Psaume 1 actualisé

Voici une belle proposition d’actualisation du  psaume 1   présenté sous la forme d’un arbre ( voir le fichier ici Psaume_1). Proposition du pasteur Frédéric Gangloff, UEPAL.

 

 

 

Heureux

est l’humain

parmi les siens et sur ses chemins

QUI NE HURLE PAS AVEC LES LOUPS

Ne s’acharne pas à rendre les mauvais coups

Ne se laisse pas embarquer sur des sentiers tortueux

Ne danse pas au rythme de l’argent extorqué au plus miséreux

ET N’ENTRE PAS AU CONSEIL DES VIOLENTS ET DES OISEAUX DE MAUVAISE AUGURE

Il sait que son for intérieur est bien plus fort que ce qu’il ne montre à l’extérieur

Ce petit plus qu’il a au fond des tripes et qu’il médite à toutes les heures

Il n’hésite pas à sourire pour faire signe lorsque tout semble figé par la peur

ET SURVEILLE DAVANTAGE SON DISCERNEMENT QUE LES COURS DE SA LIGNE DE COEUR.

Heureuse est l’humanité qui entre en résistance et se prépare à la guerre

CONTRE TOUTES LES FORMES DE MISERES ET DE DEFIS AMERS

Elle espère une issue heureuse pour que chacun retrouve la liberté

ET PERMET A TOUS DE REDECOUVRIR LA DIGNITE ET LE RESPECT

Heureux est l’enfant qui ne reste pas en rade dans la rue comme seule issue

DONT L’ECRAN NE NOIE PAS LES DERNIERS SOUBRESSAUTS DE SON IMAGINATION ET LA TUE

Et qui n’est pas jugé au seul prix des résultats scolaires et de sa performance

ENTHOUSIASME ET CURIOSITE FONT DE LUI UN DE CEUX QUI SE LANCENT

Heureuse est l’église qui aventure son amour, sa confiance et son espérance

AU CÔTÉ DES HUMAINS DE TOUTES CONFESSION ET APPARTENANCE.

La Bonne-Nouvelle est son remède quand les maux font mal.

TOUS SONT COMME DES ARBRES PLANTÉS AU BORD D’UNE EAU VITALE

Qui donnent en leur temps un fruit au goût génial.

JAMAIS LEUR FEUILLAGE NE SE RIDE, JAMAIS LEUR COURAGE NE CÈDE.

Ils entreprennent de partager tout ce qui leur réussit

ET S’ENGAGENT A APPORTER LEUR AIDE AUX PLUS DEMUNIS

Tel n’est pas le sort

DES MOQUEURS

Qui tiennent

Debout pour

Un temps et

Qui fuient

LES ENNUIS

Et trichent

AVEC LES

SENTIMENTS.

Au moindre

Coup de vent

Ils restent en plan

A la racine, Dieu

Irrigue abondamment jeunes et vieux

 

 

(Adaptation du Psaume 1 – Frédéric Gangloff)




Laissez-vous réconcilier !

La prière « Laissez-vous réconcilier! » est un cadeau de la pasteure Sophie LETSCH, qui s’est inspirée du texte de 2 Corinthiens 5 verset 19  » Oui, c’est Dieu qui a réconcilié le monde avec lui, par le Christ. Il ne tient plus compte des fautes des êtres humains et il nous charge d’annoncer cette parole de réconciliation« .

Seigneur, tu offres au monde entier ton amour qui peut tout changer.

Mais qui va le lui annoncer ?

Tu comptes sur moi pour supplier toute l’humanité : laissez-vous réconcilier !

Vous qui doutez de vous-mêmes et vous qui avez tant de regrets : laissez-vous réconcilier !

Vous qui êtes blessés et vous qui avez tant de mal à pardonner : laissez-vous réconcilier !

Vous qui vous entretuez et vous qui craignez d’accueillir l’étranger : laissez-vous réconcilier !

Vous qui ne connaissez pas l’amour de Dieu et vous qui vous sentez abandonnés : laissez-vous réconcilier !

Crédit : Sophie Letsch, pasteure.




Quelques symboles chrétiens : des symboles ouverts et des points de rencontres

Animation-découverte, ou étude biblique, ou encore sujet pour la prédication, nous vous proposons ici une observation de quelques symboles chrétiens, symboles qui nous amènent à la rencontre avec le Christ, avec Dieu et avec notre prochain.

Le symbole, petit rappel : Prenez un objet cassable (poterie, vase, feuille de papier…) et cassez-le soigneusement en plusieurs grands morceaux, en fonction du nombre de personnes présentes. Si les participants sont nombreux, prévoyez plusieurs objets différents. Chaque participant reçoit un morceau de l’objet. C’est un symbole ! Dans 1 an*, 10 ans, 20 ans, même si chacun a vieilli, changé de coiffure ou de lunette, en remettant les morceaux les uns avec les autres et en reconstituant le puzzle de l’objet entier, tous les participants d’aujourd’hui pourront se reconnaître et se souvenir de ce jour !
*Organisez des retrouvailles l’année prochaine, et que chacun amène son morceau d’objet !
Un symbole, à l’origine, est donc une partie d’un tout utilisée comme signe de reconnaissance entre des personnes.
Aujourd’hui, on emploie le symbole dans le langage parlé, écrit, artistique, publicitaire, … pour associer deux idées : un cœur représente l’amour ; un jingle publicitaire suffit à évoquer l’objet de la publicité ; une expression métaphorique renvoie à un concept ; etc.
Dès l’origine du christianisme, certains dessins ont représenté le Christ et son message. Mais plutôt que de dessiner un personnage – ce qui n’était pas admis dans le judaïsme -, ce sont des symboles qui ont été élaborés.

Quelques symboles chrétiens (et après ce rappel, l’usage que l’on va en faire) : Vous les trouvez sur le net, mais ils sont aussi faciles à dessiner ou à faire dessiner.

La croix : une ligne verticale traversée par une ligne horizontale aux deux tiers de sa hauteur.
La verticalité nous renvoie à la fois à ce qui est tout en bas… et à ce qui est tout en haut ! Souvent, nous disons : « L’homme en bas et Dieu en haut », mais on peut nuancer : les soucis de la vie qui nous rabaissent, les espérances qui nous grandissent, etc. Les participants à votre séance auront des choses à dire sur cette verticalité.
L’horizontalité peut symboliser les relations entre les humains, une ligne chronologique du temps…
La croix est souvent résumée à la verticalité de Dieu (spiritualité, espérance) et l’horizontalité de l’humanité.
NB : la croix n’est pas un crucifix : la Réforme nous a rappelé que le christ n’est pas un homme attaché souffrant sur une croix, mais bien le Ressuscité vivant parmi nous et en nous ; la croix ne souffre pas de son absence, elle rayonne de sa résurrection !

La croix orthodoxe russe : aux deux lignes transversales verticale et horizontale ont été ajoutées deux petites lignes. Au dessus, le rappel du chef d’accusation contre Jésus INRI (Jésus de Nazareth, roi des Juifs), et en dessous, une ligne oblique dont l’une des significations renvoie aux larrons crucifiés à côté de Jésus. L’un, à la fin de sa vie, a reconnu en Jésus le serviteur de Dieu innocent et souffrant, et de par cette sorte de confession de foi, a reçu la promesse du salut. La ligne oblique l’envoie vers le haut, symboliquement. L’autre larron n’a pas fait ce chemin de reconnaissance, et la ligne oblique l’envoie vers le bas, symboliquement.

Ichtus, le poisson : votre site préféré vous propose plusieurs articles à propos de Icthus, n’hésitez pas à les consulter ! Acronyme de Iêsous Christos Theou Uios Sôtêr « Jésus-Christ fils de Dieu sauveur », c’est un symbole vite dessiné et vite effacé sur le sable, bien utile pour les chrétiens persécutés…
On le trouve auto-collé sur de nombreuses voitures, et non, il ne signifie pas – ou pas que – « Pêcheur d’homme ».

Le Chrisme : Plus ancien que le christianisme, composé des lettres grecques X (chi) et P (rho), il indiquait que quelque chose était utile, de bonne augure, positif : une bonne nouvelle, quoi ! Le P changé en I (iota) associé au X (chi) et représente Jésus-Christ Ἰησοῦς Χριστός. Le chrisme est le « monogramme du Christ »
On lui associe l’Alpha et l’Oméga en majuscules ou en minuscules, en référence à l’Apocalypse de Jean, 1,8 et 22,13 où il est dit du Seigneur qu’il est l’Alpha et l’Oméga, celui qui est, qui était et qui vient, le premier et le dernier, le commencement et la fin, avec tout ce qu’il y a entre les deux…
Une erreur à corriger : ce n’est pas Jésus qui dit de lui-même qu’il est l’Alpha et l’Oméga, comme on l’entend très souvent.
Tous ensemble, les lettres du chrisme et l’alpha et l’oméga forment le verbe archô ἄρχω qui signifie ‘je commande, je dirige, je guide’

NB: nous n’avons pas utilisé la croix huguenote qui mérite une séance à elle toute seule. Mais si vous le voulez/pouvez, n’hésitez pas à l’insérer dans l’animation. Elle est aussi plus ‘moderne’. Sa symbolique nécessite un développement bien préparé.
Pour d’autres symboles, consultez aussi ici

Animations: Nous vous proposons, à partir de ces symboles très anciens, une observation des formes et les commentaires suivants :

  1. Les lignes qui composent ces dessins sont des lignes ouvertes. On peut les prolonger dans l’une ou l’autre direction. Toutes ces directions peuvent être toutes les réalités de nos chemins de vies et toutes les réalités de la présence de Dieu dans nos chemins de vies. Ces directions peuvent être les horizons d’où nous venons et vers lesquels le Christ nous envoie.
    Après avoir décrit et expliqué les symboles proposez un temps de méditation et de prière, puis proposez une activité créative à partir des symboles dessinés par les participants (un symbole au choix, plusieurs symboles…) et dont chacun prolongerait une ou plusieurs lignes à sa manière, avec sa créativité, confession de foi artistique.
    Si les participants sont d’accord, exposez les œuvres réalisées, insérez-les dans le journal paroissial…
  2. Chaque symbole a au moins un point de croisement ou de changement de direction (comme le nez de l’ichtus). Considérons un instant ces points comme des points de rencontres : rencontre avec Dieu, avec le Christ, rencontre avec notre prochain, la communauté-église, avec l’Église du Christ, avec d’autres communautés chrétiennes et/ou d’autres confessions…
    Proposez un temps de méditation et de prière sur le thème de ces points de rencontres. Utilisez les créations déjà réalisées au point 1.
  3. Assemblez les deux idées : lignes prolongées et points de rencontres. Chaque participant réalise une expression artistique de sa foi avec lignes et points. Les réalisations peuvent servir de point de départ pour un (autre) moment méditatif et de prière ; elles peuvent être exposées, avec la permission des participants, ou insérées dans le journal paroissial. Un parcours méditatif peut être organisé dans votre lieu de culte, les œuvres placées de manière à susciter le cheminement et des chaises permettant des pauses. Pensez à placer une bougie ou quelques simples fleurs, qui sans détourner les yeux du dessin, forment une petite mise en scène propice au recueillement. Ajouter un poème, une confession de foi en mots, si vous pensez que c’est utile, et en fonction des charismes des participants…
    Crédits Marie-Pierre Tonnon



Chorégraphie sur le Psaume 139

Le psaume 139 parle aux enfants. Une amie danseuse a imaginé un travail chorégraphique assez simple, en faisant appel à des gestes du quotidien. Ce psaume a d’abord été lu, puis dansé avec Morgane et les « petits loups » âgés entre  5 et 10 ans. Pour  marquer l’espace nous avons placé une bande bleue découpé dans du crépon et scotché en diagonale à travers la salle. Les enfants on travailler 2 heures et répété la chorégraphie juste avant le culte. Animation restituée par Evelyne Schaller, pasteure Uepal

PSAUME 139

Seigneur Dieu qui est

Tu lis dans mon cœur,

Quand ca va, quand ca ne va pas, Tu le sais

Tu sais où je vais, où je dors

Tu lis au plus profond de moi

Tu es le compagnon de toutes mes routes

Je n’ai pas commencé à parler

Que déjà tu avais compris ce que je voulais dire

Je suis enveloppé de ta tendresse

Sur mon épaule, se pose ta main, douce et ferme

Comment ferais-je pour me séparer de toi ? Ou devrais-je m’enfuir pour ne plus voir ton visage ?

Je vais au plus haut des cieux, et tu es là !

Je cours au plus profonds de la terre et tu es là

Je prends les ailes du soleil qui se lève

Je m’installe aux extrémités des mers

Là encore, c’est ta main qui me conduit

Cette main si tendrement posé sur moi.

Car c’est toi qui as eu cette idée que j’existe

C’est toi qui as brodé les plus petites cellules de mon corps

C’est toi qui m’as tissé dans le ventre de ma mère

Je suis tout ébloui par ce grand mystère

Je suis une merveille et une si belle aventure !

Et ce que je suis vraiment, toi tu le sais !

Car mon mystère est transparent pour toi, Car tu étais là lorsque je fus conçu dans le secret du désir

Et pétri avec la poussière des étoiles.

Chorégraphie  à partir du psaume 139 – Musique : Berlin de The Piano Guys   -Temps : 3 minutes 56 secondes

Matériel : cœurs en plastique rose selon le nombre des enfants, ballon cœur gonflé à l’hélium, panier (pour accrocher le ballon ; ce panier peut être remplis de ceours en papier qui seront distribués à la fin aux membres de l’assemblée cultuelle), ligne marquée par une bande de papier crépon bleue collée au sol pour former une diagonale partant du fond

Explication des temps d’expression dansée :

5×8 temps : une marche. Toutes les possibilités de marche sont acceptées. Marcher en avant ou en arrière, marcher lentement ou rapidement, sur le rythme de la musique ou contre celle-ci.

2 temps : salut avec la main

1×8 temps : marche

1×8 temps : arrêt. C’est un stop, on reste immobile, pieds joints.

1×8 temps : geste du quotidien. On fait un geste qu’on répète pendant ce moment-là. Le mouvement est un geste qu’on fait tous les jours. Comme par exemple : se coiffer, se laver, bailler, s’habiller, se brosser les dents.

1×8 temps : marche.

1×8 temps : arrêt.

1×8 temps : geste du quotidien.

1×8 temps : marche.

1×8 temps : arrêt.

1×8 temps : geste du quotidien.

1×8 temps : on récupère les cœurs dans un panier, des contacts se forment en allant former un cercle. Contacts : on se touche, on se cogne doucement, on se frappe une main, on touche une épaule avec son épaule,  pour ensuite former un cercle qui est placé dos au public.

1×8 temps : on se tourne face public et on montre le cœur en plastique que chaque enfant a dans sa main.

1×8 temps : le danseur le plus expérimenté (ou l’animateur) prend  le ballon-cœur qui est accroché au panier et le donne aux petits danseurs. Il part en diagonale du groupe.

3×8 temps : il entame un solo au sol, en ayant le regard projeté vers le groupe des petits danseurs qui l’observent. Les petits danseurs lâchent le ballon.

1×8 temps : course des petits pour se mettre sur la diagonale en commençant au fond de la scène.

4×8 temps : notion d’équilibre. Les enfants jouent sur la ligne de papier bleue qui marque la diagonale. Ils marchent en avant ou en arrière comme s’ils étaient sur un fil. Des mouvements de bras cherchant l’équilibre sont le plus souvent pratiqués par les enfants. Néanmoins les deux jambes ne sont pas forcément sur le fil (la ligne), une jambe ou toutes les deux peuvent être en l’air.

5×8 temps : jeu de contrepoids. On donne son poids à l’autre. On se laisse tomber dans les bras de l’autre. On porte quelqu’un pendant son saut, on porte quelqu’un sur son dos ou ses épaules. C’est un moment de complicité à deux.

1 temps : chute douce sans se faire mal.

5×8 temps : mouvements au sol. Beaucoup de douceur est attendue à ce moment là. On danse avec des ailes, en étant légère et gracieuse. Pour aider les enfants dans leur recherche du mouvement, on leur donne des mots. Par exemple : dansez comme si vous étiez des anges, des plumes. Caressez le sol. Soyez doux avec vous-même.

1 temps : chandelle pour se relever.

5×8 temps : mouvement des feuilles des arbres. Des balancés de bras et de jambes se font. On découvre le monde. C’est une approche libre et très personnelle, c’est chacun qui le ressent de sa propre manière. Rien n’est faux.

1×8 temps : se remettre en cercle assis au sol pour chanter.




Prière avec des pierres

Prière de repentance et pardon  avec des pierres  proposée par Virginie Moyat, EPUdF Poissy

 

Pâques

Les pierres de nos vies

Pour cette prière où nous nous tournons en confiance vers Dieu pour lui dire ce qui pèse dans nos vies, ce que nous ne faisons pas toujours comme il faut, j’aimerais utiliser ces pierres. Besoin d’enfants.

Nous avons de nombreuses pierres, qui chaque jour régulièrement nous empêchent de vivre de l’amour du Christ ou d’en rayonner.

Je pense à plusieurs pierres :

La pierre de la peur

La pierre de l’incertitude

La pierre de l’amertume

La pierre de la fatigue

La pierre de la colère

La pierre de l’oubli ou de l’indifférence

La pierre de la séparation, de l’isolement

La pierre de la bonne excuse pour ne rien faire

Quelles autres pierres ?

… de la culpabilité, de l’injustice, de la famille qui oppresse, des enfants qui exigent, de la maladie qui handicape, de la volonté de dominer, du passé qui impose, de la souffrance…

Vous voyez toutes ces pierres que nous mettons devant cette Bible, elles sont comme la pierre qui fermait le tombeau du Christ ; une fois entièrement recouvert, la Parole ne passe plus, la vie du Christ est interrompue.

Mettre une feuille entière de cailloux

C’est Pâques ! Comme la pierre du tombeau a roulé pour se mettre de côté, elles roulent et sont mises de côté, les pierres de nos vies ! enfants enlèvent délicatement

C’est Pâques ! Voyez avec quel geste de tendresse, quelle délicatesse cela est fait !

La Parole est de nouveau libre, la vie est de nouveau possible ! et elle en est bouleversée. Le Christ se fait vivant dans chacune de nos vies !




Écrire une prière de repentance avec des jeunes et la mettre en scène

Prière de repentance des KT, suivi du pardon proposée par Virginie MOYAT, EPUdF Poissy

matériel nécessaire :  cartons en papier, feutres, lunettes noires, nappe en papier 

 

 

 

 

Exclusion   

Jeu de scène associé :  8 catéchumènes avec un masque assis dans l’assemblée, qui se lèvent au fur et à mesure que leur visage est nommé / 8 catéchumènes sans masque, mais avec lunettes noires. 

Au début, les catéchumènes aux lunettes sont devant l’assemblée, à côté du lecteur, ils regardent leurs pieds.

Quand les autres catéchumènes (les masqués) approchent, ils les repoussent avec leurs bras dressés devant eux.

Au moment des paroles du pardon, les catéchumènes aux lunettes noires enlèvent leurs lunettes, lèvent les yeux, enlèvent les masques des catéchumènes et leur serrent la main, ou les embrassent, se serrent dans les bras, ou autre geste de jeunes…

Lecteur : Pendant les séances de KT, nous avons discuté des personnes vers qui nous ou d’autres personnes ne vont pas, puis nous avons symbolisé cette prière de repentance de cette manière : (texte écrit à partir d’une animation autour d’une nappe muette)

Père, pardon car

Parfois nous vivons avec nos lunettes noires, à ne regarder que nous-mêmes

Nous ne regardons pas, car nous ne les voyons même pas :

Ceux qui sont blessés par la vie : 2 masques

S’ils ont des cicatrices, c’est peut-être parce qu’ils se battent souvent ?

S’ils se mutilent, c’est qu’ils souffrent intérieurement et nous ne pouvons rien faire pour les aider

S’ils pleurent, c’est qu’ils sont tristes ou qu’ils ont mal : 4 masques

Père, pardon car

Parfois nous vivons avec nos lunettes noires, à ne regarder que nous-mêmes

Nous ne regardons pas :

Ceux qui sont différents de nous, qui nous sont étranges : 2 masques

Les handicapés

Car nous ne sommes pas habitués, nous avons peur, nous pouvons même nous moquer

Cela est difficile d’être différents car nous sommes moqués, cela fait mal

Père, pardon car nous ne voulons pas aller vers :

Ceux qui nous font peur car ils nous font penser à la mort :

Les gothiques,

Les fous, les drogués, les saouls, ils peuvent tuer, kidnapper, car ils ne réfléchissent plus

Les SDF, les anciens prisonniers car ils sont perdus

Tous ceux qui peuvent nous attaquer

Nous avons peur d’eux car nous n’avons pas envie de mourir, car nous ne savons pas ce que nous devenons après

Mais avec des adultes, nous pourrions peut-être essayer de les comprendre ?

Enfin, nous avons encore peur de ceux qui font de la politique et qui parlent de guerre ou qui ont des paroles racistes car nous avons peur pour notre avenir

Père, toi qui nous écoutes et qui est celui qui nous fais du bien, donne-nous cette parole qui nous libère et nous rend plus léger. Amen

Puis :

Père, tu nous dis : « Regarde aussi les autres, aime-les ! ou au moins respecte-les !

Ensemble, vous êtes mes enfants. »

Alors nous découvre que c’est beau de rencontrer

Ceux qui ne sont pas comme moi,

Ceux qui vivent autrement,

Ceux qui parlent un autre langage que moi

Et voient d’autres choses que moi.

Père,

Merci de nous ouvrir les yeux

Et de nous inviter toujours à nous accueillir,

Différents.   Amen