L’âne rêveur

https://www.youtube.com/watch?v=eqlb2NRUDI4

Raconter l’histoire de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem autrement, avec une petite narration originale  illustrée par des dessins d’enfants. Une invitation à la poésie et aux rêves ! « L’âne rêveur », une création Église Junior.

Crédit : Severin Schneider (UEPAL), Point KT




Crèche vivante

Petite narration à quatre voix donnant vie aux différents personnages de la crèche. Pour un meilleur effet, n’hésitez pas à décorer votre pièce à l’ambiance de Noël, éteindre les lumières pour vous éclairer aux bougies et faire passer une musique douce tout au long de la narration.

Matériel : crèche avec ses différents personnages, étoile (lumineuse si possible).

 

 

 

(Installer la crèche avec à l’intérieur Joseph et Marie)

Narrateur : Nous voici réunis autour de la crèche. Tous les ans, en cette même période, elle décore églises et maisons. Et tous les ans, elle abrite les mêmes personnages. La crèche, c’est d’abord un abri, une petite étable : de la paille, de la poussière et parfois même des animaux. Malgré les apparences, nous sommes ici loin – très loin – du confort de nos maisons. Et pourtant, un jeune couple est installé dans cet abri de fortune. L’homme, c’est Joseph. La femme, Marie. On ne le voit pas toujours très bien, mais Marie est enceinte. Elle attend un heureux événement dans un lieu d’une atmosphère froide et sale.

Tous les ans, la crèche nous raconte une histoire. On dit même que si on écoute assez attentivement, il est possible d’entendre les différents personnages raconter leur histoire. Qu’en pensez-vous ? Et si on essayait ?

Marie : Regarde Joseph, là-bas, de la paille. On pourrait la ramasser et remplir cette mangeoire pour animaux. Ça ferait un joli berceau pour le bébé.

Joseph : Le bébé ! Tu ne penses quand même pas accoucher ce soir, Marie ? Ce n’est pas un endroit pour un nouveau-né.

Marie : Parce que tu crois que je peux me retenir peut-être. Et tu sais, je crois que j’aime bien cet endroit : rustique, sobre, simple.

Joseph : Je suis admiratif, Marie. On dirait que rien ne peut enlever ta joie, ni le long et fatiguant voyage jusque dans ce petit village de Bethléem, ni l’accueil affreux des gens d’ici.

Marie : Tu sais Joseph, ma joie, elle est dans cet enfant qui va naître. Il est promis à de grandes choses.

Joseph : Je sais, je sais, Marie. Je pense qu’il est temps pour toi de te reposer un peu. J’ai l’impression que la nuit va être longue.

Narrateur : Le calme s’installe alors doucement dans la crèche. Pour un temps, les personnages restent fixes, attendant patiemment la Noël. Cette nuit-là, celle du 24 décembre, l’atmosphère change et de nouveaux personnages font leur apparition. Une lumière inonde la crèche, comme si l’univers braquait un projecteur sur la scène qui allait se jouer ici, comme si une nouvelle étoile venait de naître… Faisons silence, tendons l’oreille et voyons ce qui se passe.

(allumer étoile, installer Jésus, les berges et les moutons)

Joseph : Messieurs les bergers, vous dites que vous avez vu des anges ?

Bergers : Des milliers d’anges. Des millions même, dansant, chantant, annonçant que le Fils de Dieu était né, cette nuit, dans une étable à Bethléem.

Joseph : (crie) Tu as entendu ça Marie.

Marie : Oui Joseph. Mais pas si fort. Tu vas réveiller le bébé.

Bergers : Excusez ma curiosité madame. Comment s’appelle-t-il, ce nouveau-né ?

Marie : Jésus.

Bergers : Jésus. Très joli.

Marie : Le plus beau des noms pour le plus beau des cadeaux de Dieu à l’humanité.

Narrateur : Tout redevient silencieux. La scène se fige. D’autres personnages rejoignent parfois encore la crèche – venus de fort loin, des cadeaux plein les mains – finissant de compléter le tableau. Le temps passe et la crèche disparaît et tous ses personnages reprennent leur place dans un carton, à la cave ou au grenier, attendant patiemment l’année suivante pour vivre et raconter la merveilleuse histoire de Noël : la naissance de Jésus, le cadeau de Dieu pour toi.

Crédit : Severin Schneider (UEPAL) – Point KT – photo Dan Kiefer Unsplash