Les sages femmes de Noël

 Un conte et une saynète en lien avec le programme sur l’eau. Arrosons notre foi

« De tout temps, lorsqu’un enfant naît, la maman a besoin de monde pour l’aider. Souvent, ce sont des femmes qui l’aident. On les appelle les sages-femmes. Ces sages-femmes s’occupent de la maman et du bébé lorsqu’il est né. Aujourd’hui, nous allons vous raconter l’histoire de deux sages-femmes. L’une s’appelle Sarah, à cause d’une certaine Sarah qui était l’épouse d’Abraham, une femme courageuse. L’autre s’appelle Myriam, à cause d’une certaine Myriam qui était la sœur de Moïse, une femme intelligente. Cette histoire se passe il y a à peu près 2000 ans. »

Voici cette saynète à télécharger :

Crédits : LBP (EERV) – Point KT

Crédit : Barbara Guyonnet  et Betty Schaeffer (UEPAL) – Point KT




Les chats gris

 « Si dans la nuit, tous les chats sont gris ? En pleine lumière, qu’est-ce qui les différencie ? « 

  1. « Dans la nuit, tous les chats sont gris »

Il était une fois, dans un pays fort lointain, une région mystérieuse nommée Cat-land. Elle était peuplée uniquement de chats et il y faisait toujours nuit. Mais ces chats, cousins félins éloignés de notre ami Aryélon, étaient d’un genre spécial ! Ils n’étaient pas comme ceux que nous connaissons, dont les yeux brillent dans la nuit et voient comme en plein jour ! Non ! Les chats de Cat-land, avaient une sorte de « maladie » qui embrouillait leur vision nocturne ; ils n’étaient plus capables de distinguer les couleurs dans le sombre. Ils ne voyaient la vie qu’en noir et blanc. Et dès qu’ils étaient dans la pénombre, tous les autres chats, quel que soit leur vraie couleur, étaient vus tous gris !  Il faut dire que cela arrangeait drôlement les chats de se balader, tout en gris, et de se fondre dans la nuit pour passer inaperçus. Ils se sentaient, pour la plupart, un peu trop gros, ou trop petits ! Ou alors trop moches et pas assez sexy ! Ils n’aimaient pas se regarder dans le miroir de peur de le casser ! Pensez donc ! Un chat noir qui passe sous une échelle, et ce sont des années de malheur qui surviennent !

Tenez ! Il y avait parmi eux un gros minet, toujours mal coiffé, surnommé le chat-laid ! Et un autre, complètement marteau qui aimait bien se battre ; c’est chat-maillet ! Le plus rigolo de la bande, qui faisait toujours marrer les autres, ils l’on appelé le chat-pitre. Sans compter, le plus agressif, qui aboie presque comme un chien, et dès qu’on l’approche sort ses griffes ! Aïe ! Surtout ne touchez pas au chat-teigne ! Ils avaient tous un peu la honte d’affronter le regard des autres ! Même cette petite chatte, pas très gracieuse, où tout le monde se disaient : « Non mais, elle est affreuse ! Quel thon celle-là » Et quand ils la voyaient, ils se moquaient : « Hou ! Hou ! Ron Ron, v’la le Chat-ton ! »

Et croyez-moi, ça n’avait rien de très mignon ! Mais le plus étrange de tous ces grisous, c’était Momo ! Il avait une patte plus courte que les autres, une tête un peu grosse et dans le dos, une énorme bosse. On appelle cela une malformation ! Quand les autres le coinçaient contre le mur, ils lui crachaient dessus et l’insultaient : « Tiens ! V’la l’autre handicapé qui ramène sa bosse, on dirait le chat-mo ! » Vous comprenez maintenant pourquoi, tous ces chats, mal dans leur peau, préfèraient se cacher dans le gris de la nuit noire ?

  1. Dans la nuit, tous les chats gris, s’ennuient

Et dans cette nuit sans fin, où tous ces chats sont gris, ils rêvaient pourtant secrètement de pouvoir se montrer en pleine lumière comme leurs héros et idoles. Toutes ces stars populaires, tellement belles et scintillantes, que tout le monde aime et auxquelles ils aimeraient tant ressembler.

Qui ne voudrait pas, ne serait-ce qu’un instant, se balader avec une cape et une épée, et un drôle d’accent pour baratiner comme messire le chat botté ? Et que dire de la célèbre « Hello Kathy » qui crève les écrans avec sa petite voix rassurante ? Et qui n’aimerait pas incarner dans ce jeu tellement populaire, où il faut les attraper tous, Miaooouu, même s’il se fait botter régulièrement les fesses par Tiramisu !

De toute façon, tout vaut mieux que faire comme si l’on n’existait pas ! Qu’ils soient aristos ou psychocats, gros paresseux, méchants, matous ou délicates chattes, ces félins célèbres ont eu droit, eux, à au moins, un quart d’heure de popularité dans leur vie ! Alors que dans la nuit, continuent de se terrer tous les chats gris, au fond de l’ennui parce qu’ils sont timides, « malaisés » et qu’ils fuient la lumière. Ils pensent que leur apparence va effrayer, ou au contraire, leur attirer les moqueries pour se faire harceler !

  1. L’arrivée en pleine lumière de chat-l’homme !

Et puis, lors d’une de ces nuits très noires, arriva un chat d’un genre pas comme tout le monde. Il ne cherchait surtout pas à devenir gris et ne voyait pas le monde en bicolore ! Et ce chat n’avait pas peur ; il ne rasait pas les murs, mais inspirait confiance. Il allait auprès de tout le monde et pourtant, il n’était pas plus beau ni plus intelligent que les autres ; mais il leur parlait avec son cœur de lion. Et petit à petit, grâce à ce chat différent, la nuit devenait plus claire chaque instant, et le jour commençait à grignoter des minutes sur la nuit… Et bientôt, il y eut un soir et aussi un matin !

Et au matin du troisième jour, ce chat emmena tous les chats qui se sentaient gris à un endroit pour leur parler. Il les encouragea, leur donna confiance en eux et il commençait toutes ses phrases en disant : « Soyez heureux vous qui… »

En l’entendant, chacun était étonné et il disait : « Chat alors ! » dans leur « langue au chat » ; ils étaient touchés et comme transformés ! Tous les chats gris commençaient à prendre des couleurs. C’est comme s’ils avaient été aveugles avant et maintenant, même dans la nuit, ils voyaient le monde de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Soudain, les chats n’avaient plus peur du noir et ils ont franchi le pas et sont devenus des chat-lumières. Chat-laid était toujours aussi mal sapé, mais il s’en fichait ! Il était devenu doux avec les petits chats qui ont commencé à l’appeler chat-malo ! Chat-pitre et chat-maillet sont toujours aussi agités, mais ils ont appris à mettre de l’ambiance et à faire profiter les autres tristes chats de leur bonne humeur ! Chat-teigne n’aboie plus pour s’exprimer ; il a compris qu’il pouvait rentrer ses griffes pour ne plus blesser les plus fragiles. Il a changé de nom pour Chat-va ! Et même notre petite chatte disgracieuse a découvert ses qualités de cœur pour se faire de nouveaux amis ! Désormais plus personne n’ose la surnommer Chat-ton, mais elle inspire le respect celle qui est devenue chat-sœur ! Quant à Momo, plus aucun félin ne se moquait, car les chats sortis de leur grisaille, ont compris que la différence est un enrichissement au service de tous ceux qui veulent bien l’accepter. Et avec sa bosse, il était trop cool Momo, un vrai boss ! Et chaque fois qu’un chat a quitté la nuit et le gris pour la diversité des couleurs et de la lumière, le jour l’a emporté sur la nuit et la chaleur sur le froid de l’indifférence et de la haine.

Et ce chat d’un genre nouveau a osé miauler aux oreilles des autres en leur parlant de paix, d’amour, d’estime de soi, de confiance, de cœur et de beauté intérieure. Grâce à sa venue, à sa lumière et à ses mots, il a créé une nouvelle race dont nous pouvons tous faire partie de cette grande famille : des chats-l’homme parmi nous ! Miaou !

Frédéric Gangloff (UEPAL) Point KT




Crèche vivante

Petite narration à quatre voix donnant vie aux différents personnages de la crèche. Pour un meilleur effet, n’hésitez pas à décorer votre pièce à l’ambiance de Noël, éteindre les lumières pour vous éclairer aux bougies et faire passer une musique douce tout au long de la narration.

Matériel : crèche avec ses différents personnages, étoile (lumineuse si possible).

 

 

 

(Installer la crèche avec à l’intérieur Joseph et Marie)

Narrateur : Nous voici réunis autour de la crèche. Tous les ans, en cette même période, elle décore églises et maisons. Et tous les ans, elle abrite les mêmes personnages. La crèche, c’est d’abord un abri, une petite étable : de la paille, de la poussière et parfois même des animaux. Malgré les apparences, nous sommes ici loin – très loin – du confort de nos maisons. Et pourtant, un jeune couple est installé dans cet abri de fortune. L’homme, c’est Joseph. La femme, Marie. On ne le voit pas toujours très bien, mais Marie est enceinte. Elle attend un heureux événement dans un lieu d’une atmosphère froide et sale.

Tous les ans, la crèche nous raconte une histoire. On dit même que si on écoute assez attentivement, il est possible d’entendre les différents personnages raconter leur histoire. Qu’en pensez-vous ? Et si on essayait ?

Marie : Regarde Joseph, là-bas, de la paille. On pourrait la ramasser et remplir cette mangeoire pour animaux. Ça ferait un joli berceau pour le bébé.

Joseph : Le bébé ! Tu ne penses quand même pas accoucher ce soir, Marie ? Ce n’est pas un endroit pour un nouveau-né.

Marie : Parce que tu crois que je peux me retenir peut-être. Et tu sais, je crois que j’aime bien cet endroit : rustique, sobre, simple.

Joseph : Je suis admiratif, Marie. On dirait que rien ne peut enlever ta joie, ni le long et fatiguant voyage jusque dans ce petit village de Bethléem, ni l’accueil affreux des gens d’ici.

Marie : Tu sais Joseph, ma joie, elle est dans cet enfant qui va naître. Il est promis à de grandes choses.

Joseph : Je sais, je sais, Marie. Je pense qu’il est temps pour toi de te reposer un peu. J’ai l’impression que la nuit va être longue.

Narrateur : Le calme s’installe alors doucement dans la crèche. Pour un temps, les personnages restent fixes, attendant patiemment la Noël. Cette nuit-là, celle du 24 décembre, l’atmosphère change et de nouveaux personnages font leur apparition. Une lumière inonde la crèche, comme si l’univers braquait un projecteur sur la scène qui allait se jouer ici, comme si une nouvelle étoile venait de naître… Faisons silence, tendons l’oreille et voyons ce qui se passe.

(allumer étoile, installer Jésus, les berges et les moutons)

Joseph : Messieurs les bergers, vous dites que vous avez vu des anges ?

Bergers : Des milliers d’anges. Des millions même, dansant, chantant, annonçant que le Fils de Dieu était né, cette nuit, dans une étable à Bethléem.

Joseph : (crie) Tu as entendu ça Marie.

Marie : Oui Joseph. Mais pas si fort. Tu vas réveiller le bébé.

Bergers : Excusez ma curiosité madame. Comment s’appelle-t-il, ce nouveau-né ?

Marie : Jésus.

Bergers : Jésus. Très joli.

Marie : Le plus beau des noms pour le plus beau des cadeaux de Dieu à l’humanité.

Narrateur : Tout redevient silencieux. La scène se fige. D’autres personnages rejoignent parfois encore la crèche – venus de fort loin, des cadeaux plein les mains – finissant de compléter le tableau. Le temps passe et la crèche disparaît et tous ses personnages reprennent leur place dans un carton, à la cave ou au grenier, attendant patiemment l’année suivante pour vivre et raconter la merveilleuse histoire de Noël : la naissance de Jésus, le cadeau de Dieu pour toi.

Crédit : Severin Schneider (UEPAL) – Point KT – photo Dan Kiefer Unsplash




Deux contes de Noël à entendre

 Marjorie Moreau a enregistré deux contes de noël pour le plaisir de nos oreilles.

Une crèche à Greccio, de Richard Gossin

tiré des Cahiers de la Bible Contée n°5, 2000 cliquer ici 

 

En cette nuit de Noël 1223, Saint François d’Assise a une idée. En cette nuit de Noël 1223, à Greccio, naît la toute première crèche de Noël…

 

2000 ans plus tard…  de Richard Gossin,

tiré des Cahiers de la Bible Contée n°3, 1999 cliquer ici 

Comment la naissance de Jésus se serait-elle déroulée si elle avait eu lieu aujourd’hui, à notre époque ?

Crédits : Marjorie MOREAU (Médiathèque Protestante de Strasbourg) – Point KT




Comme les enfants

« Comme les enfants » est une  narration de la pasteure Sophie Letsch.

Judith

C’est l’histoire de Judith. C’est une petite fille pleine de vie ! Elle est toujours de bonne humeur et elle fait rire tout le monde. Un vrai petit clown.

Et puis elle fonce aussi. Sa maman est toujours obligée de la rappeler : « Judith ne part pas si loin, je ne te vois plus, reste avec nous ! » Judith n’a peur de rien et elle adore rencontrer de nouvelles personnes. Elle dit toujours : « Bonjour,  je m’appelle Judith, et toi ? Tu t’appelles comment ? Qu’est ce que tu fais ? Et pourquoi t’es comme ça ? Et tu vas où ? » Judith est pleine de vie, un peu comme tous les enfants…

Félix

C’est l’histoire de Judith mais c’est aussi celle de Félix. Il habite dans le même village. Il joue avec elle parfois mais il est beaucoup plus calme ! Félix, c’est un rêveur. Il aime regarder les nuages dans le ciel. Ils ont des formes si rigolotes ! Des fois on dirait un arbre. Ou un vieux monsieur avec un grand nez. Félix s’émerveille de tout ! Il voit la beauté que les adultes oublient de regarder : oh ce caillou, qu’est ce qu’il est beau ! Et cette feuille ! Oh et puis les fleurs bien sûr… Félix s’émerveille, un peu comme tous les enfants…

Nicolas

C’est l’histoire de Judith, de Félix et c’est aussi celle de Nicolas. Lui aussi il habite là. Nicolas il est tellement sensible ! Quand quelqu’un pleure, il pleure avec lui. S’il voit que quelqu’un est malheureux, il va vers lui pour le consoler. Et quand c’est quelqu’un qu’il connait bien, il lui fait même un câlin. Nicolas est compatissant, un peu comme tous les enfants…

Chloé

C’est l’histoire de Judith, de Félix, de Nicolas et c’est aussi celle de Chloé. Oh ! Chloé, elle est encore toute petite. Elle ne sait même pas encore parler. Mais elle sait se faire comprendre ! Elle sourit quand elle est contente, elle gazouille quand elle découvre quelque chose de nouveau, elle pleure quand elle est fatiguée, elle râle quand elle a chaud ou quand elle a faim. Chloé ne fait pas semblant. Elle exprime toujours ce qu’elle ressent. Ses parents la comprennent si bien. Elle leur fait entièrement confiance. C’est tout contre sa maman qu’elle est le mieux. Là, elle s’endort à tous les coups. Chloé fait confiance et elle est toujours dans la vérité. Un peu comme tous les enfants…

On y va !

Ce jour-là, ils sont avec tous les autres enfants du village. Les mamans sont là aussi. Près du puit. A l’ombre. Au frais. C’est le matin. Il ne fait pas encore trop chaud. Les mamans papotent entre elles, les tous petits attachés contre elles. Les plus grands jouent ensemble, ils courent et ils crient. Ils chantent.

Des gens passent devant eux. Ils sont pressés. On entend qu’une foule se rassemble plus loin.

  • Mais où est ce que vous allez tous ? Qu’est ce qui se passe ?
  • C’est Jésus ! Il est arrivé dans notre village !
  • Jésus ? Non ! LE Jésus ?
  • Maman, c’est qui Jésus ? Tu le connais ?
  • Non je ne le connais pas mon chaton mais j’ai entendu parler de lui. Il est connu.
  • Pourquoi il est connu ?
  • Il a guérit des malades ! Il parle de Dieu. Il sait beaucoup de choses et il raconte des histoires.
  • Oh oui des histoires ! Moi j’aime les histoires !
  • Tu sais quoi mon chaton, on va y aller ! Vous venez avec moi les filles ? Allé, on y va tous !

Et toute la petite troupe se met en route. Les enfants font la course, ils crient et tapent dans les mains. Les mamans ont si hâte que leurs enfants rencontrent Jésus ! Elles aimeraient tant qu’il les bénisse…

Disciples

Et voilà qu’ils arrivent ! Oh ! il y a tellement de monde. Tout le village est là. Les gens ont laissé leur travail, ils ont amené des malades, des personnes âgées. Ça se bouscule un peu. Tout le monde veut voir Jésus, le toucher, lui parler. Ah oui, et puis les adultes sont venus avec leurs questions. Des questions compliquées… C’est compliqué les adultes.

Et puis il y a les disciples de Jésus. Ce sont ses amis. Ceux qui sont toujours avec lui. Ils font la sécurité. Ils veillent à ce que Jésus ne soient pas trop importuné.

Alors quand les disciples voient les enfants arriver, ils commencent à s’inquiéter. « Ah non non, ça ne va pas être possible ! Il y a bien trop de monde, vous ne pouvez pas vous approcher. Et puis franchement, Jésus n’a pas le temps. Il y a plus important que de s’occuper des enfants ! Non désolés, vous ne pouvez pas approcher. »

Et ils croisent leur bras, en rang bien serrés, pour les empêcher d’avancer.

Rencontre

Oh ben mince alors. Quelle déception !

Mais… ce n’est pas ça qui va arrêter Judith ! Ni une, ni deux, elle se faufile entre les jambes de l’un des disciples. Ça ils ne s’y attendaient pas ! Ils se retournent, essayent de la rattraper mais elle fonce droit sur Jésus.

Il est en train d’enseigner, d’expliquer. Elle court et arrive devant lui en faisant un énorme dérapage. Tout le monde la regarde. On n’entend plus un bruit. Elle est un peu impressionnée quand même. Mais Jésus la regarde droit dans les yeux, et lui sourit.

Alors elle sourit elle aussi.

Les disciples veulent reprendre les choses en main :

  • Désolés Maitre. On a essayé de l’en empêcher mais…
  • De l’empêcher ? Mais de quoi ?
  • Ben de venir te déranger !

Jésus secoue la tête.

  • Vous n’avez rien compris. Laissez les enfants venir à moi. Ne les en empêchez pas. Le Royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme eux. A ceux qui se réjouissent et qui s’émerveillent, ceux qui sont compatissants, ceux qui sont dans la confiance et dans la vérité. Comme ces petits enfants. Celui qui ne reçoit pas le Royaume de Dieu comme un enfant ne pourra jamais y entrer !

Bénédiction

Les disciples se sentent un peu bêtes. Ils regardent leurs sandales. Les adultes de la foule aussi se sentent un peu bêtes avec leurs questions compliquées. Comme ils s’écartent un peu, les mamans peuvent passer avec les autres enfants. Ils s’installent près de Jésus. Il y en a même qui montent sur ses genoux. Et Jésus pose ses mains sur chacun d’eux et il les bénit. Comme il bénit chacun d’entre nous.

Sa bénédiction est comme une promesse : « Je t’aime comme tu es et je serai toujours avec toi. Peu importe ce qu’il t’arrivera, rien ne peut me séparer de toi. »

Jésus est resté un moment à jouer avec les enfants. Et puis il est reparti. Vers Jérusalem. Vers cette ville où il a montré, à quel point il nous aime. Comme le soleil est maintenant brûlant, les enfants sont rentrés avec leurs mamans. Et dans le calme et la fraicheur de leurs maisons, ils ont tous fait une très bonne sieste.

crédit : Sophie Letsch (UEPAL) – Point KT

 




L’incroyable voyage des nouveaux mages

 » L’incroyable voyage des nouveaux mages » a été écrit par la pasteure Isabelle Horber (UEPAL) pour la fête de noël des enfants. Conte moderne avec une machine à remonter le temps… 

 

 

Jeu d’orgue et Accueil                                           

Je vous souhaite la bienvenue pour cette fête de Noël des enfants.
Nous sommes venus pour être éclairés de la lumière de celui qui vient. Car le Christ venant dans nos vies… c’est une lumière qui perce l’obscurité.
Nous sommes venus parce que la fête de Noël des enfants… c’est comme une lumière dans la grisaille de nos vies.

Les lumières
Grâce à elles, tout est plus clair,
Plus gai, plus vivant,
Grâce à elles, tout est pétillant.

Cette première bougie de la couronne de l’avent allumée…
C’est signe que nous nous sommes mis en chemin
Comme Marie et Joseph allant vers Bethléem.
Voici la bougie de mon sourire
Pour te dire Seigneur
Que je t’attends résolument

Cette deuxième bougie de la couronne de l’avent allumée…
C’est signe qu’il est temps de nous préparer :
Nos cœurs et nos vies sont à dépoussiérer.
Voici la bougie de ma prière,
Qu’elle éclaire Seigneur,
Tous les amis qui sont ici

Cette troisième bougie de la couronne de l’avent allumée…
C’est signe qu’il faut encore un peu de temps
Pour que vienne l’enfant.
Voici la bougie de mon silence,
Pour que vienne la Paix
Au fond des cœurs comme un secret.

Cette quatrième bougie de la couronne de l’avent allumée…
C’est signe que bientôt tu viendras aux creux de nos vies.
Donne-nous de t’accueillir.
Voici la bougie de ma tendresse,
Pour que naisse au grand jour,
Le don si grand de ton amour.

L’étincelle de ton amour Seigneur jaillit dans nos cœurs.

Il incendie l’âme du désir de connaître et d’aimer
ce Dieu toujours plus…

de l’aimer sans partage,
comme il veut qu’on l’aime.
Dieu s’abaissant jusqu’à la créature
pour lui permettre d’aller jusqu’à lui…

Merci Seigneur !

Merci de venir à nous…

Merci de nous permettre d’entendre ta Parole d’une autre façon. Merci parce que tu es venu à notre rencontre :

Chant : nous avons vu               

Jeu des enfants

Décor avec inscription  » joyeux Noël » . Prévoir un écran  (ou un drap tendu) et un vidéoprojecteur pour faire apparaître les images indiquées plus tard.  Une « machine à remonter le temps »

Adélie Bonsoir, ce soir mon cœur est dans la joie. Il est rempli d’allégresse et de remerciements. Vous savez j’ai été gâtée, mais tout ce que j’ai reçu n’aurait pas eu la même saveur si je n’avais pas pu remercier pour tout cet amour manifesté. Et cela m’a fait réfléchir à tout ce que j’ai eu par ailleurs et qui ne se met pas au pied du sapin. Mais je me suis aussi demandé pourquoi Noël rime-t-il avec cadeaux, fête, lumière, repas et sapin ?

Perline Notre papy dit que Noël c’est l’anniversaire de Jésus… et que c’est une grande joie pour tous.

Adélie Mouais; je demande à voir. Et d’ailleurs nous allons voir.  Montrer la machine. J’ai retrouvé cette machine à voyager dans le temps dans son atelier. Il ne s’en sert pas souvent parce qu’elle doit être portée par le chant : elle fonctionne seulement si beaucoup de personnes chantent de tout leur cœur… Et alors elle fait seulement de petits sauts de quelques siècles…

Perline Bon, soyons prévoyants, emmenons quand même mon écharpe, je la mets tout de suite autour de mon cou, de quoi manger (mettre la mandarine dans le petit sac à dos), et si le trajet est trop long, notre jouet préféré : cette toupie en bois qu’a faite notre grand-père…

Adélie C’est parti!

Perline Regarde : il faut d’abord programmer le lieu et la date définitive : 25 décembre de l’an 0 j’imagine… A Bethléem. (bruit d’ordinateur qui buggue)…Tiens l’ordinateur a transformé la date en « début de notre ère ». Me demande ce que cela veut dire ? En tout cas j’espère qu’il n’y aura pas trop d’étapes jusqu’à Bethléem…

Tous chant enfants : un sauveur nous est né à Bethléem

Images : maison du village –  une forêt de sapin

Perline  Déjà? Mittelhausen – 1947. Ben, on est pas allés loin… C’est juste après la guerre… Tiens quelqu’un sort de ma maison… mais, mais c’est papy… C’est un gamin!

Le papy jeune  Aujourd’hui c’est Noël… je suis triste et content. Content parce que toute la famille était réunie : la première fois depuis la guerre. C’est chic parce qu’on s’aime bien tout le monde… cela rappelle que Jésus nous a aimés, qu’il est venu pour cela il y a longtemps. Je suis content aussi parce que maman a oublié les rationnements ce soir et qu’on a bien mangé : autour d’un bon repas on se rencontre mieux. Jésus lui-même a fait des choses importantes lors de repas : il a fait son premier miracle lors des noces de Cana, il a multiplié du pain et du poisson pour nourrir la foule, et n’oublions pas la sainte cène….Que c’était bon. Mais je suis aussi triste parce que l’orange que j’ai eu pour mon dessert, mon cadeau de Noël… Je l’ai laissé rouler dans le ravin.

Adélie Comment te consoler : prends cette toupie en cadeau. J’y tiens beaucoup et je pense qu’elle t’apportera autant de joie qu’elle m’a apportée. Tu es d’accord Perline ?

Perline Bien sûr.

Adélie et Perline s’en vont vers la machine

Le jeune papy O merci, merci. Je suis si content que je pourrais danser de joie. Vous des étrangers vous avez partagés avec moi. Ce cadeau me rappela toujours ce noël, il me montrera toujours que l’important à Noël c’est d’allumer la lumière de la joie comme Jésus en sa naissance ? Entrez pour partager notre dessert… Elles sont parties ?

Tous Chant enfants : vous bondirez de joie

Images : une forêt de sapin – un sapin décoré de pommes et d’hosties

Adélie Ca devient long… on va chanter un peu Adélie et Perline chantonnent : mon beau sapin, roi des forêts…

Perline Tiens, je me demande ce que le sapin a à voir avec Noël quand même… La machine ralentit une nouvelle fois j’ai l’impression : Sélestat – 1521.

Comédienne jouant Eve  Dépêche-toi, le mystère du Paradis qui raconte l’histoire de la création et de la chute avec toi jouant le personnage d’Adam et moi celui d’Ève va bientôt commencer. Je suis fière d’avoir été choisie pour jouer ce mystère sur le parvis de notre église en cette veille de Noël.

Comédien jouant Adam  Oui, oui on est presque au parvis de l’église où l’on va rappeler les mystères divins. Au fait, pour l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu sais ce qu’ils ont choisi finalement ? Un épicéa ou un sapin ?

Comédienne Ils ont cherché un beau sapin dans la forêt, il sera bien vert, symbole d’éternité, et sera orné de belles pommes rouges pour rappeler les fruits défendus que Adam et Eve (en rigolant) NOUS avons mangé. Je l’ai vu, c’est du plus bel effet !

Comédien  j’ai aussi entendu parler d’hosties.

Comédienne  mmm, c’est pour montrer que l’histoire de la chute est finie, que Jésus est né pour enlever et porter tout le poids qui a été mis sur nos épaules.

Comédien en allant vers le décor : les hosties en symbole de vie nouvelle que nous avons avec Jésus : riche idée ! J’y cours ! Que c’est beau !

Comédienne  c’est bien beau de jouer Ève, mais au mois de décembre… il fait froid (en grelottant).

Perline tend son écharpe à Adélie qui l’offre à « Eve » : Nous n’avons que cette écharpe, nous te la donnons pour te réchauffer. Adélie et Perline remontent dans la machine.

Chant assemblée : mon beau sapin                                  

Perline J’espère que la prochaine étape sera la bonne. Le 25 décembre… Heureusement que quelqu’un a pensé à noter la date.

Images : Colisée – bureau avec parchemins

Adélie  On est arrivé : non ? Rome – 354

Pape Libère  Evangile selon Jean au chapitre 4 verset 12 : Jésus leur parla et dit : « je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »

Oui, c’est ça. Jésus est la vraie lumière, il nous l’a dit… et c’est lui qui est venu éclairer nos ténèbres. Nous guérir de nos cécités. C’est lui le soleil invaincu qui éclaire notre vie et qui renaît toujours. C’est donc lui qui doit être célébré comme celui qui apporte la victoire de la lumière sur les ténèbres. Les Mèdes et les Perses fêtaient le solstice d’hiver comme étant la victoire de la lumière sur les ténèbres, l’image de la victoire du bien sur le mal. Soit, mais il est inadmissible que ce culte païen, cette intuition que la lumière de la vie triomphe toujours des ténèbres de la mort, ne se rapporte pas à Jésus qui est venu nous éclairer au cœur de nos doutes et de notre manque de foi.

C’est pourquoi, moi le pape Libère, j’institue la fête de la nativité le 25 décembre car c’est Lui le soleil invaincu et en sa naissance il est venu nous éclairer. C’est son étoile qui a guidé les mages jusqu’à la crèche.

Adélie et Perline remontent dans la machine…

Adélie Je comprends maintenant pourquoi la machine a marqué : début de notre ère.

Tous Chant des enfants : toi qui es lumière

Images : un ciel étoilé avec une grande étoile – collines autour de Bethléem

Dan, un berger Je n’arrive pas à m’endormir ce soir. J’ai couru toute l’après-midi après cette brebis égarée (un enfant déguisé en mouton)… et ça m’a donné faim, mais quand je suis revenu, il n’y avait plus rien à manger.

Adélie et Perline se regardent et celle-ci acquiesce de la tête : tiens prends ma mandarine et peut-être seras-tu rassasié. Adélie et Perline s’installent avec les autres pour dormir

Le chœur des anges Gloire à Dieu, gloire à Dieu ! Les bergers sursautent et regardent autour d’eux

L’ange Gabriel  N’ayez pas peur, bergers ! Je vous annonce une bonne nouvelle qui donnera une grande joie à tout le peuple. Aujourd’hui dans la ville de David à Bethléem, est né le Fils de Dieu le Christ. C’est vous que Dieu a choisi pour aller sans attendre saluer cet enfant. Vous le reconnaîtrez à ce signe : vous trouverez un bébé enveloppé de langes et couché dans une mangeoire.  Les anges partent en volant

Rebecca, une bergère Je n’en reviens pas ! Vous avez entendu cette nouvelle. Cette nouvelle que notre peuple attendait depuis toujours ?

Abraham, un berger Avons-nous rêvé ? Le Christ est né cette nuit !

Elisabeth, une bergère Il est né cette nuit, et l’ange est venu nous l’annoncer auréolé de lumière. Je n’aurais jamais imaginé qu’une telle gloire puisse exister…

Rebecca, une bergère Et c’est à nous que l’ange l’a annoncé ! Nous les méprisés, nous qui n’avons nulle place dans la société ? Il nous a suscité un puissant sauveur, dans la maison de David son serviteur, comme il l’avait annoncé par la bouche de nos prophètes.

Elisabeth, une bergère Je le crois, mes amis, l’ange l’a annoncé, alors c’est vrai. Enfin nous savons que nous avons une place : près de ce nouveau-né qui nous accueille !

Nathanaël, un berger Nous avons notre place auprès de lui. Allons-y tout de suite. Allons lui rendre grâce… et chantons notre joie

Tous chant enfants : un enfant est né qui n’a pas même un toit

Images : un ciel étoilé avec une grande étoile – la crèche

 Ils se rendent à la crèche où il y a Marie, Joseph et l’enfant – Adélie et Perline les suivent discrètement

Abraham, un berger C’est un enfant, un enfant comme les autres. Mais qu’est-ce qu’il est beau. Et cette paix qu’il dégage.

Rebecca, une bergère Jamais je n’aurais imaginé que le Messie naîtrait sur la paille, dans une étable, c’est curieux quand même.

Elisabeth, une bergère Pas tellement. Avec le recensement, il y a tant de monde ici à Bethléem. Sûrement il ne restait que cette place-là.

Hannah, une bergère s’agenouille Toi l’enfant couché dans la crèche,

depuis le commencement c’est toi la lumière de Dieu

qui illumine tous ceux qui demeurent dans la nuit du malheur.

Elisabeth, une bergère s’agenouille Toi, l’enfant chanté par les anges,

depuis le commencement c’est toi la Parole de Dieu

qui apporte la Bonne Nouvelle à tous ceux qui ont faim de respect et de justice !

Hannah, une bergère Toi, l’enfant trouvé au fond de l’étable,

depuis le commencement c’est toi l’espérance de Dieu

qui relève dans la dignité tous les pauvres et tous les rejetés.

Tous les bergers : alléluia, un sauveur est né, c’est le Christ, le Seigneur, l’ange nous l’a annoncé.

Elisabeth, une bergère Notre attente n’a pas été vaine et même s’il n’est pas né dans un palais son amour réchauffe mon cœur. Alléluia !

Myriam, une bergère C’est toi, le Fils de Dieu venu en ce monde

pour être le frère de tous les habitants de la terre

et pour tracer le chemin de la vie !

Depuis le commencement,

c’est toi le signe d’amour offert par le Père

à tous les enfants de la terre !

C’est toi la lumière du monde.

Les bergers s’en vont et mettent sur la gauche et les mages arrivent

Gaspard Nous avons suivi l’étoile et nous voici, nous cherchons le roi qui vient de naître, le sauveur du monde selon les astres.

Melchior Nous voulions voir et adorer le Messie des juifs.

Balthazar Cependant nous nous sommes arrêtés au palais du roi Hérode où nous l’avons cherché en premier lieu.

Melchior et quand nous avons demandé au roi, aux grands prêtres, au scribe et même aux serviteurs « où est le roi des juifs qui vient de naître »?, ils ont tous été troublés.

Gaspard Ils étaient troublés mais nous ont annoncé que selon la prophétie le Messie devait naître à Bethléem : « et toi Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le plus petit des chefs lieux de Juda, car »

Balthazar c’est pas très grand quand même!

Melchior c’est là que le roi David est né.

Gaspard laissez-moi terminer. Je disais… « car c’est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël mon peuple »

Melchior Voici l’étoile s’est arrêtée, c’est sûrement l’enfant annoncé.

Balthazar Je dépose à tes pieds ce cadeau : de l’or. C’est un cadeau pour un roi, et le Messie sera le plus grand roi qu’il n’y ait jamais eu.

Joseph L’enfant a cligné des yeux et détourné le regard. Cela ne l’a pas intéressé.

Melchior Je t’offre de l’encens. L’encens est un cadeau pour un prêtre et le Messie sera un prêtre, un médiateur entre le peuple d’Israël et son Dieu.

Joseph Jésus s’est frotté le nez. Peut-être le parfum l’incommode-t-il ? En tout cas cela ne lui plaît pas.

Gaspard Moi je t’ai emmené de la myrrhe.

Joseph Donnez-moi ça. De la myrrhe, mais c’est pour embaumer le corps des morts ! Comment peut-il lui apporter de la myrrhe ? Ce cadeau non plus n’a pas éveillé son intérêt.

Les mages partent (ils se mettent à droite)

 Tous chants enfants : comme les mages

Adélie Dire que c’est toujours moi qui ai attendu des cadeaux à Noël. Et aujourd’hui je comprends que l’important ce n’est pas ce que l’on reçoit mais ce que l’on te donne à toi Dieu venu au milieu de nous. Je comprends aujourd’hui que c’est à moi de te faire un cadeau. Mais je n’ai plus rien. La toupie nous l’avons donnée pendant notre voyage pour réjouir le cœur d’un enfant triste.

Tous Chant enfants (refrain) ding dong la joie dans le ciel. discret

Perline Mon écharpe Adélie l’a donnée à une femme qui avait froid alors que toi aussi tu dois avoir froid uniquement emmailloté comme tu es.

Tous Chant enfants (refrain) ding dong la joie dans le ciel. plus fort.

Adélie Et même notre mandarine nous venons de la donner au petit berger affamé de sa longue quête.

Tous Chant enfants (strophe 1) ding dong la joie dans le ciel. encore plus fort.

Adélie et Perline : Nous n’avons plus rien à t’offrir.

Marie Vous croyez que vous n’avez rien offert ? Vous avez offert tout ce qu’il désire : la compassion, l’accueil et la solidarité. Vous vous êtes donnés vous-mêmes pendant votre voyage et par là même vous avez fait de votre cœur le berceau où il grandira pendant toute votre vie.

Joseph Regardez comme il sourit, il n’a pas souri aux cadeaux des mages parce que eux sont venus et sont repartis mais ils ne l’ont pas emmenés dans leur cœur.

Marie Alors que vous, vous pouvez débuter une longue route avec lui, parce que vous avez compris le sens de la nativité – de Noël. Car Noël n’est pas tant recevoir que donner ce qui compte vraiment. C’est peut-être aussi voir Dieu, Jésus dans tous ceux que nous croisons car :

Lecteur A :

c’est Noël chaque fois
qu’on console un enfant;
qu’on donne au malheureux
sans regret, simplement.
C’est Noël, je le crois,
quand on sait rendre heureux.

Lecteur B :

C’est Noël quand, soudain,
on pardonne l’offense
pour stopper une guerre ou même une géguerre,
et que l’on tend la main pour forcer la misère
à perdre du terrain.

Lecteur A :

C’est Noël chaque fois
qu’on essuie une larme;
qu’on montre le chemin.
C’est Noël quand la foi
nous touche, nous désarme,
nous rend plus humains.

Lecteur B :

C’est Noël quand nos cœurs,
apprenant la patience,
se font plus fraternels.
C’est Noël à toute heure
quand lève l’espérance
du royaume éternel.

Lecteur A :

C’est Noël chaque jour
quand le Seigneur lui-même
habite nos cœurs;
quand sachant qu’il nous aime,
aimant à notre tour,
nous semons le bonheur.

Lecteur B :

Oui, c’est Noël, surtout,
quand nous aimons vraiment;
quand les mots pour le dire
viennent aisément;
quand nous savons sourire
à tous, autour de nous.

Lecteurs A + B :

Noël c’est chaque jour
car Noël, c’est l’amour.

Pasteur : Noël, c’est le moment où nos cœurs s’éveillent à l’amour c’est ainsi que nous voulons prier afin que nos cœurs s’éveillent et deviennent la crèche de notre Seigneur.

Chant de l’assemblée : devant ta crèche       

 Annonces et Prière d’intercession

Seigneur, si tu veux m’attendre encore
je serais un nouveau mage
parti de nulle part,
parti sans étoile aux cieux
pour un voyage au bout du temps
pour un voyage au bout de nous
pour un voyage vers toi.

Quand les ténèbres alentour brouillent toutes pistes,
quand ma boussole intérieure bat la chamade,
quand ma route s’enroule sur elle-même,
tu me montres quelque part dans la nuit
l’étoile inconnue que tu fais lever pour moi!

Tu me dis que je n’ai pas perdu ma vie,
ce temps que j’avais rêvé tout autre!
Tu me dis que tu m’attends encore,
car la fête ne commencera pas sans moi…
et je serai le quatrième mage,
venu d’un voyage au bout du temps,
de mon voyage au bout de moi!

Et je t’offrirai mon enfance
tapie sous les décombres de mon passé…
J’adorerai l’enfant de Noël
comme on s’agenouille émerveillé
devant le miracle fragile
d’une Parole enfin devenue vraie.

Maintenant je te vois en l’enfant de Noël
t’agenouiller devant moi
pour que je devienne enfin ton enfant
toi qui a voulu être nommé Père dans notre prière
c’est ainsi que nous te disons  NOTRE PERE…

 Chant de l’assemblée : o du fröliche, o du selige  et Bénédiction

Crédits : Isabelle Horber (UEPAL) – Point KT