Tel que je suis, je suis aimé

Voici une animation autour du thème de la promesse tenue, mais aussi de la venue de Jésus.

Télécharger l’animation ici tel que je suis, je suis aimé




Je, tu, il, elle … lave

Voici une belle proposition de  veillée pascale. Merci à la pasteure Titia Es-Sbanti (EPUDF) pour son partage !

Introduction 

  • présentation générale. La veillée pascale fait partie des séances catéchétiques des enfants et ados. Elle s’inscrit  dans le cadre du thème catéchétique choisi pour l’année et que nous avons intitulé :  «  Quand la foi s’expose ... »
  • Textes bibliques : Les textes retenus qui balisent l’année sont principalement les gestes audacieux des prophètes, envoyés pour interpeller, éveiller, susciter, bousculer, faire une brèche avec des gestes qui parlent et des paroles en actes.., nous invitant à devenir des témoins à notre tour, et à ..oser.

Nous avons  joué avec le double sens du verbe  « exposer /s’exposer » :

  1. dimension de publication  : exprimer en public (ex : faire une exposition )… et s’exprimer en public (risquer une parole)
  2. dimension de vulnérabilité : s’exposer au regard des autres,  leur jugement… et être fragilisé , mis à nu, à découvert, sans filet..

avec une dimension prophétique pour les 2. Les gestes prophétiques nous conduisent  jusqu’à Jésus dont le geste retenu est le lavement des pieds parce que nous arrivons à Pâques. Il nous a semblé intéressant de « zoomer » là-dessus, pour une fois, plus que sur la crucifixion ou le tombeau vide.

Pour info : Les séances de caté au Mas des abeilles sont mensuelles et placées le samedi soir (16h-18h suivi du culte et repas) pour fidéliser les familles. Elles rassemblent tous les âges : de l’éveil biblique (4-6 ans) au caté adulte en passant par l’école biblique (7-10 ans) et le caté ado (11-14 ans). Le but est de mobiliser un maximum de familles à cette veillée,  sachant que c’est un weekend de 3 jours, (donc il y aura moins de familles), et que la plupart ne viendront pas le lendemain, jour de Pâques.

Le défi à relever sera donc de « concentrer »  le message de Pâques sur ce samedi soir. S’ ajoute la différence d’âge qui fait que les plus jeunes enfants ne resteront pas jusqu’à point d’heure , par conséquent il faut bien penser le temps et le déroulement de la veillée . Ainsi, nous aurons comme objectif de vivre  le message de Pâques à l’intérieur du culte-veillée. Ce culte ne doit pas être long,  et ne se présentera pas sous  sa forme habituelle.

Objectifs/message théologique…découvrir que Jésus est SERVITEUR, venu pour servir et non pour être servi. C’est une image sans doute « nouvelle » car Jésus est le plus souvent vu comme un Maître, un « Seigneur » avec des serviteurs-disciples  qui lui obéissent. DU coup, il sera intéressant de travailler sur l’image de Dieu : Jésus n’est ni  un Maître ni un « chef » ni  un « roi »  majestueux, ni « seigneur »  ni dominant.

Démarche : quelques idées 

  • Une veillée inter-génération où petits et grands  pourront rester .
  • l’idée est de  découvrir le récit de Jean 13  au fur et à mesure (de le « déplier »…, d’entrer dans cette ambiance particulière. Puis de proposer un  geste  au milieu (?) de la veillée : non pas de laver les pieds mais les mains (= une actualisation plus pertinente pour les jeunes ).
  • Ce geste se présentera comme une invitation, donc facultatif : viendront ceux qui le souhaitent => il faudra le présenter avec tact (!).
  • Important : penser la disposition de la salle de temple, les mouvements, déplacements, etc. , comment on  « amène » ce geste , comment vivre une ambiance recueillie, solennelle,  sans être austère pour autant.Il faudra prendre soin des aspects pratiques, matériels  car ils seront au service du message. 2-3  personnes se placeront à un endroit du temple, serviette au bras, à côté d’une bassine d’eau. Prévoir un doux moment musical pendant ce temps (flûte ? violon ? ) ainsi qu’une ambiance tranquille, recueillie, sereine, avec, pourquoi pas, des silences.
  • Mouvements : il y a ceux qui se lèveront  pour recevoir le geste, il y a ceux qui voudront rester à leur place, il y a ceux qui regarderont la scène.. etc..
  • il y aura à voir  et à entendre =>   vidéo-projeter  au fur et à mesure des images du lavement des pieds  à travers l’histoire de l’art : en guise de support de méditation, qui montre combien ce geste de Jésus a marqué l’histoire du christianisme, et vient, à travers les siècles, jusqu’à nous.
  • La suite :  faire un repas « pascal » avec ceux qui  resteront après le culte… et ainsi vivre une veillée pascale un peu différente que  d’habitude :  c’est-à-dire pas  centrée sur la victoire du Ressuscité  (et donc : pas de « A toi la gloire « ). C’est une question d’accent :  nous proposons de vivre  le sens de « Pâques »  comme  PASSAGE : celui de la « nuit » à l’aurore..

Pour prendre en compte  les plus petits…

  • Dessins du récit,  avec bulle à colorier : télécharger ici  dessin à colorier et remplir
  • Avant le début de la veillée, préparer un panneau à trous avec la scène biblique. Les enfants sont invités à passer leur tête et leur pied  (voir photo ci-dessous) :  c’est amusant et cela permet de se rappeler de l’histoire d’une autre façon.

Culte

  1. Accueil liturgique et introduction – transition :
  • évocation de  Luc 22 (Jésus entame la Cène et les disciples vont se disputer..) ce qui permet d’introduire les qualificatifs donnés à Jésus.
  • évoquer l’absence de récit de Cène chez Jean.
  • On connait  Jésus avec un certain nombre de titres dont on l’a affublé … citer, SAUF un seul resté danss l’ombre… (ne pas dire « serviteur », car  il faudra le découvrir)

2. Raconter l’histoire  de Jean 13 sans texte, rien qu’avec la parole et les gestes (en s’asseyant sur la chaise du personnage indiqué à chaque  fois qu’on le fait parler.)

le conteur raconte l’histoire et  joue tous les personnages :  narrateur, Jésus, Pierre,  disciple (3 chaises seulement). Pour que les plus petits puissent suivre, fabriquer des écriteaux sur chaque chaise  avec « Jésus », « disciple »transition inductive : musique puis quelques  mots indirects

Transition : Un bain de pied  qui plonge Pierre dans une rude épreuve : Seigneur, ta majesté  t’oblige  à ne pas me laver les pieds, et à rester en haut, comme elle m’impose à moi de rester plus bas que toi. Pierre tient à une figure de Seigneur qui ressemble…à un seigneur Svp ! Pierre serait certainement prêt à laver les pieds de Jésus…mais non pas à ce que Jésus lui lave les pieds ! Il faut que chacun reste à sa place, sinon comment est ce qu’on s’y retrouverait ??

Dans presque TOUS les tableaux de l’histoire d’art qu’on a vus défiler tout à l’heure, on reconnaît  la gêne de Pierre au geste de ses mains. Cette gêne peut se comprendre : il est difficile d’être bousculé  dans ce qui nous semblait être une évidence…. Pour Pierre , le raisonnement est simple  : le Seigneur est en haut et  lui, Pierre ,est en bas. Or  le Seigneur lui dit que c’est lui qui sert, et donc que c’est lui qui est en bas, alors Pierre ne sait plus , il se dit : mais moi , je suis où ?  => confusion ,tourment, perplexité.

On peut imaginer tout ce qui traverse l’esprit de Pierre, le temps que Jésus arrive jusqu’à lui avec sa bassine  et son tablier :  en une fraction de seconde, plus rien ne tient. Angoisse  due à la perte des repères,  dissolution des certitudes. La  représentation que Pierre se fait de Dieu lui-même est remise en cause, bousculée….Or,  Jésus ne lui demande pas de « faire » mais d’être (avec le Seigneur)..
Lavez-vous…= Lavez-vous les pieds les uns les autres, Il s’agit de mettre l’autre en valeur, de l’honorer, même s’ il ne le sait pas, même s’il ne  l’aurait pas accepté.

Interlude musical  

3.  Le geste symbolique

Les « serviteurs » verseront l’eau d’une cruche sur les mains de chaque personne, et l’eau tombera dans une grande  (et jolie) bassine (jolie) : cela évite le problème de l’ eau qui se salit vite. Il faudra alors 2 serviteurs par « poste » : celui qui verse l’eau et celui qui savonne. Bien choisir ceux qui vont laver les mains.,  et proposer un roulement. Si on prévoit 50 personnes, cela nous fera  4 bassines et 2 personnes à chacune, soit 8 personnes. Et environs  5 passages par bassine. Les serviteurs mettront un tablier de travail , sobre, (qui ne ressemble pas à un tablier de cuisine !)

Expliquer  tranquillement comment ça va se passer :

  • on  va transposer  le geste des pieds en geste des mains car aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales, ce qu’on fait en arrivant chez quelqu’un c’est demander à pouvoir se laver mes mains.
    – Ce geste est une invitation, il doit être volontaire. Il sera fait avec du  savon.
  • Pendant ce temps  des mains qui se lavent les unes les autres, (c’est un moment plein d’émotion , il faut le savoir ! ) on invite les paroissiens qui le souhaitent à écrire un mot pour exprimer  leur ressenti : sur la nappe en papier (eux sont assis à des tables). A Nîmes, voici quelques bribes que nous avons pu récupérer de la nappe en papier :

  

 

4. Temps recueilli On termine  par un temps recueilli (prière des mains et le Notre Père) et  Bénédiction,  puis on enchaîne vers un  Repas  frugal ,ponctué de courtes  lectures

  • Lecture progressive  d’extraits/versets sur le thème de la lumière et de l’obscurité et la nuit.
  • On aura déjà dressé  la table. Tout doit être déjà  prêt dans une ambiance feutrée. L’idée étant de partager quelque chose de frugal, dans le silence et l’écoute, et tout cela doit nous amener progressivement vers l’espérance de la lumière de Pâques qui est devant nous.
  • Chaque lecture sera « annoncée » par une « phrase musicale » (pour retenir l’attention)  et sera suivie de l’allumage d’un lumignon.
  • On allume une bougie au fur et à mesure de la lecture (versets).
  • A la fin du repas, nous ferons, symboliquement,  sortir nos lumières  de nos tables.

 

Liste du Matériel  

  • jolies bassines en cuivre,  (pas de plastique !)
  • prévoir des serviettes (petits carrés),
  • des jarres  ou cruches pour renouveler l’eau : voir qui va assurer le roulement (changer l’eau)
  • du savon, des petites tables
  • un pagne pour Jésus qui soit vite mis et vite enlevé, pour faciliter la gestuelle du conteur qui alternera les personnages en racontant le récit.
  • de grands tabliers pour les « laveurs » de mains. Choisir des tons neutres (pas d’habits multicolores car l’habit doit être au service du message)
  • 3  chaises +  3 écriteaux avec : « Jésus »,   « disciples, « Pierre »,  accrochés sur  chaque chaise
  • une table  : pas trop haute, pour exprimer la convivialité du repas ; on peut rajouter 1-2 chaises en plus, pour illustrer les disciples à table..
  • bougies dans des photophores ou des pots en verre
  • désigner un passeur de diapo : au fur et à mesure
  • -dessins et devinettes,coloriage pour les plus petits : tapis, feutres et..
  • préparer versets sur lumière/obscurité (lecture au repas)
  • instrument de musique pour la transition entre le temps 1 (raconter le récit) et le temps 2 (le geste).

 

Pour clore la veillée  :

  • phrase musicale
  • Ranger les serviettes mais on laisser les cuvettes  jolies  sur la table basse pour laisser un signe de ce qui s’est passé  .
  • Prière d’intercession  arriverait juste après, et  par exemple, on se donnerait la main. Exemple de parole de prière : « voici nos mains, ouverte, tendues, des mains qui ont donné et reçu,.. « 

Que la vie soit courte ou longue, Que notre entourage soit auprès ou au loin, Que nos mains sont en plein santé ou fragiles,Tes mains calleuses, Tes mains aimantes, viennent saisir les nôtres.Une fois encore, Seigneur,  tes mains sont là, elles créent,Elles nous surprennent,  elles nous questionnent Tes mains ne sont jamais fatiguées,   ni à court d’idées. Quand nous croyons que tout est perdu Quand nous capitulons,   quand l’épreuve est là, c’est encore entre Tes mains  que nous nous remettons.Leur douceur et leur force  viennent nous relever  comme au premier matin de Pâques.

Mains ouvertes,  Mains tendues, Mains qui se croisent et qui s’enlacent comme des témoins des mains d’un Autre Qui jamais ne se reposent, Elles reconnaissent,  soutiennent, saisissent, et relèvent les mains de ceux  qui n’ont pas ou plus la force d’en faire autant.Merci Seigneur, pour la  puissance d’amour de tes mains.

Auteur de cette prière : pasteur Marc SCHAEFFER, paru dans le mensuel de la région  Occitanie, anciennement « Cévennes – languedoc- roussillon « ,  « Le CEP ».

  • Paroles de Bénédiction  Dieu bénit nos mains qui donnent et qui reçoivent, ces mains qui ont  essayé de dire la tendresse de Dieu pour tous, etc etc..
  • Important : on  essaye de rester  un  instant ensemble,  et de garder encore le contact  de nos  mains (c’est le côté  « les uns, les autres. ») :  Nous parlerons  et commenterons ce moment , pour que les paroissiens ne les retirent  pas trop tôt.

Crédit : Titia Es-Sbanti (EPUDF)

 

 




Parler avec Dieu

Un programme catéchétique proposé par l’Église Évangélique Réformée du canton de Vaud (EERV-Suisse) et L’Église catholique dans le canton de Vaud (Suisse).

Objectifs:

  • Parler avec Dieu, c’est prier. Prier, c’est parler avec Dieu.
  • Partager avec les enfants cette joie de pouvoir parler avec Dieu.
  • Faire découvrir aux enfants que parler à Dieu donne des forces nouvelles.
  • Offrir aux enfants des mots simples, des mots de tous les jours, pour leur apprendre à prier•Faire découvrir des textes bibliques qui mettent en action ces mots.

« Le pari de la foi conçoit la prière comme un dialogue avec Dieu ». C’est fort de ce défi que ce programme œcuménique nous emmène dans un parcours réflexif sur le thème de la prière. Que ce soit lors de la Création (Gn 1,1 à 2,4), avec Bartimée (Marc 10, 46-52), avec Siméon (Luc 2,1-7 + 22-32), avec Jonas (Jonas 1-4), avec le récit des cinq pains et des deux poissons (Marc 6,30-44) ou encore avec un texte de l’Apocalypse (Apocalypse 19 verset 1b), à chaque fois une parole est donnée, des mots prononcé.

Ce parcours, prévu pour une année, propose des animations originales et des activités aussi bien pour les enfants que pour les parents.

Ce matériel est disponible en le commandant à l’OPEC (Editions OPEC-Parler avec Dieu), mais il est également disponible en libre téléchargement sur le site de l’EERV (Téléchargement EERV-Parler avec Dieu).

Crédit: Laurence Bohnenblust-Pidoux.




Le trésor dans la pierre


Une célébration pascale animée où l’on n’a pas peur de se salir !
Matériel nécessaire :
Galets en pâte à sel au café (moins solide que la pâte à sel classique) préparés à l’avance, au moins autant que les participants prévus ; petits objets cachés à l’avance dans chacun de ces galets (ici une coccinelle emballée dans un petit plastique) ; pâte durcissante de couleur grise (achetée en magasin ou fabriquée à la maison) ;  petits versets et petits dessins plastifiés, roulés en mini rouleaux avec du papier collant (sauf 1 de chaque comme modèle), au moins autant que les participants prévus. Planchettes à tartine ou sets de table. Petite balayette et poubelle.
De quoi se laver et se sécher les mains. Des petits gobelets pour transporter le second galet que chacun aura fabriqué, jusqu’à ce qu’il sèche à la maison.

Prédication/animation
Quand le jour du sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des huiles parfumées pour aller embaumer le corps de Jésus.
Très tôt le dimanche matin, au lever du soleil, elles se rendirent au tombeau. Elles se disaient l’une à l’autre : « Qui va rouler pour nous la pierre qui ferme l’entrée du tombeau ? » Mais quand elles regardèrent, elles virent que la pierre, qui était très grande, avait déjà été roulée de côté. (Mc 16)
Dans l’évangile selon Marc que nous avons commencé à lire, au chapitre 16, il est question d’une grosse pierre.
Au temps de Jésus, lorsque quelqu’un était mort, pour lui faire un tombeau où il puisse se reposer en paix, on creusait un trou dans la colline, on y déposait le corps entouré de draps et parfumé pour faire honneur à la personne, et on fermait le tombeau en roulant une grosse pierre devant le trou, par respect… Lorsque les trois femmes  Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé se rendent au tombeau pour achever de parfumer le corps de Jésus, elles se demandent bien comment elles vont faire avec cette grosse pierre…
Dans leur tête, elles ne sont pas seulement tristes, elles sont très ennuyées, très préoccupées à cause de cette pierre !
Dialogue: Je connais des choses qui sont préoccupantes, des trucs lourds que l’on porte comme des grosses pierres. Pour vous ici présents, qu’est-ce qui vous semble lourd à porter comme une grosse pierre ?
(Le travail, les examens à l’école, les disputes avec les amis, les sous, payer les factures, les travaux dans la maison, quand on n’arrive pas à faire quelque chose, être en retard…)
Dialogue: Les femmes, dans l’évangile de Marc, quand elles arrivent près du tombeau, que voient-elles ? Qu’est-il arrivé à la grosse pierre ? (La pierre a été roulée, déjà, le tombeau est ouvert…)
La pierre est roulée, les femmes s’inquiétaient pour rien !

J’ai besoin de votre aide, pour découvrir comment on s’inquiète parfois pour rien.
Je vous invite à choisir une pierre puis distribuer celles qui restent : une pour vous, et puis une pour les gens dans le temple…
La pâte à sel au café coloréeLes coccinelles emballées.La coccinelle cachée.

(Les enfants se réservent une « pierre » : prévoir des ronds de couleurs sur le 1er banc, planchettes/set de table par terre/petites poubelles  pour le café, devant)
Lecture (suite) Les femmes, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé entrent alors dans le tombeau ; elles voient là un jeune homme, assis à droite, qui porte une robe blanche, et elles sont effrayées.
Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ; vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qu’on a cloué sur la croix ; il est revenu de la mort à la vie ;
il est revenu de la mort à la vie, il n’est pas ici. Regardez, voici l’endroit où on l’avait déposé.
La pierre qui fermait le tombeau est roulée, mais il n’est pas vide. À l’intérieur, derrière les soucis de la grosse pierre, derrière les apparences d’obstacle infranchissable, derrière ce que l’on pensait être aussi lourd et dur qu’un gros problème, il y a… une présence…Une présence, signe de la présence de Dieu en ce monde, signe de vie et d’espérance…

Vous avez en main une pierre. Elle est dure au toucher, un peu lourde mais pas trop, un peu comme nos soucis de chaque jour…Question : « Est-ce que l’on peut casser une pierre ? »
Action: Les enfants, je vais vous demander un truc, je vais vous demander quand même, avec la force de Jésus ressuscité, de venir casser votre pierre, sur une planchette ou sur un set de table, avec votre pied ou en la tapant sur la planchette…Mais après, c’est un secret.
Les enfants cassent leur pierre (Chuuut ! le contenu est un secret)
Les grandes personnes peuvent elles aussi aussi casser les pierres qui pèsent, casser les apparences de problèmes, casser ce qui leur semble trop lourd à porter ! (Oui ! on espère !!!)
S’il vous plaît les enfants, pouvez-vous aider les grandes personnes en apportant les sets de table, et en récupérant les morceaux de pierre ? Merci… (Cassage des « pierres ») Chacun trouve et récupère le petit objet (coccinelle) caché à l’intérieur !

Lecture (suite) Évangile selon Marc 16.1-18
Lecteur 1 : Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé entrèrent alors dans le tombeau ; elles virent là un jeune homme, assis à droite, qui portait une robe blanche, et elles furent effrayées. Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ; vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qu’on a cloué sur la croix ; il est revenu de la mort à la vie, il n’est pas ici. Regardez, voici l’endroit où on l’avait déposé.Allez maintenant dire ceci à ses disciples, y compris à Pierre : “Il va vous attendre en Galilée ; c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit.”  » Elles sortirent alors et s’enfuirent loin du tombeau, car elles étaient toutes tremblantes de crainte. Et elles ne dirent rien à personne, parce qu’elles avaient peur.
Suite : Lecteur 2
Après que Jésus eut passé de la mort à la vie tôt le dimanche matin, il se montra tout d’abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept esprits mauvais. Elle alla le raconter à ceux qui avaient été avec lui. Ils étaient tristes et pleuraient. Mais quand ils entendirent qu’elle disait : « Jésus est vivant, je l’ai vu ! », ils ne la crurent pas. Ensuite, Jésus se montra d’une manière différente à deux disciples qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ils revinrent et le racontèrent aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Suite: Lecteur 3
Enfin, Jésus se montra aux onze disciples pendant qu’ils mangeaient ; il leur reprocha de manquer de foi et de s’être obstinés à ne pas croire ceux qui l’avaient vu vivant. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier annoncer la Bonne Nouvelle à tous les êtres humains. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. Et voici à quels signes on pourra reconnaître ceux qui auront cru : ils chasseront des esprits mauvais en mon nom ; ils parleront des langues nouvelles ; s’ils prennent des serpents dans leurs mains ou boivent du poison, il ne leur arrivera aucun mal ; ils poseront les mains sur les malades et ceux-ci seront guéris. »

Prédication/animation/action (suite)
Aujourd’hui, jour de Pâques, c’est l’occasion pour nous et pour tous ceux qui s’interrogent de proposer quelques pistes pour définir ce qu’est un chrétien… Je dis « définir », mais quel vilain mot !
Disons plutôt mettre des mots sur ce qui échappe à toute définition !
Être chrétien, c’est –entre autre – avoir une attitude particulière devant le tombeau vide qui nous est décrit dans les évangiles.
Il y a des personnes qui ne sont pas chrétiennes, des gens très gentils et très convenables, des gens tout à fait fréquentables, … qui, lorsqu’ils entendent parler de ce tombeau vide, eh bien pour eux, c’est simplement un tombeau vide,    vide, c’est à dire avec rien dedans…
Pour le chrétien, le vide du tombeau, c’est un vide plein !
Un vide plein de vie… Un vide plein de promesses, un vide plein d’espérance…
De manière inexplicable et heureusement encore inexpliquée à ce jour, avec Jésus ressuscité, le vide n’est pas vide !
Peut-être parce que Jésus a mis l’amour de Dieu en pratique, en paroles, en gestes, et que cela nous est raconté dans ce merveilleux livre qu’est la Bible ; parce qu’il a enseigné en paraboles le chemin d’un monde meilleur, parce qu’il a guéri le malade, relevé le blessé, peut-être parce qu’il a interpellé les hommes de son temps et de tous temps sur les limites de leur logique humaine, … le tombeau n’est pas vide de vide… Il est rempli d’un message d’envoi : « Vous qui jetez un œil curieux dans ce caveau, vous n’y trouverez pas la mort, ni la fin à laquelle vous vous attendez, mais vous serez face à l’étonnement, à beaucoup de questions, aux doutes peut-être,… Abandonnez-vous à cet étonnement avec confiance, avec foi, alors vous y trouverez l’espérance et la promesse qui engendrent une nouvelle vie ! »
C’est là ce que voit le chrétien, lorsqu’il regarde la pierre roulée et le tombeau ouvert… : un vide rempli de la présence de Jésus vivant, le Messie de Dieu.
Dans la pierre que nous avons eu la force de casser, qu’avons-nous trouvé, derrière cette apparence de pierre, cette apparence de dureté ? (Une coccinelle.) On l’appelle aussi « Bête à bon Dieu », savez-vous pourquoi ?

Il y a 1000 ans de cela, condamné à mort pour un meurtre commis à Paris, un homme, qui clamait son innocence « Je n’ai rien fait, je n’ai rien fait ! », il a été sauvé par la présence du petit insecte. En effet, le jour de son exécution publique, le condamné devait avoir la tête tranchée. Mais une coccinelle se posa sur son cou. Le bourreau qui devait couper la tête tenta d’enlever la coccinelle, mais le coléoptère revint à plusieurs reprises se placer au même endroit. Le roi Robert II (972-1031) y vit alors une intervention divine et décida de gracier l’homme. Quelques jours plus tard, le vrai meurtrier, le vrai coupable fut retrouvé – l’histoire ne dit pas ce qu’il advint de lui…. Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut dès lors considérée comme un porte-bonheur qu’il ne fallait pas écraser : une bête du Bon Dieu !

Nous avons cassé la pierre qui pesait dans nos mains, qui était dure, nous y avons trouvé une bête à Bon Dieu que nous pourrons emporter à la maison et coller quelque part pour nous souvenir que Dieu veut sauver chacun de nous, même au cœur des situations les plus difficiles…Et je vais vous proposer de refaire une autre pierre, Une pierre chrétienne, à l’image de l’espérance, de la foi, de la joie qui habite le mystère de la résurrection !
Action: Sur la table du fond, il y a des versets bibliques Pâques_dessins Pâques_versets, des promesses de Dieu, imprimés et roulés en petits rouleaux, protégés par du plastique. Il y a aussi pour ceux qui préfèrent des dessins Pâques_dessins de François Kieffer qui illustrent cet amour de Dieu que Jésus nous montre par sa vie…
Chaque verset, chaque dessin est disponible en mini format dans un panier de couleur (avec le modèle correspondant exposé).
Il y a aussi de la pâte à modeler. C’est une pâte qui durcit en 3 ou 4 jours et qui devient vraiment dure comme de la pierre, et elle en a l’apparence…Il y a aussi du matériel pour se laver les mains, Et des petites boîtes en carton- gobelets pour transporter nos réalisations jusqu’à la maison sans salir toute la voiture…
Tout est prêt !
Je vous propose de choisir un verset ou un dessin en mini rouleau, en retenant la phrase ou sa référence ;
de prendre une boule de pâte ; d’y faire un petit trou pour y glisser le mini rouleau de la Parole de Dieu ; De refermer soigneusement le trou et de refermer la pâte pour lui redonner son apparence de galet, bien lisse, bien fermé…
Ce galet, nous l’emporterons chez nous, nous le laisserons sécher, il deviendra dur,…
Avec notre coccinelle, nous aurons deux symboles sous les yeux à la maison ou à offrir, deux symboles pour nous rappeler tout au long de l’année l’espérance du matin de Pâques !
Nous pouvons nous entraider, aider les plus jeunes ou que les plus jeunes aident les moins habiles de leurs aînés…

Fabrication du galet…
Fond musical
Nous avons cassé une pierre et trouvé la bête à bon Dieu qui nous était réservée ; nous avons reconstitué une pierre autour d’une parole, d’une promesse de Jésus, une pierre qui va durcir et devenir très solide, … Et nous seuls saurons ce qu’elle contient.
Pour terminer notre prédication en symboles et en gestes, dans ce culte à la forme quelque peu inhabituelle, je vous invite à la prière :
« Seigneur, nous avons cassé la pierre qui fermait nos horizons, celle qui nous semblait lourde, inutile, … Nous t’y avons trouvé, caché derrière les apparences, habitant nos vies jusque dans ce qui semble sceller nos tombeaux…
Maintenant, nous avons changé notre regard sur la pierre roulée du matin de Pâques.
Nous en avons fait une pierre pleine de ta Parole, remplie de ton amour et de tes promesses… Seigneur Jésus tu es la pierre angulaire de nos vies, celle qui solidifie nos maisons, Tu es notre rocher, notre solide rocher tout au long des jours à venir. Tu nous envoies annoncer ta Bonne Nouvelle, celle d’une pierre roulée en signe de libération, celle d’un tombeau vide habité de l’amour de Dieu pour toutes ses créatures. Nous expliquerons à ceux qui viennent dans nos maisons le sens de ce petit galet qui cache un trésor dont nous connaissons l’existence, nous leur expliquerons où nous avons trouvé cette petite coccinelle… Forts de cette joie de Pâques, envoie-nous, et fais de nous de bons témoins de ton amour, Seigneur ! Amen. »

Crédits Marie-Pierre Tonnon EPUB Seraing-Centre




Faire face au racisme

Faire face au racisme… est une proposition d’entrée en matière pour évoquer le racisme avec des adolescents;

Télécharger l’article ici faire face au racisme




Chaises musiqu’à l’envers

Par le jeu, les enfants apprennent, imitent les adultes, s’approprient les fonctionnements sociaux. Pas étonnant que les enfants jouent à la dinette ou à la guerre… Alors pourquoi ne pas utiliser le jeu pour réfléchir sur nos fonctionnements sociaux surtout lorsqu’ils sont en contradiction avec l’évangile ?

Matériel :
Appareil pour diffuser de la musique
Des chaises (solides…)

Etape 1 : Chaises musicales traditionnelles
Disposer les chaises au centre de l’espace de jeu : chaises en deux rangées, dos à dos. Il faut une chaise de moins que le nombre de participants.
Lancer la musique. Les participants tournent en rond autour des chaises. Lorsque l’animateur arrête la musique, chacun doit s’assoir sur une chaise. Celui qui reste debout est éliminé.
Enlever une chaise et recommencer. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seule participant : il a gagné !

Etape 2 : Chaises musical’envers
Remettre toutes les chaises. Mais cette fois-ci la consigne est modifiée : lorsque la musique s’arrête, personne ne doit avoir les pieds par terre, mais on peut être à plusieurs sur la même chaise.
Lancer la musique. Les participants tournent en rond autour des chaises. Lorsque l’animateur arrête la musique, tous doivent être sur les chaises.
Enlever une chaise (nombre de participants – 2 chaises) et recommencer…. Lorsque l’animateur arrête la musique, tous doivent être sur les chaises.
Enlever une chaise (nombre de participants – 3 chaises) et recommencer…. Lorsque l’animateur arrête la musique, tous doivent être sur les chaises.
Et ainsi de suite… Progressivement, il faudra laisser du temps afin que le groupe s’organise pour tenir tous sur de moins en moins de chaises. En s’organisant et en s’entraidant, une chaise peut porter au moins 8 catéchumènes : Fous rires garantis, mais attention aux chutes !

Etape 3 : Débriefing – débat
Quel jeu ont-ils préféré ? Chaises musicales à l’envers ou traditionnelles ? Pourquoi ? Quelles différences entre les deux jeux ?
Par les questions, amener les catéchumènes à comprendre ce qui se joue dans les deux jeux : jeu d’exclusion / jeu d’inclusion, jeu de compétition / jeu de coopération.
A part le gagnant du premier jeu peut-être, en général, les catéchumènes préfèrent la deuxième version parce que tout le monde s’amuse jusqu’au bout du jeu.
On peut alors faire le parallèle avec le fonctionnement de notre société : peu de gagnants, beaucoup d’exclus. Mais, si on peut jouer autrement (et s’amuser encore plus, autrement), on peut aussi imaginer vivre autrement : partager, faire preuve de solidarité, se soucier de l’autre rend heureux ! On peut déboucher sur une rencontre avec des personnes engagées dans une association d’aide sociale ou lire des témoignages de bénévoles…

 

Crédit : Claire de Lattre-Duchet