Le parfum du « scandale » Jean 12,1-10

Chœur parlé sur Jean 12, 1-10 : Le parfum du « scandale » proposé par Frédéric Gangloff (UEPAL).

Narrateur : Nous sommes six jours avant la Pâque juive et Jésus monte vers Jérusalem. Il fait étape dans le village de Béthanie, pas loin du mont des oliviers…Il vient visiter Lazare, celui qu’il avait ressuscité des morts et ses deux sœurs Marthe et Marie. Un dîner de gala est organisé en son honneur avec ses disciples…Marthe supervise…En ces temps-là, on ne s’asseyait pas sur des chaises pour manger. La table avait la forme d’un U et les invités étaient étendus sur des lits, la tête près de la table et les pieds à l’opposé !

Marthe : Repose-toi Maître, tu es chez des amis ! Tu dois être bien fatigué par ce long chemin et à cause de tous les pièges montés contre toi. Tu leur fais peur ! Pas plus tard que hier, j’ai entendu, de la bouche d’une servante du Temple, qui est la cousine germaine de ma voisine, que les grands prêtres cherchaient une occasion pour t’arrêter et …

Invité : Silence ! n’importune pas le maître avec des ragots de femmes…Personne n’osera lever la main sur lui après ce qu’il a fait ! Il est trop célèbre à présent ! Ils ne voudront pas mécontenter la foule ! Ils ont trop besoin d’elle pour rester en place. Ecoute-les là dehors, maître, ils t’acclament, ils te vénèrent !

Judas : Oui Rabbi, il a raison ! C’est demain qu’il faut que tu agisses et que tu te révèles comme le messie de l’Unique, béni soit son saint nom ! Prends le commandement du peuple et nous nous soulèverons contre l’envahisseur romain. Nous sommes prêts à te suivre et à établir ton royaume de Dieu sur terre !

Pierre : Modère ton impatience Yehoudah et laisse le maître reprendre quelques forces. Nous aviserons après le repas. J’ai moi-même emporté quelques armes et des provisions pour la lutte finale. Elles risquent de nous servir. Nous ne sommes plus très loin du but. Avec la résurrection de Lazare, le rabbi a frappé les esprits et convaincu les derniers sceptiques. C’est bientôt Pâque et les Romains vont être occupés à assurer la surveillance du parvis du Temple. Le moment idéal pour agir ! Qu’en penses-tu Lazare ?

Lazare : Je ne sais plus très bien…Depuis que je suis revenu de la mort à la vie c’est comme si j’avais vécu une nouvelle naissance non-violente…

Invité : Allez Lazare, ne sois pas un tel rabat-joie ! Je trouve que tu as un moral d’outre-tombe ! Ha !Ha !Ha ! MDR… Ce soir c’est le grand soir ! demain le maître va faire son entrée triomphale dans Jérusalem. Je me suis occupé des derniers détails. Il y aura foule ! En attendant, buvons à notre succès ! A la vie !

Narrateur : Soudain, Marie, entra dans la salle en portant un vase contenant une livre de nard pur c’est un parfum de grand prix. Elle l’ouvrit et le répandit sur les pieds de Jésus. Puis, elle défit ses cheveux et les utilisa pour essuyer ses pieds. Bientôt toute la maison fut remplie de l’odeur de ce parfum enivrant…

Maître de maison : Que fais-tu là, femme insensée ! Non seulement tu oses nous importuner pendant le repas en nous imposant ta présence, mais en plus tu m’insultes ! Crois-tu que le maître a besoin que tu lui parfumes les pieds une seconde fois ? Avant de prendre place, mes serviteurs les lui ont déjà lavés dans de l’eau parfumée, pour les débarrasser de la poussière du voyage. Va-t-en ! Avant que je ne donne l’ordre à mes serviteurs de te jeter dehors !

Pierre : Voyons Marie ! Comment peux-tu t’exhiber ainsi devant les regards de tous ces hommes en des moments pareils ! Allons ! Reprends-toi et remets tes cheveux sous ton voile ! Tu nous fais honte ! Penses-tu que le Rabbi a l’esprit à batifoler alors qu’il est devant la mission la plus importante de sa vie ! Va plutôt aider ta sœur à la cuisine ! Et ne commence pas à pleurer comme une madeleine !

Judas : C’est bien les femmes ! Toujours à dépenser l’argent n’importe comment pour des choses accessoires plutôt que d’économiser pour les bonnes œuvres de la « paroisse ». Quel gaspillage ! J’aurai pu le revendre le double et cet argent aurait soulagé bien des malheureux !  Le rabbi ne nous a-t-il pas enseigné, par ses paroles et ses actes, d’aider notre prochain et surtout les plus pauvres ?

Marthe : Arrête de te donner en spectacle devant tous ces hommes ! Tu ne vas pas me refaire le coup de la dernière fois. Cela m’étonnerai que le maître accepte. Tu vas te faire blâmer et nous avec…

Jésus : « Laissez-là et vous, arrêtez de vous scandaliser pour rien ! Depuis le temps que vous voyagez avec moi, que vous m’écoutez, que vous me voyez agir, que vous partagez mes repas et mes projets, n’avez-vous toujours pas compris ? Aura-t-elle toujours une longueur d’avance sur vous ? L’heure n’est pas à la charité raisonnable mais à ce geste fou. Cette odeur de parfum est une odeur de mort. Elle a fait cela en vue de mon embaumement… »

Judas : Je ne comprends pas Rabbi…N’as-tu pas toi-même dit qu’il fallait s’occuper des pauvres, des rejetés et des brebis égarées d’Israël ? Comment peux-tu tolérer un tel gaspillage ? Et puis, qui parle de mort ici ? Tu n’as jamais été aussi populaire ! Le peuple te suivra et nous aussi jusqu’à la mort !

Jésus : « Judas, Judas, mon fidèle ami ! La colère te fait passer à côté de l’essentiel. Des pauvres, vous en aurez toujours. Mais Marie a fait un acte prophétique symbolique ; une œuvre belle et immédiate. C’est une œuvre d’amour et non de l’aumône. C’est ma présence qu’elle recherche avant tout et comme je ne suis plus là pour longtemps, elle fait bien ! Tout le monde s’occupe de ma mort qui est le prix de votre vie ! Je suis sûr que tu comprendras cela Judas ! Ils croient tous pouvoir me manipuler, mais c’est encore moi qui choisi l’heure de ma mort !

Pierre : Maître, comment peux-tu parler de partir et de nous laisser ! C’est maintenant que nous avons besoin de toi, nous avons tout quitté pour toi !

Marthe : Maintenant je comprends pourquoi il m’avait dit ces paroles bizarres quelques jours auparavant : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais ! »

Crédit : Frédéric Gangloff – photo Image de Miguel Á. Padriñán pixabay.com




Le tombeau vide

« Le tombeau vide » est une narration de Machtfeld DEDIEU parue dans « Tu diras à tes enfants… »  sous la direction de Richard Gossin et son équipe. La narration a été adaptée par Christiane Klett, pour une utilisation avec les figurines bibliques. Les mots en gras* sont expliqués ici quelques mots de vocabulaire

 Mise en scène : tous les enfants sont assis au sol (sur des coussins) et sur le premier rang des bancs. Antje, Liana et Audrey se tiennent près de Myriam et ont leur étiquette avec le texte dans la main (télécharger ici Les étiquettes à découper )

Myriam C’est la veille des vacances de Pâques dans l’école d’un village d’Alsace et l’excitation règne. Antje discute avec ses copines Liana et Audrey de leurs projets, pendant cette dernière récré.

Liana:  « Vous savez ce qu’on va faire en cours de morale? Cela va être super ! On va peindre des œufs de Pâques !  »

Audrey et Antje, qui vont en cours de religion, sont un peu jalouses. Elles ont une question :

Audrey : c’est quoi au juste, Pâques ?

Antje :  tu sais, toi ?

Avec les figurines bibliques nous allons raconter l’incroyable histoire de Pâques : texte lu, puis les 3 jeunes filles se rassoient à leur place.

Une triste journée est en train de se terminer. On est à Jérusalem et c’est la fin du sabbat*, le jour de repos pour les Juifs. Le soleil est couché et les gens sortent encore faire quelques courses

Trois amies, Marie de Magdala, Marie et Salomé sortent également faire un achat très particulier…

(3 autres jeunes filles s’emparent chacune d’une figurine et présentent les trois femmes avec de grands foulards blancs, en signe de deuil, et lisent le texte ci-dessous. Lorsqu’il est question des fils, ceux-ci se manifestent l’un après l’autre, après avoir entendu leur nom de la bouche de la mère, en se levant et en tenant la figurine à bout de bras. Anticiper ce moment en donnant aux 3 garçons une figurine en main et l’étiquette de texte avant la présentation des 3 femmes)

1ère femme : « Je suis Marie.  Je viens de Magdala (le même pays que Jésus), c’est pourquoi on m’appelle Marie de Magdala. Jésus m’a guérie d’une grave maladie. »

2ème femme :  » Je suis une autre Marie, souvent appelée « L’autre Marie ». J’ai un fils appelé Jacques. »

Jacques : « C’est moi! Je suis Jacques, le petit, le mineur ! »

 3ème femme : « Je suis Salomé et mes fils s’appellent, l’un Jacques

Jacques, fils de Salomé « C’est moi ! Je suis Jacques le grand, le majeur ! »

3ème femme …et l’autre fils s’appelle Jean

 Jean : « C’est moi ! Je suis Jean, celui que Jésus aimait tant ! »

(Les garçons vont poser leur figurine au milieu des disciples sur le baptistère.)

Les trois femmes vont acheter des aromates pour préparer une pommade très parfumée avec laquelle on embaume le corps*  d’un être cher qui est mort. C’est une coutume du pays.

 

Aller avec les 3 femmes (jeunes filles portant chacune une femme) vers l’échoppe, en expliquant les aromates. Puis expliquer l’expression « embaumer un corps*« . Les enfants, assis au sol et sur le premier banc, se lèvent et suivent du regard le cortège. Au retour des femmes des tiges d’encens sont tendues vers les paroissiens et une corbeille d’herbes aromatiques peut circuler.

 C’est Jésus qui est mort, celui qu’elles ont suivi partout. Les femmes sont bouleversées. Elles veulent aller demain à la tombe, pour être avec lui et embaumer son corps*.

Les 3 figurines femmes sont déposées à gauche sur l’autel.

C’est dimanche. Au petit matin, Marie de Magdala, Marie et Salomé se mettent en route avec leurs aromates soigneusement préparés. Le tombeau de Jésus se trouve en dehors de la ville, creusé dans le rocher. Des hommes forts ont roulé une grosse pierre* devant. En marchant, la tête baissée, elles discutent entre elles de ces affreux moments. Elles auraient tant voulu que Jésus soit resté en vie. Elles sont à la fois tristes et en colère* -« Pourquoi quelqu’un comme Jésus a dû mourir ? Il était bon pour ceux qui souffraient. Il les remettait sur le chemin de la vie. »

Mais d’un coup elles s’arrêtent de parler en pensant à la tombe. La pierre* ! Comment peuvent-elles rouler cette énorme pierre ? Elles sont découragées ; il ne leur reste plus qu’à rentrer. Mais, il y a cette envie grandissante qui les pousse: V O I R…

Les figurines avancent jusqu’à proximité de la pierre

Mais quoi ? Se sont-elles trompées d’endroit ? L’énorme pierre n’est plus devant. Qui l’a enlevée ? Maintenant n’importe qui peut entrer ! Le cœur battant elles s’approchent. Elles approchent. Soudain, elles s’arrêtent comme foudroyées : un homme en habit blanc* éblouissant est assis à l’entrée de la grotte.

Elles pensent bien qu’il ne se trouve pas là par hasard, c’est un messager.

Que va-t-il leur annoncer ? Que va-t-il leur annoncer?  C’est quoi « être ressuscité » ?

 

Les figurines sont à présent devant l’ange et l’une d’elle se penche pour regarder dans l’intérieur de la tombe

Pas question de partir, l’homme a bien vu leur angoisse. – N’ayez pas peur ! Je sais que vous cherchez Jésus, celui qu’on a mis sur la croix. Il s’est relevé. Regardez, il n’est plus ici. Ne restez pas là. Allez, prévenez Pierre et ses amis, dites-leur que Jésus est vivant ! Il vous attend! Il vous l’a même dit…

Remettre les 3 femmes sur la gauche de l’autel, serrées l’une contre l’autre

Elles sont terrifiées. Elles s’enfuient et courent pour s’enfermer à la maison. Elles sont terrifiées, elles s’enfuient. Petit à petit, la tristesse fait place à la joie.

Déplacer les 3 femmes (les bras levé au ciel et leurs foulards blancs glissés au sol…) avec les trois jeunes filles vers le baptistère où se trouvent les disciples

Alors cette joie les pousse à aller voir Pierre et elles lui crient : « Il est vivant ! Christ est vraiment vivant, nous le croyons ! »

 

 

Myriam 

À la sortie de l’école Audrey et Antje tout excitées retrouvent Liana. Elles ne laissent aucune chance à Liana de montrer quoique ce soit. Elles lui crient :

Audrey :  « Laisse tomber tes œufs ! Il est vivant !

Antje : Christ est vraiment vivant, nous le croyons ! »

Tous les enfants redisent en chœur, deux fois, ce texte (projeté aussi au mur). L’orgue  entonne la mélodie de la ronde qui suit :  (le texte est projeté au mur). Le tout peut être joué et chanté aussi par l’assemblée 5 à 6 fois de suite. Pour la ronde finale, tous les enfants se tiennent par la main et durant l’Alléluia font un tourniquet par deux. Texte chanté par tous et dansé par les enfants, projeté au mur et joué à l’orgue avec élan à compléter en cercle 2 ou 3 fois, puis en ribambelle dans le couloir central avec retour, un cercle puis fin.

 

« Christ est vivant – oui – Jésus est bien vivant, nous le croyons, nous le croyons (bis)

 Christ est vivant – oui – Jésus est bien vivant, c’est ce que nous croyons vraiment ! »

Alléluia !(répété 5 à 6 fois)

 

Crédit photos  : Christiane Klett




Mais quelle Odyssée

« Mais quelle odysée ! » est une saynète offerte par Frédéric Gangloff (UEPAL) à partir du texte d’Apocalypse 3, 14-22. La saynète est inspirée de certains thèmes de la téléréalité. Il est préférable de faire la lecture biblique  en guise d’introduction avant chaque saynète.. Les noms des personnages peuvent être modifiés.

Acteurs : – La Voix et deux personnages : EnjoyKiTy & Freezie

Lecture d’Apocalypse 3, 14-16

Acte 1 : La chambre des vérités

La voix : Ici la voix ! La voix a une information de la plus haute importance à vous partager. Veuillez vous taire et cesser toute activité lorsque la voix se manifeste. (A) et (B), cela fait plusieurs années que vous vivez isolés, au sein d’une demeure dénommée : « L’Eglise ». Je vois tout et sais tout de vous ! A présent, vous voici confinés dans la chambre des vérités et je vais vous révéler mon secret. Je suis la voix qui a crié dans le désert et qui a proclamé la Bonne Nouvelle. La voix qui s’est fait entendre de Galilée jusqu’en Judée et jusqu’au bout de la terre !  Je ne fais pas que dire la vérité comme d’autres le prétendent, mais je suis la vérité ! On ne peut pas me tromper par des apparences et des petits secrets. Je suis celui qui est solide, authentique et vrai ! Je suis fidèle et je veux que vous le soyez aussi ! Et comme je suis le commencement de toute chose, je suis seul capable de nous recréer et de nous renouveler en tant qu’Eglise. Tous ceux qui vivent dans l’Eglise ont leur secret story, quelque chose à cacher, une honte à camoufler, un échec à surmonter ! Mais je suis capable de faire de vous des créatures nouvelles, transformées par une sacrée dose de bonne foi et par la puissance de ma résurrection. Mais le voulez-vous vraiment ? Peut-être que vous pensez déjà tout avoir ? Ou besoin de rien, envie de rien ? Je sais ce qui se passe dans mon Eglise !

(B) , je te connais : « Tu n’es même pas froid ! » Car, au moins, si tel était le cas, tu n’aurais jamais entendu parler de la Bonne Nouvelle, et en l’entendant, tu aurais pu te réchauffer, t’animer ! Au lieu de cela, tu es éteint ! Si encore, tu étais comme une eau pure, rafraîchissante et vivifiante. Tu serais une eau bonne à consommer, à partager ; une eau bienfaisante qui aurait pu désaltérer tous les assoiffés autour de toi ! Quelqu’un a-t-il reçu de toi vie et guérison ? De cette eau après laquelle il n’aurait plus jamais soif ?

Quant à toi (A) je te connais aussi : « Tu n’es même pas bouillante ! » Imagine-toi allumée par le feu de l’Esprit, capable d’entrer en ébullition pour annoncer la Bonne Nouvelle. Tu aurais pu être de cette eau bouillonnante de la piscine qui guérit les impotents et les paralysés de la vie. Tu aurais pu être de cette eau thermale qui rend à la vie les membres engourdis et réchauffe les cœurs à une nouvelle vie.

(A)  et (B), si seulement vous étiez un frigo ; j’aurais pu y mettre des vivres ! Si seulement vous aviez été un four ; j’aurais pu y réchauffer des vivres… Mais au lieu de cela vous êtes… tièdes ! A quoi me sert un fer à repasser s’il est tiède ?

Je n’ai plus qu’à repasser pour m’en servir ! Que va-t-il m’arriver si je consomme un plat pas vraiment light, tiède ? Il va me rester sur l’estomac et je risque de le vomir ! Vous les tièdes, est-ce que votre cœur brûle encore lorsqu’il nous parlait en chemin ? Et votre engagement tient-il encore la route avec conviction et passion ? Est-ce que vous acceptez les compromis, les arrangements et quel bénéfice en retirent les autres habitants du dehors ? Vous leur fermez la porte au nez pour rester entre vous, voulez-vous sauver les derniers de votre espèce ? Est-ce que vous avez encore le courage de témoigner ? Vous pensez peut-être que cela vous suffit et vous vous complaisez dans votre état ? Fini la maison des secrets ! Je vais vous révéler ce que vous avez réellement dans les tripes ! : « Ici la voix de ce qui est certain et… c’est tout… pour le moment ».

Lecture d’Apocalypse 3, 17-18

Acte 2 : Comment augmenter son pouvoir de rachat avec EnjoyKiTy

EnjoyKiTy : Hello tout le monde c’est enjoyKiTy, j’espère que vous allez bien ! J’suis trop contente de vous retrouver aujourd’hui pour une vidéo « All black Friday. » Vous savez ce vendredi noir où le fondement de toute chose, le seul humain authentique a été cloué sur cette croix ! Donc, bienvenue sur ma vidéo : « Comment augmenter votre pouvoir de rachat ? » Eh oui ! Tu te dis peut-être : « Comme je suis trop riche, je n’ai besoin de rien ! » Tu consommes peut-être assez et tu penses que ton pouvoir d’achat est un bon indicateur de ta santé spirituelle ? Tout va pour le mieux dans ton Eglise ; pas trop de scandales ni de remous ? On se maintient à flots, quoi ! Eh bien non ! L’évaluation que tu fais de toi n’est pas réaliste. Il faut que quelqu’un de l’extérieur, le seul et l’unique qui te connaisse vraiment mette le doigt là où tout manque ! Au fond, tu n’es pas différent de tous les autres, riche sur le dehors, mais tellement misérable, pitoyable, pauvre, aveugle et nu… Pire, tu n’en as même pas conscience !  Et pour te guider, j’ai invité l’un des youtubeurs les plus connus : Freezie ! Alors Freezie salut, qu’est-ce que tu nous proposes sur ton site pour pouvoir augmenter notre pouvoir de rachat ?

Freezie : Déjà, il faut que tu arrêtes le fake et le brillant. Je te conseille de te procurer de l’or ayant été flambé par le feu de Dieu. Et comme tu es cet être plus précieux que l’or, tu as besoin d’être nettoyé de toutes tes impuretés. C’est une image de la Bible un peu ouf pour te dire que notre foi est plus que jamais secouée et éprouvée par des épreuves de feu. Mais lorsque tu auras trouvé ton trésor, là sera ton cœur ! (Montrer coffre à trésor)

EnjoyKiTy : Ok, merci à toi ! L’or, j’adore ! Et genre les fringues, qu’est-ce que tu proposes ?

Freezie : Laisse tomber les lessives qui lavent plus blanc ! Ça craint ! A force tu risques de devenir transparent et de perdre ton intériorité ; ce qui te rend unique et précieux ! Le vêtement blanc est encore de cette image qui veut t’encourager à témoigner, à rester fidèle et entier ; non pas à jouer le cavalier blanc, mais à ne pas participer forcément à tous les abus de la société. Un tel refus pourrait t’attirer les regards en biais, mais résiste ! Ce n’est pas un costume taillé comme jamais qui fera oublier que devant moi, tu es nu et que je te vois tel que tu es vraiment ! N’aie pas honte de tes faiblesses, fais-en une force ! (Miroir)

EnjoyKiTy : Merci pour le rayon mode, passons maintenant aux cosmétiques ! Qu’est-ce que tu nous conseilles comme make-up ?

Freezie : Tu te dis, je vois bien, merci ! Mais peut-être que tu manques de discernement tellement tu es devenu aveugle, ou du moins, tes yeux sont braqués sur ton nombril. Je te conseille ce collyre (le montrer). Chaque jour, applique-le sur tes yeux, il t’élargira la vue et tu relèveras ton regard vers les autres. Avec le collyre : « clairvoyant », tout te semblera plus clair qu’avant ! »

EnjoyKiTy : Trop cool, Freezie, merci d’être venu et un dernier conseil tuto transformation pour tout le monde ?

Freezie : Ce n’est pas la croissance ou les banques qui vont régler les problèmes des plus modestes ni les multinationales de la mode qui vont résoudre le problème de notre nudité. Encore moins les labos pharmaceutiques ou les grand groupes cosmétiques qui vont nous empêcher d’avoir des rides et d’être aveuglés par la perspective de rester jeune à jamais ! Mon conseil à tout le monde ! Venez auprès de Jésus. Il ne vend ni n’achète. Il en a déjà payé le prix de sa vie. C’est auprès d’une relation renouvelée et radicalement transformée que nous trouverons un sens à la vie. C’est en lui, notre pouvoir de rachat !

EnjoyKiTy : Tchao tout le monde, J’espère que ça vous a plu ! Dites-moi tout cela dans les commentaires ! Cliquez sur mon blog et likez ! Je vous aime très très fort et je vous dis à très vite ! Bye ! Bye

Lecture d’Apocalypse 3, 19-21

Acte 3 : Ce soir, je viens dîner chez toi !

La voix : Les amis de Dieu ne sont pas de ceux qui se contentent de liker, d’un clic et les voici sur son book !

EnjoyKiTy : Es-tu de ceux qui se croient suffisants à eux-mêmes, farouchement indépendants et qui soignent tellement leur look ?

Freezie : Est-ce que tu supprimes une invitation chaque fois que tu estimes que l’autre est en tort et qu’il y va un peu trop fort ?

La voix : Ou es-tu capable d’admettre une opinion différente, une voix qui pourrait te reprendre et t’indiquer comment éviter une mort ?

EnjoyKiTy : Crois-tu que n’importe qui peut changer d’avis, se transformer radicalement pour devenir un passionné au service de la vie ?

Freezie : Ou es-tu de ceux qui ont définitivement renoncé, fermant à double-tour leurs portes pour être en sécurité, bien au chaud dans leur lit ?

La voix : Et si je me tenais à ta porte en ne renonçant jamais à frapper, ni à te déranger et sans cesser te harceler ? Car je déteste me retrouver devant porte close !

EnjoyKiTy : M’entendrais-tu avec tout le boucan que je fais ? Feras-tu l’effort de ton côté, de m’ouvrir cette porte qui te protégeait de tous les risques que tu subis ? Allons ! Ose !

Freezie : Rien qu’une porte entrouverte me suffira déjà pour me faufiler auprès de toi. Et à la table nous partagerons le pain et renouerons notre relation !

La voix : « Ouvre-moi, ma sœur, mon frère, je me presse contre la porte, je prends l’initiative de toquer, mais c’est toi qui finalement ouvrira ou non !

EnjoyKiTy : Si tu m’ouvres, il n’y aura ni vainqueur ni vaincu, car nous gagnerons tous deux à avoir abattu les obstacles devant nous !

Freezie : Si tu m’ouvres et que tu te risques à la rencontre, nous aurons renversé ensemble toutes les barrières et tous les murs que nous mettons les uns en face des autres ! C’est fou !

Tous : Ouvre-moi, toi qui as la clef ! Je viens et laisse-moi de la place sur le siège à tes côtés !

Crédit : Frédéric Gangloff




NOËL : QUEL ACCUEIL !

NOËL : QUEL ACCUEIL !

Spectacle fait à la paroisse de Lagny-Chelles-Marne, pasteure Laurence Berlot la Vallée le 11 décembre 2016

 

En bleu : le récitant (catéchumène)
En vert : le lecteur des textes bibliques de Luc et Matthieu (catéchumène)

1ÈRE PARTIE : Joseph, Marie, 2 hôteliers et l’aubergiste

Scène 1 : Marie et Joseph sont tranquillement installés chez eux, Marie tricote et Joseph lit son journal.

Joseph : dis moi Marie, je suis en train de lire dans le journal que tous les habitants de notre pays doivent aller se faire recenser !

Marie : ça veut dire quoi « recenser » ?
Joseph : ça veut dire « compter ». On compte tous les gens qui habitent dans le pays
Marie : ah bon ? et ça se passe comment ?

Joseph : chacun doit aller dans sa ville d’origine. Pour moi, ce serait Bethléem, car mon ancêtre David était de là.

Marie : mais c’est loin ça, et je dois aller avec toi ?
Joseph : oui, c’est important que chacun puisse être compté

Marie (très ennuyée) : mais tu te rends compte ? Si j’accouche en route ? Ma mère ne sera pas là pour m’aider !

Joseph : mais ne t’inquiète pas, une femme enceinte sera toujours bien accueillie !

Lecture de Luc 2/ 1-6

Scène 2 : Marie et Joseph sont en route.

Marie : je suis fatiguée Joseph, je t’avais bien dit que j’accoucherais en route

Joseph : ne t’inquiète pas, on va trouver une place à l’hôtel

Ils frappent à la porte d’un hôtel :

Joseph : On aimerait une chambre, ma femme va bientôt accoucher 1

L’hôtelier : mon hôtel est plein, mais peut-être aurez vous plus de chance un peu plus loin

Ils frappent à la porte du 2ème hôtel :
Joseph : On aimerait une chambre, ma femme va bientôt accoucher

L’hôtelier : mon hôtel est plein, mais allez voir à l’auberge, peut-être qu’ils auront une place

Ils frappent à la porte de l’auberge :
Joseph : Bonsoir est-ce que vous avez une chambre ? Ma femme est prête à accoucher. On a fait tous les hôtels de la ville !

L’aubergiste : Je n’ai plus de place, mais si vous voulez à côté, j’ai une étable, au moins vous serez au chaud.

Marie et Joseph se mettent dans l’étable, au milieu des animaux, et Joseph installe Marie confortablement.

Marie : tu vois bien Joseph, que les gens n’accueillent même pas une femme enceinte !

Joseph : c’est vrai Marie, mais j’ai confiance que tout va bien se passer. Notre Seigneur veille sur nous.

Lecture de Luc 2/ 7 :    Marie met au monde un fils, son premier enfant. Elle l’enveloppe dans une couverture et elle le couche dans une mangeoire car il n’y a pas de place pour eux à l’auberge.

Faire la nativité avec Marie, Joseph et Jésus (les personnages s’ajoutent au fur et à mesure)

Chant 32-29 : Il est né le divin enfant

2EME PARTIE : 3 bergers, un ange, un mouton
Luc 2/ 8 : Dans la même région, il y a des bergers. Ils vivent dans les champs, et pendant la nuit, ils gardent leurs troupeaux.

Les bergers sont rassemblés autour d’un feu. Ils mangent leur dîner.

Berger 1 : ça fait du bien, j’avais faim !
Berger 2 : Oui, il a fallu courir après les moutons pour les rassembler !

Berger 3 : (en regardant vers le ciel) : on dirait qu’il va y avoir une belle nuit, regardez toutes ces étoiles, pas un nuage !

Berger 1 : oui, mais il va faire froid, heureusement que nous avons un bon manteau

Berger 2 : c’est vrai, c’est grâce à vous que j’ai pu m’en acheter un bien chaud

Berger 3 : Il faut bien qu’on s’entraide, tu fais du bon travail.

Luc 2/ 9 : Un ange du Seigneur se présente devant eux. La gloire sur Seigneur les enveloppe de lumière, alors ils ont très peur.

Un ange s’approche d’eux dans la lumière d’un projecteur

Berger 1 : oh là là , qu’est ce que c’est que ça ?

Berger 2 : oh là là c’est qui ?

Berger 3 : mais qu’est ce qu’il va nous demander ? On n’a rien fait nous ! On veut juste être tranquilles !

L’ange : n’ayez pas peur ! Je viens vous annoncer une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout votre peuple !
Aujourd’hui dans la ville de David un Sauveur est né pour vous. C’est le Christ, le Seigneur.

Voici comment vous allez le reconnaître : vous trouverez un petit enfant enveloppé dans une couverture et couché dans une mangeoire !

Chant de l’assemblée (les enfants restent en place) : 61-38 Gloire à Dieu au plus haut des cieux

Les bergers discutent entre eux.

Berger 1 : bon, qu’est-ce qu’on fait ?

Berger 2 : ben on y va !

Berger 3 : vous êtes sûrs ? Moi, je n’ai rien compris !

Berger 1 : oui c’est quand même très bizarre, je suis méfiant des choses bizarres

Berger 2 : Comment, mais c’est Dieu lui-même qui vient !

Berger 3 : Comment tu le sais ? C’est un bébé qu’on nous demande d’aller voir, pas un Dieu ni un roi ! En plus, il est dans une mangeoire, c’est qu’il est pauvre !
Comment voulez-vous que Dieu soit un pauvre ? Il ne sera jamais reconnu !

Berger 1 : c’est vrai ça, un Dieu pauvre ça n’existe pas !

Berger 2 : Peut-être qu’on n’y comprend rien, mais les anges sont venus nous le dire, alors c’est que nous aussi on est pauvre, et nous aussi on peut accueillir ce petit enfant qui sera peut-être le plus grand Seigneur de la terre !

Berger 3 : Ce serait incroyable que le Seigneur qu’on attend arrive maintenant ! Ce serait tellement bien. Bon, d’accord, on n’a rien à perdre, allons-y !

Les trois bergers se mettent en route, et s’agenouillent devant la crèche

Luc 2/ 16-20

Chant : 32-24 : sortez bergers de vos retraites

 

3ème PARTIE : les trois mages, Hérode, les grands prêtres
Les trois mages sont chez eux à regarder les étoiles. Ils se partagent une longue vue

Mage 1 : Quelle belle nuit ! Pas un nuage !
Mage 2 : Oui, c’est parfait pour regarder les étoiles !

Mage 3 : Après toute la pluie que nous avons eue, ça fait plaisir de passer enfin une nuit dehors !

Mage 1 : Dites, il y a une drôle d’étoile de ce côté là !
Mage 2 : laisse moi regarder ! Ah oui, elle est très grosse, et lumineuse, on ne l’a jamais vue avant !

Mage 3 : Si je regarde dans mon livre, une nouvelle étoile annonce la naissance d’un roi quelque part !

Mage 1 : Ah oui, mais où ?
Mage 2 : je ne sais pas, peut-être qu’en allant en direction de l’étoile on pourrait trouver ce roi ?

Mage 3 : Bon, on va se mettre en route pour un long voyage

Les mages arrivent à Jérusalem. Ils se rendent chez le roi Hérode

Mage 1 : Bonjour. Où est le roi des juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile se lever à l’est et nous sommes venus l’adorer.

Hérode sort de la pièce et va discuter avec les chefs des prêtres.

Hérode : Mais quelle est cette histoire de roi que ces gens viennent adorer ?

Chef des prêtres 1 : Je ne sais pas, est-ce le Messie, celui qu’on attend ?

Hérode : et où donc le Messie doit naitre ?

Chef des prêtres 2 : il doit naître à Bethléem en Judée

Chef des prêtres 3 : Oui, le prophète a écrit :

« Et toi, Bethléem, du pays de Juda, tu n’es sûrement pas la moins importante des villes de Juda. Oui, un chef va venir de chez toi, il sera berger de mon peuple, Israël »

Hérode revient parler avec les mages

Hérode : Je ne sais pas si cet enfant est dans la ville de Bethléem. Mais si vous le trouvez, venez me le dire et j’irai moi aussi l’adorer.

Les mages repartent

Hérode, à part : eh, eh, c’est une ruse ! Au lieu de l’adorer, j’irai le tuer !

Les mages discutent en chemin

Mage 1 : il était sympathique ce roi ?

Mage 2 ; je ne trouve pas, il y avait quelque chose de faux dans son regard.

Mage 3 : je suis d’accord avec toi, je n’ai pas eu l’impression qu’il avait envie d’accueillir ce nouveau roi.

Mage 1 : En fait, un autre roi, ça lui fait de la concurrence, il n’a pas intérêt à lui laisser la place !

Mage 2 : C’est vrai mais ce n’est qu’un enfant, ce n’est pas le moment d’avoir peur !

Mage 3 : Pour le moment oui, mais qui sait ce qu’il fera pour le peuple ce nouveau roi ?

Mage 1 : En tout cas l’étoile est là, et elle s’est arrêtée au dessus de cette étable. Bon c’est un peu étonnant pour un roi, ce n’est pas une place pour quelqu’un qui va diriger le pays, mais on peut toujours essayer.

Mage 2 : Allons y, nous avons des cadeaux à lui offrir !

Mage 3 : Oui, de l’or de l’encens et de la myrrhe !

Les mages entrent et se prosternent devant la crèche, ils donnent leurs cadeaux.

Lecture de Matthieu 2/ 11 et 12

Chant : 32-22 : O peuple fidèle

crédit : Laurence Berlot

 




Noël en ville

« Noël en ville » est une pièce de théâtre écrite par Débora Mistretta (UEPAL). La pièce est en trois actes, mais chaque acte peut être pris séparément.

Scène 1 : Noël en ville.

MUSIQUE: “ Joy to the word the lord is come ”

Mise en scène :  La chorale chante une chanson traditionnelle de Noël et diminue  doucement de ton lorsque le texte commence et que les gens rentrent doucement sur scène…

En voix off le texte est raconté.

Sur la scène : plusieurs personnes en même temps,  enfants de 7 ans à 11 ans. Ou catéchumènes.

  • Une maman,un papa et leurs enfants regardant autour d’eux le marché de Noël.
  • Un homme d’affaire au téléphone
  • Un homme avec beaucoup de paquets cadeaux à la main
  • Un mendiant
  • un vieillard
  • des marchands
  • Un étudiant
  • Un salutiste (Armée du Salut avec cloche)

Clara : Bonjour! Enfin, plutôt, bonsoir tout le monde! Je viens d’un autre pays, pays où l’on ne se dit pas “Joyeux noel”. J’aimerai bien pouvoir dire un jours “Joyeux noel”, mais pour dire joyeux noel; il faudrait que je puisse savoir ce que c’est “noel” et aussi si il est joyeux..

« Strasbourg, capitale de Noël »Voilà ce qui est noté à l’entrée de ce célèbre marché de cette fière Strasbourg, ville lumière.

Alors, je suis partie m’y promener, je suis allée y faire un tour, un petit tour au marché de Noël. Comme il était noté « ville de Noël », je me suis mise à chercher Noël. J’ai vu de grandes illuminations, des lumières colorées, J’ai vu des gens parlant différentes langues, J’ai senti l’odeur du pain d’épice, du vin chaud, J’ai entendu le son de la flûte et de l’harmonica… J’ai vu les papas, les mamans, les vieillards, les enfants, les étudiants, les touristes, les marchands… J’ai senti, j’ai vu, j’ai entendu .

Et là, je me suis demandé : où est Noël ? J’ai aussi vu le regard mal à l’aise des passants face aux sans abri demandant une pièce. J’ai entendu le bruit des pièces dans le portefeuille des parents qui pensent ne pas pouvoir offrir un bon Noël à leurs enfants, j’ai entendu dire « joyeux Noël ». “ Joyeux Noël, Joyeux Noël, Joyeux Noël. ”

Qui est joyeux? Qui est Noël? Où sont les sourires, les cheminées chaudes et chaleureuses, les tapis rouges, les cadeaux scintillants sous les sapins, et la dinde appétissante?  J’ai trouvé! Dans les pubs! c’est dans les pubs! Dans les films, dans les panneaux publicitaires, dans les vitrines et magazines.   J’ai vu les étudiants angoissés par leurs examens, J’ai vu les adultes surmenés par toutes ces préparations, J’ai vu les gens seuls,  J’ai vu les gens tristes d’être seuls,  J’ai entendu les disputes autour de la dinde,  J’ai vu les infirmiers, les pompiers, les cuisiniers, les pasteurs, les médecins travailler. Où est Noël ?

MUSIQUE : Manhattan-kaboul (Renaud)

Petit Portoricain  Bien intégré, quasiment New-Yorkais  Dans mon building tout de verre et d’acier  Je prends mon job, un rail de coke, un café  Petite fille Afghane  De l’autre côté de la terre  Jamais entendu parler de Manhattan Mon quotidien c’est la misère et la guerre  Deux étrangers au bout du monde, si différents  Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant Pulvérisés sur l’autel  De la violence éternelle

Un 747  S’est explosé dans mes fenêtres  Mon ciel si bleu est devenu orage Lorsque les bombes ont rasé mon village  Deux étrangers au bout du monde, si différents  Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant  Pulvérisés sur l’autel  De la violence éternelle

So long ! Adieu mon rêve américain  Moi plus jamais esclave des chiens  Ils t’imposaient l’Islam des tyrans  Ceux-là ont-ils jamais lu le Coran ?  Suis redev’nu poussière  Je s’rai pas maître de l’univers  Ce pays que j’aimais tell’ment serait-il  Finalement colosse aux pieds d’argile ?
Les dieux, les religions  Les guerres de civilisation  Les armes, les drapeaux, les patries, les nations  Feront toujours de nous de la chair à canon
Deux étrangers au bout du monde, si différents  Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant  Pulvérisés sur l’autel  De la violence éternelle

Scène 2: Monde

5 acteurs :

    • Une femme
    • Un homme
    • Un journaliste
    • Un jeune  
    • Un enfant

Les acteurs arrivent sur scène avec les personnages, et son histoire. Comme s’ils étaient face à une caméra, face au monde, face à Dieu. Concernant la mise en scène, ils sont assis comme dans une salle d’attente et chacun à son tour s’avance face au public pour parler.

Le chœur : Phrase qui peut être narrée, chantée, dictée, accompagnée d’un son musical comme l’orgue ou autre. 

  Oh lumière où es tu ?”

Le chœur : Oh lumière et paix dans le monde, ce sont là de bien grands mots, pour un si petit  monde où chacun fait son nid.

Une femme :  « Je suis fatiguée, fatiguée de ces gens qui courent et courent partout. Je suis fatiguée de ce temps qui passe ».

Le chœur : Oh lumière et paix dans le monde, tu es bien connue, mais dis-moi, t’ai-je déjà rencontrée ?

Un homme :  « Je n’ai pas le temps. »

Le chœur : Oh lumière et paix dans le monde, dans le monde tu dis tu es, je t’ai cherchée, je ne t’ai pas rencontrée, où es-tu ?

Un jeune : « Que voulez vous que je vous dise? Je dois bosser, étudier, c’est comme cela, je n’ai pas le temps pour vos bêtises. Je dois continuer à avancer, peu importe les circonstances. Nora est enceinte, elle veut garder le petit. Et moi, eh bien, je ne sais pas. Je n’ai pas grand-chose à dire de toute façon. C’est mon enfant, mais c’est son corps et puis, moi, je suis le père, et je suis seul. »

Le chœur : Oh, lumière et paix dans le monde, ce sont là de bien grands mots, pour un si petit monde où chacun fait son nid.

Un journaliste : « Ville détruite, ville bombardée, suicide, morts à annoncer, débats à continuer,  je ne dirais pas que le monde va mal, je dirais juste, j’ai besoin d’un café »

Le chœur : Oh lumière et paix dans le monde, tu es bien connue, mais dis-moi, t’ai-je déjà rencontrée ?

Un enfant : « Papa est fâché contre maman. Maman pleure. Je ne sais pas pourquoi. Maman m’a dit d’aller dans la chambre de mon frère, mais il joue à l’ordi. Alors j’attends, et je voudrais consoler maman ».

Le chœur : Oh lumière et paix dans le monde, dans le monde tu dis tu es, je t’ai cherchée, je ne t’ai pas rencontrée, où es-tu ?

Clara Oh lumière où es-tu ? Elle est où la joie? Ça me déprime .  Où es tu? C’est quoi la joie, c’est quoi l’Espérance, la lumière lorsque l’on voit tout cela?  Avez-vous déjà allumé une bougie? Allumer une bougie pour moi c’est comme espérer quelque chose, c’est comme souhaiter quelque chose de bien,quelque chose  de beau et c’est peut-être comme cela qu’elle vient la joie..?

MUSIQUE : “ On vous souhaite tout le bonheur du monde ”

On vous souhaite tout le bonheur du monde Et que quelqu’un vous tende la main Que votre chemin évite les bombes Qu’il mène vers de calmes jardins

Tout le bonheur du monde…

Puisque l’avenir vous appartient Puisqu’on n’contrôle pas votre destin Que votre envol est pour demain Comme tout c’qu’on a à vous offrir Ne saurait toujours vous suffire Dans cette liberté à venir Puisqu’on sera pas toujours là Comme on le fut aux premiers pas

On vous souhaite tout le bonheur du monde Et que quelqu’un vous tende la main Que votre chemin évite les bombes Qu’il mène vers de calmes jardins
On vous souhaite tout le bonheur du monde Pour aujourd’hui comme pour demain Que votre soleil éclaircisse l’ombre Qu’il brille d’amour au quotidien

Tout le bonheur du monde…

Toute une vie s’offre devant vous Tant de rêves à vivre jusqu’au bout Sûrement plein de joie au rendez-vous Libres de faire vos propres choix De choisir quelle sera votre voie Et où celle-ci vous emmènera J’espère juste que vous prendrez le temps De profiter de chaque instant

On vous souhaite tout le bonheur du monde Et que quelqu’un vous tende la main Que votre chemin évite les bombes Qu’il mène vers de calmes jardins
On vous souhaite tout le bonheur du monde Pour aujourd’hui comme pour demain Que votre soleil éclaircisse l’ombre Qu’il brille d’amour au quotidien

Tout le bonheur du monde… Tout le bonheur du monde…

J’sais pas quel monde on vous laissera On fait d’notre mieux, seulement parfois, J’ose espérer que c’la suffira Pas à sauver votre insouciance
Mais à apaiser notre conscience Aurais-je le droit de vous faire confiance ?

On vous souhaite tout le bonheur du monde Et que quelqu’un vous tende la main Que votre chemin évite les bombes Qu’il mène vers de calmes jardins On vous souhaite tout le bonheur du monde Pour aujourd’hui comme pour demain Que votre soleil éclaircisse l’ombre Qu’il brille d’amour au quotidien

On vous souhaite tout le bonheur du monde Oh oui, tout le bonheur du monde On vous souhaite tout le bonheur du monde Oh oui, tout le bonheur du monde Tout le bonheur du monde… Que votre chemin évite les bombes Qu’il mène vers de calmes jardins On vous souhaite tout le bonheur du monde Tout le bonheur du monde… Oh oui, tout le bonheur du monde Tout le bonheur du monde

 

Scène 3 : Dans un café.

Clara (apparaît sur scène): Bon ça va mieux! Ils sont tellement choupis!! En attendant, moi je cherche toujours où est Noël! J’espère que vous allez chercher avec moi! Souvent les lumière les plus authentiques ne se trouvent pas là ou ça brille  !Nous voilà dans un petit café, non plus à Strasbourg mais en Belgique, à Mons plus précisément ! Vous voyez la fille là-bas? C’est moi, enfin, moi à l’époque, je sais, depuis j’ai un petit peu vieilli ! Ecoutez l’histoire!

 

Un bar, trois tables, quelques chaises. Une musique de café en fond sonore.

Personnages:  

  • Une jeune fille écrivant dans un carnet
  • Un faux père Noël déguisé qui donne des chocolats
  • Une femme plutôt âgée habillée faussement chic
  • Deux hommes qui boivent une bière
  • La voix off, dite par Clara.
  • La femme du bar

La jeune fille (en voix off) : (la jeune fille est en train d’écrire dans son carnet.) J’étais là, assise sur une table, mes courses et mes bagages à mes pieds, je venais de rater mon train… Il me fallait maintenant attendre 3 heures, seule, avant mon prochain train. J’aurais aimé attendre quelqu’un mais finalement il n’est pas venu.

Le père Noël : (crie assis sur sa chaise avec un panier de chocolats sur la table.) Alors mesdames et messieurs, que voulez-vous pour Noël ? Un petit chocolat ?

La jeune fille (en voix off) : (continue à écrire dans son carnet): d’habitude, je trouve cela super chouette, un père Noël déguisé, mais aujourd’hui, je suis triste de m’avouer que je trouve cela pathétique.

La dame : (En rigolant) Hé, père Noël, je peux vous demander un mari et de l’argent pour Noël?

Le père Noël : Oh, désolé ma petite dame, (dit-il en souriant), tenez voici un chocolat, que Dieu vous bénisse.

La jeune fille : (tourne la tête en regardant vers la dame et le père Noël, et sourit)

Le père Noël : Et vous, jeune fille, vous voulez un chocolat ?

La jeune fille : Non, merci.

La jeune fille (en voix off) : Je dis non alors que j’en avais très  envie…

Le père Noël : Oh, je vous le dépose là, sur la table( sourit et pose le chocolat à côté du carnet de la jeune fille), que Dieu vous bénisse!

La jeune fille : (lève les yeux, sourit, l’air gênée et reconnaissante à la fois, puis retourne à son écriture dans son carnet)

La dame du bar : (s’approche de la jeune fille en déposant son café et dit avec l’accent belge) : je suis désolée de vous déranger ma petite dame, mais je viens vers vous parce que je vous vois écrire. Je ne sais pas si vous êtes écrivain, mais je voudrais vous demander un service…

La jeune fille : (d’un air curieux) Oui, je vous écoute.

La dame du bar : Bien voilà, j’ai un ami, enfin, un patron, un patron qui est mon ami, et je voudrais, si vous voulez bien, enfin… lui écrire des jolis voeux de Noël, bien écrits, vous voyez, sauf que moi, je ne sais pas trop bien écrire… Je vous vois écrire et j’imagine que vous écrivez bien, je peux vous demander de m’écrire une formule de Noël originale et gentille ?

La jeun fille : Heu, oui, avec plaisir, madame.

La dame du bar : Merci ma petite dame, vous êtes bien gentille ! Vous savez, c’est important je trouve de souhaiter du bien aux autres ! Venez, je vous emmène derrière mon bar, comme ça je vous donne une feuille  et un crayon.

La jeune fille : (un peu timide, petit sourire au coin des lèvres, s’approche, prend le crayon, la feuille et se met à écrire): Voici ce que j’ai écrit : “ Très cher… cette année, je ne vous souhaiterais pas ces mille voeux que l’on donne chaque année et qui ne veulent rien dire. Je vous souhaite bien plus. Que votre vie soit le fruit d’une explosion d’amour et de joie. Ne vous lassez pas de partager, soyez heureux, et surtout vivez le temps présent”.

La dame du bar : Wouah ! Merci ! Vous savez, il va être content mon patron ! Parce que, je vous l’ai pas dit, c’est pour mon patron que je vous ai demandé cela, car maintenant on est amis ! Vous savez très bien écrire! Merci.

La jeune fille : Et bien, heu…merci à vous!

La dame du bar : bah tu peux me dire tu, hein !

La jeune fille : (sourire) merci, à toi…

La jeune fille (voix off) : J’étais rentrée dans ce café en attendant quelqu’un, il n’est pas venu…  J’ai trouvé autre chose. La lumière est souvent là où on ne s’y attend pas.(s’en va, un sourire sur le visage.)

Crédit : Debora Mistretta (UEPAL)

MUSIQUE: United KID “ On écrit sur les murs ”

 

On écrit sur les murs
Kids United Nouvelle Génération
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
Partout autour de nous
Y’a des signes d’espoir dans les regards
Donnons leurs écrits car dans la nuit tout s’efface
Même leur trace
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi
Des mots seulement gravés pour ne pas oublier, pour tout changer
Mélangeons demain dans un refrain nos visages
Métissages
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi
Un beau jour sur le monde endormi

 

———————————————————————-

 

Clara: Lumière, ténèbre.

Une lumière n’a jamais autant brillé que dans l’obscurité.

«  Emmanuel » , Dieu est avec nous. Lorsque le vent souffle et que la pluie tombe, tu as toujours le choix d’allumer  ta bougie ou de laissée, seule, éteinte. Ne la garde pas seul pour toi, car un feu réchauffe plus qu’une simple flamme.

 

Oh lumière ou es-tu ? Tu es avec nous «  Emmanuel » , Dieu est avec nous.     Il ne nous promets que tous les jours soient bonheur et gloire, mais la paix l’Espérance l’amour sont à notre portée! Ce sont là de bien grands mots. Seuls ils ne sont que paroles envolées. Ensemble, ils déguisent de leurs plus beaux vêtements, de leurs plus belles couleurs. Ensemble, ils prennent vie par la prière, la communauté et le partage. Oh lumière ou es-tu ?

 

Tu es là « Emmanuel », Dieu est avec nous.

        FIN




Noël au bistrot

« Noël au bistrot » est une mise en scène de Débora MISTRETTA (UEPAL). Prévoir un bar, trois tables, quelques chaises. Une musique de café en fond sonore. Les personnages : une jeune fille écrivant dans un carnet, un faux père Noël déguisé qui donne des chocolats, une femme plutôt âgée habillée faussement chic, deux hommes qui boivent une bière, la voix off, et la femme du bar

La jeune fille (en voix off) : (la jeune fille est en train d’écrire dans son carnet.) J’étais là, assise sur une table, mes courses et mes bagages à mes pieds, je venais de rater mon train… Il me fallait maintenant attendre 3 heures, seule, avant mon prochain train. J’aurais aimé attendre quelqu’un mais finalement il n’est pas venu.

Le père Noël : (crie assis sur sa chaise avec un panier de chocolats sur la table.) Alors mesdames et messieurs, que voulez-vous pour Noël ? Un petit chocolat ?

La jeune fille (en voix off) : (continue à écrire dans son carnet):  d’habitude, je trouve cela super chouette, un père Noël déguisé, mais aujourd’hui, je suis triste de m’avouer que je trouve cela pathétique.

La dame : (En rigolant) Hé, père Noël, je peux vous demander un mari et de l’argent pour Noël?

Le père Noël : Oh, désolé ma petite dame, (dit-il en souriant), tenez voici un chocolat, que Dieu vous bénisse.

La jeune fille : (tourne la tête en regardant vers la dame et le père Noël, et sourit)

Le père Noël : Et vous, jeune fille, vous voulez un chocolat ?

La jeune fille : Non, merci.

La jeune fille (en voix off) : Je dis non alors que j’en avais très  envie…

Le père Noël : Oh, je vous le dépose là, sur la table( sourit et pose le chocolat à côté du carnet de la jeune fille), que Dieu vous bénisse!

La jeune fille : (lève les yeux, sourit, l’air gênée et reconnaissante à la fois, puis retourne à son écriture dans son carnet)

La dame du bar : (s’approche de la jeune fille en déposant son café et dit avec l’accent belge) : je suis désolée de vous déranger ma petite dame, mais je viens vers vous parce que je vous vois écrire. Je ne sais pas si vous êtes écrivain, mais je voudrais vous demander un service…

La jeune fille : (d’un air curieux) Oui, je vous écoute.

La dame du bar : Bien voilà, j’ai un ami, enfin, un patron, un patron qui est mon ami, et je voudrais, si vous voulez bien, enfin… lui écrire des jolis vœux de Noël, bien écrits, vous voyez, sauf que moi, je ne sais pas trop bien écrire… Je vous vois écrire et j’imagine que vous écrivez bien, je peux vous demander de m’écrire une formule de Noël originale et gentille ?

La jeune fille : Heu, oui, avec plaisir, madame.

La dame du bar : Merci ma petite dame, vous êtes bien gentille ! Vous savez, c’est important je trouve de souhaiter du bien aux autres ! Venez, je vous emmène derrière mon bar, comme ça je vous donne une feuille  et un crayon.

La jeune fille : (un peu timide, petit sourire au coin des lèvres, s’approche, prend le crayon, la feuille et se met à écrire): Voici ce que j’ai écrit : “ Très cher… cette année, je ne vous souhaiterais pas ces mille vœux que l’on donne chaque année et qui ne veulent rien dire. Je vous souhaite bien plus. Que votre vie soit le fruit d’une explosion d’amour et de joie. Ne vous lassez pas de partager, soyez heureux, et surtout vivez le temps présent”.

La dame du bar : Wouah ! Merci ! Vous savez, il va être content mon patron ! Parce que, je vous l’ai pas dit, c’est pour mon patron que je vous ai demandé cela, car maintenant on est amis ! Vous savez très bien écrire! Merci.

La jeune fille : Et bien, heu…merci à vous!

La dame du bar : bah tu peux me dire tu, hein !

La jeune fille : (sourire) merci, à toi…

La jeune fille (voix off) : J’étais rentrée dans ce café en attendant quelqu’un, il n’est pas venu…  J’ai trouvé autre chose. La lumière est souvent là où on ne s’y attend pas.(s’en va, un sourire sur le visage.)

Crédit : Débora Mistretta (UEPAL)