Jésus et l’aveugle Bartimée

Francine Guyaz raconte l’histoire de l’aveugle Bartimée avec des marionnettes en photo.

Une jolie manière de faire découvrir que Jésus porte son attention envers ceux que tous rejettent et veulent faire taire.

 

 

 

 

 

Crédit : Nicole Rochat




Le baptême de l’Éthiopien « Lisons dans les pensées »

« Lisons dans les pensées » est une animation dont la démarche est inspirée par le bibliologue (mais ce n’est pas un bibliologue), pour les adolescents.

Dans le récit, les pensées des personnages sont invisibles, mais ce sont bien elles qui font avancer l’intrigue et lui donnent toute sa profondeur.

Nous avons travaillé Actes des Apôtres 8, 26-40 dans le cadre du chapitre sur le baptême (au catéchisme).

Trois informations doivent d’abord être bien comprises :

1) la situation de Philippe en tant qu’évangéliste écouté par des foules (cf. v 6)

2) ce qu’est un eunuque

3) ce qu’était un craignant-Dieu

 

Dans le groupe, on lit le texte passage par passage, et à chaque fois, on sollicite l’empathie des jeunes pour le personnage et sa situation, on imagine ce qu’il peut bien penser et comment il imagine la suite. Nous leur disons bien que ces pensées ne sont pas une vérité ! Mais qu’elles nous aident à nous approcher de ce qui est important dans le texte.

En annexe, le guide préparé pour les animateurs. A titre d’exemple seulement ! On remarquera d’ailleurs que les propositions des jeunes ne correspondent pas forcément au guide, elles ne sont pas téléguidées. Télécharger ici Annexe animateurs

Le texte donné ci-dessous est le résultat de la discussion dans deux groupes parallèles, dont nous avons ensuite fait la synthèse. Télécharger ici  le Texte des jeunes

A chaque groupe d’adapter son propre guide, de développer sa propre discussion !

Lors du culte animé par les jeunes, ce texte a été présenté de la façon suivante :

  • Chaque pensée était écrite en grand sur une  grande feuille cartonnée « nuage-pensée » (comme dans une BD), recto et verso. Les pensées sont numérotés pour faciliter l’ordre de lecture.
  • Les jeunes se divisent en deux groupes : le groupe « Philippe », à gauche, et le groupe « Éthiopien » à droite, et les « nuages-pensées » sont répartis dans chaque groupe.
  • Un lecteur, placé au milieu, lit le texte biblique une fois en continu.
  • Puis vient la deuxième lecture, entrecoupée par la lecture des « pensées » :
  • A chaque moment indiqué, un jeune s’avance, lève haut le carton et lit (au dos) la pensée inscrite dessus.

Crédit : Bettina Cottin (UEPAL) photos Pixabay




Actes 8 en Bande dessinée

Activité : réaliser une bande dessinée à partir de Actes 8,26 à 40

Cette méthode d’animation biblique permet de distinguer les différentes séquences du texte. L’exercice met en évidence toutes les difficultés soulevées par ce texte.  Par exemple : les apparitions et disparitions de Philippe, l’improbabilité de la scène  de lecture du rouleau (de plusieurs mètres de long) dans un char… Expliquer le vocabulaire : un char (n’est pas un tank de l’armée), un eunuque etc.  L’exercice permet de dépasser toutes ces questions et de réfléchir au message principal du texte et surtout à l’essentiel : la confession de foi de l’éthiopien et son baptême « Voici de l’eau, qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé? »

possibilité de BD ici BD Actes 8

Crédits Laurence Gangloff (Grains 2 KT )




Jean 5

Voici une animation biblique de Jean 5 proposée par Laurence Marty (EPUDF) en lien avec le tract d’offrande des Ecoles du Dimanches. Télécharger en cliquant ici  : Animation Biblique Jean 5 OED Burundi.

Bonne lecture !




Quelques symboles chrétiens : des symboles ouverts et des points de rencontres

Animation-découverte, ou étude biblique, ou encore sujet pour la prédication, nous vous proposons ici une observation de quelques symboles chrétiens, symboles qui nous amènent à la rencontre avec le Christ, avec Dieu et avec notre prochain.

Le symbole, petit rappel : Prenez un objet cassable (poterie, vase, feuille de papier…) et cassez-le soigneusement en plusieurs grands morceaux, en fonction du nombre de personnes présentes. Si les participants sont nombreux, prévoyez plusieurs objets différents. Chaque participant reçoit un morceau de l’objet. C’est un symbole ! Dans 1 an*, 10 ans, 20 ans, même si chacun a vieilli, changé de coiffure ou de lunette, en remettant les morceaux les uns avec les autres et en reconstituant le puzzle de l’objet entier, tous les participants d’aujourd’hui pourront se reconnaître et se souvenir de ce jour !
*Organisez des retrouvailles l’année prochaine, et que chacun amène son morceau d’objet !
Un symbole, à l’origine, est donc une partie d’un tout utilisée comme signe de reconnaissance entre des personnes.
Aujourd’hui, on emploie le symbole dans le langage parlé, écrit, artistique, publicitaire, … pour associer deux idées : un cœur représente l’amour ; un jingle publicitaire suffit à évoquer l’objet de la publicité ; une expression métaphorique renvoie à un concept ; etc.
Dès l’origine du christianisme, certains dessins ont représenté le Christ et son message. Mais plutôt que de dessiner un personnage – ce qui n’était pas admis dans le judaïsme -, ce sont des symboles qui ont été élaborés.

Quelques symboles chrétiens (et après ce rappel, l’usage que l’on va en faire) : Vous les trouvez sur le net, mais ils sont aussi faciles à dessiner ou à faire dessiner.

La croix : une ligne verticale traversée par une ligne horizontale aux deux tiers de sa hauteur.
La verticalité nous renvoie à la fois à ce qui est tout en bas… et à ce qui est tout en haut ! Souvent, nous disons : « L’homme en bas et Dieu en haut », mais on peut nuancer : les soucis de la vie qui nous rabaissent, les espérances qui nous grandissent, etc. Les participants à votre séance auront des choses à dire sur cette verticalité.
L’horizontalité peut symboliser les relations entre les humains, une ligne chronologique du temps…
La croix est souvent résumée à la verticalité de Dieu (spiritualité, espérance) et l’horizontalité de l’humanité.
NB : la croix n’est pas un crucifix : la Réforme nous a rappelé que le christ n’est pas un homme attaché souffrant sur une croix, mais bien le Ressuscité vivant parmi nous et en nous ; la croix ne souffre pas de son absence, elle rayonne de sa résurrection !

La croix orthodoxe russe : aux deux lignes transversales verticale et horizontale ont été ajoutées deux petites lignes. Au dessus, le rappel du chef d’accusation contre Jésus INRI (Jésus de Nazareth, roi des Juifs), et en dessous, une ligne oblique dont l’une des significations renvoie aux larrons crucifiés à côté de Jésus. L’un, à la fin de sa vie, a reconnu en Jésus le serviteur de Dieu innocent et souffrant, et de par cette sorte de confession de foi, a reçu la promesse du salut. La ligne oblique l’envoie vers le haut, symboliquement. L’autre larron n’a pas fait ce chemin de reconnaissance, et la ligne oblique l’envoie vers le bas, symboliquement.

Ichtus, le poisson : votre site préféré vous propose plusieurs articles à propos de Icthus, n’hésitez pas à les consulter ! Acronyme de Iêsous Christos Theou Uios Sôtêr « Jésus-Christ fils de Dieu sauveur », c’est un symbole vite dessiné et vite effacé sur le sable, bien utile pour les chrétiens persécutés…
On le trouve auto-collé sur de nombreuses voitures, et non, il ne signifie pas – ou pas que – « Pêcheur d’homme ».

Le Chrisme : Plus ancien que le christianisme, composé des lettres grecques X (chi) et P (rho), il indiquait que quelque chose était utile, de bonne augure, positif : une bonne nouvelle, quoi ! Le P changé en I (iota) associé au X (chi) et représente Jésus-Christ Ἰησοῦς Χριστός. Le chrisme est le « monogramme du Christ »
On lui associe l’Alpha et l’Oméga en majuscules ou en minuscules, en référence à l’Apocalypse de Jean, 1,8 et 22,13 où il est dit du Seigneur qu’il est l’Alpha et l’Oméga, celui qui est, qui était et qui vient, le premier et le dernier, le commencement et la fin, avec tout ce qu’il y a entre les deux…
Une erreur à corriger : ce n’est pas Jésus qui dit de lui-même qu’il est l’Alpha et l’Oméga, comme on l’entend très souvent.
Tous ensemble, les lettres du chrisme et l’alpha et l’oméga forment le verbe archô ἄρχω qui signifie ‘je commande, je dirige, je guide’

NB: nous n’avons pas utilisé la croix huguenote qui mérite une séance à elle toute seule. Mais si vous le voulez/pouvez, n’hésitez pas à l’insérer dans l’animation. Elle est aussi plus ‘moderne’. Sa symbolique nécessite un développement bien préparé.
Pour d’autres symboles, consultez aussi ici

Animations: Nous vous proposons, à partir de ces symboles très anciens, une observation des formes et les commentaires suivants :

  1. Les lignes qui composent ces dessins sont des lignes ouvertes. On peut les prolonger dans l’une ou l’autre direction. Toutes ces directions peuvent être toutes les réalités de nos chemins de vies et toutes les réalités de la présence de Dieu dans nos chemins de vies. Ces directions peuvent être les horizons d’où nous venons et vers lesquels le Christ nous envoie.
    Après avoir décrit et expliqué les symboles proposez un temps de méditation et de prière, puis proposez une activité créative à partir des symboles dessinés par les participants (un symbole au choix, plusieurs symboles…) et dont chacun prolongerait une ou plusieurs lignes à sa manière, avec sa créativité, confession de foi artistique.
    Si les participants sont d’accord, exposez les œuvres réalisées, insérez-les dans le journal paroissial…
  2. Chaque symbole a au moins un point de croisement ou de changement de direction (comme le nez de l’ichtus). Considérons un instant ces points comme des points de rencontres : rencontre avec Dieu, avec le Christ, rencontre avec notre prochain, la communauté-église, avec l’Église du Christ, avec d’autres communautés chrétiennes et/ou d’autres confessions…
    Proposez un temps de méditation et de prière sur le thème de ces points de rencontres. Utilisez les créations déjà réalisées au point 1.
  3. Assemblez les deux idées : lignes prolongées et points de rencontres. Chaque participant réalise une expression artistique de sa foi avec lignes et points. Les réalisations peuvent servir de point de départ pour un (autre) moment méditatif et de prière ; elles peuvent être exposées, avec la permission des participants, ou insérées dans le journal paroissial. Un parcours méditatif peut être organisé dans votre lieu de culte, les œuvres placées de manière à susciter le cheminement et des chaises permettant des pauses. Pensez à placer une bougie ou quelques simples fleurs, qui sans détourner les yeux du dessin, forment une petite mise en scène propice au recueillement. Ajouter un poème, une confession de foi en mots, si vous pensez que c’est utile, et en fonction des charismes des participants…
    Crédits : Marie-Pierre Tonnon (EPUB), Point KT



Annoncer l’Évangile là où on ne l’attend pas…

A gauche le texte biblique, à droite les « volets »

Lire quelques versets dans le livre des Actes et les questionner : voici une animation biblique pour les adolescents et les adultes, éveillant des possibilités d’actualisations et d’actions.
L’un des objectifs de cet exercice est de discerner comment l’apôtre Paul s’y prend pour annoncer l’Évangile dans un contexte pas du tout idéal !
Une actualisation avec une réflexion sur l’annonce de l’Évangile dans votre contexte sera une deuxième phase du travail, avec en troisième lieu, la mise en place d’une stratégie pour des petites actions locales concrètes où, suivant le modèle de l’apôtre, vous aurez réfléchi au discours particulier à tenir à propos de la Bonne Nouvelle, là où vous vivez…

Le texte : Actes des Apôtres 17.16-34
Selon votre groupe, a) soit vivre l’animation d’abord puis repréciser le contexte d’écriture et de réception du livre des Actes (Préférable sans doute), b) soit présenter le contexte du livre des Actes d’abord et l’animation ensuite.
Le texte vous est proposé dans la traduction Nouvelle Bible Segond (NBS).
Il est disponible pour l’animation (en pdf) ici: 2018_04-Actes 17
Il doit être imprimé pour chaque participant (pas de recto-verso).
La « colonne » de droite du tableau est découpée, au propre comme au figuré, en cellules, suivant les lignes horizontales.
La partie de gauche reste donc entière, la partie de droite se décompose en « volets » que vous pliez en deux et que vous fermez avec un petit bout de papier collant, de manière à ce que le texte de droite soit masqué.
(Prévoyez un peu de temps pour cette préparation, mais ça va assez vite.)
Le texte biblique est donc directement accessible.
Les commentaires et questions dans les cellules de droite restent masqués tant que le lecteur n’aura pas ouvert son petit volet.
En groupe (sous-groupe ou paires, selon le nombre de participants), lisez le texte, une cellule (gauche) à la fois. Après chaque temps de lecture, le volet correspondant au passage lu peut être ouvert. À l’animateur de décider s’il souhaite – ou pas – envoyer les participants vers un dictionnaire avant d’ouvrir le volet explicatif, pour ce qui est des mots moins connus.
Plusieurs volets proposent un questionnement ou un commentaire.
Des petits échanges vont naître à propos de ces questions et commentaires.
Laissez le temps à chacun de s’exprimer avant de poursuivre la lecture.
Après : La stratégie de Paul est subtile ! Dans votre contexte actuel, quelle stratégie, quel vocabulaire, seront utiles pour annoncer l’Évangile (sans nécessairement faire de prosélytisme…), dans le quartier, dans les lieux scolaires ? Sur quels éléments locaux existants dans la société qui vous entoure, pourrez-vous construire cette annonce ? Comment témoigner ? Comment annoncer avec conviction sans choquer, ni faire fuir nos contemporains ? … Suite à votre travail sur Actes 17, n’hésitez pas à aller plus loin, à l’exemple de Paul qui, trainé devant l’Aréopage, parvient à retourner la situation au profit de la Bonne Nouvelle, de l’appel au changement et à la conversion.

Quelques pistes de réponses/réactions/ »Et aujourd’hui, chez nous… ? »
« Paul pense-t’il réellement ce qu’il dit ? »… On peut en douter !
-« De quoi profite t’il pour annoncer l’Évangile malgré tout ? » De l’esprit religieux des habitants, même s’ils sont versés en mythologie et en adorations des idoles – du point de vue de Paul -, ils ont un penchant religieux dont Paul profite.
-« Que penser de ‘Vénérer sans connaître’? » Être en recherche, aspirer à… Espérer en… Doit-on connaître pour vénérer ? Et qu’est-ce que « connaître », dans la foi ? Qu’est-ce que ‘vénérer’ ? Pensons au gnosticisme qui fait concurrence à la foi dans la pensée de cette époque (et aujourd’hui !).
-Paul passe de « Dieu qui a fait le monde » à « C’est en lui que nous vivons »: il évoque le cosmos si cher aux grecs, puis la vie connue sur la terre, et ils se raccroche alors à une citation d’un poète grec probablement bien connu de ses auditeurs. Il tire des arguments en faveur de son raisonnement de la culture du lieu où il séjourne !
-« En quoi consiste la première étape du changement? » Paul repousse l’argument gnostique: la connaissance n’est pas celle dont les humains peuvent être fiers, la connaissance appartient à Dieu. Elle consiste en la manifestation de sa justice au temps qu’Il aura choisi.
-Paul ne cite pas l’homme Jésus, son ministères, ses paroles et ses actes. Il va droit au but de la question de la résurrection.C’est la question centrale de la foi chrétienne, qui se démarque de toute mythologie, de toute idolâtrie, de toute cosmologie, de toute aspiration gnostique.

Crédits Marie-Pierre Tonnon