Les jeux en catéchèse

En octobre 2018 le service régional du Service d’Animation catéchétique régional  / Évangélisation (SACRE), en collaboration avec la commission régionale de catéchèse de l’inspection luthérienne a proposé une formation pour des catéchètes et des pasteurs sur le thème « Les jeux en catéchèse« . Nous mettons ici à disposition le matériel présentés, quelques pépites de cette formation qui peuvent donner des idées pour creuser ce thème.

  1. Introduction : A quoi bon des jeux en catéchèse  ?
  2. Des jeux pour faire connaissance
  3. Des jeux pour entraîner la coordination dans un groupe
  4. Des jeux pour savoir se servir de la Bible
  5. Des jeux de société transformés pour des jeux bibliques

1. A quoi bon ?  Les jeux en catéchèse… Activité sérieuse ou computationnelle ?  Pour construire son chemin de foi ou  passer le temps ? Pour apprendre à vivre bien ensemble ou renforcer les ego ? Pour transmettre un contenu en catéchèse ?  Voici quelques essais de réponses

  • Les intérêts du jeu en catéchèse
  • Varier les séances ou leur contenu, motiver et re-motiver
  • Rendre chacun actif et faire participer l’ensemble du groupe
  • Susciter les échanges, les questionnements et l’écoute dans le groupe
  • Construire ses savoirs, des concepts sans avoir l’air de faire des efforts.
  • Partager un moment de détente, de joie, de plaisir et de confiance
  • Révéler la personnalité et les savoirs des participants
  • Développer l’esprit d’entraide et de solidarité

 

Les objectifs du jeu en catéchèse

  • Pour accrocher
  • Pour découvrir
  • Pour s’approprier
  • Pour s’amuser
  • Pour souder un groupe
  • Pour dynamiser la séance
  • Pour re-motiver un groupe endormi
  • Pour résoudre des conflits

 

Quelques conseils avant de jouer

  •   Prendre soin de jouer (et de connaître les règles) avant de proposer le jeu au groupe
  •   Veiller au respect des règles du jeu qui doivent être simples, claires et précises.
  •  Être un partenaire dans le jeu, savoir être à sa place de joueur.
  •   Choisir en fonction de ses objectifs, des attentes et des besoins du groupe.
  •   Adapter le jeu et sa durée à l’âge des participants.
  •  Utiliser ou s’inspirer de jeux connus.
  1. Faire connaissance : Le choix de jeux pour faire connaissance est énorme. Vous en trouvez

  • Monos-Connexion  Bouton « jeux »
  • Choisis la vie Site très riche en idées référençant de nombreux liens ressources dont Point KT et Enfance. EERV (réformés suisses du canton de Vaud)
  • Point KT onglet « jeux »
  • Cate.ch Recueil de jeux pour la catéchèse à télécharger en cliquant sur « des fiches de jeux d’animation »

 

  1. Des jeux pour entraîner la coordination dans un groupe

Par exemple:

  • Demandez à votre groupe de se lever et de se mettre chacun derrière sa chaise. Maintenant mettez les chaises en ligne ou en cercle, côte à côte. Chacun, derrière sa chaise tient le dos de sa chaise avec un doigt et laisse basculer la chaise sur les deux pieds de devant, toujours tenue par un doigt. Sur votre signal les membres du groupe doivent lâcher leur chaise, faire un pas à droite, attraper et tenir la chaise à côté avant qu’elle ne tombe. Le but n’est pas d’éliminer un membre du groupe, mais de réussir le plus longtemps possible avec tout le groupe.
  • Prenez une barre ou longue canne. Les membres du groupe sont débout, côte à côte et tiennent ensemble la barre sur leurs indexes. Astuces : La barre repose sur leurs doigts, ils n’ont pas le droit de la fixer avec un autre doigt. La mission: poser lentement la barre par terre sans la faire tomber. Très probablement, par réflexe, la barre va monter, car chacun aurait tendance à pousser au lieu de descendre. A observer et à débattre après l’expérience faite. Qu’est-ce que cela veut dire pour nos fonctionnements en groupe en général ?
  • D’autres types de jeux coopératifs ici 

 

  1. Des jeux détournés pour apprendre à utiliser la Bible

JENGA  Préparation : acheter deux lots de jeu de jenga / voici les noms de la bible / coller sur le côté  large

  • construire la tour, les noms des livres vers l’éxtérieur
  • faire sortir les 4 évangiles (bien sûr on peut sortir d’autres livres avec)
  • faire monter la tour encore plus

PUZZLE     a) avec aide : mettre les livres sur le dessin à la même place …le plus vite possible  ou  b) mettre les livres à leur place sans voir le dessin

LOTO            

  1. par petit groupe d’enfants: chaque enfant a une planche de dessin; tous les bouts de bois sont dans un sac; les enfants tirent des jetons avec le nom des livres un par un et les placent sur leur planche … celui qui aligne trois livres qui se suivent a gagné
  2. pour le même jeu avec beaucoup d’enfants : une planche par groupe et le sac à bouts de bois et plus loin; les membres doivent courir à tour de rôle pour en récupérer des nouveaux livres

JUNGLE SPEED  les enfants sont assis en cercle mettre un bâton ou autre objet au milieu  – tous les bouts de bois sont répartis parmi les enfants – chacun  étale ses bois devant lui, le nom de livre face à la table / face au sol … caché. A tour de rôle, chacun découvre un bout de bois et montre ou lit le nom du livre. Quand il y a 3, 4, 5 … (dépend de la taille du groupe)  livres du même testament on se précipite pour prendre le bâton;  celui qui le prend le premier reçoit tous les livres ouverts. Fin du jeux :  le premier qui a tous les livres

Variante : le bâton peut être pris quand il y a deux évangiles, deux prophètes, deux lettres, deux livres qui commencent avec la même lettre, …

et FOOT BIBLIQUE  

  1.  Transformer des jeux de société en jeux catéchétique : liste des jeux existants ou à transformer

Crédit : Christina Weinhold (EPUdF)

 




Le harcèlement à l’école

En 2017, plus de 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire en France, soit près d’un enfant sur dix.  La plupart du temps, les cas de harcèlement débutent dès l’école primaire (12%), tandis que 10% des collégiens sont harcelés et 4% au lycée. Vous avez peut-être vu le film télé qui retrace l’histoire de Jonathan Destin ou encore entendu  des témoignages d’enfants harcelés mis en ligne par vidéo via YouTube ? Ce que l’enfant subit à l’école, ou dans toute situation où il est confronté à un ou plusieurs de ses pairs peut avoir des conséquences graves sur sa vie présente et à venir

Le harcèlement qu’est-ce que c’est :

Le Larousse propose :

  • Soumettre quelqu’un, un groupe à d’incessantes petites attaques : Harceler l’ennemi.
  • Soumettre quelqu’un à des demandes, des critiques, des réclamations continuelles : Les journalistes harcelèrent le ministre de questions.
  • Soumettre quelqu’un à de continuelles pressions, sollicitations : Il faut le harceler pour obtenir quelque chose.

Il y a donc plusieurs manières de comprendre le mot. Attachons-nous alors à la définition qui nous est donnée par l’Education Nationale(http://eduscol.education.fr)

  • Le harcèlement en milieu scolaire se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique.

Le harcèlement se fonde sur le rejet de la différence et la stigmatisation de certaines caractéristiques. Il revêt des aspects divers en fonction de l’âge et du sexe. Les risques de harcèlement sont plus grands à la fin de l’école primaire et au collège.

On peut considérer qu’il y a harcèlement lorsque :

  • Les agressions sont répétées et s’inscrivent dans la durée,
  • La relation entre l’agresseur ou les agresseurs et la victime est asymétrique.
  • Le harcèlement est inséparable de la mise en place d’une situation de domination.

Le harcèlement peut prendre de très nombreuses formes plus ou moins visibles : les jets d’objets, les pincements, les tirages de cheveux, les moqueries, les surnoms méchants, les insultes, les violences physiques, le racket, les jeux dangereux, la mise à l’écart, la propagation de rumeurs….

Le harcèlement raconté :

« Pour Jade, 15 ans, tout a basculé en classe de 5ème . Celles qu’elle considérait comme ses amies l’ont exclu de leur groupe. Une brimade anodine au départ, qui s’est vite transformée en cauchemar. C’était le point de départ d’un harcèlement quotidien, qui a conduit l’adolescente à l’isolement. Cette adolescente, que nos journalistes ont rencontrée, a même envisagé de mettre fin à ses jours. « C’était dur de se retrouver seule face à des personnes qui t’insultent jour et nuit. »

Les insultes ?  » ‘Tu es grosse. Tu es moche.’ Ce sont des mots grossiers auxquels j’ai cru. Je me suis refermée sur moi-même et c’était dur. » C’est la mère de Jade qui préviendra la direction de son établissement. A ce moment-là, son calvaire prend fin. Les harceleurs ne seront cependant pas sanctionnés. Jade, qui a depuis changé de collège, mène aujourd’hui des campagnes de prévention dans les établissements scolaires auprès des adolescents. »

Aujourd’hui, Timéo (11 ans) a emménagé dans la Meuse pour ne plus avoir affaire avec ses bourreaux. Dans son ancienne école primaire en Haute-Marne, le jeune garçon a été victime de trois camarades de classe : « Au début, il était tout seul. Puis il en a trouvé deux autres comme lui. Ils me tapaient tous les jours, dans un coin de la cour. » Et de préciser : « Mais ce n’était pas juste des baffes comme ça. Ils y allaient avec le poing. »

Timéo essaie de se défendre. Sans succès. « A trois contre un, je n’y arrivais pas, » lâche-t-il. Les professeurs ? « Quand j’allais leur dire, les trois autres rétorquaient que c’est moi qui les tapais. C’est moi qu’on punissait. » « On a été incompris, ajoute sa mère. Autant lui, que moi. »
Du cour élémentaire à la dernière année d’école primaire, Timéo ne dit mot. « Il paraissait heureux. Il ne voulait pas que l’on sache tout ça », raconte sa maman. Mais à la rentrée 2017, le silence n’est plus tenable. Timéo vomit, se plaint de maux de tête, de nausées. « On a passé tous les examens possibles, des échographies. On voyait bien que quelque chose n’allait pas niveau des intestins, que c’était dû à un stress. » (https://france3-regions.francetvinfo.fr)

Il faudra du temps avant que le harcèlement soit enfin reconnu et Timéo a dû être déscolarisé. Sa souffrance est devenue une phobie de l’école.

Reconnaitre le harcèlement :

Il peut s’agir de violences physiques, psychologiques ou sexuelles. Mais ce qui distingue le harcèlement de la violence est son inscription dans la durée comme nous l’avons vu dans les définitions.

Certains signes peuvent permettre à l’entourage adulte de déceler un possible harcèlement subi :

  • L’enfant ne veut plus aller à l’école.
  • L’enfant est marqué de bleus, son matériel détérioré.
  • L’enfant est épuisé et présente des troubles : peur d’aller en classe, énurésies.
  • L’enfant est isolé.
  • L’enfant est en échec scolaire

Conséquences du harcèlement :

L’enfant dort mal, il ne veut plus aller à l’école. Il est fatigué, il fait des cauchemars. Il peut développer de l’eczéma, perdre ses cheveux, avoir des dérèglements hormonaux, notamment pour les filles (retard de règles par exemple), voire un retard de croissance. Il s’isole, joue seul. Certains enfants peuvent devenir agressifs vis-à-vis d’eux-mêmes. Et nous l’avons vu le traumatisme peut aller jusqu’à la phobie scolaire. Il est important que l’enfant se sente soutenu, qu’il garde sa confiance en lui et en l’adulte qui l’entoure. Un enfant qui manque de confiance en lui risque de penser que ses agresseurs « ont raison », et qu’il l’a « sûrement mérité ». Le danger, c’est qu’il ne se confiera pas aux adultes.

Harcèlement comment réagir ?

La bienveillance, l’acceptation de la différence, mais aussi la force de la parole et de la confiance, autant de sujet d’apprentissage auprès des enfants qu’il serait bon de développer. « On en parle plus librement, aussi parce qu’on est en capacité de développer dans les établissements des techniques de prise la parole. 7 % des collégiens et des lycéens se disent harcelés sexuellement ; parmi eux, sans surprise, beaucoup de filles. Toute la problématique du harcèlement, c’est l’isolement ; l’enfant se replie sur lui, se sent responsable de son harcèlement, il se dit que c’est de sa faute. C’est contre cela qu’il nous faut œuvrer pour permettre un changement de posture, au quotidien, et que l’enfant soit sûr de trouver un soutien indéfectible et une écoute. »         (page web du journal « Le Monde » publié en novembre 2017).

Comment réagir face au harcèlement ?

« Prévenir le harcèlement scolaire doit être une lutte constante car cette situation intenable pousse parfois les élèves les plus fragiles à commettre l’irréparable. Une issue tragique à cette souffrance, souvent silencieuse, de l’enfant, qui doit être évitée à tout prix. » L’enfant qui subit moqueries, insultes ou coups s’enferme dans le silence, il se persuade de « mériter » ce qui lui arrive. Il faut donc être attentifs aux signes de mal être pour que la parole retrouve sa place dans une relation de confiance à l’adulte. La première étape de la démarche est d’avertir l’établissement scolaire.

Le gouvernement français met à disposition un numéro vert à l’attention des parents, afin de les accompagner dans leur lutte contre le harcèlement que celui-ci se déroule à l’école (0808 807010) ou sur Internet (0800 200 000).

Il faut savoir aussi sensibiliser les enfants sur le sujet. Qu’ils soient victimes ou témoins, eux aussi peuvent réagir. Ainsi, en cas de harcèlement, l’enfant doit savoir qu’il peut en parler à un parent, un adulte de l’école (surveillant, professeur…) ou encore à un camarade de classe qui serait plus à même d’en parler à un adulte. La violence ne doit être en aucun cas une réponse, seul le dialogue peut faire cesser définitivement le harcèlement. (page Web du magazine « psychologies » Février 2015)

Ce que dit la loi

Les coupables de faits de harcèlement scolaire mineurs âgés de plus de 13 ans risquent des peines de prison et des amendes.

Peines aggravées pour harcèlement scolaire
Sanction Sans circonstance aggravante Avec 1 circonstance aggravante Avec 2 circonstances aggravantes ou plus
Peine de prison 6 mois 1 an 18 mois
Amende 7 500 € 7 500 € 7 500 €

Des circonstances aggravantes existent :

  • Si la victime a moins de 15 ans
  • Si le harcèlement a été commis sur une victime dont la vulnérabilité (maladie, handicap physique ou mental…) est apparente ou connue de l’auteur
  • Si le harcèlement a entraîné une incapacité totale de travail (jours d’école manqués) de plus de 8 jours
  • Ou si le harcèlement a été commis via internet

Dans ce cas, les peines varient selon le nombre de circonstances.

Les mesures et sanctions applicables aux mineurs de moins de 13 ans relèvent de dispositifs spécifiques. Ils ne peuvent en aucun cas aller en prison ou payer une amende. Depuis que l’Etat français se préoccupe des situations de harcèlement en milieu scolaire, des initiatives pédagogiques ont vu le jour. « La journée du 8 novembre est aussi importante car elle permet, grâce à la mobilisation de toutes les institutions d’éducation et des associations, de sensibiliser les élèves, les personnels, et, au-delà, la société entière à la question du harcèlement. Sur cette question la solution dépend en effet de l’unité du monde adulte. » Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. ( www.education.gouv.fr)

Veillons donc à rester attentifs aux signes et surtout prenons soin de garder une relation de confiance avec l’enfant pour que la parole puisse toujours trouver une « porte ouverte ».

Crédit Emmanuelle DYSLI




Quelques symboles chrétiens : des symboles ouverts et des points de rencontres

Animation-découverte, ou étude biblique, ou encore sujet pour la prédication, nous vous proposons ici une observation de quelques symboles chrétiens, symboles qui nous amènent à la rencontre avec le Christ, avec Dieu et avec notre prochain.

Le symbole, petit rappel : Prenez un objet cassable (poterie, vase, feuille de papier…) et cassez-le soigneusement en plusieurs grands morceaux, en fonction du nombre de personnes présentes. Si les participants sont nombreux, prévoyez plusieurs objets différents. Chaque participant reçoit un morceau de l’objet. C’est un symbole ! Dans 1 an*, 10 ans, 20 ans, même si chacun a vieilli, changé de coiffure ou de lunette, en remettant les morceaux les uns avec les autres et en reconstituant le puzzle de l’objet entier, tous les participants d’aujourd’hui pourront se reconnaître et se souvenir de ce jour !
*Organisez des retrouvailles l’année prochaine, et que chacun amène son morceau d’objet !
Un symbole, à l’origine, est donc une partie d’un tout utilisée comme signe de reconnaissance entre des personnes.
Aujourd’hui, on emploie le symbole dans le langage parlé, écrit, artistique, publicitaire, … pour associer deux idées : un cœur représente l’amour ; un jingle publicitaire suffit à évoquer l’objet de la publicité ; une expression métaphorique renvoie à un concept ; etc.
Dès l’origine du christianisme, certains dessins ont représenté le Christ et son message. Mais plutôt que de dessiner un personnage – ce qui n’était pas admis dans le judaïsme -, ce sont des symboles qui ont été élaborés.

Quelques symboles chrétiens (et après ce rappel, l’usage que l’on va en faire) : Vous les trouvez sur le net, mais ils sont aussi faciles à dessiner ou à faire dessiner.

La croix : une ligne verticale traversée par une ligne horizontale aux deux tiers de sa hauteur.
La verticalité nous renvoie à la fois à ce qui est tout en bas… et à ce qui est tout en haut ! Souvent, nous disons : « L’homme en bas et Dieu en haut », mais on peut nuancer : les soucis de la vie qui nous rabaissent, les espérances qui nous grandissent, etc. Les participants à votre séance auront des choses à dire sur cette verticalité.
L’horizontalité peut symboliser les relations entre les humains, une ligne chronologique du temps…
La croix est souvent résumée à la verticalité de Dieu (spiritualité, espérance) et l’horizontalité de l’humanité.
NB : la croix n’est pas un crucifix : la Réforme nous a rappelé que le christ n’est pas un homme attaché souffrant sur une croix, mais bien le Ressuscité vivant parmi nous et en nous ; la croix ne souffre pas de son absence, elle rayonne de sa résurrection !

La croix orthodoxe russe : aux deux lignes transversales verticale et horizontale ont été ajoutées deux petites lignes. Au dessus, le rappel du chef d’accusation contre Jésus INRI (Jésus de Nazareth, roi des Juifs), et en dessous, une ligne oblique dont l’une des significations renvoie aux larrons crucifiés à côté de Jésus. L’un, à la fin de sa vie, a reconnu en Jésus le serviteur de Dieu innocent et souffrant, et de par cette sorte de confession de foi, a reçu la promesse du salut. La ligne oblique l’envoie vers le haut, symboliquement. L’autre larron n’a pas fait ce chemin de reconnaissance, et la ligne oblique l’envoie vers le bas, symboliquement.

Ichtus, le poisson : votre site préféré vous propose plusieurs articles à propos de Icthus, n’hésitez pas à les consulter ! Acronyme de Iêsous Christos Theou Uios Sôtêr « Jésus-Christ fils de Dieu sauveur », c’est un symbole vite dessiné et vite effacé sur le sable, bien utile pour les chrétiens persécutés…
On le trouve auto-collé sur de nombreuses voitures, et non, il ne signifie pas – ou pas que – « Pêcheur d’homme ».

Le Chrisme : Plus ancien que le christianisme, composé des lettres grecques X (chi) et P (rho), il indiquait que quelque chose était utile, de bonne augure, positif : une bonne nouvelle, quoi ! Le P changé en I (iota) associé au X (chi) et représente Jésus-Christ Ἰησοῦς Χριστός. Le chrisme est le « monogramme du Christ »
On lui associe l’Alpha et l’Oméga en majuscules ou en minuscules, en référence à l’Apocalypse de Jean, 1,8 et 22,13 où il est dit du Seigneur qu’il est l’Alpha et l’Oméga, celui qui est, qui était et qui vient, le premier et le dernier, le commencement et la fin, avec tout ce qu’il y a entre les deux…
Une erreur à corriger : ce n’est pas Jésus qui dit de lui-même qu’il est l’Alpha et l’Oméga, comme on l’entend très souvent.
Tous ensemble, les lettres du chrisme et l’alpha et l’oméga forment le verbe archô ἄρχω qui signifie ‘je commande, je dirige, je guide’

NB: nous n’avons pas utilisé la croix huguenote qui mérite une séance à elle toute seule. Mais si vous le voulez/pouvez, n’hésitez pas à l’insérer dans l’animation. Elle est aussi plus ‘moderne’. Sa symbolique nécessite un développement bien préparé.
Pour d’autres symboles, consultez aussi ici

Animations: Nous vous proposons, à partir de ces symboles très anciens, une observation des formes et les commentaires suivants :

  1. Les lignes qui composent ces dessins sont des lignes ouvertes. On peut les prolonger dans l’une ou l’autre direction. Toutes ces directions peuvent être toutes les réalités de nos chemins de vies et toutes les réalités de la présence de Dieu dans nos chemins de vies. Ces directions peuvent être les horizons d’où nous venons et vers lesquels le Christ nous envoie.
    Après avoir décrit et expliqué les symboles proposez un temps de méditation et de prière, puis proposez une activité créative à partir des symboles dessinés par les participants (un symbole au choix, plusieurs symboles…) et dont chacun prolongerait une ou plusieurs lignes à sa manière, avec sa créativité, confession de foi artistique.
    Si les participants sont d’accord, exposez les œuvres réalisées, insérez-les dans le journal paroissial…
  2. Chaque symbole a au moins un point de croisement ou de changement de direction (comme le nez de l’ichtus). Considérons un instant ces points comme des points de rencontres : rencontre avec Dieu, avec le Christ, rencontre avec notre prochain, la communauté-église, avec l’Église du Christ, avec d’autres communautés chrétiennes et/ou d’autres confessions…
    Proposez un temps de méditation et de prière sur le thème de ces points de rencontres. Utilisez les créations déjà réalisées au point 1.
  3. Assemblez les deux idées : lignes prolongées et points de rencontres. Chaque participant réalise une expression artistique de sa foi avec lignes et points. Les réalisations peuvent servir de point de départ pour un (autre) moment méditatif et de prière ; elles peuvent être exposées, avec la permission des participants, ou insérées dans le journal paroissial. Un parcours méditatif peut être organisé dans votre lieu de culte, les œuvres placées de manière à susciter le cheminement et des chaises permettant des pauses. Pensez à placer une bougie ou quelques simples fleurs, qui sans détourner les yeux du dessin, forment une petite mise en scène propice au recueillement. Ajouter un poème, une confession de foi en mots, si vous pensez que c’est utile, et en fonction des charismes des participants…
    Crédits Marie-Pierre Tonnon



Parler d’Amour et de la Sexualité

L’association des Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France a publié quatre numéros spéciaux des revues pour ses adhérents,  selon son âge, sur le thème «Amours et sexualités».

Voici ce qu’on peut lire sur le site  http://eeudf.org/blog/parlons-sexualite-dans-le-scoutisme/: « Ces hors-séries ont été rédigés par la Commission Mixité du mouvement, à la suite d’une demande de l’Assemblée Générale et des nombreuses questions des enfants et des encadrants sur ces sujets. Les jeunes y trouveront des informations adaptées à chaque âge sur l’amour, la sexualité, les moyens de contraception et de prévention, le consentement, les violences sexuelles… Ils ont été écrits par des personnes formées à l’éducation à la sexualité et relus par des professionnel·le·s de santé, des militant·e·s dans diverses associations et des cadres du mouvement.

Ces revues sont un outil éducatif fort. Dans leur projet éducatif, les Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France s’engagent à « former des individus épanouis et libres de leurs choix », y compris dans le domaine de l’amour et de la sexualité. Elles sont donc un support pour que les responsables puissent ouvrir des espaces de discussion sans tabou avec les enfants et adolescents sur ces sujets.

Ces publications peuvent servir hors du mouvement du scoutisme et tout le monde peut les acheter via la Boutique en ligne : http://boutique.eeudf.org/

 

 




Une petite pièce… 32 833,41€

Le trimestriel « Nouvelles de la Cause » vient de publier quelques nouvelles à propos de l’offrande des Ecoles du Dimanche 2015-2016. Le projet a  financé des vacances aux enfants du centre d’accueil et de transit des jumeaux abandonnés, à Mananjary et aux enfants du centre Akany Soa, d’Antsirabé, mais aussi d’autres travaux, toujours pour le confort des enfants.

 

l’article Nouvelles de La Cause




Gérer et accompagner une équipe en catéchèse

Plusieurs éléments de cet article sont de l’ordre de la répétition. Une répétition bien utile, tant la routine et la pression de l’agenda nous font oublier des éléments essentiels pour le fonctionnement d’une équipe en catéchèse.
Avant la rentrée, avec l’aide du pasteur et du conseil presbytéral (‘consistoire’ en Belgique), pressentir des membres pour former une équipe. Pensez aux jeunes : parfois satellites dans l’église, ils pourraient trouver leur place comme animateurs ou aides-animateurs.
Veillez à rassembler les coordonnées de tous : téléphones, mobiles, courriels.
Créez un groupe sur un réseau social (Facebook, whatsapp…) : un groupe fermé qui vous permette de communiquer facilement et rapidement. Créez un compte « cloud » pour le partage des documentations.

Avec le trésorier, fixez d’emblée un budget pour l’année ! Une communauté sans budget « catéchèse » est une communauté en danger ! Et l’épuisement (raisonné) de ce budget sera signe du dynamisme de la communauté en matière de transmission et d’accueil des jeunes…Ce budget prévoit l’accueil (local, mobilier, boissons et collations…), le matériel didactique (des bibles en nombre suffisant et dans différentes éditions adaptées aux âges des participants : Ze Bible ; Bible de l’Explorateur ;  Bible en jeux ; etc.), du matériel catéchétique pour les animateurs (et les jeunes) des crayons, ciseaux, colles, papier etc.
L’achat d’un projecteur sera à coup sûr un bon investissement : on trouve des projecteurs adaptés pour des locaux de taille moyenne pour un budget tout à fait abordable (moins de 400 euros) et transportables pour les camps. Prévoyez un écran ou un mur blanc. Et il faudra au moins un ordinateur portable disponible (On en trouve facilement à donner, nul besoin de se ruiner !).

Établissez un objectif. L’objectif n’est pas le programme. L’objectif définit ce à quoi vous voulez arriver à une date précise : « Nous aimerions être plus nombreux en juin, disons au moins 12 participants ; nous aimerions que les participants soient plus réguliers – au moins une semaine sur deux, qu’ils aient vraiment du plaisir à venir et nous faisons un bilan en février ; nous aimerions entamer ou continuer une démarche œcuménique avec les jeunes de l’église d’à côté, participer à la préparation de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens et notre délai sera la veillée œcuménique de janvier… »
Ne cherchez pas à mener de front 5 objectifs différents. Choisissez-en un, et menez-le à bien !
Notez les grandes lignes de vos échanges, notez l’objectif choisi : restez concrets !!! Notez le délai que vous vous fixez et les moyens d’évaluation : notre objectif est-il atteint ? Oui, pourquoi/non, pourquoi ?
Vous pouvez faire un compte rendu, mais une simple photo des tableaux ou paper-board utilisés est parfois plus enthousiasmante. Si vous le pouvez, faites les deux : notes et photos. L’annonce de l’Évangile doit être au centre de nos objectifs, quels que soient les moyens développés. 

Établissez un programme, un fil rouge minimum en fonction de votre objectif. Nous n’avons plus, comme c’était le cas par le passé, des consignes qui viennent des services nationaux. Nous n’avons plus de nouveau programme tout fait, publié et distribué. Nous avons mieux : une grande liberté, et une source inépuisable de matériels et d’idées sur Internet !
Attention : une difficulté devant cette manne inépuisable, c’est de s’en tenir au fil rouge prévu, de ne pas dévier (sans raison, ni sans prévenir toute l’équipe). On consulte un site puis un autre. « Ah, ça c’est tellement bien ! Ce n’est pas du tout dans notre fil rouge, ça n’a rien avoir avec notre objectif, mais c’est super !… » Et hop, voilà notre animateur plein d’enthousiasme  qui se lance tout seul sur un chemin de traverse. La catéchèse est un ministère de discipline, aussi pour les animateurs !

Établissez un calendrier, avec quelques semaines d’avance. À la rentrée, prévoyez Noël; en janvier, prévoyez Pâques ! L’équipe doit être la locomotive du cheminement catéchétique, il faut que le pasteur et certains animateurs soient toujours en avance.

La bonne volonté ne suffit pas, suivez des formations: réunissez-vous chaque trimestre ; fréquentez – au moins – les formations offertes par les services nationaux ; le pasteur se doit d’être lui aussi formateur pour ses catéchètes et ses moniteurs…Les enfants et les jeunes d’aujourd’hui ont de nouveaux comportements, de nouveaux moyens de communication, une nouvelle relation à l’adulte et à l’autorité : il est indispensable de s’en rendre compte et d’accepter cela. Toute notre catéchèse, aujourd’hui, doit prendre en compte ces grands changements, et s’y adapter. Soyez donc inventifs, ne vous accrochez pas aux anciens modèles que vous avez peut-être connus. C’est toujours l’Évangile qui est au centre du ministère catéchétique : il faut lui trouver des vecteurs actuels de transmission.

Gardez une trace écrite de chaque séance : qui anime, qui participe, quel est le thème, quels sont les questions, joies ou problèmes rencontrés… ?

Gardez le contact avec les parents, avec le conseil presbytéral (consistoire), avec le pasteur : la catéchèse n’est pas en marge de l’église, elle se situe au centre de l’annonce de l’Évangile et de la vie de chaque communauté.
À mi parcours, en février, faites un bilan, puis un autre en juin, en vue de la rentrée suivante.

Crédits Marie-Pierre TONNON