Le spiritisme dans la bible

Très brève histoire du « spiritisme dans la Bible »

Dès l’aube de l’humanité, les humains se sont tournés vers les phénomènes paranormaux et les peuples de la Bible ne font pas exception. Le prophète Osée dénonce vigoureusement les pratiques de divination et de spiritisme comme un égarement spirituel en 4:12: «Mon peuple interroge son bois, et son bâton est son oracle, car l’esprit de fornication égare; et il se prostitue, se soustrayant à son Dieu.» Dieu étant du côté de la vie, il respecte néanmoins la liberté de chacun et ne peut qu’avertir du danger : invoquer des êtres spirituels dont nous ignorons l’identité peut nous faire préférer la mort prévient Ésaïe 8:19: «Et s’ils vous disent: Enquérez-vous des évocateurs d’esprit et des diseurs de bonne aventure, qui murmurent et qui chuchotent,… un peuple ne s’enquiert-il pas de son Dieu? Ira-t-il aux morts pour les vivants?»

D’autres passages interdisent tout contact avec le monde des esprits : Deutéronome 18:10-12: «Il ne se trouvera au milieu de toi personne qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille, ni devin qui se mêle de divination, ni pronostiqueur, ni enchanteur, ni magicien, ni sorcier, ni personne qui consulte les esprits, ni diseur de bonne aventure, ni personne qui interroge les morts; car quiconque fait ces choses est en abomination à Dieu.» Il s’agit bien d’un combat spirituel ou l’âme sain(t)e doit s’efforcer de loger en un corps sain(t) comme l’exprime Lévitique 20:6: «Et l’âme qui se tournera vers ceux qui évoquent les esprits, et vers les diseurs de bonne aventure, se prostituant après eux, je mettrai ma face contre cette âme-là, et je la retrancherai du milieu de son peuple.»

Et même dans le seul récit biblique en 1 Samuel 28, 3-25 où le roi Saül fait apparaître l’esprit du défunt Samuel, celui-ci, de fort mauvaise humeur, se fait un malin plaisir à annoncer la mort prochaine du roi. Remarquons, que ce sont les démons qui attestent en premiers, bien avant les autres, que Jésus est fils de Dieu et c’est pourquoi il les fait taire. D’ailleurs, si Jésus exorcise et guérit, c’est toujours dans le but de réintégrer la personne rejetée dans la société. Il n’a jamais fait pousser une dent en or ni marcher un paralytique sur la tête. Il ne fait ces choses qu’en dépendance de Dieu, pour le bien des autres, sans les capturer en son pouvoir.

Contrairement à ceux qui veulent user du nom de Jésus à d’autres fins et qui se font « rosser grave » par les mêmes esprits malins qu’ils prétendaient chasser en Actes 19, 13-20. Même lorsque Jésus ressuscite, les évangiles insistent sur le fait qu’il mange, boit, se laisse toucher, se fait reconnaître et qu’il n’est pas un ectoplasme ; même s’il est transformé. De la Genèse jusqu’à l’Apocalypse la Bible, dans un bon esprit, met les choses sur la « table » sans les faire « tourner » pour autant.

Crédit : Frédéric Gangloff (UEPAL)




La violence, vaincre sa peur, devenir acteur de paix

La violence… ? Cet article montre les mécanismes et propose de quoi devenir acteur de paix

pour télécharger l’article cliquer ici la violence vaincre sa peur




Indonésie mon amie

Voici le témoignage de la pasteure Martine Labois, qui avait pu vivre cinq semaines en Indonésie en août septembre 2003.

Bonjour !  Je garde de mon séjour en Indonésie un excellent souvenir, teinté de quelques regrets : j’aurais voulu pouvoir revenir, m’investir plus dans Mission 21 et l’Indonésie ou ailleurs, apprendre mieux la langue (très simple), rencontrer plus de gens … mais ce n’était qu’un séjour de « sensibilisation à la réalité missionnaire » que proposait notre Eglise à des pasteurs en paroisse, pour qu’à leur retour, ils puissent raconter leur expérience et inciter les paroissiens à découvrir le monde autrement et participer à la solidarité hors frontières à la suite de Jésus Christ.

L’Orient semble toujours si lointain, les réalités sont différentes de celles que nous connaissons, les mentalités aussi … bref, il faut y aller pour s’en rendre compte !

La distance, on commence à s’en faire une petite idée en regardant la carte du monde, bien sûr, mais surtout lorsqu’on passe 24 h dans les avions et les aéroports, entre petit déjeuner, nuit assise, télévision, repas, couverture et … décalage horaire …

Le premier choc, semblable dit-on, à celui qu’on ressent à la sortie de l’avion en Afrique, c’est la température, l’ambiance chaude et moite, les odeurs, et … pour ce qui est de moi, la taille des gens. Je suis grande, c’est vrai. Après la relative solitude à l’hôtel de l’aéroport, l’accueil des responsables de Jakarta vous rappelle ce que vous êtes venue faire là … : rencontrer des responsables d’Eglise et surtout des femmes, en prise avec des questionnements et des difficultés très différentes des nôtres, qu’elles soient pasteures ou professeures ou responsables de catéchèse.

Entre rêves et réalités. A l’annonce de mon voyage, beaucoup de proches et de collègues m’avaient enviée : « Ah ! Quelle chance tu as ! L’Indonésie ! Bali ! L’Eglise a de l’argent pour t’envoyer là-bas ? »

Mais non : L’Indonésie que la rencontre des femmes d’Eglise m’a fait parcourir n’est pas celle des catalogues de tourisme : je n’ai pas mis les pieds à Bali. Jakarta, Banjarmasin sur la partie indonésienne Kalimantan de l’île Bornéo, Manado et Tomohon sur l’île de Sulawesi (Célèbes), l’île Sangihe (tout près des pirates philippins), ne croulent pas sous les dollars, qu’on ne trouve qu’autour des centres de pêche sous-marine. Quelques Néerlandais nostalgiques reviennent revoir les lieux du temps de leur domination (indépendance en 1949) avant de ne plus pouvoir le faire.

Mais la chaleur de l’accueil, la richesse des débats, le temps donné pour me faire découvrir le plus de personnes possibles, dans des réalités très diverses m’ont enchantée, de même que la visite des facultés de théologie, la participation aux cultes dominicaux où 500 personnes se réservent une place de choix bien avant l’heure, sans compter les groupes de femmes, mais aussi les fruits et les fleurs en abondance et la richesse de la végétation, au moins à Sulawesi.

Ici tout est luxe et beauté …. ? Pas vraiment. Le professeur Marie-Claire BARTH m’a servi de « tutrice » sur le terrain, et a dû m’expliquer beaucoup de subtilités : les contextes de difficultés, de pauvreté, de violence rampante, de contraintes et de non-dits, hérités des cultures historiques successives (locale tribale, puis portugaise et hollandaise, l’islam majoritaire actuel), le fonctionnement de l’état, des administrations, la corruption, les déplacements de populations d’îles surpeuplées vers d’autres, mais dont les coutumes des habitants se télescopent, le grand nombre de fonctionnaires, les réfugiés d’une île à l’autre à cause de violents conflits officiellement religieux mais plutôt suscités par des bandes de laissés pour compte, victimes d’une situation économique catastro-phique. Je me suis fait expliquer la bahasa indonesia (langue indoné-sienne officielle et obligatoire, faite de la juxtaposition de dialectes locaux et de malais) qui se veut signe d’unité pour les 17500 îles (environ), mais cette volonté d’unité à tout prix est signe visible également d’une volonté de réduire les cultures locales à une seule culture : Comment imaginer que les Mélanésiens de l’Irian Jaya dont les traditions familiales, de travail, de religion et le climat sont les mêmes qu’en Papouasie Nouvelle Guiné adoptent les règles des citadins de Jakarta sur l’île de Java … ?

Autre champ de rêves en friche : celui de l’écologie. La traversée sud-ouest de Kalimantan sur les routes chaotiques m’a fait découvrir les restes malheureux d’un rêve mal mis en œuvre : pour semer du riz à la place de l’immense forêt de Bornéo, il a suffi d’y mettre le feu. Mais le riz n’a pas pris … Devenues zones de friche ou replantées en monoculture de palmiers à huile, ces forêts ne seront plus le poumon vert nécessaire à l’équilibre de la planète.En 2003, la crise écologique était moins évidente que maintenant, mais mon regard d’européenne, sensibilisée à ces questions, a vu … ce qu’on ne montrait pas encore à la télévision.

Un dernier rêve ? Celui des populations rencontrées à propos de l’Europe, et de la vision idéale qu’elles en ont. Combien de fois des chefs de famille soucieux m’ont-ils posé la question : « dites-moi, combien gagne une institutrice en France ? et un ouvrier ? un agriculteur ? Vous pensez que je pourrais envoyer mon fils là-bas ? ». Combien de fois ai-je dû briser ces rêves de vie meilleure, en disant que l’Europe ne voulait pas accueillir tout le monde, qu’il n’y avait pas de travail non plus chez nous, que la solidarité des familles y était bien moindre et que les prix étaient à l’échelle des gains ! Briseuse de rêves … c’est un rôle que je n’avais pas prévu …

Et les Eglises là-dedans ? Elles ne sont pas partout : l’Indonésie est le premier pays musulman du monde. Mais là où elles sont, on les voit, on les construit soi-même, au prix de gros sacrifices : elles sont énormes, on les entend (il y a souvent plusieurs pasteurs), les équipes sont spécialisées, nombreuses, énormes et hiérarchiquement structurées comme dans une grosse entreprise française, avec des objectifs et des budgets ad hoc. Le potentiel est immense : En Indonésie, chacun doit déclarer appartenir à une religion, et on choisit volontiers celle qui parle de paix et d’amour, d’égalité, de vérité, de solidarité …. ce qui explique ce grand nombre de paroissiens présents mais … à évangéliser ! Les Eglises font un énorme travail social, basé sur une foi forte, mais toujours à consolider, à cause de nombreuses superstitions. Les écoles, la santé, la formation des femmes (au respect de leur égalité de droits avec les hommes, valeur des enfants, entre autres), le droit au travail, emploient beaucoup de gens.

Les candidats pasteurs ne manquent pas : on compte 60 % de femmes jusque dans les villages très reculés des zones à majorité chrétienne.

Mais le travail est dur parce que la vie reste très pauvre : les poules, lapins, cochons, potager et dons des paroissiens solidaires viennent compléter le maigre salaire, équivalent de 54 € par mois (en 2003).

Ce qui m’a plu là bas ? Tout, vraiment tout, même la langue, simple et jolie, et que j’avais commencé à apprendre sérieusement à mon retour.

Ce qu’il m’a été difficile de supporter, mais vraiment difficile : la chaleur moite … Même quand on a fait le deuil d’une peau sèche et fraîche, il faut encore faire des efforts mentaux pour supporter de ne pas circuler avec les bras à l’air. Comment font-elles avec des pulls et des gilets à manches longues ? La pudeur, la discrétion (on passe en se baissant devant quelqu’un, pour ne pas le gêner …) et la gentillesse font partie du décor, mais on ne sait pas où est la limite entre la contrainte et le naturel : chez ces gens-là, on ne dit pas la souffrance, on la vit avec le sourire.

Ce que Mission 21 apporte ? Un soutien financier, spirituel et en ressources humaines indéniable pour des actions concernant tous les domaines relatifs à l’humain (mais pas pour les bâtiments …).

J’y retourne quand ? Ah là là …Vous voyez, des années après, je me souviens de beaucoup de choses, et j’ai aussi beaucoup de photos à montrer, mais à c’est votre tour, maintenant !

Cordialement, dans la foi et l’action, Martine LABOIS




Les jeux en catéchèse

En octobre 2018 le service régional du Service d’Animation catéchétique régional  / Évangélisation (SACRE), en collaboration avec la commission régionale de catéchèse de l’inspection luthérienne a proposé une formation pour des catéchètes et des pasteurs sur le thème « Les jeux en catéchèse« . Nous mettons ici à disposition le matériel présentés, quelques pépites de cette formation qui peuvent donner des idées pour creuser ce thème.

  1. Introduction : A quoi bon des jeux en catéchèse  ?
  2. Des jeux pour faire connaissance
  3. Des jeux pour entraîner la coordination dans un groupe
  4. Des jeux pour savoir se servir de la Bible
  5. Des jeux de société transformés pour des jeux bibliques

1. A quoi bon ?  Les jeux en catéchèse… Activité sérieuse ou computationnelle ?  Pour construire son chemin de foi ou  passer le temps ? Pour apprendre à vivre bien ensemble ou renforcer les ego ? Pour transmettre un contenu en catéchèse ?  Voici quelques essais de réponses

  • Les intérêts du jeu en catéchèse
  • Varier les séances ou leur contenu, motiver et re-motiver
  • Rendre chacun actif et faire participer l’ensemble du groupe
  • Susciter les échanges, les questionnements et l’écoute dans le groupe
  • Construire ses savoirs, des concepts sans avoir l’air de faire des efforts.
  • Partager un moment de détente, de joie, de plaisir et de confiance
  • Révéler la personnalité et les savoirs des participants
  • Développer l’esprit d’entraide et de solidarité

 

Les objectifs du jeu en catéchèse

  • Pour accrocher
  • Pour découvrir
  • Pour s’approprier
  • Pour s’amuser
  • Pour souder un groupe
  • Pour dynamiser la séance
  • Pour re-motiver un groupe endormi
  • Pour résoudre des conflits

 

Quelques conseils avant de jouer

  •   Prendre soin de jouer (et de connaître les règles) avant de proposer le jeu au groupe
  •   Veiller au respect des règles du jeu qui doivent être simples, claires et précises.
  •  Être un partenaire dans le jeu, savoir être à sa place de joueur.
  •   Choisir en fonction de ses objectifs, des attentes et des besoins du groupe.
  •   Adapter le jeu et sa durée à l’âge des participants.
  •  Utiliser ou s’inspirer de jeux connus.
  1. Faire connaissance : Le choix de jeux pour faire connaissance est énorme. Vous en trouvez

  • Monos-Connexion  Bouton « jeux »
  • Choisis la vie Site très riche en idées référençant de nombreux liens ressources dont Point KT et Enfance. EERV (réformés suisses du canton de Vaud)
  • Point KT onglet « jeux »
  • Cate.ch Recueil de jeux pour la catéchèse à télécharger en cliquant sur « des fiches de jeux d’animation »

 

  1. Des jeux pour entraîner la coordination dans un groupe

Par exemple:

  • Demandez à votre groupe de se lever et de se mettre chacun derrière sa chaise. Maintenant mettez les chaises en ligne ou en cercle, côte à côte. Chacun, derrière sa chaise tient le dos de sa chaise avec un doigt et laisse basculer la chaise sur les deux pieds de devant, toujours tenue par un doigt. Sur votre signal les membres du groupe doivent lâcher leur chaise, faire un pas à droite, attraper et tenir la chaise à côté avant qu’elle ne tombe. Le but n’est pas d’éliminer un membre du groupe, mais de réussir le plus longtemps possible avec tout le groupe.
  • Prenez une barre ou longue canne. Les membres du groupe sont débout, côte à côte et tiennent ensemble la barre sur leurs indexes. Astuces : La barre repose sur leurs doigts, ils n’ont pas le droit de la fixer avec un autre doigt. La mission: poser lentement la barre par terre sans la faire tomber. Très probablement, par réflexe, la barre va monter, car chacun aurait tendance à pousser au lieu de descendre. A observer et à débattre après l’expérience faite. Qu’est-ce que cela veut dire pour nos fonctionnements en groupe en général ?
  • D’autres types de jeux coopératifs ici 

 

  1. Des jeux détournés pour apprendre à utiliser la Bible

JENGA  Préparation : acheter deux lots de jeu de jenga / voici les noms de la bible / coller sur le côté  large

  • construire la tour, les noms des livres vers l’éxtérieur
  • faire sortir les 4 évangiles (bien sûr on peut sortir d’autres livres avec)
  • faire monter la tour encore plus

PUZZLE     a) avec aide : mettre les livres sur le dessin à la même place …le plus vite possible  ou  b) mettre les livres à leur place sans voir le dessin

LOTO            

  1. par petit groupe d’enfants: chaque enfant a une planche de dessin; tous les bouts de bois sont dans un sac; les enfants tirent des jetons avec le nom des livres un par un et les placent sur leur planche … celui qui aligne trois livres qui se suivent a gagné
  2. pour le même jeu avec beaucoup d’enfants : une planche par groupe et le sac à bouts de bois et plus loin; les membres doivent courir à tour de rôle pour en récupérer des nouveaux livres

JUNGLE SPEED  les enfants sont assis en cercle mettre un bâton ou autre objet au milieu  – tous les bouts de bois sont répartis parmi les enfants – chacun  étale ses bois devant lui, le nom de livre face à la table / face au sol … caché. A tour de rôle, chacun découvre un bout de bois et montre ou lit le nom du livre. Quand il y a 3, 4, 5 … (dépend de la taille du groupe)  livres du même testament on se précipite pour prendre le bâton;  celui qui le prend le premier reçoit tous les livres ouverts. Fin du jeux :  le premier qui a tous les livres

Variante : le bâton peut être pris quand il y a deux évangiles, deux prophètes, deux lettres, deux livres qui commencent avec la même lettre, …

et FOOT BIBLIQUE  

  1.  Transformer des jeux de société en jeux catéchétique : liste des jeux existants ou à transformer

Crédit : Christina Weinhold (EPUdF)

 




Le harcèlement à l’école

En 2017, plus de 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire en France, soit près d’un enfant sur dix.  La plupart du temps, les cas de harcèlement débutent dès l’école primaire (12%), tandis que 10% des collégiens sont harcelés et 4% au lycée. Vous avez peut-être vu le film télé qui retrace l’histoire de Jonathan Destin ou encore entendu  des témoignages d’enfants harcelés mis en ligne par vidéo via YouTube ? Ce que l’enfant subit à l’école, ou dans toute situation où il est confronté à un ou plusieurs de ses pairs peut avoir des conséquences graves sur sa vie présente et à venir

Le harcèlement qu’est-ce que c’est :

Le Larousse propose :

  • Soumettre quelqu’un, un groupe à d’incessantes petites attaques : Harceler l’ennemi.
  • Soumettre quelqu’un à des demandes, des critiques, des réclamations continuelles : Les journalistes harcelèrent le ministre de questions.
  • Soumettre quelqu’un à de continuelles pressions, sollicitations : Il faut le harceler pour obtenir quelque chose.

Il y a donc plusieurs manières de comprendre le mot. Attachons-nous alors à la définition qui nous est donnée par l’Education Nationale(http://eduscol.education.fr)

  • Le harcèlement en milieu scolaire se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique.

Le harcèlement se fonde sur le rejet de la différence et la stigmatisation de certaines caractéristiques. Il revêt des aspects divers en fonction de l’âge et du sexe. Les risques de harcèlement sont plus grands à la fin de l’école primaire et au collège.

On peut considérer qu’il y a harcèlement lorsque :

  • Les agressions sont répétées et s’inscrivent dans la durée,
  • La relation entre l’agresseur ou les agresseurs et la victime est asymétrique.
  • Le harcèlement est inséparable de la mise en place d’une situation de domination.

Le harcèlement peut prendre de très nombreuses formes plus ou moins visibles : les jets d’objets, les pincements, les tirages de cheveux, les moqueries, les surnoms méchants, les insultes, les violences physiques, le racket, les jeux dangereux, la mise à l’écart, la propagation de rumeurs….

Le harcèlement raconté :

« Pour Jade, 15 ans, tout a basculé en classe de 5ème . Celles qu’elle considérait comme ses amies l’ont exclu de leur groupe. Une brimade anodine au départ, qui s’est vite transformée en cauchemar. C’était le point de départ d’un harcèlement quotidien, qui a conduit l’adolescente à l’isolement. Cette adolescente, que nos journalistes ont rencontrée, a même envisagé de mettre fin à ses jours. « C’était dur de se retrouver seule face à des personnes qui t’insultent jour et nuit. »

Les insultes ?  » ‘Tu es grosse. Tu es moche.’ Ce sont des mots grossiers auxquels j’ai cru. Je me suis refermée sur moi-même et c’était dur. » C’est la mère de Jade qui préviendra la direction de son établissement. A ce moment-là, son calvaire prend fin. Les harceleurs ne seront cependant pas sanctionnés. Jade, qui a depuis changé de collège, mène aujourd’hui des campagnes de prévention dans les établissements scolaires auprès des adolescents. »

Aujourd’hui, Timéo (11 ans) a emménagé dans la Meuse pour ne plus avoir affaire avec ses bourreaux. Dans son ancienne école primaire en Haute-Marne, le jeune garçon a été victime de trois camarades de classe : « Au début, il était tout seul. Puis il en a trouvé deux autres comme lui. Ils me tapaient tous les jours, dans un coin de la cour. » Et de préciser : « Mais ce n’était pas juste des baffes comme ça. Ils y allaient avec le poing. »

Timéo essaie de se défendre. Sans succès. « A trois contre un, je n’y arrivais pas, » lâche-t-il. Les professeurs ? « Quand j’allais leur dire, les trois autres rétorquaient que c’est moi qui les tapais. C’est moi qu’on punissait. » « On a été incompris, ajoute sa mère. Autant lui, que moi. »
Du cour élémentaire à la dernière année d’école primaire, Timéo ne dit mot. « Il paraissait heureux. Il ne voulait pas que l’on sache tout ça », raconte sa maman. Mais à la rentrée 2017, le silence n’est plus tenable. Timéo vomit, se plaint de maux de tête, de nausées. « On a passé tous les examens possibles, des échographies. On voyait bien que quelque chose n’allait pas niveau des intestins, que c’était dû à un stress. » (https://france3-regions.francetvinfo.fr)

Il faudra du temps avant que le harcèlement soit enfin reconnu et Timéo a dû être déscolarisé. Sa souffrance est devenue une phobie de l’école.

Reconnaitre le harcèlement :

Il peut s’agir de violences physiques, psychologiques ou sexuelles. Mais ce qui distingue le harcèlement de la violence est son inscription dans la durée comme nous l’avons vu dans les définitions.

Certains signes peuvent permettre à l’entourage adulte de déceler un possible harcèlement subi :

  • L’enfant ne veut plus aller à l’école.
  • L’enfant est marqué de bleus, son matériel détérioré.
  • L’enfant est épuisé et présente des troubles : peur d’aller en classe, énurésies.
  • L’enfant est isolé.
  • L’enfant est en échec scolaire

Conséquences du harcèlement :

L’enfant dort mal, il ne veut plus aller à l’école. Il est fatigué, il fait des cauchemars. Il peut développer de l’eczéma, perdre ses cheveux, avoir des dérèglements hormonaux, notamment pour les filles (retard de règles par exemple), voire un retard de croissance. Il s’isole, joue seul. Certains enfants peuvent devenir agressifs vis-à-vis d’eux-mêmes. Et nous l’avons vu le traumatisme peut aller jusqu’à la phobie scolaire. Il est important que l’enfant se sente soutenu, qu’il garde sa confiance en lui et en l’adulte qui l’entoure. Un enfant qui manque de confiance en lui risque de penser que ses agresseurs « ont raison », et qu’il l’a « sûrement mérité ». Le danger, c’est qu’il ne se confiera pas aux adultes.

Harcèlement comment réagir ?

La bienveillance, l’acceptation de la différence, mais aussi la force de la parole et de la confiance, autant de sujet d’apprentissage auprès des enfants qu’il serait bon de développer. « On en parle plus librement, aussi parce qu’on est en capacité de développer dans les établissements des techniques de prise la parole. 7 % des collégiens et des lycéens se disent harcelés sexuellement ; parmi eux, sans surprise, beaucoup de filles. Toute la problématique du harcèlement, c’est l’isolement ; l’enfant se replie sur lui, se sent responsable de son harcèlement, il se dit que c’est de sa faute. C’est contre cela qu’il nous faut œuvrer pour permettre un changement de posture, au quotidien, et que l’enfant soit sûr de trouver un soutien indéfectible et une écoute. »         (page web du journal « Le Monde » publié en novembre 2017).

Comment réagir face au harcèlement ?

« Prévenir le harcèlement scolaire doit être une lutte constante car cette situation intenable pousse parfois les élèves les plus fragiles à commettre l’irréparable. Une issue tragique à cette souffrance, souvent silencieuse, de l’enfant, qui doit être évitée à tout prix. » L’enfant qui subit moqueries, insultes ou coups s’enferme dans le silence, il se persuade de « mériter » ce qui lui arrive. Il faut donc être attentifs aux signes de mal être pour que la parole retrouve sa place dans une relation de confiance à l’adulte. La première étape de la démarche est d’avertir l’établissement scolaire.

Le gouvernement français met à disposition un numéro vert à l’attention des parents, afin de les accompagner dans leur lutte contre le harcèlement que celui-ci se déroule à l’école (0808 807010) ou sur Internet (0800 200 000).

Il faut savoir aussi sensibiliser les enfants sur le sujet. Qu’ils soient victimes ou témoins, eux aussi peuvent réagir. Ainsi, en cas de harcèlement, l’enfant doit savoir qu’il peut en parler à un parent, un adulte de l’école (surveillant, professeur…) ou encore à un camarade de classe qui serait plus à même d’en parler à un adulte. La violence ne doit être en aucun cas une réponse, seul le dialogue peut faire cesser définitivement le harcèlement. (page Web du magazine « psychologies » Février 2015)

Ce que dit la loi

Les coupables de faits de harcèlement scolaire mineurs âgés de plus de 13 ans risquent des peines de prison et des amendes.

Peines aggravées pour harcèlement scolaire
Sanction Sans circonstance aggravante Avec 1 circonstance aggravante Avec 2 circonstances aggravantes ou plus
Peine de prison 6 mois 1 an 18 mois
Amende 7 500 € 7 500 € 7 500 €

Des circonstances aggravantes existent :

  • Si la victime a moins de 15 ans
  • Si le harcèlement a été commis sur une victime dont la vulnérabilité (maladie, handicap physique ou mental…) est apparente ou connue de l’auteur
  • Si le harcèlement a entraîné une incapacité totale de travail (jours d’école manqués) de plus de 8 jours
  • Ou si le harcèlement a été commis via internet

Dans ce cas, les peines varient selon le nombre de circonstances.

Les mesures et sanctions applicables aux mineurs de moins de 13 ans relèvent de dispositifs spécifiques. Ils ne peuvent en aucun cas aller en prison ou payer une amende. Depuis que l’Etat français se préoccupe des situations de harcèlement en milieu scolaire, des initiatives pédagogiques ont vu le jour. « La journée du 8 novembre est aussi importante car elle permet, grâce à la mobilisation de toutes les institutions d’éducation et des associations, de sensibiliser les élèves, les personnels, et, au-delà, la société entière à la question du harcèlement. Sur cette question la solution dépend en effet de l’unité du monde adulte. » Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. ( www.education.gouv.fr)

Veillons donc à rester attentifs aux signes et surtout prenons soin de garder une relation de confiance avec l’enfant pour que la parole puisse toujours trouver une « porte ouverte ».

Crédit Emmanuelle DYSLI




Quelques symboles chrétiens : des symboles ouverts et des points de rencontres

Animation-découverte, ou étude biblique, ou encore sujet pour la prédication, nous vous proposons ici une observation de quelques symboles chrétiens, symboles qui nous amènent à la rencontre avec le Christ, avec Dieu et avec notre prochain.

Le symbole, petit rappel : Prenez un objet cassable (poterie, vase, feuille de papier…) et cassez-le soigneusement en plusieurs grands morceaux, en fonction du nombre de personnes présentes. Si les participants sont nombreux, prévoyez plusieurs objets différents. Chaque participant reçoit un morceau de l’objet. C’est un symbole ! Dans 1 an*, 10 ans, 20 ans, même si chacun a vieilli, changé de coiffure ou de lunette, en remettant les morceaux les uns avec les autres et en reconstituant le puzzle de l’objet entier, tous les participants d’aujourd’hui pourront se reconnaître et se souvenir de ce jour !
*Organisez des retrouvailles l’année prochaine, et que chacun amène son morceau d’objet !
Un symbole, à l’origine, est donc une partie d’un tout utilisée comme signe de reconnaissance entre des personnes.
Aujourd’hui, on emploie le symbole dans le langage parlé, écrit, artistique, publicitaire, … pour associer deux idées : un cœur représente l’amour ; un jingle publicitaire suffit à évoquer l’objet de la publicité ; une expression métaphorique renvoie à un concept ; etc.
Dès l’origine du christianisme, certains dessins ont représenté le Christ et son message. Mais plutôt que de dessiner un personnage – ce qui n’était pas admis dans le judaïsme -, ce sont des symboles qui ont été élaborés.

Quelques symboles chrétiens (et après ce rappel, l’usage que l’on va en faire) : Vous les trouvez sur le net, mais ils sont aussi faciles à dessiner ou à faire dessiner.

La croix : une ligne verticale traversée par une ligne horizontale aux deux tiers de sa hauteur.
La verticalité nous renvoie à la fois à ce qui est tout en bas… et à ce qui est tout en haut ! Souvent, nous disons : « L’homme en bas et Dieu en haut », mais on peut nuancer : les soucis de la vie qui nous rabaissent, les espérances qui nous grandissent, etc. Les participants à votre séance auront des choses à dire sur cette verticalité.
L’horizontalité peut symboliser les relations entre les humains, une ligne chronologique du temps…
La croix est souvent résumée à la verticalité de Dieu (spiritualité, espérance) et l’horizontalité de l’humanité.
NB : la croix n’est pas un crucifix : la Réforme nous a rappelé que le christ n’est pas un homme attaché souffrant sur une croix, mais bien le Ressuscité vivant parmi nous et en nous ; la croix ne souffre pas de son absence, elle rayonne de sa résurrection !

La croix orthodoxe russe : aux deux lignes transversales verticale et horizontale ont été ajoutées deux petites lignes. Au dessus, le rappel du chef d’accusation contre Jésus INRI (Jésus de Nazareth, roi des Juifs), et en dessous, une ligne oblique dont l’une des significations renvoie aux larrons crucifiés à côté de Jésus. L’un, à la fin de sa vie, a reconnu en Jésus le serviteur de Dieu innocent et souffrant, et de par cette sorte de confession de foi, a reçu la promesse du salut. La ligne oblique l’envoie vers le haut, symboliquement. L’autre larron n’a pas fait ce chemin de reconnaissance, et la ligne oblique l’envoie vers le bas, symboliquement.

Ichtus, le poisson : votre site préféré vous propose plusieurs articles à propos de Icthus, n’hésitez pas à les consulter ! Acronyme de Iêsous Christos Theou Uios Sôtêr « Jésus-Christ fils de Dieu sauveur », c’est un symbole vite dessiné et vite effacé sur le sable, bien utile pour les chrétiens persécutés…
On le trouve auto-collé sur de nombreuses voitures, et non, il ne signifie pas – ou pas que – « Pêcheur d’homme ».

Le Chrisme : Plus ancien que le christianisme, composé des lettres grecques X (chi) et P (rho), il indiquait que quelque chose était utile, de bonne augure, positif : une bonne nouvelle, quoi ! Le P changé en I (iota) associé au X (chi) et représente Jésus-Christ Ἰησοῦς Χριστός. Le chrisme est le « monogramme du Christ »
On lui associe l’Alpha et l’Oméga en majuscules ou en minuscules, en référence à l’Apocalypse de Jean, 1,8 et 22,13 où il est dit du Seigneur qu’il est l’Alpha et l’Oméga, celui qui est, qui était et qui vient, le premier et le dernier, le commencement et la fin, avec tout ce qu’il y a entre les deux…
Une erreur à corriger : ce n’est pas Jésus qui dit de lui-même qu’il est l’Alpha et l’Oméga, comme on l’entend très souvent.
Tous ensemble, les lettres du chrisme et l’alpha et l’oméga forment le verbe archô ἄρχω qui signifie ‘je commande, je dirige, je guide’

NB: nous n’avons pas utilisé la croix huguenote qui mérite une séance à elle toute seule. Mais si vous le voulez/pouvez, n’hésitez pas à l’insérer dans l’animation. Elle est aussi plus ‘moderne’. Sa symbolique nécessite un développement bien préparé.
Pour d’autres symboles, consultez aussi ici

Animations: Nous vous proposons, à partir de ces symboles très anciens, une observation des formes et les commentaires suivants :

  1. Les lignes qui composent ces dessins sont des lignes ouvertes. On peut les prolonger dans l’une ou l’autre direction. Toutes ces directions peuvent être toutes les réalités de nos chemins de vies et toutes les réalités de la présence de Dieu dans nos chemins de vies. Ces directions peuvent être les horizons d’où nous venons et vers lesquels le Christ nous envoie.
    Après avoir décrit et expliqué les symboles proposez un temps de méditation et de prière, puis proposez une activité créative à partir des symboles dessinés par les participants (un symbole au choix, plusieurs symboles…) et dont chacun prolongerait une ou plusieurs lignes à sa manière, avec sa créativité, confession de foi artistique.
    Si les participants sont d’accord, exposez les œuvres réalisées, insérez-les dans le journal paroissial…
  2. Chaque symbole a au moins un point de croisement ou de changement de direction (comme le nez de l’ichtus). Considérons un instant ces points comme des points de rencontres : rencontre avec Dieu, avec le Christ, rencontre avec notre prochain, la communauté-église, avec l’Église du Christ, avec d’autres communautés chrétiennes et/ou d’autres confessions…
    Proposez un temps de méditation et de prière sur le thème de ces points de rencontres. Utilisez les créations déjà réalisées au point 1.
  3. Assemblez les deux idées : lignes prolongées et points de rencontres. Chaque participant réalise une expression artistique de sa foi avec lignes et points. Les réalisations peuvent servir de point de départ pour un (autre) moment méditatif et de prière ; elles peuvent être exposées, avec la permission des participants, ou insérées dans le journal paroissial. Un parcours méditatif peut être organisé dans votre lieu de culte, les œuvres placées de manière à susciter le cheminement et des chaises permettant des pauses. Pensez à placer une bougie ou quelques simples fleurs, qui sans détourner les yeux du dessin, forment une petite mise en scène propice au recueillement. Ajouter un poème, une confession de foi en mots, si vous pensez que c’est utile, et en fonction des charismes des participants…
    Crédits Marie-Pierre Tonnon