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Le sage sur le roc…

Etude de Matthieu 7,24-27 : les deux maisons. Voici une parabole que l’on raconte volontiers aux enfants… et si les adultes l’étudiaient… qu’en feraient-ils ? Introduction à l’évangile selon Matthieu- sa place dans la Bible. Un des livres du Nouveau Testament Le Nouveau Testament (NT) comprend 27 livres de longueurs variables, tous écrits en grec par […] ...lire la suite...

Abraham et Loth

ID 1454chapeau  En vouloir toujours plus, toujours mieux, nous parait évident. Et si cela ne l’était pas tant que cela ? Et si on pouvait vivre et penser autrement et être heureux quand même ? Regardons Abraham…   EnregistrerAnimation avant de lire l’histoire : Mettre en présence deux catéchumènes et poser devant eux deux bonbons de tailles différentes et leur proposer de se mettre d’accord sur la manière de partager… sans bagarre, ni ruse. Il y a de fortes chances que chacun veuille le plus gros. Leurs arguments seront peut-être intéressants… Leur demander d’imaginer s’ils agiraient de même s‘ils devaient partager avec leur petit frère ou petite sœur ou quelqu’un qu’ils aiment beaucoup. Leur demander d’imaginer si leur maman agirait de même si elle devait partager avec eux. Situer le contexte de l’histoire : (à donner si nécessaire en fonction des connaissances des catéchumènes)-    Genèse 12 ouvre le cycle d’Abraham qui s’appelle encore « Abram ». Qui est-il ? Abram est fils de Térah. Comme il est cité en premier dans la généalogie, on peut penser qu’il était l’aîné, donc, à ce titre, pas destiné à quitter le clan familial, mais, au contraire, destiné à succéder à son père à la tête du clan. Lorsque Dieu l’appelle, il vit à Harrân après avoir quitté (chapitre 11) Our en Chaldée avec son père et toute la famille. Il vient donc de Mésopotamie, pays qui a une civilisation très ancienne et très développée, comme l’Egypte.-    Abram est un semi-nomade : ses moyens d’existence, ...lire la suite...

Babylone : une des plus grandes cités du monde antique

ID 1411 Porte dIshtar  Un travail biblique extrêmement fouillé qui pourra servir à diverses animations catéchétiques. On peut rechercher un certain nombre de documents iconographiques sur Internet, en plus de ceux déjà présent dans le document. Bien au-delà du portrait archéologique, historique et architectural de la ville, de ces habitants et de ces divinités, cette synthèse aborde la thématique des hébreux en exil, la politique de Nabuchodonosor et celle de Cyrus, le Messie perse. La fiche introduit aussi les références bibliques et symboliques de Babylone dans le Nouveau Testament et le christianisme. 1 .Babylone : une des plus grande cités du monde antique À Babylone, tout paraît démesuré aux exilés. La ville est gigantesque, les bâtiments sont immenses. Nabuchodonosor, voulait faire de sa ville la reine des cités. Le progrès des techniques, le développement économique, l’apport des richesses des territoires conquis donnaient à Nabuchodonosor les atouts nécessaires à la réalisation de son projet.Tous les talents, dont ceux des élites des pays conquis, furent donc mobilisés pour la gloire de l'Empire. Empire babylonien 1.1    La ville1.1.1     Images de la villeL'emplacement du site antique n'a jamais été perdu. Mais on n'a vraiment commencé à s'y intéresser qu'au début du XXe siècle. C'est de là que datent les grandes expéditions archéologiques de cette cité mythique.Les fouilles montrent que la cité couvrait près de 1000 hectares, soit : 500 ans avt JC, 2 fois plus grande que Paris sous Henri 4 !!Babylone était une des plus grandes cités du monde ancien. Le centre royal "intra muros" ...lire la suite...

Joseph, beau et favorisé de forme

    Les textes bibliques - qui sont pour nous et dans la foi Parole de Dieu - ne nous appartiennent pas… Nous n’en avons pas l’exclusivité. Prenons par exemple la sourate XII du Coran.« La sourate XII du Coran ?!? » Ben oui, Genèse 37 à 50, quoi ! Comment imaginons-nous Joseph ? Le Joseph que nous- chrétiens – connaissons : un hébreu du livre de la Genèse (chapitres 37 à 50), un sémite en Égypte … Comment l’imaginons-nous dans cette Égypte où il est d’abord amené et malmené comme esclave, vendu, emprisonné ? Comment l’imaginons-nous dans ce pays a priori inhospitalier, où il devient le conseiller du Pharaon ? Comment les lecteurs du Coran imaginent-ils Yussuf ? Comment son histoire est-elle transmise, par exemple dans le récit de Ibn CIsa Ahmad (en 973 de l’Hégire, c’est-à-dire 1565 de l’ère chrétienne ) ? Et comment serait-elle écrite aujourd’hui, comment s’inscrirait-elle dans le contexte que nous connaissons à propos du pays de Canaan... et de l’Égypte actuelle ?Et comment les croyants d’Amérique latine, d’Inde ou de Madagascar lisent-ils et interprètent-ils le récit concernant Joseph, dans leurs réalités propres ?Autant de questions dont les réponses nous confirment que les textes bibliques ne nous appartiennent pas…Bible, Genèse 39, fin du verset 6 : « Et Joseph était beau/élégant/racé, bien formé/favorisé de forme »Coran, Saurate XII.30. Et dans la ville, des femmes dirent : "La femme d'Al-Azize essaye de séduire son valet! Il l'a vraiment rendue folle d'amour. Nous la trouvons certes dans ...lire la suite...

La visite des mages dans l’évangile de Matthieu (Mt 2,1-12) : approche narrative d’une fiction théologique

ID 1367 chapo  L'épisode de la venue des mages à Bethléhem est un récit depuis longtemps prisonnier du folklore de Noël. Dépouiller cet épisode du revêtement merveilleux dont plusieurs siècles d'histoire l'ont revêtu  devrait aider à redécouvrir l'interpellation que l'évangéliste souhaitait adresser à ses auditeurs de la fin du premier siècle. Ci-contre cartouche des (rois) Mages à Arras - cliché J.-M. Vercruysse. Le récit dans le cadre littéraire et religieux du premier siècle Le récit de la visite des mages s'apparente aux récits légendaires relatant les événements extraordinaires entourant la naissance d'un personnage important (phénomènes célestes, intervention de mages et autres astrologues). La littérature juive et païenne offre de nombreux motifs parallèles à cet épisode de la visite des mages • Ainsi Pline (Histoire Naturelle 30,1, 16) et Suétone (Vie des Césars, Nero 13) rapportent la venue de mages de Perse pour honorer Néron, en 66, sur l'indication des astres, qui repartent ensuite par un autre chemin. La haggadah du petit Moïse propose les rapprochements les plus significatifs avec l'ensemble du chapitre. Des astrologues (cf le commentaire de Rachi sur Ex 1,22 ; pour Flavius Josèphe, Antiquités Juives 2,205, il s'agit d'"un scribe expert à prédire exactement l'avenir") annoncent à Pharaon la naissance de Moïse, Pharaon s'alarme et ordonne le massacre des enfants mâles (Flavius Josèphe, Antiquités Juives 2,206). Dans le contexte propre à Matthieu, le récit se rapproche à certains égards du commentaire midrashique . La question des sources de l'épisode, et plus largement de l'ensemble constitué par Mt 1,18-2,23, est ...lire la suite...