Tenir bon pendant la crise

Kt en « distantiel » 12-17 ans

Tu as le souhait de faire découvrir à tes catéchumènes un passage de l’épitre aux Ephésiens, comme un texte facile d’accès et porteur de sens, dans notre contexte de pandémie ?

Tu as envie de leur permettre d’expérimenter un approfondissement spirituel pour « résister, tenir bon » pendant une crise ?

 

Voici un parcours en 4 étapes

Chaque étape contient :

  • Une courte explication du-des versets, incluant une actualisation dans notre contexte actuel.
  • La « rencontre » avec un témoin de la foi qui a « résisté, tenu bon » pendant une crise.
  • La possibilité de vivre, pour chaque jeune, un temps de prière personnel chez soi.

En introduction à ces 4 étapes :

  1. Transmettre l’explication de cette démarche, à ta façon, à partir des éléments ci-dessus.
  2. Transmettre aussi les versets 13 à 17 du chapitre 6 de la lettre aux Ephésiens :

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister dans les jours mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. 14 Tenez bon ! Portez autour de votre taille la vérité en guise de ceinture ; enfilez la cuirasse de la justice ; 15 mettez comme chaussures à vos pieds le zèle pour annoncer l’Evangile de paix; 16 prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal; 17 faites aussi bon accueil au casque du salut et à l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.

3. Transmettre enfin les consignes pour la prière :

« Mets-toi dans un lieu calme et en silence. Tu peux allumer une bougie. Respire profondément trois fois, puis lis la prière proposée. Pense à des personnes à qui tu souhaites transmettre plein de positif. Pour finir, tu peux dire amen et éteindre la bougie. »

Etape 1 : Tenir bon pendant les jours mauvais, verset 13

« C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister dans les jours mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. »

La crise fait partie de notre vie. De la crise d’adolescence à la crise mondiale avec la Covid-19 ou la crise climatique, nous en traversons toutes et tous !

Le mot crise vient du grec « krisis » qui signifie aussi bien décision, jugement que choix, discernement. En temps de crise, on peut réfléchir à ce qui est important dans sa vie, à ce qui lui donne vraiment du sens.

L’apôtre Paul a écrit plusieurs lettres au Ier siècle, pour permettre à des communautés chrétiennes de traverser des crises importantes comme des persécutions. La lettre aux Ephésiens, inspirée très fortement par lui, parle dans son chapitre 6 des « armes de Dieu » pour tenir ferme, tenir bon, pendant les jours difficiles, de souffrance : « les jours mauvais ».

Traverser la crise actuelle, avec les armes que Dieu nous donne, permet de traverser les difficultés ou la souffrance et de construire un projet de vie, de « tout surmonter », de « résister ».

A la rencontre d’un témoin de la foi :

Marie Durand, à 19 ans, une confinée de la foi qui a « résisté » pendant 38 ans !

Marie Durand (1711-1776), reste emprisonnée dans une tour (la tour de Constance), dans le sud de la France, pendant 38 ans car elle refuse de renier sa foi protestante. Va à sa découverte :

https://www.youtube.com/watch?v=DWQmhQ8ODjc

Prière :

Dieu,
Aide-moi à résister pendant cette crise. Aide-moi à résister au désespoir, à la peur de la maladie.
Je sais que je peux tout te dire, que tu me guideras, que tu m’éclaireras. Car tu n’abandonnes pas tes enfants et tu me protèges.
Aide-moi à avoir foi en Toi, à avoir confiance dans la Vie.
Je te demande beaucoup, mais j’ai oublié l’essentiel : merci, mon Dieu, d’être toujours près de moi.

Etape 2 : la ceinture de vérité et l’armure de la justice v14

« Tenez bon ! Portez autour de votre taille la vérité en guise de ceinture ; enfilez l’armure de la justice »

Soldat romain au 1er siècle ap. J-C

Les armes que « Dieu nous donne », sont décrites comme les armes des soldats romains du 1er siècle. Mais les armes de Dieu ne tuent pas ! Elles honorent le Vivant !

  • « la ceinture de la vérité »:

La ceinture militaire du soldat romain portait son glaive et son poignard. Elle était donnée et décorée selon son grade et ses mérites. Elle était la « carte d’identité » du soldat. Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Porter la ceinture de vérité, c’est avoir Jésus comme « carte » d’identité. C’est placer notre identité d’abord en Dieu, dans le Christ comme source et soutien de notre vie, c’est se reconnaitre comme filles et fils du Dieu Vivant.

  • « L’armure de la justice »:

L’armure du soldat romain lui permettait de résister aux mauvais coups. Pour continuer à se battre, à lutter. Dieu nous donne ainsi une armure pour résister aux mauvais coups et pour continuer à lutter, à nous battre pour plus de justice. Pour quel type de justice veux-tu te battre en 2021 ? Plus de justice sociale ou de justice climatique peut-être ?

A la rencontre d’un témoin de la foi : Nelson Mandela, en prison 27 ans, pour lutter contre l’apartheid !

Il est le premier président noir de la république d’Afrique du Sud. Il accède au pouvoir en 1994, suite aux premières élections nationales non raciales du pays, qu’il a grandement contribué à rendre possibles. Nelson Mandela a ainsi été un des personnages clés de la lutte contre l’apartheid et reste un symbole mondialement connu de la lutte contre le racisme. Son combat acharné lui a valu 27 années d’emprisonnement, mais aussi le prix Nobel de la paix en 1993.

Va à sa découverte (vidéo de 2 minutes 46 secondes) :

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/afrique-du-sud/nelson-mandela/dans-le-retro-le-jour-ou-nelson-mandela-a-ete-condamne-a-vie_4006103.html

Prière : Invictus ! (Poème préféré de N.Mandela, écrit par W.Henley)

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce à Dieu quel qu’il soit,
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Sous les coups du hasard,
Ma tête saigne mais reste droite.

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et bien que les années menacent,
Je suis et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

 

Etape 3 : Chaussures et bouclier : paix et foi !  vv15-16

« Mettez comme chaussures à vos pieds le zèle pour annoncer l’Evangile de paix, prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal »

  • Les chaussures de zèle:

A nos pieds, nous avons des chaussures qui ont du zèle ( ! ) pour annoncer la paix. Cela nous rappelle combien nous sommes des marcheurs, un peuple en marche, en mission. En mission pour la paix ! Jésus va à la rencontre des personnes, des blessé.e.s de la vie, en marchant. Il agissait pour que les personnes retrouvent une paix intérieure et entre eux. Tout comme ses disciples. Nous avons été choqué.e.s par la marche violente du 6 janvier 2021 sur le Capitole américain, contre la démocratie. Être chrétien, c’est marcher aussi bien en soi que sur les routes, pour la paix, pour la réconciliation !

  • Le bouclier de la foi:

A notre bras, nous portons le bouclier de la foi : pour empêcher « les flèches enflammées du mal de nous atteindre ». Le mal, c’est ce qui divise, ce qui rompt la qualité de nos liens. Ce que nous pouvons nommer aussi « le péché ». Porter le bouclier de la foi, c’est ne pas céder à ce qui nous divise avec nous-mêmes ou avec les autres. C’est résister face à l’adversité, refuser de baisser les bras, de céder au désespoir ou à la violence. C’est aimer !

A la rencontre de deux témoins de la foi : Betty Williams et Mairead Corrigan

 

Betty Williams, protestante et Mairead Corrigan, catholique, sont deux activistes pacifistes nord-irlandaises, elles sont lauréates du prix Nobel de la Paix en 1976. C’est la première fois que ce prix est décerné à deux femmes chrétiennes en même temps. En lutte contre la violence et la discorde entre les catholiques et les protestants en Irlande du Nord dans les années 70, elles ont fondé le « Mouvement des femmes pour la paix ».

Va à leur rencontre : (vidéos d’une à deux minutes)

https://www.nobelprize.org/prizes/peace/1976/corrigan/interview/

Prière :

Seigneur,

Secoue nos indifférences,
Rends-nous curieux des choses du ciel,
Mets en nous un grand désir de t’aimer,
De te rejoindre avec tous nos sœurs et nos frères.

Merci pour tes projets de paix,
Merci parce que tu nous ouvres l’avenir,
Parce que tu nous donnes l’espérance.

Etape 4 : Casque et épée ! Fin Prêt.e ! v17

« Faites aussi bon accueil au casque du salut et à l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. »

  • Le casque du salut :

                                              ou…                              

Sur notre tête se tient le casque du salut. J’imagine ce casque comme deux mains pleines de tendresse et de douceur qui bénissent et protègent. Ne sommes-nous pas béni.e.s par Dieu, enveloppé.e.s de sa tendresse, sauvé.e.s par sa grâce seule, son amour seul ? être sauvé.e., c’est reconnaitre avec confiance que la souffrance et la mort n’ont pas le dernier mot. Que la vie, la résurrection a le dernier mot.

  • L’épée de la Parole:

A notre main se trouve l’épée de la Parole. La parole peut transpercer nos personnes, nos cœurs, nos âmes comme une épée. Elle peut être source de transformation, de conversion. De l’apôtre Paul en passant par Martin Luther King, avec son célèbre discours « I have a dream », nous sommes témoins de tant de puissantes transformations par la Parole, par une parole qui n’enferme pas, qui n’oppresse pas, mais qui porte la réconciliation et la Vie.

Dieu nous donne en Jésus-Christ, gratuitement et par pur amour, toutes ces armes. Avec ces armes, nous pouvons prendre soin de ce qui est fragile, vulnérable en nous, autour de nous, dans notre monde. En suivant le Christ, qui n’a eu de cesse de rencontrer, guérir et prendre soin, à notre tour, prenons soin, aidons, réparons.

A la rencontre de jeunes témoins de la foi : Visages pluriels

  • Vidéos sur des jeunes de notre église

http://lelab.church/a-propos/#Qui

https://www.reformes.ch/story/2017/11/la-jeunesse-celebre-le-500e-anniversaire-de-la-reforme-geneve-reformaction-reportage

  • Charlotte Frison, 24 ans

« Accro à la montagne, accro à Dieu. » À 24 ans, Charlotte Frison combine ses deux passions au sein des Randos Frassati. Tous les deux mois, cette assistante commerciale, née à Chambéry et familière de la haute Maurienne où elle passait ses vacances, organise un week-end de rando. Que ce soit sur le thème du bonheur, de l’amour ou sur un passage de la Bible, les jeunes montagnards partagent leurs idées en petits groupes.

Cet engagement est aussi pour elle l’occasion d’une ascension intérieure. Car Charlotte ne connaissait « pas grand-chose à la foi », lorsqu’elle a pris en 2016 les rênes des Randos Frassati, qu’un autre jeune épris de montagne et de spiritualité, Loïc Molina, venait de créer avant d’entrer au séminaire. D’une famille « croyante mais pas pratiquante », Charlotte s’était laissé guider dans la foi par un jeune pilote d’hélicoptère, rencontré lors des JMJ en Cracovie, alors que tous deux préparaient leur confirmation, qu’elle épousera en mai.

  • Matthieu Devillard, président de PhilOrient, 27 ans

Il y a quelques années encore, il ne connaissait rien à l’Orient. C’est uniquement « sensibilisé par l’actualité » – l’exode forcé des chrétiens d’Irak et de Syrie – que Matthieu Devillard a eu envie de s’engager pour eux. Ainsi est né en 2016 « PhilOrient », un réseau qui vise à organiser des rencontres entre jeunes chrétiens orientaux et occidentaux, pour « œuvrer à l’unité des chrétiens, en enracinant chacun dans sa culture, sa terre et sa foi ».

C’est l’année qu’a passée Matthieu à Philanthropos, l’institut de formation à l’anthropologie chrétienne de Fribourg (Suisse), qui lui a inspiré l’idée de PhilOrient. « Philanthropos repose sur trois piliers : le spirituel, le fraternel et le culturel. La situation des chrétiens d’Orient faisait écho à ces trois aspects : leur patrimoine religieux est détruit, ils vivent la guerre, et ils risquent de disparaître au Moyen-Orient », explique-t-il.

Prière :

Seigneur, aide-moi à te faire confiance!
Si aujourd’hui tu me demandes
quelque chose qui me dépasse,
comme un pardon ou un partage nouveau,
inspire-moi!

Donne-moi la force et le courage
de répondre à ton appel,
de le prendre chez moi,
de le laisser germer et croître en moi
jusqu’à ce que je voie naître
quelque chose de nouveau dans ma vie.

Dieu de patience,
délivre-moi de la tentation de me culpabiliser
si je ne réponds pas tout de suite à ta parole.
Aide-moi seulement à prendre chez moi,
dans la profondeur de mon être,
ce que tu me demandes si doucement.

Un jour, j’en suis sûre,
je poserai un geste nouveau,
je dirai une parole neuve!

Crédit : Service catéchèse, formation et animation de l’Eglise Protestante de Genève (EPG)




Le sommeil du juste – Psaume 4

Psaume 4, 9 : Le sommeil du juste !

En paix, je me couche en même temps que je m’endors !

Car toi (seul), le seul Yhwh, tu me fais -demeurer(habiter) en confiance (sécurité)

Cette traduction, plus littérale, essaye de rendre compte d’un verset qui, mine de rien, n’incite guère au sommeil, mais bien plus à l’insomnie, tellement chacun de ses termes est lourd de sens… Invitation à une petite immersion dans ce texte riche avant de s’écrouler de fatigue :

Les Psaumes

Dans sa forme finale, ce que l’on nomme le Psautier, est d’un point de vue littéraire une anthologie de divers textes. Les éditeurs ont recherché des œuvres variées qu’ils ont regroupées selon un classement bien précis et théologique. Le recueil est, par exemple, divisé en cinq collections débutant par un prologue (Psaume 1) et ouvrant sur un épilogue (Psaume 150). Les 5 collections 1. Psaumes 2 à 41 ; 2. Psaumes 42 à 72 ; 3. Psaumes 73 à 89 ; 4. Psaumes 90 à 106 ; 5. Psaumes 107 à 149. Notre extrait est la conclusion du Psaume 4, qui se situe dans la première collection. Par la symbolique du cinq, les compilateurs des Psaumes signifient que le Psautier est un enseignement primordial dans le domaine liturgique. Mais revenons à nos moutons que nous allons compter, cherchant vainement le sommeil, une fois l’ensemble du Psaume 4 parcouru…

Psaume 4

Le psaume fait partie de la collection des Psaumes dits de « confiance » où un croyant harcelé par son entourage, se sait exaucé par Dieu en milieu hostile. Il vaut la peine de parcourir tout le chemin pour vraiment comprendre sa conclusion au verset 9.

  • v.1 : Indications de la provenance, du genre musical et de la dédicace…
  • v. 2 : Invocation à Dieu du plaignant comptant sur la justice divine !
  • v. 3 : Reproches à ceux qui le calomnient par des paroles mensongères et creuses -Pause-
  • v. 4 : Le Seigneur entend la plainte du fidèle
  • v. 5 : Ceux qui parlent trop, mettez-la en veilleuse car la nuit porte conseil une fois que vous aurez ruminé tout cela en vos cœurs… -Pause-
  • vv. 6-7 (eux) : Les actes de justice contribuent au bonheur des individus…
  • v. 8 (moi) Le bonheur est dans mon cœur et non dans les temps de prospérité !
  • v. 9 Une fois cela intégré, je dors du « sommeil du juste » !

L’on constate que jusqu’au verset 5, celui qui parle, crie, supplie, invoque… dénonce une situation de stress où des gens mal intentionnés lui mettent la pression ! Ce n’est qu’une fois qu’il les réduit au silence – en tous cas il en a fermement l’intention-, qu’il leur indique une voie à suivre et qu’il sombre dans un sommeil profond et non plus peuplé de cauchemars.

Psaume 4, 9 ou comment passer de l’insomnie au sommeil réparateur ?

Comment cet individu peut-il passer du stade du harcèlement et de la médisance à un abandon à la confiance divine ? Comment peut-il se calmer intérieurement en un temps record, alors que je mets un temps fou à réduire cette nervosité qui ne me quitte pas ? Cette conclusion, en guise de happy end, contient différents thèmes, regroupés de manière condensée ici :

  • Le shalom (la paix) qui n’est pas simplement un état de non-guerre, mais bien cette condition ultime où plus rien ne saurait m’atteindre…
  • Le processus de se coucher implique une attitude physique, mais également une symbolique forte. Se coucher à terre évoque l’idée d’être renversé de son trône, de la position d’être humain debout et digne… L’acte dernier étant la mort à travers la fameuse expression du Livre des Rois : « Il se coucha avec ses pères…»
  • L’endormissement est vu comme un processus dangereux qui place l’humain en situation de grande vulnérabilité. Selon l’Ancien Testament c’est l’apanage du paresseux et de l’indolent, sans cesse fatigué et très mal vu par la littérature de sagesse…
  • S’asseoir, s’installer, se laisser mettre en place, habiter, demeurer sont inhérents à la sédentarisation de l’individu. C’est tout de même vu comme un grand luxe à cette époque ou le commun des mortels passe le plus clair de son temps dans des activités agricoles ou en chemin, à gagner sa « croûte ». La sédentarisation reste une affaire de « riches » … C’est lorsque l’on a le temps de se poser de tout son long que la machine à « ressasser » démarre…
  • Pour avoir accès à cette sédentarisation, il faut un climat de confiance et se sentir en sécurité… Du style : « Prière de ne pas déranger… »

La qualité de la literie à l’époque

L’humain ordinaire, en ces temps bibliques, dormait quotidiennement à même le sol sans véritable confort. Quelquefois on pouvait utiliser une simple natte, que l’on roulait en journée ou emportait en voyage, comme « tapis de sol » contre l’humidité. Il n’y avait pas vraiment de pièce réservée au couchage et la famille au sens large dormait ensemble. Les « riches » avaient néanmoins des lieux « privés et climatisés » -chambres hautes- avec de véritables cadres de lits, assortis de matelas fins et d’une literie raffinée. L’humble devait se contenter d’une couverture ou de son long manteau dont il pouvait se recouvrir… A part le mobilier de luxe qui possédait une sorte de porte-nuque, il n’y avait pas non plus d’oreiller pour poser sa tête… En général, le repos est considéré comme quelque chose de mérité après une rude journée de labeur, mais il met aussi l’individu en position de fragilité… En effet, la nuit est le royaume des démons où rodent tous les dangers. Pour cette raison, Dieu ne dort jamais… Il est sans-cesse sur le qui-vive ! Etant donné la mortalité très importante, sombrer dans le sommeil pouvait aussi impliquer ne plus se réveiller le lendemain ! Il semblerait que les gens de l’époque avaient plutôt le sommeil léger et qu’ils se méfiaient de cette tentation de sombrer dans les bras de « Morphée ». D’ailleurs ceux qui y ont cédé, sont plutôt raillés dans les textes ou ont pâti de certaines conséquences désagréables (jugement peut-être un peu trop subjectif) :

  • Dieu envoie Adam faire la sieste et il en ressort sans côte, mais avec une partenaire…
  • Elie ridicule Baal parce qu’il dort et qu’il a du mal à se réveiller…
  • Samson s’endort sur les genoux de Dalila et se retrouve « chauve » …
  • Jonas dort à fond de cale pendant que le tempête menace…
  • A plusieurs reprises dans le nouveau Testament, ceux qui veillent sont valorisés au détriment de ceux qui s’endorment…

Et nous, ça nous parle ?

Un rap des années 80 qui décrit bien nos situations

Ce précurseur dans le domaine peut être un point de départ pour amorcer les discussions avec des adultes ou des enfants :

Cinq heures du mat’ j’ai des frissons/Je claque des dents et je monte le son
Seul sur le lit dans mes draps bleus froissés/C’est l’insomnie, sommeil cassé
Je perds la tête et mes cigarettes/Sont toutes fumées dans le cendrier
C’est plein d’Kleenex et d’bouteilles vides

J’suis tout seul, tout seul, tout seul…

 (Chagrin d’amour : « Chacun fait c’qui lui plait… »)

Questions à débattre avec les jeunes

  • Pour beaucoup d’entre nous c’est l’insomnie, sommeil cassé… Le stress, les soucis, les rumeurs, les critiques, la pression des résultats, la responsabilité croissante, la peur d’un avenir incertain ; voilà déjà de quoi alimenter le débat…
  • Mais aussi tous ces simulateurs qui, sans cesse, nous maintiennent en éveil : les ordinateurs, les smart phones, les téléviseurs, les SMS et autres notifications sonores à toutes heures de la nuit… N’est-ce pas une forme de harcèlement à laquelle nous nous soumettons de bon gré et comment la surmonter ?
  • Tous ces stimuli ressemblent à un train de jour et de nuit qui ne cesserait de rouler, à fond, vers nulle part sans arrêt ni but… Le tout serait de nous maintenir éveillé pour ne plus être en état de penser ?
  • Si les adultes ont le sommeil agité, beaucoup d’enfants également. Cette idée, des démons de la nuit, se retrouve dans leurs cauchemars et peurs…
  • Le doudou n’est-il pas cet « objet » de confiance que l’on traîne avec soi dans des endroits inconnus ?
  • Et si foncer, éveillé et toujours sollicité, était une manière d’oublier Dieu, d’oublier de trembler, de peser les choses, d’avoir peur, trembler de vigilance face à moi-même et me retrouver seul avec mon « cœur » ?
  • Qu’est-ce qui perturbe ma vie et m’interdit le repos ? La routine, la vitesse, le désir, la norme, l’opinion des autres, la barre que je me place trop haute ?

Et si cette confiance (sécurité) offerte en Dieu, rendait l’humain qui tremble et fuit en avant, soudain capable de vivre sa propre solitude et ses limites en les déposant dans son cœur et justifié devant Dieu ?    En paix, je me couche en même temps que je m’endors ! Car toi (seul), le seul Yhwh, tu me fais -demeurer(habiter) en confiance (sécurité) !

Crédit Frédéric Gangloff – Point KT




Les béatitudes : Méditations à usage catéchétique

Parcours en 8 étapes

Tu as le souhait de faire découvrir à tes catéchumènes « les Béatitudes », comme un texte facile d’accès et porteur de sens, dans notre contexte actuel de crise, avec cette pandémie ?

Tu as envie de leur permettre d’expérimenter un approfondissement spirituel autour de la prière, en lien avec la pratique de la fraternité des Veilleurs ?

  1. Voici un parcours sur 8 jours ou 8 étapes à ta convenance, qui se base sur une béatitude par jour.

Chaque étape contient :

  • Une courte explication de la béatitude, incluant une actualisation dans notre contexte actuel.
  • La possibilité de vivre, pour chaque jeune, un temps de prière personnel chez soi à la pause de midi, en communion avec les membres de la fraternité des Veilleurs. Puisque chaque midi, les membres de la fraternité prient de là où ils sont, en récitant les Béatitudes et en priant pour un sujet d’intercession. Des centaines de veilleurs de part le monde le font à la même heure.

2. En créant un groupe whats’ app avec tes catéchumènes par exemple, tu peux envoyer chaque jour l’explication de la béatitude avec la proposition du temps de prière. Ou par mail ou autre…

Si la fraternité des Veilleurs t’intéresse, ou pour transmettre le lien à tes jeunes :
https://sites.google.com/site/fratspirituelledesveilleurs/la-fraternite-des-abeilleres

3. En introduction à ces 8 étapes :

  • Transmettre l’explication de cette démarche, à ta façon, à partir des éléments que je viens de te donner.
  • Transmettre aussi le texte des Béatitudes dans l’évangile selon Matthieu 5, 1-11 :

1 A la vue des foules, Jésus monta dans la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 2 Et, prenant la parole, il les enseignait :

3 « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux.
4 Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
5 Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
7 Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
8 Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
9 Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux.

4. Transmettre enfin les consignes pour la prière du temps de midi :

« Mets-toi dans un lieu calme et en silence. Respire profondément trois fois, puis récite/ lis les « Béatitudes ». Puis pense/prie pour les malades, et le personnel soignant pour leur transmettre plein de positif. Prêt.e pour ce défi ? »

5. Tu peux aussi adjoindre une photo sympa pour chaque béatitude.

A titre d’exemple, tu as une proposition pour chaque étape.

Parcours sur les béatitudes avec photo

Crédit Nicole Rochat – Point KT




Calendrier spirituel

Un temps spirituel à vivre au quotidien

  • Pour les familleS
  • Pour chacun et chacune
  • Quel que soit votre âge
  • Voici un calendrier spirituel chrétien qui contient :
    • Des vidéos, des textes bibliques, des prières,
    • Des activités créatrices, ludiques ou spirituelles…

Voici les quatre rubriques que nous souhaitons vous proposer sur chaque thème :

  • Ecouter et recevoir

    Un ou deux textes bibliques qui nous éclairent sur le thème à lire, à écouter, à regarder

 

 

 

  • Expérimenter avec les enfants

    Des activités ludiques, créatrices à vivre en famille pour permettre aux enfants d’entrer dans la question et d’en parler

 

  • Prier et méditer

    Une prière, une méditation pour prendre un temps avec Dieu.

 

 

 

  • Explorer le sens

    Une réflexion, un message qui invite à approfondir la question et se termine par une question pour vous inviter au dialogue

 

 

Cliquez ici pour découvrir le calendrier :

https://calspi.wordpress.com/

Le calendrier spirituel est réalisé par des ministres et laïcs de l’Eglise Evangélique Réformée du Canton de Vaud, en Suisse.

Crédit : Nicole Rochat




Avec nos mains. Dossier d’animation enfants et familles

Nos mains,
Elles peuvent accueillir et construire,
Mais elles peuvent aussi rejeter et démolir.
Elles peuvent également louer et applaudir,
Nos mains sont un outil extraordinaire,
Jésus a utilisé des mains pour bénir, sauver et guérir.

«Jésus bénit les enfants en posant les mains sur eux.»
Marc 10, 16

«Vois, j’ai écrit ton nom sur la paume de mes mains», dit Dieu.
Apocalypse 21,6

Vous trouverez dans ce dossier des animations générales et six séquences:

  1. Nos mains comme un cadeau – Matthieu 2, 1-12
  2. Ensemble avec nos mains – Luc 5, 17-26
  3. Donne-moi la main – Marc 5, 21-43
  4. En venir aux mains – Marc 9, 30-37
  5. La main à la pâte – Luc 22, 7-20
  6. La paix entre mes mains – Jean 20

À travers des textes bibliques, les familles sont invitées à explorer leurs propres mains avec des prières, des bricolages, des jeux, des chants… Et ainsi permettre aux enfants et aux familles de découvrir les capacités de leurs mains et la valeur des mains de Jésus!

Le programme Avec nos mains est disponible à l’achat auprès de l’OPEC :
https://www.protestant-edition.ch/collections/nouveautes/products/avec-nos-mains-dossier-danimation
Réalisation: EERV et ECCV

ISBN 978-2-940508-59-4
Parution: juillet 2020
Format: 21 x 29 cm, 96 pages couleurs

Vous trouvez sur le site, le programme mis à disposition en différents PDF et autres documents :

https://enfance.eerv.ch/nos-mains-contenu-programme/

Également disponibles: annexes à télécharger

Il est en court d’élaboration. Il manque encore des documents qui vont ajouter d’ici la fin août ; dont un papillon à adapter.

Crédit : Nicole Rochat




Jésus et l’aveugle Bartimée

Francine Guyaz raconte l’histoire de l’aveugle Bartimée avec des marionnettes en photo.

Une jolie manière de faire découvrir que Jésus porte son attention envers ceux que tous rejettent et veulent faire taire.

 

 

 

 

 

Crédit : Nicole Rochat