Permis de réseaux !

Susciter les échanges : les réseaux sociaux comme outils de communication dans l’église locale !

Durant la période de pandémie, un enjeu de la communauté locale de Boussu-Bois (EPUB Hainaut Occidental) était de garder le contact avec les différentes générations qui composent la communauté, autour de deux axes ayant du sens dans ce cas précis.

Les deux axes choisis sont l’axe biblique et l’axe culturel.  En utilisant les plateformes d’échanges bien connues (audio, vidéo, photo, texto), avec les précautions d’usage dans un groupe contrôlé sous la responsabilité d’un modérateur, les participants sont invités à poster des morceaux de musique, des improvisations instrumentales, des présentations personnalisées. De courts exposés thématiques bibliques sont mis en ligne en alternance avec ces propositions créatives. Ensuite, après que les deux axes aient été introduits de manière naturelle et équilibrée dans le groupe, en aidant celui-ci à se construire autour des propositions de chacun, chaque jeune (du caté) est invité à nominer un adulte du groupe sur le réseau social afin que cet adulte poste un passage biblique de son choix : tous les membres du groupe peuvent commenter ce post et découvrir les commentaires des autres participants.
Ainsi, dans une alternance entre mise en ligne d’éléments personnalisés, de matériel biblique et de prises de paroles, la communauté garde et construit des liens, peut-être même plus forts et plus solidaires qu’à l’ordinaire.
Nous partageons cette idée, si elle peut vous être utile, même en dehors des temps d’épidémie. Choisissez vos propres axes de communication (2), en fonction des participants; l’axe de l’église peut être biblique mais aussi musical (avec des chants de louange par exemple) ou de prières,… à vos idées !

Crédits : Lucien-Philippe Barhebwa, EPUB pour Point KT




Prendre soin de la création

Cultiver et garder… Prendre soin de la création… voici quelques activités à faire ces prochains temps :

Pour tous les âges, quelques vidéos :

 

Tiré du calendrier spirituel https://calspi.wordpress.com/ de l’EERV, publié par Laurence Bohnenblust-Pidoux.

Crédit : Nicole Rochat

 




Raconte-moi une histoire!

J’aime raconter les histoires : je racontais naturellement aux enfants de l’école biblique ou lors de cultes pour tout-petits ou lors des cultes de famille ou même lors de prédications narratives. Mais pas au catéchisme. Je n’y avais jamais réfléchi, jusqu’à ce que mon fils aîné commence le catéchisme et m’interroge. Pourquoi ? Parce que les différents matériels catéchétiques en ma possession ne le proposent pas, parce que je voulais encourager mes catéchumènes à lire leur bible et découvrir les textes par eux-mêmes et non par le prisme de mon récit.

Mais en y réfléchissant, est-ce qu’entendre une histoire ne peut pas donner envie de la lire ? Est-ce que les histoires bibliques n’ont pas été faites avant tout pour être racontées ? Est-ce que la liberté de raconter que je prenais en tant que prédicatrice n’était pas aussi envisageable au catéchisme ? Est-ce que je ne me leurrais pas en espérant que mes catéchumènes auraient une lecture personnelle des textes bibliques alors que leur niveau de lecture et/ou de compréhension (surtout du symbolique) est souvent problématique ?
Alors, j’ai voulu essayer avec un thème qui d’habitude ne passionne pas mes catéchumènes : la prière. Et non seulement, ils ont écouté l’histoire (vraiment écouté !), mais ils se sont impliqués beaucoup plus dans les échanges et discussions qui ont suivis. Petit retour d’expérience…

Démarche :

– La parabole du pharisien et du publicain racontée sous forme de kamishibaï
Textes (d’après Luc, 18/9-14) :
1. Certains croyaient être justes et ils méprisaient les autres. Pour eux, Jésus raconte cette histoire.
2. Deux hommes vont au Temple de Jérusalem pour prier. L’un est pharisien : il respecte toutes les lois et tous les commandements contenus dans la loi de Moïse et dans la tradition du peuple de Jésus. L’autre travaille pour les Romains : il collecte l’argent des impôts et des taxes.
3. Le pharisien se met devant. L’employé des impôts, lui, reste derrière.
4. Le pharisien s’adresse à Dieu et dit : « Je te remercie Seigneur, parce que je ne suis pas comme les autres. Les autres sont voleurs, injustes ou bien ils ne sont pas fidèles à leur femme…
5. Moi, je ne suis pas comme cet employé des impôts. Je jeûne deux fois par semaine et je te donne le 10ème de tout ce que je gagne. »
6. L’employé des impôts, lui n’ose même pas lever les yeux vers le ciel. Il se frappe la poitrine pour demander pardon à Dieu et il dit : « Seigneur, prends pitié de moi, pardonne-moi de ne pas vivre selon ta volonté. »
7. Jésus dit pour conclure :
« Je vous le dis, l’employé des impôts rentre chez lui et Dieu le regarde avec bienveillance. Mais ce n’est pas le cas du Pharisien. »
Images 1, et 3 à 7 basées sur : http://www.freebibleimages.org/illustrations/pharisee-tax-collector/
Image 2 : Dessin du temple de Jérusalem

– A partir de cette histoire : Qu’est-ce que la prière ? Travail d’abord en binôme, puis en grand groupe, sur le document suivant : Prierdoc.

– Après discussion en grand groupe, rédaction de la conclusion : Prier, c’est s’adresser à Dieu, mais en fait, prier c’est un peu dialoguer car celui qui prie s’adresse à Dieu, se présente devant Dieu dans la réalité de sa vie, et il peut le faire parce qu’il sait que Dieu l’aime, l’écoute et lui répond.

– Qu’est-ce qu’on dit dans la prière ? Discussion en grand groupe sous forme de « brain storming » : on note sur un tableau tout ce qu’on peut dire dans la prière : dire merci, demander pour soi, pour les autres, demander pardon, pleurer… L’objectif est que les catéchumènes se rendent compte de la liberté offerte dans la prière. Prier ce n’est pas seulement réciter une prière apprise par cœur, ce n’est pas non plus dire ce qu’on croit que Dieu veut nous entendre dire, c’est être vrai devant lui.

– Mettre en lien ce que les catéchumènes proposent comme contenu de prière avec les noms traditionnels des prières : la louange (c’est la prière où nous admirons Dieu pour ce qu’il est et pour ce qu’il a fait) ; l’action de grâce (c’est la prière où nous remercions Dieu) ; la confession du péché (c’est la prière où nous lui confions tout ce qui pèse sur notre conscience et lui demandons pardon) ; la confession de foi (c’est l’expression de notre confiance) ; l’intercession (c’est la prière où nous demandons quelque chose à Dieu les uns pour les autres) ; le Notre Père : la prière que Jésus-Christ a enseignée à ses disciples.

Dans la prière, on peut aussi dire à Dieu notre colère, notre tristesse, notre angoisse, nos désirs, nos espoirs… Dieu peut recevoir et comprendre toute chose.

– Et après ? On peut poursuivre sur la question de l’exaucement (voir par exemple le témoignage de Martin Luther King dans Les cahiers du caté, tome 2, p. 14 d’Antoine Nouis)




Une collection de « personnages » pour raconter la Bible avec votre enfant.

Idée simple : Commencer et agrandir une collection de « personnages » pour raconter la Bible avec votre enfant.

Plusieurs techniques utilisées en catéchèse à l’école biblique ont pour but de « rentabiliser » (Quel vilain mot !) le travail du moniteur. Réutiliser un même matériel de base pour plusieurs récits bibliques offre un avantage en temps et en moyens.
Aujourd’hui, dessinons les bases de personnages interchangeables, qui s’adapteront à plusieurs histoires bibliques. À préparer par l’adulte ou à préparer en famille, en associant les enfants selon leurs capacités. Le but n’est pas esthétique. Le but est d’enrichir une collection de différents visages, corps, accessoires, animaux etc. dans laquelle l’enfant va puiser selon les besoins des récits.

Matériel nécessaire : papier blanc ou de couleurs, crayons à dessin, ciseaux (à bouts ronds ?), marqueurs ou  crayons noirs et/ou de couleurs. Éventuellement une nappe ou un papier de couleur unie.

Découper : votre enfant est-il déjà capable de découper ? Si pas, préparez les formes à l’avance pour éviter qu’il ne doive attendre de longues minutes désespérantes ! Pour les visages, découpez des cercles. Pour les torses, découpez des carrés et des triangles. Pour les jambes, découpez des rectangles. Que les formes soient en proportion ou pas, ce n’est pas trop grave ! Si vous avez du papier épais, c’est bien. Si vous n’en avez pas, c’est bien aussi ! Pour les bras (et pour les jambes ?), découper des languettes ou utilisez du bois d’allumettes ou encore des petits brins de laine.

Dessiner : Dessinez différentes expressions de visages (vous en trouvez sur le net) :
Visage serein : bouche légèrement souriante, la prunelle (centre de l’œil) bien au milieu du dessin de l’œil, sourcils horizontaux, nez un peu rond, cheveux bouclés ;
Visage souriant : bouche bien riante, yeux grands ouverts avec prunelle au centre, nez tout rond, sourcils légèrement  / et \ ;
Visage fâché : la prunelle (centre de l’œil) bien au milieu du dessin de l’œil, les sourcils froncés en V, la bouche vers le bas ou ouverte sur les dents serrées, nez pointu, cheveux en porc-épic  ;
Visage criant : bouche en ovale noir, yeux grands ouverts avec prunelle au centre, sourcils / et \ ;

Conservez vos dessins : au fur et à mesure de vos choix de récits, votre collection de visages expressifs va s’agrandir, faites plusieurs dessins de la même expression pour pouvoir augmenter le nombre des personnages.

Les pièces de papier sont simplement déposées, les personnages sont « construits » pendant le récit, pendant la lecture. Celle-ci peut être interrompue pour dialoguer : À ton avis, que pense ce personnage ? Que fait ce personnage ? Où va ce personnage ? Qui est avec ce personnage ?…
Les enfants peuvent les modifier, les construire, les déconstruire.
Si vous le souhaitez, disposez un tissu uni pour que les enfants y placent leurs pièces/personnages.
Associez les grands enfants pour faire des photos des différentes scènes avec un smartphone.
Veillez à ce que votre collection de départ soit assez riche en formes diverses, selon le récit choisi. Jésus et les disciples, cela fait déjà 13 personnages ! Il n’est pas indispensable de choisir un « Jésus » qui doive rester « Jésus » pour toutes les histoires, laissez les enfants utiliser les différentes pièces de papier librement.

Inviter les enfants à déposer les parties des personnages :
Le torse : pour un personnage statique, proposez un carré sous le cercle du visage. Pour un personnage en mouvement, proposez un triangle. N’hésitez pas à incliner les formes, voir à les plier si nécessaire.
La tête : Quel est le sentiment qui habite le personnage ? Ce sentiment peut changer au cours de l’histoire, et donc le personnage changera de tête !
Les jambes : pour faire simple, utilisez des rectangles. Personnage statique, le rectangle sera de la même largeur que le torse ; personnage en mouvement, découpez deux rectangles plus fins qui illustreront les jambes. Si le personnage est assis, le papier peut être tout simplement plié.
Les bras (et les jambes ?) : soit en papier, soit en bois d’allumettes plutôt raide, soit en brins de laine.

D’abord, choisir une première histoire. Choisissez une histoire que vous aimez, relisez le texte biblique (dans votre bible d’adulte et dans une bible d’enfant). Allez-vous lire le récit ou le raconter sans le lire ? À vous de voir, cependant, restez fidèle au texte : n’ajoutez pas des anges s’il n’y en a pas ! Un récit avec plusieurs personnages, des animaux, un bateau, une ville, ou un arbre ouvre plus de possibilités de supports visuels, mais exige une collection de formes déjà bien élaborée.

Vous pouvez prévoir des formes qui vous représentent, vous-mêmes, votre enfant, les membres de votre famille (Visages avec des photos imprimées du smartphone ?)… À la fin du récit biblique, vous pouvez, si vous le souhaitez, actualiser la scène avec ces personnages familiaux, en dialoguant toujours avec l’enfant.

Selon l’âge des enfants et leur enthousiasme à collaborer, votre activité sera très courte ou un peu plus longue. Le but n’est pas de vous obliger à élaborer une séance de catéchèse parfaite, le but est de favoriser un moment d’échange en famille et avec Dieu, dans la joie de l’Évangile.

Un exemple facile ici Jean 1.41-43.

Crédits : Marie-Pierre Tonnon EPUB




Le sommeil du juste – Psaume 4

Psaume 4, 9 : Le sommeil du juste !

En paix, je me couche en même temps que je m’endors !

Car toi (seul), le seul Yhwh, tu me fais -demeurer(habiter) en confiance (sécurité)

Cette traduction, plus littérale, essaye de rendre compte d’un verset qui, mine de rien, n’incite guère au sommeil, mais bien plus à l’insomnie, tellement chacun de ses termes est lourd de sens… Invitation à une petite immersion dans ce texte riche avant de s’écrouler de fatigue :

Les Psaumes

Dans sa forme finale, ce que l’on nomme le Psautier, est d’un point de vue littéraire une anthologie de divers textes. Les éditeurs ont recherché des œuvres variées qu’ils ont regroupées selon un classement bien précis et théologique. Le recueil est, par exemple, divisé en cinq collections débutant par un prologue (Psaume 1) et ouvrant sur un épilogue (Psaume 150). Les 5 collections 1. Psaumes 2 à 41 ; 2. Psaumes 42 à 72 ; 3. Psaumes 73 à 89 ; 4. Psaumes 90 à 106 ; 5. Psaumes 107 à 149. Notre extrait est la conclusion du Psaume 4, qui se situe dans la première collection. Par la symbolique du cinq, les compilateurs des Psaumes signifient que le Psautier est un enseignement primordial dans le domaine liturgique. Mais revenons à nos moutons que nous allons compter, cherchant vainement le sommeil, une fois l’ensemble du Psaume 4 parcouru…

Psaume 4

Le psaume fait partie de la collection des Psaumes dits de « confiance » où un croyant harcelé par son entourage, se sait exaucé par Dieu en milieu hostile. Il vaut la peine de parcourir tout le chemin pour vraiment comprendre sa conclusion au verset 9.

  • v.1 : Indications de la provenance, du genre musical et de la dédicace…
  • v. 2 : Invocation à Dieu du plaignant comptant sur la justice divine !
  • v. 3 : Reproches à ceux qui le calomnient par des paroles mensongères et creuses -Pause-
  • v. 4 : Le Seigneur entend la plainte du fidèle
  • v. 5 : Ceux qui parlent trop, mettez-la en veilleuse car la nuit porte conseil une fois que vous aurez ruminé tout cela en vos cœurs… -Pause-
  • vv. 6-7 (eux) : Les actes de justice contribuent au bonheur des individus…
  • v. 8 (moi) Le bonheur est dans mon cœur et non dans les temps de prospérité !
  • v. 9 Une fois cela intégré, je dors du « sommeil du juste » !

L’on constate que jusqu’au verset 5, celui qui parle, crie, supplie, invoque… dénonce une situation de stress où des gens mal intentionnés lui mettent la pression ! Ce n’est qu’une fois qu’il les réduit au silence – en tous cas il en a fermement l’intention-, qu’il leur indique une voie à suivre et qu’il sombre dans un sommeil profond et non plus peuplé de cauchemars.

Psaume 4, 9 ou comment passer de l’insomnie au sommeil réparateur ?

Comment cet individu peut-il passer du stade du harcèlement et de la médisance à un abandon à la confiance divine ? Comment peut-il se calmer intérieurement en un temps record, alors que je mets un temps fou à réduire cette nervosité qui ne me quitte pas ? Cette conclusion, en guise de happy end, contient différents thèmes, regroupés de manière condensée ici :

  • Le shalom (la paix) qui n’est pas simplement un état de non-guerre, mais bien cette condition ultime où plus rien ne saurait m’atteindre…
  • Le processus de se coucher implique une attitude physique, mais également une symbolique forte. Se coucher à terre évoque l’idée d’être renversé de son trône, de la position d’être humain debout et digne… L’acte dernier étant la mort à travers la fameuse expression du Livre des Rois : « Il se coucha avec ses pères…»
  • L’endormissement est vu comme un processus dangereux qui place l’humain en situation de grande vulnérabilité. Selon l’Ancien Testament c’est l’apanage du paresseux et de l’indolent, sans cesse fatigué et très mal vu par la littérature de sagesse…
  • S’asseoir, s’installer, se laisser mettre en place, habiter, demeurer sont inhérents à la sédentarisation de l’individu. C’est tout de même vu comme un grand luxe à cette époque ou le commun des mortels passe le plus clair de son temps dans des activités agricoles ou en chemin, à gagner sa « croûte ». La sédentarisation reste une affaire de « riches » … C’est lorsque l’on a le temps de se poser de tout son long que la machine à « ressasser » démarre…
  • Pour avoir accès à cette sédentarisation, il faut un climat de confiance et se sentir en sécurité… Du style : « Prière de ne pas déranger… »

La qualité de la literie à l’époque

L’humain ordinaire, en ces temps bibliques, dormait quotidiennement à même le sol sans véritable confort. Quelquefois on pouvait utiliser une simple natte, que l’on roulait en journée ou emportait en voyage, comme « tapis de sol » contre l’humidité. Il n’y avait pas vraiment de pièce réservée au couchage et la famille au sens large dormait ensemble. Les « riches » avaient néanmoins des lieux « privés et climatisés » -chambres hautes- avec de véritables cadres de lits, assortis de matelas fins et d’une literie raffinée. L’humble devait se contenter d’une couverture ou de son long manteau dont il pouvait se recouvrir… A part le mobilier de luxe qui possédait une sorte de porte-nuque, il n’y avait pas non plus d’oreiller pour poser sa tête… En général, le repos est considéré comme quelque chose de mérité après une rude journée de labeur, mais il met aussi l’individu en position de fragilité… En effet, la nuit est le royaume des démons où rodent tous les dangers. Pour cette raison, Dieu ne dort jamais… Il est sans-cesse sur le qui-vive ! Etant donné la mortalité très importante, sombrer dans le sommeil pouvait aussi impliquer ne plus se réveiller le lendemain ! Il semblerait que les gens de l’époque avaient plutôt le sommeil léger et qu’ils se méfiaient de cette tentation de sombrer dans les bras de « Morphée ». D’ailleurs ceux qui y ont cédé, sont plutôt raillés dans les textes ou ont pâti de certaines conséquences désagréables (jugement peut-être un peu trop subjectif) :

  • Dieu envoie Adam faire la sieste et il en ressort sans côte, mais avec une partenaire…
  • Elie ridicule Baal parce qu’il dort et qu’il a du mal à se réveiller…
  • Samson s’endort sur les genoux de Dalila et se retrouve « chauve » …
  • Jonas dort à fond de cale pendant que le tempête menace…
  • A plusieurs reprises dans le nouveau Testament, ceux qui veillent sont valorisés au détriment de ceux qui s’endorment…

Et nous, ça nous parle ?

Un rap des années 80 qui décrit bien nos situations

Ce précurseur dans le domaine peut être un point de départ pour amorcer les discussions avec des adultes ou des enfants :

Cinq heures du mat’ j’ai des frissons/Je claque des dents et je monte le son
Seul sur le lit dans mes draps bleus froissés/C’est l’insomnie, sommeil cassé
Je perds la tête et mes cigarettes/Sont toutes fumées dans le cendrier
C’est plein d’Kleenex et d’bouteilles vides

J’suis tout seul, tout seul, tout seul…

 (Chagrin d’amour : « Chacun fait c’qui lui plait… »)

Questions à débattre avec les jeunes

  • Pour beaucoup d’entre nous c’est l’insomnie, sommeil cassé… Le stress, les soucis, les rumeurs, les critiques, la pression des résultats, la responsabilité croissante, la peur d’un avenir incertain ; voilà déjà de quoi alimenter le débat…
  • Mais aussi tous ces simulateurs qui, sans cesse, nous maintiennent en éveil : les ordinateurs, les smart phones, les téléviseurs, les SMS et autres notifications sonores à toutes heures de la nuit… N’est-ce pas une forme de harcèlement à laquelle nous nous soumettons de bon gré et comment la surmonter ?
  • Tous ces stimuli ressemblent à un train de jour et de nuit qui ne cesserait de rouler, à fond, vers nulle part sans arrêt ni but… Le tout serait de nous maintenir éveillé pour ne plus être en état de penser ?
  • Si les adultes ont le sommeil agité, beaucoup d’enfants également. Cette idée, des démons de la nuit, se retrouve dans leurs cauchemars et peurs…
  • Le doudou n’est-il pas cet « objet » de confiance que l’on traîne avec soi dans des endroits inconnus ?
  • Et si foncer, éveillé et toujours sollicité, était une manière d’oublier Dieu, d’oublier de trembler, de peser les choses, d’avoir peur, trembler de vigilance face à moi-même et me retrouver seul avec mon « cœur » ?
  • Qu’est-ce qui perturbe ma vie et m’interdit le repos ? La routine, la vitesse, le désir, la norme, l’opinion des autres, la barre que je me place trop haute ?

Et si cette confiance (sécurité) offerte en Dieu, rendait l’humain qui tremble et fuit en avant, soudain capable de vivre sa propre solitude et ses limites en les déposant dans son cœur et justifié devant Dieu ?    En paix, je me couche en même temps que je m’endors ! Car toi (seul), le seul Yhwh, tu me fais -demeurer(habiter) en confiance (sécurité) !

Crédit Frédéric Gangloff – Point KT




Les béatitudes : Méditations à usage catéchétique

Parcours en 8 étapes

Tu as le souhait de faire découvrir à tes catéchumènes « les Béatitudes », comme un texte facile d’accès et porteur de sens, dans notre contexte actuel de crise, avec cette pandémie ?

Tu as envie de leur permettre d’expérimenter un approfondissement spirituel autour de la prière, en lien avec la pratique de la fraternité des Veilleurs ?

  1. Voici un parcours sur 8 jours ou 8 étapes à ta convenance, qui se base sur une béatitude par jour.

Chaque étape contient :

  • Une courte explication de la béatitude, incluant une actualisation dans notre contexte actuel.
  • La possibilité de vivre, pour chaque jeune, un temps de prière personnel chez soi à la pause de midi, en communion avec les membres de la fraternité des Veilleurs. Puisque chaque midi, les membres de la fraternité prient de là où ils sont, en récitant les Béatitudes et en priant pour un sujet d’intercession. Des centaines de veilleurs de part le monde le font à la même heure.

2. En créant un groupe whats’ app avec tes catéchumènes par exemple, tu peux envoyer chaque jour l’explication de la béatitude avec la proposition du temps de prière. Ou par mail ou autre…

Si la fraternité des Veilleurs t’intéresse, ou pour transmettre le lien à tes jeunes :
https://sites.google.com/site/fratspirituelledesveilleurs/la-fraternite-des-abeilleres

3. En introduction à ces 8 étapes :

  • Transmettre l’explication de cette démarche, à ta façon, à partir des éléments que je viens de te donner.
  • Transmettre aussi le texte des Béatitudes dans l’évangile selon Matthieu 5, 1-11 :

1 A la vue des foules, Jésus monta dans la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 2 Et, prenant la parole, il les enseignait :

3 « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux.
4 Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
5 Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
7 Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
8 Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
9 Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux.

4. Transmettre enfin les consignes pour la prière du temps de midi :

« Mets-toi dans un lieu calme et en silence. Respire profondément trois fois, puis récite/ lis les « Béatitudes ». Puis pense/prie pour les malades, et le personnel soignant pour leur transmettre plein de positif. Prêt.e pour ce défi ? »

5. Tu peux aussi adjoindre une photo sympa pour chaque béatitude.

A titre d’exemple, tu as une proposition pour chaque étape.

Parcours sur les béatitudes avec photo