Petite recension autour des calendriers de l’avent

Cette petite recension autour des calendriers de l’avent a pour objectif de donner un aperçu des articles présents sur le site « Point KT » .  Bonne découverte !

Pour comprendre ce temps liturgique

 

Calendrier de l’avent prêt à servir

Calendrier à fabriquer soi-même

Prier

Le temps de l’Avent, une occasion pour apprendre les chants de Noël

Pour trouver d’autres idées

Crédits : Laurence Gangloff (UEPAL) – Point KT – photo Pixabay




Avent, fête liturgique

Pour les chrétiens d’Occident, l’année liturgique commence le premier dimanche de l’Avent. En consultant les recueils de liturgie, on peut découvrir qu’il y a un « avant-dernier » et un « dernier »  dimanche de l’année ecclésiastique… Et même un avant avant-dernier : celui-là porte le doux nom d’antépénultième.

L’année chrétienne s’ouvre donc avec le premier dimanche de l’Avent. Et ce temps veut célébrer ce qui advient, ce qui vient, et surtout Celui qui vient : Jésus. Ainsi, la nouvelle année chrétienne commence avec le rappel de ceux qui ont précédés la naissance de Jésus.

Quatre bougies sont allumées l’une après l’autre. Plus précisément : un dimanche après l’autre pendant les 4 semaines précédant la fête de Noël, qui célèbre la naissance de Jésus.  C’est le temps de l’avent, le temps de l’attente de la bonne nouvelle de la naissance de Jésus. On attribue traditionnellement à un pasteur protestant allemand l’invention de la couronne de l’avent. Allumer  une bougie chaque dimanche permettait d’attendre plus facilement la fête de Noël.  Peu à peu, on a attribué un sens théologique à ces quatre bougies.

Les plus connues :

  • Le premier dimanche, nous nous se souvenons d’Adam. il est le premier homme biblique, d’après le livre de la Genèse. Ce qui importe surtout, c’est de rappeler que nous sommes tous des créatures de Dieu. Dieu nous a placés en face de lui pour un dialogue d’amour dans la liberté.
  • Le deuxième dimanche, nous nous rappelons d’Abraham. Nous sommes invités à revivre avec lui la démarche première de la foi : Abraham crut Dieu. Il est appelé le « père des croyants ». Il a tout quitté pour se « mettre en marche ». Nous sommes invités à suivre le modèle d’Abraham et à faire confiance.
  • Le troisième dimanche, nous nous souvenons des prophètes. Nous revivons avec eux tout ce qu’ils ont prêché : revenir à Dieu, purifier sa vie, dire l’amour de Dieu.
  • Le quatrième dimanche, nous sommes avec Jean-le-Baptiseur, au milieu de la foule des repentants qui se préparent à accueillir le Messie.

Une autre source raconte sous forme de conte le nom de ces bougies :

  • paix,
  • confiance,
  • amour et
  • espérance. Lire ici

J’ai trouvé une autre progression sous forme active :

  • rester éveillé,
  • se mettre en route,
  • porter la joie,
  • accueillir Dieu (auteur inconnu) : cheminement d’avent 

Ces trois exemples trouvés ne sont certainement pas exhaustifs, ils montrent combien un symbole doit être porteur de sens pour être compris, et que le sens peut être renforcé si nécessaire.

Pour aider à patienter, on est passé de 4 bougies (représentant les 4 dimanches avant Noël)  à 24 fenêtres, représentant eux, les 24 jours de décembre. Les premiers calendriers de l’avent de mon enfance étaient en papier : chaque jour, une nouvelle image à découvrir. Et puis, révolution, sont apparus les calendriers avec du chocolat. Aujourd’hui, chaque enseigne ou marque rivalise d’inventivité pour offrir aux enfants et aux adultes de quoi attendre Noël : maquillage, boissons alcoolisées, bijoux, thés, jouets etc. Il est pourtant facile de créer son calendrier de l’avent personnel ou familial  pour le plus grand bonheur de tous … ou encore de détourner le principe de recevoir pour donner et préparer un colis avec 24 petits objets qu’on offrira à Noël à ceux qui en ont le plus besoin…

Pour aller plus loin : petite recension autour du thème de l’avent

Crédits : Laurence Gangloff(UEPAL) – Point KT – photo Pixabay




Les Grandissants

Pourquoi lire les Grandissants de Marion MULLER COLARD, éloge de l’adolescence entretissé avec une lecture de la parabole du fils prodigue ?

Pour le plaisir d’abord. Et puis, peut-être, pour interroger et trouver un positionnement de parent d’ado. Ou de catéchète d’ado. Chez moi, les deux sont des affaires en cours qui s’entremêlent.

 

Tékitoi, l’Ado, le Grandissant ? Qu’est-ce que tu veux de moi ? Qu’est-ce que j’ai à te transmettre et qui t’encourages à être vivant? A être toi, vivant ?

Je peux te dire déjà, que, plus profond que mon agacement devant ton flegme, plus sérieux que ma surprise quand tu t’enflammes pour des trucs que je ne comprends pas, plus vrai que les certitudes que tu défends de toute ta fougue : je te considère. Profondément.

Je considère cette étape de ta vie de Grandissant, étape qui peut arriver à tout âge. J’ai de la considération pour ton courage de quitter ce que tu es en train de quitter. Et de la considération pour cette souveraineté que tu es en train de déployer. Je suis pleine de gratitude devant ton courage de vivre, d’expérimenter, et même si ça pique : de risquer

Mais toi, tu me demandes plus que de la considération.

Tu veux naître de l’intérieur.

Tu veux avoir pour être.

Tu veux. Et ce que tu veux, je ne le comprends pas vraiment. Mais je vois que c’est une force qui te met en mouvement.

Tu veux, pour que tu partes, que je reste, moi, à ma place.

Tu veux ta part de confiance. Tu veux que je te fasse confiance. Tu veux que je nous fasse confiance : tu peux recevoir la responsabilité de ta propre vie. Tu veux que je fasse confiance à ce Grand Vivant qui nous apprend tout de la vie, de ses échecs et des relevailles, en Jésus-Christ qui guérit, qui enseigne, qui prie, qui aime, qui dénonce, relevé de la mort, ressuscité, compagnon de toutes nos routes.

« Si je veux faire l’éloge de ce temps de l’adolescence, ce n’est pas seulement parce qu’il est nécessaire, mais parce qu’il est beau. Aussi beau qu’une naissance ».

Pour en découvrir un peu plus sur les Grandissants en vidéo

Crédits : Marianne RENAUD (UEPAL) – Point KT – photo Pixabay




Ismaël le fils d’Agar – Le projet de Dieu et la fraternité en question

Ismaël le fils d’Agar est une réflexion sur trois axes proposée aux enfants du catéchisme à partir de 15 ans. ​​Si l’on veut y travailler avec des enfants plus jeunes, on peut séparer les trois axes et en aborder un seul par séance. Trois pistes de réflexion possibles pour ce texte :

– Dieu accueille toute personne : télécharger Ismaël le fils d’Agar Genèse 21, 1-21 – Dieu accueille toute personne

– Dieu nous entend : télécharger  Ismaël le fils d’Agar Genèse 21, 1-21 – Dieu nous entend

– Dieu a un projet pour chacun de nous : télécharger Ismaël le fils d’Agar Genèse 21, 1-21 Dieu a un projet pour chacun de nous

 

Nota bene : On prendra garde d’éviter les discours de jugement et les interprétations misogynes ; on veillera rigoureusement à ne pas encourager les enfants dans ce sens. Au contraire, en s’appuyant sur le texte, on s’efforcera de montrer aux enfants comment Dieu intervient dans l’histoire d’une famille pour l’aider à dénouer ce qui est compliqué. Il conviendra de rappeler que la force des enseignements bibliques se trouve précisément dans le fait que la Bible raconte des histoires d’hommes, elle n’essaie pas d’en faire des saints en cachant leurs défauts ou leurs faiblesses. À partir de l’humain avec ses faiblesses, la Bible peut ainsi nous parler de la grâce de Dieu qui accueille tout homme. Ceci est un préalable important avant d’ouvrir la Bible avec les enfants, pour qu’ils gardent à l’esprit le cœur de la Bonne nouvelle : Dieu nous aime et veut nous sauver tous.

Explication aux enfants, avant de lire le texte biblique :

Sarah et Abraham n’arrivaient pas à avoir un enfant, alors Dieu leur a promis qu’il leur donnerait un fils. Comme ils n’y croyaient pas, Abraham, avec l’accord de Sarah, a fait un enfant avec une servante égyptienne prénommée Agar. Au début ils pensaient tous les deux que c’était la solution à leur problème, mais très vite la rivalité est née entre Sarah et Agar. Aussi, quand la naissance de l’enfant promis par Dieu arrive enfin, il y a une ombre au tableau : Sarah ne porte pas Agar et son fils dans son cœur…

Lisons Genèse 21, 1-21 : Le Seigneur fait du bien à Sarah comme il l’a dit. Il fait pour elle ce qu’il a promis. Elle devient enceinte et elle donne un fils à Abraham au moment que Dieu a annoncé. Pourtant Abraham est déjà vieux. Le fils que Sarah lui donne, Abraham l’appelle Isaac. Il le circoncit à l’âge de huit jours, comme Dieu l’a commandé. Quand Isaac naît, Abraham a 100 ans. Sarah dit : « Dieu m’a fait rire de joie. Tous ceux qui apprendront la naissance d’Isaac riront avec moi. » Puis elle ajoute : « Qui pouvait dire à Abraham : “Un jour, Sarah allaitera des enfants ? ” Pourtant, je lui ai donné un fils dans sa vieillesse ! »

Isaac grandit, et Sarah arrête de l’allaiter. Le jour où Sarah sèvre l’enfant, Abraham donne un grand repas. Agar, l’Égyptienne, a donné un fils à Abraham. L’enfant est en train de s’amuser, et Sarah le voit. Elle dit à Abraham : « Chasse cette esclave et son fils. Le fils de cette esclave ne doit pas hériter avec mon fils Isaac. » Abraham est vraiment triste d’entendre cela. En effet, Ismaël, l’enfant d’Agar est aussi son fils. Mais Dieu dit à Abraham : « Ne sois pas triste à cause du garçon et de ton esclave. Fais tout ce que Sarah te dit. Les enfants et les enfants de leurs enfants que je t’ai promis, tu les auras par Isaac. Je ferai aussi naître un peuple du fils d’Agar, ton esclave. En effet, Ismaël aussi est ton fils. »

Le jour suivant, Abraham se lève tôt le matin. Il prend du pain et une outre pleine d’eau, il les donne à Agar. Il lui met l’enfant sur le dos et il la renvoie. Agar s’en va et elle se perd dans le désert de Berchéba. Quand il n’y a plus d’eau dans l’outre, elle laisse l’enfant sous un buisson. Puis elle va s’asseoir un peu plus loin, à la distance d’une flèche. En effet, elle pense : « Je ne veux pas voir mourir mon enfant. » Elle s’assoit donc un peu plus loin, elle se met à pleurer.

Dieu entend les cris de l’enfant. Du ciel, l’ange de Dieu appelle Agar. Il lui dit : « Agar, qu’est-ce que tu as ? N’aie pas peur. Dieu a entendu l’enfant crier là-bas. Lève-toi ! Prends ton fils et tiens-le d’une main forte. Je ferai naître de lui un grand peuple. » Dieu ouvre les yeux d’Agar. Elle aperçoit un puits avec de l’eau. Elle va remplir l’outre et elle donne à boire à son fils. Dieu prend soin de l’enfant. Ensuite, l’enfant grandit et il habite dans le désert. Il devient un tireur à l’arc. Il habite dans le désert de Paran.

 

1- DIEU ACCUEILLE TOUTE PERSONNE

 

Que se passe-t-il dans le texte ? Sarah est très contente d’avoir enfin un enfant dans sa vieillesse ! Elle est si heureuse qu’elle organise une fête pour Isaac, à l’occasion de son sevrage (quand l’enfant cesse de prendre le sein). Une fête pour accueillir Isaac, le fils de la promesse. Une fête pour dire merci à Dieu qui a enlevé la tristesse de la stérilité et leur a donné une grande joie à travers Isaac.

Pourquoi ça dérape ? Ce qui gâche la fête, c’est que Sarah refuse d’accueillir un autre enfant de la famille : Ismaël, le frère aîné d’Isaac, le fils qui est né d’Abraham et Agar.

Que pensez-vous de l’attitude de Sarah et de la réaction d’Abraham ? (le moniteur laisse les enfants répondre puis les emmène dans la réflexion sur le thème de l’accueil). La naissance d’Isaac aurait dû être une fête où tous les enfants sont accueillis, mais elle se transforme en cauchemar pour Ismaël qui est chassé avec sa mère comme s’ils étaient des étrangers, des gens indésirables.

Or dans la Bible, Dieu accueille tous les peuples, il dit : « Ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples. » (Ésaïe 56, 7). Toute personne qui souhaite venir au Seigneur est accueillie dans la joie, et les gens de toutes les nations deviennent les enfants de Dieu, aimés d’un même amour.

Paul écrit aux chrétiens de Rome : « Accueillez-vous les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. » (Romains 15, 7). L’exhortation concerne la communauté chrétienne, mais elle est aussi valable pour la famille qui est le premier lieu où l’on est accueilli à sa naissance. La famille est le premier lieu où les croyants vivent la Parole d’amour et d’accueil de Dieu.

Dans l’évangile, Jésus dit à ses disciples : « Quiconque reçoit en mon nom un de ces petits enfants me reçoit moi-même ; et quiconque me reçoit, reçoit non pas moi, mais celui qui m’a envoyé. » (Marc 9, 37). Recevoir une personne, c’est comme recevoir Dieu lui-même, car en chaque personne Dieu a mis son image. En refusant d’accueillir le fils d’Agar, Sarah ne refuse-t-elle pas d’accueillir le Dieu qui lui avait envoyé ses messagers pour lui annoncer qu’elle aurait un enfant ? En chassant un enfant de chez elle, ne ferme-t-elle pas sa porte au Dieu qui a accompli sa promesse ? Il y a comme un acte manqué dans cette fête pour l’accueil d’un enfant, car elle devient l’occasion de se débarrasser d’un autre enfant… Certains commentateurs bibliques pensent que le rejet du fils d’Agar est la raison pour laquelle Dieu va demander à Abraham de sacrifier son fils Isaac : pour le punir d’avoir mal traité un enfant… Mais attention aux interprétations qui placent Dieu dans la position du père fouettard, ça nous installe dans la peur ou la révolte, et ça nous empêche d’accueillir l’amour de Dieu.

Jésus dit encore dans l’évangile : « Celui qui vient à moi, je ne le chasserai jamais dehors. » (Jean 6, 37). Cela signifie que Dieu nous ouvre les bras, et il attend que nous fassions de même avec celles et ceux qu’il nous donne.

Un exemple d’accueil dans l’Église : le baptême d’un enfant.

À cette occasion, les parents font un événement festif qui réunit la famille et les proches. Ils se réjouissent comme Sarah qui est reconnaissante de ce que Dieu lui a donné un sujet de rire, un sujet de joie (Genèse 21, 6). Par le baptême, l’enfant reçoit le signe de la grâce de Dieu. C’est le signe qu’il est aimé de Dieu qui l’accueille comme un fils ou une fille. C’est aussi le signe que la communauté chrétienne tout entière reçoit cet/cette enfant avec joie, comme un membre à part entière de la famille des enfants de Dieu, et toute la paroisse se réjouit pour son baptême. Peut-on imaginer qu’à un tel événement un enfant soit chassé avec sa mère comme des malpropres ? Ce serait un contre-témoignage terrible ! Au contraire, tous les enfants sont rassemblés avec l’enfant baptisé, et ils sont un signe de joie et de bénédiction pour toute l’Église.

En effet, sans l’amour et l’accueil inconditionnels du pécheur, il n’y a pas de bonne nouvelle, il n’y a pas d’Église. Sans amour ni accueil, la famille est déchirée, morcelée, séparée. Ça peut détruire complètement des vies, mais heureusement, Dieu veille pour éviter la catastrophe, c’est ce que le texte nous laisse entendre. 🙂 😊

Conclusion : Dans la famille comme dans l’Église et dans la société, Dieu nous invite à nous accueillir les uns les autres dans l’amour. À cela tous reconnaîtront que nous sommes ses enfants…

 

Chant : Oui, nous faisons partie de la famille de Dieu (JEM 218) 

Oui, nous faisons partie de la famille de Dieu,
Les héritiers du Père.
Nous partageons Nos biens, nos joies et nos fardeaux ;
Nous sommes sœurs et frères !

© Jeunesse en mission – YouTube Lyricist : Rolf Schneider – Composer : Rolf Schneider

 

2- DIEU NOUS ENTEND

On peut orienter la réflexion sur Genèse 21 vers le thème de la prière. Si cela est fait pour un groupe d’enfants de l’école biblique, il serait bon d’adapter les échanges à leur âge pour qu’ils comprennent. 

 Proposition de séance

S’accueillir les uns les autres : 

  • Les enfants sont accueillis dans la joie, les moniteurs saluent chacun, ils présentent les nouveaux venus s’il y en a et invitent les enfants à les accueillir.

 

  • Prière : Seigneur notre Dieu, merci pour cette belle journée. Merci pour les amis qui sont venus à l’école biblique. Merci pour les moniteurs qui nous enseignent la Bible. Donne-nous l’intelligence pour comprendre ta Parole, bénis toutes nos familles et toute l’Église. Amen.

 

Chant : Dieu est si bon (JEM – KIDS 29)

Dieu est si bon – Dieu est si bon – Dieu est si bon – Est si bon pour moi !

© Jeunesse en mission – Chantons Dieu – YouTube Artiste : Jeunesse en mission

 

Expliquer la prière aux enfants

Le moniteur : Les enfants, qu’est-ce que la prière ?

Les enfants :

  • C’est une récitation… Je ne sais pas… Ça dure longtemps !
  • Le soir mes parents me demandent de faire la prière, mais je ne sais jamais quoi dire…

Le moniteur : Prier, c’est parler à quelqu’un, et pour les croyants, c’est parler à Dieu. Nous prions Dieu parce qu’il est notre Créateur et notre Père.

Quand vous vous levez le matin ou quand vous rentrez de l’école, vous parlez avec vos parents, vous leur expliquez ce que vous avez fait, et s’il y a eu un devoir un peu difficile vous leur en parlez, parce que vous savez qu’ils vous aiment. Vous avez confiance en eux, ils vous écoutent et vous répondent quand vous leur demandez quelque chose. Parfois, vous avez un souci et vous n’osez pas en parler, mais vos parents sentent que quelque chose ne va pas, et ils viennent vous voir pour vous écouter et vous aider. Avec Dieu, avec Jésus, c’est un peu pareil.

Chaque jour, on peut parler au Seigneur, et il nous écoute, parce que c’est notre Papa.

Jésus a appris à ses disciples à parler à Dieu comme on parle à son papa (Abba = Papa). Il appelait ses disciples ses amis, parce qu’il leur disait tout ce que Dieu lui avait appris, il ne leur cachait rien (Jean 15, 15). Prier Dieu, c’est avoir confiance en lui et écouter ce qu’il nous dit. Abraham et Moïse étaient considérés comme les amis de Dieu, parce qu’ils parlaient avec lui dans la prière, en toute confiance. Dieu est l’ami à qui on peut tout dire. Il nous écoute attentivement, il sait de quoi nous avons besoin, et il nous vient en aide.

La prière n’est pas une récitation que vous devez apprendre par cœur comme si c’était un devoir. La prière, c’est tout simplement ce que vous voulez dire à Dieu, avec vos propres mots. Bien sûr, il y a la prière du Notre Père que nous apprenons par cœur, c’est une prière que Jésus a apprise à ses disciples parce qu’ils ne savaient pas prier. Aujourd’hui, nous « récitons » cette prière parce qu’elle rassemble tous les chrétiens du monde qui peuvent prier Dieu avec les mêmes mots.

Pour quelles raisons prie-t-on ?

On prie Dieu pour :

  • dire merci pour toutes les bonnes choses qu’il nous donne,
  • demander quelque chose (de l’aide dans une situation difficile),
  • confier nos soucis ou ceux des autres,
  • lui parler de tout ce qui est important pour nous, lui poser nos questions…

Le moniteur peut donner des exemples de sujets à confier au Seigneur dans la prière :

  • On va avoir un petit frère ou une petite sœur, on le/la confie à Dieu pour qu’il/elle naisse dans de bonnes conditions et grandisse bien ;
  • On a peur du noir, on prie pour que Dieu nous rassure par sa présence.
  • On veut se réconcilier avec son meilleur ami, on demande au Seigneur de nous aider à trouver les mots pour lui parler…
  • On est content d’avoir bien travaillé à l’école et on dit merci à Dieu de nous avoir aidé, etc.

 

Lire Genèse 17, 1-21

Raconter l’histoire des deux frères Isaac et Ismaël. Suite à la naissance d’Isaac, Ismaël et sa mère Agar sont chassés de la maison et se perdent dans le désert. Sans eau, ils vont à une mort certaine, mais Dieu entend la voix de l’enfant, il entend aussi Agar pleurer et leur permet de trouver de l’eau à boire.

Dieu a entendu… Et Abraham ? Et Sarah ? Qu’ont-ils entendu qui les a poussés à chasser un enfant loin de sa maison ? En tout cas, le drame est évité parce que Dieu entend, il ne fait pas la sourde oreille quand nous crions à lui…

Question :

Est-ce que Sarah, Abraham, Agar, Isaac ou Ismaël a fait une prière ? (Laisser les enfants répondre).

  • Abraham était tout triste, Agar a pleuré, Ismaël a crié parce qu’il ne voyait plus sa mère. Aucun d’eux n’a formulé une prière en disant : ‘Seigneur Dieu, au secours, aide-moi !’ Et pourtant, Dieu « entend » la tristesse d’Abraham comme un appel à l’aide, et il vient le réconforter. Dieu entend les pleurs d’Agar et les cris d’Ismaël, et il l’aide à trouver à boire dans le désert.
  • Le récit nous apprend aussi qu’on peut prier Dieu en tout lieu, aucun endroit n’est trop loin pour qu’il nous entende. D’ailleurs, le nom d’Ismaël en hébreu signifie Dieu entend.
  • L’histoire d’Ismaël nous apprend qu’on peut prier sans dire des mots, juste avec son cœur, comme Abraham qui ne dit rien, mais sa tristesse devant Dieu est comme une prière.

On peut prier juste avec nos pleurs ou nos cris, quand on ne se sent vraiment pas bien, comme Ismaël et sa maman, et Dieu qui nous écoute attentivement viendra à notre secours.

Ça ne veut pas dire que Dieu fera tout ce qu’on lui demande comme par enchantement. Prier, ce n’est pas faire du chantage à Dieu pour qu’il nous donne tout ce que nous voulons ! Prier, crier à Dieu, lui dire notre tristesse, c’est lui faire confiance, comme Agar qui écoute la voix de l’ange de Dieu. Elle fait confiance au Seigneur, et ainsi son fils est sauvé. Elle avait peur qu’il meure de soif dans le désert, mais Dieu lui ouvre les yeux, elle apprend à trouver de l’eau et à vivre dans le désert où finalement son fils va grandir.

 

Chant : Qui donc dans le ciel est semblable à toi ? (JEM 276)

Refrain : Qui donc dans le ciel est semblable à toi ? Qui est puissant comme toi, Éternel, mon Roi ? Qui est puissant comme toi, Éternel, mon Roi ?

  1. Tu es Adonaï Jireh, / En tout temps tu pourvoiras. Tu es Adonaï Raphé / Eternel tu guériras.
  2. Tu es Adonaï Shamma, / Tu entends, tu répondras. Tu es Adonaï Shalom / Dieu de paix pour tous les hommes 
  3. El Shaddaï, Dieu tout-puissant / Tu protèges et tu nourris ; El Olam, Dieu Eternel / El Haï, tu es vivant.

© Jeunesse en mission – Chantons Dieu – YouTube  Artiste : Jeunesse en mission


3- DIEU A UN PROJET POUR CHACUN DE NOUS

 

Le texte de Genèse 21 soulève des questions concernant la fraternité, la jalousie entre frères, l’impact des décisions que prennent les parents… et Dieu dans l’imbroglio des relations humaines.

 

Rappel du contexte de l’histoire biblique :

Lorsque Sarah et Abraham ont quitté le pays d’Ur en Chaldée, sur l’ordre de Dieu, ils étaient déjà vieux et n’avaient pas d’enfant. Un jour, le Seigneur leur est apparu et leur a promis qu’ils auraient un fils (Genèse 18). Ils n’y ont pas vraiment cru, et puis Abraham avait déjà eu un fils (Ismaël) avec Agar la servante égyptienne. C’était une consolation pour eux, mais Dieu a dit qu’il voulait leur donner un héritier engendré par eux deux, un fils avec qui il établirait son alliance. Sarah et Abraham ont ri de la promesse de Dieu, mais quand elle s’accomplit, ils réalisent qu’ils n’ont pas tous les deux la même compréhension de leur nouvelle situation…

La naissance d’Isaac remet la promesse de Dieu sur la table

On est choqué de lire que Sarah demande à Abraham de chasser Agar et son fils Ismaël. C’est pourtant elle qui avait demandé à Abraham d’avoir un fils avec Agar, afin qu’il ne meure pas sans héritier. Et maintenant qu’elle a son propre fils né de ses entrailles, elle commence à trouver qu’Ismaël est de trop dans la maison, et sa mère aussi. Ce sont des rivalités bien humaines qui attristent beaucoup Abraham…

La demande de Sarah est très étonnante, elle parle avec une autorité qui éclipse Abraham en tant que patriarche. D’ailleurs, depuis le début de leur histoire, il semble que c’est Sarah qui mène la barque : elle demande à son mari d’aller vers sa servante pour avoir un fils et il obtempère, elle lui demande de chasser ce même fils et il obéit… Visiblement, c’est la matriarche qui tient les rênes de la maison ! Cependant, le narrateur biblique nous révèle une autre lecture de la situation : celle qui tient à la promesse de Dieu. Abraham est  triste de devoir se séparer de son fils Ismaël, il ne peut se résoudre à une décision aussi difficile, et voici que Dieu vient le visiter pour le réconforter et l’aider à comprendre la situation. Dieu permet à Abraham de comprendre que même si la demande de Sarah l’attriste, elle est conforme au plan de Dieu, dans ce sens que la séparation des deux frères est douloureuse, mais nécessaire, pour que chacun puisse suivre son chemin. Peut-être sans le savoir, Sarah est en train de demander à Abraham la seule chose qui permet aux deux enfants de s’accomplir et d’entrer dans ce que Dieu a prévu pour eux…

Car Dieu a fait une promesse à Abraham pour ses deux fils :

  • Sur Isaac Dieu avait dit : « J’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle, pour sa descendance après lui. » (Genèse 17, 19)
  • Et sur Ismaël Dieu avait dit : « Je le bénirai, je le rendrai fécond et je le multiplierai à l’extrême ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. » (Genèse 17, 20)

Dans le projet de Dieu, chaque enfant a sa part et sa place

Ainsi nous voyons qu’Ismaël n’est pas oublié de Dieu. Si Isaac est prévu pour être l’héritier, Ismaël a une autre bénédiction qui lui est réservée, et pas des moindres : il est appelé à devenir grand à travers sa descendance, comme Abraham.

Il est intéressant de noter comment l’histoire se répète dans la vie des patriarches, une histoire entre deux frères dont l’un est contraint de quitter la maison paternelle : Isaac à son tour aura deux fils, des jumeaux, dont le plus jeune (Jacob) devra partir loin de son frère Esaü, à cause d’une bénédiction volée (Genèse 27). En effet, Isaac ayant béni Jacob va laisser Esaü sans bénédiction. Ce dernier, tout malheureux demandera à son père s’il n’y a pas une autre bénédiction pour lui, et Isaac répondra à son fils : ‘J’ai tout donné à ton frère, j’ai fait de lui ton maître, le chef qui sera servi par ses frères…’ (Genèse 27, 37). Esaü, blessé d’avoir été supplanté, va haïr son frère.

Mais Dieu agit autrement ici, il ne dit pas à Abraham qu’il a donné toute la bénédiction à Isaac et n’a rien prévu pour Ismaël. Dieu dit à Abraham d’écouter sa femme et de laisser partir Ismaël, car lui aussi a une bénédiction et un chemin à suivre, lui aussi sera une grande nation (Genèse 21, 13).

C’est justement pour que les deux frères puissent suivre chacun son chemin et devenir de grandes nations qu’ils ont besoin de se séparer. Pour que la Parole de Dieu sur chacun des deux frères s’accomplisse, il faut qu’ils aillent chacun sur son propre chemin.

En effet, Ismaël est fils d’une esclave, il ne peut pas hériter là où il y a un fils légitime. Mais Isaac est le petit frère, lui non plus ne peut pas hériter à la place et en présence de son grand frère, ce qui serait une entorse sans précédent à la tradition qui veut que l’héritier soit le fils aîné. Les deux frères sont dans une situation qui ne permet pas de les garder ensemble sans mettre le feu aux poudres : le petit frère qui est légitime ne peut régner sur son aîné, et le grand frère qui est fils d’esclave ne peut avoir autorité sur le fils légitime…

Abraham n’a donc pas d’autre choix que de séparer ses fils, sinon l’un sera toujours assujetti à l’autre. Le frère qui ne sera pas choisi comme héritier sera au service de l’autre s’il reste dans la maison, car l’héritier devient le chef de la maison, et plus tard le patriarche qui règnera sur tous les biens et sur toute la famille.

Comment donc Ismaël pourra-t-il devenir une grande nation s’il reste dans la maison de son père, soumis à l’autorité de son petit frère ? Plutôt que d’avoir deux fils coincés l’un avec l’autre et une fratrie qui s’entredéchire, Abraham met sa tristesse de côté et considère ce que Dieu lui dit. Oui, Sarah a formulé les choses d’une manière dure et difficile à entendre, elle a sans doute laissé parler son ressentiment pour l’esclave égyptienne qui la regardait de haut quand elle est devenue mère du petit Ismaël. Mais au-delà des rancœurs et des rivalités bien humaines que le récit biblique ne cache pas, c’est Sarah qui a raison sur le fond : Ismaël doit partir pour que la promesse de Dieu s’accomplisse et qu’il entre lui aussi dans sa destinée.

Conclusion 

D’une certaine manière, l’histoire d’Ismaël rappelle celle d’Abraham qui a dû quitter son pays et la maison de son père pour partir vers l’inconnu. C’était une séparation difficile mais nécessaire pour qu’Abram devienne Abraham, le père d’une multitude. Pour la deuxième fois de sa vie, Abraham est confronté à une séparation dans laquelle il doit faire confiance à Dieu. Et pour la deuxième fois, Abraham choisit de mettre sa foi en Dieu : sans savoir où va aller son fils ni ce qu’il va devenir, il obéit à Dieu et se sépare d’Ismaël. La suite de l’histoire nous apprend qu’Ismaël survit à l’épreuve du désert avec sa mère. Dieu a tenu promesse et l’a gardé.

L’histoire d’Ismaël le fils d’Agar montre comment la Parole de Dieu, qui a promis à Sarah et Abraham un fils qui sera leur héritier, est confrontée à la parole des hommes qui dit que l’aîné est l’héritier. Abraham a écouté la parole de Dieu, et par son obéissance il est devenu le père de la foi. Cela nous encourage à écouter Dieu et à lui faire confiance dans les différentes situations de la vie.

 

Cantique Alléluia 55/10 : Abraham, Dieu t’appelle (1, 2, 3)

Refrain : Abraham, Dieu t’appelle, / Abraham, il faut partir, / Il faut prendre la route / Pour avancer dans la foi. (bis)

  1. Si tu crois, si tu m’écoutes, / Moi je serai ton ami, Tu trouveras sur ta route / Le pays que j’ai choisi.
  1. Plus nombreux que grains de sable / Sur les rives de la mer, Vois tes enfants innombrables / Qui peuplent tout l’univers !
  1. Veux tu me faire confiance / Dans ta vie et dans ton cœur, Avec toi je fais alliance / Pour que vienne le Sauveur.

© Chantons Dieu – Concédé sous licence à YouTube par IDOL Distribution (au nom de ADF Musique) ; SODRAC Artiste : Noël Colombier – Production ADF Musique

TÉLÉCHARGER L’ARTICLE ENTIER : – Ismaël le fils d’Agar Genèse 21, 1-21 Les trois pistes de réflexion

Crédit : Ruth-Annie Mampembé -Coyault (EPUdF) – Point Kt – photos Pixabay




Dieu et le hasard

1er étape de la réflexion : Une vidéo qui présente une théorie de complot

A chaque crise le nombre de théories du complot augmente… La crise actuelle, dans une période où les réseaux sociaux jouent un rôle important, voit le nombre de telles théories augmenter de manière exponentielle.

La vidéo sous ce lien présente une théorie de complot qui est inventée de A à Z par des lycéens pour montrer et décrypter ses mécanismes. Très instructif pour visualiser et échanger avec des adolescents.

2e étape de la réflexion : Un article dans l’hebdomadaire « Réforme » du 16 juillet 2020

Titre : « La mécanique bien huilée du conspirationnisme »

Auteur : Louis FRAYSSE

Citations

« ‘Parler de ‘complots’ n’a rien d’une aberration, car leur existence est avérée dans l’histoire’, relève Julien Giry, chercheur en science politique à l’université de Rennes 1. ‘En revanche, l’appellation ‘théorie du complot’ me semble être un faux ami. Le propre d’une théorie scientifique est en effet d’être réfutable, ce qui n’est pas le cas des théories du complot où tout est mensonge, sauf l’hypothèse centrale : l’existence même du complot. Je préfère parler de ‘conspirationnisme’, qui évoque un système de pensée où tout événement peut être intégré à une sorte de mégacomplot universel.’ »

« Davantage que la construction longuement réfléchie d’une critique, le conspirationnisme s’apparente plutôt à un ‘réflexe interprétatif’, note Aurélie Ledoux (1). En témoigne, pour ne prendre qu’un exemple, la rapidité foudroyante avec laquelle les thèmes complotistes apparaissent lorsque survient un événement majeur. En janvier 2015, les premières rumeurs complotistes étaient ainsi apparues sur Internet moins d’une heure après la fusillade à Charlie Hebdo – les conspirationnistes disposent donc d’un appareil rhétorique prêt à être promptement mobilisé. Le conspirationnisme, par ailleurs, ne laisse aucune place au hasard, avance la philosophe : ‘Il considère que tout ce qui arrive possède une signification cachée, qu’une regard perçant pourra atteindre.’ S’il n’y a pas de hasard, c’est que tout est intention. Les complotistes, résume Aurélie Ledoux, n’admettent pas qu’un événement ait lieu indépendamment de la volonté, généralement perverse, de quelques hommes tout-puissants. L’espèce humaine a une très mauvaise appréhension du hasard, on le voit avec les nombreux biais cognitifs dont nous sommes tous victimes, précise Loïc Nicolas. »

Philosophe.

Pour faire découvrir l’article aux jeunes, il est possible d’utiliser le texte à trou du document joint ici  Article Reforme à trous – hasard

Quelques remarques sur l’article

  • Dans cet article le terme « conspirationnisme » est utilisé de manière presque synonyme de ce que nous appelons souvent une « théorie du complot ». L’auteur explique dans le premier paragraphe pourquoi il préfère ce terme.
  • L’auteur explique que selon une théorie du complot, il n’y a pas de hasard. Tout ce qui nous arrive doit avoir une explication. Si elle n’est pas apparente, alors elle est secrète (on nous la cache !) et on l’invente (ou selon les conspirationnistes : on la révèle).

3e étape de réflexion : Dieu et le hasard

Mettre une nappe en papier ou deux grandes feuilles de papier sur une table, avec deux citations à commenter. On commente les citations selon la méthode du dialogue muet : chacun.e écrit sa réaction sur la nappe. On peut ensuite commenter les commentaires des autres (bien sûr en respectant leur point de vue, sans gros mots…).

Les deux citations

  • Albert EINSTEIN : « Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito ».
  • Pour le chrétien, le hasard n’existe pas.

Quelques points de réflexion

  • Dans l’histoire, le hasard a été utilisé (en science et philosophie) pour nier Dieu comme origine de notre vie et de celle du monde. Cette pensée n’est pas neutre : c’est penser que le hasard fait les choses aussi belles qu’une terre qui tourne autour du soleil et a amené la complexité d’une vie humaine/animale… En même temps, n’oublions pas que la science ne peut avoir « Dieu » comme présupposé et explication et qu’elle doit baser ces théories sur des choses qu’on peut vérifier.
  • Le complotisme nie le hasard, mais ce n’est pas la même chose que quand des chrétiens nient le hasard. Pour les premiers une source malveillante ou perverse nous cache des choses, tandis que pour des chrétiens qui disent que le hasard n’existe pas, c’est souvent pour dire qu’une source bienveillante est à l’origine de ce qui nous arrive : un Dieu d’amour.
  • Le hasard ne peut pas devenir la raison pour laisser notre vie se dérouler sans se poser un minimum de questions. Le hasard n’exclue pas notre responsabilité. En tant que chrétiens nous refusons le hasard comme fatalité qui régnerait sur notre vie. Dans ce qui nous arrive, nous cherchons plutôt les signes de la présence de Dieu.
  • Dieu/hasard, source malveillante ou bienveillante : c’est une façon de donner sens à ce qui nous arrive et qu’on ne peut pas expliquer avec notre raison.

4e étape de la réflexion : Le hasard dans la Bible

2 textes bibliques qui parlent de hasard

JONAS 1 (traduction NFC)

1La parole du Seigneur fut adressée à Jonas, fils d’Amittaï :
2« Lève-toi, pars pour Ninive, la grande ville. Prononce des menaces contre elle, car sa méchanceté est arrivée jusqu’à moi. »
3Et Jonas se leva… pour fuir à Tarsis, loin du Seigneur. Il se rendit à Jaffa, où il trouva un navire prêt à partir pour Tarsis. Il paya sa place et embarqua avec l’équipage pour aller à Tarsis, loin du Seigneur.
4Mais le Seigneur lança un vent violent sur la mer. Il y eut une telle tempête que le navire sembla prêt à se briser.
5Les marins furent saisis de peur, chacun appela son propre dieu à grands cris. Puis ils jetèrent le chargement à la mer pour alléger le navire. Jonas, lui, était descendu au fond du bateau, il s’était couché et dormait profondément.
6Le capitaine du navire s’approcha de lui et l’interpella ainsi : « Que fais-tu là ? tu dors ? Lève-toi donc, appelle ton dieu au secours ! Il se souciera peut-être de nous, lui, et il ne nous laissera pas mourir. »
7Les marins se dirent entre eux : « Tirons au sort pour connaître le responsable du malheur qui nous arrive. » Ils tirèrent au sort et le sort tomba sur Jonas.
8Ils lui dirent alors : « Raconte, d’où nous vient ce malheur ? Que fais-tu ici ? D’où viens-tu ? Quel est ton pays, ton peuple ? »
9Jonas leur répondit : « Je suis hébreu et c’est le Seigneur, le Dieu qui est dans les cieux et qui a créé les mers et les continents, qui est mon Dieu. »
10Les marins furent saisis d’une grande crainte en apprenant qu’il s’enfuyait loin du Seigneur. « Pourquoi as-tu agi ainsi ? lui demandèrent-ils.
11Que devons-nous faire de toi pour que la mer s’apaise autour de nous ? » La mer était en effet de plus en plus démontée.
12Il leur répondit : « Prenez-moi, jetez-moi par-dessus bord et la mer s’apaisera. Car c’est à cause de moi que vous subissez cette grande tempête. »
13Les marins ramaient pour essayer de gagner la terre ferme ; mais ils ne réussirent pas, car la mer se déchaînait encore plus.
14Alors ils appelèrent le Seigneur au secours : « Ah, Seigneur, ne nous laisse pas perdre la vie à cause de cet homme ! Ne nous rends pas non plus responsables de la mort de quelqu’un d’innocent. Car c’est toi, Seigneur, qui as agi comme tu l’as voulu. »
15Puis ils prirent Jonas, le jetèrent par-dessus bord, et la tempête cessa de faire rage.
16Alors ils furent remplis de crainte à l’égard du Seigneur ; ils lui offrirent un sacrifice et lui firent des promesses solennelles.

LUC 10 (traduction NFC)

25Un spécialiste des Écritures intervint alors. Pour tendre un piège à Jésus, il lui demanda : « Maître, que dois-je faire pour recevoir la vie éternelle ? »
26Jésus lui dit : « Qu’est-il écrit dans notre Loi ? Comment le comprends-tu ? »
27Il répondit : « “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force et de toute ta pensée.” Et aussi : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même.” »
28Jésus lui dit alors : « Tu as bien répondu. Fais cela et tu vivras. »
29Mais le spécialiste des Écritures voulait se justifier. Il demanda donc à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
30Jésus répondit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho lorsque des brigands l’attaquèrent, lui prirent tout ce qu’il avait, le battirent et s’en allèrent en le laissant à demi-mort.
31Par hasard, un prêtre descendait cette route. Quand il vit le blessé, il passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.
32De même, un lévite arriva à cet endroit, il vit le blessé, passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.
33Mais un Samaritain, qui voyageait par là, arriva près du blessé. Quand il le vit, il fut bouleversé.
34Il s’en approcha davantage, versa de l’huile et du vin sur ses blessures et les recouvrit de pansements. Puis il le plaça sur sa propre bête et le mena dans une auberge, où il prit soin de lui.
35Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et lui dit : “Prends soin de lui ; lorsque je repasserai par ici, je te paierai moi-même ce que tu auras dépensé en plus pour lui.” »

Comme support d’un échange avec les jeunes, voici quelques pistes de réflexion

  • Qu’en pensez-vous de ces deux textes ?
  • @ Jonas : Est-ce qu’on peut croire que Dieu désigne toujours la bonne personne en tirant au sort ?
  • @ Le bon samaritain : Quand nous rencontrons des personnes qu’on peut aider, est-ce que c’est par hasard qu’elles croisent notre route ?

Crédits : Marlies Voorwinden avec les catéchumènes de l’EPUdF de Beaucaire-Tarascon et du Pays d’Arles , séance de janvier 2021 – Point KT




Petite recension ayant pour thèmes la guerre… et la paix

A l’école, les enfants étudient l’histoire et avec elle, le cortège des guerres. Voici une petite recension des articles parus sur Point KT … pour découvrir ce qu’Esaïe promettait « Avec leurs épées, ils feront des socs de charrue.. »

Première guerre mondiale

Deuxième guerre mondiale

Guerre au Libéria

Guerre en Tchétchénie 

De leurs épées, ils feront des socs 

Quelques sites

Crédit : Laurence Gangloff (UEPAL) – Point KT – Photo Pixabay