé là vers midi, près du puits de Jacob, on voyait bien qu’il était fatigué. Alors nous, ses disciples, on est allé acheter quelques vivres.

Quand plus tard on l’a rejoint les paniers remplis, je n’en ai pas cru mes yeux ! Monsieur était en pleine conversation avec une femme. Une femme samaritaine, j’entends ! Avec lui, c’est vrai qu’en terme de fréquentations, ça a toujours été un peu limite, mais là je crois qu’il a dépassé toutes les bornes ! Un homme juif ne peut pas être en train de parler à une femme samaritaine, ça ne se fait pas. C’est socialement et religieusement incorrect.

Et après ça, on s’étonne qu’on ait mauvaise réputation !

J’ai bien vu que mes compagnons étaient aussi étonnés, disons même plus choqués que moi. Si bien qu’on n’a rien dit, rien montré, on a fait comme si de rien était. Ça valait mieux…

De toute façon, la femme s’est tout d’un coup volatilisée. Je ne sais pas quelle mouche l’a piquée, mais elle est partie en laissant sa cruche sur la margelle du puits. Bizarre !

Nous en avons profité pour déballer nos paniers et manger un morceau. Mais Jésus ne semblait pas très affamé. Il nous a dit qu’il avait à manger une nourriture que nous ne connaissions pas. Quelqu’un lui aurait-il offert un repas pendant notre absence ? Il nous a expliqué que sa nourriture était de faire la volonté de celui qui l’avait envoyé, et d’accomplir son œuvre. Ça semblait bien mystérieux, mais on a bien compris qu’on ne parlait pas de la même nourriture.

Bref, en tout cas, sa présence ici en Samarie n’est pas passée inaperçue. Je ne sais pas ce que cette femme a pu raconter, mais beaucoup de Samaritains sont venus rencontrer Jésus et ont cru en lui. Ça nous a tous scotchés !

Résultat des courses : on va rester deux jours en Samarie. Ben ça promet !

Texte de Jésus

Aujourd’hui a été un grand jour. J’avais un rendez-vous important… Pour l’honorer, il me fallait changer notre itinéraire habituel et aller en Samarie. Mes compagnons n’ont pas été ravis, mais c’était ma mission. L’heure était venue de parler à des non-juifs, de parler à des Samaritains, ce peuple méprisé depuis si longtemps, trop longtemps.

Le rendez-vous devait avoir lieu au puits de Jacob, forcément, il n’y avait pas de meilleur endroit pour une rencontre aussi intense. J’avais pris soin d’envoyer mes amis acheter de quoi manger et j’ai attendu là, assis au bord de ce puits. Il est vrai que j’étais un peu fatigué et assoiffé. Mais j’avais surtout soif de rencontrer celle qui m’a été envoyée, une femme samaritaine, celle qui sera ma première ambassadrice dans ce pays.

Elle est arrivée au plus chaud moment de la journée. C’est dire qu’elle ne voulait croiser personne sur sa route. J’ai tout de suite senti que sous son apparence fière, se cachait un être qui a souffert, qui a souffert en amour et qui souffre encore.

Quand elle s’est approchée, elle m’a ostensiblement ignoré. Pour autant, je ne l’ai pas quittée des yeux. Alors je lui ai demandé le plus naturellement du monde de me donner à boire. Sa réaction a été vive : elle m’a jeté un de ses regards et s’est exclamée : « Mais tu es juif ! Comment oses-tu donc me demander à boire ? »

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’avait pas la langue dans sa poche !

Et puisque la conversation s’engageait sans aucun détour, je pouvais poursuivre. Au début, je l’ai sans doute intriguée avec mes paroles. Elle cherchait à tout prix à rester sur le terrain matériel : l’eau qu’elle vient chercher au puits, le moyen de la puiser, le lieu où il faut adorer. Moi, je lui parlais d’eau vive… Je voulais ouvrir son cœur à une autre réalité.

Ce ne fut pas facile pour elle de quitter ses raisonnements et encore moins facile de se débarrasser de ses couches de précaution qu’elle a ingénieusement mises en place au fil de ses déceptions amoureuses ! Et pourtant, la vraie soif, elle l’avait au plus profond d’elle.

En fin de compte, cette femme m’a demandé de lui donner de cette eau vive. Pensait-elle avoir accès à une eau intarissable à boire chaque jour ? Ou écoutait-elle son désir plus profond ? En tout cas, elle était sur la bonne voie. Et là, au risque de la choquer, je lui ai répondu d’aller chercher son mari. Bien sûr, je connaissais sa situation, mais il fallait en passer par là, même si cela peut paraître coûteux : se mettre dans la vérité. Je n’étais pas là pour la juger, ni pour la blesser, mais pour la désembourber de son marécage, pour l’aider à émerger de ce qui lui fait mal et pour la guider vers la lumière.

Et puis l’histoire amoureuse, triste et décevante de cette femme, c’est un peu l’histoire idolâtrique des Samaritains, infidèle à l’unique époux qu’est le Seigneur Dieu. Et ma mission était de me tenir face à ce peuple pour lui dire que Dieu ne l’a jamais abandonné et qu’il l’appelle maintenant à le suivre.

Finalement, cette femme a accepté de baisser sa garde et de se dévoiler telle qu’elle est. Devant tant de vulnérabilité et de vérité, je lui ai, à mon tour, révélé qui j’étais, comme jamais je ne l’avais fait auparavant.

Oui, aujourd’hui a été un jour important avec un rendez-vous important.

Texte de la femme samaritaine

Quelle journée ! Mais quelle journée ! Pourtant tout a commencé comme n’importe quel autre jour. J’ai l’habitude depuis si longtemps d’aller puiser de l’eau vers midi, quand il fait trop chaud pour les autres villageoises. Elles, elles se déplacent dans les fraîcheurs du matin, quelquefois je les entends parler, même chanter ensemble. Je ne les accompagne plus depuis très longtemps. Je préfère rester en retrait, je sens bien que je ne suis pas la bienvenue, pas après mes cinq mariages et encore moins depuis que j’ai à nouveau un homme dans ma vie.

Je sais ce qui se raconte dans mon dos et je vois bien les regards accusateurs quand je croise mes voisines. Non, vraiment, je préfère sortir seule, même au plus chaud de la journée, c’est mieux ainsi.

Aujourd’hui, pourtant, si j’ai désiré éviter toute compagnie, c’était raté. Quand je suis arrivée au puits, il y avait là, assis sur la margelle, un homme juif. J’ai fait comme si je ne le voyais pas. Pas question de croiser son regard, j’y aurais forcément lu du mépris. J’étais doublement infréquentable aux yeux de cet étranger, comme femme et comme Samaritaine. Et encore il ne savait pas ce qu’était ma vie !

Je sentais que lui, au contraire, ne me quittait pas des yeux. Je m’étais dit que j’aurais mieux fait de me couvrir davantage, il risquait de se faire des idées…

Contre toute attente, il s’est adressé à moi pour me demander de lui donner à boire. J’ai failli en faire tomber ma cruche ! J’ai dû me ressaisir très vite, je l’ai regardé comme je sais le faire, pour que le noir de mes yeux impressionne mon interlocuteur. Ça ne l’a pas perturbé : son regard à lui était doux. C’est plutôt moi qui étais troublée. Cet homme était-il tombé du ciel ? Ne connaissait-il pas l’hostilité entre Juifs et Samaritains ? Et ne savait-il pas qu’il est interdit pour un homme, en particulier un rabbi, de dialoguer avec une femme ? De plus, il était venu au puits pour boire, mais n’avait pas de quoi puiser l’eau. Vraiment, il semblait tombé du ciel !

La conversation s’est ensuite très vite engagée. Impensable ! Heureusement, on était seuls…

Cet homme s’est montré très habile pour me faire parler. Mais moi, je me tenais sur mes gardes, on ne sait jamais !

Au fil de la discussion, j’ai bien senti qu’il n’était pas n’importe qui. Un prophète, c’est sûr ! et peut-être davantage…

Quand il m’a parlé de l’eau vive qu’il donne et qui permet de ne plus jamais avoir soif, je n’ai pas bien compris, mais mon cœur a tressailli. Quelle est donc cette eau ? Normalement, elle ne peut venir que de ce puits, il faut la puiser et la cruche est lourde à porter. Elle se vide très vite et il faut recommencer. Alors oui, je la désirais cette eau. Ou parlait-il de quelque chose de plus profond ? C’est vrai que rien qu’à l’écouter, c’était déjà comme de boire, boire jusqu’à plus soif, boire une eau longtemps attendue. Jamais personne ne m’avait parlé ainsi.

C’est là qu’il me demanda de chercher mon mari. Et je me suis dit « Nous y voilà ! C’est toujours la même histoire. N’avais-je pas assez souffert, fallait-il qu’on me tourmente encore et encore ? » Cependant, le regard de cet homme était d’une telle douceur… Mon intuition me dictait qu’il ne me voulait aucun mal, bien au contraire. Mais ça n’a pas été facile de lui dire la vérité. Pourtant, je dois reconnaître que je me suis sentie comme libérée d’un poids.

Et puis, il n’aurait servi à rien de lui raconter des histoires, il connaissait déjà ma vie. C’était bien la preuve qu’il était prophète.

Vraiment je sentais que cet homme était quelqu’un d’important, de grand. Serait-il celui qui doit venir, le Messie ?

À présent, je connais la réponse, il m’a tout dit. Moi qui pensais m’être mise à nue… lui, en retour, m’a donné tellement plus !

Je ne sais ce qui m’a pris à ce moment-là mais il fallait absolument que je retourne au village pour raconter tout ça. Je crois même que j’en ai oublié ma cruche.

Ah quelle journée, quelle journée inoubliable !

Crédit : Evelyne Lutz (UEPAL), photo pexels.com




A Noël, c’est complet !

« Désolé ! C’est complet ! On n’attend plus personne ! ». Une saynète de Noël en trois actes à partir du récit de Luc.

 

Vous trouverez en bas de page des illustrations qui peuvent être projetées pendant que la saynète est jouée, ainsi qu’un conducteur qui peut servir de support pour l’ensemble du déroulement d’un culte autour de cette saynète.

 

Scène 1 : Le monde entier se fait recenser

Le décor ressemble à un hall de gare ou à une salle d’attente. On dispose de trois tables et chacune est remplie de dossiers. Une sonnette et, éventuellement, un écran afin de faire défiler des numéros de files d’attente. Derrière chaque table, il y a un agent et, devant, des gens qui attendent. L’agent peut même enregistrer les clients sur son portable… L’idée est de jouer sur les anachronismes…

Narrateur : L’auguste César a décidé de compter le monde entier et pour cela il avait besoin de gens qui savaient compter. Ils enregistrent les personnes qui viennent se présenter pour le recensement à Bethlehem. Officiellement, César veut mieux connaître les sujets de son royaume… Officieusement, il y en encore trop qui ne payent pas d’impôts ! Nous voici à l’heure de pointe et les bureaux risquent de fermer sous peu à cause des fêtes. Tout le monde est pressé et stressé et voyez plutôt !

Bureau 1 : Au suivant ! Numéro 0456 ! Vous avez votre formulaire d’inscription rempli et vos justificatifs : Carte d’identité ? Livret de famille ?

0456 : Oui… Mais il me manque la facture d’eau… Ils me l’ont coupée et…

Bureau 1 : J’veux pas savoir, y a pas écrit plombier sur mon front-là ! Pour les dégâts des eaux, c’est le bureau d’à côté !

Bureau 1 : La personne suivante veut se faire enregistrer. « Désolé ! C’est complet ! Je ne prends plus personne ! C’est l’heure de ma pause » ! Il s’en va et la personne va faire la queue derrière les autres personnes au bureau 2.

Bureau 2 : Parle avec le premier de la file. Ça m’est égal de quel trou vous venez ? Vous avez un titre de propriété ou une quittance de loyer pour prouver que vous habitez bien à Bethlehem ?

0457 : Mais enfin monsieur l’agent, ma famille est connue ici depuis des siècles ! La moitié de la ville nous appartient, alors vous pensez bien que les titres de propriété

Bureau 2 : La loi c’est la loi, si vous n’avez pas vos papiers, vous n’aurez pas votre certificat de recensement. Pour régulariser votre situation, il faut passer au bureau d’à côté ! La personne suivante veut se faire enregistrer. « Désolé ! C’est complet ! Je ne prends plus personne ! J’ai fini mon service » ! Il s’en va et la personne va faire la queue derrière les autres personnes au bureau 3, le dernier qui reste ouvert. La queue, évidemment, se rallonge derrière ce bureau.

Bureau 3 : Au suivant ! Dépêchons ! J’ai pas que ça à faire ! C’est au tour d’un individu avec une femme enceinte.

0458 : Je me nomme Joseph et je crois bien que mes lointains parents habitaient à Bethlehem, il y a fort, fort, longtemps ! Moi-même, je suis de Nazareth, en Galilée…

Bureau 3 : C’est pas possible ! Et qu’est-ce qu’un Galiléen, d’un bled lointain, vient faire dans la glorieuse ville du roi David ? Du tourisme ? Du commerce ? De la contrebande ? Tu sors de ton trou pour monter en ville ?

0458 : Je viens me faire enregistrer ! Joseph, ben Jacob ! De la famille du roi… David ! L’agent du bureau 3 est mort de rire.

Bureau 3 : Celle-là c’est la meilleure de la journée ! Ha ! Ha ! Ha ! Et moi je suis de la famille du Pape et le petit copain de Taylor Swift ! Trop fort ! Allez dégage ! Tu m’as bien fait rire, mais j’ai encore une journée chargée…

0458 : Le 0458 déballe une foule de documents. J’ai ici tous les papiers que vous avez demandés, avec les photos d’identité, les justificatifs, l’arbre généalogique, les papiers pour ma femme enceinte, et la carte grise de la première mise en circulation de mon âne, le numéro de la sécu et de ma mutuelle…

Bureau 3 : Après avoir rapidement consulté les documents. Pas de chance, mon vieux Jo ! Il te manque le certificat de nationalité judéenne pour te faire enregistrer… Si tu veux, tu peux aller à la préfecture du coin, mais elle est fermée à cette heure-ci ! Hé ! Hé ! Au suivant !

0458 : Mais vous ne pouvez vraiment rien faire ? Mon épouse va bientôt accoucher et nous ne savons pas où aller ? Tout à l’air complet à cause de la foule des gens… J’ai juste besoin d’une copie du certificat et je vous envoie le dernier document par mail !

Bureau 3 : « Désolé ! C’est complet ! Je ne prends plus personne ! Revenez demain ! Ah non ! Je suis bête, demain c’est le WE ! Cool ! Eh ben à la semaine prochaine ! Bon week-end ! Je pars à la pêche » ! Il s’en va et tout le monde se met à râler.

Narrateur : Comme quoi, on pourrait se demander si depuis 2000 ans les choses ont tellement changé. Faire recenser le monde entier ! Non, mais : « Ils sont fous ces Romains ! » Même Jésus attend encore de recevoir ses papiers ! En attendant, il va bientôt naître !

 

Scène 2 : « Désolé c’est complet ! »

Décor de bar avec tables et chaises. On entend de la musique moderne d’ambiance. D’un côté des personnes sont accoudées autour de verres ; de l’autre, des gens sont couchés à tort et à travers sur des sacs ou des matelas. La plupart endormis… Arrivent Joseph et Marie qui restent à l’extérieur.

Narrateur : C’est que, pendant que Marie et Joseph étaient là et attendaient, le moment où elle devait accoucher était proche. C’était vraiment galère de trouver un endroit avec un peu d’intimité et de tranquillité. Ils passaient de lieu en lieu, espérant que quelqu’un accepte de leur ouvrir la porte. Mais, les voici, qui tentent à nouveau le coup !

Joseph : Hé ! Ho ! Aubergiste ! Y a quelqu’un ?

Aubergiste sort avec deux gars qu’il traîne dehors : Allez ouste ! Fichez le camp ! Je ne veux pas d’histoires et de bagarres d’ivrognes chez moi. Les deux s’en vont et il voit Joseph et Marie. Et toi, tu peux aller hurler ailleurs ! C’est déjà archi complet ici !

Joseph : Du calme l’ami ! Mon épouse et moi cherchons n’importe quel endroit, juste pour dormir, une petite place ! On vous dérangera pas !

Aubergiste : T’es sourd ? Dans quelle langue, tu veux que je te le dise ? Et puis ce n’est pas une heure pour déranger les honnêtes gens !

Joseph : Dans ce cas, laisse au moins rentrer ma femme pour qu’elle puisse se reposer et se réchauffer. Je resterai dehors avec l’âne !

Aubergiste : Ici, c’est pas vraiment un endroit pour une femme ! Ils sont tous bizarres les types que j’héberge. Allez voir ailleurs !

Joseph : Aidez-nous, par pitié, ma femme est enceinte et elle est sur le point d’accoucher !

Aubergiste : C’est pas de bol mon gars, mais c’est pas de ma faute, qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse !

Joseph : Ben, c’est pas de ma faute non plus…

Aubergiste : Comment ça ? T’es pas le père ? Et bientôt tu vas me raconter que ton futur enfant vient du Saint-Esprit, non ? Je n’ai jamais entendu une excuse aussi bidon que celle-ci pour espérer avoir une place ! Tu penses bien que mon auberge n’est pas vraiment équipée pour devenir une salle d’accouchement. Imagine la tête des clients au réveil ! Désolé ! C’est complet de chez complet !

Marie : Vous n’auriez pas un petit espace, de rien du tout, même au milieu des animaux ! On n’est pas difficile. Je suis crevée !

Aubergiste : Bon ! Allez, de ma part, à la crèche ! C’est un peu isolé, à l’autre bout du village ! Mais Il y a un accueil chaleureux 24 heures sur 24 ! De la paille fraîche et le chauffage 100 pourcent bio avec chaleur animale ! Tu ne peux pas te tromper ! Tu sors à gauche et tout droit ! Il suffit de suivre l’odeur !

Joseph : Merci pour tout. Dieu te le rendra ! Marie et Joseph repartent.

Aubergiste : C’est ça ! Dieu me le rendra ! Suis sûr qu’ils avaient même pas de quoi payer ces deux-là. Je ne peux tout de même pas accueillir tout le malheur du monde. Non mais, être sur les routes dans cet état-là, avec toute cette circulation, c’est vraiment pas raisonnable. Il est temps, que je rentre ! Finalement, cette nuit, il ne va rien se passer d’exceptionnel ! Encore une soirée comme les autres ! Ici, au moins, y a de l’ambiance ! Il retourne dans l’auberge et l’on entend un chant .

Clients : Il est des nôtres, il a bu son verre comme les autres !

 

Scène 3 : La mangeoire est au complet !

Narrateur : A peine arrivée à la crèche, Marie accoucha de son fils premier-né. Elle lui mit des couches et le déposa dans la mangeoire où mangent normalement les animaux parce qu’il n’y avait pas de place ailleurs pour le mettre. Le problème c’est que le bœuf n’était pas vraiment content d’être envahi chez lui. D’abord un âne inconnu et ensuite ces humains n’ont rien trouvé de mieux que de squatter son assiette. Mais, chut ! Je crois qu’il n’est pas encore au courant !

Le bœuf veut aller manger, mais l’âne se met au milieu du chemin. C’est un âne slameur.

L’Âne : On peut savoir mon pote,
Pourquoi t’es si pressé
Qu’est-ce que tu mijotes ?
D’un pas si zélé !

Le bœuf : T’es qui toi ? J’te connais pas ! Pousse-toi les grandes oreilles ! J’ai tellement les crocs que j’avalerai une botte de foin ! Le bœuf essaye d’écarter l’âne, mais celui-ci résiste.

L’Âne : Désolé, on ne passe pas !
Si t’as toujours pas pigé
Je vais te mettre au pas !
Ici pas ruminer, mangeoire au complet !

Le bœuf : C’est ce qu’on va voir ! Pousse l’âne. Meuuuuh qu’est-ce c’est que ce machin-là ?

L’Âne : Ne sois pas si relou
Et arrête de lui baver dessus
C’est un tout petit loulou
Tu vois bien qu’il est tout nu !

Le bœuf : Mais qu’est-ce qu’il fout dans mon assiette ? J’aimerais bien brouter tranquillement ! Enlevez-le, ou alors ça va faire du foin ! Après tout, j’ai qu’à manger autour ! C’est comme lécher une glace ! L’âne le tire en arrière.

L’Âne : Tu vas te calmer, espèce de bétail à la tête dure
Un enfant c’est fragile et délicat
Un seul coup de vent et une seule bavure
C’est le rhume assuré et l’eczéma !

Le bœuf : De plus en plus nerveux. T’as pas fini de me marcher sur les sabots ! Je commence à en avoir ras les cornes ! Je sens que je vais me défouler sur quelqu’un tellement j’ai faim ! De manière très théâtrale, l’âne s’agenouille devant lui.

L’Âne : Si tu as besoin de t’exprimer
Ô bovin stupide et mal-léché
C’est moi qui t’es arrêté
Et je suis prêt à l’assumer !

Narrateur : Intervient Mais vous allez vous calmer les deux comiques là ! Arrêtez un peu votre psychodrame ! C’est mon tour, à présent. Les deux se calment pendant le narrateur prend un ton de lecteur. Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau… Arrive un berger ou plusieurs.

Berger : Salut la compagnie ! J’ai loupé quelque chose ?

Le bœuf : Voilà que ça continue ! Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à débarquer dans ma crèche, à l’heure du repas ? Je vais afficher que c’est complet ! Attendez ! Qui dit bergers, dit : « Moutons » ! Oh non ! Bruit de moutons.

L’Âne : Attend ! Crois-tu donc que ces bouseux
Aux habits sales et à la mauvaise réputation
Se seraient dérangés pour nos beaux yeux
Si ce bébé n’était pas la lumière des nations

Le bœuf : Lumière ou pas ! Je vais être à l’étroit pour prendre mon repas ! Je ne te croirais que si maintenant, à la seconde, un ange passait…

Ange : Ne fait que passer d’un bout à l’autre. Je suis un ange qui passe ! Mais un ange peut en cacher un autre !

Le bœuf : Ça y est ! Je crois que j’ai des visions. J’ai dû abuser de l’herbe !

Narrateur : Un ange leur dit : « Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle… Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un sauveur qui est le Christ Seigneur ; et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire !

Le bœuf : Je crois bien que c’est cuit… pour mon repas ! La moitié de la ville va bientôt débarquer et s’en sera fini de ma sérénité. Cette crèche va être bondée, comble, remplie, surchargée… Et je vais finir à l’étable ou sous forme de beefsteak !

L’Âne : Viens là, mon bœuf adoré ! Ils se tiennent ensemble par les épaules.
Je vais me pousser pour te faire une place à mes côtés
Nous n’aurons qu’à nous serrer un peu plus, je propose
Et ouvrir de l’espace à des inconnus qui viennent voir ce bébé !
Mais il va falloir pour nous prendre la pose
Prenons l’air bête. Ils se figent tous les deux.

Marie : Oh ! Regarde Joseph, comme ces deux-là sont choux ! Il ne leur manque plus que la parole ! Je me demande ce qu’ils pourraient bien se raconter.

Narrateur : Après les avoir vu, les bergers firent connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers. Quant à Marie, elle retenait tous ces événements pour en chercher le sens. « Quant à nous, cultivons l’accueil et n’oublions pas l’hospitalité, car grâce à elle, certains, sans le savoir, ont accueilli des anges ».

 

Conducteur de la saynète

Présentation en noir et blanc

Présentation en couleurs

 

Crédits : Frédéric et Laurence Gangloff (UEPAL), PointKT




S’il naissait aujourd’hui

Le personnage principal se demande comment fêter vraiment Noël. Il entre en dialogue avec Dieu qui l’invite à chercher où est ce qu’il pourrait naître à nouveau. Il part donc parcourir le monde pour trouver l’endroit idéal. Mais ce n’était pas ce que Dieu attendait de cette personne. A la fin de son périple, elle réalise que c’est dans le cœur de chacune et de chacun qu’il veut naitre. Cette pièce est inspirée de la « Lettre à l’enfant Jésus » Fiches liturgiques du DEFAP 2005 – numéro 29. La scène introductive est inspirée du dialogue autour du Notre Père de la compagnie Sketch’up.

Participants : 16 personnages (nombre facilement adaptable)

A : personnage principal
France : 1 père et 2 enfants (EF1 et EF2)
Ethiopie : 3 enfants (EE1, EE2, EE3)
Bolivie : 1 maitre d’école et 3 enfants (EB1, EB2 et EB3)
Chine : 1 enfant (EC) et un grand-père (figurant)
Tuvalu : 1 enfant (ET) et 1 mère
Palestine : 1 soldat

Accessoires :

A : un sac à dos de voyage, un carnet et un stylo.
France : Manettes, bonbons, ordinateur, bureau, canapé
Ethiopie : Rien.
Bolivie : vêtements folkloriques
Chine : sac à dos, chaussons, fauteuil, plaid, plateau + théière + bols
Tuvalu : Masque, tuba, couronnes de fleurs, cartons
Palestine : barrière, fausse arme, casque
Scène finale : des petites bougies LED + le drapeau de chaque pays (facultatif)

Sons

= La scène introductive, la scène finale et toutes les « prières » de fin des autres scènes ont été enregistrées au préalable et diffusées en voix off.
= Une musique différente à l’arrivée dans chaque pays

Scène introductive (audio enregistré) 

A est agenouillée en prière. A. ne parle pas en direct. Cet échange est enregistré.
A : Seigneur,
Dieu : Oui
A : Mais qui est-ce qui m’interrompt alors que je suis en train de prier ? Un peu de respect ! Bon. Je reprends… Seigneur, nous allons bientôt fêter Noël…
Dieu : Oui je sais
A : Mais enfin ! Qui me parle ?
Dieu : Ben c’est moi !
A : Qui toi ?
Dieu : Ben Dieu ! Tu m’as appelé non ?
A : Wow. Alors il suffit de t’appeler pour que tu répondes ?
Dieu : Oui. D’une façon ou d’une autre. Mais continue ta prière.
A : D’accord. Je vais essayer… Nous allons bientôt fêter Noël. Ça fait plus de 2 000 ans que tu es né. Et tu as promis que tu reviendrais. Mais tu n’es toujours pas là !
Dieu : Tu voudrais que je naisse à nouveau ?
A : Oui. Mais comment ? Et où ?
Dieu : Tu en penses quoi ?
A : Je ne sais pas. J’aimerais qu’on puisse t’accueillir et que ce soit une vraie fête ! Pour le monde entier !
Dieu : Tu aimerais préparer cette fête ?
A : Oui. (silence) Mais comment ?
Dieu : Alors je te propose une mission. Tu es d’accord ?
A : Ça dépend de ce que c’est.
Dieu : Je te propose de chercher où est-ce que je peux naitre aujourd’hui.
A : Où ? tu veux dire dans quel pays ?
Dieu : Je n’ai pas dit ça.
A : J’ai toujours rêvé de voyager ! Oui ! Oui je suis d’accord ! J’y vais ! Je vais trouver l’endroit idéal pour t’accueillir sur cette terre ! Merci ! Merci !

Elle se lève, met son sac à dos et se met en marche.

  1. France

Musique française. Un enfant s’avance avec le drapeau français et le montre au public. Il est ensuite accroché en fond de scène. Le père et les deux enfants s’installent. Le père devant un ordinateur et les enfants sur le canapé avec des manettes en main. Ils mangent des bonbons. A, dans la rue, cherche quelque chose.

A : C’est difficile de parler à quelqu’un ici. Ils ont tous l’air tellement pressés ! Elle continue de marcher et sonne à une porte. Le père se lève et parle à l’interphone
Père : Oui ? C’est pour quoi ?
A : euh… je… je cherche un endroit pour… pour accueillir un enfant…
Père : Je n’ai pas de place pour accueillir des SDF Madame. Il faut téléphoner au 115 si vous n’avez pas de solution pour cette nuit.
A : Euh non, ce n’est pas ce que vous croyez.
Père : Ecoutez j’ai encore beaucoup de travail. Je n’ai pas le temps Madame.
A : D’accord mais ce n’est pas pour moi. C’est pour une enquête en fait.
Père : Une enquête… Ben voyons… Si je répondais à toutes les enquêtes, j’y passerais mes journées.
A : Non mais ce n’est pas ce que vous croyez non plus. C’est à propos de… de… à propos de Dieu. Silence
Père : Dieu ?
A : Oui Dieu (Silence)
Père : Ok. Je vous ouvre. C’est au 4e.
A (au public) : Je ne m’attendais pas à ce que ça marche ! Elle arrive dans l’appartement
Père : Prénom et Prénom, vous dites bonjour à la dame s’il vous plait ?
Les enfants : Bonjour.
A : Bonjour. Vous faites quoi ?
EF 1 : On joue à Pokémon
A : Ah super. Moi aussi je jouais à Pokémon quand j’étais petite. C’est qui ton Pokémon préféré ?
EF 2 : Pikachu bien sûr !
A : Ah oui bien sûr.
Père : Ecoutez, je n’ai vraiment pas beaucoup de temps. J’ai un rapport à envoyer avant 19h et aussi le repas à commander et…
A : Je ne voulais pas vous déranger.
Père : Mais vous cherchez quoi au juste ?
A : Je fais un voyage un peu particulier. Je cherche le pays idéal pour la naissance d’un enfant.
Père : Ah. Ben, oui, la France c’est pas mal oui. Pas mal du tout même.
A : Ah oui ?
Père : Les structures médicales sont au top. Les maternités sont très bien équipées. C’est très rare qu’une naissance se passe mal. Et puis il y a la sécurité sociale ! Les soins sont gratuits pour tous. Et il y a le congé de maternité ! Ensuite l’école est gratuite aussi. Elle est obligatoire, évidemment. A. note dans son carnet
A : Excusez-moi mais vous allez trop vite, je n’ai pas le temps de tout noter.
Père : Ah oui mais je vous avais prévenue, je suis pressé. D’ailleurs il va falloir nous laisser. (il ouvre la porte)
A : Ah ! Déjà ! Je…
Père : C’était un plaisir de vous rencontrer ! Bonne journée ! Bon voyage ! Bon courage ! Bon vent !
A : Euh… merci ?
Père : « Prénom » et « prénom », vous dites au revoir ?
Enfants : Au revoir ! Le père ferme la porte.
A : Au revoir. Elle remet son sac sur le dos et repart.

A
 (enregistrement) : Cher Dieu. Ce pays-là je le connais bien. C’est le mien. En France, nous avons beaucoup de chance. On ne manque de rien. Mais je ne sais pas si c’est le bon pays pour toi. Chacun vit pour soi, derrière son écran. J’aimerai plus de rencontre, plus de partage pour toi ! Je continue mon voyage ! Je quitte le continent. J’ai décidé d’aller en Ethiopie. C’est le berceau de l’humanité. C’est là qu’on a trouvé Lucie et la trace des premiers humains. Ce serait certainement parfait ! Et puis, en Ethiopie, il y a des chrétiens depuis l’an 330. Je me réjouis !

  1. Ethiopie

Musique éthiopienne. Un enfant s’avance avec le drapeau éthiopien. Il est accroché en fond de scène. Les trois enfants s’asseyent par terre. A. s’installe avec eux.

A : Bonjour les enfants !
Les enfants : Bonjour !
A : Qu’est-ce que vous faites ?
EE1 : On se repose !
A : Vous êtes fatigués ?
EE1 : Oui !
A : Mais, c’est seulement le milieu de la journée !
EE1 : Oui mais on a déjà bien travaillé !
A : A l’école vous voulez dire ?
EE1 : Non.
A : Vous n’étiez pas à l’école aujourd’hui ?
EE2 : Il n’y a pas vraiment d’école dans notre village. Et puis on n’aurait pas le temps d’y aller de toute façon.
A : Pourquoi ?
EE2 : On travaille ! Mes frères étaient aux champs et moi j’étais au marché pour vendre des épices.
EE3 : Et toi ? Qu’est-ce que tu fais ici ?
A : Je fais un voyage un peu spécial.
EE3 : Ah oui ?
A : Je cherche un endroit pour la naissance d’un bébé.
EE1 : Y a un bébé dans ton ventre ?
A : Ah non, non c’est pas pour moi. Enfin pas vraiment.
EE1 : Et pourquoi t’es venue dans notre pays ? Et qu’est-ce qu’il y a dans ton sac ?
EE2 : Ah voilà les copains qui arrivent ! Il va falloir qu’on te laisse. On va jouer maintenant !
A : Attendez mais il y a combien d’enfants là ?
EE2 : Je ne sais pas ! on est vraiment nombreux ! C’est trop bien ! On ne s’ennuie jamais avec autant d’amis ! Les enfants s’en vont. A. note dans son carnet. Puis remet son sac à dos et part, elle aussi.

A (enregistrement) : Cher Dieu. J’ai beaucoup aimé rencontrer ces enfants. Ils sont plein de vie et joyeux. Mais ils sont si pauvres ! Je ne peux pas imaginer que tu naisses ici et que tu sois obligé de travailler tout petit. Je continue mon voyage ! Je pars en Amérique du sud. J’ai choisi la Bolivie. Il parait que c’est un si beau pays !

  1. Bolivie

Musique bolivienne. Un enfant s’avance avec le drapeau bolivien. Il est accroché en fond de scène. A. arrive dans une cour d’école. Les enfants répètent une petite chorégraphie sur une musique folklorique. Le maitre d’école leur montre comment faire. Quand ils ont fini, A. applaudit. Le maitre d’école s’éloigne un peu.

A : Bravo ! Qu’est-ce que c’était beau !
EB1 : Merci ! Et tu as vu ma robe ? Elle tourne sur elle-même pour la faire voler.
A : Elle est magnifique.
EB1 : Qu’est-ce tu fais ici ?
A : Je fais un grand voyage et je suis arrivée ici. Je vous ai vus danser.
EB2 : On s’entraine pour la grande fête du quartier le mois prochain. Tu viendras ?
A : Non je serai déjà repartie malheureusement. Alors c’est votre école ?
EB2 : Oui.
A : Mais vous n’êtes pas très nombreux ? Comment ça se fait ?
EB3 : C’est la saison des récoltes. Beaucoup de nos copains et copines doivent aider leurs parents dans les champs.
A : Ah bon ?
EB3 : Oui. Nous on a terminé hier. C’est pour ça qu’on n’a pu venir à l’école ce matin.
EB1 : Vous venez jouer les copains ?
EB2 et EB3 : Oui ! Ils s’éloignent un peu pour jouer. Le maitre d’école s’approche.
Maitre d’école : Soyez la bienvenue ici !
A : Merci.
Maitre d’école : J’ai entendu que vous faisiez un grand voyage ?
A : Oui. Et ça me plait beaucoup ici. La nature est tellement belle !
Maitre d’école : Oui c’est vrai. Mais elle est menacée. La forêt en particulier.
A : Comment ça ?
Maitre d’école : La Bolivie est un des pays où la déforestation est la plus forte.
A : Mais vos forêts sont si belles !
Maitre d’école : Oui. Mais elles ne sont pas rentables. Alors on les rase et on les brûle pour y planter autre chose.
A : Pour planter quoi ?
Maitre d’école : Du soja surtout.
A : Pourquoi ?
Maitre d’école : Pour nourrir les animaux. Il faut beaucoup de soja pour l’élevage puisque les gens mangent beaucoup de viande aujourd’hui. Beaucoup plus qu’avant ! Mais il y a aussi la culture du riz et de la feuille de coca.
A : Mais c’est une catastrophe ! C’est grâce aux forêts qu’on peut respirer !
Maitre d’école : Oui. Nos paysages sont si beaux. Mais ils sont en danger. Pourtant les Boliviens sont très attachés à la Terre Mère. Il y a même des lois qui donnent des droits à la nature !
A : Pourquoi ces lois ne sont pas respectées ?
Maitre d’école : A cause de la pauvreté. Ou plutôt à cause de ceux qui veulent toujours plus de richesse.
A : Que c’est triste.
Maitre d’école : Oui. Il nous faut retourner en classe. Allez les enfants, on se range ! Il rassemble les enfants et ils quittent la scène. (à A.) : Bon voyage !
A : Merci ! Elle repart.

A (enregistrement) : Cher Dieu. Qu’ils sont touchants ces enfants ! Et accueillants ! Mais je ne voudrais pas que tu grandisses ici. Là aussi tu serais obligé de travailler. Et puis peut-être qu’un jour, il n’y aura plus aucune belle nature à admirer. Je continue mon voyage. Je pars en Chine. J’ai toujours rêvé d’aller en Chine !

  1. Chine

Musique chinoise. EC passe avec le drapeau chinois. Il est accroché en fond de scène. A. marche dans la rue. Elle croise EC qui revient de l’école avec son sac à dos.

EC : Bonjour !
A : Bonjour.
EC : Tu ne viens pas d’ici toi !
A : Ça se voit tant que ça ?
EC : Oui quand même !
A : Je suis en voyage depuis longtemps déjà. J’ai visité plein de pays.
EC : Pourquoi ?
A : Je cherche un endroit pour la naissance d’un enfant.
EC : Ah. Tu veux venir chez moi ?
A : Chez toi ? Ah oui pourquoi pas ! Mais tes parents seront d’accord ?
EC : Ils ne sont pas là. Ils travaillent beaucoup. Je ne les vois pas souvent. Mais il y a mon grand-père à la maison.
A : Il sera d’accord ?
EC : Attend je vais lui demander. Elle ouvre la porte, enlève ses chaussures, pose la question à son grand père qui est dans un fauteuil. Il lui fait signe d’entrer. A. entre. EC lui tend des chaussons. A. se déchausse et entre dans la pièce.
A : Bonjour ! Le grand-père lui fait signe de la main et lui sourit.
EC : Il ne parle pas. Au grand-père : C’est une voyageuse !
Il lui fait signe de préparer du thé.
EC : Tu veux du thé ?
A : Avec plaisir. Elle s’installe. EC apporte une théière et 3 bols. Elle sert le thé.
A : Tu as des frères et sœurs ?
EC : Ben non ! On est en Chine ! Il n’y a qu’un enfant dans la plupart des familles.
A : Ah oui c’est vrai. Et où travaillent tes parents ?
EC : Dans une très grande usine. Ils commencent très tôt et terminent très tard. Alors ils dorment sur place. Mais je les vois un jour par semaine.
A : Ah bon ? Mais c’est quoi comme usine ?
EC : Je ne sais pas vraiment. Ils fabriquent des objets qu’on envoie dans de grands bateaux en Europe et en Amérique.
A : Et toi tu n’as jamais vu les objets qu’ils fabriquent ?
EC : Non ça coûte trop cher. Ah, regarde, mon grand-père s’est endormi. Elle remonte la couverture sur lui. Il faut que je fasse mes devoirs maintenant.
A : Merci pour ton accueil et pour le thé ! Prends bien soin de toi.
EC : Bon voyage ! A. remet ses chaussures et part.

A (enregistrement) : Cher Dieu. Qu’elle est courageuse cette petite fille ! Mais ici non plus ça n’irait pas pour toi. Je ne peux pas t’imaginer grandir seul alors que tes parents s’épuiseraient au travail pour les habitants des pays riches. Je commence à m’inquiéter. Cette mission n’est pas si facile. Tu es peut-être mieux au paradis. Attend mais il y a des petits paradis sur terre. Avec des paysages paradisiaques ! Oui c’est ça : il me faut un petit paradis. Une île du Pacifique par exemple ! Aller, je continue mon voyage !

  1. Tuvalu

Musique du Pacifique. ET passe avec le drapeau de Tuvalu. Il est accroché en fond de scène. A. arrive sur la plage. Elle rencontre ET avec son masque, tuba, etc.

A : Bonjour !
ET : Bonjour. Je ne te connais pas toi !
A : Non je suis en voyage. Tu habites ici toi ?
ET : Ma maison est juste là.
A : Tu vas souvent à la plage alors !
ET : Oui tous les jours !
A : La chance ! Et tu fais de la plongée ?
ET : Oui j’observe les poissons. Il y en a de toutes les couleurs !
A : Ça doit être génial de grandir sur cette île !
ET : Oui. Tu veux venir dans ma maison ? Ma maman sera contente ! Viens ! Il l’emmène. Elle entre dans la maison. La mère est en train de remplir des cartons.
ET : Maman, j’ai amené une invitée !
Mère : Quelle bonne idée ! Soyez la bienvenue ici ! Elle lui met une couronne de fleurs sur la tête. Installez-vous, ne faites pas attention au bazar !
A : Merci. Votre maison est charmante !
Mère : Merci. Mais nous allons déménager.
A : Ah bon, vous allez ailleurs sur l’île ?
Mère : Non. Nous quittons l’archipel pour l’Australie.
A : Pourquoi ? La vie a l’air si douce ici.
Mère : Oui c’est vrai. Malheureusement nos îles vont disparaitre.
A : Comment ça disparaitre ?
Mère : A cause de la montée des eaux. Dans 80 ans Tuvalu n’existera plus. Nos îles seront englouties par la mer.
A : Quoi ? Mais pourquoi ?
Mère : A cause du réchauffement climatique. La planète se réchauffe. Les glaciers fondent et le niveau de la mer monte. Alors les petites îles comme les nôtres qui sont juste au-dessus du niveau de la mer vont disparaître.
A : Mais c’est une catastrophe ! On ne peut rien faire ?
Mère : Pour nous malheureusement non. Mais pour d’autres, on pourrait encore limiter les dégâts.
A : Comment ?
Mère : Il faudrait que les habitants de tous les pays riches changent radicalement leur façon de vivre.
A : Il faudrait arrêter de jeter du plastique dans la mer. Triez les déchets c’est ça ?
Mère : Non. Ça, ça ne servirait pas à grand-chose. Il faudrait tout changer ! Il faudrait arrêter de raser les forêts, arrêter de prendre l’avion, manger beaucoup moins de viande, arrêter de fabriquer tous ces objets qui voyagent dans le monde entier et qu’on jette sans les réparer. Mais personne ne veut faire ça !
A : Il faut y croire ! Et il faut parler de vous ! De ce qui vous arrive !
Mère : Oui peut-être. Mais pas maintenant. Je n’ai pas de temps pour ça. Il faut que je finisse d’organiser notre déménagement.
A : Oui je vais vous laisser. Je vais profiter de ces paysages avant de repartir.
Mère : Bon voyage !
A : Merci. Elle repart.

A (enregistrement) : Cher Dieu. Je pensais que ce serait parfait ici ! Mais ces îles vont carrément disparaître ! A cause de la pollution des autres habitants de la planète ! Je commence à désespérer. Bon, j’ai une dernière idée. Il y a 2 000 ans, quand tu es né la première fois, ça s’est plutôt bien passé. C’était à Bethléem, en Palestine. Peut-être que tu pourrais renaitre là-bas. Aller, je continue mon voyage.

  1. Palestine

Musique palestinienne + bruits de bombardements & d’hélicoptères. Un soldat armé accroche en fond de scène un drapeau où les couleurs de la Palestine et celles de l’Etat d’Israël sont mélangées. Puis il se poste derrière une grille. A. arrive devant cette grille.

Soldat : Qu’est-ce que vous faites ici ?
A : Je voudrais aller à Bethléem.
Soldat : Impossible.
A : Mais il le faut pourtant ! C’est ma dernière chance.
Soldat : Impossible je vous dis ! Personne ne peut pas passer.
A : Vraiment ?
Soldat : Oui vraiment. Chacun doit rester de son côté. Et puis c’est bien trop dangereux. Rentrez chez vous.
A : Mais j’ai fait tout ce voyage !
Soldat : Rentrez chez vous Madame. Ça vaut mieux.
Elle s’en va.

Scène finale (audio enregistré)

A : Cher Dieu. La mission que tu m’as confiée est impossible ! Il y a des problèmes partout sur la terre !
Dieu : Ça je le savais déjà !
A : Ah ! Te revoilà toi !
Dieu : J’ai toujours été là.
A : Oui mais je ne t’entendais plus.
Dieu : Ce n’est pas parce que tu ne m’écoutes pas que je ne suis pas là. Tu as décidé de parcourir le monde.
A : C’est bien ce que tu m’as demandé !
Dieu : Pas tout à fait.
A : Alors là je n’y comprends plus rien !
Dieu : Je t’ai proposé de chercher où je pouvais naitre à nouveau.
A : Ben oui. C’est pour ça que j’ai parcouru la terre ! Et je n’ai pas trouvé le pays parfait.
Dieu : Ce n’est pas dans un pays en particulier que je veux naitre à nouveau. C’est partout !
A : Comment ça partout ?
Dieu : C’est dans le cœur des humains que je veux naitre.
A : Dans le cœur des humains ?
Dieu : Oui. C’est là que je dois naitre.
A : Dans le cœur de ces enfants que j’ai rencontrés. Tous ceux qui jouent un rôle d’enfant rejoignent A. devant. Avec une petite lumière dans les mains. Ils s’installent autour d’elle.
Dieu : Dans le cœur des petits, j’y suis déjà. Mais pas seulement dans les cœurs des enfants. Dans celui de tous les petits. Ceux qui sont faibles, ceux qui se savent pauvres et vivent humblement. Ceux qui ouvrent leurs mains pour partager, pour consoler, pour relever. Dans leurs cœurs aussi je vis déjà. Tous ceux qui jouent un rôle d’adulte rejoignent A. devant également. Ils ont aussi une petite lumière dans les mains.
A : C’est dans le cœur des grands qu’il faut que tu renaisses.
Dieu : Oui. Je vois que tu commences à comprendre.
A : Dans le cœur des riches et des puissants. Pour qu’ils ouvrent leurs mains eux aussi.
Dieu : Oui. C’est ça. C’est dans leurs cœurs que je veux naître. Pour qu’ils sachent à quel point je les aime. Et à quel point j’aime tous mes enfants sur la terre. Alors tous mes enfants pourront s’aimer les uns les autres. Et vivre en paix.
A : Alors ce sera vraiment Noël.
Dieu : Tu as tout compris.
Tous : Alors ce sera vraiment Noël !
A : Que ce jour vienne ! Amen.

Crédit : Sophie Letsch-Jung (UEPAL), Point KT




Hope, envers et contre tout (livre audio)

Le livre audio « Hope, envers et contre tout » est une invitation à réfléchir tout en douceur avec les enfants sur la thématique de l’espérance, de la peur, de la haine (guerre) et de la division.
Suivez l’aventure de la super agente Hope partant au secours des habitants de la planète Olympia. Une création Église Junior : une histoire en trois parties, faite par des enfants et pour les enfants.

 

Partie 1 : La super agente Hope part en mission

Partie 2 : Hope et les 4 tribus de la planète Olympia

Partie 3 : L’affrontement final

Crédit : Église Junior




Qui va sauver le monde ?

« Qui va sauver le monde ? » est une saynète consistant en un concours de super héros pour déterminer qui va sauver le monde.
Elle se déroule en trois temps :
Les candidats se présentent au jury. Le jury ne parvient pas à les départager et décide d’élire un bébé. Les candidats protestent et réalisent que nous sommes tous capables de changer le monde. Ils distribuent alors des masques de héros à tous les membres de l’assemblée.

Nous avions 17 personnages : 12 héros, 1 présentatrice, 4 membres du jury. Mais le nombre de héros, des membres du jury est adaptable. Le rôle de la présentatrice pourrait aussi être doublé (binôme de présentateurs).

Les enfants ont choisi eux-mêmes les super-héros présentés dans cette pièce. Les 9 candidatures que nous avons retenues n’ont pas d’intérêt en elles-mêmes. Mais l’adhésion des enfants reposait sur le plaisir d’incarner le héros de leur choix.

Nous avons fait la liste ensemble et réfléchi avec eux aux arguments en faveur de chaque personnage. Si vous souhaitez adapter cette pièce, nous vous conseillons d’en faire de même.

Les plus petits n’avaient pas de texte à dire seuls (Pikachu, Lady Bug, Chase et Zuma dans notre version). C’est la présentatrice qui exposait leurs qualités au jury.
La « voix » a été enregistrée pour plus d’effets. Elle a été ajoutée dans l’article ci-dessous.
Les masques distribués à chaque membre de l’assemblée avaient été décorés par les enfants.

Acte 1 : Présentation des candidats

Présentatrice : Mesdames et Messieurs, bienvenue au grand concours de super héros ! Ce soir, de nombreux héros sont là pour prouver que ce sont eux qui vont sauver le monde ! Notre jury choisira le plus grand sauveur ! Mesdames et Messieurs, sous vos applaudissements : le jury !

Le jury entre en scène et s’installe sur les chaises devant.

Présentatrice : Cher jury, est ce que vous êtes prêts ?
Le jury : Oui, allons-y !
Présentatrice : Accueillons sans tarder le premier candidat de notre grand concours : Superman !

Musique de Superman. Il entre en scène.

Présentatrice : Superman, y a-t-il besoin de vous présenter ?
Superman : Ben non, tout le monde me connait !
Jury 1 : C’est vrai ! Mais qu’est-ce qui ferait de vous, le sauveur du monde ?
Superman : Je peux voler !
Jury 1 : Ah oui ça c’est très pratique pour surveiller d’en haut et repérer tous les dangers. Avez-vous d’autres avantages ?
Superman : J’ai des rayons laser !
Jury 1 : Super ! Et que pouvez-vous faire avec ?
Superman : Je peux couper mes ennemis !
Jury 1 : Très pratique en effet !
Présentatrice : Avez-vous d’autres questions pour Superman ?
Jury 1 : Non merci. Nous attendons le candidat suivant.

Aux autres : Superman, c’est une valeur sûre. Pas comme ces nouveaux héros à la mode là…

Musique de Lady bug. Elle entre en scène.

Présentatrice : Alors accueillons sans plus tarder, notre 2e candidat : Lady Bug !
Jury 2 : Lady bug ? C’est nouveau ça non ?
Présentatrice : Oui ! (lit sur sa fiche) Lady Bug est une nouvelle héroïne, un phénomène mondial ! Marinette, une jeune fille de 14 ans, capable de se transformer en super héroïne grâce au Miraculous de la coccinelle ! Avec son allié Chat noir, ils protègent les habitants de Paris des Akoumas qui les transforment en super vilains.
Jury 2 : Très impressionnant. Et qu’avez-vous de spécial pour sauver le monde ?
Elle sort son yoyo
Présentatrice : Son yoyo ! Ce n’est pas un yoyo comme les autres, il lui permet de s’accrocher partout pour se déplacer très vite et empêcher les accidents.
Jury 2 : Très impressionnant ! Je suis conquise !
Présentatrice : Avez-vous d’autres questions pour Lady Bug ?
Jury 2 : Non c’est très bien, merci ! Nous attendons le candidat suivant.

Musique de pirate. Le pirate entre en scène

Présentatrice : Mesdames et messieurs, accueillez notre 3e candidat !
Jury 3 : Mais ? Mais qu’est-ce que c’est ?
Pirate : Je suis un pirate !
Jury 3 : Ah oui je vois ça ! Mais c’est un peu étonnant un pirate pour sauver le monde… Que pouvez-vous faire ?
Pirate : Je peux attaquer les bateaux de mes ennemis !
Jury 3 : Ah oui c’est vrai ! Et vous pouvez parcourir les mers et les océans. Et puis vous êtes armé en plus !
Pirate : Oui j’ai un sabre et un canon.
Jury 3 : Parfait ! Et est-ce que vous avez un trésor aussi ?
Pirate : Bien sûr, un gros trésor !
Jury 3 : Je m’en doutais, c’est bien ça ! Si vous avez beaucoup d’argent, vous pourrez le partager avec les pauvres.
(Aux autres) C’est un peu étonnant peut-être mais moi je suis convaincu qu’un pirate peut être utile pour sauver le monde !
Présentatrice : Avez-vous d’autres questions pour notre pirate ?
Jury 3 : Non merci ! Nous attendons le candidat suivant.

Musique paléontologique. Arrivée du dinosaure

Jury 4 : Mais qu’est-ce que c’est que ça ?
Présentatrice : Mais c’est un dinosaure bien sûr ! Et pas n’importe lequel !
Dinosaure : Je suis un T-rex !
Jury 4 : Evidemment ! Excellent ! J’adore les T-rex !
Dinosaure : Je suis le plus féroce des dinosaures !
Waaaaaaaa !
Présentatrice : Ouh là là doucement quand même, vous me faites un peu peur. Et puis il y a des enfants qui regardent notre concours.
Jury 4 : Excellent, excellent ! J’adore ! Il faut bien que le sauveur du monde soit un peu impressionnant non ? C’est pas avec un agneau qu’on va sauver le monde quand même ! Moi je suis conquis !
Refaites votre cri s’il vous plait.
Dinosaure : Waaaaaaaaaaa !
Jury 4 : Ah oui oui ! excellent ! je valide !
Présentatrice : Avez-vous d’autres questions pour ce dinosaure ?
Jury 4 : Non merci ! C’est parfait, candidat suivant !

Musique de Sonic. Il entre en scène en courant.

Présentatrice : Mesdames et Messieurs, voici notre 5e candidat, le fameux hérisson : Sonic !
Jury1 : Ah oui il est bien connu aussi celui-là !
Sonic : Je suis un hérisson super rapide !
Jury 1 : C’est vrai ! Et comme tous les hérissons vous pouvez vous mettre en boule pour vous protéger avec vos piquants.
Sonic : Oui mais surtout je suis le hérisson le plus rapide du monde !
Jury 1 : Aujourd’hui vous en bleu mais vous n’êtes pas toujours de cette couleur-là si ?
Sonic : Non avec 7 émeraudes, je deviens Super-Sonic qui est jaune ! Et avec 12 émeraudes, je deviens Hyper-Sonic ! Là plus rien ne m’arrête !
Jury 1 : C’est vrai ! Vous êtes tellement rapide ! Vous pouvez intervenir à la vitesse de l’éclair dès qu’il y a un accident ! Moi je suis convaincu que Sonic pourrait sauver le monde !
Présentatrice : Avez-vous d’autres questions pour Sonic ?
Jury 1 : Non merci ! Nous attendons le candidat suivant.

Musique de Pokémon. Pikachu entre en scène

Présentatrice : Vous l’avez reconnu n’est-ce pas ? C’est le plus célèbre et le plus mignon des pokémons, c’est ? C’est ?
Jury 2 : Pikachuuuu ! Oh là là j’adore Pikachu ! Il est tellement chou !
Présentatrice : (elle lit sa fiche) Il est chou oui mais il a aussi des pouvoirs puissants ! Avec sa queue de fer, il peut attaquer ses ennemis ! Il peut même faire des attaques d’électricité ! Et il peut faire apparaître une cage d’électricité pour enfermer les méchants !
Jury 2 : Oui il peut même recharger les autres avec sa puissance électrique ! Je suis convaincue ! Pikachu peut sauver le monde !
Présentatrice : Avez-vous d’autres questions pour Pikachu ?
Jury 2 : Non, merci ! Nous attendons le candidat suivant.

Musique de Pyjamasques. Arrivée de Yoyo

Présentatrice : Accueillons Yoyo le py-ja-masque !
Yoyo : Bonjour ! Oui c’est bien moi Yoyo.
Jury 3 : J’adore les Pyjamasques ! Je suis très heureux que vous participiez à ce concours ! Vous réglez tellement de soucis toutes les nuits ! Mais parlez-nous un peu de vous.
Yoyo : Moi je suis le plus rapide des Pyjamasques : Yoyo rapido !!!
Jury 3 : Et vous faites de supers sauts ! Dites-nous ce que vous avez d’autres de spécial.
Yoyo : Je peux lancer des boules de poils pour arrêter les méchants.
Jury 3 : Ah mais oui c’est vrai ! c’est excellent ça, excellent ! Yoyo rapido !
Présentatrice : Avez-vous d’autres questions pour Yoyo ?
Jury 3 : Non c’est parfait. Envoyez-nous le candidat suivant.

Musique de la Pat Patrouille. Ils entrent en scène.

Présentatrice : Accueillez la Pat Patrouille !
Stella : Nous sommes la PatPatrouille ! (ils aboient tous)
Moi c’est Stella et voici Zuma et Chase !
Jury 4 : Vous êtes plus que trois normalement non ?
Stella : Oui nous sommes 6 au moins ! Les autres n’ont pas pu venir, ils gardent la grande vallée !
Jury 4 : La vallée ? Quelle vallée ? La vallée ?
Stella : Oui la vallée quoi.
Jury 4 : La vallée de la Bruche ?
Stella : euh… Oui… enfin non… Enfin pourquoi pas…
Jury 4 : Non je plaisante bien sûr ! Je vous connais bien. Et je connais votre devise : « Aucune mission n’est trop dure car mes amis ils assurent ! » (Ils aboient)
J’aime beaucoup la Pat Patrouille. Et ce qu’il y a d’intéressant avec vous, c’est que vous êtes venus à plusieurs. Vous travaillez toujours en équipe !
Stella : Oui personne ne peut sauver le monde tout seul.
Jury 4 : J’en suis convaincu ! La Pat Patrouille, en équipe, peut sauver le monde !
Présentatrice : Avez-vous d’autres questions pour la Pat Patrouille ?
Jury 4 : Non merci. Est-ce qu’il reste encore un candidat ?
Présentatrice : oui !

Musique du Seigneur des anneaux. Gandalf entre en scène

Jury 1 : Mais qu’est-ce que c’est que ça ?
Gandalf : Je suis Gandalf, le sorcier, le magicien.
Jury 1 : Un magicien ! Parfait ! Vous êtes notre premier magicien !
Gandalf : Oui je suis sûr que ma magie peut être utile pour sauver le monde !
Jury 1 : Mais bien sûr ! Et puis vous êtes tellement vieux ! Vous en avez vu dans votre vie ! Vous avez de la sagesse !
Gandalf : Merci pour ce compliment. J’ai vu comment fonctionnait le monde oui. Je connais bien les humains et les animaux aussi.
Jury 1 : C’est vrai que vous savez parler aux animaux ! Il ne m’en faut pas plus ! Un magicien comme Gandalf peut tout à fait sauver le monde !
Présentatrice : Ah oui mais il va falloir vous mettre d’accord ! Parce que vous préférez tous un candidat différent apparemment ! Vous allez pouvoir réfléchir maintenant car nous faisons une pause publicité avant d’accueillir notre dernier candidat.

Chant de l’Assemblée ou de la chorale Pendant lequel on installe la mangeoire avec une poupée

Acte 2 : Le bébé gagne

Jury 1 : Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Où est le prochain candidat ?
Présentatrice : Ben là, dans ce berceau.
Jury 2 : Un berceau ? On dirait plutôt une mangeoire pour les animaux !
Jury 1 : Quel héros peut bien tenir là-dedans ? Il doit y avoir une erreur !
Présentatrice : On me confirme dans l’oreillette qu’il n’y a pas d’erreur. C’est bien le dernier candidat de notre concours.
Jury 1 : Vous êtes sûre ?

(Ils se lèvent et vont regarder dans la crèche)

Jury 2 : Mais c’est un bébé !
Jury 1 : Un bébé ! Alors là c’est le pompon ! On aura tout vu !
Jury 3 : Comment est-ce qu’un bébé pourrait sauver le monde ?
Jury 4 : C’est pas possible ! Un bébé ça ne sait rien faire ! Ça ne fait que dormir, manger et pleurer ! Non vraiment il doit y avoir une erreur.
Présentatrice : Non je vous assure, c’est bien lui notre dernier candidat. Apparemment, ce n’est pas un bébé comme les autres.
Jury 1 : Mais c’est qui alors ?
Présentatrice : Attendez je consulte mes fiches.

(Elle parcourt ses fiches)

Présentatrice : Ah voilà ! Dernier candidat : Jésus de Nazareth, fils de Marie, la femme de Joseph le charpentier, né il y a 2 000 ans environ.
Jury 4 : Fils de Charpentier ! Aller aller aller…
Jury 3 : Et qu’est-ce qu’il peut faire ce Jésus ? Comment est-ce qu’il pourrait sauver le monde ?

Voix : Un enfant vous est né. Un fils vous est donné.

Jury 1 : Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Qui est en train de parler ?
Présentatrice : Ben je ne sais pas, je ne comprends pas !
Jury 2 : On dirait la voix de Dieu ou un truc comme ça.
Jury 3 : Arrête de raconter n’importe quoi.

Voix : Il recevra l’autorité d’un roi. On lui donnera pour nom : Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père pour toujours, Prince de la paix. Il étendra son autorité et assurera une paix sans fin. Il occupera le siège royal de David et dirigera son royaume. Il l’établira et le rendra solide en faisant respecter le droit et la justice, dès maintenant et pour toujours. Voilà ce que le SEIGNEUR de l’univers a promis de faire à cause de son brûlant amour.

Jury 1 : Lui ? C’est lui qui doit apporter la paix ?
Jury 2 : Et le droit ?
Jury 3 : Et la justice ?
Jury 4 : C’est tout ce que nous attendons ! Tout ce dont nous avons besoin !

Les autres super héros arrivent sur la scène et font le tour du berceau, curieux.

Stella : Mais comment un bébé pourrait apporter la paix ? et le droit ? et la justice ?
Sonic : Il n’a pas de super pouvoir !
Superman : Il ne peut pas voler !
Pirate : Il n’a pas d’armes !
Gandalf : Il ne connait aucune formule magique !
Dinosaure : Il ne peut même pas courir !
Présentatrice : Ben peut-être qu’il n’y a pas besoin de tout ça pour sauver le monde…
Tous les héros : Quoi ?
Jury 4 : En tous cas, nous, on n’arrive pas à vous départager. Vous avez tous vos avantages. Mais aucun n’a réussi à nous convaincre que lui seul allait sauver le monde.
Jury 3 : Moi je pense que pour changer le monde, il faut que tout le monde change. La solution, ce n’est pas qu’un héros vienne tout faire à notre place.
Stella : Oui c’est vrai que c’est fatiguant de réparer les bêtises des gens. Ils pourraient faire attention aussi !
Gandalf : Ils pourraient arrêter de se battre !
Pikachu, Lady Bug et Zuma : Ils pourraient arrêter d’être méchants !
Yoyo : Ils pourraient faire attention les uns aux autres.
Stella : Mais oui ! Et comme ça, on pourrait se reposer un peu nous ! Mais qui peut leur faire comprendre ça ?
Présentatrice : Ben lui peut-être !
Tous les héros : Ce bébé ?
Jury 1 : Elle a raison ! Quand on voit un bébé, on n’a pas envie d’être méchant avec lui !
Jury 3 : On a envie de s’occuper de lui, de le protéger, de le rassurer. Parce qu’il a besoin de nous !
Jury 4 : Un bébé nous apprend à faire attention aux autres. Alors oui, tu as raison ! Un bébé peut changer le monde, un bébé peut sauver le monde !

Voix : N’ayez pas peur, car je vous annonce une bonne nouvelle qui réjouira beaucoup tout le peuple : cette nuit, dans la ville de David, est né, pour vous, un sauveur ; c’est le Christ, le Seigneur ! Et voici le signe qui vous le fera reconnaître : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une mangeoire. »

Jury 2 : Encore cette voix…

Voix : « Gloire à Dieu dans les cieux très hauts, et paix sur la terre pour ceux qu’il aime ! »

Jury 3 : Bon, moi je suis convaincu ! C’est lui qui doit gagner ce concours !
Jury 1 : Je suis d’accord avec toi !
Jury 2 : Moi aussi !
Jury 4 : Moi aussi !
Tous les héros : Quoi ? Mais, et nous alors ?
Présentatrice : Ah oui c’est vrai. Qu’est-ce qu’on va faire de vous ?

(Les héros s’asseyent. Le jury se concerte)

Acte 3 : Tous héros

Voix : Heureux ceux qui sont humbles de cœur, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ! Heureux ceux qui sont doux, car ils recevront la terre en héritage ! Heureux ceux qui ont faim et soif d’un monde juste, car ils seront comblés ! Heureux ceux qui sont pleins de bonté pour les autres, car on sera plein de bonté pour eux ! Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu ! Heureux ceux qu’on persécute à cause de leur combat pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Oui c’est vous qui êtes le sel de la terre ! C’est vous qui êtes la lumière du monde !

Tous les héros : Nous ?
Sonic : On va sauver le monde tous ensemble ?
Présentatrice : Oui vous tous ! Mais pas seulement vous. Vous avez bien entendu ce qu’a dit cette voix : nous le sommes tous !
Stella (désignant l’assemblée) : Eux aussi ?
Gandalf : Même lui ?
Stella : Et elle aussi ?
Tous : Et lui ? et elle ? etc.
Présentatrice : Oui
Stella : Mais c’est vrai, ils peuvent tous changer le monde avec nous !
Gandalf : Ils peuvent tous être des super héros !
Yoyo : Ils n’en ont pas vraiment l’air…
Stella : On peut arranger ça !
Jury : Ah oui ?
Stella : Ben oui, regardez ce que j’ai là !

(Il cherche un carton/une boite avec les masques)

Gandalf : C’est pour qui ?
Stella : Ben pour eux ! Puisqu’ils vont sauver le monde ! Allons leur distribuer !

Les enfants distribuent les masques à tous les membres de l’assemblée pendant un chant.

Crédit : Sophie Letsch-Jung (UEPAL) Point KT, Pixabay




Sel de la terre et lumière du monde

Dialogue imaginé à partir de la déclaration de Jésus… Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde (Matthieu 5/13-16).
Ici, sel et lumière deviennent un dialogue entre Salty et Loupiotte… 

Salty : Hello à tous les accrocs du sel. Je m’appelle Salty et je suis chargé de vous rappeler que : « C’est vous le sel de la terre ! » Vous allez me dire : « C’est qui vous ? »

Loupiotte : Ben oui ! C’est qui vous ? Parce que moi j’ai un autre message, toujours pour vous ! « C’est vous, la lumière du monde ! »

Salty : Oui, bon, Loupiotte, tu peux la mettre en veilleuse ? Ok ? Revenons à vous, les disciples ou ceux qui appliquent vos fameuses béatitudes.

Loupiotte : Oui c’est vous la lumière du monde !

Salty : C’est où qu’on la débranche ? Je disais avant d’être interrompu :

  • Le sel rehausse le goût des aliments. Un simple disciple peut donner du goût à une Eglise fade. Un disciple seul c’est pas grand-chose, mais mélangé au plat, ça change tout !
  • Une pincée, c’est assez ! dit la baleine ! (cétacée)… Pas la peine d’en rajouter car sinon immangeable. Gare aux disciples qui en font de trop !
  • Le disciple salé aide à la conservation du monde par son soupçon d’espérance et de confiance, mais sans devenir, pour autant, un disciple conservateur !
  • Le disciple salé c’est toi, moi, vous, celui ou celle qui met son grain un peu partout. Mais attention le sel peut dérailler !

Loupiotte : La lumière du monde c’est bien plus fun et plus sûr…

Salty : Le disciple-sel peut des fois déconner :

  • Quand il se prend pour le plat entier ou en fait tout un plat !
  • Quand il refuse de quitter la salière pour se risquer à changer le monde, alors il n’est bon qu’à être jeté et piétiné.
  • Alors que vous soyez plutôt sal-aire ou sel en poudre ; Sel fin ou un peu gros, sel de bain ou plutôt sel-fie, ou sel même régénérant ?

Loupiotte : Et pourquoi pas sel-rit ? grand sourire

Salty : Désolé, mais aujourd’hui, on fait pas dans les grosses légumes ! Vous restez toujours le sel de la terre. Après tout on pourra vous recycler comme sel de déneigement, au moins, cela évitera à d’autres de déraper.

Loupiotte : N’importe quoi ! Allez les disciples, mettez-vous au régime sans sel et entrez avec moi dans la lumière !

Loupiotte chantonne : « Toi qui es lumière, toi qui es l’amour, met dans nos ténèbres ton esprit d’amour » Hello à toutes les lumières. Je m’appelle Loupiotte, et je suis chargée de vous éclairer : « C’est vous la lumière du monde ». La lumière c’est ce truc tellement incroyable et pourtant commun qui va nous permettre, de distinguer et d’apprécier ! Un diamant sans être mis en lumière n’est qu’un caillou !

Salty : Oui, mais les diamants sont éternels et les disciples rarement lumineux parce que ça devient long… Et ça s’éteint sur la fin… Oui, je sais, c’est rageant quelqu’un qui rajoute toujours son grain de sel…

Loupiotte : retourne à l’ombre de ta salière, Salty et laisse-nous en pleine lumière car une ville située sur une montagne c’est comme un phare dans la nuit. On doit prendre de la hauteur pour voir de loin et pouvoir se repérer. Le disciple-lumière est aussi un lanceur d’alerte, prêt à en payer le prix !

Salty : Et l’addition risque d’être salée !

Loupiotte : Peut-être mais la lumière ne doit pas se cacher ou devenir comme une église repliée sur elle-même qui ne brillerait que pour ses propres fidèles. LA lumière est entrée dans le monde ; elle a touché chacun, chacune de nous faisant de nous des disciples – éclairés et éclairant – qui brille pour tous !

Salty : Je préfère le sel pour bien s’accrocher qu’une faible lumière avec laquelle tu risques de te casser la figure et qui t’oblige à regarder où tu poses tes pieds !

Loupiotte : T’as rien compris au film toi ! le disciple-lumière n’est pas une star brillante qui illumine quelques fans, mais une lumière qui brille autant en-dedans qu’au au-dehors, sinon ce n’est plus la lumière du monde, mais une simple bougie qui brûle la mèche par les deux bouts !

Salty : Donc la lumière du monde tout comme le sel de la terre peuvent devenir fous ?

Loupiotte : Oui ! A partir du moment où les belles œuvres mises en lumière ne servent qu’à redorer ou à faire briller l’Eglise et non à rendre gloire au Père-lumière dans les cieux. Alors que tu sois lumière côté face…

Salty : Ou sel côté pile ?

Les deux : Que ce soit vraiment vous ! Ou mieux : Devenez lampe de sel ! Allez tchao, bon vent, les disciples, dans la lumière de la résurrection de notre Seigneur.

Crédits : Laurence et Frédéric Gangloff (UEPAL), Point KT, Pixabay




Davida et Goliath

Une petite saynète pour 3 personnes (narrateur, Davida et Goliath) pleine de belle humeur permettant de raconter de manière décalée l’histoire de David et Goliath (1 Samuel 17).

Matériel : Déguisement, poêle, 1 Nerf (voir image), enceinte, musique

 

Narratrice : Aujourd’hui, nous voulions vous présenter un spécimen des plus étranges, mais attention, tout ce que vous allez voir et entendre est exécuté par des professionnels, n’essayez pas de le reproduire à la maison. La créature que je vais vous présenter s’appelle un Goliath. Quelqu’un d’entre vous a-t-il déjà vu un Goliath ? Je vais vous demander de reculer un peu, parce que c’est une créature des plus féroces. Attention, le voilà.

(Goliath entre sur une musique terrifiante en essayant de paraître petit, avec une poêle à la main) 

Narratrice : NN, c’est quoi ce déguisement. On avait dit grand avec une armure, un bouclier et une grande épée et toi…

Goliath : Je ne sais pas, je m’étais dit, tu vois. Quelqu’un de petit il est aussi dangereux et une poêle, déjà ça protège super bien et ça fait super mal. Tu t’es déjà pris un coup de poêle en pleine tête ?

Narratrice : C’est bon, c’est bon, je te crois, Goliath…

Goliath : Je suis terrifiant ! Je suis l’intraitable, l’infatigable, le puissant Goliath. Osez seulement vous approcher pour affronter ma terrible poêle à frire. Ah ah ah !

Narratrice : Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que le reste de mon histoire ne sera pas très biblique. Bon, disons que ceci, c’est bien un Goliath.

Goliath : Oui, je suis l’intraitable, l’infatigable, le puissant Goliath. Ah ah ah !

Narratrice : Comme je disais, Goliath…

Goliath : Je suis l’intraitable, l’infatigable, le puissant Goliath. Ah ah ah !

Narratrice : Bon, tu vas pas me faire ça à chaque fois que je dis Goliath.

Goliath : Je suis…

Narratrice : (regard noir) / (mettre l’accent) Goliath, (pause) donc, c’est ça. Une terrible et une affreuse créature crainte de tous. Tous, non, parce qu’une personne osa l’affronter !

Davida (Marionnette) : Davida, fille d’Isaï, botteuse de fesse, terreur des ours et des lions, assommeuse de brute en tout genre, en commençant par les grands frères.

Narratrice : (en montrant sa feuille) Non, mais sérieux, vous n’avez donc pas lu le script avant. Pourquoi je me casse la tête à écrire un script si vous n’en faites qu’à votre tête. C’est David, pas Davida !

Davida (Marionnette) : Tu vois, je m’étais dit, on va moderniser un peu tout ça. Je ne vois pas pourquoi c’est toujours au garçon d’être le héros des histoires.

Goliath : Tu veux dire que c’est toi le héros ? Moi, je pensais…

Davida (Marionnette) : Tu savais pas…

Goliath : (se lève) Ben non, tu sais, moi, j’improvise mon truc, j’ai rien lu. T’as le texte là ? Tu veux dire que c’est moi qui vais…

Narratrice : (énervée) Bon, c’est bon, vous n’avez pas fini tous les deux. Toi, remets-toi à ta place et toi, ben, reste Davida. On fera avec. Ok. Bon, où est-ce que j’en étais. On a David-a et Goliath.

Goliath : Je suis l’intraitable, l’infatigable, le puissant Goliath. Ah ah ah !

Narratrice : C’est la dernière fois. Ok. Goliath était un terrible guerrier, il faisait peur à tout le monde avec sa, disons, terrible poêle à frire. Il avait la force, le courage, la détermination, mais il y avait une chose qu’il n’avait pas.

Davida (Marionnette) : Un Nerf !

Goliath : Oh non, ça, c’est pas du jeu. Comment ça se fait qu’elle a le droit d’avoir un Nerf. Et déjà, au temps de la Bible, ben il n’y avait pas de Nerf !

Narratrice : Il n’y avait pas non plus de poêle à frire. Je continue : bien plus qu’un Nerf, Davida avait Dieu.

Goliath : Dieu et le Nerf ! C’est de la triche là. Et moi, je suis tout petit et j’ai même pas de protection.

Narratrice : Maintenant t’assume. Ok ! Et l’histoire dit que tu ne dois pas avoir peur de lui, je veux dire d’elle.

Goliath : Ben dans l’histoire, il n’y avait pas de Nerf…

Narratrice : Bouge plus, maintenant. Ce n’est pas possible. Vous faites la paire tous les 2. Alors. Davida avait une arme secrète : Dieu. Elle pensait au plus profond de son cœur que grâce à Lui, elle pourra vaincre ce monstre dont tout le monde avait peur. C’est sans peur alors qu’elle alla affronter Goliath.

Goliath : Dis, elle va vraiment tirer avec le Nerf ?

Narratrice : Chut, ce n’est pas à ton tour de parler.

Davida (Marionnette) : Goliath, je viens t’affronter !

(silence)

Narratrice : Ben, maintenant c’est à toi de parler. Là, tu dois dire que tu n’as pas peur et tout et tout.

Goliath : Oui, mais moi, j’ai peur. Un Nerf, ça fait grave mal !

Narratrice : Goliath !

Goliath : (apeuré) Ah ah ah ! Tu viens devant moi avec ton… Nerf ! Tu me prends pour un… Playmobil.

Davida (Marionnette) : Toi, tu viens contre moi avec une poêle à frire. Et moi, je viens contre toi au nom du Seigneur, le Dieu de l’univers. Aujourd’hui même, le Seigneur va te livrer à moi. Je vais te tuer et donner ton corps aux oiseaux et aux animaux sauvages !

Goliath : (surpris) Quoi ? Mais attendez, j’ai pas signé pour ça moi !

Davida (Marionnette) : Meurs ! (tire avec son nerf sur Goliath)

Goliath : Aïe ! Ah ah ! Je suis tout mourru !

Narratrice : Et c’est ainsi que se finit notre histoire. Goliath fut vaincu par Davida, grâce au courage qu’elle a reçu de la part Dieu. Car avec Dieu, rien n’est impossible, même pas de raconter une histoire de la Bible avec nos deux compères.

(musique)

© 2023, Église Junior, Point KT




La parabole des invités au festin

La parabole des invités au festin. Chœur parlé joué et mimé par les catéchumènes.

L’hôte (avec une grande liste de noms)
Voyons voir, il ne s’agirait pas que j’oublie quelqu’un ! J’ai tellement envie que tous participent à ma joie. Alors oui, Zacharie ben Samuel, la vieille Déborah et aussi la famille qui s’est installée dans la belle maison en ville…. Mm, mmm ! Oui, je crois que je n’ai oublié personne.
Mais est-ce que tout est prêt ? Quand j’invite il faut que tout soit pour le mieux : la table la mieux garnie, les mets les plus rares, une décoration raffinée… Josepha, Josepha ! Ah te voilà !

Josepha
Oui, maître, je suis là !

L’hôte
Où en sont-ils dans les cuisines ? Vous avez trouvé du bois bien sec ? Vous avez pu allumer le feu et les boissons sont-elles au frais ?

Josepha
Oui, oui, ne vous inquiétez pas. Tout est prêt. La viande fait déjà sentir son fumet, les tables vont être mises dans un instant. Tout est prêt, ce sera vraiment une belle fête, une très belle fête.

L’hôte
Josepha, il est temps que tu ailles chercher les invités. Depuis longtemps je leur ai parlé de cette journée, depuis longtemps ils savent qu’ils sont invités. Maintenant il est temps que tu leur rappelles l’invitation. Tiens voici la liste. Dépêche-toi et n’oublie personne !

Josepha
Bien maître, j’y vais de ce pas. Voyons, il faut que je me dépêche : la liste est longue…

Pendant ce temps le second serviteur dresse la table c’est-à-dire prépare l’autel

Josepha
Bonjour. Il est temps de vous préparer pour la grande fête de mon maître.

Le propriétaire du champ
Ah, Josepha, c’est vrai… il y a cette invitation. Mais tu vois, tu tombes mal, vraiment mal. Un autre jour j’aurais été enchanté d’aller à ce repas, d’ailleurs je suis vraiment désolé de le manquer, mais c’est que je viens d’acheter un champ. Il faut que j’aille le voir. Tu sais, je veux vérifier qu’il y a bien la superficie promise, que c’est vraiment de la bonne terre tel que je le pense. Il n’est pas question que je me fasse avoir. Tu diras à ton maître que je suis sincèrement navré, qu’une autre fois je ne manquerais pas de me rendre à son invitation. Mais là il faut que j’aille voir ce champ, c’est urgent… Je n’ai pas le temps d’aller à cette fête.

Josepha
Je suis chargé par mon maître de vous rappeler son invitation.

Celui qui a acheté les bœufs
J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; excuse-moi je te prie. Tu sais bien comment c’est : il faut que je m’assure qu’ils accompliront bien le travail auquel je les destine. Aujourd’hui ce n’est vraiment pas possible que j’aille à une fête, j’ai plus important à faire. Mais ce n’est pas grave, avec tellement de monde personne ne remarquera mon absence. Une personne de plus ou de moins ne fera de toute façon pas de différence. Oui, ton maître ne se rendra même pas compte que je ne suis pas là. (…)

Le marié
Ah, Josepha, c’est toi. Viens boire un verre avec moi, je t’invite, je suis tellement content, viens partager ma joie : je me suis marié hier soir.

Josepha
Félicitations ! Vous, heureux comme vous l’êtes, vous serez certainement tout disposé à partager la joie de mon maître pour son repas qui se déroulera tout à l’heure.

Le marié
Je viens de me marier, je te l’ai dit. Je ne peux pas laisser ma femme. En plus, c’est tout nouveau pour moi d’être marié. Il est important que nous soyons ensemble avec ma femme, que nous construisions notre vie de couple. C’est cela qui prime aujourd’hui. Mais plus tard, une autre fois, certainement nous ne manquerons pas de nous rendre à l’invitation de ton maître. Excuse-moi auprès de lui, je te prie. (…)

Josepha revient dans la salle du banquet.

Le deuxième serviteur
Quelle tête tu fais Josepha. On a l’impression que tu portes tous les malheurs du monde sur tes épaules. Qu’est-ce qui ne va pas ?

Josepha
Pas un des invités n’accepte de venir.

Le deuxième serviteur
Et c’est ça qui te met dans un tel état ? Je me demande bien pourquoi : ce ne sont pas tes affaires ! si le maître n’a pas d’invités, et bien tant pis ! Il faudra qu’il s’y fasse, ce n’est pas ton problème, ce n’est pas ta responsabilité. Ne t’inquiète pas comme cela. Dis-lui ce qui se passe, tout simplement, et tu verras bien. Il est là-bas, vas-y !

Josepha
Tous les invités ont quelque chose de plus important à faire que de venir faire la fête.

L’hôte
(surpris) Plus important que venir faire la fête avec moi ? (avec colère) Alors, va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux.

Josepha cherche des personnes dans l’assemblée.

Josepha
Il y a encore de la place.

L’hôte
Va dans les chemins et le long des haies et contrains-les d’entrer, afin que ma maison soit remplie.

Josepha cherche des personnes dans l’assemblée afin que la table soit remplie.
Les trois qui ont refusé de venir discutent.

Le marié
Regardez, la fête semble extraordinaire.

Celui qui a acheté les bœufs
Regardez comme il se réjouissent, regardez on dirait que l’hôte a appelé la terre entière à venir le rejoindre.

Le propriétaire du champ
Et nous, nous ne participons pas à cette belle fête. Nous avions toutes les excuses du monde… Mais maintenant que je suis dehors…

Le marié
Nous réalisons que c’est nous-même qui nous sommes refusés cette belle fête.

Le propriétaire du champ
Nous invitera-t-il encore ?

Crédits : pasteure Isabelle Horber (UEPAL), Point KT, Photo Pixabay




Laissez venir à moi les petits enfants

Narrateur : Des gens lui amenaient même de tout petits enfants afin qu’il les touche.

Maman
Je m’approche de Jésus pour qu’il touche mon enfant.
Je le porte devant celui dont on parle tellement ces temps-ci.
En fait, je ne sais pas exactement ce que j’attends par ce geste, mais je crois, oui je crois que s’il est touché par Jésus quelque chose de beau adviendra !

Narrateur : Mais les disciples, en voyant cela, leur firent des reproches.

Pierre
Mais c’est quoi cette histoire ? Venir avec des enfants ? Des enfants qui vont crier, courir, partout pleurer peut-être. Comme si leur place était aux côtés de Jésus ? Pff !

André
Des enfants vont venir déranger Jésus alors que nous parlons des choses de Dieu ! N’importe quoi ! Il n’est pas concevable, ni convenable de troubler le maître pour eux qui sont ignorants de la Loi de Moïse.

Jacques
Si on laisse faire, bientôt ce sont les étrangers, les malades, les esclaves, ou même pire, les femmes qui voudront s’approcher de lui ! (catastrophé) Y aura plus de place pour nous ! Ouste, ils n’ont rien à faire ici !

Jean
Et puis ces gens qu’est-ce qu’ils croient que Jésus va faire s’il les touche ? Espèrent-ils un geste magique ? Qu’ils comprennent, d’un claquement de doigt (faire le claquement) ce qui importe ?

Narrateur : Jésus appela les enfants et dit : « Laissez les petits enfants venir à moi et ne les en empêchez pas ».

Jésus
Enfants, venez à moi. (laissez les enfants s’approcher et leur ouvrir les bras) Je veux vous parler, vous prendre dans mes bras, vous bénir. Vous êtes importants à mes yeux. Petit enfant, tu n’es pas un objet dont on dispose comme on veut. Tu as ta place auprès de moi, toi que l’on veut refouler. De même les exclus, les pauvres, les fragiles, tous ceux que les conceptions humaines, trient, classent et éliminent ont particulièrement leur place auprès de moi. Petit enfant, viens auprès de moi tu es à ta place !

Narrateur : Jésus appela les enfants et dit : « Laissez les petits enfants venir à moi et ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. »

Jésus
Petit enfant, montre-nous, en ton innocence, le chemin du Royaume de Dieu afin que nous te ressemblions.

Enfant
Être enfant, c’est être conduit.
Ici aujourd’hui, sur le chemin de la vie les autres jours.
Être enfant, c’est vivre dans l’obéissance mais aussi et surtout dans la confiance.
Être enfant, c’est s’émerveiller chaque matin d’une des grâces qui nous est faite.
Être enfant, c’est se laisser attrister par l’aile d’un papillon froissée mais aussi rire aux éclats quand le vent ébouriffe nos cheveux.
Être enfant, c’est grandir avec l’aide de ceux qui nous entourent, c’est apprendre à être libre et responsable.
Être enfant, c’est savoir qu’il y a du chemin à parcourir mais se réjouir des mille-et-une découvertes qui le jalonneront.
Être enfant, c’est se tourner vers son Père en toute confiance.
Être enfant, c’est se laisser aimer.

Narrateur : Et Jésus dit…

Jésus (en mettant la main sur la tête de l’enfant)
« Je vous le dis en vérité, celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera pas. »

Crédit : pasteure Isabelle Horber (UEPAL) Point KT, photo Pixabay




Etre appelé

Madame Deschanel au téléphone adossée à une grande table avec des dessins de modèle.

Oui j’attends… Ils ne savent pas que le temps c’est de l’argent ? (…) oui, je suis madame Deschanel (…) oui c’est moi qui suis en train d’ouvrir ma maison de Haute Couture et je vous contacte à ce propos. Vous comprenez j’ai fait faire des études par des analystes financiers, j’ai un hôtel particulier pour recevoir nos clientes, j’ai, je le dis en toute modestie, du génie pour dessiner des modèles inédits, époustouflants, merveilleux… Mais il me faut aussi les meilleures ouvrières. Et vous, madame Batza, vous êtes une perlière éblouissante, j’ai vu votre travail lors de la dernière collection de Christian Lacroix… Sans vous, sa robe de mariée n’était rien. Et c’est ainsi que je vous propose de travailler pour mon atelier de flou. (…) Bien, nous allons nous rencontrer samedi à 20h, cela vaudra entretien d’embauche. Il est évident que nous discuterons d’un arrangement financier à votre avantage alors que vous prendrez le risque de tout laisser derrière vous. Mais un risque minime, j’en suis sûre. (…) Très bien, à samedi alors.
Voilà, c’est fait je crois. La meilleure perlière de Paris. Je n’aurais jamais trouvé une ouvrière de cette qualité à Pôle emploi car il faut les meilleurs, ceux qui ont déjà fait leur preuve. Ceux qui sont presque aussi exceptionnels que moi. Et en plus en les débauchant de chez mes futurs concurrents je fais d’une pierre deux coups : je les prive de surcroit de leurs meilleurs éléments.

Jésus lui n’a pas organisé d’entretien d’embauche. Un jour il est passé au bord de la mer de Galilée et a appelé de simples pécheurs. Ils ne sont ni célèbres, ni importants, ni exceptionnels. Mais ils sont prêts à le suivre de suite, sans salaire, sans hiérarchie, sur la simple confiance qu’ils ont en lui. Il leur a simplement dit : « je vous ferai pécheurs d’hommes ».

Madame Deschanel devant ses employés
Je vous souhaite la bienvenue dans ce lieu qui va rayonner des modèles exceptionnels que je vais créer. Vous êtes les meilleurs, chacun dans votre domaine. Mais il faut rapidement des résultats et des bénéfices pour notre bien commun. Selon mes projections, il faut que nous vendions 15 créations le premier mois et puis…

Jésus n’a pas demandé de résultats, juste de le suivre.

Celui qui est appelé se demande « suis-je fait pour cette mission, pourquoi suis-je appelé moi ? Y arriverai-je ? D’autres sont plus doués que moi… et si je me trompais ? Mais il faut prendre le risque de la confiance.

Monsieur Druard à madame Deschanel
Comme vous me l’avez demandé, j’ai fait un organigramme de l’entreprise. Regardez, vous en haut car vous avez la fonction créatrice. Nous aurons les ateliers traditionnels, l’atelier de « flou » pour les matières fluides avec à sa tête miss Sinclar, et puis l’atelier de « strict » pour les vêtements structurés dont monsieur Emile sera responsable. Ces deux ateliers seront composés pour chacun de trois personnes pour commencer. Monsieur Meyer sera chargé des achats de tissus et de matériaux. Il a déjà trouvé un nouveau petit atelier qui fait des choses… exquises. Nous ferons venir Perline et Alicia lors du défilé automne/hiver. Je serais bien sûr votre secrétaire personnel pour faire le lien entre vous et les ateliers.

Viens, suis-moi avait dit Jésus.
Sur un regard, Pierre et les autres se sont levés. Ils ne savent pas quel chemin ils vont emprunter. Ils se jettent à l’eau et adhèrent au projet des compagnons du Christ. Au fur et à mesure, ils s’organisent et se donnent des rôles mais chacun a sa place auprès du Christ. Et quand d’aventure Jacques et Jean veulent se hisser l’un à sa droite et l’autre à sa gauche il affirme que « celui qui veut être le premier sera l’esclave de tous ».

Perline à monsieur Druard
Bonjour, je dois rencontrer Madame Deschanel. Monsieur Druard regarde l’agenda : Oui, j’ai un créneau d’un quart d’heure le 7 du mois prochain à 16h30.

Perline
Je ne peux pas attendre autant de temps. J’ai une proposition de contrat exclusif avec l’Oréal Paris. Comme c’est madame Deschanel qui m’a lancé, je veux lui offrir la possibilité de signer un contrat d’exclusivité avec moi et alors je ne représenterais que Deschanels Couture comme c’est l’usage. Mais je dois donner une réponse rapidement… Il s’agit de grosses sommes vous savez.

Monsieur Druard tourne les pages de l’agenda nerveusement.

Chacun pouvait s’approcher de Jésus, lui parler et même le toucher. Et celui qui criait vers lui de toute sa foi, de tout son cœur était exaucé. Il laisse venir à lui les petits enfants, les petits d’entre les petits. Il guérit le serviteur du centurion romain, c’est-à-dire de l’ennemi, il adresse la parole à la Samaritaine, la femme repoussée et méprisée sans s’occuper du qu’en dira-t-on. Il s’occupe de la femme adultère envers et contre tous. Il est venu non pour les justes mais les humbles et les pêcheurs et il frappe à la porte de nos cœurs.

Perline
Ah et moi qui ai signé ce contrat d’exclusivité… Si j’avais su…

Madame Deschanel s’approche
Ah, voilà madame Deschanel…

A madame Deschanel
Madame, madame, c’est une catastrophe, suite à nos méventes de la dernière collection, beaucoup d’employés ont décidé de rejoindre le monde du prêt-à-porter où depuis l’opération de prise des nouvelles mesures des français et françaises qui ont beaucoup grandit et grossit, on s’est rendu compte que les tailles ne sont plus adaptées (30 à 40 % des femmes ne trouvent pas de vêtements à leur mesure). Le prêt-à-porter a besoin de l’expertise de la haute couture, qui sait adapter un vêtement à une morphologie. Il suffira qu’ils sachent s’adapter à des cadences et à des conditions de travail radicalement différentes m’a confié madame Batza. Vous le savez, dans la haute couture, on compte une semaine pour « faire une toile », le modèle qui servira ensuite de base pour la confection de la robe proprement dite. Dans le prêt-à-porter cette opération s’effectue en une journée.
Mais comment allons-nous faire s’il n’y a plus personne pour fabriquer vos créations. Que vais-je présenter, que vais-je me mettre sur le dos ?

Jésus aussi a connu la désertion, les temps difficiles à cause de la peur, de la faiblesse de ses amis, de l’incroyance.

Madame Deschanel
Maintenant que mes problèmes sont surmontés grâce à ces commandes quasi-miraculeuses et au dévouement de celles qui sont restées, le temps de la vengeance a sonné… Je ne m’appelle pas Eurydice pour rien. Ma vengeance ne sera que justice.

Il est vrai que Jésus a été trahi, par Judas pour de l’argent, par Pierre qui le renie trois fois, par presque tous les disciples qui se cachent, craignant probablement de se compromettre avec ce désormais repris de justice. Mais Jésus pardonne, à ceux qui lui demandent pardon, et celui qui l’a renié trois fois sera la pierre sur laquelle il construira son Eglise.

Jésus appelle chacun sur le chemin, es-tu prêt à laisser tomber ces liens qui te retiennent pour le suivre ?

Crédits : pasteure Isabelle Horber (UEPAL), Point KT, Photo Pixabay