Solidarité avec le Liban et les enfants réfugiés syriens.

Voici le compte-rendu détaillé d’une journée catéchétique sur le thème de la Mission, vécue à Nîmes en solidarité avec le Liban et les enfants réfugiés syriens.  Collecte des documents par  Titia es-Sbanti (EPUdF). 

Journée catéchétique

Préparatifs  : mise en place de la sono, des micros, du  lecteur CD, installation du vidéo-projecteur (test), afficher la grande carte du Moyen-Orient. Poser sur les portes les affiches (prêtes) pour les ateliers. Installer  le « jeu de piste » en fonction du temps (la météo prévoit de la pluie),  accrocher les 3 drapeaux  (français, libanais, syrien).  Des accessoires pour l’ambiance orientale  (pas obligé, c’est juste si on en a, pour l’ambiance) : encens ?  robe longue, ? tunique ?  un « fèze » ? ( chapeau rouge  avec des pompons )

ACCUEIL des enfants  en mots (paix) et en couleur (ruban) « Shalom, salam, la paix soit avec toi. » Salutation des enfants en arabe, en Albanais et en  grec.

Chaque enfant dit d’ou il vient et reçoit un ruban de couleur, puis va se placer là  où se trouve la photo de sa paroisse. Chaque ruban a son code couleur  : ocre , bleu et vert. Pour les invités, on prépare  un ruban doré

PIQUE-NIQUE   Bénédicité en arabe

PRÉSENTATION DU LIBAN et de sa géographie, (5 minutes),  de la situation au Liban (10-15 minutes) puis de l’après-midi à travers le carnet  (5 minutes)

CONSTITUTION DES EQUIPES  :  Chaque groupe est accompagné d’un(e )moniteur (trice) qui reçoit sa feuille de route avec la succession des ateliers.

PRÉSENTATION  DES ATELIERS

  • ville de PALMYRE  Activité : répondre à la lettre d’un enfant syrien (lettre intégrée dans le carnet). Trophée : 1 stylo.
  • ville d’ALEP Activité :  réaliser un arbre à papillons matériel : tableau  Trophée : graine à semer. Les papillons sont prêts : sur place, chaque enfant devra écrire  un mot sur son papillon puis l’épingler  sur le tableau. Les responsables d’atelier  auront aussi une série de papillons à charger d’un mot et à fixer sur le tableau. Fiche détaillée ici 7. Atelier Papillon (détaillé)
  • ville de TYR Activité : préparer un grand plat de houmous que parents, enfants, monitrices, pasteurs dégusteront lors de l’apéritif qui suivra le culte. Trophée : la recette du houmous.
  • ville de MINYARA Activité : découvrir le texte de Jérémie 29 avec charades et illustrations pour retrouver les mots manquants. Fiche détaillée ici 8. Atelier Bible (détaillé)
  • ville de HOMS Activité :  jeu de piste pour sensibiliser aux conditions de vie dans les camps. Trophée : citation de Luther joliment illustrée. Fiche détaillée ici 9.Atelier JEU de PIste
  • ville de QAB ELIAS Activité : Danser sur une musique libanaise.Trophée : un CD avec de la musique libanaise.

 PRÉCISIONS : Durée de chaque atelier : 25 minutes. Si une équipe a un temps d’attente,  discuter la dernière page du carnet.

GOÛTER avec l’apport des gâteaux et boissons des familles

CULTE Après le culte, on sert un verre de l’amitié et des toasts avec l’houmous. Prévoir la boisson, les verres et toasts.

CULTE

Moment musical et Accueil ( explication, thème,..)

 Cantique:  761 « shema Israél »

 Louange

Cantique  n° 630 « Mon Sauveur, je voudrais  être une fleur .. »

 Prière d’illumination 

Lecture biblique : Jérémie 29/11-14 – lecture par 1 -2 enfants

« Oui, moi, le Seigneur, je connais les projets que je forme pour vous. Je le déclare : ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir plein d’espérance. Vous ferez appel à moi, vous viendrez me prier, et je vous écouterai. Vous me chercherez, et vous me trouverez. Oui, je le déclare, moi, le Seigneur : si vous me cherchez de tout votre coeur, je me laisserai trouver par vous. Je vous rendrai votre ancienne situation, je vous rassemblerai de tous les pays et de tous les lieux où je vous ai chassés. Je vous ferai revenir ici, à l’endroit d’où je vous ai déportés ».

Projeter le texte en français pour les enfants et Jérémie 29 11-14 Arabe

Prédication :  Prédication Jérémie 29

Musique-danse

Offrande – pendant la collecte :  musique orientale

 

 

 

 

 

Intercession : nous utilisons la production de l’atelier d’écriture.

Le Notre Père : projeter en arabe en phonétique et en français. Voir ici le document NOTRE PERE Arabe – Français Le dire simultanément dans les 2 langues : une phrase chaque fois en arabe (et ceux qui se sentent !), puis la même phrase en français par l’assemblée.

Cantique 536/1, 2, 3, 4,5 « Seigneur tu cherches tes enfants»

Envoi-Bénédiction: En lien avec l’atelier Papillons (ALEP)  montrer à l’assemblée l’arbre  à papillons, (photo)

Idée de  geste  pour l’ENVOI : On ferait  un  lancer  de  papillons :  découper plein de  papillons (forme stylisée, simple) , et les lancer comme des confettis

Cantique 741/1, 2, 3, 4, 5 « Evenou shalom » 

 

 

 

 

Crédit : Titia Es-Sbanti (EPUdF)




Aux armes (spirituelles) !

« Aux armes (spirituelles )! » est une prédication rimée d’Axel Imhof (UEPAL). Les textes de base étaient Ephésiens 6, 13 à 18 et la tentation de Jésus au désert Matthieu 4, 1-11. 

« On ne peut vraiment jamais être tranquille »

Aurait pu dire Jésus, tout juste baptisé

Et conduis au désert pour y être tenté

Souvent belle, la vie est rarement facile

Sourire et grimace sur nos visages

Car nos trajectoires sont pleines de virages

A la paix, à la joie se mêlent bien des épreuves

Il en faut des combats pour faire peau neuve

 

Il est des épreuves qui ne s’affrontent que seul

Dans son désert intérieur, sans amis sans aïeul

Confronté sans voile à ce qui nous angoisse

personne ne peut combattre à notre place

 

Pour autant nous ne sommes pas abandonnés

Encore moins démunis sans moyens de lutter

Nos proches nos soutiens ne sont jamais bien loin

Dans sa fidélité Dieu arme jusqu’aux dents

Qui veut tenir bon dans l’étreinte du serpent

 

Alors aux armes, aux armes concitoyens du ciel !

Puisons force et courage dans l’Eternel

Parons-nous pour mener ce combat spirituel

Relevons la tête et soyons insoumis

Face à tout ce qui écrase et avili

Contre ce qui voudrait nous éloigner de notre Dieu

Tenons-nous prêts et surtout ouvrons les yeux
Combat peu ordinaire, les armes données

Sont Justice, zèle, foi, salut et vérité

Ici la bienveillance remplace la violence

On n’se bat pas crispé sur ses poings fermés

On tient ferme, certes, mais avec les mains ouvertes

 

Il ne s’agit pas d’écraser mais d’accepter

Accepter d’avoir faim comme Jésus au désert

Qui en vient à saliver sur un tas de pierres

Oui accepter d’avoir des besoins et des désirs

En nous toujours ce manque qui nous fait souffrir

Et que Dieu seul pourra venir combler

 

Comme Jésus refusant le délire mégalomane

De sauter dans le vide, jouer à Superman

Accepter nos limites…

 

Comme lui résistant à l’attrait du pouvoir

Accepter de lâcher prise, ne pas tout maitriser

Bref accueillir nos failles, elles peuvent se déchirer

Nous rendre vulnérables, nous faire choir

Mais c’est par elles que la lumière de la grâce

Peut nous atteindre et illuminer nos faces

 

Alors aux armes, aux armes concitoyens du ciel !

Parons-nous pour mener ce combat spirituel

Tenez bon, soyez patients, mais pas trop patients

Sans être soupçonneux, soyez attentifs et conscients

 

Et si d’aventure vous vous trouviez en difficulté

Qu’il pèse bien trop lourd ce poids qu’il faut porter

Si vous perdez pieds au milieu de cette pagaille

Prenez courage et ne vous souciez plus guère

Souvenez-vous bien que ce n’est qu’une bataille

Et que notre Seigneur a déjà gagné la guerre

 

Que la paix de Dieu, qui surpasse tout ce qu’on pourrait en dire en 10000 alexandrins garde vos esprits et vos cœurs en Jésus Christ

Crédit : Axel Imhof




Le baptême de Jésus

Voici un découlement de culte à 4 pattes proposé par Claire De Lattre-Duchet sur le thème du baptême de Jésus.Nous utilisons une marionnette appelée « Cumulus » représentant  un nuage (ou un coussin en forme de nuage). 

Introduction : Cette année, un petit nuage impertinent, Cumulus, (né de l’imagination de Laurence Gangloff) nous guide à la découverte des histoires bibliques. Il est présent à chaque célébration. Fabriqué en carton, coton d’un côté, gouttes d’eau en papier collées les unes sur les autres de l’autre, il est utilisé un peu comme une marionnette. (Photo ci-contre et en fin d’article)

Déroulement 

Prélude et Accueil : Le matin, nous disons : bonjour. A midi, nous disons : bon appétit. Le soir nous disons : bonne nuit. Au début du culte, nous disons : bienvenue à tous de la part de Dieu, bienvenue pour partager des histoires qui parlent de Dieu, des chants et des prières qui s’adressent à Dieu.

Cantique : Tout le monde est bien arrivé

Nous nous rassemblons autour de la Bible…  Vous le savez, dans la bible, il y a beaucoup de personnages qui nous parlent de Dieu. Nous avons rencontré Bartimée, Esaïe, Jonas, les amis de Jésus par exemple. Il y a aussi  des rivières, des lacs, la pluie, des puits, ce sont autant de lieux pour les histoires de la bible. Dis-moi Cumulus de quoi ou de qui vas-tu nous parler ?

  • Du Jourdain.
  • Ah ! …
  • C’est une rivière.
  • Pourquoi veux-tu nous parler du Jourdain ?
  • A cause de Jean qu’on appelle aussi parfois Jean-Baptiste !
  • Je comprends, alors si tu nous parles de Jean-Baptiste, d’abord on apprend sa chanson et après tu nous racontes.

Nous apprenons le chant : Préparez le chemin du Seigneur (Arc-en-ciel 323 – refrain)

Histoire en kamishibaï : Cumulus au Jourdain La marionnette Cumulus passe derrière le butaï comme s’il y entrait, on le retrouve ensuite sur chacune des images du kamishibaï. Les images ont été tirées et adaptées de Jean-François KIEFFER, « 32 images de l’évangile », n°2, 3 et 5

  1. Photo Kam1

En ce temps-là, Cumulus était un petit nuage curieux. Né sur les bords de la Mer Morte, il avait envie d’explorer le monde. En regardant bien, il remarqua une rivière qui venait se jeter dans la Mer Morte : c’était le Jourdain. Il décida de suivre le Jourdain pour voir d’où coulait l’eau de cette rivière.

 

 

  1. Photo Kam2

Bientôt, au bord du Jourdain, Cumulus vit un homme, tout seul. Cumulus s’approcha pour le regarder mieux : il vit que cet homme vivait là, au bord du Jourdain. Il n’avait pas de beaux habits et il ne mangeait pas grand-chose. Il parlait à Dieu parfois, il se taisait beaucoup comme pour écouter Dieu. Comme Cumulus était curieux, il décida de rester là, pour en savoir plus sur cet homme.

 

 

  1. Photo Kam 3

Et c’est ainsi qu’il apprit que cet homme s’appelait Jean. Cumulus vit que parfois d’autres hommes venaient voir Jean pour l’écouter parler de Dieu. Jean leur disait : « Préparez-vous car un autre que moi va venir ; il saura vous parler de Dieu mieux que moi. Préparez-vous à l’accueillir comme votre Seigneur. » Et puis Jean leur disait aussi : « Est-ce que tu penses à Dieu ? Est-ce que tu fais de la place dans ton cœur pour Dieu ? »

 

 

  1. Photo Kam4

Parfois Cumulus entendaient ceux qui venaient voir Jean dire : « Je veux aimer Dieu de tout mon cœur, je veux vivre comme Dieu veut. » Alors Jean descendait avec eux dans le Jourdain, il les trempait entièrement dans l’eau. Et leur disait : « Souviens-toi tous les jours que Dieu t’aime et aime-le à ton tour ! » Alors ceux qui avaient été plongés dans l’eau repartaient tout heureux parce qu’ils avaient confiance en Dieu.

 

 

  1. Photo Kam5

Un jour, Cumulus vit qu’un homme venait voir Jean. Il l’a remarqué car il n’était pas tout à fait comme les autres. Cumulus a entendu que cet homme s’appelait Jésus, mais surtout, il a entendu que ses amis l’appelaient souvent « Maître ». Et il a vu que Jean ne voulait pas aller dans l’eau avec lui. Il lui disait : « Toi, Jésus, tu n’as pas besoin que je t’explique des choses sur Dieu, tu le connais mieux que moi !» Mais Jésus a insisté, alors Jean est entré dans l’eau avec lui.

 

 

  1. Photo Kam6

Quand Jésus est sorti de l’eau, Cumulus a entendu une voix venant du ciel, bien loin au-dessus de lui, dire à Jésus : « Tu es mon Fils bien-aimé, je mets en toi toute ma joie. » Et Cumulus a vu l’Esprit de Dieu qui venait comme une colombe sur Jésus.

 

 

  1. Photo Kam7

Notre petit nuage a trouvé cela bien étrange et il a pensé : « Je suis curieux d’en savoir plus sur ce Jésus. Ce n’est pas n’importe qui puisque Dieu lui-même le reconnait comme son Fils. Je dois garder un œil sur lui, parole de nuage ! »

 

 

Chant : Préparez le chemin du Seigneur

Partage :  L’idée de ce temps est d’encourager un temps d’échange sur le thème du culte, à savoir le baptême, avec pour objectif premier d’être à l’écoute des enfants et de leur découverte de la foi. Voici en quelques lignes comment les choses ont été vécues lors de ce culte :  Une petite fille présente avait assisté, juste quelques semaines plus tôt, au baptême de son petit frère : je lui ai demandé si elle voulait bien nous raconter… ce qu’elle a fait avec grand plaisir. J’ai ensuite demandé aux enfants s’ils se souvenaient de leur baptême : ce n’était pas le cas. Spontanément l’un d’eux a demandé à sa mère où et quand il a été baptisé… les autres l’ont vite imité. Quand l’échange s’est arrêté, j’ai relancé en demandant à la première petite fille si elle se souvenait de certaines paroles dites au moment du baptême de son petit frère : elle avait retenu la formule « je te baptise » et (quelle chance !) la formule de bénédiction « Tu es mon enfant bien-aimé ». J’ai donc poursuivi en expliquant aux enfants que Dieu avait adressé à chacun d’eux cette même parole le jour de son baptême. Puis j’ai relancé la discussion sur les questions : Est-ce qu’il faut être grand pour être aimé de Dieu ? Est-ce qu’il faut être grand pour aimer Dieu ?

J’ai laissé les enfants s’exprimer librement. Il m’est difficile de rapporter le contenu de la discussion, mais j’en garde le souvenir d’un vrai moment d’échange qui a fait apparaître à quel point cette parole « Tu es mon enfant bien-aimé » fait sens pour ces petits.

Bricolage : fabrication des colliers « goutte d’eau »

Matériel :

  • feutres bleus
  • colle à paillettes
  • 1 goutte d’eau avec texte et 1 muette par enfant (préalablement découpées)
  • Ruban bleu
  • Ciseau
  • Agrafeuse
  • colle

PDF goutte d’eau avec texte et goutte d’eau vierge

Chaque enfant reçoit une goutte d ‘eau muette et une avec texte. Ils décorent la goutte d’eau muette (feutres et colle à paillettes). Pendant ce temps, couper et fixer à l’agrafeuse un ruban bleu (suffisamment grand pour que l’enfant puisse enfiler le collier par-dessus la tête) sur le côté blanc la goutte d’eau avec texte. Puis coller les gouttes dos à dos.

Prière : Seigneur, merci pour Jésus : il est ton fils bien-aimé, il nous parle de toi. Grâce à lui, nous savons que tu es un Père qui nous aime. Seigneur, merci pour l’eau de notre baptême qui  nous dit que nous sommes tes enfants bien-aimés. Apprends-nous à toujours t’aimer comme un père. Et comme Jésus-Christ nous l’a appris nous prions ensemble :…

Notre Père qui est aux cieux, Monter lentement les mains ouvertes devant soi.

que ton nom soit sanctifié, Retourner les mains vers le sol et les descendre jusqu’au niveau du torse

que ton règne vienne, Mains ouvertes vers le haut, ouvrir les bras vers la droite et gauche

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Ouvrir son bras gauche vers le sol, puis monter le bras droit en ouvrant la main, vers le ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, Les mains ouvertes devant soi,  en position réceptive

pardonne-nous nos offenses  Poser les poings fermés sur ma poitrine (non croisés)

comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, Ouvrir les bras en les tendant en avant pour accueillir son voisin.

et ne nous laisse pas entrer en tentation,  Croiser les bras devant sa poitrine, comme pour me protéger.

mais délivre-nous du mal, Faire le geste de repousser le mal loin de soi.

car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,  Mouvement des bras vers le haut, geste de louange et d’acclamation. Baisser les bras le long de mon corps.

pour les siècles des siècles. Amen.

Offrande :  La meilleure façon de dire merci, c’est de partager. Alors, Seigneur, pour notre jolie maison et pour tous nos jouets, pour nos habits et nos chaussures, pour la nourriture, nous te disons merci et nous donnons quelques sous pour ceux qui ont moins de chance que nous. Amen.

Bénédiction  Le matin, nous disons : bonjour. A midi, nous disons : bon appétit. Le soir nous disons : bonne nuit. A la fin du culte, nous disons : merci, au revoir, à bientôt, bonne route, que Dieu te bénisse !

Cantique : Tout le monde rentre à la maison

Postlude et Petit goûter

Crédit Claire De Lattre-Duchet (UEPAL)




Prier avec Jésus au jardin des Oliviers

« Prier avec Jésus au jardin des Oliviers » est une célébration qui pourrait être utilisée pour Jeudi saint. Proposition d’Emily Huser (UEPAL). Avant ce culte, nous avions préparé les narrations ensemble, en 4 groupes en utilisant la  Fiche de travail les acteurs de jeudi saint

Prélude

Invocation et Accueil Bonjour et bienvenue à tous au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Le temps de notre prière, ce lieu va devenir autre. Comme Jésus l’a demandé à ses disciples, nous avons préparé le lieu et nous avons dressé la table. Répondant mystérieusement son invitation, nous le suivrons pas à pas, du repas de la Cène, jusqu’au jardin des Oliviers. Les catéchumènes de première année et moi-même, nous vous proposons de prendre le temps de prier avec Jésus, et lui avec nous.  Cette célébration nous mènera dans cette nuit particulière pour ceux qui suivent Jésus. Ils croient encore que  tout est normal, alors que Jésus seul sait ce qui va se passer, avant que tout ne bascule.  Nous proclamons sa venue parmi nous, sa mort et sa résurrection. Le sachant toujours vivant, nous attendons son retour et cette célébration en est un signe.

Chant :  Arc 780 La veille de sa mort 

La nuit tombe sur Jérusalem : narration (Myriam la servante)

Mon nom est Myriam. Je suis servante à la maison de Lèvi. C’est chez mon maître, que Jésus a partagé la Pâque avec ses disciples. Celui-là même dont tout Jérusalem parle ! Certains disent même qu’il est le Messie, envoyé par  Dieu pour nous libérer.   Certaines femmes que je connais au marché l’ont vu guérir un paralytique. Un homme qui ne pouvait pas marcher. Il a suffit que ce Jésus lui parle pour qu’il se mette à courir.

J’ai aussi entendu certains dirent qu’il est trop mou, qu’il devrait utiliser la force pour chasser les romains hors de notre pays. Qu’il fallait le pousser à l’action …

Alors j’étais impatiente de le rencontrer. Surtout que nous avions déjà passé toute la journée à préparer la salle du banquet. Tout était prêt pour une belle fête de Pâques ! Nous l’attendions avec impatience. Quand je l’ai vu, je me suis tout de suite qu’il était grand. Pas seulement grand physiquement … mais qu’il était grand de l’intérieur. Je me suis sentie toute petite devant lui. Il m’a tout de suite fait une drôle d’impression. Un peu comme quand vous vous installez au Temple et que tout est calme. Cette sensation qui vous dit que vous êtes bien.

Mais je n’ai pas eu beaucoup de temps. Le maître m’a dit de me dépêcher, de bien recevoir nos invités. J’ai couru pour chercher l’eau, l’éponge et les serviettes. Je devais laver les pieds des invités au plus vite. Tout le monde m’a poussé à me dépêcher en me reprochant ma lenteur. Ce n’était pas facile, avec tout ce monde qui me pousse et l’eau qui déborde de la bassine. Quand enfin je suis arrivée à servir le premier invité, quelqu’un m’a encore poussé. Je me suis retourné, fâchée d’être tellement houspillée mais son regard m’a arrêté. Il a un regard si doux ce Jésus …. si bon … si gentil. Il a pris la bassine et l’éponge. Avec soin et douceur, il a commencé à faire mon travail. J’ai essayé de lui reprendre. C’était mon travail ! Même les invités, ses disciples n’étaient pas contents. Mais lui, il disait : « Celui qui commande doit être celui qui sert. » Moi, je me suis dit pour moi-même : qu’avec ces disciples, il allait être mal servi ! Ces hommes n’avaient jamais servis qui que ce soit. Cela se voit. Hors de question que je leur confie ma bassine à eux ! Mais Lui, c’est pas pareil. Lui, il était si doux ! Il a pris soin d’eux comme s’ils étaient les plus précieux de tous. Comme s’il pansait des blessures. Et pour une fois, je me suis dit que moi aussi j’aimerais qu’on prenne soin de moi comme cela. Que ce serait bien si quelqu’un tenait à moi comme cela.

Chant : « Dieu tout puissant » 

Ils sont partis dans la nuit : (narration Marthe la servante 2)

Çà y’est, ils sont enfin partis ! En vingt ans de service dans cette maison, je n’ai jamais connu une soirée de Pâque comme cela ! Parole de Marthe, je n’ai jamais vu cela.

Ce Jésus, je le connaissais. Une fois je l’ai entendu enseigner sur la place, prés du marché. Pour sûr, il a une belle voix. On l’entendait bien ! même si on était très nombreux. C’était même plutôt bien. Il disait que Dieu était comme une femme qui perdait une pièce et rangeait toute sa maison pour la retrouver. Que Dieu nous cherchait de la même manière jusqu’à que nous soyons de nouveau avec Lui. Ça m’a parlé. Parce que perdre une pièce je connais. On n’a pas tous les jours une pièce d’argent. Et si j’en avais une, je la chercherais aussi sans relâche jusqu’à ce que je la retrouve. Si Dieu me cherchait comme cela, je serai contente pour sûr !

Mais ce soir, je n’ai pas bien compris ce qu’il faisait. Déjà il a pris le travail de Myriam en lavant les pieds des invités ! Lui l’invité d’honneur ! Et après … après durant le repas, il a de nouveau perturbé tout le monde. Il m’a pris le pain des mains. Je voulais le distribuer. Et voilà qu’il le déchire en deux … le pain s’est rompu en deux …. comme un corps qu’on écartèle …. et lui il dit « Prenez  et mangez, ceci est mon corps donné pour vous. » J’ai jeté un coup d’œil aux autres invités, ses disciples, ils ne comprenaient pas plus que moi … Surtout qu’après, il a pris la coupe et il a dit « Buvez en tous. Ceci est mon sang, qui a été versé pour la multitude ». Moi j’ai pas tout compris. J’aurais préféré qu’il ne fasse pas ce genre de choses si mystérieuses. Je préfère quand il parle de Dieu comme celui qui me cherche parce que je suis si précieuse. Mais peut-être que cela veut dire la même chose. Que pour moi, parce que je suis précieuse, il donne même son sang pour me trouver …. mais que voulez-vous qu’une servante comme moi comprenne ?

En tous les cas, après tout cela, ils sont partis. Enfin ! Ils étaient tous si contents de chanter et de fêter Pâque. Il n’y a que Jésus qui semblait un peu triste. C’est lui qui a eu cette idée de partir, d’aller prier au calme. J’espère qu’il ne va rien arriver de grave. Il a la mine des gens qui savent que quelque chose va mal aller. Enfin, moi ce ne sont pas mes affaires. Je ne suis qu’une servante. Moi je n’arriverai pas à prier.

Répons : Dans nos obscurités

Prière : Pardon Seigneur de tout ce qui ‘m’empêche de prier « Faire silence pour être à l’écoute » Auteur : Béatrice Gahima

Seigneur, il fait noir Et je m’assieds. J’écoute Je suis comme assourdie Par le silence. Mes oreilles ne distinguent rien. Il fait si calme ce soir.Je m’apaise, et j’entends Le chant de la source Qui jamais ne s’arrête de couler Mais que, dans le brouhaha de la journée, J’avais à peine remarquée. J’écoute encore et, tout doucement, Autour de moi J’entends le crissement des chauves-souris Qui ont attendu Que plus personne ne les dérange Pour s’ébattre dans le noir.  Oh, qu’il fait bon Seigneur ! La main humide du soir Se pose sur mon visage. Comme pour me rafraîchir ! Et je tends encore l’oreille : Tout à coup, résonne dans le lointain Le hululement du hibou Deux fois, trois fois Déjà il s’est tu Mais je l’ai entendu Quelle chance ! Merci, Seigneur, de m’avoir fait la grâce De m’arrêter et de goûter les merveilles dont tu m’entoures. Si je ne m’étais arrêtée Si je n’avais laissé le silence descendre en moi Je n’aurais pas reçu ces beaux cadeaux !  La source aurait continué à chanter Les chauves-souris à crier Le hibou à hululer Sans que je m’en aperçoive. N’est-ce pas aussi, Seigneur, Ce qui se passe dans ma vie ? Par ton Esprit, tu parles en moi Et je ne t’entends pas ! Ma course effrénée vers je ne sais quel but M’empêche d’entendre Le chant de ton amour qui résonne en moi Le chant de la plénitude et du bonheur Qui n’attend que moi

Répons : Dans nos obscurités

Le jardin des Oliviers : narration par l’un des disciples

Il y a un lieu à Jérusalem qui s’appelle Gethsémané. C’est de l’hébreu pour dire  » mont des oliviers ». C’est un peu à l’écart de la ville. Sur l’une des collines qui entourent Jérusalem est un jardin particulier. Il n’y a que des oliviers, grands et élancés. Certains sont si anciens que leurs troncs s’est tordu sous les années.

C’est un lieu que nous connaissons bien, nous les disciples de Jésus. Nous sommes souvent passé par là pour aller à Béthanie. Parfois nous nous arrêtons pour permettre au Maître de se reposer. Les gens alors en profitent pour le presser. Et lui, comme toujours, se laisse amadouer et prends le temps d’enseigner, de guérir. J’ai parfois l’impression que c’est notre jardin tellement nous nous y sommes arrêtés et que nous y avons passé du temps. Certains des autres disciples râlent en disant que nous perdons notre temps. Mais moi, j’aime bien. Il y a une petite pierre, bien plate, où je peux m’asseoir. L’endroit est agréable au soleil surtout pour écouter le Maître. C’est un peu comme un petit paradis pour moi.

Mais cette nuit, c’est différent. Jésus a voulu aller prier ici après le repas. Nous, on était tellement contents de fêter Pâque et un peu ivres aussi. On s’est contentés de le suivre. La nuit, le jardin est différent. Plus sombre, plus calme … *** éteindre les lumières

Sans peine, nous avons retrouvé notre endroit, sous les arbres si grands. Il fait un peu frais. Malgré l’obscurité, j’ai retrouvé ma petite pierre encore toute chaude du soleil du jour. Là, nous nous sommes installés. On a posé nos lampes pour éclairer le Maître. *** allumer les bougies et les lampes

Quand je le regarde le Maître, je me dis que quelque chose ne va pas. Il a la tête de quelqu’un qui sait qu’un malheur va venir. Il a bien dit quelque chose lors du repas qui me turlupine, moi et même ses disciples. Alors que tout allait bien, que nous fêtions, il a eu cette tête triste qu’il a depuis ces derniers jours quand il parle de sa mort. Nous tâchons de ne pas trop y faire attention. C’est le Maître ! Je l’ai vu rappeler Lazare à la vie simplement en l’appelant. Qu’est-ce qui pourrait l’arrêter ? Jésus ne peut pas mourir. Voyons, c’est impossible. Même si les autres, ces jaloux de prêtres du temple arrivaient à le blesser, il lui suffirait d’un ordre pour les mettre à terre ! Comme il a vaincu la tempête ! Non, rien de mauvais ne va arriver.

Mais plus j’y pense, plus je trouve que le Maître nous cache quelque chose. Ce soir, le jardin ne m’apporte pas le calme habituel. Malgré moi, je prie pour qu’il n’arrive rien. 

Ecoute en silence

Arc Ps 42 Comme un cerf altéré brame  

Lecture biblique : Matthieu 26  Là-dessus, Jésus arriva avec eux en un lieu appelé Gethsémané. Il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici pendant que je vais prier là-bas. 37 Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée. Il commença à être envahi d’une profonde tristesse, et l’angoisse le saisit.38 Alors il leur dit : Je suis accablé de tristesse, à en mourir. Restez ici et veillez avec moi ! 39 Puis il fit quelques pas, se laissa tomber la face contre terre, et pria ainsi : O Père, si tu le veux, écarte de moi cette coupe ! Toutefois, que les choses se passent, non pas comme moi je le veux, mais comme toi tu le veux. 40 Ensuite, il revint auprès des disciples et les trouva endormis. Il dit à Pierre : Ainsi, vous n’avez pas été capables de veiller une seule heure avec moi ! 41 Veillez et priez, pour ne pas céder à la tentation. L’esprit de l’homme est plein de bonne volonté, mais la nature humaine est bien faible. Seigneur nous te prions en chantant :

Répons : Bleibet hier de Taizé

42 Puis il s’éloigna une deuxième fois, et se remit à prier en disant : O mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe me soit épargnée, s’il faut que je la boive, alors, que ta volonté soit faite. 43Il revint encore vers ses disciples et les trouva de nouveau endormis, car ils avaient tellement sommeil qu’ils n’arrivaient pas à garder les yeux ouverts.

Répons : Bleibet hier de Taizé 

44 Il les laissa donc, et s’éloigna de nouveau. Pour la troisième fois, il pria en répétant les mêmes paroles. 45 Lorsqu’il revint auprès de ses disciples, il leur dit : Vous dormez encore et vous vous reposez. L’heure est venue où le Fils de l’homme va être livré entre les mains des pécheurs. 46 Levez-vous et allons-y. Celui qui me trahit est là.

47 Il n’avait pas fini de parler que Judas, l’un des Douze, survint, accompagné d’une troupe nombreuse armée d’épées et de gourdins. Cette troupe était envoyée par les chefs des prêtres et les responsables du peuple. 48 Le traître avait convenu avec eux d’un signe en disant : Celui que j’embrasserai, c’est lui, saisissez-vous de lui. 49 Il se dirigea donc tout droit sur Jésus et lui dit : Bonsoir, Maître ! Et il l’embrassa. 50 Mon ami, lui dit Jésus, ce que tu es venu faire ici, fais-le ! Alors les autres s’avancèrent et, mettant la main sur Jésus, ils se saisirent de lui.

Répons : Bleibet hier de Taizé

Chant : Arc 602 Oh ! Prends mon âme

Méditation

Interlude

Prière d’intercession et Notre Père Unis à Jésus qui entre dans sa passion, supplions le Père des hommes : Seigneur, rappelle-toi. L’abandonné qui redoute les heures de la nuit. L’innocent que l’on arrête comme malfaiteur.En cette nuit, où tu souffres sous la torture, abandonné de tous, Jésus, nous te portons notre prière pour : l’accusé injustement condamné. Pour le prisonnier frappé, humilié. Pour le juste que l’on mène à la mort.Seigneur, nous voulons te prier et  déposer le nom de tous ceux qui souffrent, qui vivent leurs dernières heures.  Te confier celui qui jusqu’au bout te fait confiance. Seigneur, nous te confions la personne qui est triste à en mourir. Le condamné qui a tellement peur qu’il en sue du sang. La personne trahie par un de ses meilleurs amis.

Annonces et Offrandes

Chant : ARC 638 Reste avec nous  

Envoi : On dit à Jérusalem

On dit à Jérusalem que les romains l’ont arrêté ce Jésus. Qu’ils vont le mettre à mort.

On dit qu’il est retenu dans la prison et que déjà il le torture. Mais qu’il ne dit rien.

On dit à Jérusalem que demain, il sera cloué sur une croix comme le pire des malfaiteurs.

On dit partout qu’il est mauvais, qu’il blasphème, que c’est un agitateur. Qu’il s’est cru fils de Dieu, qu’il est fou.

Oui mais moi je dis qu’il m’a servi avec douceur lors du repas, que cet homme s’est fait serviteur pour me lever les pieds.

Moi je dis qu’un jour il a dit que j’étais précieuse aux yeux de Dieu. Et qu’il me chercherait sans relâche. Qu’il donnerait sa vie pour cela.

Moi je dis qu’il a eu peur mais qu’il n’a pas reculé.

Quand on fête la Pâque Juive on finit la soirée en se souhaitant de la fêter l’an prochain à Jérusalem. Ce soir, je souhaite de la fêter avec lui.

Bénédiction Seigneur Jésus, tu nous as regardés ce soir, comme tu l’as fait avec tes disciples une dernière fois et tu as partagé avec nous ce repas de fête. Mets en notre cœur une joie rayonnante. Malgré le danger et les heures sombres de la vie, donne-nous Seigneur assez de foi pour voir tout ce qui est beau dans le monde et assez d’espérance pour le rendre plus beau encore,  Que la grâce et la paix du Seigneur Jésus soient avec nous tous. Amen.

Postlude

Crédit : Emily Huser




Un culte autour du Notre Père

Notre Père Notre Père

Voici une célébration qui implique tous les groupes d’enfants : Eveil  à la foi, Ecole biblique, PréKT et KT ; peut être adapté à la situation locale. Expérimentée à l’Eglise Protestante Unie de St Cloud – la Celle St Cloud, écrite par Agnès VON KIRCHBACH. 

Idée de base : une petite narration d’un personnage du NT qui termine sur une demande du Notre-Père ; cette dernière est dite ensemble par les enfants qui ont joué le/les personnage (s) biblique(s), pendant ce temps un autre enfant soulève un panneau avec la phrase en question ; l’assemblée répète  la demande

Musique/orgue  – Accueil  – prière 

Zachée et sa famille :    Bonjour je m’appelle Zachée, et voici ma famille. Mon histoire ? On ne m’aimait pas dans notre ville de Jéricho. Je sais bien pourquoi. Je travaillais pour les Romains. Ils occupent notre pays. Leurs soldats sont partout. Ils veulent beaucoup d’argent. Mais ce sont des gens de notre peuple qui collectent cet argent des impôts. Le problème : les Romains ne paient pas ceux qui travaillent pour eux. On doit se débrouiller par nous-mêmes.

Qu’est-ce qu’on fait ? On demande aux habitants de la ville davantage d’argent que ce qui est prescrit. Et on garde cet argent pour nous. Parfois, on triche beaucoup. Les gens nous détestent pour cela. Moi et ma famille (ma famille et moi ?), on n’avait pas d’amis, personne ne nous invitait et personne ne voulait venir chez nous.

Mais un jour, pour moi tout a changé. Je m’en rappellerai toute ma vie. Jésus passait par la ville. Il s’est aperçu que je m’étais caché en haut d’un arbre pour bien le voir. Vous comprenez bien : vu ma taille, au milieu de la foule, je n’aurais rien aperçu de cet homme.

Et Jésus m’a dit « Zachée, descends vite, car aujourd’hui il faut que je vienne dîner chez toi. »

Vous vous imaginez ? Il voulait venir chez moi, Zachée, l’homme détesté par tous ? Et il voulait qu’on prenne un repas ensemble. Il n’avait même pas peur de moi !!

Alors c’était la fête. Ma femme était là aussi, et les enfants. Et on a beaucoup parlé.  De nous évidemment, mais aussi de Dieu et de comment il nous regarde.

Ce jour-là j’ai compris : même si j’ai mal agi pendant longtemps, Dieu peut et Dieu veut me pardonner. Jésus lui-même en est le gage.

Vous vous imaginez ? Dieu veut me pardonner, à moi, Zachée, le collecteur tricheur des impôts ?

Alors à mon tour, je suis prêt à pardonner aux autres. Ce n’est pas facile. Je sais bien. Quand quelqu’un a des dettes, je sais ce que cela veut dire. Mais du coup, je comprends bien aussi à quoi Dieu s’engage quand il veut me pardonner.

Pour moi, la phrase de la prière de Jésus que je retiens le mieux c’est :

Pardonne-nous nos offenses

comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

Chant :  p ex Alléluia  52-17, 1 à 2 Libres de nos chaines, nous marchons vers toi

Nous sommes les enfants. (=Eveil à la foi) Nous sommes encore très jeunes. Nous ne savons pas lire. Mais nous savons ce qui est bon. Nous aimons les bras ouverts pour nous accueillir. Nous aimons les voix des mamans et des papas qui nous parlent avec confiance – Nous ne comprenons pas tous les mots. Mais nous comprenons leurs mains. Nous comprenons aussi leurs visages.

Un jour, nos mamans nous ont emmenés rencontrer un homme qui était de passage dans notre région. Elles le connaissaient ; elles aimaient bien ce qu’il disait. Et surtout, comment il le disait. Elles voulaient qu’il nous accueille. Normalement, les hommes importants de notre pays ne s’intéressent pas aux jeunes enfants. Ils disent qu’on ne comprend pas les choses sérieuses de la vie. Mais nos mamans et nos papas savent bien que ce n’est pas vrai. On les comprend à notre façon.

Alors, le jour où on nous a conduits chez cet homme, ses amis à lui ont fait barrage à nos parents. Ils ne voulaient pas nous laisser avancer. Mais l’homme les a grondés. On n’a pas compris ce qu’ils disait mais on a compris ce qu’il voulait : nous accueillir. Comme si on était de sa famille.

Comme lui nous aimons dire à Dieu = « papa » et commencer la prière en disant :

« Notre père qui es aux cieux »

Chant : p ex 31-32, 1 à 3  Ils ont marché au pas des siècles

Suzanne et quelques femmes riches :

Avez-vous remarqué nos jolis vêtements ? Beaucoup de personnes ne nous connaissent pas. C’est vrai, nous ne sortons pas souvent de nos belles maisons. Nos maris ne veulent pas qu’on se mêle à la foule des gens ordinaires. Mais c’est quoi, vivre comme dans une cage dorée ? L’argent ne fait pas tout.

Nous aussi, nous nous demandons quel est le sens de la vie et comment Dieu nous regarde. A écouter les hommes, on dirait que Dieu ne s’occupe pas des femmes ; qu’il les ignore ou les trouve bêtes.

C’est pourquoi nous avons été étonnées d’entendre parler d’un homme qui n’a pas peur de discuter avec les femmes, de les écouter et même de les toucher et de les guérir.

En cachette, nous sommes allées rencontrer cet homme. Il est tout simple. Il n’habite pas dans un palais comme certaines d’entre nous. Mais il a de l’allure ! Et quand il se met à parler, on entend des choses que personne ne nous a jamais dites. Ce n’est pas l’empereur César qui est le plus important. Certes, il essaie d’organiser la vie de son empire. Mais notre destinée ne s’arrête pas là. Le pouvoir politique et le pouvoir de l’argent ne peuvent pas nourrir nos âmes ni nos cœurs.

L’homme que nous avons rencontré, n’a pas peur des femmes. Il ne recule pas devant les souffrances de la vie. Il ne se moque pas des petits. Il relève les personnes abattues. Il est comme la source de notre santé intérieure. Mais après il dit : ce n’est pas moi, Priez plutôt mon Père qui est dans les cieux, qu’à travers vos vies tous reconnaissent la sainteté de Dieu.

C’est pourquoi nous aimons prier avec Jésus :

ô Dieu, que ton nom, soit sanctifié.

Chants p ex 31-22, 1 à 3 Quand s’éveilleront nos cœurs à la voix du Dieu vivant

Pierre, disciple :

Je m’appelle Pierre. Je travaille dans la pêche. J’ai un bateau, des filets et des marins-pêcheurs qui travaillent avec moi. J’aime ce métier. Mais un jour un homme m’a appelé. Il m’a proposé de l’accompagner. J’ai dit oui. Et c’est devenu un ami. Mais aussi un maître. J’ai beaucoup appris grâce à lui.

Pour moi, le plus difficile à comprendre c’est cette question de tentation. Je pensais que Dieu était surtout équitable, qu’un homme de bien serait aidé par Dieu, qu’il ne souffrirait pas trop. Dans notre tradition, on dit que Dieu protège le juste, qu’il le soutient et le délivre. C’est comme ça que j’ai parlé. Mais un jour, Jésus m’a dit « Tes vues ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes. » Depuis ce jour, j’y pense tout le temps. La tentation est-ce-que c’est confondre mes idées avec celles de Dieu ? Confondre aussi mes projets et les projets de Dieu ?

En tout cas, pour moi il est important de demander à Dieu de m’empêcher de faire de lui un objet de musée. Je ne veux pas oublier que c’est lui le Créateur et le Libérateur de tous, et non pas moi. Je ne comprends pas tout, je trouve que certaines choses n’ont aucun sens, la maladie, la guerre, la faim, les violences, le mépris. Quoi faire de toutes ces réalités qui me révoltent et qui abîment la vie ?

C’est pourquoi j’aime bien demander à Dieu ce que Jésus m’a proposé :

Seigneur, ne nous laisse pas entrer en tentation,

mais délivre nous du mal.

Chant : p ex 31-13, 1 à 4  Le Fils de Dieu le roi de gloire, a voulu naître parmi nous

Jacques, Jean et d’autres disciples  :

Nous sommes Jacques, Jean et encore d’autres disciples. Nous aussi, nous sommes les amis de Jésus. Comme Pierre, un jour nous avons été appelés par Jésus. Avec lui, on a parcouru le pays. On est allé de la Galilée vers Jérusalem, et même on a traversé le pays des Samaritains. Ce sont nos ennemis. En tout cas au sens religieux. Ils ont trahi notre belle religion. Ils ne reconnaissent pas nos livres saints. Et ils ne viennent jamais à Jérusalem pour prier.

Ce qui c’est passé ? Le jour où notre groupe a traversé leur territoire, ils ne voulaient pas nous accueillir, ni pour manger, ni pour dormir. Alors on s’est fâché. On a dit à Jésus : on va demander à Dieu de faire venir le feu sur eux. Ils ne méritent pas la vie.

Alors Jésus nous a regardé drôlement. On voyait tout de suite qu’il n’était pas d’accord. Le règne de Dieu, disait-il ? Il ne faut pas le confondre avec nos traditions et nos institutions. Même les plus belles. Ce n’est pas à vous de régner sur les autres.

Depuis ce jour-là on aime bien prier :

O Dieu, que ton règne vienne

Chant :  p ex 31-16, 1-2-5 Préparez le chemin du Seigneur

Marthe + Marie  :

Nous sommes Marthe et Marie. Nous sommes sœurs. On s’aime beaucoup. Mais il nous arrive aussi de ne pas être d’accord entre nous. Comme partout entre frères et sœurs, on se dispute parfois.

On se souvient surtout d’un moment précis. Jésus était de passage dans notre ville et moi, Marthe, je l’avais invité à la maison. J’avais songé à un super menu. A vrai dire, un peu compliqué à réaliser.

Quand Jésus est arrivé, Marie est allée s’asseoir auprès de lui. Elle voulait l’écouter. Alors que normalement ce sont les hommes seulement qui sont responsables d’étudier la Bible. Nous, les femmes, on doit s’occuper des affaires de la maison. Et puisque j’avais pris du retard, j’ai appelé Marie. Mais elle n’a pas bougé. Alors j’ai piqué une colère et j’ai dis à Jésus : ça ne te fait rien que ma sœur me laisse travailler toute seule ?

Jésus m’a regardé. Il était très étonné. Il a hoché la tête. Il m’a dit : qu’est-ce qui est  vraiment important ? Est-ce que Marie doit être au service de tes projets et faire ta volonté ? Ne vois-tu pas qu’elle a choisi autre chose ? Elle veut écouter la Parole de Dieu. Elle veut comprendre ce que Dieu nous demande. C’est Lui qu’elle veut servir.

Depuis cette rencontre, Marie et moi on aime bien dire dans la prière :

Seigneur, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Chant : p ex 31-20, 1 à 3 Seigneur, que tous s’unissent

Les parents de la fille de 12 ans  :

Nous sommes des parents. Nous n’avons qu’une seule fille, et elle a douze ans. L’autre jour, elle est tombée gravement malade. On a appelé le médecin mais il n’a rien pu faire. Et notre fille est morte. Alors moi, le papa, j’ai fait quelque chose d’insensé. Je suis allé à la rencontre de Jésus qui était dans notre ville. Et je lui ai dit : impose la main sur ma fille et elle vivra. 

Les gens se sont bien moqués de moi et de Jésus. Mais lui m’a pris au sérieux et il est arrivé dans notre maison. Il a écarté les gens moqueurs. Ensuite, il a pris la main de notre fille et elle s’est réveillée.

Depuis avec ma femme et notre fille, et toutes les personnes de notre entourage nous prions Dieu, souvent avec les mots que nous avons appris par Jésus :

Délivre nous du mal.

Chant :  p ex 33-12, 1 à 3 Entonnons un saint cantique

La femme au parfum :

J’aime les parfums. C’est un vrai luxe, je le sais. Mais qu’est-ce que c’est agréable de sentir les fleurs et les fruits, les écorces et les résines. Je possède une grande variété de flacons. C’est très joli à voir. Mais c’est surtout pour sentir bon. Et selon les occasions je choisis mon parfum.

L’autre jour, j’ai osé un geste particulier. Au lieu de choisir un parfum pour moi, je l’ai choisi pour Jésus. Depuis longtemps je sentais que nos chefs voulaient le faire périr. Comme s’il s’agissait d’un brigand ou de quelqu’un qui insulte Dieu. Alors, pour dire que je n’étais pas du tout d’accord avec leur manière de comploter, j’ai pris un de mes flacons les plus jolis.

Tout le monde était à table quand je suis arrivée. J’ai débouché mon flacon. Qu’est-ce que ça sentait bon ! Tous se sont retournés vers moi, la pièce entière était emplie de cette bonne odeur. Cela aurait pu suffire. Mais je voulais dire davantage. Alors j’ai versé tout le parfum qui se trouvait dans le flacon sur les pieds de Jésus.

Les gens n’ont rien compris. Ils m’ont critiquée. Mais c’était ma manière de dire merci à Dieu pour la vie de Jésus.

Oui, c’est à Dieu qu’appartiennent le règne,

la puissance et la gloire pour les siècles des siècles.

Chant : p ex 55-03, 1 à 3 Tu fais jaillir en moi des fontaines de joie

Nous sommes très nombreux. Nous sommes une vraie foule. Le jour où nous avons suivi Jésus, nous étions plusieurs milliers de personnes. On avait vraiment envie de l’entendre. C’est comme s’il connaissait notre faim : faim de Dieu, faim d’amitié, faim de partage et faim de bienveillance. Quand il nous parlait de Dieu, nous n’avons pas vu le temps passer.

Du coup, le soir, on s’est dit : mais qu’est-ce qu’on va manger ? Il n’y a pas de magasin dans les environs et on est si nombreux. Comment trouver une nourriture suffisante pour tous ?

Alors Jésus a pris quelques pains et des poissons, qu’on lui a tendus. Il a remercié Dieu, il les a rompus et a commencé à les distribuer autour de lui. 

On ne sait pas très bien ce qui s’est passé ensuite, mais ce qui est certain, c’est que tous nous avons eu assez à manger ce soir-là. Nous étions comblés.

C’est pourquoi nous aimons dire à Dieu comme Jésus l’a fait:

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

Annonces-offrande

Prière et bénédiction

Chant :  p ex 12-01, 1-3-5, Je louerai l’Eternel




Le tout premier Noël

« Le tout premier Noël » est une proposition de mise en scène des évangiles de Luc et de Matthieu, par Carole Frohnangel-2926753_640

Acte 1

Narrateur 1 : Il y a deux mille ans dans une petite bourgade de Galilée, vivait une jeune fille qui s’appelait Marie. Elle était fiancée à un homme qui s’appelait Joseph. Marie vivait encore chez ses parents. Elle passait sa journée à travailler à la maison. Le matin elle se levait, roulait sa natte, allumait le feu. Puis elle se rendait à la fontaine chercher l’eau, échangeait quelques mots avec son amie Déborah puis revenait à la maison où de nombreuses tâches l’attendaient. Sa biquette préférée s’impatientait déjà dans l’étable. Une fois le lait tiré, l’eau chauffée pour cuire les légumes préparés par sa maman, elle se mettait à moudre les grains pour faire du bon pain d’orge ou de blé. Quand le repas était  sur le feu, elle se mettait à rêvasser. Bientôt elle aussi aura sa propre maison. Son chéri Joseph le charpentier était en train de la construire pour elle. Il avait choisi de belles poutres solides. Restait à faire le toit, un beau toit plat qui servira de terrasse aux beaux jours.
Mais une visite surprenante et inattendue interrompit sa rêverie. Un ange entra chez elle. Marie, très émue, alla de surprise en surprise.
Ange 1 : Réjouis-toi ! Le Seigneur Dieu t’a montré son amour d’une manière particulière. Il est avec toi.
Marie : Que veut dire cette façon bizarre de saluer? Qui es-tu ?
Ange 1: N’aie pas peur, Marie ! Oui, Dieu t’a montré son amour d’une manière particulière ! Tu vas attendre un enfant, tu mettras au monde un fils, et tu l’appelleras Jésus. Personne ne sera aussi important que lui ! On l’appellera Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le royaume de David, son ancêtre. Il sera le roi du peuple d’Israël pour toujours, et son pouvoir ne finira jamais.
Marie : Mais comment est-ce possible ?
Ange 1: Rien n’est impossible à Dieu.
Marie : Je suis la servante du Seigneur. Que Dieu fasse pour moi ce que tu as dit !
Narrateur 1: Et l’ange repartit comme il était venu. Quelques jours plus tard, Marie se mit en chemin pour rendre visite à sa cousine Elisabeth qui elle aussi attendait un enfant. Lorsque Elisabeth entendit Marie la saluer, elle fut remplie du Saint Esprit et dit d’une voix forte.
Élisabeth : Dieu te bénit plus que toutes les autres femmes, et il bénit aussi l’enfant que tu portes en toi ! Quel honneur pour moi ! Oui quand mes oreilles ont entendu ta salutation, l’enfant a remué de joie dans mon ventre. Tu es heureuse ! En effet, tu as fait confiance au Seigneur, et ce qu’il t’a dit, arrivera !
Marie : Oui, vraiment, le Seigneur est grand ! Je le chante ! Mon cœur est dans la joie à cause de Dieu qui me sauve. Il a fait attention à moi, sa servante sans importance. Oui, à partir de maintenant, les gens de tous les temps diront mon bonheur. Le Dieu tout-puissant a fait pour moi des choses magnifiques. Son nom est saint.
Il sera plein de bonté pour toujours envers ceux qui le respectent avec confiance. Il agit avec beaucoup de puissance, il chasse ceux qui ont le cœur orgueilleux. Il renverse les rois de leurs sièges, et il relève les petits. Il donne beaucoup de richesses à ceux qui ont faim, et les riches, il les renvoie les mains vides… Il n’oublie pas de montrer sa bonté. Voilà ce qu’il a promis à nos ancêtres.
Musique – Cantique

Acte 2

Narrateur 2 : À cette époque, l’empereur Auguste a donné l’ordre de compter les habitants de tous le pays. C’est la première fois qu’on fait cela. À ce moment là, Quirinius est gouverneur de Syrie. Tout le monde va se faire inscrire, chacun dans la ville de ses ancêtres. Joseph quitte donc la ville de Nazareth en Galilée pour aller en Judée, à Bethléem. C’est la ville du roi David. En effet, David est l’ancêtre de Joseph. Joseph va se faire inscrire avec Marie, sa femme, qui attend un enfant.
De Nazareth à Bethléem, il y a environ 130 km, le chemin est long et caillouteux. Le voyage est pénible, ils mettront huit jours au moins et à l’arrivée, une mauvaise surprise les attend. En effet les hôtels sont pleins à craquer à cause du recensement.
Joseph: ( frappe à une porte) Bonjour Monsieur, il me faudrait une chambre pour ma femme et moi et une étable pour abriter mon âne.
Hôtelier 1 : Désolé monsieur, je n’ai plus de place ni dans la maison, ni dans l’étable, Au revoir !
Joseph: (frappe à une porte) Bonjour Monsieur, il me faudrait une chambre pour ma femme et moi et une étable pour abriter mon âne.
Hôtelier 2 : Il fallait venir plus tôt ! Je n’ai plus de place. Au revoir !
Joseph: (frappe à une porte) Bonjour Monsieur, vous reste-t-il une petite place pour ma femme, Marie. Elle attend un bébé, je voudrais qu’elle soit à l’abri !
Hôtelier 3: Attendez ! (Il sort) Je n’ai plus de chambre mais si cela vous convient, j’ai une étable au fond de la cour. Peut-être que ça irait pour vous reposer une nuit en attendant mieux !
Joseph : Nous n’avons pas le choix, nous acceptons votre proposition.
Narrateur 3 : Joseph et Marie s’installèrent tant bien que mal entre le bœuf et l’âne dans l’étable. La paille était fraîche, un toit les protégeait des nuits froides, c’était l’essentiel faute de mieux.
Mais cette nuit là, dans cette étable à Bethléem, le moment arriva où Marie devait accoucher. Elle mit au monde un fils, son premier enfant. Elle l’enveloppa dans une couverture et elle le coucha dans une mangeoire.
Musique – Cantique

Acte 3

Narrateur 4 : Dans la même région, il y avait des bergers, ils vivaient dans les champs et pendant la nuit ils gardaient leur troupeau. Un ange du Seigneur se présenta devant eux. La gloire du Seigneur les enveloppa de lumière, alors ils eurent très peur.

Ange 2: N’ayez pas peur. Oui je viens vous annoncer une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout votre peuple. Aujourd’hui dans la ville de David, un Sauveur est né pour vous. C’est le Christ le Seigneur. Voici comment vous allez le reconnaître : vous trouverez un petit enfant enveloppé dans une couverture et couché dans une mangeoire.
Anges 2, 3, 4, 5… ensemble : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix à ceux que Dieu aime.
Les bergers (1, 2, 3, 4): Allons jusqu’à Bethléem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur Dieu nous a fait connaître. (Ils partent vite et arrivés à Bethléem, ils racontent ce que l’ange leur a dit sur cet enfant).
Berger1: L’ange a dit : je vous annonce une bonne nouvelle.
Berger2: J’ai eu peur mais l’ange a dit : n’ayez pas peur.
Berger3: L’ange a dit : ce sera une grande joie pour tout votre peuple.
Berger 4 : L’ange a dit : dans la ville de David un Sauveur est né pour vous.
Berger 1 : L’ange a dit : c’est le Christ, le Seigneur.
Berger 2 : L’ange a dit : vous trouverez un petit enfant enveloppé dans une couverture et couché dans une mangeoire.
Berger 3 : Nous sommes vite venus voir et tout est exactement comme l’ange l’a dit.
Berger 4 : Dis Marie, est-ce que c’est vrai ?
Berger 1 : Est-ce que ton bébé est le Sauveur ?
Berger 2 : Est-ce que ton bébé est le Fils de Dieu ?
Marie: L’ange m’a dit : tu appelleras ton bébé : Jésus. Personne ne sera aussi important que lui. Il renverse les rois et il relève les petits.
Joseph : Jésus sera plein de bonté pour toujours envers ceux qui le respectent avec confiance. Il agira avec beaucoup de puissance, il chassera ceux qui ont le cœur orgueilleux. Il donnera beaucoup de richesses à ceux qui ont faim, et les riches, il les renverra les mains vides.

Musique – Cantique

Acte 4

Narrateur 5 : Loin très loin de Bethléem sous d’autres cieux, dans le pays du lever du soleil entre les deux grands fleuves, vivaient de riches savants. On les appelait mages. Un soir alors qu’ils scrutaient le ciel, ils virent une étoile nouvelle, jamais observée ! Grande fut leur joie pour cette découverte. Une si belle étoile ne pouvait qu’annoncer un événement extraordinaire. Quel événement ? La naissance d’un roi peut-être ? Mais alors un grand roi, plus grand que tous les autres !
Ils se mirent en chemin et toutes les nuits, tout au long de leur très long périple, ils s’assuraient que l’étoile brillait toujours ! Ils finirent par arriver après un voyage de plusieurs semaines voire même de plusieurs mois dans la belle ville de Jérusalem. Cela devait être ici, plus de doute, l’étoile était comme posée là dans le ciel au-dessus d’eux et brillait comme le soleil en plein jour ! De mémoire de mages, on n’avait jamais vu d’étoile semblable.
Narrateur 6 : Ils allèrent directement au palais du roi Hérode le Grand, le roi des juifs. Il devait savoir ! Ils s’adressèrent donc à lui. Celui-ci fut surpris et il convoqua les scribes. Les scribes connaissent les Écritures et passent leur temps à les étudier. Ils devaient savoir, eux, ce que tout ceci voulait dire ! Hérode les interrogea. Mais voyons plutôt comment cela s’était passé exactement.
Mage 1 : Bonjour, Hérode le Grand. Où est le roi des juifs qui vient de naître? Nous avons vu son étoile se lever à l’Est, et nous sommes venus l’adorer.
Hérode : (se tournant vers les scribes) À quel endroit le Messie doit-il naître?
Scribes : Le Messie doit naître à Bethléem en Judée.
Hérode : (se tournant vers les mages) À quel moment l’étoile est-elle apparue? Allez vous renseigner exactement sur l’enfant. Allez à Bethléem. Quand vous l’aurez trouvé, venez me prévenir, et moi aussi, j’irai l’adorer.
Narrateur 7 : Après ces paroles, les mages se mirent en route. Ils suivirent l’étoile et furent remplis d’une grande joie. C’est comme si l’étoile avançait devant eux et leur montrait le chemin. L’étoile arriva au-dessus de l’endroit où l’enfant se trouvait et elle s’arrêta là. Les mages entrèrent et virent l’enfant avec Marie, sa mère. Ils se mirent à genoux et adorèrent l’enfant. Ensuite, ils ouvrirent leurs bagages et lui offrirent des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Après cela, Dieu les avertit dans un rêve de ne pas retourner chez Hérode. Alors ils prirent un autre chemin pour rentrer dans leur pays.
Franchement, quelle histoire ! Avouez qu’elle est incroyable ! Et pourtant, ce bébé là, le Fils de Marie, a changé le cours du monde. L’Ange l’avait dit : Personne ne sera aussi important que lui. Et l’Ange a dit encore : Dieu t’a montré son amour d’une manière particulière. Réjouis-toi !
Musique – Cantique
Proposition de Carole Frohn