Projet Campus « Choisis la vie »

Campus est une aumônerie pour les lycéens de Colmar (Haut Rhin). Pendant la pandémie, et le temps du confinement, un projet éditorial  a été imaginé par le pasteur Gilles Agbenokoudji, l’aumônier de Campus. C’est ainsi que des textes de prières, des réflexions ou des présentations d’activités proposées par des jeunes, des pasteurs ou des parents sont nés de la plume de divers auteurs. Ce livret de 56 pages est une invitation à  choisir de vivre, pleinement, le quotidien et, dans cette conscience, de revenir à l’essentiel… quelques titres pour donner envie de se plonger dans ce livret : choisir la vie, choisir Dieu, choisis le regard, choisir la reconnaissance, choisir la rencontre, choisir la parole, choisir la prière… choisir de bénir !

A remarquer : une prière du « Notre Père » écrite avec des mots nouveaux (du pasteur Claude Hunsinger) page 54 et une animation sur le thème du bon berger (Jean 10v1-5), page 22

Télécharger icile livret choisis la vie

Crédits : Gilles Agbenokoudji (UEPAL) – Point KT




Prière de pardon et geste symbolique des rameaux

Les branchages seront déposés au cours de la prière autour d’une grande croix réalisée en sarment de vigne

 

               Confession des péchés

 

Seigneur, devant toi nous reconnaissons que parfois nous t’accueillons comme les habitants de Jérusalem qui étaient prêts à agiter les rameaux de leur joie en leurs jours de fête, mais disposés à se détourner du Christ à la moindre occasion.

Aujourd’hui en ce dimanche des rameaux, nous nous souvenons des rameaux agités par les pèlerins. Ils étaient faits de quatre branchages différents symbolisant la vie du peuple des croyants.

Les fleurs odorantes sont le symbole de la prière et de l’étude des Ecritures ; les fruits renvoient à la mise en pratique effective de la volonté de Dieu.

 

Lecteur 1

Je dépose sur cette croix ce seringat aux fleurs très odorantes, mais sans aucun fruit comestible.

Je dépose la prière de repentance de ceux qui ont beaucoup prié mais rien fait pour leurs frères.

 

 

 

 

 

Lecteur 2

Je dépose sur la croix ce branchage de dattier qui fleurit sans que l’on s’en aperçoive, mais où plus tard des fruits magnifiques apparaissent.

Je dépose la prière de repentance de ceux qui ne prient jamais mais prennent soin de leur frère et ne savent pas apercevoir la main de Dieu dans leurs actes.

 

 

 

 

Lecteur 3

Je dépose le saule qui n’a ni fruit comestible, ni fleur odorante.

Je dépose la prière de ceux qui ne prient pas et ne mettent pas en œuvre la volonté de Dieu.

Donne-leur de se souvenir que le saule a comme de petites lèvres et qu’aujourd’hui même ils peuvent changer et entonner la louange du Très-Haut et prendre soin des autres.

 

 

 

Lecteur 4

Je dépose ce branchage d’agrume aux parfums extraordinaires et aux fruits généreux.

Je dépose la prière de ceux qui vivent de faire partie d’un peuple visité par son Seigneur.

Qu’il soit béni.

 

 

 

 

Lecteur 5

Et moi, en ce dimanche qui début la semaine sainte,

je rajouterai une 5ᵉ branche, en anticipation de tes 5 plaies Seigneur…
Un rameau d’olivier pour la paix que nous ne savons pas instaurer.
Que l’oiseau de notre prière l’emmène jusqu’à toi…

 

 

 

Crédit : Isabelle Horber (UEPAL) – Point KT photos: Pixabay




Témoignage de Marylène : enfants de Palestine et enfants d’Israël

Voici un témoignage d’effort de paix rapporté par Marylène, 90 ans. Marylène est une femme protestante française qui a plus de 90 ans aujourd’hui. Elle vit en Palestine depuis 1967. Elle y a fait du travail social avec des enfants et des adolescents et continue à passer trois matinées par semaine à faire des jeux avec des enfants qui passent la journée dans un camp de vacances en Palestine, à rencontrer leurs parents aussi… Elle se soucie également beaucoup de l’environnement et de l’avenir de notre planète. Foncièrement non violente, elle a participé à bien des actions au cours de sa vie, et vient d’envoyer à quelques-uns de ses amis le message ci-dessous. Si vous pouvez le partager avec d’autres, ce sera tant mieux. « On fait ce qu’on peut », comme dirait Marylène, « l’important c’est d’être utile aussi longtemps que possible ».

Station-service ou oasis de paix ?

N’ayant plus de voiture, les stations-service sont pour moi inutiles. Sauf une à quelques kms au sud-ouest de Bethlehem. Je l’ai souvent visitée avec des amis et connaissances, ou seule.

En repartant quelqu’un disait : Cela fait du bien de savoir qu’il existe dans ce pays une oasis de paix.

Pour moi et beaucoup d’autres qui ont quelques fois tendance a désespérer des problèmes quotidiens, cet endroit est une station-service d’où on repart avec une lueur d’espoir et l’énergie qu’il nous faut pour ne pas baisser les bras et croire qu’un autre monde est possible. A l’entrée de cette colline est écrit en 3 langues : « Nous refusons d’être ennemis ». L’histoire de cette colline est trop longue et compliquée pour être racontée en détail. J’essayerai d’écrire l’essentiel.

Le grand-père de l’actuelle famille qui en est propriétaire avait acheté cette colline aride en 1916. La vente a été enregistrée par les autorités turques. A présent on appelle cette colline « Tent of Nations » (la tente des nations) parce que la famille a décidé que d’autres pourront profiter du bon air, de la belle vue et d’une nature encore plus ou moins intacte, ou d’un beau coucher du soleil. Pendant les vacances scolaires, des camps étaient organisés pour des enfants des villages et des camps de réfugiés des alentours. Des visiteurs et des bénévoles peuvent être logés sous tentes ou dans des grottes naturelles, qui permettent aussi à la famille de rester sur place. L’eau de pluie alimente des citernes, et grâce aux panneaux solaires ils ont l’électricité. Pour ceux qui aiment la vie simple, c’est un endroit idéal.

Malheureusement cette famille a d’autres problèmes, car quelques implantations israéliennes avoisinantes réclament cette colline. Malgré les documents valides d’achat, un procès, qui dure depuis plus de 30 ans, est toujours en cours. Mais si les autorités compétentes croient que cette famille va abandonner ses droits et quitter leur colline, elles se trompent.

Pour les faire partir « volontairement », on leur rend la vie quotidienne difficile. Ils plantent et d’autres arrachent. Il y a quelques années une plantation d’arbres fruitiers a été détruite par les bulldozers de l’armée israélienne. Le 21 mai 2021 un incendie a détruit des terrasses de la colline. Le propriétaire disait qu’il ne pouvait accuser personne puisque personne n’avait vu ceux qui avaient mis le feu.

Le 9 juin, des hommes masqués accompagnés et protégé par l’armée sont venus scier sur une terrasse une soixantaine d’arbres qui avaient survécu au désastre, et vingt-cinq sur le terrain d’un voisin. Un travail de 10 ans anéanti ! Peut-on se taire quand on sait que chaque arbre est important dans la lutte contre le changement climatique qui menace la planète et les générations futures ?

Que faire ? – Informer ceux qui sont indifférents, alerter les organisations qui se soucient de l’environnement. Demander aux politiciens d’intervenir, que sais-je ?

S’il n’y a pas de réaction quand des terrasses vertes de 42 hectares redeviennent désertiques, la désertification continuera à faire son œuvre.

Si le gouvernement élu démocratiquement protège des extrémistes et leur permet de faire des actes de ce genre, ces extrémistes devenus des terroristes continueront à agir, c’est-à-dire à harceler leurs voisins arabes pour les faire partir, abandonner leur droit légitime à vivre sur leurs terres, et pour qu’ils abandonnent aussi leur devise « Nous refusons d’être ennemis ». Malheureusement beaucoup d’Israéliens et beaucoup de ceux qui se disent amis d’Israël ne demandent pas à savoir ce qui se passe dans la Palestine occupée.

Que pouvons-nous faire sinon essayer d’informer ceux qui ne veulent pas savoir, informer aussi les groupes et des individuels qui luttent contre le changement climatique, et bien sûr ceux qui désirent que leurs enfants et petits-enfants puissent vivre dans un monde moins pollué, un monde dans lequel Paix, Shalom et Salam sera une réalité ?

Je demande à Dieu qu’Il nous donne le courage, la sagesse et les moyens de faire ce que nous croyons être notre devoir. Et qu’Il ne nous prive pas de cette lueur d’espoir dont nous avons besoin pour agir, même si nous ne savons pas si nos cris d’alarme seront entendus.

A vous tous je souhaite de connaître quelqu’un qui sera comme une station-service où trouver cette lueur d’espoir qui vous donne l’énergie d’agir selon vos moyens.

Merci pour votre amitié et merci de partager mes soucis et ma vision d’un monde différent.

Marylène, le 6 juillet 2021.

Pleurez, arbres de Palestine.

Figuiers, pins et cyprès, citronniers, grenadiers et vous oliviers centenaires,

Pleurez sur ceux qui ont travaillé la terre,

sur ceux qui vous ont plantés dans l’espoir qu’eux ou leurs enfants récolteront les fruits.

Pleurez, amandiers et vignes,

sur ceux qui n’ont plus de larmes pour pleurer leurs vergers expropriés,

leurs terres dévastées, les fruits de leur travail anéantis.

Pleurez sur ceux qui n’ont plus de paroles pour dire leur amertume,

sur ceux qui ne peuvent plus croire à la justice, à la compassion, à un avenir meilleur.

Pleurez sur les indifférents qui laissent faire et qui détournent leurs regards pour ne pas voir, ne pas savoir ce qui est fait à ce pays, à cette terre et à ceux qui y vivent.

Arbres de Palestine, réjouissez-vous de ceux qui plantent là où d’autres ont déraciné, scié, brûlé, arraché ;

réjouissez-vous de ceux qui sèment l’espoir là où germe la haine,

de ceux qui croient que la vie est plus forte que la mort et qui agissent dans ce sens.

Pleurez, arbres de Palestine, sur ces figuiers, pins, citronniers et amandiers arrachés, déracinés, brûlés.

Mais pleurez surtout sur ceux qui l’ont fait et qui continuent de le faire,

pleurez sur eux, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

Marylène Schultz




Tenir bon pendant la crise

Kt en « distantiel » 12-17 ans

Tu as le souhait de faire découvrir à tes catéchumènes un passage de l’épitre aux Ephésiens, comme un texte facile d’accès et porteur de sens, dans notre contexte de pandémie ?

Tu as envie de leur permettre d’expérimenter un approfondissement spirituel pour « résister, tenir bon » pendant une crise ?

 

Voici un parcours en 4 étapes

Chaque étape contient :

  • Une courte explication du-des versets, incluant une actualisation dans notre contexte actuel.
  • La « rencontre » avec un témoin de la foi qui a « résisté, tenu bon » pendant une crise.
  • La possibilité de vivre, pour chaque jeune, un temps de prière personnel chez soi.

En introduction à ces 4 étapes :

  1. Transmettre l’explication de cette démarche, à ta façon, à partir des éléments ci-dessus.
  2. Transmettre aussi les versets 13 à 17 du chapitre 6 de la lettre aux Ephésiens :

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister dans les jours mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. 14 Tenez bon ! Portez autour de votre taille la vérité en guise de ceinture ; enfilez la cuirasse de la justice ; 15 mettez comme chaussures à vos pieds le zèle pour annoncer l’Evangile de paix; 16 prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal; 17 faites aussi bon accueil au casque du salut et à l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.

3. Transmettre enfin les consignes pour la prière :

« Mets-toi dans un lieu calme et en silence. Tu peux allumer une bougie. Respire profondément trois fois, puis lis la prière proposée. Pense à des personnes à qui tu souhaites transmettre plein de positif. Pour finir, tu peux dire amen et éteindre la bougie. »

Etape 1 : Tenir bon pendant les jours mauvais, verset 13

« C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister dans les jours mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. »

La crise fait partie de notre vie. De la crise d’adolescence à la crise mondiale avec la Covid-19 ou la crise climatique, nous en traversons toutes et tous !

Le mot crise vient du grec « krisis » qui signifie aussi bien décision, jugement que choix, discernement. En temps de crise, on peut réfléchir à ce qui est important dans sa vie, à ce qui lui donne vraiment du sens.

L’apôtre Paul a écrit plusieurs lettres au Ier siècle, pour permettre à des communautés chrétiennes de traverser des crises importantes comme des persécutions. La lettre aux Ephésiens, inspirée très fortement par lui, parle dans son chapitre 6 des « armes de Dieu » pour tenir ferme, tenir bon, pendant les jours difficiles, de souffrance : « les jours mauvais ».

Traverser la crise actuelle, avec les armes que Dieu nous donne, permet de traverser les difficultés ou la souffrance et de construire un projet de vie, de « tout surmonter », de « résister ».

A la rencontre d’un témoin de la foi :

Marie Durand, à 19 ans, une confinée de la foi qui a « résisté » pendant 38 ans !

Marie Durand (1711-1776), reste emprisonnée dans une tour (la tour de Constance), dans le sud de la France, pendant 38 ans car elle refuse de renier sa foi protestante. Va à sa découverte :

https://www.youtube.com/watch?v=DWQmhQ8ODjc

Prière :

Dieu,
Aide-moi à résister pendant cette crise. Aide-moi à résister au désespoir, à la peur de la maladie.
Je sais que je peux tout te dire, que tu me guideras, que tu m’éclaireras. Car tu n’abandonnes pas tes enfants et tu me protèges.
Aide-moi à avoir foi en Toi, à avoir confiance dans la Vie.
Je te demande beaucoup, mais j’ai oublié l’essentiel : merci, mon Dieu, d’être toujours près de moi.

Etape 2 : la ceinture de vérité et l’armure de la justice v14

« Tenez bon ! Portez autour de votre taille la vérité en guise de ceinture ; enfilez l’armure de la justice »

Soldat romain au 1er siècle ap. J-C

Les armes que « Dieu nous donne », sont décrites comme les armes des soldats romains du 1er siècle. Mais les armes de Dieu ne tuent pas ! Elles honorent le Vivant !

  • « la ceinture de la vérité »:

La ceinture militaire du soldat romain portait son glaive et son poignard. Elle était donnée et décorée selon son grade et ses mérites. Elle était la « carte d’identité » du soldat. Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Porter la ceinture de vérité, c’est avoir Jésus comme « carte » d’identité. C’est placer notre identité d’abord en Dieu, dans le Christ comme source et soutien de notre vie, c’est se reconnaitre comme filles et fils du Dieu Vivant.

  • « L’armure de la justice »:

L’armure du soldat romain lui permettait de résister aux mauvais coups. Pour continuer à se battre, à lutter. Dieu nous donne ainsi une armure pour résister aux mauvais coups et pour continuer à lutter, à nous battre pour plus de justice. Pour quel type de justice veux-tu te battre en 2021 ? Plus de justice sociale ou de justice climatique peut-être ?

A la rencontre d’un témoin de la foi : Nelson Mandela, en prison 27 ans, pour lutter contre l’apartheid !

Il est le premier président noir de la république d’Afrique du Sud. Il accède au pouvoir en 1994, suite aux premières élections nationales non raciales du pays, qu’il a grandement contribué à rendre possibles. Nelson Mandela a ainsi été un des personnages clés de la lutte contre l’apartheid et reste un symbole mondialement connu de la lutte contre le racisme. Son combat acharné lui a valu 27 années d’emprisonnement, mais aussi le prix Nobel de la paix en 1993.

Va à sa découverte (vidéo de 2 minutes 46 secondes) :

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/afrique-du-sud/nelson-mandela/dans-le-retro-le-jour-ou-nelson-mandela-a-ete-condamne-a-vie_4006103.html

Prière : Invictus ! (Poème préféré de N.Mandela, écrit par W.Henley)

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce à Dieu quel qu’il soit,
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Sous les coups du hasard,
Ma tête saigne mais reste droite.

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et bien que les années menacent,
Je suis et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

 

Etape 3 : Chaussures et bouclier : paix et foi !  vv15-16

« Mettez comme chaussures à vos pieds le zèle pour annoncer l’Evangile de paix, prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal »

  • Les chaussures de zèle:

A nos pieds, nous avons des chaussures qui ont du zèle ( ! ) pour annoncer la paix. Cela nous rappelle combien nous sommes des marcheurs, un peuple en marche, en mission. En mission pour la paix ! Jésus va à la rencontre des personnes, des blessé.e.s de la vie, en marchant. Il agissait pour que les personnes retrouvent une paix intérieure et entre eux. Tout comme ses disciples. Nous avons été choqué.e.s par la marche violente du 6 janvier 2021 sur le Capitole américain, contre la démocratie. Être chrétien, c’est marcher aussi bien en soi que sur les routes, pour la paix, pour la réconciliation !

  • Le bouclier de la foi:

A notre bras, nous portons le bouclier de la foi : pour empêcher « les flèches enflammées du mal de nous atteindre ». Le mal, c’est ce qui divise, ce qui rompt la qualité de nos liens. Ce que nous pouvons nommer aussi « le péché ». Porter le bouclier de la foi, c’est ne pas céder à ce qui nous divise avec nous-mêmes ou avec les autres. C’est résister face à l’adversité, refuser de baisser les bras, de céder au désespoir ou à la violence. C’est aimer !

A la rencontre de deux témoins de la foi : Betty Williams et Mairead Corrigan

 

Betty Williams, protestante et Mairead Corrigan, catholique, sont deux activistes pacifistes nord-irlandaises, elles sont lauréates du prix Nobel de la Paix en 1976. C’est la première fois que ce prix est décerné à deux femmes chrétiennes en même temps. En lutte contre la violence et la discorde entre les catholiques et les protestants en Irlande du Nord dans les années 70, elles ont fondé le « Mouvement des femmes pour la paix ».

Va à leur rencontre : (vidéos d’une à deux minutes)

https://www.nobelprize.org/prizes/peace/1976/corrigan/interview/

Prière :

Seigneur,

Secoue nos indifférences,
Rends-nous curieux des choses du ciel,
Mets en nous un grand désir de t’aimer,
De te rejoindre avec tous nos sœurs et nos frères.

Merci pour tes projets de paix,
Merci parce que tu nous ouvres l’avenir,
Parce que tu nous donnes l’espérance.

Etape 4 : Casque et épée ! Fin Prêt.e ! v17

« Faites aussi bon accueil au casque du salut et à l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. »

  • Le casque du salut :

                                              ou…                              

Sur notre tête se tient le casque du salut. J’imagine ce casque comme deux mains pleines de tendresse et de douceur qui bénissent et protègent. Ne sommes-nous pas béni.e.s par Dieu, enveloppé.e.s de sa tendresse, sauvé.e.s par sa grâce seule, son amour seul ? être sauvé.e., c’est reconnaitre avec confiance que la souffrance et la mort n’ont pas le dernier mot. Que la vie, la résurrection a le dernier mot.

  • L’épée de la Parole:

A notre main se trouve l’épée de la Parole. La parole peut transpercer nos personnes, nos cœurs, nos âmes comme une épée. Elle peut être source de transformation, de conversion. De l’apôtre Paul en passant par Martin Luther King, avec son célèbre discours « I have a dream », nous sommes témoins de tant de puissantes transformations par la Parole, par une parole qui n’enferme pas, qui n’oppresse pas, mais qui porte la réconciliation et la Vie.

Dieu nous donne en Jésus-Christ, gratuitement et par pur amour, toutes ces armes. Avec ces armes, nous pouvons prendre soin de ce qui est fragile, vulnérable en nous, autour de nous, dans notre monde. En suivant le Christ, qui n’a eu de cesse de rencontrer, guérir et prendre soin, à notre tour, prenons soin, aidons, réparons.

A la rencontre de jeunes témoins de la foi : Visages pluriels

  • Vidéos sur des jeunes de notre église

http://lelab.church/a-propos/#Qui

https://www.reformes.ch/story/2017/11/la-jeunesse-celebre-le-500e-anniversaire-de-la-reforme-geneve-reformaction-reportage

  • Charlotte Frison, 24 ans

« Accro à la montagne, accro à Dieu. » À 24 ans, Charlotte Frison combine ses deux passions au sein des Randos Frassati. Tous les deux mois, cette assistante commerciale, née à Chambéry et familière de la haute Maurienne où elle passait ses vacances, organise un week-end de rando. Que ce soit sur le thème du bonheur, de l’amour ou sur un passage de la Bible, les jeunes montagnards partagent leurs idées en petits groupes.

Cet engagement est aussi pour elle l’occasion d’une ascension intérieure. Car Charlotte ne connaissait « pas grand-chose à la foi », lorsqu’elle a pris en 2016 les rênes des Randos Frassati, qu’un autre jeune épris de montagne et de spiritualité, Loïc Molina, venait de créer avant d’entrer au séminaire. D’une famille « croyante mais pas pratiquante », Charlotte s’était laissé guider dans la foi par un jeune pilote d’hélicoptère, rencontré lors des JMJ en Cracovie, alors que tous deux préparaient leur confirmation, qu’elle épousera en mai.

  • Matthieu Devillard, président de PhilOrient, 27 ans

Il y a quelques années encore, il ne connaissait rien à l’Orient. C’est uniquement « sensibilisé par l’actualité » – l’exode forcé des chrétiens d’Irak et de Syrie – que Matthieu Devillard a eu envie de s’engager pour eux. Ainsi est né en 2016 « PhilOrient », un réseau qui vise à organiser des rencontres entre jeunes chrétiens orientaux et occidentaux, pour « œuvrer à l’unité des chrétiens, en enracinant chacun dans sa culture, sa terre et sa foi ».

C’est l’année qu’a passée Matthieu à Philanthropos, l’institut de formation à l’anthropologie chrétienne de Fribourg (Suisse), qui lui a inspiré l’idée de PhilOrient. « Philanthropos repose sur trois piliers : le spirituel, le fraternel et le culturel. La situation des chrétiens d’Orient faisait écho à ces trois aspects : leur patrimoine religieux est détruit, ils vivent la guerre, et ils risquent de disparaître au Moyen-Orient », explique-t-il.

Prière :

Seigneur, aide-moi à te faire confiance!
Si aujourd’hui tu me demandes
quelque chose qui me dépasse,
comme un pardon ou un partage nouveau,
inspire-moi!

Donne-moi la force et le courage
de répondre à ton appel,
de le prendre chez moi,
de le laisser germer et croître en moi
jusqu’à ce que je voie naître
quelque chose de nouveau dans ma vie.

Dieu de patience,
délivre-moi de la tentation de me culpabiliser
si je ne réponds pas tout de suite à ta parole.
Aide-moi seulement à prendre chez moi,
dans la profondeur de mon être,
ce que tu me demandes si doucement.

Un jour, j’en suis sûre,
je poserai un geste nouveau,
je dirai une parole neuve!

Crédit : Service catéchèse, formation et animation de l’Eglise Protestante de Genève (EPG)




Prière avec du chocolat chaud

La « Prière avec du chocolat chaud » nous vient de l’Eglise Unie du Canada. L’auteur de la prière (en anglais) est inconnu, elle a été traduite et partagée par la pasteure Angelika Piché.

  1. Mesurez deux cuillères à table de poudre de cacao. Goûtez (c’est amer). Formulez une prière qui porte sur les réalités amères de votre vie, ces choses difficiles à vivre en elles-mêmes.
  2. Mesurez et ajoutez 1 à 2 cuillères table de sucre ou d’édulcorant. Goûtez (c’est sucré). Offrez une prière d’action de grâce pour toutes les réalités agréables de votre vie qu’il convient souvent de goûter à petites doses.
  3. Ajoutez une pincée de sel. Goûtez (c’est salé). Offrez une prière pour les moments de grâce et de clarté de votre vie, ces expériences qui donnent tout son goût à l’existence.
  4. Faites chauffer du lait (ou une boisson lactée) en réfléchissant aux moments durant les derniers jours où vous avez ressenti l’émergence du Sacré dans votre vie. Qu’est-ce qui réchauffait votre cœur?
  5. Mélangez la boisson chaude avec la préparation de chocolat chaud. Goûtez (c’est délicieux). Rendez grâce à Dieu et savourez.

Crédits : Angelika Piché – Eglise Unie du Canada, Photo Pixabay




Prière de l’avent canadienne

Angelika Piché, Directrice de la formation en français de l’Eglise Unie du Canada est heureuse d’offrir aux lecteurs de Point KT cette prière d’illumination des bougies de l’avent et son cheminement avec les 4 bougies. Grand merci à elle, et gratitude pour cette forme d’Eglise universelle que nous pouvons vivre en communion les un·e·s avec les autres !

Télécharger ici Liturgie-bilingue-d’illumination-de-la-couronne-de-l’avent

Visiter le site de l’Eglise Unie du Canada 

 

Crédit : Angelika Piché (Eglise Unie du Canada) & Laurence Gangloff (UEPAL) – Point KT