Je, tu, il, elle … lave

Voici une belle proposition de  veillée pascale. Merci à la pasteure Titia Es-Sbanti (EPUDF) pour son partage !

Introduction 

  • présentation générale. La veillée pascale fait partie des séances catéchétiques des enfants et ados. Elle s’inscrit  dans le cadre du thème catéchétique choisi pour l’année et que nous avons intitulé :  «  Quand la foi s’expose ... »
  • Textes bibliques : Les textes retenus qui balisent l’année sont principalement les gestes audacieux des prophètes, envoyés pour interpeller, éveiller, susciter, bousculer, faire une brèche avec des gestes qui parlent et des paroles en actes.., nous invitant à devenir des témoins à notre tour, et à ..oser.

Nous avons  joué avec le double sens du verbe  « exposer /s’exposer » :

  1. dimension de publication  : exprimer en public (ex : faire une exposition )… et s’exprimer en public (risquer une parole)
  2. dimension de vulnérabilité : s’exposer au regard des autres,  leur jugement… et être fragilisé , mis à nu, à découvert, sans filet..

avec une dimension prophétique pour les 2. Les gestes prophétiques nous conduisent  jusqu’à Jésus dont le geste retenu est le lavement des pieds parce que nous arrivons à Pâques. Il nous a semblé intéressant de « zoomer » là-dessus, pour une fois, plus que sur la crucifixion ou le tombeau vide.

Pour info : Les séances de caté au Mas des abeilles sont mensuelles et placées le samedi soir (16h-18h suivi du culte et repas) pour fidéliser les familles. Elles rassemblent tous les âges : de l’éveil biblique (4-6 ans) au caté adulte en passant par l’école biblique (7-10 ans) et le caté ado (11-14 ans). Le but est de mobiliser un maximum de familles à cette veillée,  sachant que c’est un weekend de 3 jours, (donc il y aura moins de familles), et que la plupart ne viendront pas le lendemain, jour de Pâques.

Le défi à relever sera donc de « concentrer »  le message de Pâques sur ce samedi soir. S’ ajoute la différence d’âge qui fait que les plus jeunes enfants ne resteront pas jusqu’à point d’heure , par conséquent il faut bien penser le temps et le déroulement de la veillée . Ainsi, nous aurons comme objectif de vivre  le message de Pâques à l’intérieur du culte-veillée. Ce culte ne doit pas être long,  et ne se présentera pas sous  sa forme habituelle.

Objectifs/message théologique…découvrir que Jésus est SERVITEUR, venu pour servir et non pour être servi. C’est une image sans doute « nouvelle » car Jésus est le plus souvent vu comme un Maître, un « Seigneur » avec des serviteurs-disciples  qui lui obéissent. DU coup, il sera intéressant de travailler sur l’image de Dieu : Jésus n’est ni  un Maître ni un « chef » ni  un « roi »  majestueux, ni « seigneur »  ni dominant.

Démarche : quelques idées 

  • Une veillée inter-génération où petits et grands  pourront rester .
  • l’idée est de  découvrir le récit de Jean 13  au fur et à mesure (de le « déplier »…, d’entrer dans cette ambiance particulière. Puis de proposer un  geste  au milieu (?) de la veillée : non pas de laver les pieds mais les mains (= une actualisation plus pertinente pour les jeunes ).
  • Ce geste se présentera comme une invitation, donc facultatif : viendront ceux qui le souhaitent => il faudra le présenter avec tact (!).
  • Important : penser la disposition de la salle de temple, les mouvements, déplacements, etc. , comment on  « amène » ce geste , comment vivre une ambiance recueillie, solennelle,  sans être austère pour autant.Il faudra prendre soin des aspects pratiques, matériels  car ils seront au service du message. 2-3  personnes se placeront à un endroit du temple, serviette au bras, à côté d’une bassine d’eau. Prévoir un doux moment musical pendant ce temps (flûte ? violon ? ) ainsi qu’une ambiance tranquille, recueillie, sereine, avec, pourquoi pas, des silences.
  • Mouvements : il y a ceux qui se lèveront  pour recevoir le geste, il y a ceux qui voudront rester à leur place, il y a ceux qui regarderont la scène.. etc..
  • il y aura à voir  et à entendre =>   vidéo-projeter  au fur et à mesure des images du lavement des pieds  à travers l’histoire de l’art : en guise de support de méditation, qui montre combien ce geste de Jésus a marqué l’histoire du christianisme, et vient, à travers les siècles, jusqu’à nous.
  • La suite :  faire un repas « pascal » avec ceux qui  resteront après le culte… et ainsi vivre une veillée pascale un peu différente que  d’habitude :  c’est-à-dire pas  centrée sur la victoire du Ressuscité  (et donc : pas de « A toi la gloire « ). C’est une question d’accent :  nous proposons de vivre  le sens de « Pâques »  comme  PASSAGE : celui de la « nuit » à l’aurore..

Pour prendre en compte  les plus petits…

  • Dessins du récit,  avec bulle à colorier : télécharger ici  dessin à colorier et remplir
  • Avant le début de la veillée, préparer un panneau à trous avec la scène biblique. Les enfants sont invités à passer leur tête et leur pied  (voir photo ci-dessous) :  c’est amusant et cela permet de se rappeler de l’histoire d’une autre façon.

Culte

  1. Accueil liturgique et introduction – transition :
  • évocation de  Luc 22 (Jésus entame la Cène et les disciples vont se disputer..) ce qui permet d’introduire les qualificatifs donnés à Jésus.
  • évoquer l’absence de récit de Cène chez Jean.
  • On connait  Jésus avec un certain nombre de titres dont on l’a affublé … citer, SAUF un seul resté danss l’ombre… (ne pas dire « serviteur », car  il faudra le découvrir)

2. Raconter l’histoire  de Jean 13 sans texte, rien qu’avec la parole et les gestes (en s’asseyant sur la chaise du personnage indiqué à chaque  fois qu’on le fait parler.)

le conteur raconte l’histoire et  joue tous les personnages :  narrateur, Jésus, Pierre,  disciple (3 chaises seulement). Pour que les plus petits puissent suivre, fabriquer des écriteaux sur chaque chaise  avec « Jésus », « disciple »transition inductive : musique puis quelques  mots indirects

Transition : Un bain de pied  qui plonge Pierre dans une rude épreuve : Seigneur, ta majesté  t’oblige  à ne pas me laver les pieds, et à rester en haut, comme elle m’impose à moi de rester plus bas que toi. Pierre tient à une figure de Seigneur qui ressemble…à un seigneur Svp ! Pierre serait certainement prêt à laver les pieds de Jésus…mais non pas à ce que Jésus lui lave les pieds ! Il faut que chacun reste à sa place, sinon comment est ce qu’on s’y retrouverait ??

Dans presque TOUS les tableaux de l’histoire d’art qu’on a vus défiler tout à l’heure, on reconnaît  la gêne de Pierre au geste de ses mains. Cette gêne peut se comprendre : il est difficile d’être bousculé  dans ce qui nous semblait être une évidence…. Pour Pierre , le raisonnement est simple  : le Seigneur est en haut et  lui, Pierre ,est en bas. Or  le Seigneur lui dit que c’est lui qui sert, et donc que c’est lui qui est en bas, alors Pierre ne sait plus , il se dit : mais moi , je suis où ?  => confusion ,tourment, perplexité.

On peut imaginer tout ce qui traverse l’esprit de Pierre, le temps que Jésus arrive jusqu’à lui avec sa bassine  et son tablier :  en une fraction de seconde, plus rien ne tient. Angoisse  due à la perte des repères,  dissolution des certitudes. La  représentation que Pierre se fait de Dieu lui-même est remise en cause, bousculée….Or,  Jésus ne lui demande pas de « faire » mais d’être (avec le Seigneur)..
Lavez-vous…= Lavez-vous les pieds les uns les autres, Il s’agit de mettre l’autre en valeur, de l’honorer, même s’ il ne le sait pas, même s’il ne  l’aurait pas accepté.

Interlude musical  

3.  Le geste symbolique

Les « serviteurs » verseront l’eau d’une cruche sur les mains de chaque personne, et l’eau tombera dans une grande  (et jolie) bassine (jolie) : cela évite le problème de l’ eau qui se salit vite. Il faudra alors 2 serviteurs par « poste » : celui qui verse l’eau et celui qui savonne. Bien choisir ceux qui vont laver les mains.,  et proposer un roulement. Si on prévoit 50 personnes, cela nous fera  4 bassines et 2 personnes à chacune, soit 8 personnes. Et environs  5 passages par bassine. Les serviteurs mettront un tablier de travail , sobre, (qui ne ressemble pas à un tablier de cuisine !)

Expliquer  tranquillement comment ça va se passer :

  • on  va transposer  le geste des pieds en geste des mains car aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales, ce qu’on fait en arrivant chez quelqu’un c’est demander à pouvoir se laver mes mains.
    – Ce geste est une invitation, il doit être volontaire. Il sera fait avec du  savon.
  • Pendant ce temps  des mains qui se lavent les unes les autres, (c’est un moment plein d’émotion , il faut le savoir ! ) on invite les paroissiens qui le souhaitent à écrire un mot pour exprimer  leur ressenti : sur la nappe en papier (eux sont assis à des tables). A Nîmes, voici quelques bribes que nous avons pu récupérer de la nappe en papier :

  

 

4. Temps recueilli On termine  par un temps recueilli (prière des mains et le Notre Père) et  Bénédiction,  puis on enchaîne vers un  Repas  frugal ,ponctué de courtes  lectures

  • Lecture progressive  d’extraits/versets sur le thème de la lumière et de l’obscurité et la nuit.
  • On aura déjà dressé  la table. Tout doit être déjà  prêt dans une ambiance feutrée. L’idée étant de partager quelque chose de frugal, dans le silence et l’écoute, et tout cela doit nous amener progressivement vers l’espérance de la lumière de Pâques qui est devant nous.
  • Chaque lecture sera « annoncée » par une « phrase musicale » (pour retenir l’attention)  et sera suivie de l’allumage d’un lumignon.
  • On allume une bougie au fur et à mesure de la lecture (versets).
  • A la fin du repas, nous ferons, symboliquement,  sortir nos lumières  de nos tables.

 

Liste du Matériel  

  • jolies bassines en cuivre,  (pas de plastique !)
  • prévoir des serviettes (petits carrés),
  • des jarres  ou cruches pour renouveler l’eau : voir qui va assurer le roulement (changer l’eau)
  • du savon, des petites tables
  • un pagne pour Jésus qui soit vite mis et vite enlevé, pour faciliter la gestuelle du conteur qui alternera les personnages en racontant le récit.
  • de grands tabliers pour les « laveurs » de mains. Choisir des tons neutres (pas d’habits multicolores car l’habit doit être au service du message)
  • 3  chaises +  3 écriteaux avec : « Jésus »,   « disciples, « Pierre »,  accrochés sur  chaque chaise
  • une table  : pas trop haute, pour exprimer la convivialité du repas ; on peut rajouter 1-2 chaises en plus, pour illustrer les disciples à table..
  • bougies dans des photophores ou des pots en verre
  • désigner un passeur de diapo : au fur et à mesure
  • -dessins et devinettes,coloriage pour les plus petits : tapis, feutres et..
  • préparer versets sur lumière/obscurité (lecture au repas)
  • instrument de musique pour la transition entre le temps 1 (raconter le récit) et le temps 2 (le geste).

 

Pour clore la veillée  :

  • phrase musicale
  • Ranger les serviettes mais on laisser les cuvettes  jolies  sur la table basse pour laisser un signe de ce qui s’est passé  .
  • Prière d’intercession  arriverait juste après, et  par exemple, on se donnerait la main. Exemple de parole de prière : « voici nos mains, ouverte, tendues, des mains qui ont donné et reçu,.. « 

Que la vie soit courte ou longue, Que notre entourage soit auprès ou au loin, Que nos mains sont en plein santé ou fragiles,Tes mains calleuses, Tes mains aimantes, viennent saisir les nôtres.Une fois encore, Seigneur,  tes mains sont là, elles créent,Elles nous surprennent,  elles nous questionnent Tes mains ne sont jamais fatiguées,   ni à court d’idées. Quand nous croyons que tout est perdu Quand nous capitulons,   quand l’épreuve est là, c’est encore entre Tes mains  que nous nous remettons.Leur douceur et leur force  viennent nous relever  comme au premier matin de Pâques.

Mains ouvertes,  Mains tendues, Mains qui se croisent et qui s’enlacent comme des témoins des mains d’un Autre Qui jamais ne se reposent, Elles reconnaissent,  soutiennent, saisissent, et relèvent les mains de ceux  qui n’ont pas ou plus la force d’en faire autant.Merci Seigneur, pour la  puissance d’amour de tes mains.

Auteur de cette prière : pasteur Marc SCHAEFFER, paru dans le mensuel de la région  Occitanie, anciennement « Cévennes – languedoc- roussillon « ,  « Le CEP ».

  • Paroles de Bénédiction  Dieu bénit nos mains qui donnent et qui reçoivent, ces mains qui ont  essayé de dire la tendresse de Dieu pour tous, etc etc..
  • Important : on  essaye de rester  un  instant ensemble,  et de garder encore le contact  de nos  mains (c’est le côté  « les uns, les autres. ») :  Nous parlerons  et commenterons ce moment , pour que les paroissiens ne les retirent  pas trop tôt.

Crédit : Titia Es-Sbanti (EPUDF)

 

 




Le trésor dans la pierre


Une célébration pascale animée où l’on n’a pas peur de se salir !
Matériel nécessaire :
Galets en pâte à sel au café (moins solide que la pâte à sel classique) préparés à l’avance, au moins autant que les participants prévus ; petits objets cachés à l’avance dans chacun de ces galets (ici une coccinelle emballée dans un petit plastique) ; pâte durcissante de couleur grise (achetée en magasin ou fabriquée à la maison) ;  petits versets et petits dessins plastifiés, roulés en mini rouleaux avec du papier collant (sauf 1 de chaque comme modèle), au moins autant que les participants prévus. Planchettes à tartine ou sets de table. Petite balayette et poubelle.
De quoi se laver et se sécher les mains. Des petits gobelets pour transporter le second galet que chacun aura fabriqué, jusqu’à ce qu’il sèche à la maison.

Prédication/animation
Quand le jour du sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des huiles parfumées pour aller embaumer le corps de Jésus.
Très tôt le dimanche matin, au lever du soleil, elles se rendirent au tombeau. Elles se disaient l’une à l’autre : « Qui va rouler pour nous la pierre qui ferme l’entrée du tombeau ? » Mais quand elles regardèrent, elles virent que la pierre, qui était très grande, avait déjà été roulée de côté. (Mc 16)
Dans l’évangile selon Marc que nous avons commencé à lire, au chapitre 16, il est question d’une grosse pierre.
Au temps de Jésus, lorsque quelqu’un était mort, pour lui faire un tombeau où il puisse se reposer en paix, on creusait un trou dans la colline, on y déposait le corps entouré de draps et parfumé pour faire honneur à la personne, et on fermait le tombeau en roulant une grosse pierre devant le trou, par respect… Lorsque les trois femmes  Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé se rendent au tombeau pour achever de parfumer le corps de Jésus, elles se demandent bien comment elles vont faire avec cette grosse pierre…
Dans leur tête, elles ne sont pas seulement tristes, elles sont très ennuyées, très préoccupées à cause de cette pierre !
Dialogue: Je connais des choses qui sont préoccupantes, des trucs lourds que l’on porte comme des grosses pierres. Pour vous ici présents, qu’est-ce qui vous semble lourd à porter comme une grosse pierre ?
(Le travail, les examens à l’école, les disputes avec les amis, les sous, payer les factures, les travaux dans la maison, quand on n’arrive pas à faire quelque chose, être en retard…)
Dialogue: Les femmes, dans l’évangile de Marc, quand elles arrivent près du tombeau, que voient-elles ? Qu’est-il arrivé à la grosse pierre ? (La pierre a été roulée, déjà, le tombeau est ouvert…)
La pierre est roulée, les femmes s’inquiétaient pour rien !

J’ai besoin de votre aide, pour découvrir comment on s’inquiète parfois pour rien.
Je vous invite à choisir une pierre puis distribuer celles qui restent : une pour vous, et puis une pour les gens dans le temple…
La pâte à sel au café coloréeLes coccinelles emballées.La coccinelle cachée.

(Les enfants se réservent une « pierre » : prévoir des ronds de couleurs sur le 1er banc, planchettes/set de table par terre/petites poubelles  pour le café, devant)
Lecture (suite) Les femmes, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé entrent alors dans le tombeau ; elles voient là un jeune homme, assis à droite, qui porte une robe blanche, et elles sont effrayées.
Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ; vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qu’on a cloué sur la croix ; il est revenu de la mort à la vie ;
il est revenu de la mort à la vie, il n’est pas ici. Regardez, voici l’endroit où on l’avait déposé.
La pierre qui fermait le tombeau est roulée, mais il n’est pas vide. À l’intérieur, derrière les soucis de la grosse pierre, derrière les apparences d’obstacle infranchissable, derrière ce que l’on pensait être aussi lourd et dur qu’un gros problème, il y a… une présence…Une présence, signe de la présence de Dieu en ce monde, signe de vie et d’espérance…

Vous avez en main une pierre. Elle est dure au toucher, un peu lourde mais pas trop, un peu comme nos soucis de chaque jour…Question : « Est-ce que l’on peut casser une pierre ? »
Action: Les enfants, je vais vous demander un truc, je vais vous demander quand même, avec la force de Jésus ressuscité, de venir casser votre pierre, sur une planchette ou sur un set de table, avec votre pied ou en la tapant sur la planchette…Mais après, c’est un secret.
Les enfants cassent leur pierre (Chuuut ! le contenu est un secret)
Les grandes personnes peuvent elles aussi aussi casser les pierres qui pèsent, casser les apparences de problèmes, casser ce qui leur semble trop lourd à porter ! (Oui ! on espère !!!)
S’il vous plaît les enfants, pouvez-vous aider les grandes personnes en apportant les sets de table, et en récupérant les morceaux de pierre ? Merci… (Cassage des « pierres ») Chacun trouve et récupère le petit objet (coccinelle) caché à l’intérieur !

Lecture (suite) Évangile selon Marc 16.1-18
Lecteur 1 : Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé entrèrent alors dans le tombeau ; elles virent là un jeune homme, assis à droite, qui portait une robe blanche, et elles furent effrayées. Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ; vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qu’on a cloué sur la croix ; il est revenu de la mort à la vie, il n’est pas ici. Regardez, voici l’endroit où on l’avait déposé.Allez maintenant dire ceci à ses disciples, y compris à Pierre : “Il va vous attendre en Galilée ; c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit.”  » Elles sortirent alors et s’enfuirent loin du tombeau, car elles étaient toutes tremblantes de crainte. Et elles ne dirent rien à personne, parce qu’elles avaient peur.
Suite : Lecteur 2
Après que Jésus eut passé de la mort à la vie tôt le dimanche matin, il se montra tout d’abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept esprits mauvais. Elle alla le raconter à ceux qui avaient été avec lui. Ils étaient tristes et pleuraient. Mais quand ils entendirent qu’elle disait : « Jésus est vivant, je l’ai vu ! », ils ne la crurent pas. Ensuite, Jésus se montra d’une manière différente à deux disciples qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ils revinrent et le racontèrent aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Suite: Lecteur 3
Enfin, Jésus se montra aux onze disciples pendant qu’ils mangeaient ; il leur reprocha de manquer de foi et de s’être obstinés à ne pas croire ceux qui l’avaient vu vivant. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier annoncer la Bonne Nouvelle à tous les êtres humains. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. Et voici à quels signes on pourra reconnaître ceux qui auront cru : ils chasseront des esprits mauvais en mon nom ; ils parleront des langues nouvelles ; s’ils prennent des serpents dans leurs mains ou boivent du poison, il ne leur arrivera aucun mal ; ils poseront les mains sur les malades et ceux-ci seront guéris. »

Prédication/animation/action (suite)
Aujourd’hui, jour de Pâques, c’est l’occasion pour nous et pour tous ceux qui s’interrogent de proposer quelques pistes pour définir ce qu’est un chrétien… Je dis « définir », mais quel vilain mot !
Disons plutôt mettre des mots sur ce qui échappe à toute définition !
Être chrétien, c’est –entre autre – avoir une attitude particulière devant le tombeau vide qui nous est décrit dans les évangiles.
Il y a des personnes qui ne sont pas chrétiennes, des gens très gentils et très convenables, des gens tout à fait fréquentables, … qui, lorsqu’ils entendent parler de ce tombeau vide, eh bien pour eux, c’est simplement un tombeau vide,    vide, c’est à dire avec rien dedans…
Pour le chrétien, le vide du tombeau, c’est un vide plein !
Un vide plein de vie… Un vide plein de promesses, un vide plein d’espérance…
De manière inexplicable et heureusement encore inexpliquée à ce jour, avec Jésus ressuscité, le vide n’est pas vide !
Peut-être parce que Jésus a mis l’amour de Dieu en pratique, en paroles, en gestes, et que cela nous est raconté dans ce merveilleux livre qu’est la Bible ; parce qu’il a enseigné en paraboles le chemin d’un monde meilleur, parce qu’il a guéri le malade, relevé le blessé, peut-être parce qu’il a interpellé les hommes de son temps et de tous temps sur les limites de leur logique humaine, … le tombeau n’est pas vide de vide… Il est rempli d’un message d’envoi : « Vous qui jetez un œil curieux dans ce caveau, vous n’y trouverez pas la mort, ni la fin à laquelle vous vous attendez, mais vous serez face à l’étonnement, à beaucoup de questions, aux doutes peut-être,… Abandonnez-vous à cet étonnement avec confiance, avec foi, alors vous y trouverez l’espérance et la promesse qui engendrent une nouvelle vie ! »
C’est là ce que voit le chrétien, lorsqu’il regarde la pierre roulée et le tombeau ouvert… : un vide rempli de la présence de Jésus vivant, le Messie de Dieu.
Dans la pierre que nous avons eu la force de casser, qu’avons-nous trouvé, derrière cette apparence de pierre, cette apparence de dureté ? (Une coccinelle.) On l’appelle aussi « Bête à bon Dieu », savez-vous pourquoi ?

Il y a 1000 ans de cela, condamné à mort pour un meurtre commis à Paris, un homme, qui clamait son innocence « Je n’ai rien fait, je n’ai rien fait ! », il a été sauvé par la présence du petit insecte. En effet, le jour de son exécution publique, le condamné devait avoir la tête tranchée. Mais une coccinelle se posa sur son cou. Le bourreau qui devait couper la tête tenta d’enlever la coccinelle, mais le coléoptère revint à plusieurs reprises se placer au même endroit. Le roi Robert II (972-1031) y vit alors une intervention divine et décida de gracier l’homme. Quelques jours plus tard, le vrai meurtrier, le vrai coupable fut retrouvé – l’histoire ne dit pas ce qu’il advint de lui…. Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut dès lors considérée comme un porte-bonheur qu’il ne fallait pas écraser : une bête du Bon Dieu !

Nous avons cassé la pierre qui pesait dans nos mains, qui était dure, nous y avons trouvé une bête à Bon Dieu que nous pourrons emporter à la maison et coller quelque part pour nous souvenir que Dieu veut sauver chacun de nous, même au cœur des situations les plus difficiles…Et je vais vous proposer de refaire une autre pierre, Une pierre chrétienne, à l’image de l’espérance, de la foi, de la joie qui habite le mystère de la résurrection !
Action: Sur la table du fond, il y a des versets bibliques Pâques_dessins Pâques_versets, des promesses de Dieu, imprimés et roulés en petits rouleaux, protégés par du plastique. Il y a aussi pour ceux qui préfèrent des dessins Pâques_dessins de François Kieffer qui illustrent cet amour de Dieu que Jésus nous montre par sa vie…
Chaque verset, chaque dessin est disponible en mini format dans un panier de couleur (avec le modèle correspondant exposé).
Il y a aussi de la pâte à modeler. C’est une pâte qui durcit en 3 ou 4 jours et qui devient vraiment dure comme de la pierre, et elle en a l’apparence…Il y a aussi du matériel pour se laver les mains, Et des petites boîtes en carton- gobelets pour transporter nos réalisations jusqu’à la maison sans salir toute la voiture…
Tout est prêt !
Je vous propose de choisir un verset ou un dessin en mini rouleau, en retenant la phrase ou sa référence ;
de prendre une boule de pâte ; d’y faire un petit trou pour y glisser le mini rouleau de la Parole de Dieu ; De refermer soigneusement le trou et de refermer la pâte pour lui redonner son apparence de galet, bien lisse, bien fermé…
Ce galet, nous l’emporterons chez nous, nous le laisserons sécher, il deviendra dur,…
Avec notre coccinelle, nous aurons deux symboles sous les yeux à la maison ou à offrir, deux symboles pour nous rappeler tout au long de l’année l’espérance du matin de Pâques !
Nous pouvons nous entraider, aider les plus jeunes ou que les plus jeunes aident les moins habiles de leurs aînés…

Fabrication du galet…
Fond musical
Nous avons cassé une pierre et trouvé la bête à bon Dieu qui nous était réservée ; nous avons reconstitué une pierre autour d’une parole, d’une promesse de Jésus, une pierre qui va durcir et devenir très solide, … Et nous seuls saurons ce qu’elle contient.
Pour terminer notre prédication en symboles et en gestes, dans ce culte à la forme quelque peu inhabituelle, je vous invite à la prière :
« Seigneur, nous avons cassé la pierre qui fermait nos horizons, celle qui nous semblait lourde, inutile, … Nous t’y avons trouvé, caché derrière les apparences, habitant nos vies jusque dans ce qui semble sceller nos tombeaux…
Maintenant, nous avons changé notre regard sur la pierre roulée du matin de Pâques.
Nous en avons fait une pierre pleine de ta Parole, remplie de ton amour et de tes promesses… Seigneur Jésus tu es la pierre angulaire de nos vies, celle qui solidifie nos maisons, Tu es notre rocher, notre solide rocher tout au long des jours à venir. Tu nous envoies annoncer ta Bonne Nouvelle, celle d’une pierre roulée en signe de libération, celle d’un tombeau vide habité de l’amour de Dieu pour toutes ses créatures. Nous expliquerons à ceux qui viennent dans nos maisons le sens de ce petit galet qui cache un trésor dont nous connaissons l’existence, nous leur expliquerons où nous avons trouvé cette petite coccinelle… Forts de cette joie de Pâques, envoie-nous, et fais de nous de bons témoins de ton amour, Seigneur ! Amen. »

Crédits Marie-Pierre Tonnon EPUB Seraing-Centre




Culte « batwa » pour l’offrande des Ecoles du Dimanche

Voici une propostion de culte de familles en lien avec l’offrande pour les enfants Batwa au Burundi. Merci à la pasteure Claudia Schulz de la paroisse de Hautepierre pour ce partage ( UEPAL)

powerpoint à télécharger ici culte familles-Burundi-19

Accueil Dieu nous rassemble. Il est notre créateur, et nous vivons dans la liberté de ses enfants. Il est la paix, et par lui nous pouvons vivre réconciliés les uns avec les autres. Accueil des membres de la communauté rwandaise et burundaise pour ce culte. Les enfants Batwa du Burundi seront au centre de nos prières aujourd’hui, mais en premier est Dieu, notre centre, notre raison d’être réunis ici. Gloire à lui !

Chants de louange :  Dieu tout puissant

Psaume 33, 1 – 5 + 13 – 15  en lecture antiphonée

Chant  de louange 12/01, 1 ; 3 ; 5 Je louerai l’Eternel

Confession des péchés (lu par des jeunes avec des lunettes de soleil sur le nez)

Père, pardon car parfois nous vivons avec nos lunettes noires, à ne regarder que nous-mêmes. Nous ne regardons pas, car nous ne les voyons même pas : ceux qui sont blessés par la vie S’ils pleurent, c’est qu’ils sont tristes ou qu’ils ont mal.

Père, pardon car parfois nous vivons avec nos lunettes noires, à ne regarder que nous-mêmes. Nous ne regardons pas : ceux qui sont différents de nous, qui nous sont étranges : les handicapés. Car nous ne sommes pas habitués, nous avons peur, nous pouvons même nous moquer. Cela est difficile d’être différents car nous sommes moqués, cela fait mal.

Père, pardon car nous ne voulons pas aller vers : ceux qui sont différents de nous par leur culture, leur origine ethnique, par les préjugés que l’on a raconté sur eux. Mais avec ton regard de vérité, nous pourrions peut-être essayer de les comprendre ? Père, toi qui nous écoutes et qui es celui qui nous fais du bien, donne-nous cette parole qui nous libère et nous rend plus léger. Oui toi, qui nous écoutes, change notre regard, ouvre notre cœur pour dépasser nos peurs, nos préjugés pour que nous puissions rencontrer autrui dans sa vérité.

Amen (déposer les lunettes)

Chant de demande de pardon JEM 1 369 Change mon cœur Seigneur et purifie-moi

Puis : Père, tu nous dis : « Regarde aussi les autres, aime-les ! ou au moins respecte-les ! Ensemble, vous êtes mes enfants. » Alors nous découvrons que c’est beau de rencontrer ceux qui ne sont pas comme moi, Ceux qui ont une autre histoire que moi, Ceux qui vivent autrement, Ceux qui parlent un autre langage que moi Et voient d’autres choses que moi. Père, Merci de nous ouvrir les yeux Et de nous inviter toujours à nous accueillir, Différents.   Amen

Chant : 22/08 , 1 – 3 Comme un souffle fragile

 Lecture : Michée 6, 6 – 8 (la vraie justice souhaitée par Dieu) 

Présenter le Burundi – montrer la carte.

  • Petit pays (jumeaux du Rwanda) 27 834 km2 (plus petit que la Belgique, ou même l’Albanie)
  • Le Burundi, en forme longue la République du Burundi, , est un pays d’Afrique de l’Est sans accès à la mer, mais possédant un grand rivage sur le lac Tanganyika, situé dans la région des Grands Lacs et entouré par la République démocratique du Congo à l’ouest, le Rwanda au nord, et la Tanzanie à l’est et au sud. Sa capitale est, depuis le 21 décembre 2018, Gitega. Toutefois, Bujumbura restera la capitale économique du pays.
  • Situé sur un plateau au cœur de l’Afrique, le Burundi jouit d’un climat équatorial tempéré par l’altitude (1 700 mètres en moyenne au centre, plus bas en périphérie). Le mont Heha, au sud-est de Bujumbura, culmine à 2 670 mètres. Une bande de terre longeant le fleuve Ruzizi, au nord du lac Tanganyika, est la seule région dont l’altitude est inférieure à 1 000 mètres. Cette région fait partie du Rift Albertin, extrême ouest de la vallée du grand rift.

Situation de la population Batwa

  • Dans la région des Grands Lacs habite un peuple de pygmées, les Twas (ou Batwas). Ils sont installés dans cette région depuis très longtemps, c’est un peuple traditionnel. Ils étaient autrefois nomades, spécialistes de la chasse et de la cueillette. Ils représentent aujourd’hui une minorité (moins de 1% de la population) au Burundi. Ils sont marginalisés et souffrent de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ils n’ont pas les mêmes droits que les autres et sont victimes de discriminations).
  • La poterie est une de leurs ressources principales mais aujourd’hui, ce métier traditionnel est menacé. Les enfants se retrouvent à mendier dans les rues pour survivre. Pour s’en sortir, ils auraient besoin d’aller à l’école.

Mais c’est difficile ! Ecoutons  l’histoire de Cyprien le Mutwa (signulier de Batwa) raconté par Scholastique Mukasonga, femme écrivain rwandaise qu a aussi vécu au Burundi.  Titre de la nouvelle : « Un pygmée à l’école. » tirée de « La vache du roi Musinga et autres nouvelles rwandaises ». Edition Gallimard, Collection folio.

Chant après le message : Je ne suis plus esclave de la peur 

Transition Il est vrai qu’aujourd’hui encore les enfants Batwa doivent supporter des situations d’injustice et d’exclusion : Trouver les avec moi!  (montrer Ta page à toi du livret « Offrande », laisser les enfants commenter les 7 situations d’injustice)

Comme eux vous avez fabriqué des poteries, mais vous pouvez aller à l’école ! Aujourd’hui, On peut les aider  afin qu’ils puissent aussi aller à l’école et ainsi changer les choses ! Et toi, tu as envie de plus de justice pour les enfants Batwas ?  Les enfants présentent les poteries

Chant ayant  la poterie pour thème

Terre rouge, terre de feu ; terre, terre, terre de lumière Terre rouge sous le ciel bleu. (Canon)

  • Introduction biblique (10 min)  « Éternel, tu es notre père : nous sommes l’argile, tu es le potier qui nous a façonnés, et nous sommes tous l’ouvrage de tes mains » (Esaïe 64,7)

Dans la Bible, on retrouve l’image de la poterie, si importante pour les Batwas. Le prophète Esaïe dit que Dieu est comme un potier et que nous sommes l’argile qu’il façonne. Nous sommes tous issus de la même matière, de la terre, quelque que soit le pays d’où nous venons ou les familles dans lesquelles nous grandissons. Dieu nous voit tous comme son œuvre d’art, à la fois tous pareil, mais en même temps, unique. Son amour pour nous continue de nous façonner tous les jours. Le prophète Esaïe dit qu’Il est notre père, donc nous sommes tous frères et sœurs.

Offrande avec les poteries des enfants par les enfants

Pause musicale

Intercession

Dieu créateur et potier, Tu nous as tous crée à ton image. Tu nous as façonné avec amour et selon ta volonté différents et pourtant égaux.  Ne permets pas que nous oublions cela un instant de notre vie lorsque nous rencontrons des hommes et femmes et enfants  qui ont l’air différent de nous.Nous te prions, hôte tout sentiment d’orgueil, de supériorité,  ou de jalousie de nos cœurs.

Dieu créateur et père, Tu aimes tous les êtres humains car tous sont tes enfants.  Pourtant nous voyons que des enfants ne peuvent pas grandir dans des conditions  dignes, mais qu’ils sont réduits à travailler ou à mendier. Nous te prions pour les enfants batwa au Burundi et au Rwanda. Permets que les préjugés qui existent encore puissent être démontés. Change les mentalités ! Permets que ces enfants puissent aller à l’école et ainsi améliorer leurs perspectives d’avenir.

Dieu créateur et sauveur, Tu a envoyé ton fils Jésus Christ pour nous sauver de nos péchés et de la mort. Quelle bonne nouvelle, quelle chance pour nous ! Permets-nous d’annoncer cette bonne nouvelle et de vivre selon elle tous les jours de notre vie.

Gloire à toi, Dieu de la vie.

Notre père

Chant de sortie : 36/22, 1 +4 – 5 Seigneur, tu cherches tes enfants

Bénédiction




Amène ta bonne humeur et sors de ta boite !

« Amène ta bonne humeur et sors de ta boite ! »  est un  CULTE  écrit pour l’Ecole Du Dimanche à partir de Cumulus. Merci au pasteur Frédéric Gangloff et aux monitrices (UEPAL). Les numéros entre parenthèses renvoient aux diapositives du powerpoint : Culte EDD boite à humeurs 2019

Postlude (1)

Noir (2)

Accueil (3) Présentation du thème de la boîte à humeurs. Faire la paix avec soi et les autres. Exprimer sa météo intérieure ! C’est Cumulus qui nous entraîne !

Noir (4)

Louange antiphonée (5-7)

Pasteur : Seigneur, merci pour les familles avec de jeunes enfants !

Parents : Seigneur, ce n’est pas simple, le dimanche est un peu agité !

Enfants : Seigneur, oui, on a souvent envie de rester bien au chaud au lit !

Parents : Seigneur, c’est un peu galère le matin pour arriver à l’heure au culte !

Pasteur : Seigneur, merci pour ces familles qui te consacre ce matin dans leur planning surchargé !

Enfants : Seigneur, il arrive que je me couche un peu plus tard le samedi soir, alors tu comprendras que le lever est plus difficile !

Pasteur : Lorsqu’un marcheur avance dans le froid, par une forte gelée !

Parents : Il allonge le pas et même court un peu !

Enfants : Jusqu’à ce qu’il rentre chez lui, à la chaleur du feu !

Pasteur : Là, chacun se réjouit !

Parents : Il se remet à vivre…

Enfants : C’est ce que Dieu veut pour nous ce matin !

Pasteur : Nous sommes dans l’une de ses maisons !

Parents : Merci de pouvoir nous poser et nous asseoir confortablement sur les nouveaux coussins !

Enfants : Aide-nous à déposer notre agitation !

Parents : Aide-nous à te remettre nos soucis !

Pasteur : Que la paix de Dieu soit en nous tous !

Noir (8)

Chant de l’assemblée Arc 271, 1-4 « Louange et gloire à ton nom » (9-12)

  1. Louange et gloire à ton nom alléluia, alléluia, Seigneur Dieu de l’univers, alléluia, alléluia

Ref : Gloire à Dieu, gloire à Dieu, au plus haut des cieux (2x)

2. Venez, chantons notre Dieu, alléluia, alléluia,  C’’est lui notre créateur, alléluia, alléluia,

3. Pour nous, il fit des merveilles, alléluia, alléluia, Eternel est son amour alléluia, alléluia,

4. Je veux chanter pour mon Dieu alléluia, alléluia, Tous les jours de ma vie alléluia, alléluia, 

Noir (13)

Lecture de Matthieu 21, 28-32 (14)

Répons Arc 164 (15) : Ah ! Qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble. Dans l’unité, la prière, par l’Esprit qui rassemble. Ah ! Qu’il est doux de demeurer ensemble. Ah ! Qu’il est doux de demeurer ensemble ! 

Noir (16)

  1. Winter is coming : Jill Snow (17)

 C’est dans l’air, nous la sentons ; un point c’est tout ! Winter is coming, le froid et la neige en nous ! Terreur des grands et joie des petits enfants ! Alerte rouge. Elle arrive ! Jill Snow avec son beau manteau blanc !Hier nous étions encore en jaune, à réclamer plus de privilèges ! Pendant que le monde se glace et se fige sous le règne de la reine des neiges ! (18)

Le sents-tu, ce froid qui s’insinue en toi et te rends transparent ! C’est comme si une épaisse couche de glace t’isolait entièrement ! Pour que tu restes la tête fourrée dans tes écrans ! Insensible à tous ceux qui t’entourent, le genre poupée qui dit nan ! (19)

Toute la journée, cette poupée glacée fait ce qui lui plaît Personne ne lui avait appris qu’elle était aimée,Libérée, délivrée, décidée… Mais comment avec un cœur congelé ?Personne ne lui avait jamais vraiment dit, qu’elle pouvait dire oui ! Sans même écouter, elle a choisi le froid de la nuit ! Sans même regarder, elle fait tout par habitude et ennui ! Et ce matin d’hiver, j’en suis où moi, dans mon état ! Il neige dans mon cœur comme une vague de froid qui s’abat ? Normal que j’deviens engourdi et que j’rêve de dormir pour longtemps ! A celui qui te dit : « Fait ceci, ou cela », tu réponds par principe nan !Ça fait du bien de remballer ceux qui disent à longueur de journée ! « Faites comme je dis, mais ne dites surtout pas ce que je fais ! »Mais pour éviter de rester prisonnier à jamais de mes clichés ! (20)

Il me faut trouver quelqu’un ou quelque chose pour briser entre nous la glace ! J’ai besoin de chaleur pour me réchauffer et retrouver ma place !

Noir (21)

Prière de réchauffement (22) Viens, Esprit-Saint, et envoie-nous des rayons de ta lumière. Ce matin, nous aurions vraiment besoin de tes langues de feu en nous. Viens chaleur de nos cœurs et irradie en nous ! Nous avons l’impression d’être complètement frigorifiés, pétrifié, sans n’être plus capable de réfléchir ou de réagir en cette période. Viens opérer un changement climatique en nous ! Renouvelle ce qui est mort ! Arrose ce qui est sec ! Guéris ce qui est blessé ! Assouplis ce qui est raide ! Réchauffe ce qui devient froid ! Recourbe ce qui est en train de se tordre ! Viens nous redonner vie, chaleur, espoir et courage ! 

Petit acte symbolique (23)Je vous propose de nous réchauffer mutuellement ! Soit par des paroles ou des actes qui donnent chaud à notre cœur. A chacun de trouver son petit réchaud…

Noir (24)

Chant gestué « Ma petite lumière » (peut être accompagné à la guitare) (25) 

Ma petite lumière, je la ferai briller (x3) (26)  Chaque jour, chaque jour Chaque jour et de toute manière Je ferai briller ma petite lumière

Lundi, j’ai son amour immense Mardi, il me donne sa puissance Mercredi, il me remplit de sa paix Jeudi, il m’enseigne à aimer Vendredi, je grandis dans la foi Samedi, il me remplit de sa joie Dimanche, l’esprit de Dieu me libère Pour faire briller ma lumière

Noir (27)

Lecture biblique de 1 Corinthiens 1, 4-9 (28)

Répons Arc 153, 1 (29) : Refrain : Tournez les yeux vers le Seigneur et rayonnez de joie. Chantez son nom de tout votre cœur, il est votre Sauveur d’est lui vitre Seigneur

1 J’ai cherché le Seigneur, et il m’a a écouté, il m’a a guéri de mes peurs, et sans fin je le louerai.

Noir (30)

  1. La tête dans les nuages : Mec Cloud (31)

 Après la neige, j’ai le moral souvent en mode ciel de traîne…Le genre d’expression qu’ils disent à la météo lorsque les nuages se déchaînent Si j’étais un pays, je serais l’Ecosse et son ciel voilé sur fond de lac magnifiques J’me baladerai en kilt, avec pour nom : Mec Cloud le nuagique ! C’est que ma tête n’en peut plus de toutes ces données stockées à tour de bras (32)

A longueur de temps j’mange, à haute dose, les MacDo du big data J’suis plus qu’un entonnoir où se bousculent les infos à l’heure du bouchon Au secours, tout s’embrouille en moi, suis bien plus qu’un simple bouffon J’suis pas qu’un pion à qui on donne des ordres : « Mec Cloud ouvre-toi ! » C’est un envoi vers la vie que je demande et non de faire un logi-ciel de moi !Vous qui cherchez à me soûler de données chaque jour ! Je dis stop ! Game over ! Aujourd’hui la tonne d’infonuagiques n’a plus cours ! Je veux la possibilité de chasser les nuages et de voir clair demain ! Vous n’êtes plus propriétaire de ma tête, je viens de reprendre la main ! (33)

J’en ai marre de travailler et bosser, et maintenant je commencer à œuvrer ! Enfin la possibilité d’être créatif, inventif, m’épanouir sans crever ! J’ai décidé qu’en’ voilà assez et que même si j’avais parfois la tête dans les nuages (34)

Mes pieds sont bien enracinés dans la confiance et comme a dit le sage Les épreuves sont semblables à des nuages qui ne sont que de passage Après la pluie, le beau temps… Mais le lourd en nous donne aussi de l’orage

Noir (35)

Texte : Derrière les nuages (36) Vous êtes en avion et vous traversez une épaisse couche de nuage. Et là, une vue à couper le souffle ! En prenant de la hauteur, l’espérance fait place au découragement une fois la barrière de grisaille dépassée, il existe une belle lumière éblouissante ! Derrière nos obstacles sa lumière brille toujours ! A condition de lever mon regard et de faire attention ! Attention travaux ! Attention route glissante ! Les panneaux de signalisation ne manquent pas ! Mais où sont les appels à la délicatesse, au respect, au partage ? Comment pourrais-je les entendre d’ailleurs ? Je suis préoccupé par ma santé, mes rêves ! Epuisé par mon travail, fasciné par les écrans ! Je ne perçois plus les appels et les signes qui me sont envoyés ! Il faut que je réapprenne à regarder derrière les écrans de fumée, tout ce qui vit et tout ce qui se meurt ! J’ai besoin d’un nouveau regard, d’un chasse-nuages, de me tourner vers les autres et toi !

Noir (37)

 Chant de l’assemblée Arc 613, 1-3 « J’ai besoin de ta confiance » (38-39) J’ai besoin de ta confiance pour vivre chaque jour. J’ai besoin de ta présence, j’ai besoin d’être sûr de ton amour. Pouvoir frapper à ta porte, parler en vérité. Savoir que tu réconfortes et chez toi être toujours invité. J’ai besoin de ta patience, de ta sincérité. Tu entends mes confidences, et chez toi, je suis en sécurité.

Noir (40)

  1. Orage et moi : Besse L’éclair (41) C’est vrai qu’on porte tous du lourd en nous qui nous déprime Le genre de truc qui nous électrice ; on tient plus en place, ça nous mine ! On se sent prisonnier d’une image dont on ne veut plus, c’est cuit ! Tu m’étonnes que de temps en temps on pète un ou deux circuits ! Et ce trop plein de courant, il doit bien sortir d’une manière ou d’une autre Je suis Besse l’éclair qui frappe plus vite que mon ombre !Nul ne connaît mon point d’impact par avance. Une fois lancé, j’y vais ! (42) 

Car s’opposer et dire non n’est pas qu’un caprice, mais un acte de liberté ! Être capable de décider de soi, c’est ne plus subir mais choisir d’y aller ! ! Comme la foudre qui s’en va où elle veut, frapper, c’est sa volonté ! Impossible de prévoir le point d’impact, il faut la laisser filer ! Imaginez un éclair bien dressé, qui répond oui, dès qu’on l’appelle avec un gros Moi ! (43)

En réalité, il n’en fait rien, même si apparemment, il file bien droit ! Lui-même est complètement infantilisé et soumis à son nuage qui fait la loi ! Ses rapports à son nuage sont tout, sauf une question de libre choix !Il n’est pas devenu Besse l’éclair par vocation, mais plutôt par soumission ! Et pourtant : « Vers l’infini, et plus loin encore ! » C’est pas ça notre mission ? (44)

Petit acte symbolique : décharge-toi sur moi : Je vous propose de nous passer une nouvelle énergie. Comme l’orage est électrique, je suggère que nous nous donnions la main et nous allons nous faire passer un nouveau courant de vie les uns aux autres pour de nouvelles impulsions !

Noir (45)

Confession de foi (46-48)

Je crois en Dieu, notre Père et notre mère, qui nous prend pour ses enfants et nous aime comme nous sommes !  Je crois en Jésus-Christ, le fils de Dieu, qui s’est fait humain pour que nous ayons le pardon, la joie, et le droit, tout comme lui, d’être fille et fils de Dieu !Je crois en l’Esprit Saint qui désire habiter en nous et nous redit que nous sommes enfant de Dieu ; il nous aide à comprendre les mots de Jésus ! Je crois que l’Église du Christ est universelle ; on peut la voir et pourtant, elle est bien plus encore ! Je crois que tous les humains sont unis en Jésus-Christ. Je crois à la vie qui ne s’arrêtera jamais.

Noir (49)

  1. Après la pluie le beau temps ? : Gris Sun (50) 

 Et maintenant ? Après l’orage, le retour du plein soleil ? C’est vrai que nous en aurions besoin qu’il sorte, celui-ci, de son sommeil ! D’un air pur, de cette chaleur d’hiver qui nous envelopperait doucement Pour enfin nous réveiller et nous nourrir de sa chaleur intérieurement ! Mais surtout pas de ce soleil dents blanches, avec son sourire de façade de pub Plutôt un soleil, genre gris sun, entre autonomie gagnée et pertes de nos certitudes ! (51)

Car, même en matière de religion et de foi, la sécurité il n’y en a pas ! Jésus-Christ offre à chaque petit soleil la possibilité de briller et de grandir comme il veut ! Ainsi, aucune Jill Snow, Mec Cloud ou Bess l’éclair ne pourra t’obliger à jouer leur jeu ! C’est à toutes nos humeurs, que Dieu s’offre, sans attendre une foi héroïque ! Il nous offre un nouveau départ, un instant de grâce sans rien ; surtout pas pour bonne conduite !Dieu nous laisse ce temps suspendu ; ce qu’à la météo y appellent temps incertain ! (52)

Il est lui-même bien placé pour changer d’avis, ce retour sur nous-même peut être demain ? Chacun de ces personnages de nos boites à humeur, il faut les vivre authentiquement ! Et pour sûr, rien n’est jamais fini pour nous et nous vivrons des tas de petits recommencements ! Alors, toutes tes humeurs sont bonnes à prendre lorsque tu arrives à les sortir de la boîte où tu les tiens prisonnières ! (53)

Tu es en chacune et chacune est en toi et c’est ce tout qui te rend unique, aimé (e) et tu peux en être fier (fière)

Noir (54)

Interlude Musical (55)

Noir (56)

Annonces & Offrande (57-58)

Noir (59)

Chant de l’assemblée Arc 723, 3-5 « C’est lui qui tient la terre » (60-62)

C’est lui qui tient la vie, dans ses mains, d’un nouveau-né qui rit, dans ses mains, de sa maman ravie, dans ses mains : Nos lendemains sont dans ses mains !

C’est lui qui tient les pages, dans ses mains, des jours clairs, des orages, dans ses mains, du méchant ou du sage, dans ses mains : début ou fin sont dans ses mains !

C’est lui qui tient la clef, dans ses mains, de ton éternité, dans ses mains, si tu veux l’accepter, dans ses mains : Oui, ton salut est dans ses mains.

Noir (63)

Prière d’intercession « Jour de pluie et jour de vent » (Par les enfants) (64)

Notre Père qui es aux cieux, nous te remercions de nous avoir donné la pluie ; merci de nous l’envoyer parce qu’elle fait pousser les arbres et les fleurs et parce que grâce à elle nous avons de l’eau à boire ; merci pour les pluies d’été qui rafraîchissent la terre desséchée. Merci Ô Dieu pour la pluie et l’eau fraîche car nous en avons besoin tous les jours pour nous laver et nous baigner. Aide-nous à ne pas grogner quand la pluie nous empêche d’aller jouer dehors. Merci, Père, pour le vent qui sèche et réchauffe la terre et qui permet aux graines de pousser et de devenir des plantes qui nous nourrissent ou des fleurs qui sont belles et qui sentent bon. Loué soit notre Seigneur pour le vent et la pluie, pour les nuages, l’air et la rosée, pour l’arc-en-ciel qui tout là-haut déploie sa précieuse et magnifique beauté, pour le soleil qui nous réchauffe car tous chantent l’amour du Seigneur, l’amour infini de Dieu.

Notre Père

Noir (65)

Chant gestué avec bande son : « Sous la pluie » (66) Sous la pluie, dans la tempête Où que je sois, ma confiance est en toi Quand le ciel est bleu, quand tout est gris Je te ferai confiance toute ma vie Tout mon espoir est en toi (x4)

Noir (67)

Bénédiction (68) Merci pour les enfants que tu nous as donnés. Chacun est unique. Parfois, j’ai du mal à les comprendre et je me sens dépassé, lorsque je suis trop préoccupé. Bénis nos enfants et accompagne-les sur les chemins qu’ils prendront ! Pose ta main pleine de bonté sur eux ! Que les talents dont tu les as comblés deviennent une bénédiction pour eux-mêmes et pour ceux qui les entourent. Donne-moi aussi assez de confiance, pour laisser libres les enfants, car je serai sûr qu’ils ont ta bénédiction. Tu prends soin d’eux. Ouvre-moi les yeux, fais-moi comprendre combien ils sont une bénédiction pour nous tous. Et Puissions-nous être tous une bénédiction les uns pour les autres. Amen

Noir (69)

Postlude

Bon Dimanche (70)

 

 

 

 

 




Notre coeur ne brulait-il pas ? Célébration pour Pâques

Déroulement CULTE : Notre coeur ne brulait-il pas ? Célébration pour Pâques

crédit Eloise Deuker

 

Jeu d’orgue

Accueil 

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !

Nous sommes rassemblés ce matin

à l’écoute de la Parole de Dieu.

Que par son Esprit,

Cette Parole convertisse notre coeur !

Qu’elle apaise nos inquiétudes !

Qu’elle fasse grandir en nous le calme et la confiance !

Lecture : Luc 24, 1-12

Chant : 483 (AEC) Jésus sort de la tombe

Prière d’ouverture – La galette et la cruche, Tome 3

Jacob fuit la vengeance de son frère.

Il s’arrête une nuit et fait un rêve étrange :

Une échelle relie la terre au ciel,

des anges la parcourent, et une voix lui dit :

Je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras,

je te ramènerai dans ton territoire, je ne t’abandonnerai pas.

Jacob se réveille et dit :

Le Seigneur est présent en ce lieu, et je ne le savais pas.

Que cet endroit est redoutable ! (Genèse 28, 10 – 19)

(…)

Je vous invite à la prière :

Seigneur, tu es là, au milieu de nous, et tu nous attends.

Tu étais là avant que nous arrivions,

et tu nous précéderas lorsque nous partirons.

C’est nous qui ne sommes pas sûrs d’être là,

nous sommes trop distraits, trop occupés d’autre chose,

trop méfiants, trop inquiets.

Accorde-nous la grâce d’être là tout simplement, accueillants, attentifs, ouverts, sincères, fidèles.

Ouvre nos yeux, nos oreilles,

nos coeurs et nos mains ;

et nous pourrons dire nous aussi :

Le Seigneur était présent en ce lieu, et je le savais.

Béni soit le nom du Seigneur !

Chant : 480 (AEC) Le Sauveur est ressuscité, 1, 3, 11

Louange – La Galette et la Cruche, Tome 2

Mon Dieu,

Tu es la source, Désaltère-moi !

Tu es le rocher, Fortifie-moi !

Tu es l’aube, Eclaire-moi !

Tu es le souffle, Rafraîchis-moi !

Tu es le pain, Nourris-moi !

Tu es le vin, Réjouis-moi ?

Tu es la vie, Eveille-moi :

Tu es la paix, Apaise-moi !

Tu es le Père, Appelle-moi !

Tu es le fils, Guéris-moi I

Tu es l’Esprit, Envoie-moi !

Confession du péché – Textes liturgiques évangile et liberté

Si angoissant est le chemin de notre vie, Ô Dieu, fais route avec nous, Sois toi-même notre chemin !
Si lourd est le fardeau de notre misère, Ô Dieu, porte-le avec nous, Sois toi-même notre repos !

Si fatigante est la marche, Ô Dieu, prends nos mains dans les tiennes
Sois toi-même notre courage !
Si solitaire est notre course dans la nuit, Ô Dieu, mets ta lumière en nos cœurs,

Sois toi-même notre frère !
Et puisque tu allumes toi-même en nous la flamme de l’espérance, Viens combler notre vide et pour les siècles des siècles Nous vivrons avec toi !

Action des enfants :

Les enfants circulent avec le cercueil dans le temple. Ils l’ouvrent. On y découvre : des ballons gonflés à l’hélium qui se dressent au dessus du cercueil, une bible, des fleurs, des feuilles roulées. Distribution des fleurs et de la feuille roulée qui contient la confession de foi.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lecture : Luc 24, 13-21 

Annonce de la grâce – Textes liturgiques évangile et liberté

Notre Père nous donne toujours son Esprit ; il nous donne sa force ; il nous donne son souffle de vie, sa lumière et sa chaleur, son dynamisme créateur.
Il nous donne des yeux nouveaux, qui voient et des oreilles qui entendent ; des yeux qui voient dans la nuit du monde et des oreilles qui entendent les cris muets, comme Jésus nous l’a montré.

Notre Père nous le promet : je soulage ceux qui viennent à moi ; j’encourage ceux qui s’ouvrent à l’espérance ; je les accompagne aux jours de la difficulté et du malheur.

Chant : 473 (AEC) Le Seigneur est ressuscité

Lectures bibliques : Colossiens 3, 1-4 

Luc 24, 22-35 

Chant : Une flamme en moi

Prédication à deux voix – Carine Frank et Eloïse Deuker

1) Savez-vous jouer à cache-cache ?

Vous souvenez-vous de ce jeu, des sentiments que vous éprouviez quand vous vous cachiez ?

On a un petit sentiment de puissance car on est subitement devenu invisible. Il y a de l’excitation, on attend, on est un peu fébrile : arrivera-t-il à me trouver ? Ma cachette est-elle bonne ? Pas trop facile ? On se fait petit, on essaie de disparaître…

et puis quand l’attente est trop longue, il arrive qu’on se lasse, ou même, parfois, on a peur d’être oublié, que les copains continuent à jouer sans nous et nous aient juste oublié.

2) Je viens de finir de compter, je lève les yeux et … je ne vois personne. Celui qui cherche, dans une partie de cache-cache, a d’abord un petit moment de doute, d’appréhension : c’est vide, et si… tout le monde était parti pour de bon et que je me retrouvais tout seul ? toute seule ? Alors je réfléchis, si moi j’étais à la place de celui qui se cachait, où j’irais ? Puis rapidement, il est possible que j’aperçoive des indices : un bout de chaussures qui dépasse, ou bien le coude, une mèche de cheveux…  C’est l’effervescence qui débute, je me délecte, je me régale de découvrir la cachette de l’autre et quand je le trouve, je dis son nom.

Mais, je peux me sentir découragé aussi et un peu affaibli : je ne trouve pas ceux qui sont caché, je ne les vois pas. Pourtant je le sais : ils ne sont pas loin, ils ne peuvent pas être loin ! Je n’ai compté que jusqu’à trente ! Je suis sûre d’être partie dans la bonne direction mais… Est-ce que je me serais éloigné du lieu de leurs cachettes ?

1) Sur le chemin d’Emmaüs, on joue à cache-cache…

D’abord parce qu’Emmaüs est une ville qu’on ne connaît pas ! On a essayé de la localiser, mais aucune source ne nous dit clairement : c’est là… de là à penser que la ville d’Emmaüs n’existe pas, il n’y a qu’un pas.

Nos deux compagnons, sur ce chemin vers nulle part, s’en vont. On ne sait pas où ils vont, mais on sait ce qu’ils quittent : Jérusalem, leur vie d’avant, la vie avec Jésus, leur rêve avec Jésus, leurs espoirs, leur foi. Ils ont perdu Jésus, alors ils s’éloignent. Ils se cachent, peut-être…

Dans ce chemin, qui est fuite, qui est abandon, qui est errance, Jésus les trouve. Trouvé ! Aurait-il pu dire. Jésus les a trouvé dans leur cachette. Mais eux ne le reconnaissent pas, ils ne veulent pas jouer à cache-cache, ou ils ne savaient pas qu’ils jouaient. Jésus les trouve et les rejoint dans leur cachette, sur leur chemin, dans leur errance, leur sentiment d’abandon, leur envie de fuir.

Il n’existe pas de bon chemin, le chemin de la vérité, de la droiture, le chemin des cieux ou de Dieu.

Le chemin d’errance devient le chemin de Dieu. Jésus se déplace. Il n’attend pas que nous arrivions à de bonnes dispositions, que nous soyons scrupuleusement (ou même un minimum) respectueux de la loi de Dieu. Il n’attend pas de nous perfection, confiance inébranlable, joie perpétuelle.

Le seul bon chemin, c’est notre chemin ; c’est celui où je me laisse rencontrer, bousculer, trouver par Dieu. Quand il me trouve, il se passe quelque chose. Moi qui croyais être invisible, ou seul ou délaissé, Dieu me réserve une surprise

Quand Jésus me trouve, il a quelque chose pour moi. Il se régale de m’avoir trouvé et veut me régaler.

2) Ils sont lents à la détente, nos deux compagnons sur le chemin d’Emmaüs ! Pourtant, Jésus lui-même les rejoint sur le chemin (qui mène dans une ville qu’on ne connaît pas), Jésus leur offre, en personne, une explication de textes, en somme, mais rien à faire ! Les faire sortir de leur cachette, prends du temps : on dirait presqu’ils ont renoncés à jouer : on ne sait plus très bien qui cherche qui, qui trouve qui, dans cette histoire.

Quand les disciples demandent : « Reste avec nous, car le jour baisse déjà et la nuit approche». Le Christ accepte de prendre du temps.

C’est au moment où Jésus rompt le pain que leurs yeux s’ouvrent. Ca y est, ils viennent de faire le lien, de découvrir ce qui était caché à leurs yeux jusqu’alors : le pain nourrit, le pain alimente, le pain ravitaille. L’écriture aussi le fait. « N’y avait-il pas un feu qui brûlait au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin et qu’il nous expliquait les Écritures ? ». La satiété et la plénitude n’étaient-elles pas déjà là lorsque le Christ nous expliquait les écritures ? Le pain a mis en lumière les textes, le pain a éveillé les disciples tout à coup. Il a fallut prendre son temps, il on eu besoin de voir ce concret du bout de pain : c’est l’expérience fondamentale qui permet de comprendre que derrière ce pain qui nourrit il y a le sens de cette parole qui nourrit elle aussi, alimente et ravitaille.

Pour nous aussi il faut du temps : le temps de se dire que les textes peuvent être des provisions à glisser dans son sac, le temps de la digestion des écritures, le temps de prendre conscience que ces textes anciens peuvent être pour nous une nourriture nouvelle et renouvelée.

Mais voilà que dans le texte, au moment-même de la reconnaissance, Jésus disparaît à nouveau…

1) C’est pas du jeu : à cache-cache, quand on a attrapé le copain, on le serre pour le garder, pour bien montrer : je l’ai trouvé !

Dieu nous rappelle les règles du cache-cache : le but c’est de trouver, pas de mettre la main sur lui.

Dieu n’a pas d’adresse, on ne sait pas où il est, on ne peut pas le tenir entre nos mains, ni même dans nos esprits.

Il nous a trouvé, il était là, c’est tout. Et ça suffit !

2) Aujourd’hui, c’est la fête de Pâques. Aujourd’hui on fait « pouce », on fait pause quelques instant dans les inquiétudes du cache-cache. Certes, si nous  ne savons pas précisément où il se trouve, nous avons cette parole qui résonne. Une acclamation, une certitude « Le Seigneur est vraiment ressuscité ! Simon l’a vu ! ». Cette parole vous est offerte, alors prenons ensemble le temps de la recevoir, à travers cette proclamation, à travers le pain, à travers le feu qui brûle au dedans de nous. Tiens / Tenez, je t’offre / nous vous offrons ce cœur que les enfants du catéchisme et de l’école biblique ont fait, pour signifier que le Christ est vraiment ressuscité et que cette parole nourrit, alimente, ravitaille.

Action des enfants :  Distribution des cœurs par les enfants

 

 

 

 

 

bricolage coeur

Orgue

Confession de foi :

Aujourd’hui, dans la nuit du monde et dans l’espérance de la Bonne Nouvelle, j’affirme avec audace ma foi en l’avenir de l’humanité. Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

Je refuse de croire que l’être humain n’est qu’un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité, d’influencer en quoi que ce soit le cours des événements.

Je refuse de partager l’avis de ceux qui prétendent que l’homme est à ce point captif de la nuit sans étoile, du racisme et de la guerre, que l’aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

Je refuse de faire mienne la prédication cynique que les peuples descendront l’un après l’autre dans le tourbillon du militarisme vers l’enfer de la destruction thermonucléaire

Je crois que la vérité et l’amour sans condition auront le dernier mot effectivement. La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort. Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l’espoir d’un matin radieux.

J’ose croire qu’un jour tous les habitants de la terre pourront recevoir trois repas par jour pour la vie de leur corps, l’éducation et la culture pour la santé de leur esprit, l’égalité et la liberté pour la vie de leur cœur.

Je crois également qu’un jour toute l’humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour. Je crois que la bonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. Le loup et l’agneau pourront se reposer ensemble, chaque homme pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et personne n’aura plus raison d’avoir peur.

Je crois fermement que nous l’emporterons. Amen.

Martin Luther King, Oslo, 10 décembre, 1964

Chant : 475 (AEC) Mon rédempteur est vivant

Annonces

Offrande

Prière d’intercession – Florence Taubmann

Unissons – nous dans la prière

Seigneur,

Fais briller la lumière de Pâques

Au cœur des obscurités humaines !

Donne à tes enfants qui peuplent cette terre

Une infirme parcelle de ta sagesse

Un seul rayon de ta joie

Et ils pourront marcher dans l’espérance !

Que chez les peuples en conflit

Le désir de paix soit sincère et profond

Que dans les peuples miséreux

Le courage ne soit pas brisé par l’impuissance.

Que dans nos pays riches

Le partage ne soit pas qu’un vœu pieux !

En cette joie solennelle et intime de Pâques

Redonne à nos vies un goût de résurrection,

Non seulement pour nous-mêmes,

Mais afin que nous puissions témoigner

De ton amour et de ton choix irréductible pour la vie.

O notre Père, nous te nommons,

Chacun dans le secret de son cœur,

Ceux qui nous sont chers, ou simplement connus,

Et qui ont besoin de toi,

Amen.

Cène

Parole d’accueil/préface

action des enfants : Les enfants apportent les éléments : pain, coupes, corbeilles.

Institution

Communion :

Chant : 471 (AEC) A toi la gloire

Prière d’action de grâce

Bénédiction – ERF, 1982

Que l’amour du Christ, notre lumière,

Vous accompagne et vous rendre rayonnants et fraternels.

Allez dans la joie du Christ ressuscité !

Amen

Chant : 882 (AEC) Que la grâce de Dieu soit sur toi

article : Eloïse DEUKER, pasteur avec l’équipe catéchétique Montbéliard




Culte pour la fête des missions

Culte de la Fête des Missions. 

– Orchestre des Jeunes et Accueil

– Chant : Seigneur, nous arrivons (Alléluia 21-19 ; 1-3)

– La louange de la création

Lorsque l’homme dit : L’Éternel m’abandonne, le Seigneur m’oublie,

le Saint, béni soit-il, répond : J’ai créé au firmament douze constellations ; pour chacune d’entre elles, j’ai créé treize armées d’étoiles ; pour chaque armée, j’ai créé treize légions ; pour chaque légion, j’ai créé treize routes ; pour chaque route, treize cohortes ; pour chaque cohorte, treize camps ; et chaque camp contient trois cent soixante-cinq mille myriades d’étoiles, selon le nombre de jours de l’année solaire.Tout cela, c’est pour toi que je l’ai créé, et tu dis que je t’ai abandonné et oublié !

Je vous invite à la louange avec le Psaume 148 : Louez le Seigneur !

Avec les anges et tous ses serviteurs, louez-le sur terre et dans les hauteurs ! Avec le soleil, la lune, les étoiles, que tous s’unissent pour le grand récital. Louez le Seigneur ! Avec les galaxies, la Voie Lactée, Aldébaran, Altaïr et Véga, que louent Sirius, Orion et Cassiopée, les étoiles naines et la supernova ! Louez le Seigneur !

Vous les créatures du ciel et de la terre et les monstres qui vivent au fond de la mer, que le feu, la grêle, la neige, le brouillard, entonnent une louange, en chant de victoire. Louez le Seigneur !

Que tout animal, oiseau ou poisson loue le Seigneur pour ses bénédictions. Garçons et jeunes filles, vieillards et enfants, dans une même louange, unissez vos chants. Louez le Seigneur !

Toi son peuple, appelé à la louange, Il a tout donné pour ton seul bonheur. De ses bienfaits tu recueilles la vendange. Que tout en toi bénisse le nom du Seigneur !

– Chant : Toi seul j’ai invoqué

– Prière d’illumination : L’eau et la pierre

Un Père du désert disait : La nature de l’eau est tendre, celle de la pierre, dure, mais si l’eau coule constamment goutte à goutte, elle creuse la pierre peu à peu, et cette dernière devient une vasque qui retient l’eau. De même, la Parole de Dieu est tendre et notre cœur est dur, mais l’homme qui entend fréquemment la Parole creuse son cœur pour accueillir la présence de Dieu.

  • Prions :

Seigneur, trop souvent notre cœur, notre esprit, notre intelligence sont durs comme de la pierre. Au moment où nous allons nous mettre à l’écoute de ta Parole, que ton Évangile soit comme une eauqui transperce notre cœur de pierre pour en faire un cœur de chair.

– Chant du Créa’Dim (Ecole du Dimanche)  : De l’eau

– Lecture biblique : Marc 9, 33-37

33 Ils arrivèrent à Capernaüm. Quand il fut à la maison, Jésus questionna ses disciples : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »

34 Mais ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir lequel était le plus grand.

35 Alors Jésus s’assit, il appela les douze disciples et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, il doit être le dernier de tous et le serviteur de tous. »

36 Puis il prit un petit enfant et le plaça au milieu d’eux ; il le serra dans ses bras et leur dit :

37 « Celui qui reçoit un enfant comme celui-ci par amour pour moi, me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit ne reçoit pas seulement moi-même, mais aussi celui qui m’a envoyé. »

– Chant : Il n’y a vraiment personne

– Partage biblique

– Chant : Qui es-tu ?

– Sur le Don ; extraits : Khalil Gibran

Le don du coeur est le véritable bien.
Que sont vos biens, sinon des choses que vous gardez et défendez, par crainte du besoin du lendemain ?…

Qu’est-ce que craindre de connaître le besoin, sinon vivre dans le besoin ?… Il y a ceux qui donnent peu de leur abondance…
Et il y a ceux qui ont peu, et le donnent entièrement.
Ceux-ci croient en la vie et en la bonté de la vie, leur fond n’est jamais vide.
Il en est qui donnent avec joie, et cette joie est leur récompense.
Et il en est qui donnent avec peine, et cette peine est leur baptême.
Il en est aussi qui donnent sans souffrir d’une peine, ni quérir une joie, mais encore sans être conscients de cette vertu;…
A travers le geste de leurs mains, Dieu nous parle et sourit à la terre du fond de leurs prunelles…
En vérité c’est la vie qui donne à la vie – et vous qui croyez être la source du don, vous n’en êtes que témoins.

– Collecte + Orchestre des Jeunes 

– Chant : Mon secours est en toi

– Intercession de Nabil MOUANNES (Liban), paru dans Terre Nouvelle, n° 72, Mars 1993, et dans Mission, n° 32.

Fais, Seigneur, se joindre toutes les mains, pour rendre plus humain le sol où tu insufflas la vie à un homme que tu modelas.

Que nous prenions TA MAIN NOIRE, Seigneur, pour que la terre porte les fruits de l’espoir.

Que nous prenions TA MAIN JAUNE, Seigneur, pour que le monde reste jeune et que chacun gagne dignement son pain.

Que nous prenions TA MAIN BLANCHE, Seigneur, pour que les bourgeons qui portent joie et justice éclosent sur toutes les branches.

Que nous prenions TA MAIN ROUGE, Seigneur, à la croisée des chemins, pour que les hommes de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe, de l’Amérique, de tous les temps, de tous les cieux, cultivent ensemble sur tous les continents, des chemins de développement, des champs de prière, de dévouement, et de service mutuel. Amen.

– Chant de la chorale : Viens parmi nous

– Notre Père

– Orchestre des jeunes : Les Lacs du Connemara

– Bénédiction

– Orchestre des Jeunes : Joshua

Crédits : Daniel Boessenbacher, (UEPAL )