Tenir bon pendant la crise

Kt en « distantiel » 12-17 ans

Tu as le souhait de faire découvrir à tes catéchumènes un passage de l’épitre aux Ephésiens, comme un texte facile d’accès et porteur de sens, dans notre contexte de pandémie ?

Tu as envie de leur permettre d’expérimenter un approfondissement spirituel pour « résister, tenir bon » pendant une crise ?

 

Voici un parcours en 4 étapes

Chaque étape contient :

  • Une courte explication du-des versets, incluant une actualisation dans notre contexte actuel.
  • La « rencontre » avec un témoin de la foi qui a « résisté, tenu bon » pendant une crise.
  • La possibilité de vivre, pour chaque jeune, un temps de prière personnel chez soi.

En introduction à ces 4 étapes :

  1. Transmettre l’explication de cette démarche, à ta façon, à partir des éléments ci-dessus.
  2. Transmettre aussi les versets 13 à 17 du chapitre 6 de la lettre aux Ephésiens :

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister dans les jours mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. 14 Tenez bon ! Portez autour de votre taille la vérité en guise de ceinture ; enfilez la cuirasse de la justice ; 15 mettez comme chaussures à vos pieds le zèle pour annoncer l’Evangile de paix; 16 prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal; 17 faites aussi bon accueil au casque du salut et à l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.

3. Transmettre enfin les consignes pour la prière :

« Mets-toi dans un lieu calme et en silence. Tu peux allumer une bougie. Respire profondément trois fois, puis lis la prière proposée. Pense à des personnes à qui tu souhaites transmettre plein de positif. Pour finir, tu peux dire amen et éteindre la bougie. »

Etape 1 : Tenir bon pendant les jours mauvais, verset 13

« C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister dans les jours mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. »

La crise fait partie de notre vie. De la crise d’adolescence à la crise mondiale avec la Covid-19 ou la crise climatique, nous en traversons toutes et tous !

Le mot crise vient du grec « krisis » qui signifie aussi bien décision, jugement que choix, discernement. En temps de crise, on peut réfléchir à ce qui est important dans sa vie, à ce qui lui donne vraiment du sens.

L’apôtre Paul a écrit plusieurs lettres au Ier siècle, pour permettre à des communautés chrétiennes de traverser des crises importantes comme des persécutions. La lettre aux Ephésiens, inspirée très fortement par lui, parle dans son chapitre 6 des « armes de Dieu » pour tenir ferme, tenir bon, pendant les jours difficiles, de souffrance : « les jours mauvais ».

Traverser la crise actuelle, avec les armes que Dieu nous donne, permet de traverser les difficultés ou la souffrance et de construire un projet de vie, de « tout surmonter », de « résister ».

A la rencontre d’un témoin de la foi :

Marie Durand, à 19 ans, une confinée de la foi qui a « résisté » pendant 38 ans !

Marie Durand (1711-1776), reste emprisonnée dans une tour (la tour de Constance), dans le sud de la France, pendant 38 ans car elle refuse de renier sa foi protestante. Va à sa découverte :

https://www.youtube.com/watch?v=DWQmhQ8ODjc

Prière :

Dieu,
Aide-moi à résister pendant cette crise. Aide-moi à résister au désespoir, à la peur de la maladie.
Je sais que je peux tout te dire, que tu me guideras, que tu m’éclaireras. Car tu n’abandonnes pas tes enfants et tu me protèges.
Aide-moi à avoir foi en Toi, à avoir confiance dans la Vie.
Je te demande beaucoup, mais j’ai oublié l’essentiel : merci, mon Dieu, d’être toujours près de moi.

Etape 2 : la ceinture de vérité et l’armure de la justice v14

« Tenez bon ! Portez autour de votre taille la vérité en guise de ceinture ; enfilez l’armure de la justice »

Soldat romain au 1er siècle ap. J-C

Les armes que « Dieu nous donne », sont décrites comme les armes des soldats romains du 1er siècle. Mais les armes de Dieu ne tuent pas ! Elles honorent le Vivant !

  • « la ceinture de la vérité »:

La ceinture militaire du soldat romain portait son glaive et son poignard. Elle était donnée et décorée selon son grade et ses mérites. Elle était la « carte d’identité » du soldat. Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Porter la ceinture de vérité, c’est avoir Jésus comme « carte » d’identité. C’est placer notre identité d’abord en Dieu, dans le Christ comme source et soutien de notre vie, c’est se reconnaitre comme filles et fils du Dieu Vivant.

  • « L’armure de la justice »:

L’armure du soldat romain lui permettait de résister aux mauvais coups. Pour continuer à se battre, à lutter. Dieu nous donne ainsi une armure pour résister aux mauvais coups et pour continuer à lutter, à nous battre pour plus de justice. Pour quel type de justice veux-tu te battre en 2021 ? Plus de justice sociale ou de justice climatique peut-être ?

A la rencontre d’un témoin de la foi : Nelson Mandela, en prison 27 ans, pour lutter contre l’apartheid !

Il est le premier président noir de la république d’Afrique du Sud. Il accède au pouvoir en 1994, suite aux premières élections nationales non raciales du pays, qu’il a grandement contribué à rendre possibles. Nelson Mandela a ainsi été un des personnages clés de la lutte contre l’apartheid et reste un symbole mondialement connu de la lutte contre le racisme. Son combat acharné lui a valu 27 années d’emprisonnement, mais aussi le prix Nobel de la paix en 1993.

Va à sa découverte (vidéo de 2 minutes 46 secondes) :

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/afrique-du-sud/nelson-mandela/dans-le-retro-le-jour-ou-nelson-mandela-a-ete-condamne-a-vie_4006103.html

Prière : Invictus ! (Poème préféré de N.Mandela, écrit par W.Henley)

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce à Dieu quel qu’il soit,
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Sous les coups du hasard,
Ma tête saigne mais reste droite.

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et bien que les années menacent,
Je suis et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

 

Etape 3 : Chaussures et bouclier : paix et foi !  vv15-16

« Mettez comme chaussures à vos pieds le zèle pour annoncer l’Evangile de paix, prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal »

  • Les chaussures de zèle:

A nos pieds, nous avons des chaussures qui ont du zèle ( ! ) pour annoncer la paix. Cela nous rappelle combien nous sommes des marcheurs, un peuple en marche, en mission. En mission pour la paix ! Jésus va à la rencontre des personnes, des blessé.e.s de la vie, en marchant. Il agissait pour que les personnes retrouvent une paix intérieure et entre eux. Tout comme ses disciples. Nous avons été choqué.e.s par la marche violente du 6 janvier 2021 sur le Capitole américain, contre la démocratie. Être chrétien, c’est marcher aussi bien en soi que sur les routes, pour la paix, pour la réconciliation !

  • Le bouclier de la foi:

A notre bras, nous portons le bouclier de la foi : pour empêcher « les flèches enflammées du mal de nous atteindre ». Le mal, c’est ce qui divise, ce qui rompt la qualité de nos liens. Ce que nous pouvons nommer aussi « le péché ». Porter le bouclier de la foi, c’est ne pas céder à ce qui nous divise avec nous-mêmes ou avec les autres. C’est résister face à l’adversité, refuser de baisser les bras, de céder au désespoir ou à la violence. C’est aimer !

A la rencontre de deux témoins de la foi : Betty Williams et Mairead Corrigan

 

Betty Williams, protestante et Mairead Corrigan, catholique, sont deux activistes pacifistes nord-irlandaises, elles sont lauréates du prix Nobel de la Paix en 1976. C’est la première fois que ce prix est décerné à deux femmes chrétiennes en même temps. En lutte contre la violence et la discorde entre les catholiques et les protestants en Irlande du Nord dans les années 70, elles ont fondé le « Mouvement des femmes pour la paix ».

Va à leur rencontre : (vidéos d’une à deux minutes)

https://www.nobelprize.org/prizes/peace/1976/corrigan/interview/

Prière :

Seigneur,

Secoue nos indifférences,
Rends-nous curieux des choses du ciel,
Mets en nous un grand désir de t’aimer,
De te rejoindre avec tous nos sœurs et nos frères.

Merci pour tes projets de paix,
Merci parce que tu nous ouvres l’avenir,
Parce que tu nous donnes l’espérance.

Etape 4 : Casque et épée ! Fin Prêt.e ! v17

« Faites aussi bon accueil au casque du salut et à l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. »

  • Le casque du salut :

                                              ou…                              

Sur notre tête se tient le casque du salut. J’imagine ce casque comme deux mains pleines de tendresse et de douceur qui bénissent et protègent. Ne sommes-nous pas béni.e.s par Dieu, enveloppé.e.s de sa tendresse, sauvé.e.s par sa grâce seule, son amour seul ? être sauvé.e., c’est reconnaitre avec confiance que la souffrance et la mort n’ont pas le dernier mot. Que la vie, la résurrection a le dernier mot.

  • L’épée de la Parole:

A notre main se trouve l’épée de la Parole. La parole peut transpercer nos personnes, nos cœurs, nos âmes comme une épée. Elle peut être source de transformation, de conversion. De l’apôtre Paul en passant par Martin Luther King, avec son célèbre discours « I have a dream », nous sommes témoins de tant de puissantes transformations par la Parole, par une parole qui n’enferme pas, qui n’oppresse pas, mais qui porte la réconciliation et la Vie.

Dieu nous donne en Jésus-Christ, gratuitement et par pur amour, toutes ces armes. Avec ces armes, nous pouvons prendre soin de ce qui est fragile, vulnérable en nous, autour de nous, dans notre monde. En suivant le Christ, qui n’a eu de cesse de rencontrer, guérir et prendre soin, à notre tour, prenons soin, aidons, réparons.

A la rencontre de jeunes témoins de la foi : Visages pluriels

  • Vidéos sur des jeunes de notre église

http://lelab.church/a-propos/#Qui

https://www.reformes.ch/story/2017/11/la-jeunesse-celebre-le-500e-anniversaire-de-la-reforme-geneve-reformaction-reportage

  • Charlotte Frison, 24 ans

« Accro à la montagne, accro à Dieu. » À 24 ans, Charlotte Frison combine ses deux passions au sein des Randos Frassati. Tous les deux mois, cette assistante commerciale, née à Chambéry et familière de la haute Maurienne où elle passait ses vacances, organise un week-end de rando. Que ce soit sur le thème du bonheur, de l’amour ou sur un passage de la Bible, les jeunes montagnards partagent leurs idées en petits groupes.

Cet engagement est aussi pour elle l’occasion d’une ascension intérieure. Car Charlotte ne connaissait « pas grand-chose à la foi », lorsqu’elle a pris en 2016 les rênes des Randos Frassati, qu’un autre jeune épris de montagne et de spiritualité, Loïc Molina, venait de créer avant d’entrer au séminaire. D’une famille « croyante mais pas pratiquante », Charlotte s’était laissé guider dans la foi par un jeune pilote d’hélicoptère, rencontré lors des JMJ en Cracovie, alors que tous deux préparaient leur confirmation, qu’elle épousera en mai.

  • Matthieu Devillard, président de PhilOrient, 27 ans

Il y a quelques années encore, il ne connaissait rien à l’Orient. C’est uniquement « sensibilisé par l’actualité » – l’exode forcé des chrétiens d’Irak et de Syrie – que Matthieu Devillard a eu envie de s’engager pour eux. Ainsi est né en 2016 « PhilOrient », un réseau qui vise à organiser des rencontres entre jeunes chrétiens orientaux et occidentaux, pour « œuvrer à l’unité des chrétiens, en enracinant chacun dans sa culture, sa terre et sa foi ».

C’est l’année qu’a passée Matthieu à Philanthropos, l’institut de formation à l’anthropologie chrétienne de Fribourg (Suisse), qui lui a inspiré l’idée de PhilOrient. « Philanthropos repose sur trois piliers : le spirituel, le fraternel et le culturel. La situation des chrétiens d’Orient faisait écho à ces trois aspects : leur patrimoine religieux est détruit, ils vivent la guerre, et ils risquent de disparaître au Moyen-Orient », explique-t-il.

Prière :

Seigneur, aide-moi à te faire confiance!
Si aujourd’hui tu me demandes
quelque chose qui me dépasse,
comme un pardon ou un partage nouveau,
inspire-moi!

Donne-moi la force et le courage
de répondre à ton appel,
de le prendre chez moi,
de le laisser germer et croître en moi
jusqu’à ce que je voie naître
quelque chose de nouveau dans ma vie.

Dieu de patience,
délivre-moi de la tentation de me culpabiliser
si je ne réponds pas tout de suite à ta parole.
Aide-moi seulement à prendre chez moi,
dans la profondeur de mon être,
ce que tu me demandes si doucement.

Un jour, j’en suis sûre,
je poserai un geste nouveau,
je dirai une parole neuve!

Crédit : Service catéchèse, formation et animation de l’Eglise Protestante de Genève (EPG)




Petite recension autour de la prière « Notre Père »

Voici une petite recension des activités et animations autour de la prière du « Notre Père ».

Prière réécrite : c’est une bonne piste pour s’approprier et comprendre cette prière…

Cultes

Animations et bricolages – éveil et enfance

Animations et bricolages – adolescents

Livres

 

Crédits : Laurence Gangloff – Point KT




B comme boiteux

B comme boiteux…
Avouez que c’est un drôle de titre pour une séance de caté avec les enfants !  Oui , mais quelle richesse quand on découvre avec les enfants tout  ce qui peut y avoir derrière ce mot !  Un des plus grands patriarches de la Bible, Jacob, qui s’appellera ensuite « Israël » est.. boiteux ! Après une mystérieuse nuit (Genèse 32) où il est  contraint de lutter avec un Autre, se roulant  dans la poussière jusqu’à l’aube, Jacob s’en sortira vainqueur…mais boiteux, histoire de lui rappeler sa finitude, sa fragilité pour qu’il n’oublie pas que tout ce qu’il reçoit vient  de Dieu. Il y a aussi  les boiteux dans les Evangiles :  ils sont nombreux et font partie de ces foules de malades dans les villes et villages où Jésus passe et qui, ayant entendu parler de lui, essayent de l’approcher, espérant une guérison, un  miracle, un signe.

Avec les enfants,  le mot BOITEUX nous a permis d’aborder  le thème de la fragilité, de la maladie, du handicap. Et par conséquent :  ce que signifie le fait d’être abîmé, cassé par la vie, physiquement mais aussi moralement et spirituellement.

Que fait Jésus dans ses rencontres ?  Ni de la magie, ni de la médecine. Artisan de la Parole venue d’en -Haut,  il vient, par ses mots, relever celui qui est effondré. Il vient réparer les êtres abîmés, cassés par la vie. Il vient restaurer chaque humain, lui redonner confiance, lui rendre sa dignité. Tiens, encore des verbes en « re » , comme… REssusciter.

La notion de réparation  a attiré notre attention. Que répare-t-on aujourd’hui ? En dehors de la chirurgie, nous vivons dans un monde où l’on a tendance à jeter ce qui ne « marche » plus. Grâce aux efforts de sensibilisation aux questions d’environnement, la réparation commence à retrouver petit à petit de la valeur. Et voilà une métaphore toute trouvée pour  les enfants avec un atelier créatif  à base de mosaïques.. !

Texte biblique :  Evangile de Jean, chapitre 5, versets 1 à 9.

« Je sens bien que je boite, je me déboite, coite et moite dans ma boite….car je suis enfermée, dans le confinement certes, mais aussi enfermée et écrasée par mes échecs, mes regrets, mes remords, mes manques, mes désespoirs…Alors je me sens seule, sans personne pour me tirer de là. Il y a foule de gens comme moi. Beaucoup se pressaient  samedi, boitant d’un pied, ou de l’autre, ou des deux hélas ! Alors l’Evangile annoncé ce jour a pu parler à leurs oreilles. Il s ‘agissait de la guérison d’un boiteux attendant (depuis 38 ans !) que quelqu’un le jette dans l’eau bouillonnante au bon moment. Il avait de la constance et n’appelait même plus à l’aide….résigné….C’est Jésus qui le remarque, lui demande s’il veut vraiment guérir. En fait Jésus le réveille, le relève en lui disant : « Lève-toi, prends ton lit et marche ». Il s’agit de faire comme lui : avec la foi je me saisis de mon fardeau avec vaillance…. et j’avance ! A chacun son expérience, me dis-je, en admirant les enfants qui courent insouciants dans la prairie. Ils ne boitent pas, eux ! Moi je boitille encore un peu tout de même ! Et vous ? «  Eliane, 85 ans 

DEROULEMENT DE LA SEANCE

Paroisse de Nîmes. Un samedi par mois. (en temps ordinaire : 14h – 17h30 puis culte inter-génération  à 18h)
20 enfants, de 5 à 14 ans, répartis en 3 groupes : Pollen (petits), Nectar (moyens) et Bourdons (ados).

ETAPE 1 : PARCOURS SPORTIF (accroche)

En guise d’accroche, dans le jardin du temple, un exercice physique pour tous, petits et grands : un parcours « multi-handicap » , par équipe de 2 ou 3-4. Alternance  des équipes toutes les 10 mn , au son de la cloche.

Equipes
1) Jeu de l’aveugle (par deux) :  l’un a les yeux bandés et l’autre doit le diriger
2) Brancard :  4 en portent  un 5ème (enfant léger si possible) dans un brancard
3) Estropiés : avancer à deux, attachés par un pied, au moyen d’un foulard
4) La chaise portative : un enfant en porte un autre qui est assis sur une chaise
5) Les pestiférés :  les autres enfants  (avancer à la queue leu-leu, avec des béquilles)

On commence par la compétition (avec le chronomètre).
Puis, dans un 2ème temps, on fait  un jeu coopératif  (tous reliés à une corde) pour faire découvrir la différence.

ETAPE 2 :  RACONTER L’HISTOIRE

Pour les enfants  (groupe Pollen et Nectar)  : raconter  l’histoire  avec quelques éléments très simples.
– La piscine est représentée par un tissu bleu.
– Les malades couchés tout autour de la piscine  sont représentés par des petits morceaux de porcelaine (ou céramique..) cassés. Pour faire intervenir Jésus : une silhouette ou un Playmobil fera l’affaire.

 

ETAPE 3 : TEMPS d’APPROPRIATION

*Echange autour de l’histoire racontée.
Pourquoi Jésus s’adresse à un seul infirme et non pas  à la foule ? Pourquoi ne va t-il pas remuer l’eau lui-même pour permettre un miracle ?  Sa question à l’infirme  n’est -elle pas  un peu provocante ? La réponse de l’infirme : croit-il encore en quelque chose ou quelqu’un ?   Pourquoi Jésus dit à l’infirme guéri se prendre son grabat avec lui ? La solidarité a t-elle joué ici ?  Quelles sont les diverses formes d’exclusion aujourd’hui  qui peuvent laisser les gens tout seuls ? (étranger, handicapé, illettré obésité, etc…) Compétition ou collaboration ?
*Pour les ados : Utiliser le photos-langage,  ils choisissent une photo et la commentent.

ETAPE 4 :  PAUSE GOUTER

ETAPE  5 :  ATELIER CREATiF

Enfants : Fabrication d’un dessous de plat en mosaïque à partir de morceaux de céramique cassés. Une iIlustration qu’il est possible de faire du beau à partir d’une histoire abîmée, de transformer ce qui est cassé en autre chose. La goutte transparente  verte  pourrait  « représenter » Jésus..

Un  tuto : https://www.youtube.com/watch?v=wbOmnLYKnug

Ados :  écriture d’une prière, et s’il y a le temps : préparation d’un  power point à l’ordi  pour illustrer le récit biblique à partir d’images.

ETAPE 6  : CULTE CATé

Finalement, ne sommes-nous pas  tous  boiteux ? Car pour marcher, il faut lever un pied. Etre en équilibre nous immobilise, et boiter nous fait avancer !

Le récit nous ouvre des tas de fenêtres pour nous interroger :
-Et si, dans une société où il faut toujours être le premier, on apprenait  la lenteur ? Et si on ralentissait ?
-La compétition empêche la solidarité ( l’infirme est trop lent et n’arrivera jamais le premier dans l’eau…)
–Refus de la résignation : Jésus rend l’infirme acteur  (« lève-toi)…
–Prends ton brancard » : rappelle-toi d’où tu viens,  n’oublie pas ta  fragilité…

Lire la prédication : https://nimes-eglise-protestante-unie.fr/au-bord-de-la-piscine-et-de-la-vie/

 

Crédits : Titia Es-Sbanti -Janvier 2021, Equipe des catéchètes de Nîmes (EPUdF) – Point KT




Carnet de voyage

Et si je te racontais une fois ma foi ?

Et si je prenais le temps ?…

Aujourd’hui, on vous invite au voyage…

Où donc, nous direz-vous ?

… A la relecture de votre foi… de ces moments importants dans votre vie où vous avez senti une Présence… à la (re)découvertes de ces activités qui vous ressourcent et vous mettent en joie… et aussi, cela n’est pas des moindres ! – au partage avec celles.ceux que vous aimez, vos petits-enfants, enfants, neveux.nièces, filleul.e.s, …

Car oui, l’invitation au voyage est également pour eux.elles, pour s’enrichir mutuellement de ce joli parcours partagé, pour avancer un bout main dans la main… se raconter, vivre, célébrer !

Car finalement, ne dit-on pas : “L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage …” ?                    Robert Louis Stevenson

Cette initiative vous propose chaque mois jusqu’à l’été deux pages contenant pistes, suggestions, questions et activités que vous pourrez vous approprier de façon libre et créative !

Chaque partie est d’abord un moment pour soi, puis invite au dialogue.

Une courte bibliographie pourra vous intéresser.

Etape 1 ici ! Bon démarrage à vous !

Crédit : Centre Œcuménique de catéchèse à Genève, www.coec.ch




Kamishibaï maison : le baptême de Jésus

Kamishibaï (dire ka-mi-shi-baï) est un mot japonais pour « théâtre de papier ». Les images sont imprimées de façon à ce que les spectateurs voient l’image présentée  (au recto) tandis que le conteur peut lire le texte imprimé (au verso).  Le glissement des images est facilité lorsqu’elles sont présentées dans un castelet (ou « butaï « ).

  • Pour découvrir la fiche de fabrication du castelet  et tous les récits disponibles au téléchargement cliquer par  ici
  • Pour voir  la vidéo qui donne un aperçu de ce kamishibaï – cliquer ici

Fabrication

Matériel : imprimante + 9 feuilles de papier épais pour une impression recto-verso (ou 18 feuilles pour une impression en recto simple ) + peintures + pinceaux + eau + colle + 9 feuilles cartonnées (facultatif). On peut bien sûr dessiner soi-même. Dans ce cas, veiller à respecter une marge de 3 cm de bordure de la feuille.

  • Première étape : imprimer (en recto-verso si possible – choisir la fonction « reliure sur le bord le plus petit »)  toutes les  planches de dessins en noir et blanc disponibles ici Kamishibaï Marc 1 v1-11
  • Deuxième étape : mettre en couleurs  ; toutes les techniques sont possibles : crayons, feutres, gouaches, aquarelles, crayons gras, pastels, papiers déchirés-collés…En travail de groupe, il peut être intéressant de fixer des codes couleurs. Par exemple, dans ce récit, j’ai commencé par identifier Jean-le-baptiste portant un vêtement en poils de chameau et une ceinture de cuir (brun – planches 3+4+5) – puis j’ai colorisé les scènes de désert (ocre – planches 2+3+5+8) – l’eau du Jourdain (bleu lumineux – planches 4+6 +1) – le ciel ( bleu foncé très dilué – planches 3+4+5+6). Ces deux bleus sont mélangés dans la planche 7( c’est ma manière de comprendre « Le ciel s’ouvrit ») . Le jaune est traité pour désigner la révélation (planches 2+5+7+8). Le blanc a été réservé pour signifier Dieu, Jésus, la voix qui crie dans le désert et bien sûr le petit nuage Cumulus. Il y a donc du blanc dans chaque planche, pour témoigner que Dieu est présent partout, tout le temps. Pour se faire une idée de la mise en couleurs Marc 1v1-11 couleurs
  • Troisième étape : si les feuilles n’ont pas été imprimées en recto-verso, c’est le moment d’assembler les planches et de les coller sur le papier cartonné (si possible). Le recto de chaque planche de dessin  est notifié en bas à droite (et en petite police de caractère) tandis que le verso de chaque texte est indiqué en haut et en grand.
  • Quatrième étape :  glisser les planches dans le bon ordre dans le butaï (pour voir la fiche technique, cliquer ici )… s’entraîner en face d’un miroir (pour voir les images) et une fois que l’on se sent prêt : inviter au « spectacle » !

Pour aller plus loin … après la découverte du kamishibai et de son récit biblique il est possible d’ouvrir les débats (avec l’aide de Cumulus par exemple) :

  • Je me demande qui est cette voix qui crie dans le désert ? Le texte biblique ne m’aide pas beaucoup à comprendre ce détail !
  • Je me demande quelles sont les autres questions liées à la compréhension du texte biblique ?
    • Par exemple, qu’est-ce que cela signifie « être digne -ou indigne- de lier -ou délier- la courroie d’une sandale ?
    • Que signifie (pour moi) être baptisé d’Esprit Saint ?
    • Qui voit le Saint Esprit descendre comme un colombe ?
    • Qui entend la voix « Tu es mon enfant bien aimé… » ?
  • Je me demande si moi aussi Dieu me dit  » Tu es mon enfant bien-aimé » ? N’est-ce pas ce qui est dit lors des baptêmes ?

Crédits : Laurence Gangloff (UEPAL) – Point KT




Memory sur le baptême

Que ce soit en famille, à la maison, en préparation du baptême ou lors d’une séance d’école biblique, ce memory permet sous forme de jeu d’aborder plusieurs enjeux du baptême et d’y réfléchir avec les enfants.

Les cartes du memory se trouvent ici Bapteme memory

Pour préparer le jeu :

  1. Le plus simple est d’imprimer les deux pages du document sur deux feuilles un peu épaisses, ce qui empêche de voir à travers.
  2. Puis de découper les différentes cartes.
  3. Si le papier n’est pas assez épais, vous pouvez coller les cartes sur du carton, en faisant attention que le dos des cartes soit identique pour toutes les cartes.

Pour jouer au memory :

  1. Vous mettez toutes les cartes sur la table, face cachée.
  2. Le premier joueur retourne deux cartes. Si l’image et le texte correspondent  il peut garder les deux cartes, sinon il les retourne sans les changer de place.
  3. Les joueurs suivants essaient chacun.e leur tour de trouver des pairs, jusqu’au moment où tous les pairs ont été trouvées.
  4. Dans la mesure où il n’y a pas beaucoup de cartes, il est conseillé de ne pas appliquer la règle habituelle du memory à savoir qu’un joueur qui a trouvé une paire peut rejouer.

Variantes

  • Pour les jeunes joueurs, il est possible de jouer uniquement avec les images, en imprimant deux fois la première page. Vous pouvez alors oralement expliquer les images et leur lien avec le baptême.
  • Pour augmenter le nombre de cartes, il est possible d’imprimer deux fois les deux feuilles et de trouver des pairs non pas « image/texte » mais « image/image » ou « texte/texte ».

BON JEU !

Crédit : Marlies VOORWINDEN, EPUdF -Point KT