Pierre ou cailloux?

D’après 1 Pierre 2, 2-10…

  • Que fais-tu devant ce tas de cailloux ?
  • –  De pierres !
  • Des pierres, des cailloux… c’est pareil !
  • – Ah non ! Un caillou, c’est froid, impersonnel, anonyme.
  • Et une pierre ?
  • – Déjà c’est un prénom et puis tu peux toujours mettre des cailloux ensemble, tu n’obtiendras qu’un tas de cailloux comme tu dis. Mais en joignant des pierres, tu peux construire une maison en pierre, une église en pierre, un pont en pierre, … Ce n’est donc pas un tas de cailloux que je regarde mais un ensemble de pierres.
  • Un ensemble ? Pourquoi pas une chorale pendant que tu y es ? Ou un orchestre philharmonique ? Ou une paroisse ?
  • – La comparaison est bonne. Regarde comme chaque pierre a sa place, comme chacune d’elle a ses particularités et comme ensemble elles peuvent faire un édifice solide.
  • Tu m’inquiètes. Es-tu sûr que tu vas bien ?
  • – Reste tranquille quelques instants devant elles…
  • Comme une statue de pierre ?
  • – Si tu veux, mais sans rester de marbre, et tu comprendras…

(pause – A regarde les pierres et son visage s’éclaire)

  • Regarde celle-ci comme elle est particulière. On dirait qu’elle a reçu des coups de marteau.
  • – C’est possible, c’est peut-être une pierre que l’on a malmenée. Du coup, certains voudraient la mettre au rebut, mais tu vois, là, elle a sa place.
  • Oui, comme une pièce d’un rébus qui n’aurait plus de sens sans elle.
  • – Tu es en forme aujourd’hui !
  • Oui, je me sens bien, de mieux en mieux même. Je ne m’attendais pas à ce qu’un tas de ca… à ce qu’un ensemble de pierres me fasse cet effet.
  • – Et ces pierres sont comme toi : elles forment un tout. Si tu en enlèves une, cela aura des répercussions sur les autres. Comme toi, si tu as mal quelque part, c’est tout ton être qui souffre.
  • Mais là, c’est plutôt un souffle, un souffle harmonieux qui me traverse. Merci à ton orchestre de pierres.
  • – Et as-tu vu celle-ci avec ces couleurs irisées ?
  • C’est une pierre précieuse ?
  • – Elles le sont toutes, même si elles n’ont pas de valeur commerciale. Mais regarde comme en fait ce sont ses voisines qu’elle met en valeur.
  • Justement, je ne l’avais pas repérée.
  • – Moi, non plus, c’est à force d’attention que l’on se rend compte de la beauté de chacune.
  • Est-ce qu’elles ont toutes un point commun tu crois ?
  • – Le fait d’être ensemble, déjà. Et est-ce qu’elles ne te paraissent pas, pour la plupart, comme lissées, polies ?
  • Polies ? Oh, excusez-moi : bonjour les pierres !
  • – Je veux dire polies par l’eau, comme des galets.
  • Si, c’est vrai. Est-ce qu’elles ont séjourné dans l’eau ?
  • – Elles sont passées par l’eau. On les y a plongées.
  • Pourquoi ?
  • – C’est ce qu’on appelle le baptême. Ça te dit quelque chose ?
  • Laisse-moi deviner… ce n’est pas quand on dit à un enfant : « n’ai pas peur, je t’aime, je t’appelle par ton nom, tu es à moi » ?
  • – D’où connais-tu ça ?
  • C’est ce que j’ai appris d’un certain Axel… il y a longtemps (clin d’œil vers l’enfant en question baptisé quelques instants plus tôt)
  • – C’est exactement cela, c’est un amour qui nous est donné.
  • Et il sert à quoi ?
  • – Eh bien, tu vois : il transforme un tas de cailloux en un ouvrage architectural fait de pierres !
  • Et pas seulement…
  • – A quoi penses-tu ?
  • Il m’a fait passer, moi, de mes railleries du départ à l’émerveillement et à la reconnaissance.
  • – Comme si ton cœur de pierre était devenu un cœur de chair, alors ?
  • Tu vois, au départ, je voulais donner un coup de pied dans ton tas de cailloux. J’avais même déjà choisi le caillou qui prendrait le coup.
  •  – Lequel ?
  • Celui-là. Celui que je t’ai montré avant et qui semble avoir déjà pris des coups.
  • – Je vois. Un coup dans celui-là et tout s’effondre, as-tu pensé…
  • Exactement
  • – Et maintenant ?
  • Maintenant, j’ai envie de mettre un écriteau sur ton ensemble de pierres.
  • – Et qu’écrirais-tu ?
  • Prière de respecter ces pierres !… Mais il y a autre chose que les hommes que je crains…
  • – Quoi donc ?
  • J’ai peur qu’avec le temps la mousse ne se développe et envahisse les pierres.
  • – Je vais te lire un texte tout à l’heure qui dit que Dieu nous a appelés des ténèbres à la lumière.
  • Et alors ?
  • – Sais-tu comment les évangiles parlent de ce passage des ténèbres à la lumière ?
  • En enlevant la mousse présente sur des pierres ?
  • – En faisant rouler la pierre du tombeau au matin de Pâques.
  • Je ne vois toujours pas le rapport avec la mousse…
  • – En faisant rouler la pierre, Dieu nous préserve du désespoir, de la peur, de la haine – ce que représente la mousse. Or tu sais bien que « pierre qui roule n’amasse pas mousse » !
  • Tu veux dire qu’un cœur reconnaissant préserve des idées noires.
  • – On peut le dire ainsi.
  • Et que la pierre qu’on voudrait rejeter, et dans laquelle je voulais donner un coup de pied, est justement celle qui fait tenir le tout ?
  •  – Exactement, c’est elle qui maintient l’église.
  • Et si maintenant tu me lisais le passage dont tu parlais…
  • D’accord, écoute, ça se trouve dans la première épître de Pierre.
  • – C’est une blague ?
  • Non, c’est le texte prévu pour aujourd’hui, 1 Pierre 2, versets 2 à 10.

Lecture de 1 Pierre 2, 2-10

2  Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait spirituel et pur, afin qu’en le buvant vous grandissiez et parveniez au salut.

3  En effet, « vous avez constaté combien le Seigneur est bon. »

4  Approchez-vous du Seigneur, la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et jugée précieuse par Dieu. 5  Prenez place vous aussi, comme des pierres vivantes, dans la construction du temple spirituel. Vous y formerez un groupe de prêtres consacrés à Dieu, vous lui offrirez des sacrifices spirituels, qui lui seront agréables par Jésus-Christ.

6  Car voici ce qui est dit dans l’Écriture : « J’ai choisi une pierre précieuse que je vais placer comme pierre d’angle en Sion ; et celui qui lui fait confiance ne sera jamais déçu. »

7  Cette pierre est d’une grande valeur pour vous les croyants ; mais pour les incroyants « La pierre que les bâtisseurs avaient rejetée est devenue la pierre principale. »

8  Et ailleurs, il est dit encore : « C’est une pierre qui fait trébucher, un rocher qui fait tomber. »

9  Mais vous, vous êtes la race choisie, les prêtres du Roi, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu. Il vous a appelés à passer de l’obscurité à sa merveilleuse lumière, afin que vous proclamiez ses œuvres magnifiques.

10  Autrefois, vous n’étiez pas le peuple de Dieu, mais maintenant vous êtes son peuple ; autrefois, vous étiez privés de la compassion de Dieu, mais maintenant elle vous a été accordée.

  • Même l’épître est faite de Pierre !

Crédits : Pasteur Jean-Daniel FAIVRE ( 1967-2015) – photo de Pexels – PIXABAY




Merci d’avoir révélé aux petits

Matthieu 11, 25-30

25  En ce temps-là, Jésus s’écria : O Père, Seigneur du ciel et de la terre, je te remercie d’avoir révélé aux petits ce que tu as caché aux sages et aux intelligents. 26  Oui, Père, tu as bien voulu qu’il en soit ainsi.

27  Mon Père m’a remis toutes choses. Personne ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils et ceux à qui le Fils veut le révéler.

28  Venez à moi vous tous qui êtes fatigués de porter un lourd fardeau et je vous donnerai le repos. 29  Prenez sur vous mon joug et laissez-moi vous instruire, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes. 30  Le joug que je vous invite à prendre est facile à porter et le fardeau que je vous propose est léger.

Installation du pupitre par un jeune…  difficultés !

L’intelligent : Ce n’est pas comme ça qu’on installe un pupitre ! (il l’installe) Voilà. Maintenant c’est bon. 

Installation du micro (pas branché) par un autre jeune… difficultés !

L’intelligent : Ce n’est pas ce micro qu’il faut prendre. De toute façon il n’est pas branché, ça se voit. C’est celui-ci qu’il faut…

Le lecteur (se met en place au micro et commence à lire – doucement) : Seigneur, je m’incline devant toi… (mais le micro n’est pas allumé)

L’intelligent : Il faut d’abord allumer le micro, sinon ça ne marche pas. Vous n’êtes pas doués, c’est terrible.

Le lecteur (il reprend) : Seigneur, je m’incline devant toi…

L’intelligent : Mais non, ça c’est le texte de la confession des péchés. Maintenant, c’est la lecture de l’Evangile. C’est écrit sur le programme !!! (il apporte le bon texte)

Le lecteur (il reprend rapidement) : En ce temps-là, Jésus s’écria

L’intelligent : Eh, pas si vite. Les gens ne vont rien comprendre. Lis plus lentement. Il faut tout leur apprendre, c’est dingue !

Le lecteur (il reprend) : En ce temps-là, Jésus s’écria

(silence)

L’intelligent : Mais où est Jésus ? Eh, c’est toi qui as le rôle de Jésus, alors viens… Tu as le bon texte au moins ! Montre-moi… Allez, c’est à toi. Il faut que je fasse tout ici !

Jésus (parle à côté du micro) : O Père, Seigneur du ciel et de la terre…

L’intelligent : A quoi ça sert d’avoir un micro si tu ne parles pas dedans. Parle-donc dans le micro !

Jésus (il reprend) : O Père, Seigneur du ciel et de la terre, je te remercie…

L’intelligent : Voilà, c’est presque bon. Il était temps. En tout cas, c’est sûr : vous pouvez me remercier !

Jésus (il reprend) : O Père, Seigneur du ciel et de la terre, je te remercie d’avoir révélé aux petits ce que tu as caché aux sages et aux intelligents.

L’intelligent : Qu’est-ce qui est caché aux sages et aux intelligents ?

Le lecteur : Tu ne sais pas ?

L’intelligent : Non, je ne vois pas ce que je ne saurais pas.

Le lecteur : L’humilité peut-être ?!

Le lecteur : on peut continuer ? (pas de réponse) Bon, allons-y.

Jésus : Oui, Père, tu as bien voulu qu’il en soit ainsi.

(s’adressant à l’assemblée) Mon Père m’a remis toutes choses. Personne ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils et ceux à qui le Fils veut le révéler.

Intervenant1 : Aux tout-petits en somme.

Intervenant2 : Oui, à ceux qui sont humbles.

Intervenant1 : Seulement voilà. La vie est bien souvent difficile.

Intervenant 2 : Nos soucis sont comme des poids à porter, bien lourds pour nous.

Lecteur : Et si nous laissions Jésus terminer ce qu’il a à dire…

Intervenant1 : Bonne idée.

Intervenant2 : Il a toujours des paroles réconfortantes

Lecteur : pour les tout-petits !

Jésus : Venez à moi vous tous qui êtes fatigués de porter un lourd fardeau et je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et laissez-moi vous instruire, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes. Le joug que je vous invite à prendre est facile à porter et le fardeau que je vous propose est léger.

Intervenant3 : Sais-tu que quand on fait les choses par amour, tout paraît plus léger ?

Intervenant4 : Comment ça ?

Intervenant3 : Je vais te raconter une histoire qui aurait pu se passer au Cameroun.

Intervenant4 : En Afrique ?

Intervenant3 : Oui, car là-bas, on n’utilise pas de poussette.

Intervenant4 : Comment font alors les gens pour porter leur bébé ?

Intervenant3 : Ils les portent sur le dos.

Intervenant4 : Ça doit être fatigant.

Intervenant3 : En plus, dès 6-7, ans les petites filles peuvent être amenées à porter leur plus jeune frère ou sœur au dos.

Intervenant4 : Quel poids ça doit représenter pour elles !

Intervenant3 : Justement. Un jour, un monsieur a dit à une de ces petites filles qui portait son petit frère sur le dos :

Le monsieur : Mais c’est un bien lourd fardeau que tu as sur le dos ma petite.

Intervenant3 : Et la petite fille a répondu :

La fille : Ce n’est pas un fardeau, Monsieur, c’est mon petit frère.

 L’intelligent : Si je comprends bien ce que vous dites : l’intelligent calculerait le poids du bébé le comparerait au poids de la petite fille et dirait, cette charge est trop lourde. Alors que celui qui est humble ne voit pas une charge mais un frère à aider. Ça change quand même les choses…

Crédits : Pasteur Jean-Daniel Faivre (1967-2015)

 




Dialogue entre Martin Luther et Luc

Romains 8, 1-2.10-11

1  Il n’y a donc, maintenant, plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. 2  Car la loi de l’Esprit qui donne la vie en Jésus Christ m’a libéré de la loi du péché et de la mort. 10  Si Christ est en vous, votre corps, il est vrai, est voué à la mort à cause du péché, mais l’Esprit est votre vie à cause de la justice. 11  Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous.

ML : J’ai froid… et j’ai chaud.

L : Serais-tu malade ?

ML : Le froid de la mort me paralyse, la chaleur de l’enfer me consume.

L : Ça paraît bien sérieux. Comment t’appelles-tu ?

ML : Martin Luther.

L : Eh bien, Martin, dis-moi, veux-tu que je t’examine ? Je suis docteur.

ML : Tiens, moi aussi. Je suis docteur en théologie.

L : Moi, en médecine.

ML : Quel est ton nom ?

L : Luc.

ML : Luc, c’est bien aimable de ta part, mais personne ne peut me réchauffer, ni personne me rafraîchir.

L : Aurais-tu peur de mourir ?

ML : Pas toi ?

L : … Non.

ML : N’as-tu pas peur de l’enfer ?

L : … Non !

ML : Tu me sembles bien inconscient, Luc, comment se peut-il que tu n’aies pas peur de l’enfer ?

L : J’ai l’assurance que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les forces des hauteurs, ni celles des profondeurs, rien ne pourra me séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. (Romains 8, 38)

ML : Si seulement c’était vrai. Mais tu dois être le seul sur cette planète à penser cela.

L : Il y a encore au moins celui qui a écrit cela.

ML : Ce n’est pas de toi ?

L : Non. D’un ami… Paul… de Tarse.

ML : Je crois que vous vous faites des illusions tous les deux. Dieu est un Dieu qui met à l’épreuve et qui nous tente au-delà de nos forces, c’est pour cela que nous souffrons.

L : Mon ami a aussi écrit quelque chose à ce sujet, il a écrit : « Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; au moment où surviendra la tentation, il vous donnera la force de la supporter et, ainsi, le moyen d’en sortir. »

ML : Mais c’est lui qui envoie la tentation. Pourquoi enverrait-il le moyen d’en sortir ?

L : Je pense qu’effectivement il y a des difficultés dans la vie. Mais Dieu nous comprend et il nous aide car Jésus lui-même a souffert.

ML : Justement, si Jésus a souffert, il nous faut souffrir davantage, car le serviteur n’est pas plus grand que le maître.

L : Mais le maître, comme tu dis, est justement passé devant pour nous aider à notre tour.

ML : Écoute, je connais quelqu’un qui a vu sa vie défiler devant ses yeux comme des traces de pas sur le sable. Il y avait deux traces de pas. Mais qu’une seule à certains moments, et c’était justement les moments les plus durs de sa vie. Tu vois bien que Dieu l’avait abandonné dans les moments les plus durs.

L : Je crois qu’au contraire, dans les moments les plus durs, s’il n’y avait qu’une trace, c’était celle de Dieu qui portait ton ami.

ML : Si tu pouvais avoir raison…

L : C’est à croire car le juste vivra par la foi. C’est ce que nous lisons dans le livre d’Habacuc qui se trouve dans la Bible comme tu le sais.

ML : Mais si le juste vit par la foi et qu’il croit que Dieu est amour…

L : Eh bien oui, « il n’y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. » C’est aussi une phrase de mon ami Paul.

ML : Mais pourquoi mon esprit me condamne-t-il ? Ou me fait-il croire que Dieu me condamne ?

L : « Car notre corps, il est vrai, est voué à la mort, mais l’Esprit est vie à cause de la justice de Dieu. »

ML : La justice de Dieu n’est-elle pas de punir le coupable ?

L : La justice de Dieu est celle qui rend juste le coupable.

ML : Mais cela va à l’encontre de toute loi ?

L : Pas contre la loi de l’Esprit. « La loi de l’Esprit donne la vie en Jésus Christ qui nous a libérés de la loi du péché et de la mort. »

ML : L’Esprit nous libère du péché et de la mort…

L : Il nous libère et nous donne la paix. Tu connais cette parole de Jésus (Jean 14, 27) : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Que votre cœur ne s’alarme pas. » C’est l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint qui nous rappelle cela. C’est ce que disait Jésus.

ML : Il n’y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ car la loi de l’Esprit qui donne la vie nous a libérés du péché et de la mort…

Mais alors, cela change tout !

L : Beaucoup de choses, en effet.

ML : Nous n’avons plus à craindre la mort, ni l’enfer, ni la colère de Dieu, tout simplement parce que Dieu est amour.

L : C’est pour cela que Paul a écrit ses lettres. C’est pour cela qu’il a voyagé. Comme tu es théologien, tu sais bien ce que signifie le terme Evangile ?

ML : Il signifie Bonne Nouvelle. Au fait, ton Paul il vit toujours ?

L : Non, il a vécu il y a presque 15 siècles.

ML : Cela fait donc près de 1500 ans qu’il a écrit cela aux chrétiens de Rome. Et aujourd’hui, nous ne l’avons toujours pas compris !

L : C’est pour cela qu’à chaque époque, il faut des témoins, des personnes qui vivent de cette paix, qui se nourrissent de cette foi pour porter au monde le message de Jésus.

ML : Eh bien moi aussi je vais écrire, pour les gens de mon époque. Et grâce à l’invention de Gutenberg, je pourrai même toucher tous les habitants de l’empire germanique. Allez, plus de temps à perdre, il faut que je m’y mette.

L : Eh bien, Martin, que l’Esprit de Dieu t’accompagne et qu’il bénisse ton ouvrage aujourd’hui, demain et pourquoi pas dans cinq siècles encore… en suscitant toujours à nouveau des témoins de son amour.

Crédits : Pasteur Jean-Daniel FAIVRE (1967-2015)




La légende des moutons

Cette saynète de Noël est une pièce qui fait réfléchir petits et grands : ne sommes-nous pas des moutons, qui suivons, qui nous plaignons, qui ne sommes souvent pas capables de prendre les décisions qui, pourtant, s’imposeraient ? Cette saynète invite à devenir responsable de notre monde, pour qu’il soit plus beau. Elle invite aussi à se laisser transformer en Jésus-Christ afin qu’il inspire nos choix et nos décisions.

Attribution des rôles

  • Alice (6 interventions) :
  • Rachel (10 interventions) :
  • Cavalier (1         “         ) :
  • Voyageur 1 (1)
  • Voyageur 2 (1) :
  • Voix 1 (3) :
  • Voix 2 (3) :
  • Voix 3 (3) :
  • Bergère Louise (13) :
  • Bergère Sophie (12) :
  • Bergers Sam (15) :
  • Marie (6) :
  • Joseph (6) :
  • Pasteur (5) :
  • Mélissa (10) :
  • Beverly (9) :

Musique :

La légende des moutons

On frappe les 3 coups (et on attend le silence) !

Acte I

Les voyageurs sont prêts derrière les collines. Le cavalier va se positionner en bas de l’escalier. Alice et Rachel sont prêtes à entrer depuis la porte de l’église.

Allumer les lumières

  • Alice (Attendre le silence) Tu as déjà remarqué que certaines personnes se plaignent tout le temps que tout va mal ?
  • Rachel Oh oui. Mais ce n’est rien. Il paraît qu’il y a bien longtemps, il a existé un temps ou tout allait vraiment mal. C’était avant la radio et la télévision, mais les mauvaises nouvelles n’arrêtaient pas.
  • Alice Oui, Inondations, famines, guerres. Tout !
  • Rachel  Tout ! (Le cavalier se met en route depuis le bas de l’escalier) Quand un cavalier passait, on lui disait : « Holà, salut cavalier, quelles nouvelles? »
  • Cavalier (cheval)  Mauvaises. La sécheresse continue. Plus rien ne pousse. Et les animaux n’ont plus rien à manger.
  • Alice C’était terrible !
  • Rachel Terrible. (Les voyageurs démarrent depuis derrière les collines) Et quand des voyageurs étaient de passage. On leur disait : « Salut voyageurs, quelles nouvelles ? »
  • Voyageur 1 Nous venons de loin et les nouvelles ne sont pas meilleures là-bas.
  • Voyageur 2 C’est la guerre en Mésopotamie.
  • Rachel Oui, c’était terrible en ce temps-là.

Chant : Rien ne va plus (strophe 1)

Diminuer les lumières

Le cavalier et les voyageurs vont se changer rapidement en moutons, et se tiennent prêts avec un micro à faire les voix depuis derrière les collines. Les bergers se cachent derrière les collines.

  • Rachel C’était comme ça en ce temps-là.
  • Alice Les gens en avaient tellement assez d’entendre des mauvaises nouvelles qu’ils ne savaient plus quoi faire.
  • Rachel Peu à peu, ils se sont contenté de dire : (les voix doivent être prêtes !)
  • voix 1 De toute façon, on ne peut rien y changer !
  • voix 2 Ils n’ont qu’à se taper dessus. Ce ne sont pas nos affaires !
  • voix 3 En tout cas, il ne faut se mêler de rien.
  • voix 1  C’est comme ça, on ne peut rien y faire.
  • voix 2 Bof !
  • voix 3 T’en mêêêle pas
  • voix 1,2 et 3 Bêêêêêê.
  • Rachel Et c’est ainsi que les hommes et les femmes ont été changés en moutons !


Chant : Nous sommes des moutons 
Les moutons sortent de derrière la colline, viennent sur le grand tapis vert et chantent à genoux ; les bergers vont se mettre : Sam à la porte du temple, Sophie vers la sacristie, Louise de l’autre côté.  A la fin du chant, les moutons broutent immobiles et bêlent doucement de temps à autres.

  • Rachel Tous les gens avaient été changés en moutons. Tous… enfin presque !

Rachel et Alice vont vite se changer en moutons et viennent brouter sur le tapis vert.Baisser les lumières

Acte II

  • Bergère Louise Ah ! Enfin quelqu’un d’autre que moi qui n’est pas devenu un mouton !
  • Berger Sam Ouf ! J’ai bien cru que j’étais le seul.
  • Bergère Sophie Vous savez pourquoi on ne s’est pas transformés en moutons, vous et moi ?
  • Bergère Louise Je crois que c’est parce que, pendant que tout le monde se lamentait, j’ai décidé de faire un peu de feu pour qu’ils ne prennent pas froid.
  • Berger Sam Et moi, j’ai fait de la soupe. Quand ils auront fini de pleurnicher, ils auront certainement faim.
  • Bergère Sophie Moi je finissais de réparer un abri en bois.
  • Bergère Louise  Nous voilà donc bergers. Avec tous ces moutons, on a du travail !
  • Berger Sam Finie, la tranquillité ! Nous voilà responsables d’un troupeau immense.
  • Bergère Sophie Cela me fait un peu peur, d’avoir la responsabilité de tous ces moutons…
  • Bergère Louise  Nous verrons cela demain. Pour l’instant, je vais aller essayer de dormir. (Va se coucher sur le coin droit du tapis vert) J’espère qu’ils arrêteront de bêler au moins un moment, sinon je ne vais pas fermer l’œil !
  • Berger Sam Bonne nuit ! (S’assied, fait semblant de se réchauffer les mains à un feu)
  • Bergère Sophie Bonne nuit ! (Se couche sur le coin gauche du tapis vert, avec sa lanterne)

Musique : calme La musique devient plus douce et le berger dit :

  • Berger Sam  C’est bizarre. La nuit est calme. Je n’entends même plus les moutons. Je ne sais pas si ils ont arrêté de bêler ou si c’est moi qui ne fais plus attention. J’ai envie de me mettre en route avec mon troupeau. C’est le milieu de la nuit et je ne sais pas où aller, mais j’y vais !


Sam prend son bâton, fait le tour des fleurs suivi de deux moutons ; Sophie allume sa lanterne et part dans l’autre sens, suivie de deux moutons ; ils se rencontrent devant la scène. Louise part derrière les collines suivie de ses moutons. S’il n’y a pas la place, les enfants font semblant de marcher.

  • Berger Sam  Bonjour. Toi aussi tu es dehors à cette heure-là ?
  • Bergère Sophie  Il faisait tellement sombre et ma petite bougie éclairait tellement mal que je me suis dit : Ca ne peut plus durer. Je sors ! Peut-être qu’il fait moins sombre dehors !
  • Berger Sam  Il faisait tellement froid, mon petit feu chauffait tellement mal, que je me suis dit : Ca ne peut plus durer. Je sors ! Peut-être qu’il fait moins froid dehors !
  • Bergère Sophie Mais regarde, voilà une autre bergère ! (Louise revient suivie de ses moutons)
  • Bergère Louise   J’étais tellement seule que je n’arrivais plus à chanter une chanson dans ma tête. Je me suis dit :Ca ne peut plus durer. Je sors ! Peut-être que je serai moins seule dehors !
  • Berger Sam Continuons notre route ensemble.

Musique Les 3 bergers, suivis des moutons, se mettent en route en direction de la tour, font le tour des fleurs et, lorsque la musique s’arrête, ils reviennent rapidement sur le tapis vert.

  • Bergère Sophie  Regardez ! On dirait que la nuit est moins sombre…
  • Berger Sam Vous sentez ? On dirait que le froid pique moins qu’avant.
  • Bergère Louise ça y est ! Je me sens moins seule.
  • Bergère Sophie Évidemment, nous sommes trois !
  • Bergère Louise  Même quand on est plusieurs, il arrive qu’on se sente seul. Mais maintenant, c’est différent, nous sommes… ensemble !

Chant : Ô nuit bienveillante (avec les gestes)

Baisser les lumières – Marie et Joseph vont tout de suite se changer derrière les collines puis viennent se placer dans la crèche, derrière le rideau.

Acte III

  • Bergère Sophie Nous avons bien marché. Voilà que nous arrivons dans une petite ville.
  • Berger Sam Vous avez remarqué, toutes les maisons se ressemblent !
  • Bergère Sophie  Pas toutes… (se déplace à gauche de la fenêtre) Regardez celle-là ! Elle est toute sombre.
  • Berger Sam Oui, le reste du village est bien éclairé, mais cette maison est un peu en dehors. Elle semble froide.
  • Bergère Louise   Écoutez ! (Marie imite des pleurs de Jésus) On dirait les cris d’un enfant qui pleure. Il y a donc quelqu’un dans cette maison !
  • Bergère Sophie  Qu’est-ce qu’on fait ? On entre ? Ou en s’en mêêêêle pas ?
  • Bergère Louise  T’es bêêêête, bien sûr, on y va

Quelqu’un descend le rideau. On voit Joseph et Marie, un enfant dans les bras, qui tentent de calmer l’enfant. Les bergers font attention de ne pas se tenir devant la crèche, mais se tiennent sur le côté en parlant.

  • Bergère Sophie  J’ai mis ma chandelle à l’abri des courants dans cette lanterne. Tenez, je vous la donne. Il fait si sombre ici !
  • Berger Sam  J’ai emporté quelques braises de mon feu dans cette chaufferette. En soufflant un peu dessus, le feu va repartir.
  • Bergère Louise Vous êtes tous seuls ici, avec le bébé qui pleure.Je vais vous chanter une chanson. Bergère Louise chante une chanson.
  • Joseph  Merci. On se sent mieux ! C’est heureux que vous soyez venus jusqu’à nous.
  • Marie On y croyait à peine. Il parait qu’une bonne nouvelle est arrivée cette nuit. Dieu est là !
  • Les bergers regardent au ciel (les lumières éclairent le plafond)
  • Marie  Ne regardez pas tout là-haut ! Il n’est pas plus grand que ce nouveau-né.
  • Joseph Mais il va grandir. Et il n’y aura plus besoin de se résigner face aux mauvaises nouvelles.
  • Berger Sam  Ah bon ? Vous croyez que c’est possible ?
  • Joseph Nous allons prendre soin de ce bébé. Et nous croyons que la bonne nouvelle va grandir avec lui. Elle va se répandre un peu partout !
  • Marie Nous l’avons appelé Jésus. Cela veut dire « Dieu sauve ».
  • Bergère Louise « Dieu sauve « ? Mais qu’est-ce que cela veut dire ?
  • Marie  Cela veut dire que Dieu donne du courage. Que Dieu aide.
  • Joseph Cela veut dire que Dieu n’est pas loin, qu’il agit. Et que les choses changent.
  • Bergère Sophie « Dieu sauve » cela veut dire que Dieu vient quand il fait trop sombre : et on dirait qu’il fait clair !
  • Berger Sam Dieu vient quand il fait froid : et on dirait qu’il fait doux !
  • Bergère Louise  Dieu vient quand on est trop seuls : et on est vraiment ensemble ! A votre bébé, je lui donne un deuxième prénom : Emmanuel. Il paraît que cela veut dire « Dieu est avec nous ».
  • Bergère Sophie Nous n’allons plus nous laisser décourager par les mauvaises nouvelles !
  • Berger Sam Nous allons aussi guetter les bonnes nouvelles : nous en trouverons sûrement !
  • Bergère Louise  Et même, des bonnes nouvelles, nous allons en donner !

Remettre le rideau. Marie et Joseph enlèvent leur costume derrière les collines et viennent chanter

Chant : Aube nouvelle

Théâtralement, à la fin du chant les moutons enlèvent leur déguisement.

Ils les déposent par terre et s’asseyent devant.

Acte IV

  • Rachel (En regardant le public) Regarde, il n’y a plus de moutons ! Ils ont tous disparu !
  • Alice   À la place des moutons, il y a des gens. Beaucoup de gens ! Des petits, des grands, des filles, des garçons, des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes. Tous différents !
  • Rachel Quelle chance. Tu imagines si ce temple étaient rempli de moutons aujourd’hui ?!?
  • Alice  Pourtant, on entend encore parfois des gens qui disent : « Tout va mal… On ne peut rien y faire… Il ne faut pas s’en mêler… » Et même à Noël !
  • Rachel J’ai une idée ! Quand tu entendras quelqu’un se plaindre que tout va mal et qu’il ne faut pas s’en mêler, tu pourras lui dire : « C’est bêêêête ! » Mais attention, juste pour Noël !

Tous les enfants reviennent sur le tapis vert

Chant : Rien ne va plus (2e strophe)

Baisser les lumières !

Acte V

Les autres enfants s’asseyent en arc de cercle devant la scène, immobiles.

  • pasteur Mais alors, si tout peut changer, moi j’aimerais voir ça ! Concrètement, les enfants, comment on peut faire pour que la vie soit plus belle ?
  • Mélissa Moi j’ai changé de prénom
  • pasteur Comment ça, changé de prénom?
  • Mélissa Moi, je m’appelais Mêêêlissa
  • Beverly Moi, je m’appelais Bêêêverly
  • Pasteur Pourquoi vous parlez au passé, je m’appelais… c’est plus comme ça ?
  • Mélissa Maintenant, moi c’est Mélissa-Emmanuelle
  • Beverly Moi c’est Beverly-Emmanuelle
  • Pasteur Ah, qu’est-ce qui s’est passé pour que vos prénoms changent à ce point ?
  • Beverly J’étais tellement sûre que Dieu était avec moi que je ne pouvais pas rester seule. Je l’ai invité à venir encore davantage avec moi. C’est ça que veut dire, Emmanuel !
  • Mélissa Oui, c’est drôlement mieux quand Dieu est avec nous !
  • Beverly Conduire sa vie, c’est un peu comme conduire une voiture. Parfois, on a envie de la conduire toute seule, et on met Dieu sur le siège arrière, pour ne pas trop qu’il nous dérange à vouloir nous donner des bonnes idées.
  • Mélissa  Et des fois, on le met dans le coffre, parce qu’il est vraiment trop encombrant ! Et parfois, il frappe (toc, toc, toc) : Eh ! je suis là !
  • Beverly  Moi, j’ai envie que ce soit lui qui conduise ma voiture pour qu’il m’aide à faire des bons choix
  • Mélissa Moi aussi, pour qu’il m’aide à ne pas rechercher seulement mon bonheur mais aussi  celui des autres.
  • Beverly Pour qu’il me donne la paix et qu’il m’aide à la semer autour de moi.
  • Mélissa Pour qu’il me rende plus forte et capable de donner davantage d’amour.
  • Pasteur  Ouah ! avoir Dieu au volant de ma voiture, ça a l’air vraiment chouette ! J’aime bien cette image, mais, à l’époque de la Bible, il n’y avait pas encore de voiture, vous tirez d’où cette image ?
  • Bevely (En regardant Mélissa) Qu’est-ce que tu en penses Mélissa ?
  • Mélissa Mais oui ! Au Psaume 25, c’est écrit : « Dirige-moi vers ta vérité, car tu es le Dieu de ma Vie. » C’est comme lui demander de prendre le volant de ma voiture !
  • Beverly Ah, et puis au Psaume 139, c’est écrit : « Regarde si je suis sur un chemin où je risque de me perdre, et conduis–moi sur la voie qui va vers toi ! », c’est un peu comme si je lui demande de l’aide pour choisir ma route lorsque je suis en voiture.
  • Mélissa  Ça m’est arrivé dans ma vie de laisser le volant à Dieu. J’avais vraiment pas envie de faire quelque chose, mais en réfléchissant, je m’étais dit : ça ferait plaisir à mon amie. Alors, je l’ai fait et quand j’ai vu sa joie, ça m’a apporté du bonheur.
  • Beverly Mais c’est pas seulement pour nos amis qu’on peut le faire ! C’est aussi pour ceux qui sont moins sympa !
  • Mélissa  C’est bien ce que je disais, conduire sa vie, c’est comme conduire sa voiture, je donne le volant à Dieu et là, je lui fais confiance !


Tous les enfants se lèvent, se donnent la main, les gens applaudissent, on se penche trois fois pour remercie
r.

Voici les chants, avec certaines partitions :

pointkt.org/…020/01/Chants-partitions.pdf

CE Chants moutons

Et voici un modèle pour faire un serre-tête en forme d’oreilles de moutons avec de la feutrine blanche et noire et de l’ouate :

Conte écrit sous forme de saynète par Diane Friedli, pasteure à Colombier (Suisse). Tiré du livre de :

Hélène Küng, « Un jour à ne pas manquer, et autres contes de Noël », Labor et Fides, Genève, 2005

Crédit : Nicole Rochat




Les parlottes des Théopopettes®

Qu’est-ce que c’est?

Une parlotte est un spectacle suivi d’une interaction avec le public. Le spectacle, qui met en scène des marionnettes, permet d’aborder des sujets de la vie quotidienne. Inspirées de la philosophie pour les enfants, « Les Parlottes des Théopopettes® » incitent les plus jeunes au dialogue. Elles se veulent un outil encourageant les enfants à être les acteurs de leur propre pensée philosophique et spirituelle. Théo, Popette aidés parfois de quelques amis font surgir au cours de la saynète des questions sur un thème : l’amitié, la jalousie, la mort, le handicap, l’ennui, la différence… Une quarantaine de saynètes sur autant de sujets existent.

Les Parlottes des Théopopettes® existent sous 3 formes et rencontrent un joli succès auprès des enfants mais aussi des adultes.

  1. Les spectacles:
  • En saison :depuis 2009, les parlottes des Théopopettes® sont jouées à quinzaine entre octobre et avril. Après le spectacle, un goûter est offert et les familles repartent avec la « Feuille des Théopopettes® ». Cette feuille permet de poursuivre la réflexion en famille et de découvrir un texte biblique en lien avec le thème abordé ce jour-là.
  • En tournée :les Théopopettes® se déplacent à la demande en suisse romande et dans toute la francophonie : dans les paroisses mais aussi les écoles, centres de loisirs, théâtres. Ces représentations font l’objet d’une démarche pédagogique mise en place entre les intervenants et le lieu hôte.
  1. Trois DVD, compilations des trois premières saisons sont disponibles.
  2. Et depuis peu, une collection de livresa été créée : la collection des Théopopettes. Chaque album se décline sous la forme :

–           d’une petite histoire qui met en scène Popette, Théo et Sipoint

–           de pages consacrées à des questions « pour discuter » et « pour parlotter »

–           un encart « pour les grands » qui proposent quelques pistes de réflexion à l’adulte qui partagera la lecture avec l’enfant

–           un texte biblique qui n’est pas commenté mais introduit par la FourmiX. Ce texte met en perspective le thème en proposant un récit tiré de la Bible qui se veut une ouverture sur notre culture.

Lesquels de ces outils sont utilisables ?

Tous, à des degrés différents. Une expérience inoubliable : Invitez les Théopopettes à venir chez vous ! Mais aussi :

  • Vous voulez rejouer une saynète des Théopopettes ? Les textes des parlottes sont déposés et disponibles sur demande auprès de la Société Suisse des Auteurs.

En plus des titres proposés sur les DVD (liste ci-dessous), il existe plusieurs parlottes sur des thèmes spécifiques : la Réforme, les droits des enfants, le cancer, le conseil œcuménique des églises et noël… renseignements disponibles auprès de l’auteure : florence.auvergne-abric@protestant.ch

  • Visionner un épisode d’un DVD ? Ils sont en vente : un extrait ou une parlotte en entier peuvent représenter une formidable amorce pour des discussions. Pourquoi ne pas créer un « club Théopopettes » ?
  • Parcourir un livre ? Les livres sont disponibles chez Olivetan et l’OPEC, sont également des prétextes à des échanges, en particulier avec les plus jeunes.

Dans tous les cas et quelle que soit la formule choisie, l’échange avec les enfants est préparé : le DVD de la saison 1 propose des exemples d’outils pédagogiques :  jeux, images, photos, objets qui serviront d’amorce. La lecture de la « Feuille des Théopopettes® » (voir un exemple sur le site www.theopopettes.ch) permet de se sensibiliser au thème. Une règle d’or : il est important que l’animateur adulte se pose à lui-même les questions qu’il compte poser aux enfants.

Question d’attitude…

 

DVD Saison 1

2011’ – 187’ au total

Age : 5-10 ans

+ dossier pédagogique sur la partie DVD – rom

Titre de l’épisode                             Thèmes

Mais où est Théo ?                            L’absence, l’amitié
Bonbon et araignée                           L’apparence des choses
Les chaussures à l’envers                 L’image de soi, le rapport aux autres
Qu’est-ce qu’on attend ?                   L’attente
La maladie de « jalouserie »             La jalousie
FourmiX est malade»                        La maladie, la réalité
Rêve ou réalité ?                               Le rapport à la réalité et au rêve
C’est pas juste !                                 L’injustice
Théo part en voyage                         Devenir grand
Les Théopopettes© prennent
soin de leur planète !                         L’écologie
Dieu tu es comment ? !                     L’image de Dieu, à quoi ressemble Dieu

 

DVD SAISON 2              

20131’ – 196’ au total

Age : 5 – 10 ans

Feuilles des Théopopettes téléchargeable 

                                        sur www.theopopettes.ch

Titre de l’épisode                            Thèmes
Les experts                                       L’apprentissage, l’indépendance, grandir
Un ami dans unepochette                L’amitié
Les « différessemblances » Vu à la TV !  La différence, le respect, la rencontre
Pourquoi faut-il obéir ?                     L’obéissance, la liberté, le choix
C’est pas moi !                                  Le mensonge, les petites bêtises
Pourquoi faut-il se séparer ?            La séparation, les parents, l’attachement
Théo est à l’hôpital                           La maladie, la vérité,
Qui je suis, moi ?                              Grandir, le choix, l’égalité fille/garçon
Chic, on se retrouve !                       Le courage,
T’es où, Dieu ?                                 Où est Dieu ? Là où cela va bien ? Là où cela va mal ?
Bonus :                                             Les grands

 

DVD SAISON 3         

2014’ – 192’ au total

 Age : 5 – 10 ans

 Feuilles des Théopopettes téléchargeable

                                         sur www.theopopettes.ch

Titre de l’épisode                               Thèmes

Est-ce que Popette a changé ?          Le changement
L’infini et… l’au-delà !                          Les limites = l’infiniment grand/petit
Le cadeau                                           L’envie, la convoitise
Et si on se déguisait ?                        Se déguiser
Les gros mots                                     La politesse, obéir
La mort, c’est pour longtemps ?         La mort
C’est pas bien calculé !                      La famille, les frères et sœurs, partager
Encore une minute…                          L’ennui, le temps, les jeux vidéos
C’est lui qui a commencé !                 Diriger, les petits chefs
Dieu, tu fais quoi ?                             Que fait Dieu : il donne ou il reçoit ?
Bonus :                                               Les grands, la chanson

Crédit : Nicole Rochat

 

 

 

 

 




Noël, le temps et l’argent

« Le temps et l’argent » est une saynète de noël proposée par le pasteur-vicaire, Nicolas Brulin, UEPAL. C’est une libre adaptation de l’histoire « Mon noël préféré » .

L’auteur propose dans l’introduction, la présentation des planches  de dessin (ou  Kamishibaï)  illustrant les évangiles de la nativitié : Luc et Matthieu. Les images ne sont pas fournies, mais le tableau de la page 1 du document à télécharger propose concrètement un projet d’illustrations à faire  réaliser par des enfants.

Après l’introduction, nous découvrons la saynète,  entrecoupée par 3 chants;

Télécharger le document (7 pages) ici Saynete_TempsEtArgent

Crédits : Nicolas Brulin, UEPAL