Fêter les récoltes ?

Le culte des récoltes est une tradition en Alsace : chaque année, fin septembre – début octobre, ce culte est l’occasion de remercier Dieu pour les beautés de sa création et en particulier pour ce que nous récoltons et qui nous nourrit. Dans le contexte actuel où tant de voix s’élèvent pour dire que la Création est en danger, il est difficile de ne faire de ce culte qu’un temps de louange et d’action de grâce. Il peut être l’occasion aussi de dire nos inquiétudes et de réfléchir à notre responsabilité. C’est l’objectif de ce culte : classique sur la forme, il veut l’être moins dans le langage utilisé et la manière dont le thème est abordé.

Déroulement
• Accueil :
Je vous souhaite à tous et toutes la bienvenue dans cette église au nom du Seigneur, notre Dieu.
Aujourd’hui c’est la fête des récoltes, c’est le dimanche où nous nous souvenons plus spécialement de la générosité de notre Seigneur, où nous admirons la beauté de sa Création, où nous le remercions d’avoir permis que la terre produise du fruit en abondance. Ce culte s’inscrit dans le temps pour la Création qui est chaque année, au début de l’automne, un temps que les chrétiens se donnent pour réfléchir sur le rôle que Dieu nous a donné dans sa Création : l’admirer, la cultiver, la garder, en être responsable comme nous sommes responsables de nos frères et sœurs humains. Temps pour la Création, temps de réflexion, de prière, d’action, de protestation… au service et pour la gloire du Seigneur notre Dieu, Créateur de toute chose et Père de tous. Amen.

• Cantique : Les cieux et la terre (Alléluia 41-17/1-4)

• Louange (Wild Goose Resource Group : Petit livre des célébrations, OPEC – Olivétan, 2017, p. 102)
Officiant : O Dieu, Dieu Créateur, créateur de la couleur, du son, des textures, du calme et de la beauté infinie des choses vivantes,
Tous : Nous te bénissons
Officiant : O Dieu, Dieu Créateur, créateur du granit et de la graine de moutarde, des nuages gris et de la lumière des étoiles, des roulements de tonnerre et des battements de cœur,
Tous : Nous te bénissons
Officiant : O Dieu, Dieu créateur, créateur de tout ce qui est invisible, de ce tout ce qui a été, de tout ce que nos mots ne cerneront jamais.
Tous : Nous te bénissons
Officiant : O Dieu, Dieu notre Créateur, nous qui sommes les enfants de ton amour, les créatures de ta bonté, les gardiens de ta création,
Tous : Nous te bénissons
Officiant : Nous te bénissons pour ta création, pour la confiance que tu as mise en nous, pour ton amour pour nous et pour ta bonté sans fin.
Tous : Amen.

• Répons : Chantez, louez le Seigneur, chantez, vous tous le peuples ! (2 fois ; mélodie : Alléluia 12-14)

• Prière :
Seigneur, notre Dieu, tu as voulu ce monde et cette humanité, tu as voulu la vie. Tu as voulu faire de nous des partenaires, les gardiens et les jardiniers de ta Création.
Pardonne-nous lorsque nous ne reconnaissons pas ton amour à l’œuvre dans la terre fertile, dans l’eau qui arrose les sillons et la graine que tu fais germer et grandir. Pardonne-nous lorsque nous ne voyons pas tes bénédictions dans le goût des fruits et le parfum des fleurs, dans la douceur des pluies et les couleurs de l’arc-en-ciel.
Aujourd’hui, bien des voix s’élèvent pour dire que ta Création est abîmée et en danger. Aide-nous à écouter et à changer.
Seigneur, rappelle-nous de nous émerveiller chaque jour de la beauté de la nature. Aide-nous à prendre conscience du fragile équilibre qui régit la biodiversité dont nous ne sommes qu’une petite part.
Fais grandir en nous la détermination à respecter toute forme de vie et à prendre notre part de responsabilité dans la transformation du monde. Donne-nous un regard critique et constructif sur notre mode de vie.
Mets en nous le réalisme, la créativité et le courage dont nous avons besoin pour convertir nos consciences, changer nos modes de vie, porter des projets alternatifs, produire les changements nécessaires à la survie de notre terre et de notre humanité.
Ne laisse pas le fatalisme ni le défaitisme venir à bout de nos convictions. Ne laisse pas les obstacles, les menaces, les pressions atteindre notre Espérance et notre engagement pour la sauvegarde de ta Création et le respect de la vie. Amen

• Répons : Mon âme se repose (Taizé)

• Prière d’illumination : (d’après Philippe Warnier dans Livre de prière, Société Luthérienne – Olivétan, 2008, p. 360)
Seigneur, tu nous donné la terre à contempler. Tu nous as donné la terre à cultiver, à transformer sans la détruire.
Donne-nous sagesse et cœur pour éviter de gaspiller ses richesses, pour ne pas défigurer sa beauté, pour la laisser habitable aux générations futures.
Donne-nous d’écouter ta Parole qui nous appelle à être des jardiniers pleins d’amour pour la terre que tu as confiée. Amen.

• Lecture biblique : Luc 12 / 13 – 21

• Cantique : Psaume de la Création

• Prédication : Luc 13/6-9
Si aujourd’hui n’était pas le dimanche des récoltes et que je devais prêcher sur ce texte, j’insisterais sur la dimension spirituelle de ce texte. Je vous dirais : décodons la parabole, cherchons à comprendre ce que le Christ veut nous enseigner sur Dieu, sur lui, sur nous. Et puis je vous dirais qu’en fait, ce figuier stérile, qui ne donne pas de figue, c’est chacun de nous, lorsque nous nous éloignons de Dieu, lorsque nous ne vivons pas selon sa volonté, lorsque nous ne portons pas les fruits qu’il attend de nous, des fruits d’amour, de bonté et de justice. Je vous dirais que l’ouvrier qui refuse de couper le figuier, c’est le Christ qui nous regarde avec bienveillance et qui, malgré tout ce que nous pouvons être et faire, veut croire en nous, veut nous encourager, travailler autour de nous, avec nous pour que nous puissions découvrir à quel point une vie tournée vers Dieu et vers les autres peut être belle, fructueuse, riche de sens. Voilà, en résumé, ce que je vous dirais un autre jour qu’aujourd’hui….

Un autre jour… car aujourd’hui, c’est la fête des récoltes, aujourd’hui nous remercions Dieu pour la beauté et la générosité de sa Création, pour les fruits de la terre qui nous réjouissent et nous nourrissent. Alors aujourd’hui, je crois que ce texte peut nous dire d’autres choses ou au moins nous interroger, pas de manière directe, mais comme en creux, d’une manière indirecte, derrière le sens premier de la parabole.

Reprenons : c’est l’histoire d’un figuier, un arbre fruitier, mais qui ne produit pas de fruit, qui ne sert à rien donc… Le propriétaire, en toute logique pourrait-on dire, veut le couper, mais l’ouvrier qui représente le Christ rappelons-le, refuse de le couper pour le laisser vivre… encore un an, encore un an seulement me direz-vous. C’est vrai, sauf que dans la bible, le chiffre trois, comme les trois années écoulées au cours desquelles le propriétaire a cherché des figues sans en trouver, le trois est déjà souvent une totalité. Donc accorder, un an de plus après déjà trois années, c’est accorder un de plus à ce qui est déjà tout, c’est presque à demi-mot, accorder du temps, beaucoup de temps… presque l’éternité. Laisser vivre le figuier même s’il reste stérile : et si produire, servir à quelque chose n’était pas forcément ce qui est important, pas forcément ce qui donne de la valeur à une vie ? Et s’il nous fallait changer notre regard sur les choses, sur la vie, sur le monde et sur notre place dans ce monde pour ne pas seulement le regarder à partir de ce qui nous semble « utile » et productif ?

Tout porte la trace de cette logique utilisatrice et productiviste, même le langage : il y a des bonnes et des mauvaises herbes, des insectes utiles et des insectes nuisibles. Mais qui a décidé quelles herbes étaient bonnes, quelles herbes étaient mauvaises ? Quels insectes étaient utiles et lesquels étaient nuisibles ? Les connaissances scientifiques actuelles parlent plutôt d’écosystème, c’est-à-dire d’équilibre et d’interdépendance entre les différentes espèces… Et à force de voir le monde et de le façonner uniquement à partir de ce qui nous semble utile, à force de sacrifier des forêts et des champs d’herbes folles sur l’autel du profit et du rendement pour bétonner encore et encore, à force de gorger la terre de produits chimiques pour faire pousser plus et plus vite ou pour éradiquer la moindre bestiole ou la moindre herbe folle, à force de manger des fraises en décembre, à force de faire venir de l’autre bout du monde ce qui pourrait pousser ou être fabriqué ici (juste par profit !), à force de vouloir faire rouler toujours plus de camions, à force d’en vouloir toujours plus, à force de croire que le bonheur est dans la possession, nous avons plus abîmé la terre au cours des 50 dernières années qu’en des siècles d’existence humaine.

Je crois que dans l’Evangile, le Christ nous invite à porter un regard différent sur le monde : non pas à partir de nous-mêmes ou de ce qui nous arrange ou nous rapporte, mais avec la même bienveillance dont Dieu fait preuve à notre égard (tu ne me sers à rien et pourtant ta vie a du prix à mes yeux) ; non pas à partir de nous-mêmes ou de ce qui nous arrange ou nous rapporte, mais à partir de notre responsabilité devant nos enfants, leurs enfants et les enfants de leurs enfants ; non pas à partir de nous-mêmes ou de ce qui nous arrange ou nous rapporte, mais à partir de ceux de nos frères et de nos sœurs humains qui subissent déjà les catastrophes écologiques et climatiques.

Que Dieu nous aide à convertir notre regard sur le monde, nos modes de pensée et de vie, pour que nous soyons vraiment ce qu’il a voulu faire de nous : des partenaires, des jardiniers et des gardiens de sa Création, car alors nous serons comme des figuiers qui portent du fruit. Amen.

• Interlude

• Annonces

• Offrande

• Prière d’offrande
Seigneur, nous te remettons notre offrande. Par nos dons, nous te disons merci pour tous les biens dont tu as comblé et nous partageons un peu de ce que nous avons avec nos frères et sœurs moins chanceux. Amen.

• Cantique : Dieu tout-puissant (Alléluia 41-29 /1-3)

• Prière d’intercession : (librement basé sur d’après sur Wild Goose Resource Group : Petit livre des célébrations, OPEC – Olivétan, 2017, pp. 104-105)
Prions pour la beauté de la terre qui ne nous appartient pas.
Que sa beauté soit préservée, sa diversité sauvegardée et son intégrité respectée. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour que cessent la pollution et l’exploitation impitoyable de la terre, pour que les rivières frappent des mains, que les déserts fleurissent, que les vallées rient et chantent, que la faune et la flore sauvages vivent en sûreté et que tout vienne à l’existence, selon ton projet. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour que les enfants de demain n’aient pas besoin d’un musée pour découvrir les merveilles naturelles que nous voyons aujourd’hui. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour que les nations les plus pauvres ne moissonnent pas leurs champs seulement pour nourrir des tables étrangères. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour les oiseaux, les fleurs, les graines, le soleil levant et couchant, auxquels le Christ nous rendait attentifs. Que le jour de son retour, il les retrouve dans leur beauté. Seigneur, écoute-nous.
Entends notre prière, toi le Créateur de toutes choses ; convertis les cœurs de celles et ceux qui ravagent la terre.
Affermis les résolutions de celles et ceux qui la respectent. Et puisque la terre est ton cadeau continuel pour nous, garde-nous de détruire, par indifférence ou manque de considération, ce qui ne nous appartient pas. Amen.

Liturgie de Sainte Cène
• Cantique : Et comme les épis (Alléluia 24-15)
• Préface : (Chantez en l’honneur du Seigneur un chant nouveau, EERV, 1997, 42.I)
Seigneur, quelle joie de te louer !
En ton Fils Jésus-Christ tu as créé toutes choses pour le bonheur et pour la vie.
Par ton Fils, tu veux sauver chacun et la création toute entière de tous les esclavages.
Ainsi tu veux que chacun puisse te servir avec joie.
C’est pourquoi avec tes enfants de partout et de tous les temps, nous proclamons et nous chantons la grandeur de ton amour…
• Répons : Saint, saint, saint (Arc-en-ciel 863)
• Épiclèse : Seigneur, tu es la source de la vie, tu es la source de l’amour. Voici le pain et le vin. Envoie ton Saint-Esprit sur nous et sur ces dons afin que, par cette communion, nous soyons unis au Christ et les uns aux autres, et que nous demeurions fidèles à ce que tu attends de nous.
• Paroles d’institution : Nous sommes maintenant avec Jésus-Christ et avec ses disciples dans la chambre haute, la nuit même où il va être livré, il célèbre la Pâque. Il prend du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompt et le donne en disant :
« Prenez, mangez, ceci est mon corps donné pour vous, faites ceci en mémoire de moi ».
De même, après le repas, il prend une coupe et après avoir rendu grâces, il la donne en disant :
« Buvez-en tous, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, répandu pour vous et pour un grand nombre, pour le pardon des péchés, faites ceci chaque fois que vous en boirez, en mémoire de moi. »
• Unis dans un même Esprit, nous pouvons dire avec confiance la prière que nous avons reçue de Jésus-Christ, notre Sauveur :
Notre Père qui est aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
pour les siècles des siècles. Amen.
• Voici, dit le Seigneur,
Je me tiens à la porte et je frappe.
Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte,
j’entrerai chez lui,
et je prendrai la Cène avec lui,
et lui avec moi.
Viens Seigneur Jésus, viens bientôt !
• Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres chez moi, mais dis seulement une parole, et je serai guéri.
• Répons : Agneau de Dieu (Arc-en-ciel 876)
• Invitation : Nous sommes tous invités à cette table par Jésus-Christ. Il appelle chacun de nous à le rejoindre. Que celles et ceux qui reconnaissent en Jésus-Christ le Seigneur, et désirent partager son repas, forment un cercle autour de cette table.
Communion
Après : (Chantez en l’honneur du Seigneur un chant nouveau, EERV, 1997, 49I)
Seigneur, tu nous as accueillis à ta table. Nous te disons notre reconnaissance.
Par cette communion, tu renouvelles nos forces. Que notre vie soit un reflet de ton amour. Amen
• Cantique : La paix du Seigneur (Alléluia 62-83)
• Bénédiction :
Que le chemin s’ouvre sous vos pas, que le vent vous pousse en avant.
Que le soleil rayonne sa chaleur sur votre visage, que les pluies tombent avec douceur sur vos champs.
Et que Dieu vous bénisse et vous garde dans sa main, aujourd’hui, toujours et jusque dans l’éternité. Amen

Crédit : Claire de Lattre-Duchet




Veillée du jeudi saint « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam »

Veillée du jeudi saint (ou pour une thématique de la Sainte Cène ) « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam » Ce moment a été proposé par la Paroisse Protestante de Haguenau dans le cadre de la veillée du jeudi Saint. Il peut être adapté à un culte spécial « Sainte Cène ». Il est fondé essentiellement sur une démarche extraite du recueil « Sinfonia Oecumenia » (Gütersloh, 1999), pages 735-749 et intitulé « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam ». Ont participé activement à son élaboration la Pasteure Agathe Douay, aumônier de l’aumônerie des Lycéens (« Casa ») entourée de nombreux lycéens et le Pasteur Frédéric Gangloff qui a rédigé la saynète introductive.

Matériel à prévoir et lieu à installer :

– une église chaude et accueillante, ambiance douce et chaleureuse

– tables, bancs et peut-être quelques chaises pour les personnes âgées : toute la veillée se fait à table !

– pour chaque table, une coupe, 2 bougies ,des allumettes, une carafe d’eau, une bassine, des serviettes, une carafe de jus de raisin, des verres, des assiettes creuses avec de l’eau salée, des  herbes vertes ou de la salade, des  mazots,

– feuilles de chants,  micro sans fil 

– table devant l’autel décorée pour le sketch

Prélude – Accueil  A vous, grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ. Soyez toutes et tous les bienvenus à cette veillée du jeudi saint. Cette nuit n’est pas une nuit comme les autres. A la « Casa des lycéens », comme dans la paroisse, la « table » est un lieu important de rencontre et d’échange, un lieu symbolique de fraternité.  C’est pourquoi, nous vous proposons ce soir de nous retrouver autour de la table, pour suivre ensemble et pas à pas la liturgie juive du seder. Le seder, ce repas de la pâque juive, nous rappelle la libération du peuple hébreu de l’esclavage. Ce repas nous invite à espérer, à poser des actes de libération, aujourd’hui, et  autour de nous.

Prière d’ancrage Seigneur, au cœur de nos vies peut être agitées, tu nous ouvres ce temps de culte pour reprendre souffle, pour prendre du recul, pour nous donner d’espérer. Donne-nous d’être disponible à nous-même et à ta présence, donne-nous d’être ouvert les uns aux autres. Nous t’en prions, crée en nous cet espace intérieur afin que ta Parole y pénètre et nous mette en route. Amen.

Chant 1 : Il est une foi ancienne AL 52/09, 1+4+6+7

 On baisse la lumière et on garde juste celle du chœur – SAYNÈTE INTRODUCTIVE : « Attendez-vous les uns les autres ! »

 Lecture de 1 Co 11, 17-22 & 33-34

 En guise de décor : une table avec de la nourriture en vrac, des cadavres de bouteilles partout, des emballages, etc… Au bout de la table, une personne dort pendant qu’une autre est en train de grignoter un casse-croûte ! Débarquent deux personnes avec des sacs de courses… Je me suis inspiré des noms des 7 nains de Blanche Neige qui expriment plus des sentiments personnifiés. Chacun est libre d’en changer !

Prof : Ah ben bravo ! A ce que je vois, vous ne nous avez pas vraiment attendu pour commencer ! Nous sommes en retard, parce que nous nous sommes occupés des courses pour la communauté !

Grincheux : Parfaitement ! A nous le boulot et à vous le fun ! En mode : « Chacun pour sa pomme » !

Dormeur (il se réveille difficilement) Ouille ! Ça va là ! Baisse le volume ! J’ai un de ces mal de crâne… Comme vous avez traîné, j’suis allé voir mes potes, en attendant, et on a tué le temps autour d’un verre !

Prof : Un verre ? Tu me prends pour une quiche ! C’est plutôt une caisse oui ! T’as pas honte de te retrouver dans cet état pareil ! Ici dans une Eglise ?

Timide (qui mange dans son coin) : Euh… Si je puis me permettre ? J’ai déjà commencé à grignoter un peu ; j’avais trop faim et comme je ne savais pas quand vous alliez revenir…

Grincheux : Non mais c’est l’anarchie totale ici ! Il y a tout de même des règles élémentaires du savoir-vivre ! Ce repas devait être un repas d’unité…

Prof : Et vous en avez fait une teuf arrosée ou l’autre-là (indique timide), attaque son casse-croûte en solitaire et lui (montre dormeur) est affalé dans les miettes ! Et à nous c’est tout ce qui reste ! Des miettes !

Dormeur : Oh ! C’est bon là ! T’as fini de faire ton pasteur ! J’ai déjà fait un effort pour venir manger avec vous. J’suis même prêt à sourire s’il le faut, à dire quelques mots gentils par ci et par là, même si vous êtes sacrément en retard, mais après je retourne boire un coup avec mes amis !

Timide : Oui ! Il a raison ! Déjà qu’on se force à parler avec les gens qu’on ne connaît pas, avec le sentiment d’avoir fait une bonne action, ne nous demandez pas, en plus, de mourir de soif et de faim en patientant jusqu’à votre arrivée !

Grincheux : Si vous en avez les moyens et aucune patience, faites ça chez vous ! Mais ici, jouez le jeu ! Comportez-vous en membres solidaires d’une communauté !

Prof : Je ne sais pas si vous réalisez vraiment, mais ce repas, ce n’est pas le lieu où vous allez vous servir, mais l’endroit où vous allez recevoir ce qu’un Autre distribue de tout son corps et de toute son âme !

Dormeur : En vous attendant, j’en pouvais plus et comme y a pas de réseau ici, j’avais trop besoin de la présence de mes amis pour me sentir bien !

Timide : Pour moi c’est pareil, j’ai du mal à aller vers les autres, alors je préfère manger dans mon coin comme ça je me console avec la bouffe !

Grincheux : Et cela ne vous serait jamais venu à l’idée que pour préparer et vivre ce repas un peu spécial, il faudrait faire un peu attention aux autres ? Essayer de prendre conscience de leur faim et leur soif avant de vous remplir l’estomac ?

Prof : Ou peut-être croyez-vous déjà pouvoir vous passer des autres, de ceux qui ont moins de moyens ! Surbookés par des journées à rallonge et des soirées de travail !

Dormeur : Ouai ! J’avoue ! J’suis pressé de consommer toujours plus et après moi, le déluge !

Timide : Et si les mieux installés comme moi, se souciaient un peu plus des plus faibles ou des derniers arrivés ?

Grincheux : La patience de Dieu à notre égard est énorme alors que nous sommes du genre « impatient chronique » !

Prof : Dans un monde où plus personne n’attend personne, il vaut la peine de s’attendre les uns les autres !

Timide : Hmmm ! Psst ! SVP ! (Indique les gens dans l’assistance) Je pense qu’ils nous attendent !

Prof : Eh bien, allons les rejoindre ! (Chacun se précipite pour être le premier)

Grincheux : Oh là ! Stop ! Qu’est-ce qu’on vient de dire !

Tous : Attendez-vous les uns les autres !

Ils s’attendent et prennent place à la table autour de laquelle ils invitent l’assemblée.  

rallumer les lumières

DEBUT du REPAS DU SEDER

Les lumières de la fête Dans la tradition juive, on commence toutes les fêtes en allumant les bougies ; de même, au début de nombreuses fêtes chrétiennes, on allume des cierges. Ce soir, en allumant ces bougies, nous souhaitons faire de leur flamme non pas un feu dévorant, mais la lumière dans laquelle nous nous voyons les uns les autres, tous différents, toutes différentes, mais partageant une humanité commune. Nous allumons ce feu pour nous aider à voir que l’humanité n’est pas destinée à périr par le feu. Nous allumons ce feu pour mieux distinguer l’arc-en-ciel qui luit sur nos visages. On allume les bougies sur les tables   Bénie soit la lumière qui nous conduit sur le chemin de la libération.

Première coupe  En cette nuit, nous buvons 4 coupes de jus de raisin + 1. On interprète cette coutume de diverses manières. Elles symbolisent, disent certains, les 4 coins du monde, car la liberté doit naître en tous lieux ; Elles symbolisent les 4 saisons, car le cycle de la liberté doit se perpétuer ; Elles symbolisent les 4 mères : Sara, Rebecca, Léa et Rachel, car la liberté sera le chant des femmes. Mais surtout, elles sont le symbole de la quadruple promesse de libération que Dieu a donnée à son peuple d’Israël : « Je vous ferai sortir, je vous délivrerai, je vous adopterai, je ferai de vous mon peuple ». La cinquième coupe est celle du Messie, mort et ressuscité pour nous !

Cette première coupe est dédiée à Myriam qui a pris dans sa main une cymbale et a conduit les femmes vers la Terre Promise. Le cantique de Myriam, omis par l’histoire, est perdu. La Bible ne l’a pas conservé. En cette nuit, nous voulons recréer son chant, élever nos coupes et nous réjouir, car nous sommes les sœurs et les frères de Myriam. A sa suite, nous promettons d’aller en dansant vers la Terre Promise avec nos sœurs et frères et avec leurs enfants. On remplit les petits verres avec le jus de raison pour la première  fois et on boit la première coupe.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 1+ Refrain 

Lavement des mains Nous allons nous laver les mains pour nous préparer à ce repas. En le faisant, nous nous débarrassons de tout ce qui nous empêche d’être véritablement nous-mêmes. Nous voulons nous préparer à être renouvelés, restaurés. Nous voulons retrouver la force de guérison qui est en nous et nous souvenir que nos corps sont saints. Femmes, hommes, jeunes, enfants, lavons-nous les mains. Faites passer la bassine et la serviette, lavez-vous les mains et essuyez-les. Se laver les mains dans les bassines sur les tables, sécher avec les serviettes. Bénie sois-tu, toi l’eau qui laves nos mains et nos cœurs et qui nous donne clarté et sagesse.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 2 + Refrain 

Les feuilles vertes et l’eau salée Nous trempons la verdure du printemps dans l’eau salée ; elle est symbole des larmes de nos souffrances, de la sueur qui trempe notre front et des eaux de la grossesse. Elle est symbole des larmes que nous avons versées sur l’oppression que nous avons subie en tant que femme. Prenez la verdure (salade, persil, ciboulette), trempez-les dans l’eau salée et mangez.

Les quatre questions posées par les plus jeunes

  • Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres ? Chaque nuit de la pâque, la question est posée. Nous aussi, nous la posons. Nous aussi, nous cherchons la réponse.
  • Pourquoi, en cette nuit, avons-nous ce goût d’amertume qui demeure dans notre bouche ? Il y a des temps où la vie est amère, où le mal est présent dans le monde. Pensez à celles et ceux qui sont malades, à celles et ceux qui nous ont quitté cette année. Ce sont d’amères réalités.
  • Mère, pourquoi alors le goût de nos larmes est-il à la fois doux et amer ? Ces larmes, à la fois douces et amères, nous rappellent l’amie qui nous entend quand nous pleurons. Nous pouvons porter des fardeaux, supporter des choses difficiles, nous pouvons nous soutenir les uns les autres. C’est pourquoi nous acceptons à la fois l’amertume et la douceur, sachant que nous avons la force d’aller de l’avant.
  • Mère, pourquoi est-il si difficile de nous détendre, de nous reposer ? Il est bon de chanter, de manger, et de célébrer la fête ensemble. Mais nous savons que des femmes souffrent, que l’on détruit la terre que nous aimons. Nous devons rester vigilants, prêts à chaque instant à lutter pour la justice.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 3 + Refrain 

Bénédiction du pain – Voici la fête des pains sans levain, c’est pourquoi nous partageons ces Mazots. Bénis-sois-tu, Esprit qui nous nourris et qui fais croître le pain de la terre. Bénis sois-tu Esprit de vie, qui nous sanctifies par les commandements et qui nous as appris à manger les pains sans levain. Mangez ce pain sans levain !  Manger

Deuxième coupe Élevons la deuxième coupe et buvons à la communion qui unit les femmes. Bénis sois-tu Esprit de vie, car tu as mis des femmes autour de nous : mères, sœurs, compagnes, enfants, amies qui nous appellent à la liberté. Bénies soient toutes les femmes. Buvons la deuxième coupe. Boire

Récit de la libération Il nous faut maintenant faire le récit de notre Exode. Chaque année, la tradition raconte comment Moïse a libéré le peuple. Mais dans l’histoire juive, comme dans toutes les traditions patriarcales, l’histoire du peuple était celle des hommes. Les écrits et les traditions bibliques nous laissent entendre que les femmes et les hommes du peuple hébreu quittèrent l’Egypte séparément, en deux groupes, dont l’un était sous la conduite de Myriam et l’autre sous celle de Moïse, son frère cadet. En cette nuit, nous faisons mémoire de Myriam, qui a conduit le peuple juif hors d’Egypte. Le nom de Myriam vient de deux mots hébreux : « mar » et « mari ». Le mot MAR signifie « AMER » : le temps passé en Egypte était plein d’amertume pour notre peuple. MARI signifie « rébellion » : Myriam s’est révoltée contre l’oppression qu’elle subissait en tant que juive. ECHANGE : prenons quelques minutes pour échanger sur des exemples de récits actuels de libération

Troisième coupe  Le récit de l’Exode nous interpelle et nous pousse à nous libérer de toute injustice. L’histoire de nos vies nous lie les unes aux autres, car aucun être humain ne sera véritablement libre tant qu’un seul est encore captif. La troisième coupe célèbre notre vision d’un monde entièrement libéré et notre solidarité avec celles et ceux qui œuvrent pour la libération des opprimés. Verser et boire la troisième coupe. On dit qu’Elie vient participer à chaque Seder. Nous attendons son arrivée avec impatience, comme on attend toute personne courageuse qui vient assumer les responsabilités lorsqu’il le faut. Nous ouvrons la porte en signe d’hospitalité et d’amitié. Qu’Elie et toutes les prophétesses, avec Myriam, entrent ici et nous inspirent, afin que nous poursuivions notre tâche : construire un monde dans lequel toutes et tous auront la justice et la liberté en partage.

Chant : Dieu qui nous appelle à vivre ARC 515, 1 à 4

Quatrième coupe Versez du jus pour la quatrième fois dans les petites coupes. Nous élevons la quatrième coupe et buvons à nos enfants et aux jeunes. Ils sont le fruit de nos entrailles. Ils raconteront après nous et transmettront les récits les récits de libération. Bénis sois-tu, Esprit qui nous donne force et courage. Car tu nous as donné la génération suivante pour que demeure la liberté. Buvez la quatrième coupe. On boit la quatrième coupe.

Cinquième coupe (1 coupe / table) Et selon la plus ancienne tradition qui nous est venue par l’apôtre Paul, voici l’enseignement qu’il a reçu du Seigneur Jésus et qu’il nous a transmis : Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain (Matza), et après avoir remercié Dieu, il le rompit (On rompt la Matza) et dit « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites ceci en mémoire de moi »  Chacun, par table, rompt un bout de Matza et le donne à son voisin !  De même, il prit la coupe (prendre une coupe par table) après le repas et dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance de Dieu, garantie par mon sang. Toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi ». En effet, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, vous annoncez sa mort toutes les fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe… Ainsi, mes sœurs et mes frères, lorsque vous vous réunissez pour prendre le repas du Seigneur, attendez-vous les uns les autres ! Faire passer la coupe par table !

Nous allons mettre fin à ce Seder de notre Pâque, gardant au cœur le rêve de célébrer celui de l’an prochain dans un monde un peu plus en paix, renouvelé par l’égalité, un monde béni au travers de la liberté de toutes les femmes. Cette année, nous sommes encore sur les routes. Peut-être parviendrons-nous l’an prochain, au pays de la liberté. Dans cette espérance, unissons nos voix et nos prières pour dire ensemble : NOTRE PERE…

Chant : Viens et nous bénis Arc 890, 1 et 3

ENVOI Nous allons souffler nos bougies, ( le faire ), Il ne nous reste qu’à partir, attendre et espérer, car l’histoire doit aller à son terme : Jésus doit mourir pour que la mort meure,Jésus doit ressusciter pour la vie soit la plus forte. Que le Dieu d’amour vous bénisse et vous garde ! Amen.

Postlude




Images frottées 2: Une technique d’illustration pleine de surprises pour raconter les récits bibliques

Votre public se trouve devant une feuille vierge, et vous, vous racontez en frottant une craie-cire sur cette feuille vierge et Oh ! Surprise ! Un dessin apparaît ! « Mais comment cela se peut-il ? »
Réaliser un matériel inusable, réutilisable, économique, se composer une bibliothèque de dessins-mystères utilisables dans différents récits, impliquer les enfants et les jeunes dans la réalisation d’illustrations-mystères: à vos ciseaux !

Étape 1 : Le récit
Pour préparer vos illustrations mystérieuses, vous aurez besoin de repartir du texte biblique, quitte à en faire une narration plus personnelle par après. Préparer votre scénario dans un tableau : la première colonne reprend la découpe du texte, la seconde une idée de dessin, représentatif ou symbolique. Par exemple La parabole de la brebis perdue Mathieu 18.12-14
 « Qu’en pensez-vous ? Supposons qu’un homme possède cent moutons et que l’un d’eux s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres sur la colline pour partir à la recherche de celui qui s’est égaré ? Je vous l’affirme, s’il le retrouve, il ressent plus de joie pour ce mouton que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarés. De même, votre Père qui est dans les cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits se perde. »

Qu’en pensez-vous ? Un point d’interrogation
Supposons qu’un homme possède cent moutons Mouton(s) et/ou berger
que l’un d’eux s’égare, Comptage jusque 99 ; point d’interrogation…
ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres sur la colline pour partir à la recherche de celui qui s’est égaré ? Rochers, buissons, avec points d’interrogations ; jumelles ; grands yeux qui cherchent ;
Je vous l’affirme, s’il le retrouve, Mouton trouvé ; berger bras ouverts
il ressent plus de joie pour ce mouton que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarés. La joie du berger, le lien entre ce mouton et le berger
De même, votre Père qui est dans les cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits se perde Le troupeau au complet, serein

Étape 2 : Les dessins et les reliefs
Lorsque vous avez établi votre découpe/scénario, préparer vos reliefs :
Soit : réalisez vous-même le dessin directement en relief sur le papier fort, sans détails, juste les contours.
Soit : imprimez un dessin repris sur le Net, découpez-le, collez-le sur le papier fort (colle bâton-fin carton) et découpez-le encore une fois. Attention, le dessin doit être significatif en tant que silhouette : ce n’est que le contour qui apparaîtra au final.
Vous pouvez peaufiner votre découpe, ajouter une épaisseur là où cela enrichit la silhouette, ou réaliser des découpes intérieures. Pensez seulement que votre public doit comprendre rapidement et facilement la silhouette qui va apparaître.
Disposez vos reliefs avant de les coller (avec la colle liquide) sur les feuilles de base. Vous pouvez décider de regrouper plusieurs versets/illustrations sur une même base. Tous vos reliefs doivent être bien espacés sur la base, car vous allez « balayer » largement avec la craie-cire ou le pastel-craie, en dépassant les limites strictes de vos reliefs : il faut donc espacer en suffisance.
N’hésitez pas à poser un gros dictionnaire pour que vos reliefs sèchent bien à plat.
Si votre feuille de base, avec les reliefs, n’est pas très belle (taches de colles…), ce n’est pas grave, elle reste cachée !
Fixez (ruban collant) une feuille de papier normale (blanche ou colorée) devant chaque feuille de base.

Étape 3 : Raconter
Exercez-vous avec des feuilles de brouillon. Passez votre pastel-craie, votre craie-cire ou votre craie à plat sur la feuille vierge (donc, pas le bout de votre craie), et vous voyez le relief s’imprimer !
Exercez-vous à la maison pour connaître les emplacements de vos reliefs avant d’aller vers le public. Utilisez des couleurs sombres ou claires pour appuyer le récit. Vous pouvez bien sûr repasser avec du jaune ou du blanc sur un dessin foncé pour marquer une transformation, faire rayonner votre relief.
Qu’allez-vous faire des illustrations « révélées » ? Les suspendre dans l’église ? Les déposer ? Les distribuer ?
Si nécessaire (craie), fixez le dessin avec de la laque.
Tout le matériel de base que vous venez de préparer est réutilisable à l’infini. Vous pouvez faire des échanges entre moniteurs, impliquer les enfants et les jeunes dans la réalisation, constituer une bibliothèque de dessins… Bon amusement !

Matériel nécessaire : Pastels craies ou craies à la cire ou en désespoir de cause, craies de couleurs ; plusieurs feuilles de papier pour vos bases (taille selon le contexte de votre présentation, plus le public sera nombreux, plus il vous faudra du grand papier !) ; 1 support (Gros carton, paper board) et 2 pinces (pinces à linge) ; du papier fort ou fin carton (fin carton style carton d’emballage de céréales, de pizza…) en bonne quantité; autant de feuilles d’illustrations que vous aurez de feuilles de bases, du même format, en épaisseur normale, blanc ou couleurs selon votre choix, en lien avec le récit… et ce que vous avez sous la main !; crayon noir, ciseaux et/ou cutter, colle bâton et colle liquide ; laque en bombe pour fixer le dessin à la craie, si nécessaire.

Exemple encore: un récit de Pâques

Tout avait commencé avec un bon repas

Arrêté, jugé à la va-vite, condamné, crucifié, mis au tombeau…

Le troisième jour, les femmes vont au tombeau pour s’occuper du corps, mais…???

Des larmes et du désespoir, elles sont passées à l’espérance, à la louange et à la joie.




Rencontre œcuménique autour du baptême

 

Rencontre œcuménique pour enfants des écoles bibliques autour du Baptême 

Ceci est une animation expérimentée lors d’une catéchèse commune pour enfants catholiques et protestants à Marly-le-Roi (78). Ensemble nous avons découvert les rites autour du baptême dans nos Eglises. Le point de départ était le récit biblique du baptême de l’éthiopien, décrit en Actes 8.

 

Déroulement de l’après-midi :

  1. Commencer ensemble

Rendez-vous à 14 heures à l’église catholique. En entrant chaque enfant reçoit un autocollant pour y écrire son nom et qui va servir de badge. Puis nous les plaçons dans les rangs de l’église d’après les classes (CM d’un côté, CE d’un autre), sans forcer la séparation d’un groupe déjà formé. Les parents peuvent assister, mais vont s’assoir un peu plus loin.

Puis le curé et la pasteure disent un mot d’accueil et invitent au chant

« Seigneur, nous arrivons des quatre coins de l’horizon … ».

https://www.youtube.com/watch?v=xKpYf_XT5xQ

Nous nous contentons des premières lignes pour le chanter par cœur.

Après le refrain, une animatrice fait signe au premier rang de se lever et de se placer devant tout le groupe. Ils se présentent en disant à haute voix leur nom. C’est à répéter rang par rang jusqu’à ce que tous les enfants soient debout et en cercle autour de l’autel et que chacun ait dit son nom. Après cette première présentation tout le monde reprend place dans les bancs.

2. La Narration : Actes 8, 26 – 40

Dans notre cas nous avons invité une conteuse biblique. Elle a présenté l’histoire sans aucun support et nous sommes témoins que les enfants ont bien suivi et retenu beaucoup de détails du texte.  Si jamais on n’a pas une telle ressource, on peut aussi raconter l’histoire d’une autre façon, avec des images, ou à l’aide d’une petite saynète.

3. Parcours d’ateliers autour du baptême

C’est le moment où chaque enfant reçoit un livret livret baptême de l’eunuque 9 fév 2019  pour cet après-midi. Après la désignation de quatre groupes, les enfants partent avec les deux animatrices de leur premier atelier. Chaque atelier est animé par au moins deux adultes, de préférence des deux communautés. Nous avons prévu 20 minutes par atelier. Ce qui reste à respecter c’est l’ordre dans lequel les groupes vont se diriger vers les ateliers A, B, C et D.  Par exemple ainsi:

Ordre des ateliers

* pour le groupe 1 : A B C D

* pour le groupe 2 : B C D A

* pour le groupe 3 : C D A B

* pour le groupe 4 : D A B C

Atelier A:    Les éléments du baptême 

Beaucoup d’éléments du rite de baptême (surtout catholique) sont exposés:

Une bible, un cierge, de l’eau, de l’huile, un vêtement blanc, une croix …. et un dernier  qui n’est pas visible toute suite.

 

 

Nous donnons aux enfants des bulles en papier avec des phrases écrites. Le jeu consiste à placer les phrases auprès des objets auxquels elles correspondent. Par exemple le verset de l’évangile de Mathieu va avec la Bible.

  • Evangile de Matthieu 28, 19:

Jésus dit: Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !

> Bible

  • Je suis une lumière dans ta vie et tu peux l’être pour d’autres.

> Bougie

  • J’enlève ce qui n’est pas bon pour toi.

> Eau

  • Je te bénis et je reste proche de toi.

> Huile

  • Je te donne ma grâce. Sois joyeux!

> Vêtement blanc

  • Suivez le Christ! Voici son signe.

> Croix

  • Voici tes frères et sœurs dans la foi. Tu n’es pas seul.

> Communauté

Pour le dernier papier, ils vont se rendre compte qu’il n’y a pas d’objet. En vérité, c’est nous, donc les personnes présentes qui représentons la communauté chrétienne.

Cela va certainement discuter où placer les phrases : quel lien avec quel objet ? Mais c’est tout à fait voulu. Le but est de rentrer en débat et de découvrir que derrière des rites et des objets, il y a une signification. Le rôle des animatrices est de permettre cet échange et d’aider (pas trop tôt) à trouver les bons emplacements. C’est là aussi le moment de montrer les différences  de pratique entre catholiques et protestants. Les protestants ne vont pas forcement mettre de l’huile ou un vêtement blanc, mais la Bible, l’eau, la communauté restent en commun et c’est l’essentiel dans cette démarche.

Atelier B:    Bricolage d’une bougie personnalisée

Dans l’atelier des bougies, chaque enfant reçoit une bougie et un papier de même hauteur que la bougie. L’enfant est invité, à partir de quelques modèles et d’exemples à personnaliser la bougie, c’est à dire de dessiner sur le papier : son nom, des symboles en lien avec le baptême (de l’eau, la croix, une bible) ou des éléments du récit biblique. A la fin la monitrice va aider à coller le papier autour de la bougie. Elle fera aussi attention à ce que sur chaque bougie le nom de l’enfant soit marqué quelque part et elle va les garder dans un carton, par groupe. Ainsi que les enfants ont les mains libres pour les ateliers à venir.

Atelier C:    Discuter un extrait du texte biblique (comme Philipe et l’éthiopien)

Dans l’atelier les enfants sont invités à retrouver dans leur livret ces deux extraits du texte :

  • «  qu’est-ce qui empêche que je reçoive le baptême ? »

et

  • « il annonce la bonne nouvelle dans toutes les villes »

De la même manière que Philippe et l’Ethiopien ont essayé de comprendre le texte à deux, ils sont invités à discuter ensemble pour l’interpréter. Les deux moniteurs présents sont là pour encadrer et démarrer le débat.

Atelier D:  Mimer le récit biblique

Cet atelier veut aider à mémoriser le texte biblique. Les monitrices mettent à disposition quelques éléments du récit : les personnages, le char, un peu d’eau etc. Dans un premier temps les enfants découvrent ces éléments et se disent ce que cela représente par rapport à l’histoire et cherchent à retrouver l’ordre des événements : l’ange qui pousse Philippe à aller sur cette route, l’homme qui arrive dans son char en train de lire , …. etc.

Puis, pour chaque étape, ils vont essayer de trouver un geste, un mime pour le montrer.

A la fin de l’atelier il ne reste qu’à mettre chaque geste bout à bout pour raconter sans dire. Si besoin l’animatrice va dire les étapes.

 

4. Goûter

Le temps de gouter était aussi un temps pour rassembler tout le monde et se défouler un peu.

5.  Danse

Après avoir repris de forces, il est temps de continuer sa route dans la joie, comme l’Ethiopien.  Nous proposons à tout le monde de chanter et danser sur le chant « Danse de de joie ».  https://www.youtube.com/watch?v=iUxkDml1NDA

Paroles du chant, mélodie et explication des pas et des gestes dans le fichier joint.

Danse de joie

chorégraphie du chant du baptême de l’eu.2019

6.  Partir

A la fin de la danse, nous restons attachés les uns aux autres pour retourner ainsi, encore en chantant dans l’église.

Après des mots de remerciement et la prière du Notre Père, nous chantons, sur la mélodie du chant « Seigneur, nous arrivons des quatre coins … » le texte suivant :

« Seigneur, 

nous repartons, nous sommes contents, C’était si bon, dans ta maison. »

Comme au début, après le refrain un groupe est invité à se placer devant. Cette fois-ci, c’est par ordre des groupes qui ont fait des ateliers ensemble. Chaque enfant du groupe reçoit à ce moment sa bougie. Ceci se répète donc encore trois fois jusqu’à ce que tous les enfants soient devant l’autel, chacun avec sa bougie.

Après une bénédiction, il est temps de faire des photos souvenir de ce groupe: les enfants avec leurs bougies, avec les animatrices, avec les parents etc.

Et puis chacun continue sa route, espérons, joyeusement.




Culte de Rameaux avec catéchumènes : Mon vêtement pour Jésus

Voici un culte pour tous les âges, préparé avec des catéchumènes pour les rameaux.

A préparer : Un bon nombre de modèles de vêtements en tissus ou en papier à distribuer lors du culte, ainsi que des tissus en grand à mettre par terre.

 

 

Accueil

Nous tous qui sommes ici, souvenons-nous que nous sommes tous, frères et sœurs, invités au même festin.

Pauvre ou riche, jeune ou vieux, malade ou bien portant,
triste ou joyeux, à nous tous sont données:
la vie, la joie et la paix en Jésus-Christ.

(silence )

Nous vous invitons à chanter le chant :

51/10, 1.2.3.  Laisse nous Seigneur (page 826)

Deux ouvriers sur les remparts de Jérusalem.

Personne 1 : (lu par …. )

Personne 2 : (lu par …. )

Personne 1 :

Vite, il arrive. Je l’ai vu sur un âne,

il est juste devant le portail de la ville.

Vite, allons-y.

Personne 2 :

Qui est-ce ? Qui est devant la porte ?

Personne 1 :

Celui qui sait changer le monde.

Celui qui sait nous aider.

Celui qui vient au nom de notre Dieu.

Viens, vite dépêchons-nous !

Personne 2 :

Tu es fou !

J’ai travaillé toute la journée pour réparer ce rempart. Je suis plein de mortier. Tu ne crois pas que je vais l’accueillir comme cela !?

Personne 1 :

Bien sure que si !

Des taches sur ton habit parlent bien de toi. Tu y vas tel que tu es. Tu n’as rien à cacher.

Personne 2 :

Ce n’est pas poli, tu sais !

Personne 1 :

Mais c’est honnête. De toute manière il n‘y a pas de temps à perdre. Alors, viens !

Narratrice: (lu par …. )

Ce jour là, encore, beaucoup d’autres personnes sont allées voir. Ils venaient tel qu’ils étaient. Leurs vêtements parlaient de ce qu’ils étaient en train de faire. Ils portaient sur eux la poussière de la rue ou l’odeur du repas, qu’ils étaient en train de préparer, ou celle des animaux avec lesquels ils vivaient.

Sous chaque tunique se cache une histoire, une personne, un vécu. Et voici tous ensemble pour accueillir le Seigneur qui arrive.

Louange (lu par …. )

Ensemble pour chanter, nos voix se sont accordées,

Nos cœurs le sont aussi. On est unis. 

Ensemble pour trouver des routes d’amitié

Où l’on peut s’écouter et se confier. 

Ensemble pour aimer, pour apprendre à regarder

La détresse et la faim de nos voisins.

Ensemble pour changer ce monde au cœur blessé,

Où l’on saura s’aimer et vivre en paix.

Ensemble nous venons vers toi Seigneur,

Pour t’accueillir,

Car tu nous accueilles tel que nous sommes,

Pour t’offrir nos vies,

Que tu connais si bien, 

Pour poser devant toi tous nos fardeaux

En reconnaissances pour toutes les fois

où tu es venu à notre aide.

Alléluia, Amen 

(silence)

Nous vous invitons à chanter le chant :

21/19, strophes 1 et 2  Seigneur, nous arrivons des ….

Narratrices : (lu   par … )

Quand les gens étaient venus ensemble, pour accueillir le Seigneur, ils se rendaient compte qu’ils ne savaient pas comment l’accueillir. Ils étaient venus tels qu’ils étaient. Ils n’avaient rien prévu. Alors comment faire ? Ils étaient plein d’attente et plein de reconnaissance vis-à-vis de lui, mais comment lui montrer ?

Alors les premiers ont commencé à arracher les branches des arbres pour décorer la rue.

Puis, il y a eu des gens qui ont enlevé leurs tuniques, une sorte de cape qu’ils portaient au dessus de leurs robes, et à les mettre sur le sol.

Comme s’ils voulaient  préparer un tapis pour le roi du monde qui arrivait.

Pour qu’il ne marche pas dans la poussière, pour que même son âne sur lequel il est assis ne marche pas dans la poussière.

lu par : …..

Mais ce n’est pas un tapis comme les autres, ce n’est pas le tapis rouge qu’on met pour les princes et empereurs, c’est un tapis fait par des tuniques, un grand patchwork de leurs histoires et de leur vécu.

Voici qu’ils soumettent devant Jésus

Leur joie

Leur angoisse

Leurs attentes

Leurs espérances

Leur honte par rapport aux échecs de leurs vies

Leur limite

Leurs fardeaux

… en bref

Tout ce qu’ils portaient avec eux.

(silence)

Nous vous invitons à chanter le chant : 33/34 Hosanna au plus haut des cieux

Les enfants mettent des tissus sur le chemin, c’est à dire dans le passage entre les bancs du temple :

Offrande I

Action : (lu par ….. )

Vous avez reçu une tunique, symbole de votre vécu.

(montrer un exemple de tunique)

 

 

 

 

 

Je vous invite  à la déposer sur le chemin ou de demander à un enfant de le faire à votre place.

(Musique)

Les enfants prennent les tuniques et les déposent sur le chemin (accrocher sur un support de liège ou de carton) :

 

 

 

 

 

 

Prions : (lu par …..

Nous vous invitons à la prière.

Nous voici, avec notre vécu et tel que nous sommes.

C’est tout ce que nous pouvons t’offrir.

Voici le patchwork de notre diversité.

Voici le patchwork de notre vie.

Nous comptons sur ton regard d’amour

Nous avons confiance en ta puissance face à nos faiblesses,

nous te confions nos vies, pour qu’elles deviennent les tiennes,

Pour qu’avec ton aide, elles servent pour le bien et non pour le mal,

Pour qu’ainsi ton Royaume commence avec nous.

Amen

Lecture  Mathieu 21, 1 – 11

1Jésus et ses disciples approchent de Jérusalem. Ils sont près de Bethfagé, vers le mont des Oliviers. Alors Jésus envoie deux disciples, 2en leur disant : « Allez au village qui est devant vous. Là, vous verrez tout de suite une ânesse attachée avec une corde, et son petit âne avec elle. Détachez-la et amenez-les-moi. 3On va peut-être vous dire quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin.” Et on les laissera partir tout de suite. »

4Ainsi se réalise ce que le prophète a dit de la part du Seigneur :

5« Dites à la ville de Sion :

Regarde ! Ton roi vient vers toi ! Il est plein de douceur. Il est monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d’une bête qui porte des charges. »

6Les disciples partent et ils font tout ce que Jésus leur a commandé. 7Ils amènent l’ânesse et l’ânon. Ils posent des vêtements sur eux, et Jésus s’assoit dessus. 8Beaucoup de gens étendent des vêtements sur le chemin. D’autres coupent des branches d’arbres et ils les mettent sur le chemin. 9Les foules qui marchent devant Jésus et celles qui le suivent crient : « Gloire au Fils de David ! Que Dieu bénisse celui qui vient en son nom ! Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! »

10Quand Jésus entre à Jérusalem, toute la ville est bouleversée. Les habitants demandent : « Qui est cet homme ? » 11Les foules répondent : « C’est le prophète Jésus, de la ville de Nazareth en Galilée. »

Méditation: (lu par ….      )  Texte Mathieu 21. 1-11

Méditons sur les paroles de Dieu.

Ce jour, Jésus avait accepté de prendre ce chemin vers Jérusalem.

Il a traversé le portail sur le tapis des tuniques mises par terre.

Il y était allé au nom de tous ceux qui lui avaient prêté leurs vêtements.

Car en vérité, c’est ainsi qu’ils ont confié leurs vie à la sienne,

qu’ils ont lié leurs destin à son destin.

Quelques jours plus tard,  Jésus devra mourir, seul sur la croix.

Les soldats joueront pour  voir qui gagnera ses vêtements.  Jésus, sur la croix, sera dérobé.

Mais en vérité,  il porte les vêtements de chacun,  les vêtements de ceux qui avaient confiance en lui et en sa mission.

Une autre fois il avait dit :

« Je suis le chemin, la vérité et la vie … »

Ce jour là, à Jérusalem,  quand les gens sont venus pour l’accueillir  et lui ont  préparé le chemin, Jésus a continué son chemin et leur a montré ce que veut dire être « le chemin » :

En prenant avec lui nos attentes, nos besoins et tout notre être, pour nous donner une nouvelle vie et une nouvelle  espérance.

Au bout du chemin il n’y avait pas la croix, ni les soldats qui jouaient pour gagner les vêtements d’un condamné,

mais à la fin,  il y a la lumière de Pâques, de Jésus ressuscité, ressuscité au nom de tous ceux qui avaient partagé leur histoire avec lui.

L’église devrait être cela :

Des gens qui partagent leur vie comme les gens à Jérusalem ont mis leurs vêtements en commun,

Pour accueillir ensemble Jésus Christ, celui qui nous a montré que l’amour de notre Dieu est plus fort que tout, même plus fort que la mort.   Amen

(Silence)

Nous vous invitons à chanter le chant : 

44 / 16 , 1.2.3.  A toi nos coeurs  (page 674)

Annonces (Adulte)

Offrande II

Prière (lu par … )

Dieu notre père,

Nous voulons te remercier,

Car tu croises nos chemins et tu viens à notre rencontre.

Envoie-nous pour rencontrer les autres que nous côtoyons sur nos chemins. 

Aide nous à leur tenir la main, quand ils ont du mal à avancer,

Aide nous à être attentif à  l’autre.

Montre-nous comment  être une aide et non un obstacle sur la route vers ton royaume.

Nous voulons te remercier pour Jésus qui a osé prendre un chemin plein de risques et de souffrances pour le bien de tous.

Aide nous à ne pas reculer, devant nos missions et difficultés

mais à espérer que pour chacun de nous, au bout du chemin,  il y ait Pâques, une nouvelle vie, et non la désespérance.

Nous vous invitons à prier ensemble « Notre père ».

Notre Père

Bénédiction    (Adulte)

Chant :    62 / 84 , 1.4.   Seigneur garde nous (page 1009)




En suivant Jonas…

Culte « Histoire de Jonas » proposé par Evelyne Schaller (EPUDF).

Acteurs : lecteur 1. lecteur 2. Jonas. Capitaine. Matelot 1. Matelot 2. Matelot 3.Groupe d’enfants qui miment tout à l’envers. Groupe bruiteurs. Groupe décorateurs. Facultatif : Matelot 4 et Matelot 5 :

Décors : 1 :bateau 2 :  mer en tempête dessinée sur un grand drap et agitée au moment du récit  (voir photo) 3 : Baleine dessinée sur un drap 4 : Bouche de la baleine : fanons en bandes de tissus sur lesquelles on aura agrafé des objets  provenant de la mer : coquillages, algues, bois flottés et détritus non organiques  (plastiques, papiers…)  Ces objets peuvent aussi être réalisés en dessin (voir document joint) Les bandes de tissu sont accrochées sur un bâton qui indique la bouche de la baleine et sous lesquelles les enfants vont se glisser

PRÉLUDE et ACCUEIL (présentation des enfants et animatrices) et CHANT : Seigneur nous arrivons des 4 coins 214

INTRODUCTION : pasteur Qui connaît l’histoire de Jonas ? Une baleine ?? Non un grand poisson ! Ce jour là, tout avait bien commencé ! Jonas, homme important dans sa vielle, respecté, croyant en Dieu, va voir le ciel lui tomber sur la tête ! Dieu lui demande une mission en terre étrangère, en plus une mission qui semble impossible, inacceptable aussi, à Jonas; Mais avant d’embarquer dans ce récit, je vous invite à la prière
PRIÈRE : Un jour, les amis de Jésus étaient sur une barque et ramaient contre le vent et au petit matin Jésus s’avance vers eux et leur dit : confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ! Seigneur  toi qui es allé à la rencontre de tes amis étaient épuisés à force de ramer ; tu vois notre fatigue en certains jours, tu vois notre manque de confiance. Alors Seigneur !; monte dans notre barque viens pour ranimer la foi et la joie, ici , ce matin, nous voulons accueillir ta présence. Amen

 HISTOIRE 1

 LECTEUR 1 : Ah Ninive ! Grande ville qui court à sa perte ! trop de marchés, trop d’inégalité, trop de marchandage, trop d’abus, trop de pollution !  Tout trop vite, trop haut, trop : tout de suite !

LECTEUR 2 : Ninive, c’est juste un exemple, mais c’est partout pareil : Bombay, Singapour, New York, Mexico, Paris, Hong Kong,

LECTEUR 1 : Ninive, c’est pas que les villes, c’est le monde, c’est la consommation, c’est la corruption, c’est la marchandise de tout et pour tout !

VOIX DE DIEU (off)/ : AH Ninive ! Ah le monde ! Je ne vais tout de même pas les laisser se démolir comme ça, sans lever le petit doigt ! Par ma barbe, je les ai fait, je les aime, tout vérolés qu ‘ils sont !

LECTEUR 2 : Alors  Dieu dit à Jonas : « Jonas, j’ai besoin de toi ! Lève-toi et va dans la ville de Ninive. J’ai une mission pour toi.

CHANT enfants: Il était un drôle de prophète (bis) qui fuyait loin, loin quand Dieu l’appelait (bis) Oh, hé ! OH hé Refrain : Jonas, Jonas, écoute-moi, va dire à Ninive ce qui ne va pas (bis)

JONAS : Besoin de moi, besoin de moi ? Qu’est ce que c’est cette histoire ? Tu veux ma mort ?  Eh bien non ! Je refuse, c’est net et définitif !

LECTEUR 1 : Jonas n’a pas envie d’aller dans la ville de Ninive. Alors, au lieu d’y aller, il part en sens inverse.

MIME :  un groupe  avec  JONAS se déplace devant l’autel, à droite, à gauche, se lève, s’assied, marche, s’arrête : le contraire  des indications

LECTEUR 2 : Dieu lui demande de monter vers ici et Jonas est descendu vers là. Il descend vers la mer. Il arrive à un port. Et là, il trouve un bateau qui est près à partir.

CHANT enfants: 2.Il partit sur un grand navire (bis) Qui vers Tarsis en Espagne, s’en allait (bis)  Refrain : Jonas, Jonas, écoute-moi, va dire à Ninive ce qui ne va pas (bis)

JONAS : jusqu’à quand me suivras-tu ? Jusqu’à quand faudra –t-il que je fuie ? N’auras –tu nulle pitié pour ton serviteur ? N’ai-je pas droit, moi aussi, au repos ? Laisse moi te dire NON Je n’irais pas, pour cette génération mauvaise Je n’irais pas. Je ne veux pas !

CHANT assemblée : Abraham Dieu t’appelle

HISTOIRE 2 : sur le bateau

Décors :   1 :bateau 2 :  mer en tempête dessinée sur un grand drap et agitée au moment du récit 3 : Baleine dessinée sur un drap 4 : Bouche de la baleine : fanons en bandes de tissus sur lesquelles on aura agrafé des objets  provenant de la mer : coquillages, algues, bois flottés et détritus non organiques  (plastiques, papiers…)Ces objets peuvent aussi être réalisés en dessin (voir document joint)Les bandes de tissu sont accrochées sur un bâton qui indique la bouche de la baleine et sous lesquelles les enfants vont se glisser

LECTEUR 1 : Jonas est descendu vers la mer. Il est arrivé à un port. Et là, il a trouvé un bateau qui partait. On va monter dans le bateau avec Jonas ?

LECTEUR 2 : Tout a coup, une grande tempête se lève.Les vagues sont immenses. Le vent souffle très fort. Le bateau va couler.

Décor : agiter la toile : « mer avec tempête »

BRUITAGES : GROUPE DE BRUITEURS  souffler dans des tubes, agiter des bouteilles remplies d’eau, utiliser des matériaux divers (tôle, papier aluminium, papier sulfurisé,, branchages…)

Matelot 1 : Capitaine, faut affaler les voiles, y a déjà le génois qui s’est fendu en loques !

Matelot 2 : crénom !! la tempête monte à une vitesse incroyable ! Jamais vu ça !

Matelot 3 : On va pas tenir longtemps comme ça, capitaine, cette vieille coque de noix est trop fatiguée pour lutter !

capitaine : faut alléger le navire ! Foutez-moi à l’eau tout ce qui est inutile !

Matelot 2 : on va finir avec les sirènes ! Bouffés par les requins !

capitaine : Tiens-moi cette barre comme un vrai marin ! C’est pas le moment de jouer les mauviettes !

Matelot 1 : regarde-moi cette muraille de mer qui nous vient droit dessus !

Matelot 3 : y a un lézard quelque part ! Qu’est ce qu’on a fait de mal, pour se payer une tornade pareille ?

Capitaine du bateau : :Qui est responsable de cette tempête ?

Matelot 1 : on a tout fait de travers ! ou à l’envers !! Mince : en plus on a perdu notre passager !!

Matelot 3 : personne n’a vu Jonas ? Boris, va voir dans sa cabine et ramène le dans la cabine de pilotage

 capitaine : Retournez-moi ce navire sens dessus dessous et trouvez-moi cet étranger !

Matelot 2 : On l’a trouvé Capitaine et vous y croirez pas : Il dormait comme un bébé ! En pleine tempête !

Capitaine (parlant à Jonas) : quoi ? on coule et toi tu joue à Booz endormi ? Tu pourrais au moins prier, si déjà t’es pas utile sur le pont !

Matelot 1 : jamais vu une tempête pareille capitaine ! Y a quelqu’un qui a du jeter un sort sur le bateau ! (en regardant Jonas !)

Capitaine : ok, on va tirer au sort ! Amenez-moi les allumettes, et regardez pas

Matelot 3 : la courte paille a désigné l’endormi !

Jonas : c’est sur moi que le sort est tombé ! ça ne pouvait être que moi

Capitaine : allez, mets-toi à table, d’où viens- tu ? Qu’as tu fais ?

Jonas : je suis hébreu et mon Dieu commande à la mer et aux cieux. C’est Adonaï, Elohim,  le Seigneur. C’est lui qui me poursuit car je l’ai fui ! C’est lui qui me cerne par les murailles d’eau car je lui ai désobéi !

Matelot 2 : nous n’allons quand même pas périr à cause de toi ?

Jonas :  Repentez-vous de vos fautes et jetez-moi à la mer. Le calme reviendra.

CHANT enfants : 3.Il arriva une grande tempête (bis) Et Jonas dans les vagues fut jeté. (bis) Ho hé, Ho hé ! Refrain : Jonas, Jonas, écoute-moi, va dire à Ninive ce qui ne va pas (bis)

Pasteur : Jonas aussi a tout fait à l’envers, donc il a sauté à l’eau pour sauver le bateau.Dans la mer, Jonas est avalé par un grand poisson. Il se retrouve dans son ventre

 Décor : le poissons et le bâton garni de fanons de baleine décorés

Pasteur : On va aller dans le ventre du poisson. (Les faire entrer dans la bouche du poisson à travers le rideau de fanons porté par les parents.) 

Pasteur :Là, il fait sombre, il fait nuit, qu’est-ce qu’on fait la nuit ? On essaie de se rassurer, ou bien on appelle quelqu’un pour nous tenir compagnie, pour nous donner un calin ou chanter une chanson.Jonas a ressenti tout ça , il a eu peur, il a cherché dans ce noir ce Dieu qui l’avait appelé pour faire une mission et qu’il a fui ! Jonas a appelé Dieu  en disant :« Dieu il fait sombre, il fait nuit ici, j’ai peur. J’ai besoin de toi. J’ai besoin d’être consolé. J’ai besoin d’un câlin. S’il te plait, aide-moi.

Écoutons sa prière :  PSAUME PRIÈRE JONAS

Lecteur 1 :  Jonas, dans le ventre du poisson, pria l’Éternel, son Dieu.

JONAS 1 : Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, Et il m’a exaucé; Du ventre du poisson qui est obscur et froid j’ai crié, Et tu as entendu ma voix.

JONAS 2 : Tu m’as jeté dans l’abîme, dans le coeur de la mer, Et les courants d’eau m’ont environné; Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi.

JONAS 3 : Je disais: Je suis chassé loin de ton regard! Est ce que je verrais encore ta maison et ton amour ?

JONAS 4 :Les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie, L’abîme m’a enveloppé, Les algues ont entouré ma tête.

JONAS 1 : Je suis descendu jusqu’aux racines des montagnes, Les barres de la terre m’enfermaient pour toujours; Mais tu m’as fait remonter vivant de la fosse, Éternel, mon Dieu!

JONAS 2 : Quand mon âme était abattue au dedans de moi, Je me suis souvenu de l’Éternel, Et ma prière est parvenue jusqu’à toi !

JONAS 3 : Ceux qui placent leur confiance dans des valeurs futiles éloignent d’eux la miséricorde.

JONAS 4 : moi je promets que je serais fidèle aux vœux que j’ai faits envers celui qui me sauve, Dieu qui m’aime.

LECTEUR 1 : L’Éternel parla au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre.

Pasteur : Le poisson remonte à la surface de la mer Il dépose Jonas sur la plage.Il accepte enfin d’aller à Ninive et il fait les choses dans le bon sens. Il fait ce que Dieu lui demande.

CHANT assemblée : Tu nous appelles à t’aimer 

LECTURE DE LA BIBLE : nous écoutons la suite de l’histoire de Jonas dans son livre : prendre une Bible, lecture de Jonas 3

La parole de l’Éternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots: Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t’ordonne! Et Jonas se leva, et alla à Ninive, selon la parole de l’Éternel. Or Ninive était une très grande ville, de trois jours de marche. Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche; il criait et disait: Encore quarante jours, et Ninive est détruite! Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche; il criait et disait: Encore quarante jours, et Ninive est détruite! Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu’aux plus petits. La chose parvint au roi de Ninive; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre. Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands; Que les hommes et les bête, les bœufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d’eau! Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables! Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s’il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu’il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas

CHANT Assemblée

PRIÈRE : Avant de terminer ce temps avec Dieu et cette histoire nous nous souvenons des marins qui étaient sur le navire où s’était réfugié Jonas Avant de le jeter à la mer  un des matelots à dit.

Matelot 1 : apprend-nous à prier Cette même demande avait été faite à Jésus par ces disciples. Nous prions ensemble cette prière : Notre Père qui es aux cieux… NOTRE PERE

BENEDICTION : Soyons bénis !  Dieu nous veut du bien, dire du bien ! Que sa paix nous habite, que sa force nous porte, que sa parole nous guide. Allons joyeux ! AMEN

Crédits : Evelyne SCHALLER (EPUDF)