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  Nous vous proposons ici une idée pour plusieurs célébrations, entre la semaine sainte et la fin de l’année scolaire, avec en fil rouge un « arbre à prières ».

 

  • Matériel  nécessaire, au fur et à mesure du déroulement du calendrier :
    Une grande croix en bois
    Un arbre vivant assez grand aussi (ficus, par exemple)
    Des feuilles d’arbre en papier, des fleurs en papier, des fruits en papier… Cela peut être préparé lors d’une séance précédente, à l’école du dimanche.
    Des attaches (style crochets pour boules de Noël ou petits fils de fer)
    Des stylos bille
    Des jeunes pousses d’arbres (noisetier, ou autre…)dans des pots de terre
    Des ‘fleurs communautaires’ en papier sur des piques à brochettes (chorale, diaconie, edd, kt, consistoire*, …)

Notre série de cultes a commencé le Vendredi Saint, par un culte liturgique où une grande croix de bois, nue, était placée en évidence. Nous nous sommes permis les accessoires suivants : une couronne tressée de fils barbelés et une couverture rouge déposés au pied de la croix.

Le dimanche, voici Pâques ! Devant la croix du vendredi, un arbre (un grand ficus, en l’occurrence) a poussé ! A la place de la couverture rouge du vendredi se trouve un drap blanc, plié. La couronne en fil de fer peut être laissée ou enlevée, et remplacée par des pots de parfum, à vous de voir comment vous développez votre thématique pascale.
Sur certaines chaises, dans le temple, nous avons par avance déposé des découpes de papier en forme de feuilles d’arbre, en différents tons de vert, et sur d’autres, des découpes en forme de fleurs, de toutes les couleurs.
Après une brève introduction : «La croix du vendredi Saint était un symbole de mort, de deuil, de souffrance et de tristesse. Mais ce matin, le tombeau est vide ! Christ est ressuscité, c’est la victoire de la Vie sur la mort, comme annoncé dans les Ecritures ! Notre ‘bois de mort’ devient un arbre de vie… Louons Dieu pour ce matin de Pâques ! »

Chacun est invité à écrire une courte louange, une prière d’action de grâce sur sa feuille verte, et à venir l’accrocher à l’arbre, devant la croix… Les petits crochets sont distribués par une personne.

Au moment de l’annonce de la Grâce, ceux qui ont des fleurs en papier sur leur chaise sont invités à écrire une prière d’humiliation ou de remerciement pour le Seigneur. Et à venir l’accrocher à l’arbre à prière, pendant un chant, par exemple.

Des feuilles et des fleurs excédentaires sont laissées à disposition de tous (sur une table, au fond du temple) jusqu’à la fin de juin.

Quelques semaines plus tard, lors du culte de Pentecôte, des jeunes reçoivent le baptême ou proclament la confirmation de leur foi. Lors de ce culte, ces jeunes sont invités à écrire leur confession de foi sur des papiers en forme de fruits ! Qui sont eux aussi accrochés dans l’arbre à prière, resté exposé toutes ces semaines passant.
Des fruits de papier sont aussi laissés à disposition de tous jusqu’à la fin de juin.

Enfin, lors du culte de fin d’année, à la fin du mois de juin, nous avons disposé sous l’arbre, toujours bien placé, des pots de terre contenant de jeunes poussent (des noisetiers !) et des ‘fleurs communautaires ‘, fleurs en papier attachées sur des piques à brochettes, sur lesquelles nous avons écrit toutes les activités d’églises écloses grâce au bois de la croix, mais aussi grâce aux prières de louange, de remerciement, d’humiliation, aux confessions de foi : le consistoire*, la diaconie, l’école du dimanche, le caté, la garderie, la chorale, le conseil d’administration, etc. Le pasteur a prêché sur ce thème de l’engagement dans l’Église, qui vient comme signe visible des fruits de la Grâce.

Encore une idée: l’arbre à prière pourrait commencer avec le bois des rameaux du dimanche avant Pâques, où de fines branches pourraient être garnies pour accueillir le roi ! Et le Jeudi Saint, du petit bois de ce même arbre pourrait avoir été utilisé pour le feu qui a cuit les galettes de pain sans levain… Voilà des pistes que nous n’avions pas exploitées, mais qui pourraient l’être.

Pour terminer, il nous faut encore essayer de vous décrire l’effet, dimanche après dimanche, de l’évolution de cet arbre. Des visiteurs, venus intéressés surtout par l’architecture du bâtiment (dans le cadre des journées du patrimoine…), ont laissé de nombreuses prières et intercessions accrochées à l’arbre. Des jeunes mariés, ainsi que leurs invités ont encore ajouté spontanément feuilles, fleurs et fruits. Personne n’est allé lire par curiosité les mots des autres, mais tout le monde s’est réjoui, semaine après semaine, de voir l’arbre se couvrir des prières de tous.
A chaque occasion, il a été rappelé que notre ‘arbre à prière’ n’était qu’un signe, un outil didactique, un support, et que toutes les prières et confessions de foi adressées à Dieu dans nos cœurs ne manquaient pas de porter des fruits…

A vous maintenant de vous approprier l’idée, si elle vous semble porteuse de semences pour votre communauté, et de voir dans quelle mesure vous intégrez de façon plus ou moins marquée un travail avec les enfants (explication de différents types de prières, préparation des découpes de papier, écriture de prières…) et les jeunes (écriture de prières, recherche des différents aspects communautaires qui s’enracinent dans l’Eglise pour les ‘fleurs communautaires ‘, confession de foi…) dans ce projet.

* en Belgique, équivalent du conseil presbytéral. Nos districts sont équivalents aux consistoires français.

Crédits: Marie-Pierre et Vincent Tonnon, Guillemette Courdesse

 

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