Raconte-moi… le mal

Le mal est un sujet difficile, qu’on a parfois peur d’aborder au catéchisme, parce qu’il nous questionne, parce qu’il n’y a pas de réponse parfaite ni définitive et qu’en tant que catéchète, il nous faut accepter ces failles dans notre foi. Mais c’est une question qui se pose tôt ou tard à tout croyant, donc à nos catéchumènes aussi, alors autant leur donner matière à réflexion… J’ai choisi de l’aborder en commençant, comme j’aime le faire, en racontant.

1. L’histoire de Caïn et Abel au kamishibaï
Caïn et Abel Kamishibaï bibliques – Editions Passiflore

2. S’interroger
Partager le grand groupe en petits groupes de 3 ou 4 catéchumènes.
Chaque groupe doit discuter sur les questions suivantes et présenter ses réponses (ou l’absence de réponse) au grand groupe :
Que se passe-t-il de mal dans l’histoire que vous venez d’entendre ?
Selon vous qui est responsable ? Pourquoi ? (justifiez votre point de vue)
Si les groupes proposent des réponses divergentes, on peut en discuter en grand groupe.

3. Étudions le texte de plus près (travail en grand groupe)
A partir du document 1 jusqu’au cadre orange (« Par l’histoire de Caïn et Abel… ») : Document 1

4. Quelle solution ?
Partager le grand groupe en petits groupes de 3 ou 4 catéchumènes.
Chaque groupe doit préparer un sketch qui raconte l’histoire de Caïn et Abel en proposant une fin qui permet d’éviter le meurtre (donc fin différente du texte biblique à partir du verset 7).
Préparation en petits groupes et présentation en grand groupe

5. Conclusion : (travail en grand groupe)
A partir des sketches et des solutions proposées pour éviter le meurtre, discussion en grand groupe autour des questions suivantes :
Quelles solutions Caïn aurait-il pu trouver pour éviter d’en venir au meurtre ?
Que pouvons-nous en conclure sur les moyens qui nous permettent d’éviter le mal dans nos relations humaines ?
On pourra écrire les conclusions sur le document 1 (bas de la 2ème page)

6. Transition : est-ce que tout le mal est causé par les humains ?
Travail oral en grand groupe : essai de lister ce qui fait mal (on pourra écrire sur un tableau), puis distinguer ce qui d’origine humaine et ce qui ne l’est pas (en soulignant avec des couleurs différentes). On constatera que parfois, il peut être difficile de trancher : même les catastrophes dites « naturelles » ont souvent une part humaine (par exemple les inondations : lorsqu’elles sont catastrophiques, c’est souvent que les humains ont construit en zone inondable, réduit les zones d’écoulement et d’absorption des eaux….)
Conclusion (orale) : les humains causent beaucoup de mal, mais pas tout le mal. Comment vivre avec ça ?

7. Et Dieu dans tout ça ?
Temps de discussion et questionnement libre : comment croire en Dieu dans un monde où le mal existe ? Est-ce que l’existence du mal nous empêche de croire en Dieu ? …
L’existence du mal, surtout lorsqu’il n’a pas de cause humaine, interroge la foi et les croyants. Et probablement n’y a t-il pas de réponse, en tout cas pas de réponse complète ou parfaite.
Travail sur le Document 2.

8. Lire le témoignage de Marie-Christine : dans Antoine Nouis, Les cahiers du caté, tome 2, pp. 62-63
Je trouve ce témoignage (mais on pourra en trouver d’autres) intéressant à plus d’un titre :
– D’abord, l’autrice y raconte son parcours de vie marqué par l’épreuve et son cheminement d’une foi d’enfant à une foi d’adulte en passant par des temps de doutes, voire de rejet de Dieu. Je trouve toujours enrichissant que les catéchumènes puissent entendre que la foi ne va pas toujours de soi, mais que les croyants peuvent aussi douter, changer, grandir, tomber et être tout de même accompagné de Dieu.
– Ensuite, l’autrice dit très bien que la présence de Dieu l’a aidée à vivre son épreuve et a embelli sa vie. Dieu ne supprime pas le mal, ni la souffrance, mais il nous aide, nous soutient, nous porte…

9. Élargir le thème : Qu’est-ce qui aide à lutter contre le mal et la souffrance ?
S’engager, faire le bien : trouver du sens à sa vie !
Travail en petits groupes sur 4 grands témoins : Document 3. Puis chaque petit groupe présente au grand groupe la personnalité qu’il a rencontrée.
Travail sur le Document 4 : on pourra lire ensemble les textes et en discuter, en revanche la réponse aux questions est individuelle et personnelle. L’animateur pourra passer parmi les catéchumènes et discuter individuellement avec eux de ce qu’ils ont écrit (ou pas écrit) : pour certains adolescents, il peut être difficile de se trouver des qualités. Ils sont à un âge où ils manquent de confiance en eux. La discussion avec un adulte bienveillant et qui les connait pourra les aider.

10. Une petite histoire pour terminer…
On pourra terminer avec cette parabole :
« Dis-moi combien pèse un flocon de neige ? » demande une mésange à une colombe sauvage.
« Rien de plus que rien » fut la réponse.
« Dans ce cas-là, je dois te raconter une histoire merveilleuse, reprit dit la mésange. J’étais assise sur une branche de sapin, près du tronc, quand il a commencé à neiger tout doucement, sans tempête, comme dans un rêve, sans la moindre violence. Comme je n’avais rien d’autre à faire, j’ai compté les flocons de neige qui se déposaient sur les brindilles et les aiguilles de ma branche.
Il y en avait exactement 3 741 952. Quand le flocon suivant s’est déposé – rien de plus que rien, comme tu dis – la branche s’est cassée. »
Ayant dit cela, la mésange s’enfuit.
La colombe, une autorité en la matière depuis le temps de Noé, se mit à réfléchir à cette histoire quelques instants et murmura :
« Peut-être manque-t-il une seule personne pour que LA PAIX se fasse dans le monde ! »
Version à distribuer aux catéchumènes : Document 5

 

Crédit Claire de Lattre-Duchet

 

 

 




Expliquer le carême en 2 minutes…

Défi : comment expliquer en deux minutes le sens du carême protestant ?  la pasteure Barbara Guyonnet a relevé le défi et a répondu en vidéo !

Pour utiliser cette vidéo il suffit de la diffuser lors d’une séance de catéchisme en paroisse, ou d’envoyer aux jeunes ce lien Youtube  (de la chaîne #PROTESTANTS2.0). Cette vidéo peut aussi  expliquer a des plus jeunes enfants la période de carême, qui s’inscrit comme un avant-goût de Pâques. Cette idée de vidéo m’est venue pour faire passer le message aux jeunes du catéchisme de ma paroisse qu’une période importante allait démarrer pour les chrétiens entre février et avril. La courte durée de la vidéo est voulue, elle est comme une amorce pour en parler, et entrer en Carême en paroisse, en famille, entre amis.

C’est aussi l’occasion de challenge en groupe de jeunes, relever un défi solidaire pendant carême par exemple en soutenant une association. C’est un encouragement en cette année 2021 pour persévérer dans l’entraide et ne pas oublier ceux qui ont besoin de notre secours fraternel.

L’objectif est de partager de manière visuelle et symboliques avec des codes d’aujourd’hui sur le thème « c’est quoi carême ? »

Lorsqu’on en parle, l’expliquer c’est souvent délicat, on ne sait pas trop par où commencer ni comment dire l’importance qu’on y accorde en tant que protestants à cette période. Cette vidéo est mise à disposition pour soutenir la découverte de carême, par un moyen vidéo et un langage accessible. La vidéo peut être partagée dans les familles, entre générations. Cela ouvrira peut-être une discussion entre parents /enfants, jeunes / grands-parents sur ce que les uns ont connus et comment on peut se l’approprier aujourd’hui pour que cela ait du sens.

Le texte de la vidéo

  • Le Carême ?
  • C’est carrément quoi ?
  • C’est la période de 40 jours avant Pâques.
  • Cette année (2021) elle a lieu du 17 février au 3 avril
  • Après avoir fait le plein de nourriture à Mardi Gras
  • Les chrétiens sont prêts pour se serrer la ceinture et recentrer leur intérêt vers Dieu et les relations envers leurs prochains.
  • C’est-à-dire ?
  • C’est carrément un truc de foi :
  • Oui cela vient de Jésus, juste après son baptême il s’est retiré dans le désert et a jeûné pendant 40 jours, une durée qui rappelle celle vécue par Moïse sur le mont Sinaï.
  • Cet épisode de l’Évangile qu’on appelle aussi la « tentation du Christ », raconte comment le diable a essayé d’éprouver Jésus à 3 reprises. Et comment Jésus s’en est sorti victorieux
  • Mais alors si je veux suivre l’exemple de Jésus je dois éviter de manger ou de boire pendant une période
  • Je vais être au bout d’ma vie !
  • Tu peux éviter de manger du chocolat, ou du sucre, ou une boisson ou des frites
  • Ah non pas des frites !
  • L’important c’est que ton jeûne ait du sens pour toi et dans ta relation avec Dieu !
  • Et si je ne jeûne pas pendant Carême?
  • C’est carrément possible aussi.
  • Dans les églises protestantes on préfère parler de chemin de carême
  • Pendant cette période de 40 jours on fait le tri en soi, dans sa foi, on prend un temps de recul sur sa vie et dans la prière et on se prépare à vivre Pâques, recevoir la Bonne nouvelle de la Résurrection de Jésus.
  • Tu peux imaginer aussi trouver une manière solidaire de vivre le carême, en soutenant une action caritative, pour les plus démunis par exemple.
  • A toi de jouer !

Crédits : Barbara Guyonnet (UEPAL) Point KT




Tenir bon pendant la crise

Kt en « distantiel » 12-17 ans

Tu as le souhait de faire découvrir à tes catéchumènes un passage de l’épitre aux Ephésiens, comme un texte facile d’accès et porteur de sens, dans notre contexte de pandémie ?

Tu as envie de leur permettre d’expérimenter un approfondissement spirituel pour « résister, tenir bon » pendant une crise ?

 

Voici un parcours en 4 étapes

Chaque étape contient :

  • Une courte explication du-des versets, incluant une actualisation dans notre contexte actuel.
  • La « rencontre » avec un témoin de la foi qui a « résisté, tenu bon » pendant une crise.
  • La possibilité de vivre, pour chaque jeune, un temps de prière personnel chez soi.

En introduction à ces 4 étapes :

  1. Transmettre l’explication de cette démarche, à ta façon, à partir des éléments ci-dessus.
  2. Transmettre aussi les versets 13 à 17 du chapitre 6 de la lettre aux Ephésiens :

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister dans les jours mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. 14 Tenez bon ! Portez autour de votre taille la vérité en guise de ceinture ; enfilez la cuirasse de la justice ; 15 mettez comme chaussures à vos pieds le zèle pour annoncer l’Evangile de paix; 16 prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal; 17 faites aussi bon accueil au casque du salut et à l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.

3. Transmettre enfin les consignes pour la prière :

« Mets-toi dans un lieu calme et en silence. Tu peux allumer une bougie. Respire profondément trois fois, puis lis la prière proposée. Pense à des personnes à qui tu souhaites transmettre plein de positif. Pour finir, tu peux dire amen et éteindre la bougie. »

Etape 1 : Tenir bon pendant les jours mauvais, verset 13

« C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister dans les jours mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. »

La crise fait partie de notre vie. De la crise d’adolescence à la crise mondiale avec la Covid-19 ou la crise climatique, nous en traversons toutes et tous !

Le mot crise vient du grec « krisis » qui signifie aussi bien décision, jugement que choix, discernement. En temps de crise, on peut réfléchir à ce qui est important dans sa vie, à ce qui lui donne vraiment du sens.

L’apôtre Paul a écrit plusieurs lettres au Ier siècle, pour permettre à des communautés chrétiennes de traverser des crises importantes comme des persécutions. La lettre aux Ephésiens, inspirée très fortement par lui, parle dans son chapitre 6 des « armes de Dieu » pour tenir ferme, tenir bon, pendant les jours difficiles, de souffrance : « les jours mauvais ».

Traverser la crise actuelle, avec les armes que Dieu nous donne, permet de traverser les difficultés ou la souffrance et de construire un projet de vie, de « tout surmonter », de « résister ».

A la rencontre d’un témoin de la foi :

Marie Durand, à 19 ans, une confinée de la foi qui a « résisté » pendant 38 ans !

Marie Durand (1711-1776), reste emprisonnée dans une tour (la tour de Constance), dans le sud de la France, pendant 38 ans car elle refuse de renier sa foi protestante. Va à sa découverte :

https://www.youtube.com/watch?v=DWQmhQ8ODjc

Prière :

Dieu,
Aide-moi à résister pendant cette crise. Aide-moi à résister au désespoir, à la peur de la maladie.
Je sais que je peux tout te dire, que tu me guideras, que tu m’éclaireras. Car tu n’abandonnes pas tes enfants et tu me protèges.
Aide-moi à avoir foi en Toi, à avoir confiance dans la Vie.
Je te demande beaucoup, mais j’ai oublié l’essentiel : merci, mon Dieu, d’être toujours près de moi.

Etape 2 : la ceinture de vérité et l’armure de la justice v14

« Tenez bon ! Portez autour de votre taille la vérité en guise de ceinture ; enfilez l’armure de la justice »

Soldat romain au 1er siècle ap. J-C

Les armes que « Dieu nous donne », sont décrites comme les armes des soldats romains du 1er siècle. Mais les armes de Dieu ne tuent pas ! Elles honorent le Vivant !

  • « la ceinture de la vérité »:

La ceinture militaire du soldat romain portait son glaive et son poignard. Elle était donnée et décorée selon son grade et ses mérites. Elle était la « carte d’identité » du soldat. Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Porter la ceinture de vérité, c’est avoir Jésus comme « carte » d’identité. C’est placer notre identité d’abord en Dieu, dans le Christ comme source et soutien de notre vie, c’est se reconnaitre comme filles et fils du Dieu Vivant.

  • « L’armure de la justice »:

L’armure du soldat romain lui permettait de résister aux mauvais coups. Pour continuer à se battre, à lutter. Dieu nous donne ainsi une armure pour résister aux mauvais coups et pour continuer à lutter, à nous battre pour plus de justice. Pour quel type de justice veux-tu te battre en 2021 ? Plus de justice sociale ou de justice climatique peut-être ?

A la rencontre d’un témoin de la foi : Nelson Mandela, en prison 27 ans, pour lutter contre l’apartheid !

Il est le premier président noir de la république d’Afrique du Sud. Il accède au pouvoir en 1994, suite aux premières élections nationales non raciales du pays, qu’il a grandement contribué à rendre possibles. Nelson Mandela a ainsi été un des personnages clés de la lutte contre l’apartheid et reste un symbole mondialement connu de la lutte contre le racisme. Son combat acharné lui a valu 27 années d’emprisonnement, mais aussi le prix Nobel de la paix en 1993.

Va à sa découverte (vidéo de 2 minutes 46 secondes) :

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/afrique-du-sud/nelson-mandela/dans-le-retro-le-jour-ou-nelson-mandela-a-ete-condamne-a-vie_4006103.html

Prière : Invictus ! (Poème préféré de N.Mandela, écrit par W.Henley)

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce à Dieu quel qu’il soit,
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Sous les coups du hasard,
Ma tête saigne mais reste droite.

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et bien que les années menacent,
Je suis et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

 

Etape 3 : Chaussures et bouclier : paix et foi !  vv15-16

« Mettez comme chaussures à vos pieds le zèle pour annoncer l’Evangile de paix, prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal »

  • Les chaussures de zèle:

A nos pieds, nous avons des chaussures qui ont du zèle ( ! ) pour annoncer la paix. Cela nous rappelle combien nous sommes des marcheurs, un peuple en marche, en mission. En mission pour la paix ! Jésus va à la rencontre des personnes, des blessé.e.s de la vie, en marchant. Il agissait pour que les personnes retrouvent une paix intérieure et entre eux. Tout comme ses disciples. Nous avons été choqué.e.s par la marche violente du 6 janvier 2021 sur le Capitole américain, contre la démocratie. Être chrétien, c’est marcher aussi bien en soi que sur les routes, pour la paix, pour la réconciliation !

  • Le bouclier de la foi:

A notre bras, nous portons le bouclier de la foi : pour empêcher « les flèches enflammées du mal de nous atteindre ». Le mal, c’est ce qui divise, ce qui rompt la qualité de nos liens. Ce que nous pouvons nommer aussi « le péché ». Porter le bouclier de la foi, c’est ne pas céder à ce qui nous divise avec nous-mêmes ou avec les autres. C’est résister face à l’adversité, refuser de baisser les bras, de céder au désespoir ou à la violence. C’est aimer !

A la rencontre de deux témoins de la foi : Betty Williams et Mairead Corrigan

 

Betty Williams, protestante et Mairead Corrigan, catholique, sont deux activistes pacifistes nord-irlandaises, elles sont lauréates du prix Nobel de la Paix en 1976. C’est la première fois que ce prix est décerné à deux femmes chrétiennes en même temps. En lutte contre la violence et la discorde entre les catholiques et les protestants en Irlande du Nord dans les années 70, elles ont fondé le « Mouvement des femmes pour la paix ».

Va à leur rencontre : (vidéos d’une à deux minutes)

https://www.nobelprize.org/prizes/peace/1976/corrigan/interview/

Prière :

Seigneur,

Secoue nos indifférences,
Rends-nous curieux des choses du ciel,
Mets en nous un grand désir de t’aimer,
De te rejoindre avec tous nos sœurs et nos frères.

Merci pour tes projets de paix,
Merci parce que tu nous ouvres l’avenir,
Parce que tu nous donnes l’espérance.

Etape 4 : Casque et épée ! Fin Prêt.e ! v17

« Faites aussi bon accueil au casque du salut et à l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. »

  • Le casque du salut :

                                              ou…                              

Sur notre tête se tient le casque du salut. J’imagine ce casque comme deux mains pleines de tendresse et de douceur qui bénissent et protègent. Ne sommes-nous pas béni.e.s par Dieu, enveloppé.e.s de sa tendresse, sauvé.e.s par sa grâce seule, son amour seul ? être sauvé.e., c’est reconnaitre avec confiance que la souffrance et la mort n’ont pas le dernier mot. Que la vie, la résurrection a le dernier mot.

  • L’épée de la Parole:

A notre main se trouve l’épée de la Parole. La parole peut transpercer nos personnes, nos cœurs, nos âmes comme une épée. Elle peut être source de transformation, de conversion. De l’apôtre Paul en passant par Martin Luther King, avec son célèbre discours « I have a dream », nous sommes témoins de tant de puissantes transformations par la Parole, par une parole qui n’enferme pas, qui n’oppresse pas, mais qui porte la réconciliation et la Vie.

Dieu nous donne en Jésus-Christ, gratuitement et par pur amour, toutes ces armes. Avec ces armes, nous pouvons prendre soin de ce qui est fragile, vulnérable en nous, autour de nous, dans notre monde. En suivant le Christ, qui n’a eu de cesse de rencontrer, guérir et prendre soin, à notre tour, prenons soin, aidons, réparons.

A la rencontre de jeunes témoins de la foi : Visages pluriels

  • Vidéos sur des jeunes de notre église

http://lelab.church/a-propos/#Qui

https://www.reformes.ch/story/2017/11/la-jeunesse-celebre-le-500e-anniversaire-de-la-reforme-geneve-reformaction-reportage

  • Charlotte Frison, 24 ans

« Accro à la montagne, accro à Dieu. » À 24 ans, Charlotte Frison combine ses deux passions au sein des Randos Frassati. Tous les deux mois, cette assistante commerciale, née à Chambéry et familière de la haute Maurienne où elle passait ses vacances, organise un week-end de rando. Que ce soit sur le thème du bonheur, de l’amour ou sur un passage de la Bible, les jeunes montagnards partagent leurs idées en petits groupes.

Cet engagement est aussi pour elle l’occasion d’une ascension intérieure. Car Charlotte ne connaissait « pas grand-chose à la foi », lorsqu’elle a pris en 2016 les rênes des Randos Frassati, qu’un autre jeune épris de montagne et de spiritualité, Loïc Molina, venait de créer avant d’entrer au séminaire. D’une famille « croyante mais pas pratiquante », Charlotte s’était laissé guider dans la foi par un jeune pilote d’hélicoptère, rencontré lors des JMJ en Cracovie, alors que tous deux préparaient leur confirmation, qu’elle épousera en mai.

  • Matthieu Devillard, président de PhilOrient, 27 ans

Il y a quelques années encore, il ne connaissait rien à l’Orient. C’est uniquement « sensibilisé par l’actualité » – l’exode forcé des chrétiens d’Irak et de Syrie – que Matthieu Devillard a eu envie de s’engager pour eux. Ainsi est né en 2016 « PhilOrient », un réseau qui vise à organiser des rencontres entre jeunes chrétiens orientaux et occidentaux, pour « œuvrer à l’unité des chrétiens, en enracinant chacun dans sa culture, sa terre et sa foi ».

C’est l’année qu’a passée Matthieu à Philanthropos, l’institut de formation à l’anthropologie chrétienne de Fribourg (Suisse), qui lui a inspiré l’idée de PhilOrient. « Philanthropos repose sur trois piliers : le spirituel, le fraternel et le culturel. La situation des chrétiens d’Orient faisait écho à ces trois aspects : leur patrimoine religieux est détruit, ils vivent la guerre, et ils risquent de disparaître au Moyen-Orient », explique-t-il.

Prière :

Seigneur, aide-moi à te faire confiance!
Si aujourd’hui tu me demandes
quelque chose qui me dépasse,
comme un pardon ou un partage nouveau,
inspire-moi!

Donne-moi la force et le courage
de répondre à ton appel,
de le prendre chez moi,
de le laisser germer et croître en moi
jusqu’à ce que je voie naître
quelque chose de nouveau dans ma vie.

Dieu de patience,
délivre-moi de la tentation de me culpabiliser
si je ne réponds pas tout de suite à ta parole.
Aide-moi seulement à prendre chez moi,
dans la profondeur de mon être,
ce que tu me demandes si doucement.

Un jour, j’en suis sûre,
je poserai un geste nouveau,
je dirai une parole neuve!

Crédit : Service catéchèse, formation et animation de l’Eglise Protestante de Genève (EPG)




Petite recension autour de la prière « Notre Père »

Voici une petite recension des activités et animations autour de la prière du « Notre Père ».

Prière réécrite : c’est une bonne piste pour s’approprier et comprendre cette prière…

Cultes

Animations et bricolages – éveil et enfance

Animations et bricolages – adolescents

Livres

 

Crédits : Laurence Gangloff – Point KT




B comme boiteux

B comme boiteux…
Avouez que c’est un drôle de titre pour une séance de caté avec les enfants !  Oui , mais quelle richesse quand on découvre avec les enfants tout  ce qui peut y avoir derrière ce mot !  Un des plus grands patriarches de la Bible, Jacob, qui s’appellera ensuite « Israël » est.. boiteux ! Après une mystérieuse nuit (Genèse 32) où il est  contraint de lutter avec un Autre, se roulant  dans la poussière jusqu’à l’aube, Jacob s’en sortira vainqueur…mais boiteux, histoire de lui rappeler sa finitude, sa fragilité pour qu’il n’oublie pas que tout ce qu’il reçoit vient  de Dieu. Il y a aussi  les boiteux dans les Evangiles :  ils sont nombreux et font partie de ces foules de malades dans les villes et villages où Jésus passe et qui, ayant entendu parler de lui, essayent de l’approcher, espérant une guérison, un  miracle, un signe.

Avec les enfants,  le mot BOITEUX nous a permis d’aborder  le thème de la fragilité, de la maladie, du handicap. Et par conséquent :  ce que signifie le fait d’être abîmé, cassé par la vie, physiquement mais aussi moralement et spirituellement.

Que fait Jésus dans ses rencontres ?  Ni de la magie, ni de la médecine. Artisan de la Parole venue d’en -Haut,  il vient, par ses mots, relever celui qui est effondré. Il vient réparer les êtres abîmés, cassés par la vie. Il vient restaurer chaque humain, lui redonner confiance, lui rendre sa dignité. Tiens, encore des verbes en « re » , comme… REssusciter.

La notion de réparation  a attiré notre attention. Que répare-t-on aujourd’hui ? En dehors de la chirurgie, nous vivons dans un monde où l’on a tendance à jeter ce qui ne « marche » plus. Grâce aux efforts de sensibilisation aux questions d’environnement, la réparation commence à retrouver petit à petit de la valeur. Et voilà une métaphore toute trouvée pour  les enfants avec un atelier créatif  à base de mosaïques.. !

Texte biblique :  Evangile de Jean, chapitre 5, versets 1 à 9.

« Je sens bien que je boite, je me déboite, coite et moite dans ma boite….car je suis enfermée, dans le confinement certes, mais aussi enfermée et écrasée par mes échecs, mes regrets, mes remords, mes manques, mes désespoirs…Alors je me sens seule, sans personne pour me tirer de là. Il y a foule de gens comme moi. Beaucoup se pressaient  samedi, boitant d’un pied, ou de l’autre, ou des deux hélas ! Alors l’Evangile annoncé ce jour a pu parler à leurs oreilles. Il s ‘agissait de la guérison d’un boiteux attendant (depuis 38 ans !) que quelqu’un le jette dans l’eau bouillonnante au bon moment. Il avait de la constance et n’appelait même plus à l’aide….résigné….C’est Jésus qui le remarque, lui demande s’il veut vraiment guérir. En fait Jésus le réveille, le relève en lui disant : « Lève-toi, prends ton lit et marche ». Il s’agit de faire comme lui : avec la foi je me saisis de mon fardeau avec vaillance…. et j’avance ! A chacun son expérience, me dis-je, en admirant les enfants qui courent insouciants dans la prairie. Ils ne boitent pas, eux ! Moi je boitille encore un peu tout de même ! Et vous ? «  Eliane, 85 ans 

DEROULEMENT DE LA SEANCE

Paroisse de Nîmes. Un samedi par mois. (en temps ordinaire : 14h – 17h30 puis culte inter-génération  à 18h)
20 enfants, de 5 à 14 ans, répartis en 3 groupes : Pollen (petits), Nectar (moyens) et Bourdons (ados).

ETAPE 1 : PARCOURS SPORTIF (accroche)

En guise d’accroche, dans le jardin du temple, un exercice physique pour tous, petits et grands : un parcours « multi-handicap » , par équipe de 2 ou 3-4. Alternance  des équipes toutes les 10 mn , au son de la cloche.

Equipes
1) Jeu de l’aveugle (par deux) :  l’un a les yeux bandés et l’autre doit le diriger
2) Brancard :  4 en portent  un 5ème (enfant léger si possible) dans un brancard
3) Estropiés : avancer à deux, attachés par un pied, au moyen d’un foulard
4) La chaise portative : un enfant en porte un autre qui est assis sur une chaise
5) Les pestiférés :  les autres enfants  (avancer à la queue leu-leu, avec des béquilles)

On commence par la compétition (avec le chronomètre).
Puis, dans un 2ème temps, on fait  un jeu coopératif  (tous reliés à une corde) pour faire découvrir la différence.

ETAPE 2 :  RACONTER L’HISTOIRE

Pour les enfants  (groupe Pollen et Nectar)  : raconter  l’histoire  avec quelques éléments très simples.
– La piscine est représentée par un tissu bleu.
– Les malades couchés tout autour de la piscine  sont représentés par des petits morceaux de porcelaine (ou céramique..) cassés. Pour faire intervenir Jésus : une silhouette ou un Playmobil fera l’affaire.

 

ETAPE 3 : TEMPS d’APPROPRIATION

*Echange autour de l’histoire racontée.
Pourquoi Jésus s’adresse à un seul infirme et non pas  à la foule ? Pourquoi ne va t-il pas remuer l’eau lui-même pour permettre un miracle ?  Sa question à l’infirme  n’est -elle pas  un peu provocante ? La réponse de l’infirme : croit-il encore en quelque chose ou quelqu’un ?   Pourquoi Jésus dit à l’infirme guéri se prendre son grabat avec lui ? La solidarité a t-elle joué ici ?  Quelles sont les diverses formes d’exclusion aujourd’hui  qui peuvent laisser les gens tout seuls ? (étranger, handicapé, illettré obésité, etc…) Compétition ou collaboration ?
*Pour les ados : Utiliser le photos-langage,  ils choisissent une photo et la commentent.

ETAPE 4 :  PAUSE GOUTER

ETAPE  5 :  ATELIER CREATiF

Enfants : Fabrication d’un dessous de plat en mosaïque à partir de morceaux de céramique cassés. Une iIlustration qu’il est possible de faire du beau à partir d’une histoire abîmée, de transformer ce qui est cassé en autre chose. La goutte transparente  verte  pourrait  « représenter » Jésus..

Un  tuto : https://www.youtube.com/watch?v=wbOmnLYKnug

Ados :  écriture d’une prière, et s’il y a le temps : préparation d’un  power point à l’ordi  pour illustrer le récit biblique à partir d’images.

ETAPE 6  : CULTE CATé

Finalement, ne sommes-nous pas  tous  boiteux ? Car pour marcher, il faut lever un pied. Etre en équilibre nous immobilise, et boiter nous fait avancer !

Le récit nous ouvre des tas de fenêtres pour nous interroger :
-Et si, dans une société où il faut toujours être le premier, on apprenait  la lenteur ? Et si on ralentissait ?
-La compétition empêche la solidarité ( l’infirme est trop lent et n’arrivera jamais le premier dans l’eau…)
–Refus de la résignation : Jésus rend l’infirme acteur  (« lève-toi)…
–Prends ton brancard » : rappelle-toi d’où tu viens,  n’oublie pas ta  fragilité…

Lire la prédication : https://nimes-eglise-protestante-unie.fr/au-bord-de-la-piscine-et-de-la-vie/

 

Crédits : Titia Es-Sbanti -Janvier 2021, Equipe des catéchètes de Nîmes (EPUdF) – Point KT




Carnet de voyage

Et si je te racontais une fois ma foi ?

Et si je prenais le temps ?…

Aujourd’hui, on vous invite au voyage…

Où donc, nous direz-vous ?

… A la relecture de votre foi… de ces moments importants dans votre vie où vous avez senti une Présence… à la (re)découvertes de ces activités qui vous ressourcent et vous mettent en joie… et aussi, cela n’est pas des moindres ! – au partage avec celles.ceux que vous aimez, vos petits-enfants, enfants, neveux.nièces, filleul.e.s, …

Car oui, l’invitation au voyage est également pour eux.elles, pour s’enrichir mutuellement de ce joli parcours partagé, pour avancer un bout main dans la main… se raconter, vivre, célébrer !

Car finalement, ne dit-on pas : “L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage …” ?                    Robert Louis Stevenson

Cette initiative vous propose chaque mois jusqu’à l’été deux pages contenant pistes, suggestions, questions et activités que vous pourrez vous approprier de façon libre et créative !

Chaque partie est d’abord un moment pour soi, puis invite au dialogue.

Une courte bibliographie pourra vous intéresser.

Etape 1 ici ! Bon démarrage à vous !

Crédit : Centre Œcuménique de catéchèse à Genève, www.coec.ch