Cumulus, le petit nuage présente le pays de Jésus

Dossier de présentation des cours d’eau du pays de Jésus par le petit nuage Cumulus. Chaque séquence est indépendante des autres. Ensemble, elles forment un tout. En cas de présence épisodique des enfants, ils comprendront aisément le sens de la séquence, puisque aucune ne dépend de la précédente. Cumulus, le petit nuage est le fil conducteur de l’année.Ce dossier est adapté aux tout-petits (2-5 ans) et aux grands (6-10 ans). Une « introduction pour les adultes » ouvre chaque séquence. En fait, il serait plus juste de parler d’animateurs et d’animatrices ou de moniteurs et monitrices, les premiers étant ceux qui animent et les autres ceux qui montrent le chemin…

Synthèse du présent dossier :

Pièce de noël « Cumulus, témoin de la naissance de Jésus » adaptée par les animateur de Westhoffen

Pour les petits, nous avons imaginé les animations en fonction du lieu. Quatre étapes rythment donc les « cultes à 4 pattes » ou « cultes pour tout-petits ».

  • Idéalement, l’espace 1 est dédié à l’accueil individuel et aux bricolages ou jeux. Ce lieu est imaginé à l’entrée de l’église ; il est convivial et fonctionnel.
  • L’espace 2 propose un déplacement jusqu’à l’orgue de l’église, que nous imaginons en hauteur. Le temps passé près de l’orgue permet de chanter chaque fois « Tout le monde est bien arrivé » et d’accueillir les familles, d’introduire au thème (fil rouge) du jour et d’apprendre un nouveau chant. Bien sûr, la sécurité des enfants est primordiale.
  • L’espace 3 représente l’église, l’allée, les bancs… c’est un lieu de passage qui nous guide vers l’espace 4, le chœur de l’église où l’on se rassemble, où on allume les bougies, chante « Tout le monde est bien arrivé » mais où l’histoire biblique se raconte et se discute à partir de questions « je me demande… » questions qui n’appellent pas de réponses « c’est vrai/faux » mais plutôt « merci ». Après la théologie vient le temps des prières et des chants sans oublier la bénédiction.
  • Enfin, le temps du goûter réinvestit l’espace 1 et invite déjà à la prochaine rencontre.

Pour les grands, nous proposons aussi un rythme régulier fait d’accueil, de prière puis de lecture biblique. Nous encourageons la lecture biblique dans la Bible (ou même plusieurs), par les enfants ; et cela, plusieurs fois, pour que les hésitations des uns et des autres ne soient pas un frein à la compréhension. Après la lecture, nous proposons un débat théologique, animé par Cumulus, le petit nuage… ceci pour permettre aux enfants de réfléchir aux questions bibliques. Le bricolage est au service du fil rouge, message de la séquence, de même que le chant. Dans la mesure du possible, nous avons sélectionné un chant en lien avec le fil rouge, avec refrain facile à chanter pour les petits.

Pour petits et grands, chaque séquence est construite sur un seul thème appelé « message ou fil rouge ». C’est LA phrase que les enfants devraient pouvoir restituer à la fin de la séquence, en rentrant à la maison. Ces messages sont des paroles positives pour avancer dans la vie. Pour une utilisation aisée de ce dossier, nous marquons en couleur verte ce qui devra être préparé à l’avance.

L’eau est l’élément le plus nécessaire à la vie. Ce n’est pas étonnant qu’une des premières œuvres du Créateur consiste en la séparation des eaux d’en haut d’avec celles d’en bas (Genèse 1,6). La Palestine est très riche en sources d’eau vive. Ces sources revêtaient une importance majeure aussi bien sur le plan de la vie matérielle que dans l’imaginaire biblique. Il est intéressant de noter que le mot hébreu qui désigne la source est le même qui signifie « œil ». Et c’est logique, car l’œil est la source des larmes . Les Hébreux n’étaient pas des marins. La « grande mer » est toujours présentée dans la Bible comme une limite. Les seules aventures maritimes de la Bible sont celles de Jonas et de l’apôtre Paul .

Nous vous souhaitons une belle année de découvertes avec Cumulus,  Laurence Gangloff et Chirstian Kempf, UEPAL

 

Dictionnaire de la Bible, Brepols 1985, page 405

Dictionnaire de la Bible, Brepols 1985, page 290




Choupette la chouette 6

P1020555Choupette la chouette présente ses amies à plumes aux enfants … et à travers l’histoire de ses amies, nous découvrons la présence du Seigneur.  Ces 7 séquences proposent un dossier qui peut être utilisé en École du Dimanche ou en club biblique. Dossier élaboré par Laurence Gangloff, Service de l’enseignement religieux et de la catéchèse de l’UÉPAL. Dans cette séquence, Choupette-la-chouette présente son ami, l’aigle avec une très belle narration de Christian KEMPF.

Introduction biblique

L’hébreu « Neser » et le grec « Aetos » peuvent désigner dans la Bible aussi bien le vautour que l’aigle. En fait, l’hébreu connait plutôt le vautour que l’aigle. Mais le traducteur a préféré l’image de l’aigle, beaucoup plus positive et plus noble à celle du charognard impur. Une certaine confusion règne donc dans les traductions à propos de « Neser », que l’on retrouve dans 26 versets.

  • Exode 19,4 et Deutéronome 32,10 montrent l’action de Dieu pour son peuple : elle est comparée aux ailes d’un aigle.
  • Lévitique 11,13 et Deutéronome 14,12 rappellent l’impureté de l’animal (qu’il soit aigle ou vautour).
  • Deutéronome 28,49 ; Job 9,26 et Habakuk 1,8 utilisent l’image de l’aigle fondant sur sa proie ;
  • 2 Samuel 1,23 évoque Saül et Jonathan : « ils étaient comme des aigles » ; ainsi, les grands rois sont comparés à des aigles (Ézékiel 17,3 et 7).
  • L’image de l’aigle permet des comparaisons poétiques : s’élever comme l’aigle (Job 39,27) rajeunir comme l’aigle (Psaume 103,5) ; la richesse s’envole comme l’aigle (Proverbes 23,5) ; la trace de l’aigle dans le ciel (Proverbes 30,19) ; s’avancer comme l’aigle (Jérémie 49,22) … voler comme l’aigle (Jérémie 48,40)
  • Le verset le plus connu est certainement celui d’Ésaïe 40,31 « Ceux qui se confient en l’Eternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles ; ils courent et ne se lassent point. Ils marchent et ne se fatiguent point. »
  • La destruction et la puissance de l’aigle sont intimement liées en Jérémie 4,13 ; 49,16 mais aussi dans les lamentations 4,19 sans oublier Osée 8,1 et Abdias 1,4.
  • Michée 1,16 mentionne le manque de plumes « rends-toi chauve comme l’aigle, car ils s’en vont en captivité loin de toi ! »
  • Ézéchiel mentionne par trois fois un grand aigle, étonnant, associé à la description du char de Yahvé (1,10 ; 10,14 ; 17,3 ; 17,7)

En grec, l’aigle se dit « aetos »

  • Apocalypse 4,6-8 et 12,14 Description du trône de Dieu
  • Matthieu 24,28

 

Commentaire

L’aigle est caractérisé par sa vue exceptionnelle de rapace diurne et carnivore. Maître du ciel, il jouit d’un équilibre de mouvement parfait grâce à un cervelet très développé. Deux sens le caractérisent : l’ouïe et la vue. L’aigle est utilisé comme emblème royal ou impérial, tout comme le lion.

« Il est le roi des animaux. Symbole si considéré qu’il n’est point de récit ou d’image, historique ou mythique, dans notre civilisation comme dans toutes les autres, où l’aigle n’accompagne, quand il ne le représente pas, les plus grands dieux comme les plus grands héros :il est l’attribut de Zeus (Jupiter) et du Christ, l’emblème impérial de César et de Napoléon (…). Il est aussi le symbole primitif et collectif du père et de toutes les figures de la paternité  » tiré du Dictionnaire des symboles, article « Aigle »

À cause de la charge symbolique de l’animal, il proclame avec sagesse « Dieu est mon seigneur et maître » : voici le fil rouge de cette séquence.

Déroulement de la séquence

 

  • Accueil des enfants

 

  • Narration biblique « Moïse et l’aigle » de Christian Kempf

Une narration différente « l’aigle et Moïse » se trouve sur www.pointkt.org

 

  • Animation possible : à certains mots-clés de la narration, les enfants font des gestes. Il faudra lire lentement. Les mots à mimer sont tirés du dictionnaire du langage international pour les sourds muets.

 

Pour l’aigle : utiliser les bras pour imiter des battements d’ailes

Pour la montagne : les deux mains se rejoignent en mimant la montagne

Pour Dieu : l’index de la main droite monte vers  le ciel et les yeux suivent le mouvement.

 

  • Bricolage : fabriquer un aigle

Fabriquer un aigle – (adapter l’aigle à partir du  coq ci-dessous : faire un bec plus long)

IMG_1115

 

Recopier l’affirmation  « Dieu est mon Seigneur et maître »

 

 

 

  • Chant : « Je crois en Dieu qui chante » Carillons 135

 

  • Prière

Merci Seigneur pour ta création.

Merci pour les grandes et les petites bêtes.

L’aigle est un modèle de sagesse pour nous.

Comme lui, aide-nous à reconnaître ta puissance.

Donne-nous de reconnaître ta présence dans notre vie ! Amen.

***

Narration biblique  Moïse et l’aigle

La pente est rude, les pierres roulent sous les pieds, le soleil tape dur, à tout bout de champ Moïse doit s’arrêter et prendre sa gourde en peau de chèvre pour laisser couler quelques gouttes d’eau sur sa langue. Faut-il vraiment monter si haut, s’interroge-t-il ? Loin au-dessus de sa tête, un cri d’aigle retentit, renvoyé par la paroi rocheuse, comme si Dieu voulait lui rappeler sa consigne : oui, je te l’ai dit, il faut monter tout là-haut. Aussi haut que l’aigle.

Aigle, aigle ! se dit Moïse. Il en a de bonnes, Lui. Je n’ai pas d’ailes, moi, je n’ai que mes sandales de cuir. Il pourrait faire ce qu’Il m’a fait dire au peuple l’autre jour : « Je vous ai portés sur des ailes d’aigles et vous ai fait arriver jusqu’à moi. » Suite à quoi Dieu lui avait glissé à l’oreille : « C’est bien. Et maintenant, dès que le temps s’y prête, tu grimpes sur la montagne pour que je te dise en quoi consiste mon alliance. »

Après avoir gravi le vallon pierreux qui lui a donné tant de peine, Moïse passe un col inondé de soleil. À droite, une pente douce qui monte vers un sommet arrondi. À gauche, une paroi rocheuse qui s’élève à perte de vue. Devinez de quel côté il aperçoit l’aigle en train de planer en rond ? Pan dans le mille : à gauche, près du rebord de la falaise ! C’est parce que son aire (c’est comme ça qu’on appelle un nid d’aigle) doit se trouver par-là, se dit Moïse, qui aurait tellement préféré le chemin du sommet arrondi. Mais sa conscience – ou alors est-ce l’esprit qui le guide ? – lui dit que c’est bien du côté de l’aigle que Dieu l’attend. Pas de chance.

Moïse reprend l’escalade. Curieusement, chaque fois qu’il est en panne, croyant qu’il n’y a plus moyen d’avancer, un petit coin de rocher se présente juste à portée de sa main pour s’accrocher, et un replat pour poser son pied, et Moïse peut progresser. Quelqu’un lui aurait-il préparé un chemin, difficile certes, mais possible ? Juste à sa mesure ?

Essoufflé, Moïse n’a pas les moyens d’y réfléchir. D’ailleurs, si vous voulez mon avis, Moïse n’est pas seulement poussé par la consigne « tu grimpes sur la montagne », ni par la promesse d’entendre Dieu parler. Il est surtout attiré par la curiosité : si Dieu l’attend là-haut, loin des yeux du peuple, c’est qu’il va… se montrer à ceux de Moïse ! C’est dingue, ça, non ? Voir Dieu !

Bon, d’accord, on n’en sait rien, si c’est ça qui a attiré Moïse, c’est juste une idée. Pendant que nous bavardions, Moïse a bien progressé. Le voilà qui lance sa jambe par-dessus le dernier rocher, il se hisse et… tombe dans le nid de l’aigle, entre les aiglons qui piaillent de frayeur. Arrive monsieur aigle, qui se perche sur le rebord de l’aire et qui agite ses immenses ailes. Dans le bruit qu’elles font, Moïse entend une voix : « Fffrrr, sors de là, tu n’es pas encore au bout de tes peines. »

– « C’est toi, Seigneur, qui me parle ainsi ? » demande Moïse.

– « Non, c’est moi, l’aigle, qui te parle. Et je te dis de sortir de là parce que tu effrayes mes petits. Tu vois le trou là-bas, entre les deux rochers ? Va t’y cacher et bouche-toi les yeux, Dieu va passer, mais tu n’as pas le droit de le voir. Par contre, ouvre bien les oreilles ! C’est un conseil d’ami. »

Sans un mot, Moïse s’en va se cacher dans l’ombre de l’anfractuosité (c’est comme ça qu’on appelle un mince espace entre des rochers). Un grand battement d’ailes : « Fffrrr, ferme les yeux, j’ai dit. » Moïse obéit. Il attend.

En-bas, dans le campement, tous ont les yeux levés vers la montagne du Sinaï. Ils voient le sommet s’entourer peu à peu de nuages, qui deviennent de plus en plus noirs. Bientôt, des éclairs en sortent, et des coups de tonnerre retentissent. Effrayés, les gens se disent les uns aux autres : « Pauvre Moïse, qui est monté tout droit dans ce terrible orage. Il doit être gravement en danger. » – « Mais non », disent les autres, « vous n’entendez pas ? C’est Dieu qui parle dans cet ouragan. Nous, on ne comprend rien, mais Moïse nous dira les paroles de Dieu. » – « S’il revient vivant, oui ! » – « Ayez confiance. D’aucun de nous Dieu n’est loin. » C’est peut-être Aaron, le frère de Moïse, qui dit ces mots, ce serait assez son genre, mais on n’en sait rien, le bruit est si fort et le moment si intense.

Sur la montagne, du côté de Moïse, pas le moindre nuage ! Pas d’éclairs, ni de tonnerre. Incroyable, non ? C’est que, d’une certaine manière, même si c’est la même montagne, ce n’est pas le même monde, ici et là-bas, là-haut et ici-bas. Et quelquefois, selon l’endroit d’où tu regardes, les choses sont complètement différentes. Mais ce ne sont pas forcément les choses qui sont différentes, ç’est peut-être ton regard qui n’est pas le même. Pour l’un, c’est de la bonne musique, pour l’autre ce n’est qu’un horrible bruit. Pour l’un c’est un animal mort, pour l’autre c’est de la viande bonne à manger. Pour l’un c’est une pente dangereuse qui donne le vertige, pour l’autre c’est juste une super glissade sur une bonne paire de skis. Pour l’un c’est une grosse colère paternelle, pour l’autre c’est juste papa qui parle et qui a eu très peur pour toi parce qu’il t’aime. Pour l’un c’est une tempête qui arrache les cheveux, pour l’autre c’est le battement des ailes d’un aigle.

Fffrrr. Fffrrr. Encore l’aigle ? se dit Moïse dans le creux du rocher. Oui, le même aigle, mais pas la même voix. Une voix pas tout-à-fait inconnue, puisque Moïse l’a déjà entendue près du buisson ardent, quand les flammes brûlaient sans brûler le buisson et que Dieu lui a dit : « Va dire à pharaon de laisser partir mon peuple. » Aujourd’hui, la voix dans le bruit des ailes de l’aigle dit :

– « C’est moi le Seigneur, ton Dieu, qui t’ai fait sortir d’Égypte, de la maison de servitude : tu n’auras pas d’autres dieux face à moi. Tu ne te feras pas d’idoles. Tu ne prononceras pas à tort le nom du Seigneur, ton Dieu. »

Et la voix de Dieu prononce les fameuses dix paroles qui seront plus tard gravées dans la pierre et que le peuple hébreu, mais aussi les disciples de Jésus et les croyants de Mohammed considèreront comme LA Loi divine. Quand on les écoute d’une certaine manière, on peut effectivement les entendre comme des coups de tonnerre : « Je suis le Seigneur, ton Dieu ! » Mais on peut aussi les entendre comme des merveilleuses promesses : « Puisque je suis ton Dieu, tu n’auras plus besoin de te fabriquer des idoles, tu pourras cesser le travail une fois par semaine, tu verras ton père et ta mère comme ceux qui t’ont transmis la vie, tu n’auras plus besoin de tuer, ni de tromper, ni de voler, ni de mentir, ni d’abuser de ton prochain. »

Pas des menaces : des promesses. Quand les dix paroles sont finies, Moïse ouvre vite les yeux, mais il ne voit rien, à part la queue d’un aigle disparaissant derrière le rocher.

Plusieurs années après ces événements du mont Sinaï, Moïse escalade une autre montagne. Il est désespéré. Déçu. Fatigué. Abattu. « Seigneur -Dieu », dit-il en gravissant la pente, « pourquoi, mais pourquoi donc m’as-tu demandé de conduire ce peuple à la nuque raide ? »

C’est ce qu’il répète encore lorsqu’il parvient au sommet. L’aigle vient planer autour de lui. « Fffrrr ! Qu’est-ce que tu viens faire ici, Moïse ? »

– « Oh ! C’est toi, l’ami ! Je voulais parler avec Dieu, seul à seul. Mais peut-être que tu peux m’aider, toi aussi. »

– « Tout-à-fait. Tu sais, moi ou Dieu, c’est pareil, et en même temps c’est pas pareil. Je veux dire : j’ai l’air d’être le maître du ciel, le roi des animaux, le seigneur du vent et du temps, mais je ne suis pas Dieu. C’est même le contraire : Dieu est mon Seigneur et maître. De la même façon, Dieu est certes lointain, intouchable et si puissant qu’on peut le comparer à un ouragan, mais il est aussi tout proche de chaque être vivant. Il accepte souvent d’être faible et impuissant, il veut bien patienter jusqu’à ce nous comprenions enfin, après avoir fait toutes sortes d’expériences. Tu vois ce que je veux dire ? »

– « Je ne suis pas sûr. Moi, je croyais qu’après avoir entendu les dix paroles que je leur ai apportées de la part de Dieu, les membres du peuple feraient la fête et qu’ils se réjouiraient que Dieu soit leur Seigneur, mais tintin ! ils ont fait la gueule, ils m’ont reproché de ne pas leur dire la vérité. Alors je me suis retiré sur la montagne, j’ai pris la peine de graver sur une grande plaque l’ensemble des dix paroles, puis je suis revenu vers le campement, pensant que des inscriptions sur la pierre auraient plus d’effet, mais tu sais ce que j’ai trouvé en rentrant ? Une fête païenne ! Ces sombres imbéciles ont préféré se tailler une idole en or, en forme de veau, pour la placer au milieu du camp et danser autour d’elle, plutôt que de croire en un Dieu de parole. »

– « Mais… tu leur as dit que ces dix paroles sont des promesses, et pas des menaces ? Je te l’ai expliqué en détail, quand tu as rouvert les yeux et que tu as cherché le chemin pour descendre, tu te souviens ? Tu ne savais pas où t’accrocher, alors je t’ai pris sur mon dos et pendant qu’on descendait des hauteurs en planant, je t’ai donné une clé pour comprendre les paroles de Dieu : une déclaration d’amour, pas une liste de punitions. »

– « Oui, oh ! Oui ! que je leur ai présenté les choses comme ça. C’était si lumineux, si bon, si nouveau ! Tellement différent des discours habituels sur les dieux et leurs colères ! Tu sais ce qu’ils ont fait ? Ils m’ont rigolé au nez. Ils ne veulent rien entendre, je te dis. Ils n’en font qu’à leur tête, ils ne comprennent rien à rien. Ce matin encore, ils se sont rassemblés devant ma tente en tapant des pieds dans la poussière, et leurs délégués sont venus me dire qu’ils veulent enfin un Dieu d’autorité et de puissance, qui punisse le crime jusqu’à la septième génération, qui massacre les opposants et qui protège ses fidèles dans des forteresses imprenables. Voilà ce qu’ils veulent. »

– « Fffrrr ! Moïse, Moïse ! Ne sois pas fâché contre eux. Laisse faire le temps, et l’expérience. La graine semée ne restera pas sans fruits, même si elle doit d’abord mourir dans la terre. Un jour, j’enverrai quelqu’un leur dire qui est Dieu en vérité. Pas toi, tu as déjà largement fait ta part de travail. »

– « Dis-moi, l’aigle, c’est ta voix que j’entends là, ou c’est celle qui m’a parlé sur l’autre montagne ? »

– « Fffrrr ! Moïse, ne te creuse pas la cervelle. Je te rappelle ce que je t’ai déjà dit : je suis maître de l’espace et des cimes, mais mon maître et Seigneur, c’est Dieu. Et si Dieu règne sur l’éternité, sur les étoiles et sur les générations, il est pourtant présent dans l’instant d’une parole, dans le geste d’une main, dans le battement d’une aile. Maintenant va, annonce au peuple que Dieu, qui l’a fait sortir d’Égypte, n’admettra pas qu’il retombe dans l’esclavage, que ce soit celui d’un roi, ou d’une idole de pierre, ou d’une religion de mort. »

Fort de cette promesse, Moïse est retourné vivre au milieu du peuple. L’aigle ? Cet aigle-là, personne ne l’a jamais revu. Fffrrr.

Christian Kempf

 




Choupette la chouette 5

P1020559Choupette la chouette présente ses amies à plumes aux enfants … et à travers l’histoire de ses amies, nous découvrons la présence du Seigneur.  Ces 7 séquences proposent un dossier qui peut être utilisé en École du Dimanche ou en club biblique. Dossier élaboré par Laurence Gangloff, Service de l’enseignement religieux et de la catéchèse de l’UÉPAL. Dans cette séquence, Choupette-la-chouette présente son amie, l’autruche du livre de JOB. Narration de Christian KEMPF.

Introduction biblique 

L’autruche est désignée en hébreu par divers vocables

  • « renanim » en Job 39,13,
  • « bat hayya’anah » (fille de l’endroit rocailleux),
    • en Lévitique 11,16 et en Deutéronome 14,15 dans une liste de noms d’oiseaux impurs.
    • en Ésaïe 13,21 ; 34,13 et 43,20 les autruches sont associées à une espèce de calamité, difficile à comprendre aujourd’hui. Les textes de Jérémie 50,39 et de Michée 1,8 sont dans le même registre, de même que Lamentations 4,3.
    • en Job 30,29 pour exprimer une comparaison poétique. Elle est présentée en Job 39,13 à 18. Cet extrait nous permet de construire cette séquence.

L’autruche est présentée dans les textes bibliques comme un animal négligent qui abandonne ses œufs à la chaleur du désert.

 Commentaire

Dans l’antiquité, l’autruche peuplait tous les déserts entourant la Palestine. Les dernières autruches furent aperçues en Palestine en 1928, dans le sud du Négeb. Grâce à ses fortes pattes, et malgré son poids (jusqu’à 100 kg), l’autruche atteint les 60 km/h. L’ornithologue explique le texte de Job ainsi : si l’oiseau du désert abandonne à terre ses œufs, c’est parce que l’oiseau ne peut couver que vingt-deux œufs maximum. Le tri est effectué par une femelle expérimentée et on est bien obligé de constater que tous les œufs gardés sont « bons » et que les œufs non fécondés sont écartés : est-ce le sixième sens de l’autruche ? Les œufs sont couvés le jour par la femelle et la nuit par le mâle, pour des raisons de couleur de plumes. L’autruchon est coureur dès qu’il sort de l’œuf.

Finalement, elle n’est pas si folle que cela, l’autruche. Ce qui nous permet d’affirmer en fil rouge, « Moi aussi, Dieu m’aime »

Déroulement de la séquence

  • Accueil des enfants
  • Narration biblique

Raconter l’histoire inventée par Christian Kempf (ci-dessous)

  • Bricolage : décorer un œuf d’autruche

Où trouver un œuf d’autruche ?

http://sundgau.autruche.free.fr/index.php?page=produits  (10€)

http://reichshoffen.pro.free.fr/autruches.htm (Gundershoffen)

http://www.autrucheland.com/ (74150 Hauteville sur Fier)

http://www.art-et-artisanat-du-monde.com

P1020502

 

 

Préparer des feutres indélébiles de différentes couleurs. Chaque enfant, puis chaque adulte écrit de sa main la phrase du fil rouge sur l’œuf d’autruche.

Autre possibilité : écrire au stylo le message sur une serviette en papier, séparer les couches de papier et coller  le message  sur l’œuf avec de la colle blanche ou de la colle-vernis. L’œuf sera exposé à la vue de tous les membres de la communauté.

 

 

 

  • Chant: « Si du nid tombe un oisillon » Carillons 242

 

  • Prière

Merci Seigneur pour ces animaux

Qui nous apprennent combien tu nous aimes.

Aide-nous à te rester fidèle.

Amen.

***

Narration bibliques :  Abby l’autruche

 Le vent de sable qui était venu du désert s’est calmé d’un coup. Un profond silence a suivi. Sous le soleil revenu, le paysage n’avait plus qu’une seule couleur, comme s’il avait été remplacé par un coin de désert : du sable, rien que du sable, avec des creux et des bosses.

Une des monticules s’agita, on vit apparaître comme une bosse de chameau, puis deux bras soulevèrent la fourrure et la tête de Job apparut, pâle, ridée, les yeux sombres, une maigre barbe au menton, pas le moindre cheveu sur la tête.

Job regarda lentement à gauche, puis à droite, puis il murmura : « C’est le bouquet. Tout à l’heure, la ruine et la désolation, et maintenant plus rien du tout. Que du sable. » Et à haute voix : « Seigneur, ça ne te suffisait pas ? »

Juste devant lui, un monticule plus petit se secoua, une tête d’autruche se dressa sur un long cou, et une voix nasillarde en sortit : « Tu parles à qui ? »

– « Toi l’autruche, je ne te cause pas. Et d’ailleurs, d’où tu sors ? »

L’autruche finit de se débarrasser du sable qui l’avait recouverte. Elle se dressa sur ses deux pattes, inspecta l’horizon et répondit :

– « Je n’en sais rien. Le vent de sable m’a surprise alors que je venais de pondre un œuf derrière la dune, j’ai été soulevée en l’air, moi qui n’ai jamais volé de ma vie. Je crois que j’ai roulé sur le sol pendant un moment et quand j’ai voulu me servir de mes pattes, j’ai été emportée à nouveau. Et me voilà. Tu t’appelles comment ? »

– « Job ». C’était plus un soupir qu’un nom.

– « Job ? Tiens, c’est curieux. Le propriétaire de l’oasis près de laquelle vivaient mes parents, et moi après eux, ben il s’appelle aussi Job. Un grossier personnage, soit dit en passant, mais tu ne le répèteras à personne, s’il te plaît. D’accord, le puits lui appartient et les palmiers autour, et les troupeaux de bœufs et d’ânes et les caravanes de chameaux qui s’arrêtent là tous les deux ou trois jours. Mais tu crois qu’il nous autoriserait à venir boire dans les baquets que ses bergers remplissent pour leurs bêtes ? Rien. Nix. Nada. Les bergers nous chassent dès qu’ils nous voient, sur ordre de Job, parce que nous ne lui obéissons pas. Quel mufle ! Tu le connais, ce Job-là ? »

Job est resté silencieux un moment, les yeux fermés. Puis il a regardé l’autruche et a dit !

– « Oui, je le connais. Ce Job, c’est moi. Ou plus exactement, c’était moi. » Et en quelques mots Job raconta à l’autruche ce qui venait de lui arriver : sa belle vie, ses troupeaux, ses caravanes, ses serviteurs, ses enfants ; puis, comme un coup de tonnerre sous un soleil radieux, les catastrophes qui surviennent les unes après les autres, sans raison, lui enlevant tous ses biens et ses enfants. Finalement, la lèpre qui se met à lui ronger la peau en commençant par les mains et les pieds. « J’ai cru que j’étais devenu un déchet à jeter dehors, alors je me suis assis sur ce tas de cendres et de vaisselle cassée. Même ma femme est venue me cracher dessus et elle m’a reproché de rester fidèle au Seigneur. »

– « Faut-il que le Seigneur Dieu te haïsse pour t’infliger tout ça », dit l’autruche après un temps de silence.

– « Pas du tout ! » protesta Job. « Tu parles comme ces trois imbéciles qui sont venus me voir à tour de rôle pour m’expliquer je ne sais quelle théorie sur mes péchés et sur la punition que j’aurais, paraît-il, méritée. J’ai demandé à Dieu de me dire quelle faute j’avais bien pu commettre, j’ai exigé de lui qu’il organise un procès équitable où j’aurais une chance de me défendre. J’ai prié, crié, supplié, appelé. Rien. Nix. Nada. Ce n’est pas qu’il me déteste, mais là, je dois bien admettre qu’il se tait. »

– « Je connais ça », dit l’autruche en baissant sa tête jusqu’au ras du sol. « Quand je sens qu’il va me parler, je me cache la tête dans le sable, tellement j’ai peur des reproches qu’il va me faire. »

– « Comme par exemple de pondre tes œufs dans le sable puis de les abandonner pour que n’importe qui les écrase en marchant dessus ? »

– « Ah ! non ! tu ne vas pas t’y mettre, toi aussi ?! C’est complètement faux, cette histoire-là. Le problème est que je ponds des œufs tout le temps et que je ne peux pas les couver tous. Alors je sélectionne. Je ne rassemble que les œufs qui contiennent vraiment une future petite autruche, et ceux-là je les couve, avec l’aide de monsieur autruche. C’est les autres que j’abandonne, de toutes manières ils ne donneraient jamais rien même si je les couvais pendant cent ans. Voilà la vraie histoire. »

– « Excuse-moi, je ne savais pas tout ça. »

– « OK, ça marche. J’y suis habituée. Même Dieu me déteste, alors tu sais, rien ne m’étonne. »

– « Ah. Euh… Tu ne m’as pas dit comment tu t’appelles ? »

– « Moi ? Bof, quelle importance ? »

– « Allez, dis-moi ! Ne fais pas l’… euh… la trouillarde ! »

– « Abby. Je m’appelle Abby. Je suis la fille de Sinny, qui a couru d’Éthiopie jusqu’en Arabie sans s’arrêter, paraît-il. C’était il y a longtemps. »

– « D’accord, Abby l’autruche. Mais pourquoi dis-tu que Dieu te déteste ? »

-« Tu as vu ces petites ailes ?! Même un moineau ne pourrait pas s’envoler avec ça. Alors moi, avec mes cent kilos ! Pourquoi est-ce qu’il m’a donné des ailes aussi ridicules, s’il ne me déteste pas ? » Et l’autruche, courbant son long cou, essuya sur ses petites ailes ses yeux pleins de larmes.

– « Tu as des petites ailes, d’accord, mais tu as des longues pattes, par contre. »

– « Ouaip ! », dit Abby l’autruche en dressant son cou. « Je ne cours pas aussi vite que le vent, mais il n’y a pas un animal pour me rattraper ! Oh ! à propos de pattes et de courir : il faut que je rentre, c’est bientôt mon tour de m’asseoir sur notre dernière couvée. Salut, Job, et peut-être à une autre fois ! Ne perds pas courage ! »

Et avant que Job ait eu le temps d’ajouter quoi que ce soit, Abby l’autruche avait disparu derrière la première dune. C’est vrai qu’elle courait vite.

Un an plus tard, Job était en tournée de visite de ses nouveaux troupeaux. Monté sur son chameau, il parcourait le désert pour contrôler le travail des bergers qu’il venait d’embaucher.

Il faut dire que tout avait changé pour lui. Un jour, juste après la visite de l’autruche, les amis de Job l’avaient vu revenir en ville, totalement guéri de sa lèpre, les prêtres l’avaient examiné et l’avaient jugé pur de toute infection. Ses frères et ses sœurs et toutes ses connaissances d’autrefois vinrent alors lui rendre visite, et chacun lui offrit une pièce d’argent et un anneau en or. Avec ça et avec l’aide de sa femme, en peu de temps il avait remonté ses affaires, reconstitué des troupeaux et reconstruit sa maison. Tout comme on ne s’était pas expliqué l’avalanche de malheurs qui l’avaient frappé, on ne s’expliquait pas son retour du bon côté de la vie.

Arrivé dans une certaine oasis du fond du désert, Job s’installa dans sa tente et goûta au repos après son voyage. Voilà qu’il fut dérangé par des cris et des bruits de bâtons qu’on tapait les uns sur les autres. Il sortit de sa tente. Ses bergers étaient en train de s’énerver contre des autruches qui s’étaient approchées de l’abreuvoir à côté du puits. Job leur ordonna de laisser les autruches boire tranquillement. « À partir de maintenant », leur dit-il, « vous laisserez les autruches venir tant qu’elles veulent. Et si vous avez peur pour les bœufs et les ânes, vous n’avez qu’à construire un nouvel abreuvoir pour les autruches et vous y mettrez de l’eau chaque fois que vous vous servirez du puits. »

Job s’allongea dans un hamac qu’on avait installé entre deux palmiers et continua sa sieste.

Pas longtemps.

– « Hem… hem… Job ! »

Job ouvrit un œil : « Quoi encore ! J’avais demandé qu’on ne me dérange pas ! »

– « C’est moi, Abby ! »

– « Abby ? Abby l’autruche ? »

– « Oui. Je voulais te dire merci. Pour l’eau. »

-« De rien, de rien, Abby, c’est normal. Dis-donc, qu’est-ce que tu deviens ? »

– « C’est plutôt à moi de te poser la question ! On dirait que ça va mieux depuis qu’on s’est vu la dernière fois, après la tempête de sable, non ? »

– « Ne m’en parle pas ! C’est tout simplement extraordinaire. Viens sous la tente, Abby, on boira une tasse de thé et je te raconterai tout. »

Et Job raconta à Abby comment, le soir-même de leur rencontre, un nouvel ouragan s’était levé au-dessus du désert, mais sans frapper le sol. Et une voix était sortie de l’ouragan. Et Dieu avait parlé à Job. Pour lui faire une sacrée leçon. Job s’était senti tout petit, et en même temps super content parce que, enfin, Dieu lui parlait. Et Job avait promis de ne plus se fâcher contre Dieu. Alors l’ouragan s’était dissipé. Le lendemain matin, en se réveillant, Job avait constaté que la lèpre avait disparu, il est immédiatement parti se montrer aux prêtres en ville. Et depuis, tout allait de mieux en mieux.

– « Tu aurais dû voir ça, Abby ! Dieu qui me parle dans l’ouragan ! »

– « Mais Job, je l’ai vu, tout ça ! J’étais en train de revenir chez toi, parce que j’avais oublié de te dire quelque chose, quand j’ai vu l’ouragan et que j’ai entendu la voix de Dieu te parler. Je suis restée derrière la dune, et quand l’ouragan a commencé à se dissiper, j’ai appelé Dieu à mon tour, il s’est tourné vers moi et il m’a écoutée. Oh ! ce n’était plus qu’un bout d’ouragan, mais toute la grandeur de Dieu était dans ce petit nuage. Alors je lui ai dit que j’avais été très contente de l’entendre parler de tous les animaux qu’il t’a donnés en exemple. Mais que j’étais aussi très vexée de ce qu’il t’avait dit de moi. Comme quoi j’agite mes ailes pour rien. Que j’abandonne mes œufs par terre et que je les laisse chauffer par le soleil, au risque de les voir écrasés par une bête sauvage. Et que ça, c’est parce je n’ai ni sagesse ni intelligence, la seule chose que je sache faire c’est de courir plus vite que les chevaux. Et j’ai dit à Dieu que pour courir, c’est vrai que je sais courir. Mais le coup des ailes, je n’y suis pour rien, c’est lui-même qui m’a taillée ce vêtement-là. Et l’histoire de la cervelle de moineau, ce n’est vraiment pas sympa, et en plus c’est faux. Parce que pour savoir choisir parmi des dizaines et des dizaines d’œufs ceux qui contiennent une future petite autruche et ceux qui n’en contiennent pas, il faut avoir de la caboche, une intelligence au moins aussi développée que celle des bergers qui ne veulent pas nous laisser boire dans leurs abreuvoirs. Alors Dieu m’a dit : ‘Tu as raison, Abby, c’est injuste, ce qu’on colporte à ton sujet. J’ai autant d’amour pour toi que pour tout ce qui est vivant sur la terre, dans l’eau et dans les airs. Et pour te le prouver, je vais rétablir ton ami Job du bon côté de la vie.’ Voilà ce qu’il m’a dit, Dieu. Et je vois qu’il a tenu parole. »

– « Eh ! bien ! dis-donc ! Tu as amené Dieu à changer d’avis ! Je te dois une fière chandelle, Abby ! Mais au fait, qu’est-ce que tu avais oublié de me dire, quand tu es revenue et que tu as entendu Dieu me parler ? »

-« Bof, j’ai complètement oublié ce que je voulais te dire ce jour-là. Mais aujourd’hui j’ai quelque chose à t’avouer : moi aussi, Dieu m’aime ! » Avec un grand sourire.

Christian Kempf.




Choupette la chouette 7

P1020552Choupette la chouette présente ses amies à plumes aux enfants … et à travers l’histoire de ses amies, nous découvrons la présence du Seigneur.  Ces 7 séquences proposent un dossier qui peut être utilisé en École du Dimanche ou en club biblique. Dossier élaboré par Laurence Gangloff, Service de l’enseignement religieux et de la catéchèse de l’UÉPAL. Dans cette séquence, Choupette-la-chouette présente son ami, le coq avec une narration de Frédéric Gangloff.

Introduction biblique 

  • En hébreu, le coq pourrait être « Sekwi », trouvé dans Job 38,36. Job mentionne l’intelligence du coq… elle consisterait, selon la croyance populaire des habitants de Palestine, en ce que le coq puisse annoncer la pluie, tout comme il annonce de son chant le lever du soleil.
  • Les anciennes versions trouvent une mention du coq « zarzir » en Proverbes 30,31.
  • Dans le domaine de l’archéologie, on a découvert deux sceaux datant du 8e siècle avant Jésus-Christ, où un coq est représenté.
  • En grec, le coq se dit « alektor ». Le coq était bien connu en Palestine.
  • Jésus le mentionne dans l’épisode du reniement de Pierre, en Matthieu 26,34, 74 et versets suivants. L’épisode similaire se trouve
    • en Marc 14, les versets 27 à 72
    • ainsi qu’en Luc 22, les versets 31 à 62
    • sans oublier Jean 13 aux versets 36 à 38 et Jean 18, 13-27

Dans le Nouveau Testament, les onze mentions du coq sont en lien avec le reniement de Pierre. C’est pourquoi nous présentons le coq et à travers lui, Pierre. Lors de la résurrection de Jésus, ce dernier demandera par trois fois à Pierre « m’aimes-tu ? ». Ces questions font certainement écho aux trois affirmations de Pierre « Je ne le connais pas » et ont pour vocation de rétablir Pierre.

Commentaire

Saviez-vous que la poule est le seul de tous les animaux à pondre toute l’année, qu’il y ait ou non un coq à l’horizon, sauf quand la durée du jour se réduit vraiment trop ? Ce qui fait l’œuf, c’est l’œil et la lumière ; uniquement la lumière zénithale, celle qui vient d’en haut. Chaque matin, le coq fait donc sommation à comparaître à la lumière. On appelait la troisième veille de la nuit « le chant du coq » (Marc 13,35). Son chant clair et fort nous permet d’affirmer en fil rouge : « Dieu m’accueille avec joie »

Déroulement de la séquence

  • Accueil des enfants
  • Choupette-la-chouette accueille les enfants.
  • Elle rappelle le message de la dernière rencontre.
  • Elle peut lancer un petit débat philosophique sur la puissance et la gloire de Dieu, sur la place de l’homme dans la création…
  • Narration biblique d’après Marc 14, 66-72 (Frédéric Gangloff)

Salut les enfants, je suis Cooqie (prononcer cookie), le coq ! Dès que le jour se lève, je me mets à chanter ! C’est plus fort que moi ! Je suis toujours le premier à me réveiller et je suis en super forme. Je lance un cocorico tout joyeux parce que j’imagine que le jour qui vient m’appartient et qu’il est plein de promesses d’une nouvelle vie. Et si je chante si fort, c’est pour que vous écoutiez cette histoire, car chaque jour donné est précieux et on peut en faire quelque chose ! D’ailleurs, nous les coqs, nous chantons même quand ça va mal et que nos pieds sont dans le caca ! C’est notre manière d’être depuis le début. Tiens, c’est peut-être même pour cela que nous avons été créé.

Dites ! À ce propos, faut que j’vous raconte une drôle d’histoire que ma grand-mère poule m’a racontée et qui s’est passée il y a très très longtemps. C’est sa cousine germaine « Poulette » qui la tient de sa voisine, la fameuse Chicken, dont on prétend qu’elle lui a été rapportée par son arrière, arrière grand-Père Nugets, de la basse-cour KFC, enfin bref, ils y ont tous laissé quelques plumes… Donc, il était une fois, dans un pays fort fort lointain, la Palestine, un homme qui s’appelait Jésus. Celui-ci était entouré d’une bande d’amis qui le suivait partout. Il y avait là André, Jacques, Jean, Judas, et Pierre… en tout ils étaient douze.

Pierre était un peu une « grande gueule », souvent le premier à suivre Jésus, pressé de répondre à ses questions, le meneur de la bande. Jusqu’au dernier moment il jouait au courageux, en jurant de ne jamais laisser tomber Jésus, qu’il le suivrait jusqu’à la mort, s’il le fallait ! Et puis, au moment où les soldats sont venus arrêter Jésus, il a eu très peur et s’est enfui. Plus tard, Pierre est revenu aux nouvelles et là, il a été reconnu à son accent. Trois fois des gens lui ont demandé : « Hey ! Toi ! Tu viens de Galilée, je reconnais ta façon de rouler les rrr, t’étais pas un de ses disciples ? À chaque fois, il faisait semblant de ne pas comprendre jusqu’à ce qu’il dise : « Non ! Non ! Vous vous trompez, je ne connais pas cet homme ! » Et à chaque fois un coq se mit à chanter ! Je sais bien moi ce qui s’est passé par la suite parce que ce coq -qui a un nom un peu exotique que vous ne connaissez pas, il s’appelait Coqa- nous l’a raconté, et cela s’est transmis de génération en génération de petits poussins… Et alors Pierre s’est souvenu de ce que Jésus lui avait dit bien avant : « Avant que le coq ne chante trois fois, tu diras ne pas me connaître ». Il a eu honte d’avoir abandonné Jésus et il en a pleuré !  Mais l’histoire ne se termine pas si mal, parce que Jésus lui a pardonné et que plus tard, quand il est revenu à la vie, il a redemandé à Pierre trois fois : « M’aimes-tu ? ». Comme quoi, on a toujours une seconde chance de recommencer à aimer. Et si aujourd’hui encore sur certains clochers de nos églises, il y a un coq. Ce n’est pas seulement pour tourner dans le sens d’où vient le vent, mais aussi pour nous rappeler que nos yeux, mains et cœurs doivent rester ouverts pour les autres. Alors les enfants ! Cocorico !

Après la narration, Choupette-la-chouette peut jouer à la philosophe en posant des questions sur la reconnaissance, l’amitié, la fidélité…

Elle peut aussi raconter la suite de l’histoire … la fête de Pâques, la résurrection de Jésus et la rencontre entre Jésus et Pierre, en écho aux reniements (« Pierre, m’aimes-tu ? »).

 

  • Bricolage : puzzle

Patron ici

Photocopier l’œuf sur un papier dont l’épaisseur est de 160 gr. (une copie par enfant)

Prévoir une enveloppe par enfant pour qu’il puisse y ranger son puzzle.

  • Distribuer une feuille par enfant.
  • Découper soigneusement la forme de l’œuf et les motifs intérieurs.
  • Jeter tous les excédents de découpe.
  • Jouer : reconstituer l’œuf avec toutes les pièces du puzzle
  • Jouer : construire le coq avec toutes les pièces du puzzle.

 

Variante  Pour un plaisir tactile, ou pour  associer les adultes aux activités de l’École du Dimanche,  fabriquer le modèle en bois et laisser les enfants y jouer à tour de rôle.

 

  • Chant : « Vois là-bas » Carillon 59

 

  • Prière

Seigneur, tu m’accueilles comme je suis et tu m’aimes sans me juger.

Comme le coq accueille le matin de son cri. Tu me reçois avec la même joie.

Merci pour ton accueil. Merci pour ta joie.

Merci pour ta tendresse.  Amen.

 




Choupette la chouette 4

P1020540Choupette la chouette présente ses amies à plumes aux enfants … et à travers l’histoire de ses amies, nous découvrons la présence du Seigneur.  Ces 7 séquences proposent un dossier qui peut être utilisé en École du Dimanche ou en club biblique. Dossier élaboré par Laurence Gangloff, Service de l’enseignement religieux et de la catéchèse de l’UÉPAL. Dans cette séquence, Choupette-la-chouette présente son amie, la cigogne avec une belle narration de Claude Mourlam.

Introduction biblique

La cigogne se dit « hasidah » en hébreu. Peut aussi se traduire par « la fidèle ».

On trouve six mentions de la cigogne dans le premier testament :

  • en Lévitique 11,19 et en Deutéronome 14,18 – la cigogne fait partie d’une liste de noms d’oiseaux impurs,
  • en Job 39,13 et en Zacharie 5,9 la cigogne permet une comparaison,
  • Psaume 104,17 signale que la cigogne fait son nid dans les cyprès,
  • et Jérémie 8,7 permet d’annoncer que la cigogne connaît les cieux et les saisons, de la même façon que l’hirondelle, la tourterelle et la grue… mais que le peuple du Seigneur ne connaît pas la loi de Dieu.

 

Commentaire La cigogne, le héron et l’ibis sont ciconiiformes, c’est-à-dire que ce sont des becs plus ou moins longs emmanchés sur des cous plus ou moins longs, le tout plus ou moins juché sur de longues pattes. Pour la cigogne, les vols migratoires débutent dès la fin de l’été. Nous saisissant du verset de Jérémie, nous proposons le fil rouge « Dieu me montre le chemin » pour réaffirmer avec force que Dieu n’abandonne personne, qu’il nous porte dans sa main paternelle… bien plus sûrement que le nourrisson porté par la cigogne, selon une tradition alsacienne !

Fil rouge de cette séquence « Dieu me montre le chemin »

Déroulement de la séquence

  • Accueil des enfantsChoupette-la-Chouette rappelle ce qui avait été fait la dernière fois.
  • Narration biblique de Claude Mourlam, voir plus bas
  • Bricolage : une cigogne à découper

Idée trouvée sur http://krokotak.com/2012/03/shtarkel-ot-hartiyashablon/  Le tutoriel est en cyrillique, mais les images sont explicites et les explications peuvent être traduites en anglais (en haut à droite)

Préparer en avance : les photocopies, les feutres, les ciseaux, la ficelle.

Colorier le bec en orange. Plier la feuille en deux en suivant les pointillés. Découper la tête et le cou. Ouvrir la feuille.  Découper toutes les lignes grisées.Ramener le côté ayant le moins de découpes  sur sa diagonale opposée : la tête de la cigogne  fait un tour complet. Remonter les ailes…

  • Chant: « Ce que j’ai vu » Carillons 30
  • Prière (à coller dans le carnet de prière et à décorer)

Merci Seigneur pour Jésus

Né comme nous d’une maman.

Il a grandi en sagesse.

Aide-nous aussi à grandir en sagesse

Pour devenir des témoins et montrer le chemin.

À ceux qui te cherchent

Amen.

***

Narration biblique  La cigogne de Noël

Cʼest bien connu en Alsace, à chaque printemps, les cigognes sont de retour. Elles font alors la fierté des villageois qui admirent leurs nids sur les plus beaux clochers. Et tout cela se transforme en de joyeuses histoires dont celle-ci qui sʼest passée il y a un peu plus dee deux mille ans…

« Ciconia, ciconia, où voles-tu si vite ? »

 La jeune cigogne, toujours très curieuse, ne se laisse pas freiner par les paroles de sa maman. Elle est motivée pour continuer son voyage vers le Sud, en direction de Jérusalem. Elle vole avec le groupe de tête, parti à la recherche de la chaleur africaine pour lʼhiver. Dʼinstinct, elle sait en effet que dans cette zone, très bientôt, elle verra à nouveau la cité sainte. La ville-étape est fantastique. La mémoire de Ciconia la conduit tout de suite non loin du quartier du Temple, car elle aimerait bien sentir à nouveau lʼodeur agréable de lʼencens. Cʼest au printemps dernier quʼelle a découvert ce parfum pour la première fois quand sa petite famille était en train de remonter vers lʼEurope et sʼétait arrêtée à Jérusalem. Depuis elle en a gardé un souvenir mémorable. Haut perchée sur les toits ou parfois, dans le Nord-Est de la ville, à lʼendroit qui plus tard sera nommé la “Tour des Cigognes”, près de la “Tour dʼHérode”, elle observe de loin, un homme quʼelle croit reconnaître. Elle lʼidentifie comme étant celui qui est à lʼorigine du phénomène quʼelle apprécie tant : le fameux parfum qui monte vers Dieu. Elle lʼa tout de suite reconnu, celui qui sʼappelle Zacharie. Il nʼa pratiquement pas changé depuis la dernière fois. Il porte de beaux vêtements de prêtre. Mais elle se souvient aussi de tout ce que lʼon raconte sur lui, notamment chez les cigognes, entre deux claquettements : « Ah ! Les hommes racontent de drôles dʼhistoires. Ils affirment que ce serait à nous autres cigognes de porter les bébés à chaque couple dʼhumains qui veut un enfant. Et ici, dans le secteur, beaucoup se moquent de Zacharie et dʼÉlisabeth, sa femme, en disant : “Sʼil nʼy avait que des couples comme celui-là, eh bien les cigognes seraient tout le temps en vacances !”. Ha ha ha ! » Heureusement Zacharie nʼest pas homme à perdre la foi, face à toutes ces moqueries. Dʼailleurs, il continue dʼaller fidèlement au Temple, surtout quand il est de service à lʼautel des parfums comme cʼest le cas aujourdʼhui.

La petite cigogne ne lʼa pas quitté des yeux. Sa patience est récompensée : voilà quʼune fumée sʼélève à côté du Temple et ça sent drôlement bon lʼencens ! Ciconia sʼélève alors au-dessus du grand bâtiment et fait des cercles lents autour de la fumée pendant de nombreuses minutes. Sa mère, qui lʼa vue de loin, vient lʼinterrompre dans son vol silencieux. Elle lui demande de la suivre. Le groupe va passer lʼaprès-midi au bord du Jourdain pour se rafraîchir et trouver à manger avant de repartir vers le Sud.

Quelques mois se sont écoulés. Ciconia a encore grandi pendant son séjour en Afrique. Elle a vraiment une taille adulte maintenant. Et elle se réjouit pour le chemin du retour vers lʼAlsace. Elle a pleinement acquis le sens de lʼorientation, ce qui lui laisse quelques instants dʼautonomie, à distance des membres de sa famille. Dans le Sud de la Judée, elle profite de sa liberté pour survoler un groupe de bergers semi-nomades. Le plus vieux de la tribu, un homme avec une belle barbe blanche, est justement en train de rappeler des paroles de prophètes aux jeunes générations. En observant Ciconia sʼapprocher dʼeux, il semble même particulièrement bien inspiré : « Le prophète Jérémie nous lʼa pourtant bien dit : “Même la cigogne dans les airs connaît le temps de ses migrations. La tourterelle, l’hirondelle et la grive ne manquent pas le moment du retour. Mais mon peuple ne tient pas compte de l’ordre établi par le SEIGNEUR.” »

Aussitôt, des enfants se mettent à chanter les paroles du Psaume 104 : « La cigogne a son logis dans les cyprès. Les hautes montagnes sont pour les bouquetins, les rochers sont le refuge des damans. »

Ciconia trouve que le chant des enfants est aussi agréable quʼun parfum. Et après quelques battements dʼailes, elle se laisse à nouveau porter par le vent. Elle aperçoitmaintenant, à contresens, sur la route entre Jérusalem et Bethléem, une caravane inhabituelle. On dirait des étrangers un peu désorientés. Sur un dromadaire, Ciconia distingue quelque chose qui brille, on dirait de lʼor. Mais bien vite, son odorat lui apporte une conviction : parmi ces mages, il y en a un au moins qui transporte de la myrrhe et ce nʼest pas tout, cʼest sûr, il y en a aussi un qui a de lʼencens.

Mais que peuvent-ils bien aller faire à Bethléem avec un tel chargement, sachant que cʼest à Jérusalem que lʼon brûle habituellement lʼencens ? Cette question va accompagner Ciconia jusquʼen Alsace. Mais qui sait, un jour peut-être on aura une réponse à cette question, même du côté de Strasbourg ! Et pas seulement chez les cigognes !

Claude MOURLAM




Choupette la chouette 3

choupette 3Choupette la chouette présente ses amies à plumes aux enfants … et à travers l’histoire de ses amies, nous découvrons la présence du Seigneur.  Ces 7 séquences proposent un dossier qui peut être utilisé en École du Dimanche ou en club biblique. Dossier élaboré par Laurence Gangloff, Service de l’enseignement religieux et de la catéchèse de l’UÉPAL. Dans cette séquence, Choupette-la-chouette présente son ami, le corbeau de l’histoire d’Élie

Introduction biblique

Le Corbeau se dit « ‘Oreb » en hébreu et « Korax » en grec.

Genèse 8,7 – Lévitique 11,15 – Deutéronome 14,14 – Psaume 147, 9 – Proverbes 30,17

Cantique des Cantiques 5,11 – Ésaïe 34,11 – Job 38,41 – 1 Rois 17,4-6

 

On connaissait plusieurs espèces de corbeaux en Palestine. Ils étaient considérés comme impurs, peut-être parce qu’ils ne craignaient pas de s’attaquer aux cadavres. D’après Genèse 8, ce fut le premier oiseau lâché par Noé. Élie a été nourri par les corbeaux au bord du torrent Kérit. S’il est mentionné dans la liste des oiseaux hantant les ruines, le corbeau est aussi donné comme exemple de la sollicitude de Dieu envers ses créatures.

Commentaire

Depuis le film d’horreur « Les oiseaux » d’Alfred Hitchcock, les corbeaux sont souvent détestés. Le comportement charognard de cette espèce ne rend pas le corbeau très sympathique, mais notre aversion d’adulte ne devrait pas être transmise aux enfants.

D’autant plus que le corbeau est admirable à plus d’un point. Il est réputé pour sa grande longévité (qui pourrait dépasser trente ans), son intelligence et son organisation sociale qui semblent très supérieures à la moyenne des oiseaux. Il n’a quasiment jamais été chassé, sauf dans les périodes de grande famine, sa chair étant considérée comme immangeable, sauf après une très longue cuisson.

En architecture, le corbeau a donné son nom à l’élément de console, le « corbeau », ainsi que l’encorbellement, qui lui est associé, tous deux issus de l’ancien français corbel.  Placé en couronnement d’un mur, ils rappellent le comportement de l’oiseau qui se percherait au-dessus d’un mur.

Le corbeau a maintenant son nom précédé de « grand », car il est devenu rare et on a pris l’habitude d’appeler « corbeau » la corneille. Il est aussi grand qu’un rapace avec lequel on le confond quand il plane dans le ciel.  La corneille, quand elle le peut, niche en colonies (les corbeautières). Les rassemblements d’automne ont pour but de faire un recensement oculaire.  Les oiseaux se comptent et se recomptent et la rétine, par un savant calcul, expédie à l’hypophyse tous les renseignements nécessaires : nourriture disponible, facteur d’espace vital, divisé par nombre de corneilles, égale quantité d’œufs à pondre au printemps suivant. Le « message hypophysaire » est infaillible ; tous les nids auront dans quelques mois 4, 5 ou 6 œufs.

Déroulement de la séquence

  • Accueil des enfants

Choupette-la-chouette accueille les enfants. Elle raconte ce qui a été fait lors de la séquence précédente. Elle peut rappeler le fil rouge de la dernière séquence (« Dieu fait la paix et moi aussi »). On peut revenir sur cette parole et voir avec les enfants de quelle manière ils ont vécu la paix de Dieu ou apporté la paix…

  • Narration biblique  1 Rois 17,1-6  Créer un «  Kamishibaï » pour raconter cette histoire. 
  • À préparer avant la séquence – voir la proposition d’illustration de kamishibai
  • Il est possible de l’emprunter à la médiathèque protestante de Strasbourg
  • qu’est-ce qu’un Kamishibai ?

Conclusion de la narration : « Vraiment, Dieu n’oublie personne » (fil rouge de la séquence ) même pas Élie perdu dans le désert !

  • Bricolage : un carnet de prières

Offrir un petit carnet (13 x 18 cm) par enfant pour en faire un carnet de prières.

Personnaliser le carnet de prière : le prénom de l’enfant sur la couverture et dans la page intérieure. La personnalisation peut se faire avec des autocollants sur la page de couverture.

carnet de prière - Copie

Découper toutes les prières déjà vues dans les séquences précédentes, les coller sur la page de droite, décorer la page de gauche.

À partir de cette séquence, les prières seront collées dans le carnet  et décorées.

 

 

  • Chant: « Maître du ciel et des saisons »  Carillons 237

 

  • Prière

Merci Seigneur pour le pain que je mange avec plaisir.

Merci pour ceux qui mettent le pain sur la table :mon papa et ma maman.

Merci pour ceux qui ont travaillé tôt ce matin pour que le pain soit bon.

Merci pour ceux qui ont travaillé la terre pour que le blé soit si beau.

Merci pour tous tes bienfaits. Amen.