Images frottées 2: Une technique d’illustration pleine de surprises pour raconter les récits bibliques

Votre public se trouve devant une feuille vierge, et vous, vous racontez en frottant une craie-cire sur cette feuille vierge et Oh ! Surprise ! Un dessin apparaît ! « Mais comment cela se peut-il ? »
Réaliser un matériel inusable, réutilisable, économique, se composer une bibliothèque de dessins-mystères utilisables dans différents récits, impliquer les enfants et les jeunes dans la réalisation d’illustrations-mystères: à vos ciseaux !

Étape 1 : Le récit
Pour préparer vos illustrations mystérieuses, vous aurez besoin de repartir du texte biblique, quitte à en faire une narration plus personnelle par après. Préparer votre scénario dans un tableau : la première colonne reprend la découpe du texte, la seconde une idée de dessin, représentatif ou symbolique. Par exemple La parabole de la brebis perdue Mathieu 18.12-14
 « Qu’en pensez-vous ? Supposons qu’un homme possède cent moutons et que l’un d’eux s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres sur la colline pour partir à la recherche de celui qui s’est égaré ? Je vous l’affirme, s’il le retrouve, il ressent plus de joie pour ce mouton que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarés. De même, votre Père qui est dans les cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits se perde. »

Qu’en pensez-vous ? Un point d’interrogation
Supposons qu’un homme possède cent moutons Mouton(s) et/ou berger
que l’un d’eux s’égare, Comptage jusque 99 ; point d’interrogation…
ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres sur la colline pour partir à la recherche de celui qui s’est égaré ? Rochers, buissons, avec points d’interrogations ; jumelles ; grands yeux qui cherchent ;
Je vous l’affirme, s’il le retrouve, Mouton trouvé ; berger bras ouverts
il ressent plus de joie pour ce mouton que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarés. La joie du berger, le lien entre ce mouton et le berger
De même, votre Père qui est dans les cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits se perde Le troupeau au complet, serein

Étape 2 : Les dessins et les reliefs
Lorsque vous avez établi votre découpe/scénario, préparer vos reliefs :
Soit : réalisez vous-même le dessin directement en relief sur le papier fort, sans détails, juste les contours.
Soit : imprimez un dessin repris sur le Net, découpez-le, collez-le sur le papier fort (colle bâton-fin carton) et découpez-le encore une fois. Attention, le dessin doit être significatif en tant que silhouette : ce n’est que le contour qui apparaîtra au final.
Vous pouvez peaufiner votre découpe, ajouter une épaisseur là où cela enrichit la silhouette, ou réaliser des découpes intérieures. Pensez seulement que votre public doit comprendre rapidement et facilement la silhouette qui va apparaître.
Disposez vos reliefs avant de les coller (avec la colle liquide) sur les feuilles de base. Vous pouvez décider de regrouper plusieurs versets/illustrations sur une même base. Tous vos reliefs doivent être bien espacés sur la base, car vous allez « balayer » largement avec la craie-cire ou le pastel-craie, en dépassant les limites strictes de vos reliefs : il faut donc espacer en suffisance.
N’hésitez pas à poser un gros dictionnaire pour que vos reliefs sèchent bien à plat.
Si votre feuille de base, avec les reliefs, n’est pas très belle (taches de colles…), ce n’est pas grave, elle reste cachée !
Fixez (ruban collant) une feuille de papier normale (blanche ou colorée) devant chaque feuille de base.

Étape 3 : Raconter
Exercez-vous avec des feuilles de brouillon. Passez votre pastel-craie, votre craie-cire ou votre craie à plat sur la feuille vierge (donc, pas le bout de votre craie), et vous voyez le relief s’imprimer !
Exercez-vous à la maison pour connaître les emplacements de vos reliefs avant d’aller vers le public. Utilisez des couleurs sombres ou claires pour appuyer le récit. Vous pouvez bien sûr repasser avec du jaune ou du blanc sur un dessin foncé pour marquer une transformation, faire rayonner votre relief.
Qu’allez-vous faire des illustrations « révélées » ? Les suspendre dans l’église ? Les déposer ? Les distribuer ?
Si nécessaire (craie), fixez le dessin avec de la laque.
Tout le matériel de base que vous venez de préparer est réutilisable à l’infini. Vous pouvez faire des échanges entre moniteurs, impliquer les enfants et les jeunes dans la réalisation, constituer une bibliothèque de dessins… Bon amusement !

Matériel nécessaire : Pastels craies ou craies à la cire ou en désespoir de cause, craies de couleurs ; plusieurs feuilles de papier pour vos bases (taille selon le contexte de votre présentation, plus le public sera nombreux, plus il vous faudra du grand papier !) ; 1 support (Gros carton, paper board) et 2 pinces (pinces à linge) ; du papier fort ou fin carton (fin carton style carton d’emballage de céréales, de pizza…) en bonne quantité; autant de feuilles d’illustrations que vous aurez de feuilles de bases, du même format, en épaisseur normale, blanc ou couleurs selon votre choix, en lien avec le récit… et ce que vous avez sous la main !; crayon noir, ciseaux et/ou cutter, colle bâton et colle liquide ; laque en bombe pour fixer le dessin à la craie, si nécessaire.

Exemple encore: un récit de Pâques

Tout avait commencé avec un bon repas

Arrêté, jugé à la va-vite, condamné, crucifié, mis au tombeau…

Le troisième jour, les femmes vont au tombeau pour s’occuper du corps, mais…???

Des larmes et du désespoir, elles sont passées à l’espérance, à la louange et à la joie.




Rencontre œcuménique autour du baptême

 

Rencontre œcuménique pour enfants des écoles bibliques autour du Baptême 

Ceci est une animation expérimentée lors d’une catéchèse commune pour enfants catholiques et protestants à Marly-le-Roi (78). Ensemble nous avons découvert les rites autour du baptême dans nos Eglises. Le point de départ était le récit biblique du baptême de l’éthiopien, décrit en Actes 8.

 

Déroulement de l’après-midi :

  1. Commencer ensemble

Rendez-vous à 14 heures à l’église catholique. En entrant chaque enfant reçoit un autocollant pour y écrire son nom et qui va servir de badge. Puis nous les plaçons dans les rangs de l’église d’après les classes (CM d’un côté, CE d’un autre), sans forcer la séparation d’un groupe déjà formé. Les parents peuvent assister, mais vont s’assoir un peu plus loin.

Puis le curé et la pasteure disent un mot d’accueil et invitent au chant

« Seigneur, nous arrivons des quatre coins de l’horizon … ».

https://www.youtube.com/watch?v=xKpYf_XT5xQ

Nous nous contentons des premières lignes pour le chanter par cœur.

Après le refrain, une animatrice fait signe au premier rang de se lever et de se placer devant tout le groupe. Ils se présentent en disant à haute voix leur nom. C’est à répéter rang par rang jusqu’à ce que tous les enfants soient debout et en cercle autour de l’autel et que chacun ait dit son nom. Après cette première présentation tout le monde reprend place dans les bancs.

2. La Narration : Actes 8, 26 – 40

Dans notre cas nous avons invité une conteuse biblique. Elle a présenté l’histoire sans aucun support et nous sommes témoins que les enfants ont bien suivi et retenu beaucoup de détails du texte.  Si jamais on n’a pas une telle ressource, on peut aussi raconter l’histoire d’une autre façon, avec des images, ou à l’aide d’une petite saynète.

3. Parcours d’ateliers autour du baptême

C’est le moment où chaque enfant reçoit un livret livret baptême de l’eunuque 9 fév 2019  pour cet après-midi. Après la désignation de quatre groupes, les enfants partent avec les deux animatrices de leur premier atelier. Chaque atelier est animé par au moins deux adultes, de préférence des deux communautés. Nous avons prévu 20 minutes par atelier. Ce qui reste à respecter c’est l’ordre dans lequel les groupes vont se diriger vers les ateliers A, B, C et D.  Par exemple ainsi:

Ordre des ateliers

* pour le groupe 1 : A B C D

* pour le groupe 2 : B C D A

* pour le groupe 3 : C D A B

* pour le groupe 4 : D A B C

Atelier A:    Les éléments du baptême 

Beaucoup d’éléments du rite de baptême (surtout catholique) sont exposés:

Une bible, un cierge, de l’eau, de l’huile, un vêtement blanc, une croix …. et un dernier  qui n’est pas visible toute suite.

 

 

Nous donnons aux enfants des bulles en papier avec des phrases écrites. Le jeu consiste à placer les phrases auprès des objets auxquels elles correspondent. Par exemple le verset de l’évangile de Mathieu va avec la Bible.

  • Evangile de Matthieu 28, 19:

Jésus dit: Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !

> Bible

  • Je suis une lumière dans ta vie et tu peux l’être pour d’autres.

> Bougie

  • J’enlève ce qui n’est pas bon pour toi.

> Eau

  • Je te bénis et je reste proche de toi.

> Huile

  • Je te donne ma grâce. Sois joyeux!

> Vêtement blanc

  • Suivez le Christ! Voici son signe.

> Croix

  • Voici tes frères et sœurs dans la foi. Tu n’es pas seul.

> Communauté

Pour le dernier papier, ils vont se rendre compte qu’il n’y a pas d’objet. En vérité, c’est nous, donc les personnes présentes qui représentons la communauté chrétienne.

Cela va certainement discuter où placer les phrases : quel lien avec quel objet ? Mais c’est tout à fait voulu. Le but est de rentrer en débat et de découvrir que derrière des rites et des objets, il y a une signification. Le rôle des animatrices est de permettre cet échange et d’aider (pas trop tôt) à trouver les bons emplacements. C’est là aussi le moment de montrer les différences  de pratique entre catholiques et protestants. Les protestants ne vont pas forcement mettre de l’huile ou un vêtement blanc, mais la Bible, l’eau, la communauté restent en commun et c’est l’essentiel dans cette démarche.

Atelier B:    Bricolage d’une bougie personnalisée

Dans l’atelier des bougies, chaque enfant reçoit une bougie et un papier de même hauteur que la bougie. L’enfant est invité, à partir de quelques modèles et d’exemples à personnaliser la bougie, c’est à dire de dessiner sur le papier : son nom, des symboles en lien avec le baptême (de l’eau, la croix, une bible) ou des éléments du récit biblique. A la fin la monitrice va aider à coller le papier autour de la bougie. Elle fera aussi attention à ce que sur chaque bougie le nom de l’enfant soit marqué quelque part et elle va les garder dans un carton, par groupe. Ainsi que les enfants ont les mains libres pour les ateliers à venir.

Atelier C:    Discuter un extrait du texte biblique (comme Philipe et l’éthiopien)

Dans l’atelier les enfants sont invités à retrouver dans leur livret ces deux extraits du texte :

  • «  qu’est-ce qui empêche que je reçoive le baptême ? »

et

  • « il annonce la bonne nouvelle dans toutes les villes »

De la même manière que Philippe et l’Ethiopien ont essayé de comprendre le texte à deux, ils sont invités à discuter ensemble pour l’interpréter. Les deux moniteurs présents sont là pour encadrer et démarrer le débat.

Atelier D:  Mimer le récit biblique

Cet atelier veut aider à mémoriser le texte biblique. Les monitrices mettent à disposition quelques éléments du récit : les personnages, le char, un peu d’eau etc. Dans un premier temps les enfants découvrent ces éléments et se disent ce que cela représente par rapport à l’histoire et cherchent à retrouver l’ordre des événements : l’ange qui pousse Philippe à aller sur cette route, l’homme qui arrive dans son char en train de lire , …. etc.

Puis, pour chaque étape, ils vont essayer de trouver un geste, un mime pour le montrer.

A la fin de l’atelier il ne reste qu’à mettre chaque geste bout à bout pour raconter sans dire. Si besoin l’animatrice va dire les étapes.

 

4. Goûter

Le temps de gouter était aussi un temps pour rassembler tout le monde et se défouler un peu.

5.  Danse

Après avoir repris de forces, il est temps de continuer sa route dans la joie, comme l’Ethiopien.  Nous proposons à tout le monde de chanter et danser sur le chant « Danse de de joie ».  https://www.youtube.com/watch?v=iUxkDml1NDA

Paroles du chant, mélodie et explication des pas et des gestes dans le fichier joint.

Danse de joie

chorégraphie du chant du baptême de l’eu.2019

6.  Partir

A la fin de la danse, nous restons attachés les uns aux autres pour retourner ainsi, encore en chantant dans l’église.

Après des mots de remerciement et la prière du Notre Père, nous chantons, sur la mélodie du chant « Seigneur, nous arrivons des quatre coins … » le texte suivant :

« Seigneur, 

nous repartons, nous sommes contents, C’était si bon, dans ta maison. »

Comme au début, après le refrain un groupe est invité à se placer devant. Cette fois-ci, c’est par ordre des groupes qui ont fait des ateliers ensemble. Chaque enfant du groupe reçoit à ce moment sa bougie. Ceci se répète donc encore trois fois jusqu’à ce que tous les enfants soient devant l’autel, chacun avec sa bougie.

Après une bénédiction, il est temps de faire des photos souvenir de ce groupe: les enfants avec leurs bougies, avec les animatrices, avec les parents etc.

Et puis chacun continue sa route, espérons, joyeusement.




Culte de Rameaux avec catéchumènes : Mon vêtement pour Jésus

Voici un culte pour tous les âges, préparé avec des catéchumènes pour les rameaux.

A préparer : Un bon nombre de modèles de vêtements en tissus ou en papier à distribuer lors du culte, ainsi que des tissus en grand à mettre par terre.

 

 

Accueil

Nous tous qui sommes ici, souvenons-nous que nous sommes tous, frères et sœurs, invités au même festin.

Pauvre ou riche, jeune ou vieux, malade ou bien portant,
triste ou joyeux, à nous tous sont données:
la vie, la joie et la paix en Jésus-Christ.

(silence )

Nous vous invitons à chanter le chant :

51/10, 1.2.3.  Laisse nous Seigneur (page 826)

Deux ouvriers sur les remparts de Jérusalem.

Personne 1 : (lu par …. )

Personne 2 : (lu par …. )

Personne 1 :

Vite, il arrive. Je l’ai vu sur un âne,

il est juste devant le portail de la ville.

Vite, allons-y.

Personne 2 :

Qui est-ce ? Qui est devant la porte ?

Personne 1 :

Celui qui sait changer le monde.

Celui qui sait nous aider.

Celui qui vient au nom de notre Dieu.

Viens, vite dépêchons-nous !

Personne 2 :

Tu es fou !

J’ai travaillé toute la journée pour réparer ce rempart. Je suis plein de mortier. Tu ne crois pas que je vais l’accueillir comme cela !?

Personne 1 :

Bien sure que si !

Des taches sur ton habit parlent bien de toi. Tu y vas tel que tu es. Tu n’as rien à cacher.

Personne 2 :

Ce n’est pas poli, tu sais !

Personne 1 :

Mais c’est honnête. De toute manière il n‘y a pas de temps à perdre. Alors, viens !

Narratrice: (lu par …. )

Ce jour là, encore, beaucoup d’autres personnes sont allées voir. Ils venaient tel qu’ils étaient. Leurs vêtements parlaient de ce qu’ils étaient en train de faire. Ils portaient sur eux la poussière de la rue ou l’odeur du repas, qu’ils étaient en train de préparer, ou celle des animaux avec lesquels ils vivaient.

Sous chaque tunique se cache une histoire, une personne, un vécu. Et voici tous ensemble pour accueillir le Seigneur qui arrive.

Louange (lu par …. )

Ensemble pour chanter, nos voix se sont accordées,

Nos cœurs le sont aussi. On est unis. 

Ensemble pour trouver des routes d’amitié

Où l’on peut s’écouter et se confier. 

Ensemble pour aimer, pour apprendre à regarder

La détresse et la faim de nos voisins.

Ensemble pour changer ce monde au cœur blessé,

Où l’on saura s’aimer et vivre en paix.

Ensemble nous venons vers toi Seigneur,

Pour t’accueillir,

Car tu nous accueilles tel que nous sommes,

Pour t’offrir nos vies,

Que tu connais si bien, 

Pour poser devant toi tous nos fardeaux

En reconnaissances pour toutes les fois

où tu es venu à notre aide.

Alléluia, Amen 

(silence)

Nous vous invitons à chanter le chant :

21/19, strophes 1 et 2  Seigneur, nous arrivons des ….

Narratrices : (lu   par … )

Quand les gens étaient venus ensemble, pour accueillir le Seigneur, ils se rendaient compte qu’ils ne savaient pas comment l’accueillir. Ils étaient venus tels qu’ils étaient. Ils n’avaient rien prévu. Alors comment faire ? Ils étaient plein d’attente et plein de reconnaissance vis-à-vis de lui, mais comment lui montrer ?

Alors les premiers ont commencé à arracher les branches des arbres pour décorer la rue.

Puis, il y a eu des gens qui ont enlevé leurs tuniques, une sorte de cape qu’ils portaient au dessus de leurs robes, et à les mettre sur le sol.

Comme s’ils voulaient  préparer un tapis pour le roi du monde qui arrivait.

Pour qu’il ne marche pas dans la poussière, pour que même son âne sur lequel il est assis ne marche pas dans la poussière.

lu par : …..

Mais ce n’est pas un tapis comme les autres, ce n’est pas le tapis rouge qu’on met pour les princes et empereurs, c’est un tapis fait par des tuniques, un grand patchwork de leurs histoires et de leur vécu.

Voici qu’ils soumettent devant Jésus

Leur joie

Leur angoisse

Leurs attentes

Leurs espérances

Leur honte par rapport aux échecs de leurs vies

Leur limite

Leurs fardeaux

… en bref

Tout ce qu’ils portaient avec eux.

(silence)

Nous vous invitons à chanter le chant : 33/34 Hosanna au plus haut des cieux

Les enfants mettent des tissus sur le chemin, c’est à dire dans le passage entre les bancs du temple :

Offrande I

Action : (lu par ….. )

Vous avez reçu une tunique, symbole de votre vécu.

(montrer un exemple de tunique)

 

 

 

 

 

Je vous invite  à la déposer sur le chemin ou de demander à un enfant de le faire à votre place.

(Musique)

Les enfants prennent les tuniques et les déposent sur le chemin (accrocher sur un support de liège ou de carton) :

 

 

 

 

 

 

Prions : (lu par …..

Nous vous invitons à la prière.

Nous voici, avec notre vécu et tel que nous sommes.

C’est tout ce que nous pouvons t’offrir.

Voici le patchwork de notre diversité.

Voici le patchwork de notre vie.

Nous comptons sur ton regard d’amour

Nous avons confiance en ta puissance face à nos faiblesses,

nous te confions nos vies, pour qu’elles deviennent les tiennes,

Pour qu’avec ton aide, elles servent pour le bien et non pour le mal,

Pour qu’ainsi ton Royaume commence avec nous.

Amen

Lecture  Mathieu 21, 1 – 11

1Jésus et ses disciples approchent de Jérusalem. Ils sont près de Bethfagé, vers le mont des Oliviers. Alors Jésus envoie deux disciples, 2en leur disant : « Allez au village qui est devant vous. Là, vous verrez tout de suite une ânesse attachée avec une corde, et son petit âne avec elle. Détachez-la et amenez-les-moi. 3On va peut-être vous dire quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin.” Et on les laissera partir tout de suite. »

4Ainsi se réalise ce que le prophète a dit de la part du Seigneur :

5« Dites à la ville de Sion :

Regarde ! Ton roi vient vers toi ! Il est plein de douceur. Il est monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d’une bête qui porte des charges. »

6Les disciples partent et ils font tout ce que Jésus leur a commandé. 7Ils amènent l’ânesse et l’ânon. Ils posent des vêtements sur eux, et Jésus s’assoit dessus. 8Beaucoup de gens étendent des vêtements sur le chemin. D’autres coupent des branches d’arbres et ils les mettent sur le chemin. 9Les foules qui marchent devant Jésus et celles qui le suivent crient : « Gloire au Fils de David ! Que Dieu bénisse celui qui vient en son nom ! Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! »

10Quand Jésus entre à Jérusalem, toute la ville est bouleversée. Les habitants demandent : « Qui est cet homme ? » 11Les foules répondent : « C’est le prophète Jésus, de la ville de Nazareth en Galilée. »

Méditation: (lu par ….      )  Texte Mathieu 21. 1-11

Méditons sur les paroles de Dieu.

Ce jour, Jésus avait accepté de prendre ce chemin vers Jérusalem.

Il a traversé le portail sur le tapis des tuniques mises par terre.

Il y était allé au nom de tous ceux qui lui avaient prêté leurs vêtements.

Car en vérité, c’est ainsi qu’ils ont confié leurs vie à la sienne,

qu’ils ont lié leurs destin à son destin.

Quelques jours plus tard,  Jésus devra mourir, seul sur la croix.

Les soldats joueront pour  voir qui gagnera ses vêtements.  Jésus, sur la croix, sera dérobé.

Mais en vérité,  il porte les vêtements de chacun,  les vêtements de ceux qui avaient confiance en lui et en sa mission.

Une autre fois il avait dit :

« Je suis le chemin, la vérité et la vie … »

Ce jour là, à Jérusalem,  quand les gens sont venus pour l’accueillir  et lui ont  préparé le chemin, Jésus a continué son chemin et leur a montré ce que veut dire être « le chemin » :

En prenant avec lui nos attentes, nos besoins et tout notre être, pour nous donner une nouvelle vie et une nouvelle  espérance.

Au bout du chemin il n’y avait pas la croix, ni les soldats qui jouaient pour gagner les vêtements d’un condamné,

mais à la fin,  il y a la lumière de Pâques, de Jésus ressuscité, ressuscité au nom de tous ceux qui avaient partagé leur histoire avec lui.

L’église devrait être cela :

Des gens qui partagent leur vie comme les gens à Jérusalem ont mis leurs vêtements en commun,

Pour accueillir ensemble Jésus Christ, celui qui nous a montré que l’amour de notre Dieu est plus fort que tout, même plus fort que la mort.   Amen

(Silence)

Nous vous invitons à chanter le chant : 

44 / 16 , 1.2.3.  A toi nos coeurs  (page 674)

Annonces (Adulte)

Offrande II

Prière (lu par … )

Dieu notre père,

Nous voulons te remercier,

Car tu croises nos chemins et tu viens à notre rencontre.

Envoie-nous pour rencontrer les autres que nous côtoyons sur nos chemins. 

Aide nous à leur tenir la main, quand ils ont du mal à avancer,

Aide nous à être attentif à  l’autre.

Montre-nous comment  être une aide et non un obstacle sur la route vers ton royaume.

Nous voulons te remercier pour Jésus qui a osé prendre un chemin plein de risques et de souffrances pour le bien de tous.

Aide nous à ne pas reculer, devant nos missions et difficultés

mais à espérer que pour chacun de nous, au bout du chemin,  il y ait Pâques, une nouvelle vie, et non la désespérance.

Nous vous invitons à prier ensemble « Notre père ».

Notre Père

Bénédiction    (Adulte)

Chant :    62 / 84 , 1.4.   Seigneur garde nous (page 1009)




En suivant Jonas…

Culte « Histoire de Jonas » proposé par Evelyne Schaller (EPUDF).

Acteurs : lecteur 1. lecteur 2. Jonas. Capitaine. Matelot 1. Matelot 2. Matelot 3.Groupe d’enfants qui miment tout à l’envers. Groupe bruiteurs. Groupe décorateurs. Facultatif : Matelot 4 et Matelot 5 :

Décors : 1 :bateau 2 :  mer en tempête dessinée sur un grand drap et agitée au moment du récit  (voir photo) 3 : Baleine dessinée sur un drap 4 : Bouche de la baleine : fanons en bandes de tissus sur lesquelles on aura agrafé des objets  provenant de la mer : coquillages, algues, bois flottés et détritus non organiques  (plastiques, papiers…)  Ces objets peuvent aussi être réalisés en dessin (voir document joint) Les bandes de tissu sont accrochées sur un bâton qui indique la bouche de la baleine et sous lesquelles les enfants vont se glisser

PRÉLUDE et ACCUEIL (présentation des enfants et animatrices) et CHANT : Seigneur nous arrivons des 4 coins 214

INTRODUCTION : pasteur Qui connaît l’histoire de Jonas ? Une baleine ?? Non un grand poisson ! Ce jour là, tout avait bien commencé ! Jonas, homme important dans sa vielle, respecté, croyant en Dieu, va voir le ciel lui tomber sur la tête ! Dieu lui demande une mission en terre étrangère, en plus une mission qui semble impossible, inacceptable aussi, à Jonas; Mais avant d’embarquer dans ce récit, je vous invite à la prière
PRIÈRE : Un jour, les amis de Jésus étaient sur une barque et ramaient contre le vent et au petit matin Jésus s’avance vers eux et leur dit : confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ! Seigneur  toi qui es allé à la rencontre de tes amis étaient épuisés à force de ramer ; tu vois notre fatigue en certains jours, tu vois notre manque de confiance. Alors Seigneur !; monte dans notre barque viens pour ranimer la foi et la joie, ici , ce matin, nous voulons accueillir ta présence. Amen

 HISTOIRE 1

 LECTEUR 1 : Ah Ninive ! Grande ville qui court à sa perte ! trop de marchés, trop d’inégalité, trop de marchandage, trop d’abus, trop de pollution !  Tout trop vite, trop haut, trop : tout de suite !

LECTEUR 2 : Ninive, c’est juste un exemple, mais c’est partout pareil : Bombay, Singapour, New York, Mexico, Paris, Hong Kong,

LECTEUR 1 : Ninive, c’est pas que les villes, c’est le monde, c’est la consommation, c’est la corruption, c’est la marchandise de tout et pour tout !

VOIX DE DIEU (off)/ : AH Ninive ! Ah le monde ! Je ne vais tout de même pas les laisser se démolir comme ça, sans lever le petit doigt ! Par ma barbe, je les ai fait, je les aime, tout vérolés qu ‘ils sont !

LECTEUR 2 : Alors  Dieu dit à Jonas : « Jonas, j’ai besoin de toi ! Lève-toi et va dans la ville de Ninive. J’ai une mission pour toi.

CHANT enfants: Il était un drôle de prophète (bis) qui fuyait loin, loin quand Dieu l’appelait (bis) Oh, hé ! OH hé Refrain : Jonas, Jonas, écoute-moi, va dire à Ninive ce qui ne va pas (bis)

JONAS : Besoin de moi, besoin de moi ? Qu’est ce que c’est cette histoire ? Tu veux ma mort ?  Eh bien non ! Je refuse, c’est net et définitif !

LECTEUR 1 : Jonas n’a pas envie d’aller dans la ville de Ninive. Alors, au lieu d’y aller, il part en sens inverse.

MIME :  un groupe  avec  JONAS se déplace devant l’autel, à droite, à gauche, se lève, s’assied, marche, s’arrête : le contraire  des indications

LECTEUR 2 : Dieu lui demande de monter vers ici et Jonas est descendu vers là. Il descend vers la mer. Il arrive à un port. Et là, il trouve un bateau qui est près à partir.

CHANT enfants: 2.Il partit sur un grand navire (bis) Qui vers Tarsis en Espagne, s’en allait (bis)  Refrain : Jonas, Jonas, écoute-moi, va dire à Ninive ce qui ne va pas (bis)

JONAS : jusqu’à quand me suivras-tu ? Jusqu’à quand faudra –t-il que je fuie ? N’auras –tu nulle pitié pour ton serviteur ? N’ai-je pas droit, moi aussi, au repos ? Laisse moi te dire NON Je n’irais pas, pour cette génération mauvaise Je n’irais pas. Je ne veux pas !

CHANT assemblée : Abraham Dieu t’appelle

HISTOIRE 2 : sur le bateau

Décors :   1 :bateau 2 :  mer en tempête dessinée sur un grand drap et agitée au moment du récit 3 : Baleine dessinée sur un drap 4 : Bouche de la baleine : fanons en bandes de tissus sur lesquelles on aura agrafé des objets  provenant de la mer : coquillages, algues, bois flottés et détritus non organiques  (plastiques, papiers…)Ces objets peuvent aussi être réalisés en dessin (voir document joint)Les bandes de tissu sont accrochées sur un bâton qui indique la bouche de la baleine et sous lesquelles les enfants vont se glisser

LECTEUR 1 : Jonas est descendu vers la mer. Il est arrivé à un port. Et là, il a trouvé un bateau qui partait. On va monter dans le bateau avec Jonas ?

LECTEUR 2 : Tout a coup, une grande tempête se lève.Les vagues sont immenses. Le vent souffle très fort. Le bateau va couler.

Décor : agiter la toile : « mer avec tempête »

BRUITAGES : GROUPE DE BRUITEURS  souffler dans des tubes, agiter des bouteilles remplies d’eau, utiliser des matériaux divers (tôle, papier aluminium, papier sulfurisé,, branchages…)

Matelot 1 : Capitaine, faut affaler les voiles, y a déjà le génois qui s’est fendu en loques !

Matelot 2 : crénom !! la tempête monte à une vitesse incroyable ! Jamais vu ça !

Matelot 3 : On va pas tenir longtemps comme ça, capitaine, cette vieille coque de noix est trop fatiguée pour lutter !

capitaine : faut alléger le navire ! Foutez-moi à l’eau tout ce qui est inutile !

Matelot 2 : on va finir avec les sirènes ! Bouffés par les requins !

capitaine : Tiens-moi cette barre comme un vrai marin ! C’est pas le moment de jouer les mauviettes !

Matelot 1 : regarde-moi cette muraille de mer qui nous vient droit dessus !

Matelot 3 : y a un lézard quelque part ! Qu’est ce qu’on a fait de mal, pour se payer une tornade pareille ?

Capitaine du bateau : :Qui est responsable de cette tempête ?

Matelot 1 : on a tout fait de travers ! ou à l’envers !! Mince : en plus on a perdu notre passager !!

Matelot 3 : personne n’a vu Jonas ? Boris, va voir dans sa cabine et ramène le dans la cabine de pilotage

 capitaine : Retournez-moi ce navire sens dessus dessous et trouvez-moi cet étranger !

Matelot 2 : On l’a trouvé Capitaine et vous y croirez pas : Il dormait comme un bébé ! En pleine tempête !

Capitaine (parlant à Jonas) : quoi ? on coule et toi tu joue à Booz endormi ? Tu pourrais au moins prier, si déjà t’es pas utile sur le pont !

Matelot 1 : jamais vu une tempête pareille capitaine ! Y a quelqu’un qui a du jeter un sort sur le bateau ! (en regardant Jonas !)

Capitaine : ok, on va tirer au sort ! Amenez-moi les allumettes, et regardez pas

Matelot 3 : la courte paille a désigné l’endormi !

Jonas : c’est sur moi que le sort est tombé ! ça ne pouvait être que moi

Capitaine : allez, mets-toi à table, d’où viens- tu ? Qu’as tu fais ?

Jonas : je suis hébreu et mon Dieu commande à la mer et aux cieux. C’est Adonaï, Elohim,  le Seigneur. C’est lui qui me poursuit car je l’ai fui ! C’est lui qui me cerne par les murailles d’eau car je lui ai désobéi !

Matelot 2 : nous n’allons quand même pas périr à cause de toi ?

Jonas :  Repentez-vous de vos fautes et jetez-moi à la mer. Le calme reviendra.

CHANT enfants : 3.Il arriva une grande tempête (bis) Et Jonas dans les vagues fut jeté. (bis) Ho hé, Ho hé ! Refrain : Jonas, Jonas, écoute-moi, va dire à Ninive ce qui ne va pas (bis)

Pasteur : Jonas aussi a tout fait à l’envers, donc il a sauté à l’eau pour sauver le bateau.Dans la mer, Jonas est avalé par un grand poisson. Il se retrouve dans son ventre

 Décor : le poissons et le bâton garni de fanons de baleine décorés

Pasteur : On va aller dans le ventre du poisson. (Les faire entrer dans la bouche du poisson à travers le rideau de fanons porté par les parents.) 

Pasteur :Là, il fait sombre, il fait nuit, qu’est-ce qu’on fait la nuit ? On essaie de se rassurer, ou bien on appelle quelqu’un pour nous tenir compagnie, pour nous donner un calin ou chanter une chanson.Jonas a ressenti tout ça , il a eu peur, il a cherché dans ce noir ce Dieu qui l’avait appelé pour faire une mission et qu’il a fui ! Jonas a appelé Dieu  en disant :« Dieu il fait sombre, il fait nuit ici, j’ai peur. J’ai besoin de toi. J’ai besoin d’être consolé. J’ai besoin d’un câlin. S’il te plait, aide-moi.

Écoutons sa prière :  PSAUME PRIÈRE JONAS

Lecteur 1 :  Jonas, dans le ventre du poisson, pria l’Éternel, son Dieu.

JONAS 1 : Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, Et il m’a exaucé; Du ventre du poisson qui est obscur et froid j’ai crié, Et tu as entendu ma voix.

JONAS 2 : Tu m’as jeté dans l’abîme, dans le coeur de la mer, Et les courants d’eau m’ont environné; Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi.

JONAS 3 : Je disais: Je suis chassé loin de ton regard! Est ce que je verrais encore ta maison et ton amour ?

JONAS 4 :Les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie, L’abîme m’a enveloppé, Les algues ont entouré ma tête.

JONAS 1 : Je suis descendu jusqu’aux racines des montagnes, Les barres de la terre m’enfermaient pour toujours; Mais tu m’as fait remonter vivant de la fosse, Éternel, mon Dieu!

JONAS 2 : Quand mon âme était abattue au dedans de moi, Je me suis souvenu de l’Éternel, Et ma prière est parvenue jusqu’à toi !

JONAS 3 : Ceux qui placent leur confiance dans des valeurs futiles éloignent d’eux la miséricorde.

JONAS 4 : moi je promets que je serais fidèle aux vœux que j’ai faits envers celui qui me sauve, Dieu qui m’aime.

LECTEUR 1 : L’Éternel parla au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre.

Pasteur : Le poisson remonte à la surface de la mer Il dépose Jonas sur la plage.Il accepte enfin d’aller à Ninive et il fait les choses dans le bon sens. Il fait ce que Dieu lui demande.

CHANT assemblée : Tu nous appelles à t’aimer 

LECTURE DE LA BIBLE : nous écoutons la suite de l’histoire de Jonas dans son livre : prendre une Bible, lecture de Jonas 3

La parole de l’Éternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots: Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t’ordonne! Et Jonas se leva, et alla à Ninive, selon la parole de l’Éternel. Or Ninive était une très grande ville, de trois jours de marche. Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche; il criait et disait: Encore quarante jours, et Ninive est détruite! Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche; il criait et disait: Encore quarante jours, et Ninive est détruite! Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu’aux plus petits. La chose parvint au roi de Ninive; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre. Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands; Que les hommes et les bête, les bœufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d’eau! Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables! Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s’il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu’il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas

CHANT Assemblée

PRIÈRE : Avant de terminer ce temps avec Dieu et cette histoire nous nous souvenons des marins qui étaient sur le navire où s’était réfugié Jonas Avant de le jeter à la mer  un des matelots à dit.

Matelot 1 : apprend-nous à prier Cette même demande avait été faite à Jésus par ces disciples. Nous prions ensemble cette prière : Notre Père qui es aux cieux… NOTRE PERE

BENEDICTION : Soyons bénis !  Dieu nous veut du bien, dire du bien ! Que sa paix nous habite, que sa force nous porte, que sa parole nous guide. Allons joyeux ! AMEN

Crédits : Evelyne SCHALLER (EPUDF)

 

 




Je, tu, il, elle … lave

Voici une belle proposition de  veillée pascale. Merci à la pasteure Titia Es-Sbanti (EPUDF) pour son partage !

Introduction 

  • présentation générale. La veillée pascale fait partie des séances catéchétiques des enfants et ados. Elle s’inscrit  dans le cadre du thème catéchétique choisi pour l’année et que nous avons intitulé :  «  Quand la foi s’expose ... »
  • Textes bibliques : Les textes retenus qui balisent l’année sont principalement les gestes audacieux des prophètes, envoyés pour interpeller, éveiller, susciter, bousculer, faire une brèche avec des gestes qui parlent et des paroles en actes.., nous invitant à devenir des témoins à notre tour, et à ..oser.

Nous avons  joué avec le double sens du verbe  « exposer /s’exposer » :

  1. dimension de publication  : exprimer en public (ex : faire une exposition )… et s’exprimer en public (risquer une parole)
  2. dimension de vulnérabilité : s’exposer au regard des autres,  leur jugement… et être fragilisé , mis à nu, à découvert, sans filet..

avec une dimension prophétique pour les 2. Les gestes prophétiques nous conduisent  jusqu’à Jésus dont le geste retenu est le lavement des pieds parce que nous arrivons à Pâques. Il nous a semblé intéressant de « zoomer » là-dessus, pour une fois, plus que sur la crucifixion ou le tombeau vide.

Pour info : Les séances de caté au Mas des abeilles sont mensuelles et placées le samedi soir (16h-18h suivi du culte et repas) pour fidéliser les familles. Elles rassemblent tous les âges : de l’éveil biblique (4-6 ans) au caté adulte en passant par l’école biblique (7-10 ans) et le caté ado (11-14 ans). Le but est de mobiliser un maximum de familles à cette veillée,  sachant que c’est un weekend de 3 jours, (donc il y aura moins de familles), et que la plupart ne viendront pas le lendemain, jour de Pâques.

Le défi à relever sera donc de « concentrer »  le message de Pâques sur ce samedi soir. S’ ajoute la différence d’âge qui fait que les plus jeunes enfants ne resteront pas jusqu’à point d’heure , par conséquent il faut bien penser le temps et le déroulement de la veillée . Ainsi, nous aurons comme objectif de vivre  le message de Pâques à l’intérieur du culte-veillée. Ce culte ne doit pas être long,  et ne se présentera pas sous  sa forme habituelle.

Objectifs/message théologique…découvrir que Jésus est SERVITEUR, venu pour servir et non pour être servi. C’est une image sans doute « nouvelle » car Jésus est le plus souvent vu comme un Maître, un « Seigneur » avec des serviteurs-disciples  qui lui obéissent. DU coup, il sera intéressant de travailler sur l’image de Dieu : Jésus n’est ni  un Maître ni un « chef » ni  un « roi »  majestueux, ni « seigneur »  ni dominant.

Démarche : quelques idées 

  • Une veillée inter-génération où petits et grands  pourront rester .
  • l’idée est de  découvrir le récit de Jean 13  au fur et à mesure (de le « déplier »…, d’entrer dans cette ambiance particulière. Puis de proposer un  geste  au milieu (?) de la veillée : non pas de laver les pieds mais les mains (= une actualisation plus pertinente pour les jeunes ).
  • Ce geste se présentera comme une invitation, donc facultatif : viendront ceux qui le souhaitent => il faudra le présenter avec tact (!).
  • Important : penser la disposition de la salle de temple, les mouvements, déplacements, etc. , comment on  « amène » ce geste , comment vivre une ambiance recueillie, solennelle,  sans être austère pour autant.Il faudra prendre soin des aspects pratiques, matériels  car ils seront au service du message. 2-3  personnes se placeront à un endroit du temple, serviette au bras, à côté d’une bassine d’eau. Prévoir un doux moment musical pendant ce temps (flûte ? violon ? ) ainsi qu’une ambiance tranquille, recueillie, sereine, avec, pourquoi pas, des silences.
  • Mouvements : il y a ceux qui se lèveront  pour recevoir le geste, il y a ceux qui voudront rester à leur place, il y a ceux qui regarderont la scène.. etc..
  • il y aura à voir  et à entendre =>   vidéo-projeter  au fur et à mesure des images du lavement des pieds  à travers l’histoire de l’art : en guise de support de méditation, qui montre combien ce geste de Jésus a marqué l’histoire du christianisme, et vient, à travers les siècles, jusqu’à nous.
  • La suite :  faire un repas « pascal » avec ceux qui  resteront après le culte… et ainsi vivre une veillée pascale un peu différente que  d’habitude :  c’est-à-dire pas  centrée sur la victoire du Ressuscité  (et donc : pas de « A toi la gloire « ). C’est une question d’accent :  nous proposons de vivre  le sens de « Pâques »  comme  PASSAGE : celui de la « nuit » à l’aurore..

Pour prendre en compte  les plus petits…

  • Dessins du récit,  avec bulle à colorier : télécharger ici  dessin à colorier et remplir
  • Avant le début de la veillée, préparer un panneau à trous avec la scène biblique. Les enfants sont invités à passer leur tête et leur pied  (voir photo ci-dessous) :  c’est amusant et cela permet de se rappeler de l’histoire d’une autre façon.

Culte

  1. Accueil liturgique et introduction – transition :
  • évocation de  Luc 22 (Jésus entame la Cène et les disciples vont se disputer..) ce qui permet d’introduire les qualificatifs donnés à Jésus.
  • évoquer l’absence de récit de Cène chez Jean.
  • On connait  Jésus avec un certain nombre de titres dont on l’a affublé … citer, SAUF un seul resté danss l’ombre… (ne pas dire « serviteur », car  il faudra le découvrir)

2. Raconter l’histoire  de Jean 13 sans texte, rien qu’avec la parole et les gestes (en s’asseyant sur la chaise du personnage indiqué à chaque  fois qu’on le fait parler.)

le conteur raconte l’histoire et  joue tous les personnages :  narrateur, Jésus, Pierre,  disciple (3 chaises seulement). Pour que les plus petits puissent suivre, fabriquer des écriteaux sur chaque chaise  avec « Jésus », « disciple »transition inductive : musique puis quelques  mots indirects

Transition : Un bain de pied  qui plonge Pierre dans une rude épreuve : Seigneur, ta majesté  t’oblige  à ne pas me laver les pieds, et à rester en haut, comme elle m’impose à moi de rester plus bas que toi. Pierre tient à une figure de Seigneur qui ressemble…à un seigneur Svp ! Pierre serait certainement prêt à laver les pieds de Jésus…mais non pas à ce que Jésus lui lave les pieds ! Il faut que chacun reste à sa place, sinon comment est ce qu’on s’y retrouverait ??

Dans presque TOUS les tableaux de l’histoire d’art qu’on a vus défiler tout à l’heure, on reconnaît  la gêne de Pierre au geste de ses mains. Cette gêne peut se comprendre : il est difficile d’être bousculé  dans ce qui nous semblait être une évidence…. Pour Pierre , le raisonnement est simple  : le Seigneur est en haut et  lui, Pierre ,est en bas. Or  le Seigneur lui dit que c’est lui qui sert, et donc que c’est lui qui est en bas, alors Pierre ne sait plus , il se dit : mais moi , je suis où ?  => confusion ,tourment, perplexité.

On peut imaginer tout ce qui traverse l’esprit de Pierre, le temps que Jésus arrive jusqu’à lui avec sa bassine  et son tablier :  en une fraction de seconde, plus rien ne tient. Angoisse  due à la perte des repères,  dissolution des certitudes. La  représentation que Pierre se fait de Dieu lui-même est remise en cause, bousculée….Or,  Jésus ne lui demande pas de « faire » mais d’être (avec le Seigneur)..
Lavez-vous…= Lavez-vous les pieds les uns les autres, Il s’agit de mettre l’autre en valeur, de l’honorer, même s’ il ne le sait pas, même s’il ne  l’aurait pas accepté.

Interlude musical  

3.  Le geste symbolique

Les « serviteurs » verseront l’eau d’une cruche sur les mains de chaque personne, et l’eau tombera dans une grande  (et jolie) bassine (jolie) : cela évite le problème de l’ eau qui se salit vite. Il faudra alors 2 serviteurs par « poste » : celui qui verse l’eau et celui qui savonne. Bien choisir ceux qui vont laver les mains.,  et proposer un roulement. Si on prévoit 50 personnes, cela nous fera  4 bassines et 2 personnes à chacune, soit 8 personnes. Et environs  5 passages par bassine. Les serviteurs mettront un tablier de travail , sobre, (qui ne ressemble pas à un tablier de cuisine !)

Expliquer  tranquillement comment ça va se passer :

  • on  va transposer  le geste des pieds en geste des mains car aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales, ce qu’on fait en arrivant chez quelqu’un c’est demander à pouvoir se laver mes mains.
    – Ce geste est une invitation, il doit être volontaire. Il sera fait avec du  savon.
  • Pendant ce temps  des mains qui se lavent les unes les autres, (c’est un moment plein d’émotion , il faut le savoir ! ) on invite les paroissiens qui le souhaitent à écrire un mot pour exprimer  leur ressenti : sur la nappe en papier (eux sont assis à des tables). A Nîmes, voici quelques bribes que nous avons pu récupérer de la nappe en papier :

  

 

4. Temps recueilli On termine  par un temps recueilli (prière des mains et le Notre Père) et  Bénédiction,  puis on enchaîne vers un  Repas  frugal ,ponctué de courtes  lectures

  • Lecture progressive  d’extraits/versets sur le thème de la lumière et de l’obscurité et la nuit.
  • On aura déjà dressé  la table. Tout doit être déjà  prêt dans une ambiance feutrée. L’idée étant de partager quelque chose de frugal, dans le silence et l’écoute, et tout cela doit nous amener progressivement vers l’espérance de la lumière de Pâques qui est devant nous.
  • Chaque lecture sera « annoncée » par une « phrase musicale » (pour retenir l’attention)  et sera suivie de l’allumage d’un lumignon.
  • On allume une bougie au fur et à mesure de la lecture (versets).
  • A la fin du repas, nous ferons, symboliquement,  sortir nos lumières  de nos tables.

 

Liste du Matériel  

  • jolies bassines en cuivre,  (pas de plastique !)
  • prévoir des serviettes (petits carrés),
  • des jarres  ou cruches pour renouveler l’eau : voir qui va assurer le roulement (changer l’eau)
  • du savon, des petites tables
  • un pagne pour Jésus qui soit vite mis et vite enlevé, pour faciliter la gestuelle du conteur qui alternera les personnages en racontant le récit.
  • de grands tabliers pour les « laveurs » de mains. Choisir des tons neutres (pas d’habits multicolores car l’habit doit être au service du message)
  • 3  chaises +  3 écriteaux avec : « Jésus »,   « disciples, « Pierre »,  accrochés sur  chaque chaise
  • une table  : pas trop haute, pour exprimer la convivialité du repas ; on peut rajouter 1-2 chaises en plus, pour illustrer les disciples à table..
  • bougies dans des photophores ou des pots en verre
  • désigner un passeur de diapo : au fur et à mesure
  • -dessins et devinettes,coloriage pour les plus petits : tapis, feutres et..
  • préparer versets sur lumière/obscurité (lecture au repas)
  • instrument de musique pour la transition entre le temps 1 (raconter le récit) et le temps 2 (le geste).

 

Pour clore la veillée  :

  • phrase musicale
  • Ranger les serviettes mais on laisser les cuvettes  jolies  sur la table basse pour laisser un signe de ce qui s’est passé  .
  • Prière d’intercession  arriverait juste après, et  par exemple, on se donnerait la main. Exemple de parole de prière : « voici nos mains, ouverte, tendues, des mains qui ont donné et reçu,.. « 

Que la vie soit courte ou longue, Que notre entourage soit auprès ou au loin, Que nos mains sont en plein santé ou fragiles,Tes mains calleuses, Tes mains aimantes, viennent saisir les nôtres.Une fois encore, Seigneur,  tes mains sont là, elles créent,Elles nous surprennent,  elles nous questionnent Tes mains ne sont jamais fatiguées,   ni à court d’idées. Quand nous croyons que tout est perdu Quand nous capitulons,   quand l’épreuve est là, c’est encore entre Tes mains  que nous nous remettons.Leur douceur et leur force  viennent nous relever  comme au premier matin de Pâques.

Mains ouvertes,  Mains tendues, Mains qui se croisent et qui s’enlacent comme des témoins des mains d’un Autre Qui jamais ne se reposent, Elles reconnaissent,  soutiennent, saisissent, et relèvent les mains de ceux  qui n’ont pas ou plus la force d’en faire autant.Merci Seigneur, pour la  puissance d’amour de tes mains.

Auteur de cette prière : pasteur Marc SCHAEFFER, paru dans le mensuel de la région  Occitanie, anciennement « Cévennes – languedoc- roussillon « ,  « Le CEP ».

  • Paroles de Bénédiction  Dieu bénit nos mains qui donnent et qui reçoivent, ces mains qui ont  essayé de dire la tendresse de Dieu pour tous, etc etc..
  • Important : on  essaye de rester  un  instant ensemble,  et de garder encore le contact  de nos  mains (c’est le côté  « les uns, les autres. ») :  Nous parlerons  et commenterons ce moment , pour que les paroissiens ne les retirent  pas trop tôt.

Crédit : Titia Es-Sbanti (EPUDF)

 

 




Le trésor dans la pierre


Une célébration pascale animée où l’on n’a pas peur de se salir !
Matériel nécessaire :
Galets en pâte à sel au café (moins solide que la pâte à sel classique) préparés à l’avance, au moins autant que les participants prévus ; petits objets cachés à l’avance dans chacun de ces galets (ici une coccinelle emballée dans un petit plastique) ; pâte durcissante de couleur grise (achetée en magasin ou fabriquée à la maison) ;  petits versets et petits dessins plastifiés, roulés en mini rouleaux avec du papier collant (sauf 1 de chaque comme modèle), au moins autant que les participants prévus. Planchettes à tartine ou sets de table. Petite balayette et poubelle.
De quoi se laver et se sécher les mains. Des petits gobelets pour transporter le second galet que chacun aura fabriqué, jusqu’à ce qu’il sèche à la maison.

Prédication/animation
Quand le jour du sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des huiles parfumées pour aller embaumer le corps de Jésus.
Très tôt le dimanche matin, au lever du soleil, elles se rendirent au tombeau. Elles se disaient l’une à l’autre : « Qui va rouler pour nous la pierre qui ferme l’entrée du tombeau ? » Mais quand elles regardèrent, elles virent que la pierre, qui était très grande, avait déjà été roulée de côté. (Mc 16)
Dans l’évangile selon Marc que nous avons commencé à lire, au chapitre 16, il est question d’une grosse pierre.
Au temps de Jésus, lorsque quelqu’un était mort, pour lui faire un tombeau où il puisse se reposer en paix, on creusait un trou dans la colline, on y déposait le corps entouré de draps et parfumé pour faire honneur à la personne, et on fermait le tombeau en roulant une grosse pierre devant le trou, par respect… Lorsque les trois femmes  Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé se rendent au tombeau pour achever de parfumer le corps de Jésus, elles se demandent bien comment elles vont faire avec cette grosse pierre…
Dans leur tête, elles ne sont pas seulement tristes, elles sont très ennuyées, très préoccupées à cause de cette pierre !
Dialogue: Je connais des choses qui sont préoccupantes, des trucs lourds que l’on porte comme des grosses pierres. Pour vous ici présents, qu’est-ce qui vous semble lourd à porter comme une grosse pierre ?
(Le travail, les examens à l’école, les disputes avec les amis, les sous, payer les factures, les travaux dans la maison, quand on n’arrive pas à faire quelque chose, être en retard…)
Dialogue: Les femmes, dans l’évangile de Marc, quand elles arrivent près du tombeau, que voient-elles ? Qu’est-il arrivé à la grosse pierre ? (La pierre a été roulée, déjà, le tombeau est ouvert…)
La pierre est roulée, les femmes s’inquiétaient pour rien !

J’ai besoin de votre aide, pour découvrir comment on s’inquiète parfois pour rien.
Je vous invite à choisir une pierre puis distribuer celles qui restent : une pour vous, et puis une pour les gens dans le temple…
La pâte à sel au café coloréeLes coccinelles emballées.La coccinelle cachée.

(Les enfants se réservent une « pierre » : prévoir des ronds de couleurs sur le 1er banc, planchettes/set de table par terre/petites poubelles  pour le café, devant)
Lecture (suite) Les femmes, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé entrent alors dans le tombeau ; elles voient là un jeune homme, assis à droite, qui porte une robe blanche, et elles sont effrayées.
Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ; vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qu’on a cloué sur la croix ; il est revenu de la mort à la vie ;
il est revenu de la mort à la vie, il n’est pas ici. Regardez, voici l’endroit où on l’avait déposé.
La pierre qui fermait le tombeau est roulée, mais il n’est pas vide. À l’intérieur, derrière les soucis de la grosse pierre, derrière les apparences d’obstacle infranchissable, derrière ce que l’on pensait être aussi lourd et dur qu’un gros problème, il y a… une présence…Une présence, signe de la présence de Dieu en ce monde, signe de vie et d’espérance…

Vous avez en main une pierre. Elle est dure au toucher, un peu lourde mais pas trop, un peu comme nos soucis de chaque jour…Question : « Est-ce que l’on peut casser une pierre ? »
Action: Les enfants, je vais vous demander un truc, je vais vous demander quand même, avec la force de Jésus ressuscité, de venir casser votre pierre, sur une planchette ou sur un set de table, avec votre pied ou en la tapant sur la planchette…Mais après, c’est un secret.
Les enfants cassent leur pierre (Chuuut ! le contenu est un secret)
Les grandes personnes peuvent elles aussi aussi casser les pierres qui pèsent, casser les apparences de problèmes, casser ce qui leur semble trop lourd à porter ! (Oui ! on espère !!!)
S’il vous plaît les enfants, pouvez-vous aider les grandes personnes en apportant les sets de table, et en récupérant les morceaux de pierre ? Merci… (Cassage des « pierres ») Chacun trouve et récupère le petit objet (coccinelle) caché à l’intérieur !

Lecture (suite) Évangile selon Marc 16.1-18
Lecteur 1 : Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé entrèrent alors dans le tombeau ; elles virent là un jeune homme, assis à droite, qui portait une robe blanche, et elles furent effrayées. Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ; vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qu’on a cloué sur la croix ; il est revenu de la mort à la vie, il n’est pas ici. Regardez, voici l’endroit où on l’avait déposé.Allez maintenant dire ceci à ses disciples, y compris à Pierre : “Il va vous attendre en Galilée ; c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit.”  » Elles sortirent alors et s’enfuirent loin du tombeau, car elles étaient toutes tremblantes de crainte. Et elles ne dirent rien à personne, parce qu’elles avaient peur.
Suite : Lecteur 2
Après que Jésus eut passé de la mort à la vie tôt le dimanche matin, il se montra tout d’abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept esprits mauvais. Elle alla le raconter à ceux qui avaient été avec lui. Ils étaient tristes et pleuraient. Mais quand ils entendirent qu’elle disait : « Jésus est vivant, je l’ai vu ! », ils ne la crurent pas. Ensuite, Jésus se montra d’une manière différente à deux disciples qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ils revinrent et le racontèrent aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Suite: Lecteur 3
Enfin, Jésus se montra aux onze disciples pendant qu’ils mangeaient ; il leur reprocha de manquer de foi et de s’être obstinés à ne pas croire ceux qui l’avaient vu vivant. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier annoncer la Bonne Nouvelle à tous les êtres humains. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. Et voici à quels signes on pourra reconnaître ceux qui auront cru : ils chasseront des esprits mauvais en mon nom ; ils parleront des langues nouvelles ; s’ils prennent des serpents dans leurs mains ou boivent du poison, il ne leur arrivera aucun mal ; ils poseront les mains sur les malades et ceux-ci seront guéris. »

Prédication/animation/action (suite)
Aujourd’hui, jour de Pâques, c’est l’occasion pour nous et pour tous ceux qui s’interrogent de proposer quelques pistes pour définir ce qu’est un chrétien… Je dis « définir », mais quel vilain mot !
Disons plutôt mettre des mots sur ce qui échappe à toute définition !
Être chrétien, c’est –entre autre – avoir une attitude particulière devant le tombeau vide qui nous est décrit dans les évangiles.
Il y a des personnes qui ne sont pas chrétiennes, des gens très gentils et très convenables, des gens tout à fait fréquentables, … qui, lorsqu’ils entendent parler de ce tombeau vide, eh bien pour eux, c’est simplement un tombeau vide,    vide, c’est à dire avec rien dedans…
Pour le chrétien, le vide du tombeau, c’est un vide plein !
Un vide plein de vie… Un vide plein de promesses, un vide plein d’espérance…
De manière inexplicable et heureusement encore inexpliquée à ce jour, avec Jésus ressuscité, le vide n’est pas vide !
Peut-être parce que Jésus a mis l’amour de Dieu en pratique, en paroles, en gestes, et que cela nous est raconté dans ce merveilleux livre qu’est la Bible ; parce qu’il a enseigné en paraboles le chemin d’un monde meilleur, parce qu’il a guéri le malade, relevé le blessé, peut-être parce qu’il a interpellé les hommes de son temps et de tous temps sur les limites de leur logique humaine, … le tombeau n’est pas vide de vide… Il est rempli d’un message d’envoi : « Vous qui jetez un œil curieux dans ce caveau, vous n’y trouverez pas la mort, ni la fin à laquelle vous vous attendez, mais vous serez face à l’étonnement, à beaucoup de questions, aux doutes peut-être,… Abandonnez-vous à cet étonnement avec confiance, avec foi, alors vous y trouverez l’espérance et la promesse qui engendrent une nouvelle vie ! »
C’est là ce que voit le chrétien, lorsqu’il regarde la pierre roulée et le tombeau ouvert… : un vide rempli de la présence de Jésus vivant, le Messie de Dieu.
Dans la pierre que nous avons eu la force de casser, qu’avons-nous trouvé, derrière cette apparence de pierre, cette apparence de dureté ? (Une coccinelle.) On l’appelle aussi « Bête à bon Dieu », savez-vous pourquoi ?

Il y a 1000 ans de cela, condamné à mort pour un meurtre commis à Paris, un homme, qui clamait son innocence « Je n’ai rien fait, je n’ai rien fait ! », il a été sauvé par la présence du petit insecte. En effet, le jour de son exécution publique, le condamné devait avoir la tête tranchée. Mais une coccinelle se posa sur son cou. Le bourreau qui devait couper la tête tenta d’enlever la coccinelle, mais le coléoptère revint à plusieurs reprises se placer au même endroit. Le roi Robert II (972-1031) y vit alors une intervention divine et décida de gracier l’homme. Quelques jours plus tard, le vrai meurtrier, le vrai coupable fut retrouvé – l’histoire ne dit pas ce qu’il advint de lui…. Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut dès lors considérée comme un porte-bonheur qu’il ne fallait pas écraser : une bête du Bon Dieu !

Nous avons cassé la pierre qui pesait dans nos mains, qui était dure, nous y avons trouvé une bête à Bon Dieu que nous pourrons emporter à la maison et coller quelque part pour nous souvenir que Dieu veut sauver chacun de nous, même au cœur des situations les plus difficiles…Et je vais vous proposer de refaire une autre pierre, Une pierre chrétienne, à l’image de l’espérance, de la foi, de la joie qui habite le mystère de la résurrection !
Action: Sur la table du fond, il y a des versets bibliques Pâques_dessins Pâques_versets, des promesses de Dieu, imprimés et roulés en petits rouleaux, protégés par du plastique. Il y a aussi pour ceux qui préfèrent des dessins Pâques_dessins de François Kieffer qui illustrent cet amour de Dieu que Jésus nous montre par sa vie…
Chaque verset, chaque dessin est disponible en mini format dans un panier de couleur (avec le modèle correspondant exposé).
Il y a aussi de la pâte à modeler. C’est une pâte qui durcit en 3 ou 4 jours et qui devient vraiment dure comme de la pierre, et elle en a l’apparence…Il y a aussi du matériel pour se laver les mains, Et des petites boîtes en carton- gobelets pour transporter nos réalisations jusqu’à la maison sans salir toute la voiture…
Tout est prêt !
Je vous propose de choisir un verset ou un dessin en mini rouleau, en retenant la phrase ou sa référence ;
de prendre une boule de pâte ; d’y faire un petit trou pour y glisser le mini rouleau de la Parole de Dieu ; De refermer soigneusement le trou et de refermer la pâte pour lui redonner son apparence de galet, bien lisse, bien fermé…
Ce galet, nous l’emporterons chez nous, nous le laisserons sécher, il deviendra dur,…
Avec notre coccinelle, nous aurons deux symboles sous les yeux à la maison ou à offrir, deux symboles pour nous rappeler tout au long de l’année l’espérance du matin de Pâques !
Nous pouvons nous entraider, aider les plus jeunes ou que les plus jeunes aident les moins habiles de leurs aînés…

Fabrication du galet…
Fond musical
Nous avons cassé une pierre et trouvé la bête à bon Dieu qui nous était réservée ; nous avons reconstitué une pierre autour d’une parole, d’une promesse de Jésus, une pierre qui va durcir et devenir très solide, … Et nous seuls saurons ce qu’elle contient.
Pour terminer notre prédication en symboles et en gestes, dans ce culte à la forme quelque peu inhabituelle, je vous invite à la prière :
« Seigneur, nous avons cassé la pierre qui fermait nos horizons, celle qui nous semblait lourde, inutile, … Nous t’y avons trouvé, caché derrière les apparences, habitant nos vies jusque dans ce qui semble sceller nos tombeaux…
Maintenant, nous avons changé notre regard sur la pierre roulée du matin de Pâques.
Nous en avons fait une pierre pleine de ta Parole, remplie de ton amour et de tes promesses… Seigneur Jésus tu es la pierre angulaire de nos vies, celle qui solidifie nos maisons, Tu es notre rocher, notre solide rocher tout au long des jours à venir. Tu nous envoies annoncer ta Bonne Nouvelle, celle d’une pierre roulée en signe de libération, celle d’un tombeau vide habité de l’amour de Dieu pour toutes ses créatures. Nous expliquerons à ceux qui viennent dans nos maisons le sens de ce petit galet qui cache un trésor dont nous connaissons l’existence, nous leur expliquerons où nous avons trouvé cette petite coccinelle… Forts de cette joie de Pâques, envoie-nous, et fais de nous de bons témoins de ton amour, Seigneur ! Amen. »

Crédits Marie-Pierre Tonnon EPUB Seraing-Centre