Prière pour la création

Prière pour accompagner un culte du temps de la création ou tout autre culte impliquant ce motif essentiel de la prière. Inspirée de la prière que Jésus a appris à ses disciples, reprenant le rythme et les motifs aux tons de la sauvegarde de la création. Auteur : groupe de prière du Guatemala. Site : www.voir-et-agir.ch/ texte-impulsion

Notre Père

Qui es dans la forêt, dans le désert, dans la mer et dans la ville

Que ta création soit sanctifiée

Elle qui se développe abondamment

Et se manifeste  pleine de vigueur et de vie.

Que ta sagesse nous atteigne afin de protéger la beauté que tu nous as confiée

Dans l’arc-en-ciel et dans la fleur

Dans l’eau et dans les terres fertiles

Dans le souffle chaud du soleil et dans la pénombre rafraichissante

Que ta volonté soit faite, pour que nous, qui sommes faits à ton image, acceptons les défis,

Puissions-nous nous préoccuper de la pérennité de ta création

Donne-nous le vert de chaque jour dans les champs, les déserts et dans le jardin terrestre qui se meurt.

Pardonne-nous d’être irresponsables et de ne pas nous occuper de la planète que tu nous as transmise

Que nous pardonnons aux pollueurs grâce à ton amour infini

Nous prions en ton nom

Pour qu’ils cessent toute dépravation envers ta création

Qui est la maison que partage toute l’humanité.

Ainsi soit-il.

Amen




La fraternité chez les apôtres

 

Sur le thème de la fraternité quelques paroisses d’Alsace ont imaginé des animations bibliques pour un rassemblement d’enfants entre 5 et 12 ans. Ici, la présentation d’une de ces animations proposées par Hélène Marx (UEPAL)

La vie des apôtres

Animation : tous assis autour de la table avec une  Bible ouverte. Nous voici assis, tous autour d’une même table, comme en famille ! Tous différents, mais d’une même famille… Les uns et les autres … Les uns avec les autres et chacun fait attention à l’autre… Quand l’un parle, les autres écoutent. Quand l’un dit « tu peux me passer le pain ? »,  l’autre répond. Car, en famille, on est attentif les uns aux autres !  Les grands veillent sur les petits, par exemple, on aide les parents, on met la table, on fait passer la corbeille à pain… Tout cela, vous connaissez, n’est-ce pas ?

Deuxième animation interactive : chacun présente sa famille et se situe dans la fratrie.  Combien de frères et sœurs (le plus grand, le plus jeune, au milieu). Chacun, chacune est invité à dire  ce qui et bien  entre frères et sœurs, ce qui est moins bien…

Introduction au texte biblique : Aujourd’hui, on va découvrir une famille un peu particulière….Ecoutez, je vais vous lire quelque chose dans la Bible, dans un livre qui s’appelle « les actes des apôtres » et vous me direz comment s’appelle cette famille … ce n’est ni la famille Dupont, ni la famille Muller

Lecture de Actes 2/ 42 -47

Travail sur ce texte : Tous étaient réunis autour de l’apôtre Pierre pour l’écouter leur parler de Dieu et expliquer la bible ; ils chantaient ensemble, ils priaient ensemble et ils mangeaient ensemble. Avez-vous deviné comment s’appelle cette famille ? Savez-vous que c’est une grande, grande famille ?  Il y a les chrétiens, (frères et sœurs catholiques, protestants, orthodoxes)  et puis les grands-parents-juifs – et puis  les cousins musulmans. ce sont les plus connus ( et bien plus loin ,  des arrière petits cousins  – hindouistes, bouddhistes  et tous ceux qui croient en Dieu  – ) et tous ensemble , on est  la  grande famille des croyants ! Une famille répartie  à travers le monde entier !! Chez nous, dans chaque ville et même presque dans chaque village, il y une maison particulière où on se réunit pour les fêtes de famille importantes comme le baptême, le mariage et pour prier Dieu : savez-vous comment s’appelle cette maison ?

Et on s’y réunit quel jour?

Oui, c’est le dimanche qu’on se retrouve à l’église et chacun vient avec son envie de retrouver les autres (et oui, on a plaisir à se retrouver dans une famille, pour se parler, échanger). Chacun vient avec des choses à partager ! Pas seulement des nouvelles mais aussi ses joies et ses chagrins ; alors on chante ensemble, et pour partager ses peines on prie ensemble.  Ensemble on écoute les promesses de Dieu … Puis on se réunit autour d’une table (qu’on appelle ? l’autel) pour partager du pain et du vin (ça s’appelle ?la sainte cène) Parfois, on se voit aussi en semaine pour prier, lire la bible ensemble, partager, préparer des fêtes, rendre des visites… Mais revenons à notre texte qui parle des apôtres. Dans la bible on nous dit que les croyants veulent  vivre comme une vraie famille dans laquelle on partage tout. Il ne faut pas, disent –ils, qu’il y ait parmi nous des riches et d’autres qui sont pauvres ! Il ne faut  pas, disent –ils, qu’il y ait parmi nous des gens qui ont un travail et d ‘autres qui sont au chômage. Il ne faut pas que les uns aient une belle famille et d’autres se retrouvent tout seul; ni que les uns aient beaucoup… de tout ! –beaucoup d’argent, beaucoup de temps –  beaucoup de forces et d’autres qui n’en ont  pas assez !

Pour réaliser cette belle idée des apôtres comment faire ?

Partager tout … Chacun apporte tout ce qu’il a (sa voiture, son ordinateur, son Smartphone, ses CD, ses DVD, ses livres,  son lave vaisselle, sa télé, son argent)  … mais aussi ses idées, ses talents, ses forces, sans oublier sa bonne humeur et on met tout ensemble. Les apôtres  répartissent pour donner à chacun ce dont il a besoin ! Car on n’a pas tous besoin des mêmes choses ! Quelqu’un qui va à son travail à pied n’a pas besoin d’argent pour acheter un billet de train ou un billet de tram… Quelqu’un qui gagne plus peut donner un peu à celui qui gagne moins et qui a une grands famille à nourrir…Quelqu’un qui a une voiture peut la prêter à celui qui n’en as pas…Et tant d’exemples de choses possibles, pouvez vous m’en donner d’autres ?

Pourquoi les croyants ont-ils voulu faire cela ?  Et bien parce que Jésus nous a appris à dire à Dieu « Notre Père » … Il nous dit ainsi que nous sommes tous frères et sœurs, qu’on est tous une grande  famille…Alors nous aussi, chacun avec ses moyens, ce qui lui est possible de partager ou d’imaginer de vivre un peu soit il autrement,  alors essayons de vivre  comme une famille dans laquelle on partage!

Activité : après ce travail sur le sens du texte et son message et le sens du partage comme une grande famille, les enfants réalisent un calendrier de la fraternité. Voir modèle proposé : à perforer  et relier par un joli ruban, pour signifier que la fraternité est un cadeau à vivre chaque jour. Chaque page du calendrier est dans une couleur différente .

  • Lundi : nous sommes unis. Pas toujours d’accord mais ce n’est pas une raison pour se fâcher! Il y a tant de raisons de remercier
  • Mardi : nous sommes une grande famille. Tans de frères et de sœurs, chic ! quel beau cadeau ! Je ne serai plus jamais seul !
  • Mercredi : nous voulons partager. La joie est multipliée par deux quand chacun est heureux !
  • Jeudi : au lieu de dire « c’est à moi », ouvre-toi !  Ne sais-tu pas qu’en donnant, tu recevras ?
  • Vendredi : l’autre est ton frère ou ta sœur !  Alors, ce qui est à moi, est aussi à toi ! on a plus quand on échange, qu’on se prête et qu’on donne !
  • Samedi : et quand on s’est disputé? Je peux faire un grand pas par-dessus la dispute et continuer à donner… mon sourire, mon amitié.
  • Dimanche : enfants d’un même Père, nous formons un cercle, nous tenons par la main et prions « Notre Père »

au dos du calendrier : la prière du « Notre Père »

Toutes les feuilles du calendrier de la fraternité

 

 




Aux armes (spirituelles) !

« Aux armes (spirituelles )! » est une prédication rimée d’Axel Imhof (UEPAL). Les textes de base étaient Ephésiens 6, 13 à 18 et la tentation de Jésus au désert Matthieu 4, 1-11. 

« On ne peut vraiment jamais être tranquille »

Aurait pu dire Jésus, tout juste baptisé

Et conduis au désert pour y être tenté

Souvent belle, la vie est rarement facile

Sourire et grimace sur nos visages

Car nos trajectoires sont pleines de virages

A la paix, à la joie se mêlent bien des épreuves

Il en faut des combats pour faire peau neuve

 

Il est des épreuves qui ne s’affrontent que seul

Dans son désert intérieur, sans amis sans aïeul

Confronté sans voile à ce qui nous angoisse

personne ne peut combattre à notre place

 

Pour autant nous ne sommes pas abandonnés

Encore moins démunis sans moyens de lutter

Nos proches nos soutiens ne sont jamais bien loin

Dans sa fidélité Dieu arme jusqu’aux dents

Qui veut tenir bon dans l’étreinte du serpent

 

Alors aux armes, aux armes concitoyens du ciel !

Puisons force et courage dans l’Eternel

Parons-nous pour mener ce combat spirituel

Relevons la tête et soyons insoumis

Face à tout ce qui écrase et avili

Contre ce qui voudrait nous éloigner de notre Dieu

Tenons-nous prêts et surtout ouvrons les yeux
Combat peu ordinaire, les armes données

Sont Justice, zèle, foi, salut et vérité

Ici la bienveillance remplace la violence

On n’se bat pas crispé sur ses poings fermés

On tient ferme, certes, mais avec les mains ouvertes

 

Il ne s’agit pas d’écraser mais d’accepter

Accepter d’avoir faim comme Jésus au désert

Qui en vient à saliver sur un tas de pierres

Oui accepter d’avoir des besoins et des désirs

En nous toujours ce manque qui nous fait souffrir

Et que Dieu seul pourra venir combler

 

Comme Jésus refusant le délire mégalomane

De sauter dans le vide, jouer à Superman

Accepter nos limites…

 

Comme lui résistant à l’attrait du pouvoir

Accepter de lâcher prise, ne pas tout maitriser

Bref accueillir nos failles, elles peuvent se déchirer

Nous rendre vulnérables, nous faire choir

Mais c’est par elles que la lumière de la grâce

Peut nous atteindre et illuminer nos faces

 

Alors aux armes, aux armes concitoyens du ciel !

Parons-nous pour mener ce combat spirituel

Tenez bon, soyez patients, mais pas trop patients

Sans être soupçonneux, soyez attentifs et conscients

 

Et si d’aventure vous vous trouviez en difficulté

Qu’il pèse bien trop lourd ce poids qu’il faut porter

Si vous perdez pieds au milieu de cette pagaille

Prenez courage et ne vous souciez plus guère

Souvenez-vous bien que ce n’est qu’une bataille

Et que notre Seigneur a déjà gagné la guerre

 

Que la paix de Dieu, qui surpasse tout ce qu’on pourrait en dire en 10000 alexandrins garde vos esprits et vos cœurs en Jésus Christ

Crédit : Axel Imhof




Prier avec Jésus au jardin des Oliviers

« Prier avec Jésus au jardin des Oliviers » est une célébration qui pourrait être utilisée pour Jeudi saint. Proposition d’Emily Huser (UEPAL). Avant ce culte, nous avions préparé les narrations ensemble, en 4 groupes en utilisant la  Fiche de travail les acteurs de jeudi saint

Prélude

Invocation et Accueil Bonjour et bienvenue à tous au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Le temps de notre prière, ce lieu va devenir autre. Comme Jésus l’a demandé à ses disciples, nous avons préparé le lieu et nous avons dressé la table. Répondant mystérieusement son invitation, nous le suivrons pas à pas, du repas de la Cène, jusqu’au jardin des Oliviers. Les catéchumènes de première année et moi-même, nous vous proposons de prendre le temps de prier avec Jésus, et lui avec nous.  Cette célébration nous mènera dans cette nuit particulière pour ceux qui suivent Jésus. Ils croient encore que  tout est normal, alors que Jésus seul sait ce qui va se passer, avant que tout ne bascule.  Nous proclamons sa venue parmi nous, sa mort et sa résurrection. Le sachant toujours vivant, nous attendons son retour et cette célébration en est un signe.

Chant :  Arc 780 La veille de sa mort 

La nuit tombe sur Jérusalem : narration (Myriam la servante)

Mon nom est Myriam. Je suis servante à la maison de Lèvi. C’est chez mon maître, que Jésus a partagé la Pâque avec ses disciples. Celui-là même dont tout Jérusalem parle ! Certains disent même qu’il est le Messie, envoyé par  Dieu pour nous libérer.   Certaines femmes que je connais au marché l’ont vu guérir un paralytique. Un homme qui ne pouvait pas marcher. Il a suffit que ce Jésus lui parle pour qu’il se mette à courir.

J’ai aussi entendu certains dirent qu’il est trop mou, qu’il devrait utiliser la force pour chasser les romains hors de notre pays. Qu’il fallait le pousser à l’action …

Alors j’étais impatiente de le rencontrer. Surtout que nous avions déjà passé toute la journée à préparer la salle du banquet. Tout était prêt pour une belle fête de Pâques ! Nous l’attendions avec impatience. Quand je l’ai vu, je me suis tout de suite qu’il était grand. Pas seulement grand physiquement … mais qu’il était grand de l’intérieur. Je me suis sentie toute petite devant lui. Il m’a tout de suite fait une drôle d’impression. Un peu comme quand vous vous installez au Temple et que tout est calme. Cette sensation qui vous dit que vous êtes bien.

Mais je n’ai pas eu beaucoup de temps. Le maître m’a dit de me dépêcher, de bien recevoir nos invités. J’ai couru pour chercher l’eau, l’éponge et les serviettes. Je devais laver les pieds des invités au plus vite. Tout le monde m’a poussé à me dépêcher en me reprochant ma lenteur. Ce n’était pas facile, avec tout ce monde qui me pousse et l’eau qui déborde de la bassine. Quand enfin je suis arrivée à servir le premier invité, quelqu’un m’a encore poussé. Je me suis retourné, fâchée d’être tellement houspillée mais son regard m’a arrêté. Il a un regard si doux ce Jésus …. si bon … si gentil. Il a pris la bassine et l’éponge. Avec soin et douceur, il a commencé à faire mon travail. J’ai essayé de lui reprendre. C’était mon travail ! Même les invités, ses disciples n’étaient pas contents. Mais lui, il disait : « Celui qui commande doit être celui qui sert. » Moi, je me suis dit pour moi-même : qu’avec ces disciples, il allait être mal servi ! Ces hommes n’avaient jamais servis qui que ce soit. Cela se voit. Hors de question que je leur confie ma bassine à eux ! Mais Lui, c’est pas pareil. Lui, il était si doux ! Il a pris soin d’eux comme s’ils étaient les plus précieux de tous. Comme s’il pansait des blessures. Et pour une fois, je me suis dit que moi aussi j’aimerais qu’on prenne soin de moi comme cela. Que ce serait bien si quelqu’un tenait à moi comme cela.

Chant : « Dieu tout puissant » 

Ils sont partis dans la nuit : (narration Marthe la servante 2)

Çà y’est, ils sont enfin partis ! En vingt ans de service dans cette maison, je n’ai jamais connu une soirée de Pâque comme cela ! Parole de Marthe, je n’ai jamais vu cela.

Ce Jésus, je le connaissais. Une fois je l’ai entendu enseigner sur la place, prés du marché. Pour sûr, il a une belle voix. On l’entendait bien ! même si on était très nombreux. C’était même plutôt bien. Il disait que Dieu était comme une femme qui perdait une pièce et rangeait toute sa maison pour la retrouver. Que Dieu nous cherchait de la même manière jusqu’à que nous soyons de nouveau avec Lui. Ça m’a parlé. Parce que perdre une pièce je connais. On n’a pas tous les jours une pièce d’argent. Et si j’en avais une, je la chercherais aussi sans relâche jusqu’à ce que je la retrouve. Si Dieu me cherchait comme cela, je serai contente pour sûr !

Mais ce soir, je n’ai pas bien compris ce qu’il faisait. Déjà il a pris le travail de Myriam en lavant les pieds des invités ! Lui l’invité d’honneur ! Et après … après durant le repas, il a de nouveau perturbé tout le monde. Il m’a pris le pain des mains. Je voulais le distribuer. Et voilà qu’il le déchire en deux … le pain s’est rompu en deux …. comme un corps qu’on écartèle …. et lui il dit « Prenez  et mangez, ceci est mon corps donné pour vous. » J’ai jeté un coup d’œil aux autres invités, ses disciples, ils ne comprenaient pas plus que moi … Surtout qu’après, il a pris la coupe et il a dit « Buvez en tous. Ceci est mon sang, qui a été versé pour la multitude ». Moi j’ai pas tout compris. J’aurais préféré qu’il ne fasse pas ce genre de choses si mystérieuses. Je préfère quand il parle de Dieu comme celui qui me cherche parce que je suis si précieuse. Mais peut-être que cela veut dire la même chose. Que pour moi, parce que je suis précieuse, il donne même son sang pour me trouver …. mais que voulez-vous qu’une servante comme moi comprenne ?

En tous les cas, après tout cela, ils sont partis. Enfin ! Ils étaient tous si contents de chanter et de fêter Pâque. Il n’y a que Jésus qui semblait un peu triste. C’est lui qui a eu cette idée de partir, d’aller prier au calme. J’espère qu’il ne va rien arriver de grave. Il a la mine des gens qui savent que quelque chose va mal aller. Enfin, moi ce ne sont pas mes affaires. Je ne suis qu’une servante. Moi je n’arriverai pas à prier.

Répons : Dans nos obscurités

Prière : Pardon Seigneur de tout ce qui ‘m’empêche de prier « Faire silence pour être à l’écoute » Auteur : Béatrice Gahima

Seigneur, il fait noir Et je m’assieds. J’écoute Je suis comme assourdie Par le silence. Mes oreilles ne distinguent rien. Il fait si calme ce soir.Je m’apaise, et j’entends Le chant de la source Qui jamais ne s’arrête de couler Mais que, dans le brouhaha de la journée, J’avais à peine remarquée. J’écoute encore et, tout doucement, Autour de moi J’entends le crissement des chauves-souris Qui ont attendu Que plus personne ne les dérange Pour s’ébattre dans le noir.  Oh, qu’il fait bon Seigneur ! La main humide du soir Se pose sur mon visage. Comme pour me rafraîchir ! Et je tends encore l’oreille : Tout à coup, résonne dans le lointain Le hululement du hibou Deux fois, trois fois Déjà il s’est tu Mais je l’ai entendu Quelle chance ! Merci, Seigneur, de m’avoir fait la grâce De m’arrêter et de goûter les merveilles dont tu m’entoures. Si je ne m’étais arrêtée Si je n’avais laissé le silence descendre en moi Je n’aurais pas reçu ces beaux cadeaux !  La source aurait continué à chanter Les chauves-souris à crier Le hibou à hululer Sans que je m’en aperçoive. N’est-ce pas aussi, Seigneur, Ce qui se passe dans ma vie ? Par ton Esprit, tu parles en moi Et je ne t’entends pas ! Ma course effrénée vers je ne sais quel but M’empêche d’entendre Le chant de ton amour qui résonne en moi Le chant de la plénitude et du bonheur Qui n’attend que moi

Répons : Dans nos obscurités

Le jardin des Oliviers : narration par l’un des disciples

Il y a un lieu à Jérusalem qui s’appelle Gethsémané. C’est de l’hébreu pour dire  » mont des oliviers ». C’est un peu à l’écart de la ville. Sur l’une des collines qui entourent Jérusalem est un jardin particulier. Il n’y a que des oliviers, grands et élancés. Certains sont si anciens que leurs troncs s’est tordu sous les années.

C’est un lieu que nous connaissons bien, nous les disciples de Jésus. Nous sommes souvent passé par là pour aller à Béthanie. Parfois nous nous arrêtons pour permettre au Maître de se reposer. Les gens alors en profitent pour le presser. Et lui, comme toujours, se laisse amadouer et prends le temps d’enseigner, de guérir. J’ai parfois l’impression que c’est notre jardin tellement nous nous y sommes arrêtés et que nous y avons passé du temps. Certains des autres disciples râlent en disant que nous perdons notre temps. Mais moi, j’aime bien. Il y a une petite pierre, bien plate, où je peux m’asseoir. L’endroit est agréable au soleil surtout pour écouter le Maître. C’est un peu comme un petit paradis pour moi.

Mais cette nuit, c’est différent. Jésus a voulu aller prier ici après le repas. Nous, on était tellement contents de fêter Pâque et un peu ivres aussi. On s’est contentés de le suivre. La nuit, le jardin est différent. Plus sombre, plus calme … *** éteindre les lumières

Sans peine, nous avons retrouvé notre endroit, sous les arbres si grands. Il fait un peu frais. Malgré l’obscurité, j’ai retrouvé ma petite pierre encore toute chaude du soleil du jour. Là, nous nous sommes installés. On a posé nos lampes pour éclairer le Maître. *** allumer les bougies et les lampes

Quand je le regarde le Maître, je me dis que quelque chose ne va pas. Il a la tête de quelqu’un qui sait qu’un malheur va venir. Il a bien dit quelque chose lors du repas qui me turlupine, moi et même ses disciples. Alors que tout allait bien, que nous fêtions, il a eu cette tête triste qu’il a depuis ces derniers jours quand il parle de sa mort. Nous tâchons de ne pas trop y faire attention. C’est le Maître ! Je l’ai vu rappeler Lazare à la vie simplement en l’appelant. Qu’est-ce qui pourrait l’arrêter ? Jésus ne peut pas mourir. Voyons, c’est impossible. Même si les autres, ces jaloux de prêtres du temple arrivaient à le blesser, il lui suffirait d’un ordre pour les mettre à terre ! Comme il a vaincu la tempête ! Non, rien de mauvais ne va arriver.

Mais plus j’y pense, plus je trouve que le Maître nous cache quelque chose. Ce soir, le jardin ne m’apporte pas le calme habituel. Malgré moi, je prie pour qu’il n’arrive rien. 

Ecoute en silence

Arc Ps 42 Comme un cerf altéré brame  

Lecture biblique : Matthieu 26  Là-dessus, Jésus arriva avec eux en un lieu appelé Gethsémané. Il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici pendant que je vais prier là-bas. 37 Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée. Il commença à être envahi d’une profonde tristesse, et l’angoisse le saisit.38 Alors il leur dit : Je suis accablé de tristesse, à en mourir. Restez ici et veillez avec moi ! 39 Puis il fit quelques pas, se laissa tomber la face contre terre, et pria ainsi : O Père, si tu le veux, écarte de moi cette coupe ! Toutefois, que les choses se passent, non pas comme moi je le veux, mais comme toi tu le veux. 40 Ensuite, il revint auprès des disciples et les trouva endormis. Il dit à Pierre : Ainsi, vous n’avez pas été capables de veiller une seule heure avec moi ! 41 Veillez et priez, pour ne pas céder à la tentation. L’esprit de l’homme est plein de bonne volonté, mais la nature humaine est bien faible. Seigneur nous te prions en chantant :

Répons : Bleibet hier de Taizé

42 Puis il s’éloigna une deuxième fois, et se remit à prier en disant : O mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe me soit épargnée, s’il faut que je la boive, alors, que ta volonté soit faite. 43Il revint encore vers ses disciples et les trouva de nouveau endormis, car ils avaient tellement sommeil qu’ils n’arrivaient pas à garder les yeux ouverts.

Répons : Bleibet hier de Taizé 

44 Il les laissa donc, et s’éloigna de nouveau. Pour la troisième fois, il pria en répétant les mêmes paroles. 45 Lorsqu’il revint auprès de ses disciples, il leur dit : Vous dormez encore et vous vous reposez. L’heure est venue où le Fils de l’homme va être livré entre les mains des pécheurs. 46 Levez-vous et allons-y. Celui qui me trahit est là.

47 Il n’avait pas fini de parler que Judas, l’un des Douze, survint, accompagné d’une troupe nombreuse armée d’épées et de gourdins. Cette troupe était envoyée par les chefs des prêtres et les responsables du peuple. 48 Le traître avait convenu avec eux d’un signe en disant : Celui que j’embrasserai, c’est lui, saisissez-vous de lui. 49 Il se dirigea donc tout droit sur Jésus et lui dit : Bonsoir, Maître ! Et il l’embrassa. 50 Mon ami, lui dit Jésus, ce que tu es venu faire ici, fais-le ! Alors les autres s’avancèrent et, mettant la main sur Jésus, ils se saisirent de lui.

Répons : Bleibet hier de Taizé

Chant : Arc 602 Oh ! Prends mon âme

Méditation

Interlude

Prière d’intercession et Notre Père Unis à Jésus qui entre dans sa passion, supplions le Père des hommes : Seigneur, rappelle-toi. L’abandonné qui redoute les heures de la nuit. L’innocent que l’on arrête comme malfaiteur.En cette nuit, où tu souffres sous la torture, abandonné de tous, Jésus, nous te portons notre prière pour : l’accusé injustement condamné. Pour le prisonnier frappé, humilié. Pour le juste que l’on mène à la mort.Seigneur, nous voulons te prier et  déposer le nom de tous ceux qui souffrent, qui vivent leurs dernières heures.  Te confier celui qui jusqu’au bout te fait confiance. Seigneur, nous te confions la personne qui est triste à en mourir. Le condamné qui a tellement peur qu’il en sue du sang. La personne trahie par un de ses meilleurs amis.

Annonces et Offrandes

Chant : ARC 638 Reste avec nous  

Envoi : On dit à Jérusalem

On dit à Jérusalem que les romains l’ont arrêté ce Jésus. Qu’ils vont le mettre à mort.

On dit qu’il est retenu dans la prison et que déjà il le torture. Mais qu’il ne dit rien.

On dit à Jérusalem que demain, il sera cloué sur une croix comme le pire des malfaiteurs.

On dit partout qu’il est mauvais, qu’il blasphème, que c’est un agitateur. Qu’il s’est cru fils de Dieu, qu’il est fou.

Oui mais moi je dis qu’il m’a servi avec douceur lors du repas, que cet homme s’est fait serviteur pour me lever les pieds.

Moi je dis qu’un jour il a dit que j’étais précieuse aux yeux de Dieu. Et qu’il me chercherait sans relâche. Qu’il donnerait sa vie pour cela.

Moi je dis qu’il a eu peur mais qu’il n’a pas reculé.

Quand on fête la Pâque Juive on finit la soirée en se souhaitant de la fêter l’an prochain à Jérusalem. Ce soir, je souhaite de la fêter avec lui.

Bénédiction Seigneur Jésus, tu nous as regardés ce soir, comme tu l’as fait avec tes disciples une dernière fois et tu as partagé avec nous ce repas de fête. Mets en notre cœur une joie rayonnante. Malgré le danger et les heures sombres de la vie, donne-nous Seigneur assez de foi pour voir tout ce qui est beau dans le monde et assez d’espérance pour le rendre plus beau encore,  Que la grâce et la paix du Seigneur Jésus soient avec nous tous. Amen.

Postlude

Crédit : Emily Huser




Cantique au Frère Soleil illustré

Danièle Bantz-Boillot (1939-2018) a illustré la prière de Saint François d’Assise « Cantique au Frère Soleil ».

Cliquer ci-après pour télécharger le PowerPoint en 14 diapositives   Danièle Bantz-Boillot 

Cliquer ci-après pour télécharger le fichier PDF en 14 diapositives Danièle Bantz-Boillot




Jérémie 29,11-14 vive l’espérance

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Vive l’espérance ! Claude Mourlam (UEPAL) et Laurence Marty (EPUDF)  nous proposent une animation autour du texte de Jérémie 29, versets 11 à 14 pour faire vivre le texte d’offrande des Ecoles du Dimanche 2017-2018. Merci à eux !

« Oui, moi, le Seigneur, je connais les projets que je forme pour vous. Je le déclare : ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir plein d’espérance. Vous ferez appel à moi, vous viendrez me prier, et je vous écouterai. Vous me chercherez, et vous me trouverez. Oui, je le déclare, moi, le Seigneur : si vous me cherchez de tout votre cœur, je me laisserai trouver par vous. Je vous rendrai votre ancienne situation, je vous rassemblerai de tous les pays et de tous les lieux où je vous ai chassés. Je vous ferai revenir ici, à l’endroit d’où je vous ai déportés ».

Commentaire biblique Jérémie 29,11 par Claude Mourlam

Le livre de Jérémie est riche en histoires et en images. Quand il s’agit d’évoquer l’Exil à Babylone, le prophète n’hésite pas à tomber la chemise. Il se promène avec un joug de bois (Jr 27,1-22) ou un joug de fer (Jr 28,1-17) sur les épaules. Il porte ainsi la tenue d’un esclave déporté. Et son message explique que pour le peuple telle sera la conséquence d’avoir abandonné Dieu. Parallèlement, plus tard, quand il s’agit de redonner espoir aux premiers déportés et à ceux qui vont les rejoindre, il achète un champ à son cousin Hanaméel (Jr 32,6-15), montrant donc que le peuple a encore un avenir sur cette terre. De même, la parole de Dieu en Jérémie 29,11 révèle que Dieu, fidèle à son alliance avec son peuple, s’engage lui-même pour leur avenir.

Par la voix de son prophète Jérémie, Dieu nous l’affirme, il veille sur nous quoi qu’il arrive. Il ne nous abandonnera jamais. Il annonce aussi que le bonheur et la vie sont plus forts que le malheur et la mort. Un nouvel avenir est promis, plus heureux et paisible pour tous ceux qui écoutent et mettent en pratique sa Parole. Dieu nous ouvre ainsi un chemin d’espérance pour pouvoir faire face aux situations dramatiques qui déchirent le monde.

La paix souhaitée n’est alors plus un rêve mais une réalité possible, une véritable espérance qui peut nourrir le quotidien, même difficile, de tous ceux qui sont exilés loin de chez eux. L’espérance d’un retour d’exil en s’y préparant déjà !

Découvrir et vivre cette Parole du Seigneur qui nous met en marche, c’est, par exemple concrètement, permettre aux enfants Syriens de continuer à aller à l’école et leur offrir un avenir possible. C’est aussi travailler pour la paix d’aujourd’hui et de demain en apprenant à apaiser des situations conflictuelles autour de nous. C’est comprendre également que nous sommes tous appelés à construire la paix, même par de petits actes, en favorisant un monde de justice et d’entraide. C’est, enfin, poser cette grande espérance au fond de nos cœurs avec l’aide de la prière.

Animation biblique par Laurence Marty

Découvrir le texte biblique (30 mn) :

Lecture du texte ( )

BD sur Jérémie pour découvrir la vie de ce prophète qui a été lié au destin tragique de son pays. Il a connu l’exil en Egypte sans jamais renoncer à être fidèle à Dieu, tout en accompagnant son peuple éprouvé, et en restant solidaire avec lui (commenter les quelques images présentées).

Travail sur la notion de bonheur et de malheur : Dessiner sur de petites feuilles ce qui, pour chacun, représente le malheur et le bonheur, ou choisir des images, les découper et les classer. Afficher en expliquant ses choix

S’approprier le texte biblique (30 mn) :

Le choix du bonheur : Reprendre les images ou dessins de malheur, relire le verset ou la phrase approprié de Jérémie 29, et après l’avoir lu, proposer aux enfants de recouvrir l’images, les images de malheur par une image (dessin) de bonheur

Un chemin vers la paix : Savoir apaiser des situations conflictuelles

Questionner : Qu’est-ce qui peut se passer si on ne s’entend pas bien ? Est-ce que c’est une situation agréable à vivre et pourquoi ? Qu’est-ce que ça peut entrainer comme autres conséquences ?

Apporter l’Espérance : Flamme qui brille dans la nuit, fabrication d’une bougie ou décorer un pot en verre pour y mettre une bougie chauffe-plat. Faire colorier par les enfants, sur le principe de l’enluminure, le mot espérance dessiné sur une grande feuille.

Pause (15 mn) : avec un jeu qui favorise l’entraide ou qui apaise

Temps de prière (15 mn) « Un avenir plein d’espérance pour aujourd’hui dans nos vies » :  Allumer les bougies groupées sur un plateau. Ecouter un chant des enfants syriens ou sur la paix. Déposer dans la prière à Dieu :

  • toutes les guerres et les attentats qui résonnent dans le monde aujourd’hui et particulièrement la guerre en Syrie.
  • Toutes les situations de conflits que l’on rencontre dans sa famille, à l’école (dans son cœur ou à voix haute).
  • Pendant le temps de silence, chacun dépose une bougie sur le mot Espérance posé devant sur une petite table pour faire apparaitre les lettres de façon lumineuse.
  • Prier pour la paix dans le monde, l’harmonie dans les familles
  • Finir avec la prière « Notre Père »