Culte pour les petits avec des oiseaux

 

Voici quelques passages d’un culte des petits organisé en collaboration avec  une maman, animatrice de la Ligue de la Protection des oiseaux (LPO).

Le déroulement se cale sur le déroulement type proposé sur le lien 

http://www.pointkt.org/celebrations-et-cultes/comment-structurer-un-culte-pour-les-tout-petits/

 

 

Nous nous contentons ici de développer l’animation biblique et l’animation pédagogique.

  • L’animation biblique : Les oiseaux dans la Bible

L’animatrice se place à côté d’une Bible, en face des enfants, tous assis sur un tapis par exemple.

Devant elle, un panier avec des « oiseaux ». Dans notre cas, nous avons eu la chance d’avoir un grand nombre d’oiseaux en peluche, mais s’il le faut on peut aussi se contenter de photocopies. Mais dans ce cas, mieux vaut les coller sur du carton et les faire d’une taille suffisante pour qu’ils puissent être pris en main par les enfants et visibles par tout le monde.

Introduction :

Comme à chaque fois lors de nos rencontres, nous allons ouvrir la Bible pour découvrir une histoire biblique. Aujourd’hui nous allons ouvrir la Bible pour y découvrir des oiseaux, car il y en plein.

Je suis sûr que vous connaissez déjà quelques noms d’oiseaux. Donc on va faire un quizz. Je vous décris l’oiseau et quand vous pensez le reconnaître vous le dites.

  1. Le corbeau
  • J’ai voyagé avec Noé et je suis très courageux. Moi, je suis le premier animal qui a quitté l’arche. J’ai dû faire beaucoup d’aller – retour avant de trouver enfin une branche hors du bateau pour me poser dessus. J’ai un plumage tout noir et un bec noir aussi, et j’aime chanter …mais tout le monde n’aime pas mon chant.

Qui suis-je ?  Le corbeau!

L’enfant qui a trouvé peut prendre le corbeau du panier et le placer devant lui.

L’animatrice met une petite carte avec un verset biblique correspondant avec le corbeau. Eventuellement le parent accompagnateur peut le lire à haut voix. Culte des petits 06 19 oiseaux textes bibliques

Genèse 8,7  Il laissa partir un corbeau. Celui-ci sortit et revint bientôt : il fallait attendre que l’eau se résorbe sur la terre.

2) La colombe

  • J’ai aussi voyagé avec Noé. Je ne suis pas noire, mais toute blanche. Et j’ai eu l’idée d’apporter, à Noé et aux autres, une jeune feuille d’olivier. Comme ils étaient contents de voir cela ! De coup, ils pouvaient être sûrs que la terre avait séchée et que tout le monde pouvait aller dehors et trouver sa nourriture.

Qui suis-je ?  La colombe !

L’enfant qui a trouvé peut prendre la colombe du panier et la placer devant lui.

On met une petite carte avec un verset biblique correspondant avec la colombe.

Genèse 8,10-11  Il attendit une semaine et laissa à nouveau partir la colombe. La colombe revint auprès de lui vers le soir elle ; elle tenait dans son bec une jeune feuille d’olivier. Alors Noé sut que le niveau de l’eau avait baissé sur la terre.

3) L’aigle

  • Aucun oiseau ne vole aussi haut que moi. Je fais mon nid pour mes petits sur la cime d’une montagne, caché dans un rocher. Personne ne peut me rejoindre là-haut. C’est pourquoi on parle de moi aussi pour parler de protection. Certains pensent même que je vole avec les petits sur mon dos. Mais non, je n’oserais pas. Vous pouvez me voir quand vous levez la tête et que je vole parmi les montagnes avec mes ailes bien larges. Et moi, je vous voie aussi car j’ai des très bons yeux.

Qui suis-je ?  L’aigle !

L’enfant qui a trouvé peut prendre l’aigle  du panier et le placer devant lui.

On mettre une petite carte avec un verset biblique correspondant avec l’aigle.

Exode 19, 4  Vous avez vu ce que j’ai traité les Egyptiens ; vous avez vu comment je vous ai amenés ici, près de moi, comme un aigle porte ses petits sur son dos.

Esaïe 40, 31  Mais ceux qui comptent sur le Seigneur reçoivent des forces nouvelles ; comme des aigles, ils s’élancent. Ils courent, mais sans se lasser, ils avancent, mais sans faiblir.

4) La cigogne

  • Moi, je voyage beaucoup et je suis pourtant très fidèle. Je reviens toujours au même endroit. A la fin de l’été, je me mets en route vers l’Afrique et je reviens au printemps. La Bible me cite en exemple pour dire que je sais toujours rentrer chez moi. Et Dieu voudrait bien que ses enfants retrouvent toujours le chemin vers lui. J’ai des longues jambes. Cela me permet de chercher des grenouilles dans des eaux peu profondes. Des jambes toutes rouges. Et j’ai un long bec. D’autres oiseaux aiment chanter, moi je préfère claquer du bec.

Qui suis-je ?  La cigogne!

L’enfant qui a trouvé peut prendre la cigogne  du panier et la placer devant lui.

On mettre une petite carte avec un verset biblique correspondant avec la cigogne.

Jérémie 8, 7 Même la cigogne connaît le moment de sa migration  tourterelle, hirondelle et grive savent quand il faut revenir. Mais mon peuple ne connaît rien aux règles que j’ai établies.

5) La hulotte

Vous me voyez peu. Je suis réveillé quand vous dormez. Et je préfère rester seule. J’habite dans des maisons abandonnées, par exemple. Là, j’ai la paix pendant la journée, avant de me mettre en chasse la nuit. Mais dans la Bible, quand on parle de moi, malheureusement c’est souvent pour dire qu’il y a eu la guerre et que les gens qui habitaient ici ont dû fuir. Mais ce n’est pas ma faute.

Peut-être avez-vous déjà entendu mon cri la nuit? Savez-vous imiter le son avec vos mains?

Qui suis-je ?  La chouette

L’enfant qui a trouvé peut prendre la chouette du panier et la placer devant lui.

Psaume 102, 7 Je fais penser au hibou du désert, je suis comme la chouette des ruines.

 

>>> On peut prolonger le quiz avec d’autres histoires:

Elie nourrit par les corbeaux (I Rois 17)  ou 

le coq qui chante trois fois (Marc 14) ou  

Exode 16, 13 Le soir, des cailles arrivèrent et se posèrent sur tout le camp

A la fin, nous avons terminé sur :

6) Un jour Jésus se promenait avec les disciples, ses amis. Ils avaient tellement de questions: Où allons-nous dormir ce soir ? Qu’allons-nous manger ? Et Jésus leur montre des oiseaux qui sont là et dit : Vous voyez tous ces oiseaux? Ils trouvent tous une place pour dormir et de quoi manger. J’ai confiance, nous aussi, nous allons trouver, avec l’aide de Dieu.

Mettre tous les oiseaux ensemble au milieu et le verset qui va avec :

Matthieu 6, 25  Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas au sujet de la nourriture et de la boisson dont vous avez besoin pour vivre. La vie est plus importante que la nourriture et le corps plus important que les vêtements n’est-ce pas ? Regardez les oiseaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas de récolte dans des greniers, mais votre Père qui est au ciel les nourrit ! Ne valez-vous pas beaucoup plus que les oiseaux ?

Chant : Vous bondirez de joie  (Stuart Sauerman) JEM322  © 1975 Lillenas Publishing Co. / CopyCare France / LTC

Refrain: 

Vous bondirez de joie, Vous marcherez en paix,

Montagnes et collines, éclatez de joie !

Et la nature entière,

Et tous les arbres des champs

Battront, battront des mains.

Strophe

Et tous les arbres des champs

Battront des mains,

Les arbres des champs battront des mains,

Les arbres des champs battront des mains,

Quand Dieu vous conduira.

Notre Père  et Bénédiction

 

L’animation pédagogique : Les oiseaux dans nos jardins

  1. Nous sommes tous experts en oiseaux …. car nous savons les observer et distinguer

L’animatrice donne une feuille avec des oiseaux FichesODJoiseaux_1

(à trouver sur https://cdnfiles1.biolovision.net/www.oiseauxdesjardins.fr/userfiles/FichesODJoiseaux_1.pdf)

et observe d’abord avec les enfants : on peut voir des couleurs différentes,

par exemple

  • un oiseau avec une gorge toute rouge (les enfants cherchent)

L’oiseau s’appelle « rouge-gorge », vous êtes déjà un expert en oiseau

ou

  • Cherchez un oiseau avec une tête bleue (les enfants cherchent)

et voilà, l’oiseau s’appelle « mésange  bleue », facile non ?

  • un oiseau qui pique dans les arbres pour y trouver sa nourriture ou faire un nid, c’est le pic épeiche
  • découvrir encore quelques oiseaux, des couleurs, des formes bizarres …

2) Nous sommes aussi des experts … car nous savons écouter leur chant. Ils ne chantent pas tous de la même façon.

3) sortie dans un jardin ou un parc : observer  et écouter des oiseaux (pas forcément pour les reconnaître, mais pour s’apercevoir de leur présence) 

4) Bricolage : une chouette ou un hibou

Voici un modèle hibou

à découper (peut être fait par les adultes)

le corps à décorer par l’enfant

ensuite coller les yeux, le bec et les pieds

trouvé sur :

http://www.apetipa.com/achives/2013/10/activites.htm




saynète pour illustrer le texte biblique I Corinthien 12 : « Des membres du corps au rififi »

Voici une saynète pour illustrer le texte biblique I Corinthien 12 :  « De membre du corps au rififi »

Une traduction de l’allemand par Ulrich Rusen-Weinhold, d’un culte préparé par Stefan Burger, aumônier d’école. Cf « Religiöse Feiern im multireligiösen Kontext der Schule », 2018 page 24 ff  ISBN 978-3-96003-256-4

 

 

Les acteurs de chaque membre de corps sont identifiés par un panneau qui montre qui parle.  

les membres du corps images

L’œil : Hey, mes amis – regardez… C’est super : Tant de personnes qui sont venus aujourd’hui pour participer à ce culte spécial ! C’est super ! Hey, pied : Viens, nous allons voir les gens…nous allons regarder qui est venue et tchatcher un peu avec eux.

Pied : Est-ce vraiment nécessaire ? J’avoue, je suis fatigué…c’est moi qui vous ai amené jusqu’ ici ; c’est toujours moi qui dois travailler, alors que toi là haut…tu peux regarder le monde, et c’est toi que les gens admirent. Mais pour moi, ils n’ont que des moqueries…. Je sens soi-disant mauvais et font la moue…

L’œil : Allez ! Ne fait pas le faraud, sans moi tu ne serais jamais venu jusqu’ici… tu irais à l’aveuglette…Tu serais dans le noir le plus complet….et personne ne ferait attention à toi. Personne ne te regarderait. A vrai dire, sans moi….tu serais personne !

La main : Arrête ! Le pied a tout à fait raison. Que fais tu comme œil ? Nous, nous bossons, il nous faut travailler lourdement…. Et toi : Que fais-tu ? Tu regardes le monde à nos frais ! D’ailleurs, juste pour le dire en passant : le membre le plus important, bien sûr c’est  moi ! Sans moi, rien ne marcherait…il n’y a pas un jour ou je suis utilisée mille fois ou plus…

L’oreille : J’en ai vraiment marre ! Je ne veux plus collaborer avec vous tous. Tout le monde croit qu’il est meilleur que les autres. Ne pensez   vous pas que vous vous mettez un peu trop en avant ? Et moi….dans ce spectacle que vous faites….qui suis-je ? Personne ne m’aime : Je ne suis pas joli,  je ne peux même pas me faire remarquer…  on me cache derrière les cheveux…à cause de mes oreilles en feuille de chou. C’est vraiment injuste.

Le cœur (essaie avec une voix douce de calmer la dispute) : Mais arrêtez enfin votre dispute…

Oreille : (lui coupe la parole) : Qu’De quoi tu te mêles ? Cela devrait te passer au-dessus la tête ce que nous discutons les uns les autres.

Les membres reprennent avec une voix forte ! Ils s’échauffent les uns les autres…

L’œil : C’est de la méchanceté  que les gens me traitent ainsi. Je m’en vais. Qu’ils se débrouillent, tout seul. J’en ai marre. Je n’ai pas besoin que l’on me parle ainsi !

Pied : C’est ça, le salaire de mon travail ? C’est moi qui bosse, qui me fatigue….et puis, on me dit de telles bêtises ! Si moi je n’existais pas, rien n’avancerait, rien ne bougerait…tout s’écroulerait ! On n’apprécie pas du tout ce que j’apporte !

Main : J’en ai ras-le-bol, j’en ai jusque-là de vos discussions. Quand vous avez besoin de quelque chose, là vous venez, là vous êtes content de mon aide… mais après, je ne vous intéresse plus du tout, et vous me laissez tomber comme une vieille chaussette… Quels amis êtes-vous, vraiment…

Oreille : Personne ne me regarde…. Personne ne me parle ! Personne ne prend du temps pour moi.

…. et cela c’est un corps ? Un ensemble ? Je m’en fiche…mais : royalement !

Œil : Quelle méchanceté… Pied : Je ne suis pas idiot, vraiment…

Oreille hey…. hey…. Arrêtez, vous vous emportez les uns contre les autres. Vous ne vous écoutez pas ? Calmez-vous pour une fois…. (crie : Silence !!) J’entends une voix très douce…. Il y a encore quelqu’un qui parle…

Cœur : Mais enfin ! Vous vous êtes vraiment écoutez, les uns les autres. J’ai essayé depuis un bon moment de me faire remarquer et de faire appel à votre conscience ! De vous remettre sur le droit chemin….   Vos disputes sont vraiment enfantines ! Nous avons besoin les uns des autres…. Chacun de nous est important ! Nous avons vraiment besoin les uns des autres.




Mourir, révéler, colorer : un culte autour du baptême

Vous aimez les expériences et les travaux pratiques ? Ce culte original va vous plaire : du sucre qui fond avec nos échecs et nos douleurs, de la peinture magique pour révéler un dessin, des tissus à colorer pour revêtir le Christ !
Remontez vos manches !

 

Ce culte a été animé avec quatre jeunes éclaireuses lors de la fête de Pâques, autour du thème du baptême et de l’eau. Un enfant a été baptisé lors de ce culte.
Le choix est de parler de la résurrection avec les significations du baptême, :

  1. mourir,
  2. révéler,
  3. colorer.

    Le livre « Le grand plongeon », aux éditions Olivétan a été utilisé (parcours catéchétique sur le baptême).

Trois expériences ont été conduites en assemblée entière ; mais selon le contexte, on peut imaginer réserver la seconde expérience aux enfants seuls (cela limite le nombre de dessins et de pinceaux), dans un coin aménagé, sous la conduite d’un moniteur ou d’un jeune. Les enfants pourraient alors retrouver l’assemblée plus tard dans le culte et rapporter leur expérience, montrer leurs dessins et dire quelques mots.

Matériel nécessaire  :

Expérience 1 : une boîte de morceaux de sucre, des crayons en quantité, un grand vase avec de l’eau

Expérience 2 : des feuilles de peinture magique (Editions Usborne), des pinceaux, des petits pots remplis d’eau

Expérience 3 : des morceaux de tissu, de la teinture (on peut utiliser le jus d’une betterave qu’on a fait cuire, ou le jus de pelures d’oignon cuites). On peut éventuellement remplacer les bouts de tissu par des œufs, pour symboliser la vie

Découvrez le culte et les expériences en téléchargement le document : Mourir-reveler-colorer

Merci au pasteur Carine Frank pour le partage !




Fêter les récoltes ?

Le culte des récoltes est une tradition en Alsace : chaque année, fin septembre – début octobre, ce culte est l’occasion de remercier Dieu pour les beautés de sa création et en particulier pour ce que nous récoltons et qui nous nourrit. Dans le contexte actuel où tant de voix s’élèvent pour dire que la Création est en danger, il est difficile de ne faire de ce culte qu’un temps de louange et d’action de grâce. Il peut être l’occasion aussi de dire nos inquiétudes et de réfléchir à notre responsabilité. C’est l’objectif de ce culte : classique sur la forme, il veut l’être moins dans le langage utilisé et la manière dont le thème est abordé.

Déroulement
• Accueil :
Je vous souhaite à tous et toutes la bienvenue dans cette église au nom du Seigneur, notre Dieu.
Aujourd’hui c’est la fête des récoltes, c’est le dimanche où nous nous souvenons plus spécialement de la générosité de notre Seigneur, où nous admirons la beauté de sa Création, où nous le remercions d’avoir permis que la terre produise du fruit en abondance. Ce culte s’inscrit dans le temps pour la Création qui est chaque année, au début de l’automne, un temps que les chrétiens se donnent pour réfléchir sur le rôle que Dieu nous a donné dans sa Création : l’admirer, la cultiver, la garder, en être responsable comme nous sommes responsables de nos frères et sœurs humains. Temps pour la Création, temps de réflexion, de prière, d’action, de protestation… au service et pour la gloire du Seigneur notre Dieu, Créateur de toute chose et Père de tous. Amen.

• Cantique : Les cieux et la terre (Alléluia 41-17/1-4)

• Louange (Wild Goose Resource Group : Petit livre des célébrations, OPEC – Olivétan, 2017, p. 102)
Officiant : O Dieu, Dieu Créateur, créateur de la couleur, du son, des textures, du calme et de la beauté infinie des choses vivantes,
Tous : Nous te bénissons
Officiant : O Dieu, Dieu Créateur, créateur du granit et de la graine de moutarde, des nuages gris et de la lumière des étoiles, des roulements de tonnerre et des battements de cœur,
Tous : Nous te bénissons
Officiant : O Dieu, Dieu créateur, créateur de tout ce qui est invisible, de ce tout ce qui a été, de tout ce que nos mots ne cerneront jamais.
Tous : Nous te bénissons
Officiant : O Dieu, Dieu notre Créateur, nous qui sommes les enfants de ton amour, les créatures de ta bonté, les gardiens de ta création,
Tous : Nous te bénissons
Officiant : Nous te bénissons pour ta création, pour la confiance que tu as mise en nous, pour ton amour pour nous et pour ta bonté sans fin.
Tous : Amen.

• Répons : Chantez, louez le Seigneur, chantez, vous tous le peuples ! (2 fois ; mélodie : Alléluia 12-14)

• Prière :
Seigneur, notre Dieu, tu as voulu ce monde et cette humanité, tu as voulu la vie. Tu as voulu faire de nous des partenaires, les gardiens et les jardiniers de ta Création.
Pardonne-nous lorsque nous ne reconnaissons pas ton amour à l’œuvre dans la terre fertile, dans l’eau qui arrose les sillons et la graine que tu fais germer et grandir. Pardonne-nous lorsque nous ne voyons pas tes bénédictions dans le goût des fruits et le parfum des fleurs, dans la douceur des pluies et les couleurs de l’arc-en-ciel.
Aujourd’hui, bien des voix s’élèvent pour dire que ta Création est abîmée et en danger. Aide-nous à écouter et à changer.
Seigneur, rappelle-nous de nous émerveiller chaque jour de la beauté de la nature. Aide-nous à prendre conscience du fragile équilibre qui régit la biodiversité dont nous ne sommes qu’une petite part.
Fais grandir en nous la détermination à respecter toute forme de vie et à prendre notre part de responsabilité dans la transformation du monde. Donne-nous un regard critique et constructif sur notre mode de vie.
Mets en nous le réalisme, la créativité et le courage dont nous avons besoin pour convertir nos consciences, changer nos modes de vie, porter des projets alternatifs, produire les changements nécessaires à la survie de notre terre et de notre humanité.
Ne laisse pas le fatalisme ni le défaitisme venir à bout de nos convictions. Ne laisse pas les obstacles, les menaces, les pressions atteindre notre Espérance et notre engagement pour la sauvegarde de ta Création et le respect de la vie. Amen

• Répons : Mon âme se repose (Taizé)

• Prière d’illumination : (d’après Philippe Warnier dans Livre de prière, Société Luthérienne – Olivétan, 2008, p. 360)
Seigneur, tu nous donné la terre à contempler. Tu nous as donné la terre à cultiver, à transformer sans la détruire.
Donne-nous sagesse et cœur pour éviter de gaspiller ses richesses, pour ne pas défigurer sa beauté, pour la laisser habitable aux générations futures.
Donne-nous d’écouter ta Parole qui nous appelle à être des jardiniers pleins d’amour pour la terre que tu as confiée. Amen.

• Lecture biblique : Luc 12 / 13 – 21

• Cantique : Psaume de la Création

• Prédication : Luc 13/6-9
Si aujourd’hui n’était pas le dimanche des récoltes et que je devais prêcher sur ce texte, j’insisterais sur la dimension spirituelle de ce texte. Je vous dirais : décodons la parabole, cherchons à comprendre ce que le Christ veut nous enseigner sur Dieu, sur lui, sur nous. Et puis je vous dirais qu’en fait, ce figuier stérile, qui ne donne pas de figue, c’est chacun de nous, lorsque nous nous éloignons de Dieu, lorsque nous ne vivons pas selon sa volonté, lorsque nous ne portons pas les fruits qu’il attend de nous, des fruits d’amour, de bonté et de justice. Je vous dirais que l’ouvrier qui refuse de couper le figuier, c’est le Christ qui nous regarde avec bienveillance et qui, malgré tout ce que nous pouvons être et faire, veut croire en nous, veut nous encourager, travailler autour de nous, avec nous pour que nous puissions découvrir à quel point une vie tournée vers Dieu et vers les autres peut être belle, fructueuse, riche de sens. Voilà, en résumé, ce que je vous dirais un autre jour qu’aujourd’hui….

Un autre jour… car aujourd’hui, c’est la fête des récoltes, aujourd’hui nous remercions Dieu pour la beauté et la générosité de sa Création, pour les fruits de la terre qui nous réjouissent et nous nourrissent. Alors aujourd’hui, je crois que ce texte peut nous dire d’autres choses ou au moins nous interroger, pas de manière directe, mais comme en creux, d’une manière indirecte, derrière le sens premier de la parabole.

Reprenons : c’est l’histoire d’un figuier, un arbre fruitier, mais qui ne produit pas de fruit, qui ne sert à rien donc… Le propriétaire, en toute logique pourrait-on dire, veut le couper, mais l’ouvrier qui représente le Christ rappelons-le, refuse de le couper pour le laisser vivre… encore un an, encore un an seulement me direz-vous. C’est vrai, sauf que dans la bible, le chiffre trois, comme les trois années écoulées au cours desquelles le propriétaire a cherché des figues sans en trouver, le trois est déjà souvent une totalité. Donc accorder, un an de plus après déjà trois années, c’est accorder un de plus à ce qui est déjà tout, c’est presque à demi-mot, accorder du temps, beaucoup de temps… presque l’éternité. Laisser vivre le figuier même s’il reste stérile : et si produire, servir à quelque chose n’était pas forcément ce qui est important, pas forcément ce qui donne de la valeur à une vie ? Et s’il nous fallait changer notre regard sur les choses, sur la vie, sur le monde et sur notre place dans ce monde pour ne pas seulement le regarder à partir de ce qui nous semble « utile » et productif ?

Tout porte la trace de cette logique utilisatrice et productiviste, même le langage : il y a des bonnes et des mauvaises herbes, des insectes utiles et des insectes nuisibles. Mais qui a décidé quelles herbes étaient bonnes, quelles herbes étaient mauvaises ? Quels insectes étaient utiles et lesquels étaient nuisibles ? Les connaissances scientifiques actuelles parlent plutôt d’écosystème, c’est-à-dire d’équilibre et d’interdépendance entre les différentes espèces… Et à force de voir le monde et de le façonner uniquement à partir de ce qui nous semble utile, à force de sacrifier des forêts et des champs d’herbes folles sur l’autel du profit et du rendement pour bétonner encore et encore, à force de gorger la terre de produits chimiques pour faire pousser plus et plus vite ou pour éradiquer la moindre bestiole ou la moindre herbe folle, à force de manger des fraises en décembre, à force de faire venir de l’autre bout du monde ce qui pourrait pousser ou être fabriqué ici (juste par profit !), à force de vouloir faire rouler toujours plus de camions, à force d’en vouloir toujours plus, à force de croire que le bonheur est dans la possession, nous avons plus abîmé la terre au cours des 50 dernières années qu’en des siècles d’existence humaine.

Je crois que dans l’Evangile, le Christ nous invite à porter un regard différent sur le monde : non pas à partir de nous-mêmes ou de ce qui nous arrange ou nous rapporte, mais avec la même bienveillance dont Dieu fait preuve à notre égard (tu ne me sers à rien et pourtant ta vie a du prix à mes yeux) ; non pas à partir de nous-mêmes ou de ce qui nous arrange ou nous rapporte, mais à partir de notre responsabilité devant nos enfants, leurs enfants et les enfants de leurs enfants ; non pas à partir de nous-mêmes ou de ce qui nous arrange ou nous rapporte, mais à partir de ceux de nos frères et de nos sœurs humains qui subissent déjà les catastrophes écologiques et climatiques.

Que Dieu nous aide à convertir notre regard sur le monde, nos modes de pensée et de vie, pour que nous soyons vraiment ce qu’il a voulu faire de nous : des partenaires, des jardiniers et des gardiens de sa Création, car alors nous serons comme des figuiers qui portent du fruit. Amen.

• Interlude

• Annonces

• Offrande

• Prière d’offrande
Seigneur, nous te remettons notre offrande. Par nos dons, nous te disons merci pour tous les biens dont tu as comblé et nous partageons un peu de ce que nous avons avec nos frères et sœurs moins chanceux. Amen.

• Cantique : Dieu tout-puissant (Alléluia 41-29 /1-3)

• Prière d’intercession : (librement basé sur d’après sur Wild Goose Resource Group : Petit livre des célébrations, OPEC – Olivétan, 2017, pp. 104-105)
Prions pour la beauté de la terre qui ne nous appartient pas.
Que sa beauté soit préservée, sa diversité sauvegardée et son intégrité respectée. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour que cessent la pollution et l’exploitation impitoyable de la terre, pour que les rivières frappent des mains, que les déserts fleurissent, que les vallées rient et chantent, que la faune et la flore sauvages vivent en sûreté et que tout vienne à l’existence, selon ton projet. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour que les enfants de demain n’aient pas besoin d’un musée pour découvrir les merveilles naturelles que nous voyons aujourd’hui. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour que les nations les plus pauvres ne moissonnent pas leurs champs seulement pour nourrir des tables étrangères. Seigneur, écoute-nous.
Nous te prions pour les oiseaux, les fleurs, les graines, le soleil levant et couchant, auxquels le Christ nous rendait attentifs. Que le jour de son retour, il les retrouve dans leur beauté. Seigneur, écoute-nous.
Entends notre prière, toi le Créateur de toutes choses ; convertis les cœurs de celles et ceux qui ravagent la terre.
Affermis les résolutions de celles et ceux qui la respectent. Et puisque la terre est ton cadeau continuel pour nous, garde-nous de détruire, par indifférence ou manque de considération, ce qui ne nous appartient pas. Amen.

Liturgie de Sainte Cène
• Cantique : Et comme les épis (Alléluia 24-15)
• Préface : (Chantez en l’honneur du Seigneur un chant nouveau, EERV, 1997, 42.I)
Seigneur, quelle joie de te louer !
En ton Fils Jésus-Christ tu as créé toutes choses pour le bonheur et pour la vie.
Par ton Fils, tu veux sauver chacun et la création toute entière de tous les esclavages.
Ainsi tu veux que chacun puisse te servir avec joie.
C’est pourquoi avec tes enfants de partout et de tous les temps, nous proclamons et nous chantons la grandeur de ton amour…
• Répons : Saint, saint, saint (Arc-en-ciel 863)
• Épiclèse : Seigneur, tu es la source de la vie, tu es la source de l’amour. Voici le pain et le vin. Envoie ton Saint-Esprit sur nous et sur ces dons afin que, par cette communion, nous soyons unis au Christ et les uns aux autres, et que nous demeurions fidèles à ce que tu attends de nous.
• Paroles d’institution : Nous sommes maintenant avec Jésus-Christ et avec ses disciples dans la chambre haute, la nuit même où il va être livré, il célèbre la Pâque. Il prend du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompt et le donne en disant :
« Prenez, mangez, ceci est mon corps donné pour vous, faites ceci en mémoire de moi ».
De même, après le repas, il prend une coupe et après avoir rendu grâces, il la donne en disant :
« Buvez-en tous, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, répandu pour vous et pour un grand nombre, pour le pardon des péchés, faites ceci chaque fois que vous en boirez, en mémoire de moi. »
• Unis dans un même Esprit, nous pouvons dire avec confiance la prière que nous avons reçue de Jésus-Christ, notre Sauveur :
Notre Père qui est aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
pour les siècles des siècles. Amen.
• Voici, dit le Seigneur,
Je me tiens à la porte et je frappe.
Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte,
j’entrerai chez lui,
et je prendrai la Cène avec lui,
et lui avec moi.
Viens Seigneur Jésus, viens bientôt !
• Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres chez moi, mais dis seulement une parole, et je serai guéri.
• Répons : Agneau de Dieu (Arc-en-ciel 876)
• Invitation : Nous sommes tous invités à cette table par Jésus-Christ. Il appelle chacun de nous à le rejoindre. Que celles et ceux qui reconnaissent en Jésus-Christ le Seigneur, et désirent partager son repas, forment un cercle autour de cette table.
Communion
Après : (Chantez en l’honneur du Seigneur un chant nouveau, EERV, 1997, 49I)
Seigneur, tu nous as accueillis à ta table. Nous te disons notre reconnaissance.
Par cette communion, tu renouvelles nos forces. Que notre vie soit un reflet de ton amour. Amen
• Cantique : La paix du Seigneur (Alléluia 62-83)
• Bénédiction :
Que le chemin s’ouvre sous vos pas, que le vent vous pousse en avant.
Que le soleil rayonne sa chaleur sur votre visage, que les pluies tombent avec douceur sur vos champs.
Et que Dieu vous bénisse et vous garde dans sa main, aujourd’hui, toujours et jusque dans l’éternité. Amen

Crédit : Claire de Lattre-Duchet




Veillée du jeudi saint « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam »

Veillée du jeudi saint (ou pour une thématique de la Sainte Cène ) « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam » Ce moment a été proposé par la Paroisse Protestante de Haguenau dans le cadre de la veillée du jeudi Saint. Il peut être adapté à un culte spécial « Sainte Cène ». Il est fondé essentiellement sur une démarche extraite du recueil « Sinfonia Oecumenia » (Gütersloh, 1999), pages 735-749 et intitulé « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam ». Ont participé activement à son élaboration la Pasteure Agathe Douay, aumônier de l’aumônerie des Lycéens (« Casa ») entourée de nombreux lycéens et le Pasteur Frédéric Gangloff qui a rédigé la saynète introductive.

Matériel à prévoir et lieu à installer :

– une église chaude et accueillante, ambiance douce et chaleureuse

– tables, bancs et peut-être quelques chaises pour les personnes âgées : toute la veillée se fait à table !

– pour chaque table, une coupe, 2 bougies ,des allumettes, une carafe d’eau, une bassine, des serviettes, une carafe de jus de raisin, des verres, des assiettes creuses avec de l’eau salée, des  herbes vertes ou de la salade, des  mazots,

– feuilles de chants,  micro sans fil 

– table devant l’autel décorée pour le sketch

Prélude – Accueil  A vous, grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ. Soyez toutes et tous les bienvenus à cette veillée du jeudi saint. Cette nuit n’est pas une nuit comme les autres. A la « Casa des lycéens », comme dans la paroisse, la « table » est un lieu important de rencontre et d’échange, un lieu symbolique de fraternité.  C’est pourquoi, nous vous proposons ce soir de nous retrouver autour de la table, pour suivre ensemble et pas à pas la liturgie juive du seder. Le seder, ce repas de la pâque juive, nous rappelle la libération du peuple hébreu de l’esclavage. Ce repas nous invite à espérer, à poser des actes de libération, aujourd’hui, et  autour de nous.

Prière d’ancrage Seigneur, au cœur de nos vies peut être agitées, tu nous ouvres ce temps de culte pour reprendre souffle, pour prendre du recul, pour nous donner d’espérer. Donne-nous d’être disponible à nous-même et à ta présence, donne-nous d’être ouvert les uns aux autres. Nous t’en prions, crée en nous cet espace intérieur afin que ta Parole y pénètre et nous mette en route. Amen.

Chant 1 : Il est une foi ancienne AL 52/09, 1+4+6+7

 On baisse la lumière et on garde juste celle du chœur – SAYNÈTE INTRODUCTIVE : « Attendez-vous les uns les autres ! »

 Lecture de 1 Co 11, 17-22 & 33-34

 En guise de décor : une table avec de la nourriture en vrac, des cadavres de bouteilles partout, des emballages, etc… Au bout de la table, une personne dort pendant qu’une autre est en train de grignoter un casse-croûte ! Débarquent deux personnes avec des sacs de courses… Je me suis inspiré des noms des 7 nains de Blanche Neige qui expriment plus des sentiments personnifiés. Chacun est libre d’en changer !

Prof : Ah ben bravo ! A ce que je vois, vous ne nous avez pas vraiment attendu pour commencer ! Nous sommes en retard, parce que nous nous sommes occupés des courses pour la communauté !

Grincheux : Parfaitement ! A nous le boulot et à vous le fun ! En mode : « Chacun pour sa pomme » !

Dormeur (il se réveille difficilement) Ouille ! Ça va là ! Baisse le volume ! J’ai un de ces mal de crâne… Comme vous avez traîné, j’suis allé voir mes potes, en attendant, et on a tué le temps autour d’un verre !

Prof : Un verre ? Tu me prends pour une quiche ! C’est plutôt une caisse oui ! T’as pas honte de te retrouver dans cet état pareil ! Ici dans une Eglise ?

Timide (qui mange dans son coin) : Euh… Si je puis me permettre ? J’ai déjà commencé à grignoter un peu ; j’avais trop faim et comme je ne savais pas quand vous alliez revenir…

Grincheux : Non mais c’est l’anarchie totale ici ! Il y a tout de même des règles élémentaires du savoir-vivre ! Ce repas devait être un repas d’unité…

Prof : Et vous en avez fait une teuf arrosée ou l’autre-là (indique timide), attaque son casse-croûte en solitaire et lui (montre dormeur) est affalé dans les miettes ! Et à nous c’est tout ce qui reste ! Des miettes !

Dormeur : Oh ! C’est bon là ! T’as fini de faire ton pasteur ! J’ai déjà fait un effort pour venir manger avec vous. J’suis même prêt à sourire s’il le faut, à dire quelques mots gentils par ci et par là, même si vous êtes sacrément en retard, mais après je retourne boire un coup avec mes amis !

Timide : Oui ! Il a raison ! Déjà qu’on se force à parler avec les gens qu’on ne connaît pas, avec le sentiment d’avoir fait une bonne action, ne nous demandez pas, en plus, de mourir de soif et de faim en patientant jusqu’à votre arrivée !

Grincheux : Si vous en avez les moyens et aucune patience, faites ça chez vous ! Mais ici, jouez le jeu ! Comportez-vous en membres solidaires d’une communauté !

Prof : Je ne sais pas si vous réalisez vraiment, mais ce repas, ce n’est pas le lieu où vous allez vous servir, mais l’endroit où vous allez recevoir ce qu’un Autre distribue de tout son corps et de toute son âme !

Dormeur : En vous attendant, j’en pouvais plus et comme y a pas de réseau ici, j’avais trop besoin de la présence de mes amis pour me sentir bien !

Timide : Pour moi c’est pareil, j’ai du mal à aller vers les autres, alors je préfère manger dans mon coin comme ça je me console avec la bouffe !

Grincheux : Et cela ne vous serait jamais venu à l’idée que pour préparer et vivre ce repas un peu spécial, il faudrait faire un peu attention aux autres ? Essayer de prendre conscience de leur faim et leur soif avant de vous remplir l’estomac ?

Prof : Ou peut-être croyez-vous déjà pouvoir vous passer des autres, de ceux qui ont moins de moyens ! Surbookés par des journées à rallonge et des soirées de travail !

Dormeur : Ouai ! J’avoue ! J’suis pressé de consommer toujours plus et après moi, le déluge !

Timide : Et si les mieux installés comme moi, se souciaient un peu plus des plus faibles ou des derniers arrivés ?

Grincheux : La patience de Dieu à notre égard est énorme alors que nous sommes du genre « impatient chronique » !

Prof : Dans un monde où plus personne n’attend personne, il vaut la peine de s’attendre les uns les autres !

Timide : Hmmm ! Psst ! SVP ! (Indique les gens dans l’assistance) Je pense qu’ils nous attendent !

Prof : Eh bien, allons les rejoindre ! (Chacun se précipite pour être le premier)

Grincheux : Oh là ! Stop ! Qu’est-ce qu’on vient de dire !

Tous : Attendez-vous les uns les autres !

Ils s’attendent et prennent place à la table autour de laquelle ils invitent l’assemblée.  

rallumer les lumières

DEBUT du REPAS DU SEDER

Les lumières de la fête Dans la tradition juive, on commence toutes les fêtes en allumant les bougies ; de même, au début de nombreuses fêtes chrétiennes, on allume des cierges. Ce soir, en allumant ces bougies, nous souhaitons faire de leur flamme non pas un feu dévorant, mais la lumière dans laquelle nous nous voyons les uns les autres, tous différents, toutes différentes, mais partageant une humanité commune. Nous allumons ce feu pour nous aider à voir que l’humanité n’est pas destinée à périr par le feu. Nous allumons ce feu pour mieux distinguer l’arc-en-ciel qui luit sur nos visages. On allume les bougies sur les tables   Bénie soit la lumière qui nous conduit sur le chemin de la libération.

Première coupe  En cette nuit, nous buvons 4 coupes de jus de raisin + 1. On interprète cette coutume de diverses manières. Elles symbolisent, disent certains, les 4 coins du monde, car la liberté doit naître en tous lieux ; Elles symbolisent les 4 saisons, car le cycle de la liberté doit se perpétuer ; Elles symbolisent les 4 mères : Sara, Rebecca, Léa et Rachel, car la liberté sera le chant des femmes. Mais surtout, elles sont le symbole de la quadruple promesse de libération que Dieu a donnée à son peuple d’Israël : « Je vous ferai sortir, je vous délivrerai, je vous adopterai, je ferai de vous mon peuple ». La cinquième coupe est celle du Messie, mort et ressuscité pour nous !

Cette première coupe est dédiée à Myriam qui a pris dans sa main une cymbale et a conduit les femmes vers la Terre Promise. Le cantique de Myriam, omis par l’histoire, est perdu. La Bible ne l’a pas conservé. En cette nuit, nous voulons recréer son chant, élever nos coupes et nous réjouir, car nous sommes les sœurs et les frères de Myriam. A sa suite, nous promettons d’aller en dansant vers la Terre Promise avec nos sœurs et frères et avec leurs enfants. On remplit les petits verres avec le jus de raison pour la première  fois et on boit la première coupe.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 1+ Refrain 

Lavement des mains Nous allons nous laver les mains pour nous préparer à ce repas. En le faisant, nous nous débarrassons de tout ce qui nous empêche d’être véritablement nous-mêmes. Nous voulons nous préparer à être renouvelés, restaurés. Nous voulons retrouver la force de guérison qui est en nous et nous souvenir que nos corps sont saints. Femmes, hommes, jeunes, enfants, lavons-nous les mains. Faites passer la bassine et la serviette, lavez-vous les mains et essuyez-les. Se laver les mains dans les bassines sur les tables, sécher avec les serviettes. Bénie sois-tu, toi l’eau qui laves nos mains et nos cœurs et qui nous donne clarté et sagesse.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 2 + Refrain 

Les feuilles vertes et l’eau salée Nous trempons la verdure du printemps dans l’eau salée ; elle est symbole des larmes de nos souffrances, de la sueur qui trempe notre front et des eaux de la grossesse. Elle est symbole des larmes que nous avons versées sur l’oppression que nous avons subie en tant que femme. Prenez la verdure (salade, persil, ciboulette), trempez-les dans l’eau salée et mangez.

Les quatre questions posées par les plus jeunes

  • Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres ? Chaque nuit de la pâque, la question est posée. Nous aussi, nous la posons. Nous aussi, nous cherchons la réponse.
  • Pourquoi, en cette nuit, avons-nous ce goût d’amertume qui demeure dans notre bouche ? Il y a des temps où la vie est amère, où le mal est présent dans le monde. Pensez à celles et ceux qui sont malades, à celles et ceux qui nous ont quitté cette année. Ce sont d’amères réalités.
  • Mère, pourquoi alors le goût de nos larmes est-il à la fois doux et amer ? Ces larmes, à la fois douces et amères, nous rappellent l’amie qui nous entend quand nous pleurons. Nous pouvons porter des fardeaux, supporter des choses difficiles, nous pouvons nous soutenir les uns les autres. C’est pourquoi nous acceptons à la fois l’amertume et la douceur, sachant que nous avons la force d’aller de l’avant.
  • Mère, pourquoi est-il si difficile de nous détendre, de nous reposer ? Il est bon de chanter, de manger, et de célébrer la fête ensemble. Mais nous savons que des femmes souffrent, que l’on détruit la terre que nous aimons. Nous devons rester vigilants, prêts à chaque instant à lutter pour la justice.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 3 + Refrain 

Bénédiction du pain – Voici la fête des pains sans levain, c’est pourquoi nous partageons ces Mazots. Bénis-sois-tu, Esprit qui nous nourris et qui fais croître le pain de la terre. Bénis sois-tu Esprit de vie, qui nous sanctifies par les commandements et qui nous as appris à manger les pains sans levain. Mangez ce pain sans levain !  Manger

Deuxième coupe Élevons la deuxième coupe et buvons à la communion qui unit les femmes. Bénis sois-tu Esprit de vie, car tu as mis des femmes autour de nous : mères, sœurs, compagnes, enfants, amies qui nous appellent à la liberté. Bénies soient toutes les femmes. Buvons la deuxième coupe. Boire

Récit de la libération Il nous faut maintenant faire le récit de notre Exode. Chaque année, la tradition raconte comment Moïse a libéré le peuple. Mais dans l’histoire juive, comme dans toutes les traditions patriarcales, l’histoire du peuple était celle des hommes. Les écrits et les traditions bibliques nous laissent entendre que les femmes et les hommes du peuple hébreu quittèrent l’Egypte séparément, en deux groupes, dont l’un était sous la conduite de Myriam et l’autre sous celle de Moïse, son frère cadet. En cette nuit, nous faisons mémoire de Myriam, qui a conduit le peuple juif hors d’Egypte. Le nom de Myriam vient de deux mots hébreux : « mar » et « mari ». Le mot MAR signifie « AMER » : le temps passé en Egypte était plein d’amertume pour notre peuple. MARI signifie « rébellion » : Myriam s’est révoltée contre l’oppression qu’elle subissait en tant que juive. ECHANGE : prenons quelques minutes pour échanger sur des exemples de récits actuels de libération

Troisième coupe  Le récit de l’Exode nous interpelle et nous pousse à nous libérer de toute injustice. L’histoire de nos vies nous lie les unes aux autres, car aucun être humain ne sera véritablement libre tant qu’un seul est encore captif. La troisième coupe célèbre notre vision d’un monde entièrement libéré et notre solidarité avec celles et ceux qui œuvrent pour la libération des opprimés. Verser et boire la troisième coupe. On dit qu’Elie vient participer à chaque Seder. Nous attendons son arrivée avec impatience, comme on attend toute personne courageuse qui vient assumer les responsabilités lorsqu’il le faut. Nous ouvrons la porte en signe d’hospitalité et d’amitié. Qu’Elie et toutes les prophétesses, avec Myriam, entrent ici et nous inspirent, afin que nous poursuivions notre tâche : construire un monde dans lequel toutes et tous auront la justice et la liberté en partage.

Chant : Dieu qui nous appelle à vivre ARC 515, 1 à 4

Quatrième coupe Versez du jus pour la quatrième fois dans les petites coupes. Nous élevons la quatrième coupe et buvons à nos enfants et aux jeunes. Ils sont le fruit de nos entrailles. Ils raconteront après nous et transmettront les récits les récits de libération. Bénis sois-tu, Esprit qui nous donne force et courage. Car tu nous as donné la génération suivante pour que demeure la liberté. Buvez la quatrième coupe. On boit la quatrième coupe.

Cinquième coupe (1 coupe / table) Et selon la plus ancienne tradition qui nous est venue par l’apôtre Paul, voici l’enseignement qu’il a reçu du Seigneur Jésus et qu’il nous a transmis : Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain (Matza), et après avoir remercié Dieu, il le rompit (On rompt la Matza) et dit « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites ceci en mémoire de moi »  Chacun, par table, rompt un bout de Matza et le donne à son voisin !  De même, il prit la coupe (prendre une coupe par table) après le repas et dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance de Dieu, garantie par mon sang. Toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi ». En effet, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, vous annoncez sa mort toutes les fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe… Ainsi, mes sœurs et mes frères, lorsque vous vous réunissez pour prendre le repas du Seigneur, attendez-vous les uns les autres ! Faire passer la coupe par table !

Nous allons mettre fin à ce Seder de notre Pâque, gardant au cœur le rêve de célébrer celui de l’an prochain dans un monde un peu plus en paix, renouvelé par l’égalité, un monde béni au travers de la liberté de toutes les femmes. Cette année, nous sommes encore sur les routes. Peut-être parviendrons-nous l’an prochain, au pays de la liberté. Dans cette espérance, unissons nos voix et nos prières pour dire ensemble : NOTRE PERE…

Chant : Viens et nous bénis Arc 890, 1 et 3

ENVOI Nous allons souffler nos bougies, ( le faire ), Il ne nous reste qu’à partir, attendre et espérer, car l’histoire doit aller à son terme : Jésus doit mourir pour que la mort meure,Jésus doit ressusciter pour la vie soit la plus forte. Que le Dieu d’amour vous bénisse et vous garde ! Amen.

Postlude




Images frottées 2: Une technique d’illustration pleine de surprises pour raconter les récits bibliques

Votre public se trouve devant une feuille vierge, et vous, vous racontez en frottant une craie-cire sur cette feuille vierge et Oh ! Surprise ! Un dessin apparaît ! « Mais comment cela se peut-il ? »
Réaliser un matériel inusable, réutilisable, économique, se composer une bibliothèque de dessins-mystères utilisables dans différents récits, impliquer les enfants et les jeunes dans la réalisation d’illustrations-mystères: à vos ciseaux !

Étape 1 : Le récit
Pour préparer vos illustrations mystérieuses, vous aurez besoin de repartir du texte biblique, quitte à en faire une narration plus personnelle par après. Préparer votre scénario dans un tableau : la première colonne reprend la découpe du texte, la seconde une idée de dessin, représentatif ou symbolique. Par exemple La parabole de la brebis perdue Mathieu 18.12-14
 « Qu’en pensez-vous ? Supposons qu’un homme possède cent moutons et que l’un d’eux s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres sur la colline pour partir à la recherche de celui qui s’est égaré ? Je vous l’affirme, s’il le retrouve, il ressent plus de joie pour ce mouton que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarés. De même, votre Père qui est dans les cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits se perde. »

Qu’en pensez-vous ? Un point d’interrogation
Supposons qu’un homme possède cent moutons Mouton(s) et/ou berger
que l’un d’eux s’égare, Comptage jusque 99 ; point d’interrogation…
ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres sur la colline pour partir à la recherche de celui qui s’est égaré ? Rochers, buissons, avec points d’interrogations ; jumelles ; grands yeux qui cherchent ;
Je vous l’affirme, s’il le retrouve, Mouton trouvé ; berger bras ouverts
il ressent plus de joie pour ce mouton que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarés. La joie du berger, le lien entre ce mouton et le berger
De même, votre Père qui est dans les cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits se perde Le troupeau au complet, serein

Étape 2 : Les dessins et les reliefs
Lorsque vous avez établi votre découpe/scénario, préparer vos reliefs :
Soit : réalisez vous-même le dessin directement en relief sur le papier fort, sans détails, juste les contours.
Soit : imprimez un dessin repris sur le Net, découpez-le, collez-le sur le papier fort (colle bâton-fin carton) et découpez-le encore une fois. Attention, le dessin doit être significatif en tant que silhouette : ce n’est que le contour qui apparaîtra au final.
Vous pouvez peaufiner votre découpe, ajouter une épaisseur là où cela enrichit la silhouette, ou réaliser des découpes intérieures. Pensez seulement que votre public doit comprendre rapidement et facilement la silhouette qui va apparaître.
Disposez vos reliefs avant de les coller (avec la colle liquide) sur les feuilles de base. Vous pouvez décider de regrouper plusieurs versets/illustrations sur une même base. Tous vos reliefs doivent être bien espacés sur la base, car vous allez « balayer » largement avec la craie-cire ou le pastel-craie, en dépassant les limites strictes de vos reliefs : il faut donc espacer en suffisance.
N’hésitez pas à poser un gros dictionnaire pour que vos reliefs sèchent bien à plat.
Si votre feuille de base, avec les reliefs, n’est pas très belle (taches de colles…), ce n’est pas grave, elle reste cachée !
Fixez (ruban collant) une feuille de papier normale (blanche ou colorée) devant chaque feuille de base.

Étape 3 : Raconter
Exercez-vous avec des feuilles de brouillon. Passez votre pastel-craie, votre craie-cire ou votre craie à plat sur la feuille vierge (donc, pas le bout de votre craie), et vous voyez le relief s’imprimer !
Exercez-vous à la maison pour connaître les emplacements de vos reliefs avant d’aller vers le public. Utilisez des couleurs sombres ou claires pour appuyer le récit. Vous pouvez bien sûr repasser avec du jaune ou du blanc sur un dessin foncé pour marquer une transformation, faire rayonner votre relief.
Qu’allez-vous faire des illustrations « révélées » ? Les suspendre dans l’église ? Les déposer ? Les distribuer ?
Si nécessaire (craie), fixez le dessin avec de la laque.
Tout le matériel de base que vous venez de préparer est réutilisable à l’infini. Vous pouvez faire des échanges entre moniteurs, impliquer les enfants et les jeunes dans la réalisation, constituer une bibliothèque de dessins… Bon amusement !

Matériel nécessaire : Pastels craies ou craies à la cire ou en désespoir de cause, craies de couleurs ; plusieurs feuilles de papier pour vos bases (taille selon le contexte de votre présentation, plus le public sera nombreux, plus il vous faudra du grand papier !) ; 1 support (Gros carton, paper board) et 2 pinces (pinces à linge) ; du papier fort ou fin carton (fin carton style carton d’emballage de céréales, de pizza…) en bonne quantité; autant de feuilles d’illustrations que vous aurez de feuilles de bases, du même format, en épaisseur normale, blanc ou couleurs selon votre choix, en lien avec le récit… et ce que vous avez sous la main !; crayon noir, ciseaux et/ou cutter, colle bâton et colle liquide ; laque en bombe pour fixer le dessin à la craie, si nécessaire.

Exemple encore: un récit de Pâques

Tout avait commencé avec un bon repas

Arrêté, jugé à la va-vite, condamné, crucifié, mis au tombeau…

Le troisième jour, les femmes vont au tombeau pour s’occuper du corps, mais…???

Des larmes et du désespoir, elles sont passées à l’espérance, à la louange et à la joie.