Les apprentis du mage

 » LES APPRENTIS DU MAGE » est une narration  de noël proposée par Marthe Balla, formatrice de Figurines bibliques de l’association AFIBI

Il était une fois, dans un lointain pays de l’orient, un mage très renommé pour ses grandes connaissances et sa bonté. Un jour, deux jeunes gens vinrent chez lui.  « Maître, nous venons de très loin, nous avons beaucoup entendu parler de vous et nous voudrions apprendre avec vous à devenir de bons mages ! » dirent-ils ensemble.  Le mage hésita, puis décida de les mettre à l’épreuve. A chaque question les deux jeunes donnèrent, en même temps, la même réponse. Alors le mage les prit tous les deux pour apprentis.

Ce n’était pas tous les jours facile : il y avait tant de choses à apprendre, les noms et les vertus des plantes, comment guérir les maladies, reconnaître une eau bonne à boire et beaucoup d’autres choses encore. La seule chose que les apprentis n’aimaient pas c’était l’étude des étoiles : retenir le nom et la place de toutes ces étoiles leur paraissait impossible et aussi un peu inutile. Alors, pour les encourager le mage leur dit « Si vous trouvez une étoile que je ne connais pas encore vous aurez une belle récompense ! »

A partir de ce moment ils n’allèrent plus se coucher sans avoir étudié le ciel. Bien des fois ils couraient vers le maître en disant : « Venez voir cette étoile », et le maître riait en leur montrant sa carte du ciel et en leur disant le nom de l’étoile. Bientôt ils en surent presque autant que le mage.

Un soir, ils se demandaient s’il n’était pas impossible qu’il y ait une nouvelle étoile et leur regard fut attiré vers l’ouest. Ensemble ils tendirent les doigts en disant, toujours ensemble : cette fois, j’en suis sûr, cette étoile là n’était pas là hier ! Ils allèrent chercher le maître. Celui-ci regarda longuement l’étoile et finit par dire :  » Vous avez gagné, c’est une nouvelle étoile, elle annonce la naissance d’une personne très importante…. Je vous ai promis une récompense et je tiens mes promesses, que désirez-vous ? »

-Vous irez sûrement voir cette personne importante, emmenez-nous !

Leur chemin fut long, très long, mais un soir l’étoile brilla au-dessus d’une maison d’un petit village nommé Bethléem. Ils entrèrent, trouvèrent l’enfant et le mage lui offrit des cadeaux. Le lendemain matin, le mage appela ses apprentis et leur dit : « Nous devons partir très vite par un autre chemin, l’enfant est en danger ». Les apprentis hochèrent la tête et répondirent : « Nous savons, nous avons fait le même rêve. Ton chameau est prêt. Allons vers Jéricho et remontons le Jourdain, le roi Hérode ne nous cherchera pas sur ce chemin là, et nous pourrons voyager de nuit…. »

Ils firent ainsi et arrivèrent près du lac de Galilée. Le soir au moment de partir, les apprentis s’approchèrent du mage et lui dirent : « Maître, tu as été un très bon maître pour nous, mais cet enfant, nous voudrions savoir ce qu’il deviendra. Permets-nous de nous installer à l’ouest du lac, nous trouverons un village et deviendrons pêcheurs. »

Le mage accepta et contourna le lac par l’est pour rentrer chez lui. Les apprentis se dirent l’un à l’autre : « Nous ne devons pas nous faire remarquer, prenons des noms d’ici, moi je m’appellerai… et pour une fois ils ne dirent pas la même chose…l’un dit Jean, et l’autre Zébédée…. Ils trouvèrent sur leur route un village de pêcheurs et y furent accueillis comme des amis rentrés d’un très, très long voyage, ils s’y installèrent. Bientôt ils se marièrent, eurent des enfants, Jean fut père de Simon et André, et Zébédée de Jacques et Jean….

Environ 30 ans plus tard Simon et André, et Jacques et Jean furent les premiers à suivre celui qui était né, une nuit à Bethléem, quand une nouvelle étoile avait brillé.

Crédits : Marthe Balla – photo AFIBI




Joseph …de nouveau réconcilié

Joseph : de nouveau réconcilié avec l’aide de Dieu (Genèse 37 – 49) 

crédit image: Pascale ROZE

Un après-midi des écoles bibliques du consistoire Boucles de la Seine Ouest / EPUDF région parisienne.

 

 

 

Le déroulement : 

12:15           Pique-nique  tiré du sac et jeux 

13:45     Accueil 

14:00     Récit de Joseph et chants 

14:30 à 16:30   Ateliers de découvertes 

16:30     Goûter et présentation du chant de la journée aux familles 

17:00     Fin et retour à la maison

Les étapes plus détaillées : 

  • Accueil et Conte

Nous avons aménagé un décor dans la salle où étaient accueillis les enfants. D’un côté un mannequin habillé de façon orientale, une tente nomade et un puits. De l’autre côté des colonnes avec une décoration égyptienne, signifiant le palais du pharaon. 

 

 

 

 

 

 

 

Enfants et adultes présents ont reçu un livret pour l’après-midi, dans lequel ils trouvent les paroles du chant, ainsi que des pages à remplir au fur et à mesure des ateliers.

livre contenu noir et blanc


Nous avons commencé par chanter tous ensemble : « Seigneur, nous arrivons des quatre coins de l’horizon ». https://youtu.be/xKpYf_XT5xQ

Ensuite, assez vite, une conteuse biblique, Liliane COLAU, nous a présenté toute l’histoire de Joseph et de ses frères. 

Voici la narration biblique qu’elle met gentiment à notre disposition. 

HISTOIRE DE JOSEPH Liliane C

Après la narration, nous avons formé des groupes d’environ 5 à 8 enfants accompagnés d’adultes pour les faire tourner dans les ateliers. 

 

 

 

  • Les  Ateliers 

Astuce : Un animateur est désigné pour dispatcher les groupes vers les ateliers. Il indique à chaque groupe par quel atelier commencer. Il circule dans les ateliers pour annoncer le temps qu’il reste (20 minutes maxi dans chaque atelier) et leur annonce l’étape suivante. 

Le fil rouge : Dans chaque atelier, les enfants ont une robe à coller dans leur livret. Les tuniques changent au fil de l’histoire : la tunique colorée au départ, va être tachée ensuite, changée contre une tunique égyptienne, etc.

  1. Joseph et ses frères  :  Gen 37, 2 – 12 

1Jacob s’installa au pays de Canaan, dans la région où son père avait séjourné. 2Voici l’histoire des fils de Jacob. Joseph était un adolescent de dix-sept ans. Il gardait les moutons et les chèvres en compagnie de ses frères, les fils de Bila et de Zilpa, femmes de son père. Il rapportait à son père le mal qu’on disait d’eux. 3Jacob aimait Joseph plus que ses autres fils, car il l’avait eu dans sa vieillesse. Il lui avait donné une tunique de luxe. 4Les frères de Joseph virent que leur père le préférait à eux tous. Ils en vinrent à le détester tellement qu’ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité.

5Une fois, Joseph fit un rêve. Il le raconta à ses frères, qui le détestèrent encore davantage.6« Écoutez mon rêve, leur avait-il dit : 7Nous étions tous à la moisson, en train de lier des gerbes de blé. Soudain ma gerbe se dressa et resta debout ; toutes vos gerbes vinrent alors l’entourer et s’incliner devant elle. » — 8« Est-ce que tu prétendrais devenir notre roi et dominer sur nous ? » lui demandèrent ses frères. Ils le détestèrent davantage, à cause de ses rêves et des récits qu’il en faisait.

9Joseph fit un autre rêve et le raconta également à ses frères. « J’ai de nouveau rêvé, dit-il : Le soleil, la lune et onze étoiles venaient s’incliner devant moi. » 10Il raconta aussi ce rêve à son père. Celui-ci le réprimanda en lui disant : « Qu’as-tu rêvé là ? Devrons-nous, tes frères, ta mère et moi-même, venir nous incliner jusqu’à terre devant toi ? » 11Ses frères étaient exaspérés par lui, mais son père repensait souvent à ces rêves.

  1. un retour sur le récit : les enfants sont invités avec le matériel proposé à illustrer ce qu’ils ont entendu. Les plus petits dans le groupe font l’étape des étoiles ou des gerbes, les plus grands écrivent dans les bulles. 
 

un carton bleu, puis le soleil, la lune et des étoiles découpés 

que les enfants placent

face au verset biblique mis à leur disposition

 

un carton avec un champs et un ciel bleu, des gerbes de blé (des spaghetti coupés et mis ensemble) pour illustrer le verset biblique

une feuille blanche, des pions dont un avec une robe colorée, les enfants remplissent les bulles de textes en indiquant ce que pensent les frères de Joseph

Bricolage :  Chaque enfant décore une tunique pour la coller ensuite dans son livret.  

 

 

 

 

 

2)  Joseph jété au  puit et vendu  Gen 37, 12 – fin 


12Les frères de Joseph se rendirent dans la région de Sichem, pour y faire paître les moutons et les chèvres de leur père. 13Un jour Jacob dit à Joseph : « Tes frères gardent le troupeau près de Sichem. Va les trouver de ma part. » — « Oui, père », répondit Joseph. 14Jacob reprit : « Va voir s’ils vont bien, ainsi que le troupeau. Puis tu m’en rapporteras des nouvelles. »  (…) 

18Ceux-ci le virent de loin. Avant qu’il les ait rejoints, ils complotèrent de le faire mourir,19se disant les uns aux autres : « Hé ! voici l’homme aux rêves ! 20Profitons-en pour le tuer. Nous jetterons son cadavre dans une citerne et nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré. On verra bien alors si ses rêves se réalisent. » 21Ruben les entendit et décida de sauver Joseph. « Ne le tuons pas ! » dit-il. 22Puis il ajouta : « Ne commettez pas un meurtre ; jetez-le simplement dans cette citerne du désert, mais ne le tuez pas. » Il leur parlait ainsi afin de pouvoir le sauver et le ramener à son père.

23-24Dès que Joseph arriva près de ses frères, ils se saisirent de lui, le dépouillèrent de sa belle tunique et le jetèrent dans la citerne. — Cette citerne était à sec, complètement vide. —25Puis ils s’assirent pour manger. Ils virent passer une caravane d’Ismaélites, qui venaient du pays de Galaad et se dirigeaient vers l’Égypte. Leurs chameaux transportaient diverses résines odoriférantes : gomme adragante, baume et ladanum. 26Juda dit à ses frères : « Quel intérêt avons-nous à tuer notre frère et à cacher sa mort ? 27Vendons-le plutôt à ces Ismaélites, mais ne touchons pas à sa vie. Malgré tout, il est de notre famille, il est notre frère. » Ils donnèrent leur accord. 28Mais des marchands madianites, qui passaient par là, tirèrent Joseph de la citerne. Ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, qui l’emmenèrent en Égypte. 29Lorsque Ruben alla regarder dans la citerne, Joseph n’y était plus. Ruben, désespéré, déchira ses vêtements, 30revint vers ses frères et s’écria : « Joseph n’est plus là ! Que vais-je faire maintenant ? »

31Les frères égorgèrent un bouc, prirent la tunique de Joseph et la trempèrent dans le sang. 32Ensuite ils l’envoyèrent à leur père avec ce message : « Nous avons trouvé ceci. Examine donc si ce n’est pas la tunique de ton fils. » 33Jacob la reconnut et s’écria : « C’est bien la tunique de mon fils ! Une bête féroce a déchiqueté Joseph et l’a dévoré. » 34Alors il déchira ses vêtements, prit la tenue de deuil et pleura son fils pendant longtemps. 35Tous ses enfants tentèrent de le réconforter, mais il refusa de se laisser consoler ; il disait : « Je serai encore en deuil quand je rejoindrai mon fils dans le monde des morts. » Et il continua de le pleurer.


Animation:  

Pour notre atelier, nous avons relu (dans une Bible pour enfants) le récit de Joseph jeté par ses frères dans la citerne,  puis vendu aux marchands, tout en faisant colorier des taches rouges sur la tunique découpée de Joseph. 

Puis construction de puits en Kapla, soit individuel, soit un grand puits collectif. 

Et une bonne dizaine de questions D’ACCORD/PAS D’ACCORD sur cette partie du récit, réponses orales avec les grands et avec assiettes en carton décorées d’un sourire sur une face et d’une croix rouge sur l’autre pour les groupes plus jeunes pour que ce soit plus ludique.

On terminait en faisant remarquer que Dieu était avec Joseph dans toutes les situations.

 

3) Joseph chez Potiphar et prison Gen 39 et 40 

Gen 39, 1Les Ismaélites qui avaient emmené Joseph en Égypte le vendirent à un Égyptien nommé Potifar. Ce Potifar était l’homme de confiance du Pharaon et le chef de la garde royale. 2Le Seigneur était avec Joseph, si bien que tout lui réussissait. Joseph vint habiter la maison même de son maître égyptien. 3Celui-ci se rendit compte que le Seigneur était avec Joseph et faisait réussir tout ce qu’il entreprenait. 4Potifar fut si content de lui qu’il le prit à son service particulier ; il lui confia la responsabilité de sa maisonnée et l’administration de tous ses biens. 5Dès lors, à cause de Joseph, le Seigneur fit prospérer les affaires de l’Égyptien ; cette prospérité s’étendit à tous ses biens, dans sa maison comme dans ses champs. 6C’est pourquoi Potifar remit tout ce qu’il possédait aux soins de Joseph et ne s’occupa plus de rien, excepté de sa propre nourriture. Joseph était un jeune homme beau et charmant.

  • robe égyptienne simple de serviteur / un Joseph de nouveau souriant 

7Au bout de quelque temps, la femme de son maître le remarqua et lui dit : « Viens au lit avec moi ! » — 8« Jamais, répondit Joseph. Mon maître m’a remis l’administration de tous ses biens, il me fait confiance et ne s’occupe de rien dans sa maison. 9Dans la maison, il n’a pas plus d’autorité que moi. Il ne m’interdit rien, sauf toi, parce que tu es sa femme. Alors comment pourrais-je commettre un acte aussi abominable et pécher contre Dieu lui-même ? » 10Elle continuait quand même à lui faire tous les jours des avances, mais il n’accepta jamais de lui céder. (…)

17Elle raconta là son mari: « L’esclave hébreu que tu nous as amené s’est approché de moi pour me déshonorer. 18Mais dès que j’ai crié et appelé, il s’est enfui en abandonnant sa tunique à côté de moi. » 19Lorsque le maître entendit sa femme lui raconter comment Joseph s’était conduit avec elle, il se mit en colère. 20Il fit arrêter et enfermer Joseph dans la forteresse, où étaient détenus les prisonniers du roi. Joseph se retrouva donc en prison.

Animation : 

Jeu : Coller une image égyptienne en double sur du carton et découper des parts identiques. Le jeu consiste par groupe de deux à reconstituer au plus vite son image. Qui est plus rapide ? 


L’image permet de découvrir et d’identifier la mode égyptienne. 

 

 

 

 

 

 

Bricolage : 

Les enfants reçoivent deux modèles de tuniques neutres. A eux de décorer une tunique façon égyptienne et l’autre façon prisonnier suivant les modèles mis à leur disposition. 

 

 

 

 

 

 

Echange : Les animateurs reviennent avec les enfants sur cette partie de l’histoire. C’est un mensonge qui a fait que Joseph se retrouve en prison. Ce n’est pas juste. 

4) Joseph premier ministre : Gen 41, 1 – … et  37 – 57 … il permet la vie 


Joseph sait interpréter des rêves : il ne boude pas de son destin, mais essaie encore de faire ce qui est possible … c’est cela (avec l’aide de Dieu) qui le fait sortir 

1Deux ans plus tard, le Pharaon fit un rêve : il se trouvait au bord du Nil, 2il vit sortir du fleuve sept belles vaches bien grasses, qui se mirent à brouter l’herbe de la rive. 3Puis sept autres vaches affreusement maigres sortirent à leur tour du fleuve et rejoignirent les premières sur la rive ; 4les vaches maigres dévorèrent les vaches grasses. A ce moment, le Pharaon se réveilla.  5Il se rendormit et fit un second rêve : il voyait sept beaux et gros épis de blé qui poussaient sur la même tige. 6Ensuite poussèrent sept autres épis, tout rabougris et desséchés par le vent du désert. 7Les épis rabougris engloutirent les épis beaux et bien remplis. Alors le Pharaon se réveilla et se rendit compte qu’il avait rêvé.

8Dès qu’il fit jour, le Pharaon tout inquiet fit appeler tous les devins et les sages d’Égypte. Il leur raconta ce qu’il avait rêvé, mais personne ne put lui dire ce que cela signifiait. 9Alors le chef des échansons déclara : « Majesté, je vais rappeler mes fautes passées. 10Un jour, tu t’étais mis en colère contre le chef des boulangers et contre moi, et tu nous avais enfermés dans la prison du chef de la garde royale. 11Nous avons fait tous les deux un rêve la même nuit, chaque rêve ayant son propre sens. 12Dans la prison se trouvait avec nous un jeune esclave hébreu, qui était au service du chef de la garde. Nous lui avons raconté nos rêves, et il nous en a donné le sens, en expliquant à chacun son propre rêve. 13Eh bien, les choses se sont passées exactement comme il nous l’avait prédit : on m’a rétabli dans mes fonctions, et le chef des boulangers a été pendu. »

(…) 25Joseph dit au Pharaon : « Tes deux rêves ont le même sens. Dieu t’avertit ainsi de ce qu’il va faire. 26Les sept belles vaches et les sept beaux épis représentent sept années. C’est donc un seul rêve. 27Les sept autres vaches, chétives et affreuses, et les sept épis rabougris, desséchés par le vent, représentent aussi sept années, mais des années de famine.28C’est bien ce que je te disais : Dieu t’a montré ce qu’il va faire. 29Ces sept prochaines années seront des années de grande abondance dans toute l’Égypte. 30Ensuite, il y aura sept années de famine, qui feront perdre tout souvenir de l’abondance précédente. La famine épuisera le pays. 31Elle sera si grave qu’on ne saura plus ce qu’est l’abondance. 32Ton rêve s’est répété sous deux formes semblables, pour montrer que la décision de Dieu est définitive et qu’il ne va pas tarder à l’exécuter. 33Alors, que le Pharaon cherche un homme intelligent et sage, et lui donne autorité sur l’Égypte. 34Nomme aussi des commissaires chargés de prélever un cinquième des récoltes du pays pendant les sept années d’abondance.35Qu’ils accumulent des vivres pendant les bonnes années qui viennent, qu’ils emmagasinent sous ton contrôle du blé dans les villes, pour en faire des réserves. 36L’Égypte aura ainsi un stock de vivres pour les sept années de famine, et le pays échappera au désastre. »

37La proposition de Joseph parut judicieuse au Pharaon et aux gens de son entourage ;38le Pharaon leur dit : « Cet homme est rempli de l’Esprit de Dieu. Pourrions-nous trouver quelqu’un de plus compétent que lui ? » 39Puis il dit à Joseph : « Puisque Dieu t’a révélé tout cela, personne ne peut être aussi intelligent et sage que toi. 40Tu seras donc l’administrateur de mon royaume, et tout mon peuple se soumettra à tes ordres. Seul mon titre de roi me rendra supérieur à toi. 41Je te donne maintenant autorité sur toute l’Égypte. » 42Le Pharaon retira de son doigt l’anneau royal et le passa au doigt de Joseph ; il le fit habiller de fins vêtements de lin et lui passa un collier d’or autour du cou. 43Il le fit monter sur le char réservé à son plus proche collaborateur, et les coureurs qui le précédaient criaient : « Laissez passer ! » C’est ainsi que le Pharaon lui donna autorité sur toute l’Égypte.

(…) 

53En Égypte les sept années d’abondance prirent fin. 54Alors commencèrent les sept années de famine, comme Joseph l’avait annoncé. La famine s’étendit à tous les pays, mais en Égypte il y avait des réserves de vivres. 55Quand les Égyptiens commencèrent à souffrir de la faim, ils réclamèrent au Pharaon de quoi manger. Celui-ci répondit à l’ensemble de la population : « Adressez-vous à Joseph et faites ce qu’il vous dira. » 56La famine devint générale dans le pays. Joseph fit alors ouvrir les entrepôts et vendre du blé aux Égyptiens. Puis la famine s’aggrava encore en Égypte. 57On y venait aussi de tous les pays pour acheter du blé à Joseph, car la famine sévissait durement partout.


Animation

 

Jeu : Course-relais. Cet atelier en plein air permet aux enfants de se défouler un peu. 

Joseph reçoit une nouvelle et belle tunique de Pharaon et devient fonctionnaire sur toute l’Egypte.

Deux boîtes contenant chacune une tunique, un collier, une ceinture et une couronne sont placées l’une à côté de l’autre à même distance d’une ligne de départ. Le groupe se sépare en deux colonnes distinctes. Le premier de chaque colonne part vers sa boîte pour y prendre un objet, le rapporte au deuxième qui repart avec l’objet pour en prendre un autre, le donne au troisième qui repart avec les deux objets pour un autre ainsi de suite… jusqu’à vider la boîte. Le dernier se retrouve avec les quatre éléments qu’il doit enfiler et peut se faire aider par son équipe. Le premier habillé a gagné ! Ce jeu a pu se faire plusieurs fois pour permettre à chaque enfant de se costumer.

Bricolage : Dessiner la tunique avec ses atours sans oublier la bague reçue de Pharaon.

 5) Joseph et la réconciliation : Gen 45 

1Alors Joseph, incapable de contenir son émotion devant les gens de son entourage, leur ordonna de sortir. Ainsi était-il seul avec ses frères quand il se fit reconnaître d’eux. 2Mais il pleurait si fort que les Égyptiens l’entendirent, et que la nouvelle en parvint au palais du Pharaon. 3Joseph dit à ses frères : « C’est moi Joseph ! Mon père est-il encore en vie ? » Mais ses frères furent tellement saisis qu’ils furent incapables de lui répondre. 4« Approchez-vous de moi », leur dit-il. Ils s’approchèrent. Joseph reprit : « C’est moi Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour être emmené en Égypte. 5Ne vous tourmentez pas et ne vous faites pas de reproches pour m’avoir vendu ainsi. C’est Dieu qui m’a envoyé ici à l’avance, pour que je puisse vous sauver la vie. 6Il y a déjà eu deux années de famine dans le pays, mais pendant cinq années encore on ne pourra ni labourer la terre ni récolter les moissons. 7Dieu m’a donc envoyé dans ce pays avant vous, pour que vous puissiez y avoir des descendants et y survivre ; c’est une merveilleuse délivrance. 8Ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici, mais Dieu. Et c’est encore lui qui a fait de moi le ministre le plus puissant du Pharaon, responsable du palais royal et administrateur de toute l’Égypte. 9Maintenant dépêchez-vous d’aller dire à mon père : “Voici le message que t’adresse ton fils Joseph : Dieu a fait de moi le maître de toute l’Égypte. Viens chez moi sans tarder. 10Tu t’installeras dans la région de Gochen avec tes enfants, tes petits-enfants, ton bétail, moutons, chèvres et bœufs, et tous tes biens. Tu seras ainsi tout près de moi. 11Ici je te fournirai des vivres, pour toi, ta famille et tes troupeaux, afin que vous ne manquiez de rien, car il y aura encore cinq années de famine.”  »  12Et Joseph ajouta : « Vous voyez bien, et toi en particulier, Benjamin, que c’est moi qui vous parle. 13Allez donc dire à mon père quelle importante situation j’occupe en Égypte, et racontez-lui tout ce que vous avez vu. Ensuite dépêchez-vous de l’amener ici. » 14Joseph se jeta au cou de Benjamin, et tous deux s’embrassèrent en pleurant. 15Joseph pleurait aussi en embrassant ses autres frères. Alors seulement ils osèrent lui parler.

Animation: 

  • Retour sur le récit : Joseph invite à la table et partage la nourriture.  Il invite à voir le bien et non le mal. C’était mauvais qu’il soit vendu et envoyé vers l’Egypte, mais finalement Dieu en a fait un bien : Joseph peut aider les autres.
  • Jeu : Course et parcours avec 11 gobelets remplis d’eau, qui arrive avec le plus d’eau à la fin ?

 

 

 

 

 

 

  • Bricolage :  Décorer sa propre tunique et puis la partager avec quelqu’un du groupe.

 

6)  Apprentissage Chant de Joseph  sur air   « Seigneur, nous arrivons … »   


Un atelier était réservé à l’apprentissage du chant de Joseph. 

Pour cela, nous avons donné un autre texte sur l’air de « Seigneur nous arrivons des 4 coins de l’horizon »

Refrain :

Joseph, tu es ami, parfois banni, c’est ça ta vie, 

oh quelle aventure, 

Joseph, tu restes ami, tu rends ravi, c’est ça aussi, 

grâce à ton Dieu. 

1- Joseph est le fils préféré de Jacob

Vêtu d’une tunique aux multiples couleurs

Ses frères le détestent pour les rêves qu’il fait

Et jaloux décident, 

de le faire disparaître.

2- Joseph est jeté dans une grande citerne

Joseph est vendu comme un simple esclave

Sa belle tunique déchirée et tâchée

Et se retrouva chez Monsieur Potiphar. 

3- Une jolie tunique, en mission sans misère, 

A cause d’un mensonge ira en prison

Ecoute les rêves et sait les expliquer, 

Avant d’écouter les rêves du Pharaon

4- Joseph a raison, 

sept années de famine

Joseph a raison pour celles d’abondance

Pharaon le nomme aux plus hautes fonctions

Et un jour ses frères s’inclinèrent devant lui

5- Joseph est ému en voyant Benjamin

Raconte à ses frères

toute la vérité

Dieu l’avait choisi pour leur sauver la vie

Jacob, sa famille, 

sont à nouveau amis. 

(texte : Solen Ricard et Christina Weinhold )

 

FIN :   Goûter et présentation du chant de la journée aux familles 




Histoire d’un presque rien

Voici une méditation proposée par Corinne et Jean Lafabrègue, à partir de Marc 6 : 30 à 44 – Jésus nourrit une grande foule. Ils ont adaptés un texte de Titia Es-Sbanti, pasteure à Nîmes.  Ils nous proposent cette méditation avec les figurines bibliques  et un diaporama. Corinne est formatrice AFiBi 

30 Les apôtres se réunissent auprès de Jésus. Ils lui racontent tout ce qu’ils ont fait et ce qu’ils ont enseigné.  31 Jésus leur dit : « Venez avec moi dans un endroit isolé, loin de tout le monde, pour vous reposer un peu. » En effet, il y a beaucoup de gens qui vont et viennent, et les apôtres n’ont même pas le temps de manger. 32 Ils partent dans une barque, seuls, pour aller dans un endroit isolé. 33 Mais les gens les voient partir, et beaucoup les reconnaissent. Alors ils viennent en courant de toutes les villes et ils arrivent avant Jésus et ses disciples. 34 Quand Jésus descend de la barque, il voit une grande foule. Son cœur est plein de pitié. En effet, les gens sont comme des moutons sans berger, et il se met à leur enseigner beaucoup de choses. 35 Il est déjà tard. Les disciples s’approchent de Jésus et lui disent : « Il est déjà tard et cet endroit est isolé. 36 Renvoie les gens dans les fermes et les villages des environs. Là, ils pourront acheter quelque chose à manger. » 37 Jésus répond à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » Ils lui disent : « Est-ce que nous devons aller acheter du pain pour 200 pièces d’argent ? Ainsi nous leur donnerons à manger. » 38 Jésus leur dit : « Vous avez combien de pains ? Allez voir. » Ils se renseignent et lui répondent : « Nous avons cinq pains et deux poissons. » 39 Jésus donne cet ordre à ses disciples : « Dites à tout le monde de s’asseoir par groupes sur l’herbe verte. » 40 Les gens s’assoient, par groupes de 100 et par groupes de 50. 41 Jésus prend les cinq pains et les deux poissons. Il lève les yeux vers le ciel et dit une prière de bénédiction. Il partage les pains et les donne aux disciples. Alors les disciples les distribuent à la foule. Jésus partage aussi les deux poissons entre tout le monde. 42 Tous mangent autant qu’ils veulent.  43 On emporte les morceaux de pain et les poissons qui restent : cela remplit douze paniers ! 44 Et il y a 5 000 hommes qui ont mangé.

PHOTO 1 BIBLE OUVERTE

Ici, Tout est excessif, tout est dilaté : Oublies seulement tout ce que ton cerveau déclenche à la lecture de ce texte. Tout ce que tu as bien appris, tout ce que tu sais ou tout ce que tu crois savoir à propos de ce texte. Lorsque Corinne a ouvert la porte de ce récit, tu as découvert une outrance d’excès dans cet épisode : non seulement à propos du pain, du nombre des gens, mais aussi des mots et des gestes des acteurs sur lesquels le récitant a fait la mise au point de sa focale.

Premier excès : l’ampleur de la foule qui suit / poursuit Jésus et ses disciples. Deuxième excès : la durée de l’enseignement de Jésus. Troisième excès : le ton des disciples. Quatrième excès : la nourriture, cinq pains et deux poissons, excessivement peu pour cinq mille personnes ! Cinquième excès : il reste pourtant des corbeilles pleines à la fin de l’histoire. Il y a donc trop de monde, pas assez de pain,… puis trop de pain puisqu’il en reste … Alors, que faire de tous ces excès, de ces débordements ? Soulevons-les,… un à un … pour voir ce qu’il a en dessous.

PHOTO 2 JÉSUS PARLANT

Le soir tombe… Il se fait tard, Jésus parle encore…

 

 

 

 

PHOTO 3 LA FATIGUE EST AU RENDEZ-VOUS

La foule est toujours là, plus nombreuse que jamais. Et les apôtres n’ont toujours pas mangé.

La fatigue est au rendez-vous.

« Renvoie la foule » disent les apôtres.

 

PHOTO 4 RENVOIE LA FOULE

Serait-ce une interrogation ? Non, c’est un ordre : Qu’ils aillent chercher à manger ailleurs ! Qu’ils rentrent chez eux ! On ne peut tout de même pas s’occuper de toute la misère du monde … « Renvoie la foule » La foule a-t-elle faim ? C’est possible, mais le récit ne le dit pas. Ce que l’on sait, c’est qu’il est déjà tard et que la foule est encore là qui écoute Jésus, comme pour ne pas perdre une miette de son enseignement. La foule semble d’abord avoir faim de Paroles, de sens.Ceux qui ont faim dans l’immédiat, ceux qui invoquent l’heure du repas – et qui interrompront Jésus – ce sont ses propres disciples. « Renvoie la foule » Les disciples décident ce qui est bon pour les autres et à la place des autres. Ils prétendent savoir. C’est aussi ce que tu as peut être entendu dans ta paroisse qui considère que l’Eglise n’a ni les moyens, ni vocation à s’occuper du matériel, du corps et de la justice. « Renvoie la foule » La réponse de Jésus aux apôtres sera brutale : « donnez-leur vous-même à manger… » Autrement dit : débrouillez-vous ! Avec sa réponse, Jésus semble dire : Vous n’avez pas besoin de moi, pas besoin de l’évangile pour nourrir les gens. La réponse à votre question, c’est vous. Donnez-leur vous-même à manger… Jésus semble nous dire : vous avez  trop souvent tendance à demander à Dieu ce que lui vous demande à vous. Jésus détourne notre prière et nous dit que Dieu n’est pas un Dieu auquel on expédie les grands problèmes comme la faim dans le monde, la pauvreté, l’injustice, en mettant sur l’enveloppe : « aux bons soins de Dieu »… Sans imaginer que nous  puissions recevoir un « retour à l’envoyeur ».

PHOTO 5 TEXTE ANCIEN

Le problème des chrétiens, c’est qu’ils demandent des interventions de puissance à un Dieu, comme à un super héros doté de superpouvoirs. Alors que le Dieu de Jésus Christ n’intervient que par amour. « Donnez-leur vous-mêmes à manger… » Le chrétien n’a pas le monopole du cœur, mais la différence, c’est que l’Evangile a saisi son cœur. L’évangile est devenu le moteur de sa vie, il est sa respiration, son souffle. Oui, face au Dieu de Jésus-Christ qui l’a saisi tout entier, le croyant peut seulement dire : « Me voici ». « Donnez-leur vous-même à manger … » Quand tu reçois l’évangile d’une personne. En vérité c’est le Christ qui est l’expéditeur. L’évangile, Il te l’envoie en lettre recommandée : à ton nom ; personne ne peut l’ouvrir à ta place.  Il va falloir lire, entendre, ne plus fermer les yeux, et recevoir cet évangile qui t’envoie dehors en te disant : Va avec la force que tu as. Et continue de rêver pour les autres, pour le monde comme pour toi. Aujourd’hui encore, il te faut croire à l’impossible » et t’y attacher. En effet, il y a deux folies dans le monde : Croire qu’on peut tout faire. Croire qu’on ne peut rien faire.« Donnez-leur vous-même à manger … »

 

PHOTO 6 IL N’Y A QUE CINQ PAINS ET DEUX POISSONS

La réponse des disciples : on n’a que cinq pains et deux poissons, on ne va quand même pas acheter de la nourriture pour une foule de gens ? Mais qui parle d’acheter ? De produire plus ? L’erreur faite par nos églises, et nous la répétons: c’est d’avoir baptisé après coup cette histoire « la multiplication des pains », alors que ce mot n’apparaît pas une seule fois dans le texte biblique !

 

 

PHOTO 7 GROS PLAN SUR LES 5 PAINS ET LES 2 POISSONS

La force de l’évangile de Marc n’est pas dans la « multiplication » ou la surabondance, mais dans ce peu qu’il y a : en effet cinq pains et deux poissons pour cinq mille personnes, c’est rien ! … Ou plus exactement c’est presque rien. Et comme chacun sait, entre rien et presque rien, il y a un « je ne sais quoi » qui fait toute la différence… Quelle différence ? La voici : nourrir une foule à partir de rien, ça s’appelle un miracle. C’est ce que l’évangéliste Marc a voulu éviter. En revanche, nourrir une foule avec cinq pains et deux poissons, c’est proclamer que la véritable offrande à l’autre ce ne sont pas nos richesses mais c’est notre indigence et notre pauvreté. Tout se passe comme si, avec ces cinq pains et ces deux poissons, avec ce « presque rien », l’évangile nous disait : nous avons tous reçu quelque chose, … qui que nous soyons, … d’où que nous venions. Même le plus démuni des humains. Personne ne peut dire qu’il n’a rien reçu. Tu peux donc devenir pauvre si tu ne donne pas. C’est comme l’amour : il n’enrichit, il ne grandit que s’il est donné. L’amour qui donne, se donne, creuse des rides sur le visage de son auteur, il ressemble à un livre qui a été lu et dont on a tourné et retourné les pages. Cinq pains et deux poissons, c’est ce je-ne-sais-quoi ou presque rien qui reçoit toute l’attention de Dieu. Devant Dieu, le presque rien est célébré et fait venir à l’existence ce qui est insignifiant et méprisé aux yeux des humains. Nous sommes tous un « presque rien » infiniment important aux yeux de Dieu. Ainsi combien de fois le presque rien a-t-il transformé notre quotidien ?

PHOTO 8 JÉSUS REMERCIE

Encore une chose qui interpelle dans le récit de l’évangile de Marc, c’est que Jésus remercie Dieu pour les cinq pains et les deux poissons qu’il a entre les mains. Il remercie non pour cette soi-disant « multiplication » mais pour l’indigence, pour ces trois fois rien. Ce qui importe, c’est le merci pour le presque rien qui est là. La dignité du croyant, c’est d’être capable de dire merci à l’avance. Le cœur de l’évangile n’est donc pas de nourrir les foules mais de pouvoir murmurer : Merci pour ces miettes, mon Seigneur et mon Dieu. C’est recueillir avec infiniment de reconnaissance dans le creux de notre main ce peu de pain, ce peu de présence, ce peu de sens qui donne un peu plus d’épaisseur à notre vie. A chacun de nous de voir, de prendre conscience de ces « petits peu » dont nous sommes nourris dans notre vie quotidienne. Que reste-t-il de cette scène ?

 

PHOTO 9 LA FOULE EST NOURRIE

Il reste … une foule que Jésus nourrit sans distinction. On ne sait pas ce que Jésus a enseigné à cette foule, mais, visiblement, c’était une parole pour tous. On ne sait pas non plus qui sont les gens qui constituent la foule : croyants, incroyants, juifs, samaritains, syriens, galiléens, romains, badauds, charlatans, voleurs, malades ? Que reste-t-il de cette scène ? Remarquons qu’au verset 41 Jésus partage le pain certes, mais il donne morceau à morceau à chaque disciple. Jésus ne reste pas sur le reproche, mais Il renouvelle sans cesse sa confiance en nous. Il ne nous désire pas admiratifs, dépendants et passifs. Dieu ne souhaite pas agir seul, tel un super-héros ; mais il nous met en marche, nous révélant notre propre capacité à donner. Et le pain se multiplie de main en main. N’avait-il pas dit : « donnez-leur vous-même à manger «  ? Dans cette occasion tous, … chacun a participé : a partagé avec son voisin. Que reste-t-il de cette scène ? Il reste non pas un repas d’initié, mais un repas aux allures de fêtes populaires avec du pain et du poisson, autrement dit un vrai repas, Cette histoire est une histoire qui invite toutes les Eglises, chaque chrétien à s’asseoir dans l’herbe verte, à déposer  dogmes et grandes idées, et à dire merci pour le pain de ce jour. Que reste-t-il encore ?

PHOTO 10 CORBEILLES PLEINES

Il reste des corbeilles pleines. Ces restes évoquent les autres, tous ceux qui ne sont pas venus au rendez-vous de la Parole. Pour eux aussi il y a encore et encore de la place. Tout est toujours ouvert. Il n’est jamais trop tard pour Dieu. Rien n’est perdu au regard de Dieu. Ces morceaux de pain et de poissons, C’est le pain de Dieu pour le tout-venant, pour le dernier venu, pour ceux qui arrivent en retard, pour ceux qui n’ont pas compris. Ces morceaux de pains et de poissons, c’est Dieu qui reste avec nous au lieu de partir. Il est encore là et à chacun il dit : « je reste avec toi, malgré tes trahisons, grandes ou petites. »Oui, le plus important, c’est Dieu qui reste pour nous apprendre à aimer.  Amen

 

 

Texte : Histoire d’un presque rien

Diaporama : Histoire d’un presque rien diaporama




Noé et le 7ème continent

Les apparences sont trompeuses: alors que Noé se croit arrivé en sécurité sur la terre ferme, à la fin du déluge, c’est une fameuse surprise qui l’attend, et il aura bien besoin de notre aide pour se sortir de ce pétrin là… Une célébration en famille, un plaidoyer pour une écologie participative où chacun a un rôle à jouer…

Préparation: une mer (bâche bleue chiffonnée), l’arche de Noé vide (en carton, jouet,…) à placer en évidence devant le ‘public’; Puis les animaux (jouets, carton, peluches…); des petits miroirs; beaucoup de déchets différents: papier, carton, feuille aluminium, barquette aluminium, boîte à conserve (sécurisée anti coupures), sacs plastiques, bouteilles plastiques, Tetra Pack (boîtes de jus, de soupe), vieux bics, déchets organiques, pinces à linge, coton-tiges, cure-dent plastique, piles, dentifrice à micro billes, pailles, cuillères plastiques, gobelets plastiques, assiettes plastique, frigolite… Bref, tout un tas de choses que l’on jette sans trop y penser. Animaux et déchets sont à déposer un peu partout dans le temple, accessibles aux enfants (ou alors il faut les aider !)
Prévoyez aussi des produits de remplacement plus écologiques: assiettes en carton, couverts en bois ou en bambou, verres ou gourdes réutilisables, coton-tige en papier, vinaigre, bicarbonate de soude, sacs en papier ou en fécule (de maïs), pots en verre, panier en osier… Vous garderez ses objets près de vous ou vous les confiez à un complice. Prévoyez des sacs poubelles en fonction des possibilités de tri dans votre région: déchets organiques(une poule en carton… ou une vraie poule !), papiers/cartons, ‘bulle à verre’ (symbolique), déchetterie (symbolique), tout-venant… CD: « La colombe et le déluge » Mannick

Accueil
Chant d’ouverture
Psaume 63,4-9
Chant: L’amour de Dieu est grand comme ça, Sœur Agathe
Lecture ou narration: Genèse 1,1-13: déplier (ou faire déplier) la bâche et lui donner un aspect de vagues. Poser l’arche sur la rive.
Lecture ou narration: Genèse 1,20-25: les enfants rassemblent les animaux près de la bâche/mer
Annonce de la grâce
L’écho du récit de la création nous rappelle que Dieu en apprécie les différentes étapes. Tout cela est ‘bon’. Nous recevons le cadeau de cette création que Tu as organisée pour la vie, Seigneur. C’est -aussi- parce qu’elle est si bonne et si belle que nous aspirons à recevoir sans cesse la promesse du salut que Jésus-Christ vient confirmer, dans ta paix et dans ton amour.

Les enfants sont invités à nommer tous les animaux (ceux que l’on a à l’église et d’autres)
Lecture ou narration: Genèse 1, 26: faites passer des miroirs dans les rangs…

Un temps plus tard, les hommes oublient qu’ils ressemblent à Dieu, et voilà qu’ils commencent à devenir méchants.
Je me demande ce que c’est que devenir méchant ? Et comment voit-on que quelqu’un est méchant ? Et qui peut devenir méchant ? Enfin, voilà, les hommes ne se sont pas bien préoccupé de la Création, et puis ils sont trop méchants les uns avec les autres, même les animaux semblent pris dans cette frénésie de méchanceté et Dieu décide de détruire tous les êtres vivants ! (Gn 6.5-7)
Repentance: Romains 11,22. Seigneur, Tu es sévère mais Tu es juste. Ta sévérité est remplie d’amour pour chacun et chacune de nous. Pardon, car nous oublions souvent le goût de ta bonté, la couleur de ta bonté, le parfum de ta bonté… Pardon de les oublier et de n’être alors plus capables de les partager avec les autres. Viens, ouvre mes yeux à ta bonté, et que je puisse vivre grâce à elle. Amen.

Dieu voit un homme bon et doux, qui obéit au Seigneur, c’est Noé. (Gn 6-8) Dieu décide de sauver Noé et sa famille, ainsi qu’un couple de tous les animaux !  Dieu décide d’envoyer beaucoup, beaucoup, beaucoup d’eau, beaucoup, beaucoup de pluie. Mais avant, Il ordonne à Noé de construire une arche, un énorme bateau dans lequel Noé, son épouse, ses trois fils et leurs épouses, et les animaux seront sauvés. Les enfants mettent les animaux dans l’arche !
Chant (en musique de fond) « La colombe et le déluge » Mannick, CD « Les animaux de la Bible » Stdio SM 1992; 3-133580-120831.

Il pleut, il pleut, l’arche de Noé vogue sur les flots avec à son bord tous les animaux et bien sûr, Noé, son épouse et ses trois enfants avec leurs épouses. Ils restent presque une année tous ensembles dans l’arche, jusqu’à ce que l’eau commence à descendre.
Alors Noé relâche un corbeau (v7) pour que celui-ci aille explorer autour de l’arche.
Et le corbeau part et revient, et chaque fois, il a dans son bec…
Demander aux enfants de ramener tout ce que le corbeau a trouvé et nommer les choses (les déchets): Une bouteille plastique, une canette, un sac plastique, une boîte à conserve, un Tetra pack, une paille, une cuillère plastique, un vieux cd cassé, du papier, etc…
Les enfants amassent ces déchets autour de l’arche, sur la bâche/mer.
Le corbeau a trouvé tout cela qui flotte dans l’eau. Il y a tellement de déchets autour de l’arche que le corbeau croit d’abord qu’ils sont arrivés près de la terre ferme ! C’est qu’un nouveau continent est apparu sur la terre, non pas un continent que Dieu a créé, mais un continent de déchets grand comme six fois la France !

Si vous le pouvez, préparez un diaporama de photos et/ou de vidéo de ce 7ième continent de déchets, on en trouve beaucoup sur le net. Soyez prudent dans le choix de photos d’animaux (morts ou vivants), le but est d’éveiller les consciences mais pas de traumatiser les enfants ! Insistez sur la profondeur du phénomène: il y a ce que l’on voit en surface et ce qui est sous l’eau ! Les micros billes des dentifrices ou des produits nettoyants visages passent entre les mails du filet de l’épuration et se retrouvent dans la mer…

Les plastiques et les canettes qui sont jetés par terre ici à (votre ville) tombent jusqu’à (la rivière ou le fleuve le plus proche), le vent les pousse jusque dans les rivières qui coulent jusqu’à la mer… Et là, les courants marins les emportent au loin, mais les déchets ne disparaissent pas ! Ils s’accumulent, ils se collent les uns aux autres à cause de la mer qui les emmène tous dans le même sens, et ils vont former une immense île de déchets dans l’Océan Pacifique entre autre.En chemin… il y a des animaux. Des animaux qui mangent des petits bouts de plastique, les tortues croient que les sacs sont des méduses qu’elles peuvent avaler… Les oiseaux de la mer, les mouettes, les goélands se coincent les ailes et les pattes dans les déchets ; les dauphins se prennent le nez dans les ronds de plastique ou les boîtes… On voit beaucoup de crasses à la surface, et il y en a encore plus sous l’eau, là où on ne les voit pas… Le corbeau a bien du mal à expliquer à Noé qu’il ne peut pas arrêter l’arche à cet endroit ! C’est trop sale, et c’est très dangereux pour tous les animaux : les papillons vont être prisonniers dans les bouteilles en plastique, les chats vont se coincer la tête dans les boites de conserve, les oiseaux vont s’emprisonner dans les plastiques qui volent partout… Un vrai déluge de saletés ! Noé est bien d’accord. Il ne veut pas débarquer tout le monde à cet endroit. Il est sûr que ce n’est pas ce que Dieu veut… Dieu il a fait une belle création, avec la mer, la terre, les plantes, les animaux…Il ne veut pas qu’elle reste là, cette île de crasses, qu’elle grandisse encore ! C’est très laid, très dangereux, ça pollue pour plusieurs années !!! Noé réfléchit : Que peut-il faire ? Il faudrait nettoyer tout cela et faire en sorte que cela n’arrive plus jamais !
Et nous, que pourrions nous faire pour l’aider ? Je me demande ce que nous pourrions faire pour aider Noé ?

Lancer une opération « TRI » : adultes et enfants, tout le monde s’y met (en fonction des consignes en vigueur dans votre région). Distribuez les différents sacs poubelles, établissez les lieux de tri, nommez les déchets avec les enfants. Pour eux, les Tetra Pack ressemblent à des cartons, ils ne savent pas toujours faire la différence. Prenez le temps tous ensemble de faire le tri sélectif. Signaler le danger des sacs plastiques pour les enfants: gare aux étouffements ! La poule est là pour les déchets organiques, et elle nous remercie avec des œufs frais.

Toute l’année, nous mangeons, nous buvons avec des bouteilles plastiques, des pailles, des cuillères en plastique… C’est assez facile, quand on va piqueniquer, quand on va à l’école… Nous ferons bien attention de jeter les déchets dans les poubelles prévues. Nous n’allons pas jeter sur la rue les barquettes et les cuillères du marchand de glace ! Nous n’allons pas laisser nos canettes sur le bord de la route ! Nous n’allons pas jeter nos bouteilles en plastique dans la nature, ni les appareils électro ménager, ni les piles ! Je me demande aussi si l’on pourrait utiliser d’autres choses pour qu’il y ait moins de plastique ?

Montrez à tous les solutions alternatives aux déchets trop vite générés; laissez les petits et les grands manipuler ces objets et en voir les qualités et les inconvénients: Panier/sac en papier/ sac réutilisable/sac en tissu/boîte à tartine/gourde… Même dans les magasin, nous pouvons aller avec notre panier, notre bouteille bien lavée, et acheter des choses « en vrac ».
Noé a pu, grâce à notre aide, faire en sorte que l’île de plastique devienne petite, puis disparaisse, grâce aux bons gestes que nous avons appris pour bien jeter les déchets.

Alors après encore 40 jours, Noé a lâché la colombe, pour voir si l’eau avait baissé, et oui, la colombe est revenue peu après avec une petite branche d’arbre, un rameau d’olivier annonçant que Noé pouvait ouvrir les portes de l’arche et laisser sortir tous les animaux en sécurité.
Les enfants peuvent ressortir les animaux de l’arche. Peut-être pourront-ils en reprendre à la maison ?

Illustration Renata Fucikova in ‘L’Ancien Testament’. Ed. Gründ1996

Noé a bien fait son travail, bien sauvé sa famille et les animaux, et Dieu voit aussi avec joie que les hommes ne sont plus si méchants, mais qu’ils font tous des efforts pour que la belle création de Dieu reste belle, avec moins de déchets, moins de disputes et plus d’entraide… Dieu apprécie: il voit que c’est de nouveau ‘bon’, alors il met dans le ciel un bel arc en ciel, comme signe de son Alliance avec nous, pour éclairer toute la création de belles couleurs et de joie !
Grâce confirmée: Dieu dit en montrant l’arc en ciel (Gn 9.12-17): « Voici le signe de mon alliance. Je le mets entre moi et vous, entre moi et tous les êtres vivants qui sont autour de vous. Ce signe sera valable pour tous ceux qui naîtront après vous. Je mets mon arc dans les nuages, il sera le signe de l’alliance entre moi et la terre. Quand je ferai venir les nuages au-dessus de la terre, quand l’arc-en-ciel apparaîtra dans les nuages, je penserai à mon alliance avec vous et avec tous les êtres vivants. Il n’y aura plus jamais de grande inondation pour détruire la vie. Quand l’arc sera dans les nuages, je le verrai. Et je me souviendrai de l’alliance que j’ai faite pour toujours avec tous les êtres vivants de la terre. » « L’arc-en-ciel est le signe de l’alliance que je fais entre moi et tous les êtres vivants qui sont sur la terre. » Amen !

Chant
(Cette partie n’est pas spécialement adaptée au jeune public. Prévoyez éventuellement un coloriage d’animaux que les enfants peuvent réaliser seuls ou un jeu pour continuer l’expérience du tri.)
Confession de foi
Avec tous nos frères et sœurs chrétiens, nous confessons que le Dieu unique est
Père -au-delà de tout et de tous
Fils- s’approchant de tout et de tous
et Saint-Esprit -au-dedans  de tout et de tous.
Nous confessons que le Dieu trois fois Saint, est mystère de communication et de communion, de Justice et de Tendresse, tout autre et tout proche
Comme nos frères et sœurs juifs, nous confessons que Dieuest le créateur de l’univers et qu’il est Saint.
Et dans la différence, nous confessons que le créateur s’est fait créature et que le Saint s’est incarné.
Comme nos frères et sœurs musulmans, nous confessons que Dieu est le tout puissant, le parfait et l’immortel.
Et dans la différence, nous confessons que le Tout-Puissant a accepté d’être fragile, que le parfait a porté nos imperfections
et que l’immortel a transfiguré notre mortalité  par la mort et la résurrection de Jésus,
Comme nos frères et sœurs hindous, nous confessons que Dieu est l’Un indescriptible.
Et dans la différence, nous confessons que son unité est multiple et que le monde multiple ne se résorbe pas dans l’Un.
Comme nos frères et sœurs bouddhistes, nous confessons que la réalité ultime est inexprimable,
et dans la différence, nous confessons que l’inexprimable s’est exprimé et que l’Invisible a pris visage.
Comme tous nos frères et sœurs en humanité, sans religion et de bonne volonté, nous confessons que les Droits de l’homme,
de la femme et de l’enfant sont inaliénables. Et dans la différence, nous confessons que l’humain est image du divin.
Avec les religions de l’Orient, nous confessons que Dieu est Silence et Souffle.
Et avec les religions juive et musulmane, que Dieu est Parole. Et cette confession commune nous réjouit. Abbé J. Dabin

Intercession: inviter l’assemblée à prier aussi pour toutes les personnes qui s’occupent de ces déchets dont on a parlé: les éboueurs et les travailleurs des centres de tri et des déchetteries, les personnes qui cherchent des matières alternatives au plastiques, toutes les personnes qui n’ont pas encore conscience des enjeux écologiques et des périls de ce continent de plastiques…
Notre Père (Composez un Notre Père écologique 🙂 et partagez-le sur Pointkt !)
Annonces
Offrande
Aujourd’hui, notre culte a été construit autour de gestes que nous avons posés pour la Création, en vue de l’éducation des enfants et des grands enfants que nous sommes… Chaque dimanche, nous faisons aussi le geste du partage, le geste de la collecte, selon nos possibilités, afin que tous ensemble nous soyons acteurs dans la proclamation de la parole de Dieu. Que chacun donne ce qui est possible, avec joie, et la prière des mains et du cœur.
Exhortation, bénédiction et envoi
Pour ce qui est des signes dans le ciel, Dieu l’a dit à Noé : « l’arc-en-ciel est le signe de l’alliance que je fais entre moi et tous les êtres vivants qui sont sur la terre. »
Pour ce qui est des signes sur la terre, (Actes 3.25-26) Dieu a fait alliance avec nos ancêtres, quand il a dit à Abraham : “Par les enfants de tes enfants, je bénirai toutes les familles de la terre.” Et cette alliance est pour nous aujourd’hui encore. C’est pour nous que Dieu a fait venir son serviteur Jésus. Il l’a envoyé pour nous bénir, et pour nous détourner de nos mauvaises actions. »
Cantique final « C’est Lui qui tient la terre »

Bonus: DVD Carlos Martinez: « Still my Bible »: l’Arche de Noé (Mime) Brunnen-Verlag.de; 4-250222-900251.

Crédits Marie-Pierre Tonnon

 

 

 




Histoire de Petite Vague

L’HISTOIRE DE PETITE VAGUE est un conte de Soeur Myriam, pour célébrer la joie qu’apporte chacun. 

Petite Vague habitait la grande mer. Elle était née au printemps un samedi matin. Elle s’en souvient très bien, parce que les vagues ne sont pas comme les petits bébés humains auxquels il faut du temps pour comprendre ce qui se passe autour d’eux. Petite Vague sut tout de suite que c’était un samedi parce que le lendemain de sa naissance, on lui apprit qu’en ce jour, les hommes venaient se promener sur des drôles de choses en bois au-dessus desquelles étaient tendus des morceaux d’étoffe de couleur. On lui dit que c’était un grand jour pour la mer parce qu’il se passait un tas de choses comme il ne s’en passait pas tellement les autres jours.

Et Petite Vague qui, tout de suite aima la vie, dansait de joie et trépignait d’impatience le matin de très bonne heure, avant même qu’aucun homme ne vienne se promener car les vagues ne dorment jamais, jamais, jamais… Elles ont l’air de fermer les yeux et de se reposer un peu, mais en vérité elles sont toujours réveillées. Elles sont bien une des choses les plus réveillées, les plus vivantes que Dieu ait faites. Même les oiseaux dorment un peu et même les chats qui pourtant ne dorment que d’une oreille ou que d’un œil. Même le vent se repose. Mais les vagues de la mer, il faut aller très loin pour en trouver une qui dorme. Se repose même le vent ; Et les arbres qui jamais ne se couchent et paraissent veiller toujours, font de grandes siestes afin d’être frais et dispos lorsqu’il faudra beaucoup travailler, faire des bourgeons et puis des feuilles toutes tendres, toutes petites et puis des plus grandes, et puis des fleurs et puis des fruits. Quand ils ont fait tout ça, ils laissent leurs grands bras étendus au-dessus de nos têtes et ils font encore une sieste, puis tout recommence. Mais les vagues de la mer, elles n’arrêtent jamais et il faut aller bien loin pour en trouver une qui dorme.

Parmi toutes les vagues, Petite Vague, fraîchement née, était encore plus pétillante, plus joyeuse, plus malicieuse aussi. Les premiers jours de sa naissance furent remplis de drôleries : elle allait partout, courait ça et là, elle faisait des farces aux poissons en les poussant par le nez ou par la queue pour qu’ils apprennent à faire des galipettes et même lorsque c’étaient de gros poissons sérieux qui n’avaient pas l’habitude de rire, ils s’y mettaient parce qu’ils aimaient Petite Vague. Avec tous les petits, c’était encore plus merveilleux parce qu’ils faisaient d’interminables parties de cache-cache. Petite Vague passait aussi en courant près des huîtres endormies, elle les chatouillait sous le nez pour les faire éternuer et les huîtres cherchaient partout qui les avait dérangées mais Petite Vague était déjà loin en train de taquiner les méduses et les pieuvres qui ne lui faisaient pas peur du tout. Elle avait une telle manière de leur courir autour, dépasser entre leurs bras qu’elles en arrivaient à faire des nœuds et après c’était toute une affaire pour s’y retrouver et pour remettre chaque bras à la bonne place. Enfin vois-tu, pour Petite Vague la vie était passionnante du matin au soir et du soir au matin.

Mais ne crois pas qu’elle gambadait ainsi sans interruption et qu’elle ne pensait à rien qu’à s’amuser. Elle avait aussi des heures où elle était très sérieuse, presque grave : par exemple lorsqu’il y avait beaucoup d’étoiles au-dessus de sa tête, ou bien lorsque les très grosses vagues, sans se rendre compte de leur force, avaient renversé ces petites choses en bois sur lesquelles venaient les hommes. Elle était même songeuse lorsque les vents la poussaient tout près du rivage, là où jouent les enfants et qu’elle démolissait, sans le vouloir, leurs châteaux de sable. Petite Vague avait le cœur très tendre et elle n’aimait pas abîmer les choses, ni faire de la peine à quiconque. Elle savait très bien qu’un château de sable ou de gros pâtés maladroits n’ont pas beaucoup d’importance mais cela ne faisait rien. Elle était née le samedi – pour faire le bonheur de tout le monde – parce qu’elle continuait à aider les poissons sérieux à faire des galipettes, à chatouiller les huîtres et à emmêler les bras des méduses.

Elle avait trouvé un tas d’autres jeux qui ne faisaient de mal à personne. Par exemple, il y avait un gros rocher qui n’aimait pas être mouillé plus loin que la ceinture, il n’aimait pas du tout qu’on joue à saute-mouton avec lui et qu’on lui passe par-dessus la tête. C’était un gros bougon tout rouge mais, au fond, pas méchant. A chaque fois qu’elle y arrivait, elle venait à toute vitesse tandis qu’il se séchait au soleil et hop ! elle prenait son élan et vlan, il était tout mouillé et Petite Vague riait, riait sans pouvoir s’arrêter tellement c’était drôle. Elle avait aussi découvert qu’on peut sauter dans les bateaux quand personne ne s’y attend et tout arroser, juste un petit peu, de quoi surprendre tout le monde et cela l’amusait beaucoup.

Donc personne ne savait que Petite Vague avait parfois des soucis jusqu’au jour où un vieil homme posa son bateau juste à côté d’elle. Elle l’observa longtemps en clapotant contre le bois de sa barque et elle le trouva très beau. Il avait beaucoup de rides sur le visage et des cheveux tout blancs mais quand il levait la tête pour regarder autour de lui, elle voyait des yeux plus purs que le ciel à la belle saison, des yeux qui en savaient long sur la vie et qui donnaient confiance parce qu’ils étaient tranquilles et clairs comme le ciel à la belle saison. Et Petite Vague se mit à l’aimer. Elle vivait le plus souvent possible, tout près de lui sans rien faire d’autre que de chanter doucement le long de la barque brune.

Elle n’avait pas du tout envie de lui faire des farces parce qu’il était tranquille et pur comme le ciel à la belle saison. Et lui paraissait ne rien faire. Il ne prenait pas de poissons, il ne remplissait pas de panier avec de pauvres huîtres affolées. Il était là, comme on est à côté de tout ce qu’on aime. Il regardait, il pensait, il se taisait et à cause de ses yeux bleus et calmes Petite Vague eut envie de lui expliquer ses problèmes, ceux des grosses vagues qui faisaient du mal aux hommes. Les hommes qui faisaient du mal aux poissons. Les poissons qui se faisaient du mal entre eux. Elle lui confia même, en tremblant un peu, que sans le vouloir, elle détruisait les châteaux de sable des petits enfants.

Quand elle eût terminé son histoire, elle se tint tout près de lui, contre la barque de bois sombre espérant qu’il aurait quelque chose à lui dire. Le vieil homme resta longtemps silencieux – du moins si l’on compte les heures comme les vagues qui sont si rapides – un jour leur semble une éternité, puis un matin, il lui parla :

« Ecoute Petite Vague » lui dit-il, « je vais te dire quelque chose que peut être tu ne sais pas : nous habitons tous sur la Terre et sur la Terre la vie ne peut jamais être une fête perpétuelle. Il y a et il y aura toujours des choses qui te laisseront songeuse. Tant qu’il y aura la Terre, les grandes vagues renverseront les bateaux des hommes et les hommes feront du mal aux poissons et les grands poissons en feront aux petits poissons et toi, tu détruiras en passant les châteaux de sable des enfants. Cela, Petite Vague, il faut bien que tu l’admettes. Mais aussi, tant que nous somme sur la Terre, beaucoup d’hommes peuvent, comme toi, naître un samedi et rendre les hommes heureux. Le chagrin que tu te fais pour les châteaux de sable reviendra souvent, souvent, mais surtout qu’il ne t’empêche jamais d’essayer tout de suite de rendre heureux les petits poissons qui jouent et les barques qu’enchante ton clapotis et même le gros rocher bougon et rouge qui au fond de lui est joyeux parce que tu l’éclabousses de ta fine poussière de joie ».

Crédit : Sœur Myriam




Contes pour la paix 3: ROBBIE ET L’OURS POLAIRE

ROBBIE ET L’OURS POLAIRE

un conte pour parler de paix et de confiance par  Avril Rowlands

credit pixabay

L’hiver avait été froid et la neige avait posé une épaisse couverture sur les collines et les montagnes, les forêts et les vallées, les rivières, les ruisseaux et les lochs (lacs très allongés) du nord le plus lointain.

Quand les MacDorwuffs s’éveillèrent de leur sommeil d’hiver, à temps pour Noël et Nouvel-An, la première chose qu’ils firent fut de vérifier les trappes à ours polaires posées l’automne précédent. Car c’est un fait bien connu que les ours polaires, durant les hivers rigoureux, descendent d’Islande à la recherche de nourriture, et que les petits Mac, ronds et savoureux, sont tout à fait à leur goût. Cet hiver-là était froid.

Les petits lochs gelèrent et les plus jeunes Mac purent patiner dessus — les plus lourds passèrent à travers la glace et on dut les mettre au lit car ils avaient attrapé de gros rhumes – tandis que des glaçons se formaient sur les barbes des plus vieux Mac dont le travail était en plein air.

Les préparatifs habituels de Noël avançaient, souvent interrompus par les plus jeunes Mac pour faire des batailles de boules de neige et construire des bonshommes de neige. Mais le jour de Noël, lorsque tout le repas fut mangé et que jeunes et vieux furent rassemblés autour de grands feux dans la salle des fêtes des Mac, les plus âgés secouèrent sévèrement la tête et racontèrent des histoires sur les hivers passés, quand les ours polaires étaient arrivés jusque sur les bords du Loch Laxford et avaient mangé beaucoup de Mac.

Il neigea de nouveau après Noël et l’excitation recommença. Hamish Mac, le chef de clan, s’affairait ici et là d’un air inquiet tandis qu’il essayait de tout préparer à temps pour la grande fête du Nouvel-An. La neige tomba encore pendant la nuit, mais pour le Nouvel-An, le jour se leva étincelant et clair. Le soleil brillait, l’air était vif et la neige d’un blanc éblouissant.

C’est alors que vint un avertissement. Un Mac arriva, soufflant et haletant. On avait vu des ours polaires à Sheigra, et on recommanda à chacun de se tenir sur ses gardes. Personne ne devait voyager seul parmi les rochers et les collines, les forêts et les vallées, si les ours polaires rôdaient.

C’est-à-dire, personne sauf Robbie. Car Robbie était différent des autres Mac. C’était un solitaire qui agissait comme il l’entendait. C’était un Mac costaud et sans crainte qui n’était pas effrayé par les ours polaires.

Il faut dire que tous les Mac aiment profondément le pays du plus lointain des nords et se promènent des jours entiers tout seuls tandis qu’ils prennent soin des rochers et des collines.  Mais tous aiment aussi rentrer à la maison retrouver leurs amis, les chants, les danses, les fêtes.

C’est-à-dire, tous, sauf Robbie, qui était différent des autres. Il venait aux fêtes avec les autres Mac, mais s’asseyait toujours à part et parlait rarement.

Aussi, quand Robbie entendit l’avertissement au sujet des ours polaires, cela ne l’empêcha pas de poursuivre son projet de la journée, qui était de parcourir les collines dont il était le gardien et de profiter de la vue des pics, recouverts d’une neige brillante, qui se dressaient contre le ciel d’un bleu profond.

Robbie se mit en route et marcha à grands pas, respirant l’air glacé. Son haleine faisait comme de petits nuages blancs et sa barbe rousse était recouverte de fils de glace. Il traversa les forêts dont les branches des arbres étaient courbées sous le lourd fardeau de la neige. Il passa le long des lochs couverts d’une fine couche de glace étincelante. Il grimpa sur les collines, et le soleil   qui brillait sur la neige l’éblouissait, tandis que les cascades gelées avaient l’éclat d’une averse de diamants. Il regardait autour de lui en se promenant et il s’émerveillait de ce que son pays si familier lui semblait différent dans ses habits d’hiver. Il leva les yeux vers le ciel… et ce fut une erreur car son pied délogea une pierre. Avec un grondement et un bruit de tonnerre, la neige s’ébranla et glissa sous ses pieds et Robbie glissa avec elle, emporté par une marée blanche.

Enfin la glissade s’arrêta et Robbie se trouva au pied de la colline, dans un fossé, à côté de la route. Il avait froid, il était mouillé et, pire que tout, il était incapable de bouger car sa jambe était bloquée sous un rocher. Malgré tous ses efforts,– et Robbie était costaud – il ne put se libérer.

« C’est du beau, pensa-t-il. Enfin ! Je suis près de la route, quelqu’un passera certainement bientôt… » Mais personne ne passait, car après l’avertissement au sujet des ours polaires, chacun restait près de chez lui.

Robbie essaya de crier. Mais ses cris furent renvoyés par l’écho des hautes montagnes, et personne ne vint.

Il essaya de chanter pour garder courage. Mais son chant résonna faiblement dans le calme menaçant des collines, et personne ne vint.

Alors Robbie resta silencieux, fatigué par tous ses efforts, mais le silence était pire que tout, et personne ne vint.

Les jours sont courts durant les mois d’hiver dans le nord le plus lointain, et le soleil commença à disparaître à l’horizon, bien qu’il ne soit pas encore tard. A ce moment-là, le froid devint plus intense. La neige se mit à tomber et des flocons blancs se posèrent sur Robbie comme une couverture, mais une couverture glacée et mouillée qui le faisait grelotter. Enfin, Robbie s’adressa à Dieu, mais il le fit à contrecœur, car Robbie n’aimait demander de l’aide à personne, pas même à Dieu.

« Regarde-moi, Dieu, dit-il. Si tu n’envoies pas quelqu’un le long de la route assez rapidement, je mourrai gelé. »

Ce n’est pas ainsi qu’on doit parler à Dieu, mais Robbie avait froid, il était effrayé et Dieu, qui avait observé Robbie tout au long de l’après-midi, le comprit.

Le vent se leva, soufflant les flocons en une danse tourbillonnante avant de se poser, couvrant le sol d’une couche épaisse de neige fraîche, et Robbie aussi devint bientôt un tas blanc informe, couché dans le fossé à côté de la route. Les derniers rayons du soleil avaient juste disparu derrière la montagne quand soudain il entendit des pas.

« A l’aide, cria Robbie, à l’aide ! » Les pas se rapprochèrent : c’étaient trois personnes qui se dépêchaient. Hamish avait dû aller chercher à la dernière minute des provisions qui manquaient pour la fête de cette nuit. Il avait emmené deux compagnons costauds, et tous les trois étaient chargés de nourriture et regardaient bien s’il n’y avait pas d’ours polaires. Ils marchaient vite et en silence.

« A l’aide,  appela Robbie, à l’aide ! »

« Qu’est-ce que c’est que ça ? » demanda Stuart Mac.

« Je n’ai rien entendu » dit Hamish, l’esprit tout préoccupé des choses qu’il fallait encore faire pour les festivités de la soirée.     

« A l’aide » dit Robbie d’une voix faible.

« Encore » dit Stuart, et il s’arrêta, regardant autour de lui.

« Allons-y ! dit Hamish impatiemment. Je dois être de retour avant la nuit. Il y a tant à faire. »

Alastair Mac, heureux de s’arrêter, posa ses paquets avec un soupir de soulagement. Il s’étira, regarda autour de lui, regarda encore, puis montra d’un doigt tremblant la forme blanche, couverte de neige, dans le fossé.

« Regardez ! dit-il, regardez ! »

« Qu’est-ce que c’est ? » dit Stuart avec crainte.

« Je crois que c’est un ours p.p.p.polaire. » bégaya Alastair, et il prit ses jambes à son cou et fila le long de la route aussi vite qu’il put. Stuart et Hamish le suivirent à toute allure. La route fut à nouveau silencieuse.

« Eh bien, merci beaucoup, Dieu », murmura Robbie en claquant des dents.

Il s’arrêta de neiger, mais un vent froid se leva, faisant bouger les branches au-dessus de la tête de Robbie.

« Je t’en prie, Dieu, envoie quelqu’un, n’importe qui, pour m’aider » pensa Robbie, incapable de chuchoter, tellement il était faible.

Les branches bougeaient et frémissaient dans l’air froid, et quelque chose d’autre aussi. Il y eut un reniflement et un éternuement, ainsi que le piétinement de pas qui avançaient avec précaution dans la neige haute. Les cheveux de Robbie se dressèrent sur sa tête car il était en train de deviner qui reniflait et piétinait. La grande forme blanche se rapprocha de plus en plus et Robbie essaya de ne plus respirer, dans l’espoir que s’il se tenait tout à fait immobile, l’ours polaire ne le remarquerait pas. Le piétinement s’arrêta et il y eut un grognement. Un nez froid et mouillé frôla la figure de Robbie.

« Je me demande quel morceau de moi il va manger en premier… pensa Robbie ; j’espère que cela se passera vite. »

Il ferma les yeux et se prépara au pire. Mais l’ours polaire ne le mangea pas. Il semblait étonné. Il recula et le piétinement recommença. Robbie pouvait entendre l’ours renifler et grogner, tandis qu’il passait lentement près de l’épaule de Robbie, de son bras, et jusque là où le gros rocher bloquait sa jambe contre le sol. L’ours polaire s’arrêta. Robbie ouvrit les yeux et vit une énorme patte s’avancer et, avec une toute petite tape, le rocher fut enlevé de sa jambe et poussé dans le fossé.

L’ours polaire grogna, et Robbie ferma de nouveau les yeux parce que l’énorme patte s’avança de nouveau et toucha sa jambe. Mais c’était une gentille petite tape que Robbie sentit à peine ; il ne sentit pas non plus les bras – si forts qu’ils pourraient écraser un Mac en quelques secondes – le soulever avec un soin infini. L’ours le tint tendrement contre sa poitrine froide et blanche et Robbie s’évanouit.

Lorsqu’il se réveilla, il se trouvait sur le sol, devant la salle des fêtes des Mac. Il n’y avait aucune trace de l’ours polaire. De la lumière, provenant des fenêtres, éclairait la nuit et Robbie pouvait     entendre de la musique et des rires. Sa jambe lui faisait mal, et, comme il était trop faible pour bouger ou crier, il frappa faiblement contre la porte. Mais la musique était forte et étouffait le son de ses coups. Il martela la porte jusqu’au bout de ses forces, puis se coucha, désespéré.

« C’est ridicule, Dieu, pensa-t-il. Si Tu désirais me donner une leçon, très bien, Tu me l’as donnée. Je regrette de n’avoir prêté aucune attention aux avertissements et d’être parti tout seul, et je regrette aussi d’avoir douté de Toi, bien que Tu aurais pu choisir quelqu’un d’un petit peu moins effrayant qu’un ours polaire pour me secourir… mais cela me semble un peu injuste de mourir de froid à quelques mètres d’un refuge. »

Dieu écouta les pensées de Robbie et le vit grelotter; Il fut triste pour lui mais Il ne lui parla pas, car Dieu agit autrement.

Dans la salle des fêtes, les sauteurs sautaient toujours plus haut; leurs figures étaient illuminées et brillantes. La figure d’Hamish était plus rouge et brillante que les autres, tandis qu’il racontait d’une voix forte à qui voulait l’entendre son aventure de l’après-midi avec l’ours polaire.

Au milieu de toute cette excitation, des chants et des danses, Robbie ne manquait à personne car il allait toujours de son côté, préférant sa propre compagnie à celle des autres, s’asseyant à part et parlant rarement.

Hamish finit son histoire avec un moulinet, se tourna vers la fenêtre… et regarda avec horreur. Car, pressée contre la vitre, il y avait la figure… d’un ours polaire.

« C’est… c’est… » il bégaya, la montrant d’un doigt tremblant.

La musique s’arrêta, les conversations et les rires cessèrent et chacun se tourna vers la fenêtre et regarda dehors. L’ours polaire, son haleine givrant la vitre, les regarda et fit un geste avec son énorme patte.

Les Mac attrapèrent des bâtons, des plats, des pots, des instruments de musique et tout ce qui leur tomba sous la main et se précipitèrent hors de la salle des fêtes. Ils contournèrent la maison jusqu’à la fenêtre… mais l’ours polaire était parti.

« Cherchez ses empreintes ! » cria Hamish.

Les Mac cherchèrent les énormes empreintes qui auraient dû être marquées dans la neige. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, ils ne découvrirent aucune trace. La neige était lisse. Tout ce qu’ils trouvèrent, inconscient mais encore vivant, c’était Robbie.

Et Dieu sourit, tandis qu’ils soulevaient Robbie et l’emportaient dans la salle des fêtes. Car Dieu agit ainsi.  FIN 

 

L’auteure est madame Avril Rowlands et son site internet est www.mcdorwuff.com

Voici les coordonnées des 3 contes en anglais :

Alastair et la guerre du clan : ISBN 0-7197-0581-9.

Angus et le cadeau de Noël : ISBN 0-7197-0535-5.

Robbie et l’ours polaire : ISBN 0-7197-0536-3.