Un Hantou en Indonésie !

Connais-tu le démon d’Indonésie ? N’aie pas peur, il s’agit d’un petit animal dont le corps, sans la queue, ne mesure qu’au maximum 15 cm ! C’est un tarsier, dont les yeux brillent pendant la nuit et qui, du coup, a une réputation d’Hantou (démon) mais, il n’est pas bien méchant, sauf pour les insectes dont il doit se nourrir…

Hantou et pour tout: Fabrique un ‘baromètre’ de la collecte de l’Offrande des écoles du dimanche !
Matériel nécessaire : dessin du tarsier sur sa branche et des feuilles exotiques, crayons de couleurs, ciseaux, colle, un tube en carton, du fil épais ou transparent (comme du fil de canne à pèche) 2x la hauteur du tube +15 cm.

Dessins à imprimer ici: Tarsier_impr

Colorie et découpe le tarsier. Normalement, il est plutôt brun ou gris, mais rien de t’empêche de créer une sous espèce multicolore ! Attention lors de la découpe, la queue est très fine et longue.

À l’aide d’un poinçon (ou de la pointe métallique d’un porte-mine), fait un trou au dessus de sa petite branche et un en dessous, trous que tu peux renforcer à l’arrière par du papier collant pour éviter les déchirures. Pour son arbre, peint un tube en carton ou entoure-le d’une feuille de papier coloré pour faire le tronc ; au pied de ce tronc, découpe une très petite encoche sous les feuilles pour que le fil y soit guidé ; colle des feuilles exotiques tout au long du tronc, celles du modèle et d’autres que tu peux inventer et colorier; fais passer le fil derrière la branche du tarsier au travers des trous, puis fais le passer à l’intérieur du tube-tronc. Parfois le fil donne… du fil à retordre ! Tu peux y attacher une clé ou même le porte-mine pour que ce petit poids entraîne le fil dans le tube. Tends +/- le fil et fais un bon nœud ; utilise la petite encoche en bas pour guider ton fil ; cache le nœud à l’intérieur du tube. L’Hantou est prêt ! Plus la somme rassemblée grandira, plus le petit tarsier grimpera haut dans son arbre ! Le but étant qu’il en atteigne le sommet, bien sûr…

Le tarsier est le plus petit des primates. Connais-tu l’un des plus grands primates ? C’est l’humain. Les singes sont des primates, ainsi que les lémuriens. Quels atouts avons-nous en commun ? Des yeux situés d’un côté et de l’autre de notre nez, de manière frontale, et cinq doigts aux mains et aux pieds, avec des ongles plats plutôt que des griffes. S’il y a plusieurs familles de singes, de lémuriens, de tarsiers, il ne reste sur terre qu’une seule famille d’humains : l’homo sapiens, l’homme de science, l’homme de savoir, de sagesse. Nous saurons dans quelques milliers d’années si nous portons bien le nom que l’on nous a attribué !

Revenons à notre tarsier. Il vit en Indonésie. Jeune, il se choisit un arbre sur lequel il passe pratiquement toute sa vie. La nuit, il chasse des insectes, éventuellement des petits oiseaux ou des lézards. Il est très rapide malgré une apparence placide. Ses oreilles sont mobiles en tous sens, ses yeux sont très grands, il peut tourner la tête à 180° ! Ce sont des animaux facilement stressés, au point qu’ils se blessent ou même se suicident s’ils n’ont pas leur tranquillité !

crédit : Marie-Pierre Tonnon,(EPUB), Point KT

 




Bateau de papier

Pour illustrer les voyages de l’Apôtre Paul, voici un joli bateau à fabriquer avec les enfants.

Matériel pour chaque enfant 

  • Les deux faces et le fond du bateau imprimés sur papier cartonné : bateau
  • La voile du bateau imprimé sur du papier ordinaire : voile
  • Un bouchon de champagne ou de cidre
  • Un pic à brochettes en bois
  • Colle, ciseaux, ficelle, feutres ou crayons de couleur

Mode d’emploi :

Découper les deux faces du bateau. Les colorier ou les décorer. Découper le fond du bateau et plier sur les pointillés. Coller les faces du bateau sur le fond en s’aidant des points de repère.

Coller la proue et la poupe.

Fabriquer le mât : Faire un trou au centre du bouchon à l’aide d’un tournevis ou d’un poinçon. Y enfoncer le bâton à brochette. Couper pour que le mât fasse environ 15 cm.

Fixer un morceau de 13 cm en croix, avec de la ficelle ou du raphia.

Découper la voile. Plier sur les pointillés et coller le rabat afin de la fixer au mât.

Coller le bouchon dans le fond bateau et bonne « navigation »!

Crédit : Claire de Lattre-Duchet (UEPAL) – Point KT




Les vêtements bibliques présentés par Toison-la-brebis

Voici un parcours pour une année sur les thèmes du tissage, du filage et des vêtements bibliques non cultuels. Le matériel à télécharger par les animateurs et animatrices est destiné à un public âgé entre 6 et 11 ans. L’animal présent dans chaque chapitre est « Toison-la-brebis » et son petit « Pelote », ces deux-là posent de belles questions théologiques aux enfants! Chaque rencontre propose un bricolage en lien avec le titre. Matériel édité par Laurence Gangloff, pour le service de catéchèse de l’UEPAL. 44 pages.

Les  illustrations sont de Sylviane Gangloff  

idées complémentaires 

Crédits : Laurence Gangloff (UEPAL), pour Point KT




Kamishibaï maison : Actes 2 -Pentecôte

Voici une vidéo du kamishibaï maison (théâtre de papier) pour découvrir la fête de Pentecôte selon le livre des Actes des Apôtres, au chapitre 2 :  cliquer ici 

Le bricolage est au format A4 (pour utiliser l’imprimante) et propose l’utilisation des peintures (gouaches) et de pastels – mais toutes les formes de créativité sont possibles. Petits et grands peuvent être associés à cette création qui nécessite peu de matériel.

Matériel : imprimante (16 feuilles de papier pour les dessins en noir et blanc + textes) + peintures + pinceaux + eau + colle + 8 feuilles de papier épais. On peut bien sûr dessiner soi-même, sans être obligé d’imprimer. Dans ce cas, veiller à respecter une marge de 3 cm de chaque bord de la feuille.

Première étape

Imprimer (en recto) toutes les  planches de dessins en noir et blanc disponibles ici Actes 2 Pentecôte

Deuxième étape

Mettre en couleurs les dessins; toutes les techniques sont possibles : crayons, feutres, gouaches, aquarelles, crayons gras, pastels, papiers déchirés-collés…

Troisième étape

Coller les feuilles sur du papier épais. Le recto de chaque planche est soit un titre, soit un dessin et le verso, le texte. On peut bien sûr éviter d’imprimer le texte en le recopiant simplement au dos des planches. Dans ce cas, attention à bien centrer le texte au milieu de la page.

Quatrième étape

Glisser les planches dans le bon ordre, dans le butaï (pour voir la fiche technique, cliquer ici )… s’entraîner en face d’un miroir (pour voir les images) et une fois que l’on se sent prêt : inviter au « spectacle » !

Crédit : Laurence Gangloff (UEPAL) Point kT

 




Kamishibaï maison : Luc 24 Ascension de Jésus

Voici une vidéo du kamishibaï maison (théâtre de papier) pour expliquer l’Ascension de Jésus ( Luc 24) – cliquer ici

Pour fabriquer soi-même le kamishibaï, lire ci-dessous. Ce bricolage est au format A4 et propose l’utilisation des peintures (gouaches) – mais toutes les formes de créativité sont possibles. Petits et grands peuvent être associés à cette création qui nécessite peu de matériel.

Prédication à partir des images : cliquer ici Luc 24 prédication FG

Matériel : imprimante (pour les dessins en noir et blanc + textes) + peintures + pinceaux + eau + colle. On peut bien sûr dessiner soi-même, sans être obligé d’imprimer. Dans ce cas, veiller à respecter une marge de 3 cm de chaque côté.

Première étape

Imprimer (en recto) toutes les  planches de dessins en noir et blanc disponibles ici Jeudi de l’Ascension

Deuxième étape

Mettre en couleurs les dessins; toutes les techniques sont possibles : crayons, feutres, gouaches, aquarelles, crayons gras, papiers déchirés-collés…

Troisième étape

Coller les feuilles sur du papier épais. Le recto de chaque planche est un dessin et le verso, le texte. On peut bien sûr éviter d’imprimer le texte en le recopiant simplement au dos des planches. Dans ce cas, attention à bien centrer le texte au milieu de la page.

Quatrième étape

Glisser les planches dans le bon ordre, dans le butaï (fiche technique ici )… s’entraîner en face d’un miroir (pour voir les images) et une fois que l’on se sent prêt : inviter au « spectacle » !

Crédit : Laurence Gangloff (UEPAL)




Découvrir l’arche de Noé à domicile

Voici une animation imaginée par Virginie Triqueneau, Mélanie Villard et Caroline Peuchot de l’équipe des catéchètes de l’EPUdF de Versailles : Découvrir l’histoire de l’arche de Noé pour aider les enfants à mieux vivre le temps de confinement.

Le confinement et le déluge

 

 

Note introductives

Le récit du déluge et de Noé est difficile à lire avec des enfants, pour deux raisons : tout d’abord, il est long (4 chapitres) et surtout nous avons tendance à oublier que la fin est connue et à le lire comme un récit à suspens. Ainsi, nous lisons comme l’histoire du catastrophe un récit qui est avant tout celui d’une promesse et d’une alliance.
Aussi, pour aborder cette histoire, très riche en temps d’épidémie et de confinement, avec les enfants, nous vous recommandons d’abord d’en raconter une version pour enfant.
Bien sûr, avec des enfants plus grands ou pour vous, n’hésitez pas à vous plonger dans Genèse 6 à 8.

Activités avec les enfants :

  • 1) Voici arche de Noe003 l’arche de Noé à découper et à plier sur les pointillés puis découper l’entourage de la porte. Plier en accordéon une bande de papier (7 cm x 29.7 cm). On dessine des hommes et des animaux sur la bande. Fixer cette bande pliée au dos de la porte, on fixe l’arche avec quelques points de colle. Quand on ouvre la porte les personnes et les animaux sortent.  

 

 

 

 

 

 

2)  Faire des dessins d’animaux qu’on affiche sur le bord d’une table (pour qu’ils fassent rideaux).

Sur cette vidéo youtube, vous trouverez des idées pour dessiner facilement des animaux, pour peupler votre arche

https://youtu.be/GdzfUog6oqk

Ensuite on se regroupe sous la table (on peut aussi tapisser la pièce avec ces dessins) et on lit une prière dans l’arche ainsi constituée

Pour échanger

  • –  Quelles sont toutes les choses qui me rendent le confinement plus facile et pour lesquelles je peux remercier Dieu ?
  • –  Quel sont les signes de « terre ferme », de sortie prochaine, que je guette ?
  • –  Quelle est la première chose que je ferai quand je sortirai ?
  • –  Qu’est ce que j’ai envie de changer dans ma vie, après ce temps de confinement ?

  • Réflexion :  Comment réagir en tant que chrétien particulièrement lorsque la situation devient difficile, des exemples dans la Bible :

Noé, c’est l’homme reconnu comme droit et fidèle à Dieu et à qui Dieu confie la tache de sauver sa famille ainsi qu’un couple de chaque espèce animale. L’humanité qui s’anéantit dans la violence est alors noyée dans le déluge voulu par la colère de Dieu.(Ge 5)
Ce que promet Dieu à Noé, et à l’humanité c’est la fin de la malédiction divine comme conséquence de la violence humaine : ainsi Dieu prend acte que le mal habite le cœur de l’homme mais renonce à détruire la vie humaine et invite Noé à peupler toute la terre. Le mal n’aura pas le dernier mot, c’est la promesse qui est faite à Noé.

  • La finalité n’est pas le lieu confiné de l’arche mais bien la terre ferme où Dieu a besoin de chacun de nous pour faire advenir son règne.

Ce temps est compris comme un temps d’attente, d’épreuve et de révélation. D’autres épisodes de l’ancien testament expriment aussi des moments de transition, de souffrance et d’errance comme la traversée du désert par le peuple hébreu après une libération miraculeuse et prometteuse du joug du pharaon. Ce temps long comme celui d’une existence humaine symbolise le passage de l’enfermement, à la loi de Moïse qui libère l’homme de lui-même et le guide dans la marche vers la terre promise.

La période de confinement qui s’impose à nous face à l’épidémie de Covid19 nous met face à des situations inédites de grande proximité avec nos familles. La foi nous invite à vivre ce moment comme une occasion de réparer et renouveler nos relations avec nos proches : un temps de patience et d’écoute, un temps de silence habité par la présence cachée de Dieu.   

Deux textes de prière

Aie pitié, ô Seigneur, aie pitié de nous Car nos âmes cherchent en toi leur refuge.

Nous nous réfugions à l’ombre de tes ailes Jusqu’à ce que l’épidémie soit passée.

Nous crions vers le Dieu Très-Haut
Vers le Dieu fort qui nous entend et qui agira pour nous.

Des cieux, il nous enverra sa délivrance
Oui, le Seigneur nous envoie sa grâce, son amour et son secours fidèle. Amen.

Seigneur, tu es près de moi.
J’aimerais te sentir encore
Plus près, surtout lorsque tout gronde autour de moi. Amen

 

Quelques notes pour comprendre le texte

NOE, le nom :

Noaḥ en hébreu (Νωε Nōe en grec) vient probablement du verbe se poser /se reposer et le ֹנ ַח nom voudrait dire à l’origine « (le dieu) est calme / calmé » ou « calme-toi oh Dieu ». Nomen est omen : le nom annonce le programme si je puis dire.
Néanmoins, ce n’est pas l’explication que lui donne la Bible puisque dans Gen 5,29 le nom est dérivé de « consoler » et l’explication donnée est que « celui-ci nous consolera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains provenant de cette terre que l’Eternel a maudite ». Allusion claire à l’expulsion du Paradis. C’est un programme un peu différent mais toujours en adéquation avec l’histoire.

Dieu change d’avis :

L’histoire du déluge est celle, surprenante, d’un changement radical de l’attitude de Dieu envers sa création. Jusque-là Dieu punissait au cas par cas : Adam et Eve qu’il expulsait du Paradis – mais qu’il revêt personnellement de vêtements ; Caïn qui sera errant et vagabond sur la terre – mais auquel il met un signe pour que quiconque le trouve ne le tue pas.

Ici c’est toute l’humanité qu’il veut exterminer, se repentant de l’œuvre qu’il a lui-même créée ; mais c’est aussi toute l’humanité qui sera sauve à partir de Noé (Gen 9,21): « je ne maudirais plus la terre à cause de l’homme je ne frapperais plus tout ce qui est vivant comme je l’ai fait ». Mais attention, l’explication en est : « parce que les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises » (sous-entendu : quoiqu’il arrive, l’homme ne changera pas).

Il nous reste donc à constater : le déluge n’a pas changé l’homme … mais Dieu !

Les animaux :

Victimes collatérales innocentes elles se retrouvent solidaires de force des turpitudes des hommes. Expulsées avec l’homme du paradis, ils sont également menacés d’exterminations avec eux au moment du déluge. D’ailleurs, il les livre entre leur mains après le déluge (Gen 9,1) : « Vous serez un sujet de crainte et d’effroi pour tout animal ils sont livrés entre vos mains. » Ce qui n’autorise d’ailleurs pas l’homme à en faire n’importe quoi : Dieu établie son alliance « entre (toi) et toute chair qui est sur la terre ». Si donc l’homme ne risque plus d’être exterminé, cela vaut aussi pour les animaux (à méditer… !).

Tu ne tueras point (Gen 9,5) :

C’est un tout premier commandement de « vivre ensemble » que Dieu donne à Noé et à ses descendants : « Et je redemanderai l’âme de l’homme à l’homme, à l’homme qui est son frère. Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car Dieu a fait l’homme à son image ». On retrouve la référence à la Création.

Pour éviter un nouveau déluge, il faut, a minima endiguer la violence des hommes les uns envers les autres. Et l’air de rien il s’agit là d’une amélioration par rapport à la situation post Paradis et pré Déluge où le chaos régnait.

Chiffres et confinement :

7 jours : c’est le nombre de jours entre l’annonce de Dieu et le déluge (Gen 7, 4.10); c’est aussi le nombre de jours, à intervalle desquels Noé envoie des colombes (2 fois)

40 : c’est le nombre de jours et de nuit que Dieu fait pleuvoir sur la terre (Gen 7,12.17) ; et le nombre de jours que l’arche reste perchée sur le Mont Ararat avant que Noé lâche un premier corbeaux (Gen 8,9-10)

150 jours : c’est le nombre de jours pendant lesquels « les eaux furent grosses sur la terre » (Gen 7,24) ; puis le temps qu’elles mirent à diminuer (Gen 8,3)

Le 7ème mois, le 17ème jour l’arche s’arrêta sur les montagnes d’Ararat (Gen 8,4).

Les eaux allèrent en diminuant jusqu’au 10ème mois (Gen 8,5) ;

au bout de 40 jours supplémentaire Noé lâche un corbeau (Gen 8,9-10)

14 jours de plus avant que la deuxième colombe ne revienne pas et qu’elle a donc pu se poser à un endroit sec – et qu’il est enfin l’heure de sortir

Bref: on est à  un an de confinement ( 2x150jours+40+2×7) très, très loin des 40jours auxquels tout le monde pense. Je ne veux faire peur à personne évidemment !!

L’Arche :

Le monde en miniature qui préfigure ce que sera le monde post déluge.