Jeu de piste en lien avec la confirmation

Voici 11 épreuves proposées pour un jeu de piste ayant comme thème la confirmation. Télécharger et imprimer la liste des épreuves ici Jeu de piste – questions à découper. 

Il  peut être utile de plastifier les questions si la météo est pluvieuse. Prévoir un parcours en forêt et décider d’un code pour signaler qu’une épreuve est cachée dans  un espace de deux mètres. Le code peut être une ficelle, une flèche ou un morceau de tissus. Il faudra bien chercher et bien cacher… mais en respectant la règle d’or :  » Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse « .  Former des équipes et différer les départs de chacune. Merci à la pasteure Ulrike Richard-Molard (UEPAL) pour sa belle proposition !

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 1

Dans confirmation, tu entends confirmer . Mais bon sang, qui confirme quoi en fait ?!

*Groupe 1 : Dieu confirme qu’il te bénit ?

*Groupe 2 : Tu confirmes que tu choisis Jésus ?

Séparez-vous en deux groupes. Trouvez les meilleurs arguments. (5 minutes maxi) Ensuite placez-vous face à lui/elle et essayez de convaincre votre accompagnateur/trice ! Les plus convaincants emportent le point !

Jeu de piste  « La confirmation »  Épreuve N° 2

Lors de la confirmation, tu seras invité à te mettre à genoux devant Dieu. Pour ne pas te rater le jour « J » mieux vaux s’entraîner !! Trouves une bûche ou un rebordun peu comme le coussin qu’il y aura à l’église. Pose un manteau ou un autre tissus dessus. C’est parti :Chacun avance, se met à genoux reste tête baissée et se relève. 3 fois. Les plus élégants gagnent !

Jeu de piste  « La confirmation »  Épreuve N°3

Lors de sa confirmation en 1948 le pasteur, appelons-le, « le pasteur Wolff », doit attribuer un verset biblique à tous les jeunes. Il y a la petite Liselotte dont tous les autres se moquent. Il y a le Pierrot aussi, ce filou, ce fanfaron. Et puis il y a Benjamin, qui ne dit jamais grand-chose. Et enfin Christiane, fidèle depuis l’école du dimanche.

Mettez-vous à sa place. Difficile, non ?  Quel verset auriez-vous choisi ?  Attribuez un verset à chacun.e en disant pourquoi !

Liselotte :
* Pierrot :
* Benjamin :
* Christiane :

VERSETS DE LA BIBLE POUR CONFIRMATIONS

  • O Dieu ! crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. (Psaumes 51,12-13)
  • Louez l’Eternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours (Psaume 106,1)
  • L’Eternel est près de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité (Psaume 145,18)
  • Ceux qui se confient en l’Eternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point (Esaïe 40,31)
  • Quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s’éloignera point de toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l’Eternel, qui a compassion de toi (Esaïe 54,10)
  • Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. (Ezéchiel 36,26-27)
  • Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent. (Luc 11, 28)
  • Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. (Jean 13,34)
  • Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière. (Romains 12,12)
  • Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? (Romains 8,31)
  • Je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point. (Josué 1,5)

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 4

Lors de la confirmation  ton parrain et ta marraine seront là. Racontez-vous entre vous chacun et chacune ce qui vous a marqué chez vos parrains-marraines depuis votre enfance !

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 5

Lors de la confirmation tu recevras des cadeaux. Certains cadeaux coûtent cher, d’autres  auront plutôt une valeur sentimentale ou même spirituelle. Imaginez des cadeaux qui parleraient de Dieu… Cherchez un élément naturel. Offrez-le à l’un.e du groupe avec une phrase comme ci-dessous :

« Je t’offre ce/cette______________, car Dieu est comme en/une__________.  »

(par exemple : Je t’offre cette pierre, car Dieu est comme un rocher solide  on peut s’appuyer sur Lui….)

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 6

Lors de ta confirmation tu diras la prière du  » Notre Père » avec toute la communauté. Pour une fois, faisons un concours de vitesse : celui/celle qui dira le Notre Père le plus vite  à gagné ! Un chronomètre et c’est parti !

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 7

Lors de la confirmation, traditionnellement on est dans sa 14ème année. Alors, alors, ton grand-père l’a faite en quelle année, et ta tatie, et tonton, lui…. ?! Allez à vos calculs !

  1. Papy Jean-Jacques a fait sa confirmation le dimanche des Rameaux 1957. Il est né en quelle année ?
  2. Quel événement s’est produit peu après la confirmation de mamie Jeanne qui est née le le 6 mars 1931 ?
  3. Tonton Gérard et ses camarades de la classe 1954, voulaient porter des vêtements spéciaux à leur confirmation, mais cela leur a été interdit.  Quelle année ? quels vêtement étaient à la mode ?

Jeu de piste  « La confirmation »  Épreuve N° 8

Lors de la confirmation, on chantera. Alors, ensemble, chantez un cantique par cœur  et de tout votre cœur !

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 9

Lors de la confirmation, on reçois pleins de membres de sa grande famille. Le cousin de la cousine qui est la sœur de l’ex belle-fille du mari de…. Il faut démêler tout ça !*

Commencez par faire un cercle et donnez-vous les mains. Passez par-dessus, par dessous les bras et les jambes de tout le monde. Puis démêlez à nouveau le tout (sans jamais lâcher les mains)

Jeu de piste « La confirmation » Épreuve  N° 10

Lors de la confirmation, le jeune confirmé prononce la prière d’action de grâce à table avant le repas festif. Préparez-vous : écrivez ensemble une telle prière et récitez-la tous ensemble !

(Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez aussi inventer une strophe d’ un chant connu.)

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 11

Avant la confirmation,  le ou la pasteure vérifie si tu connais suffisamment la vie de Jésus Christ et les histoires de la Bible. Alors, allez-y, prouvez-le !

 Faites un cercle. Chacun.e à tour de rôle, dit un mot ou une phrase du catéchisme. Combien de temps tiendrez-vous sans vous arrêter ?!   ___________ minutes

Crédits : Ulrike Richard-Molard (UEPAL)




Veillée du jeudi saint « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam »

Veillée du jeudi saint (ou pour une thématique de la Sainte Cène ) « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam » Ce moment a été proposé par la Paroisse Protestante de Haguenau dans le cadre de la veillée du jeudi Saint. Il peut être adapté à un culte spécial « Sainte Cène ». Il est fondé essentiellement sur une démarche extraite du recueil « Sinfonia Oecumenia » (Gütersloh, 1999), pages 735-749 et intitulé « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam ». Ont participé activement à son élaboration la Pasteure Agathe Douay, aumônier de l’aumônerie des Lycéens (« Casa ») entourée de nombreux lycéens et le Pasteur Frédéric Gangloff qui a rédigé la saynète introductive.

Matériel à prévoir et lieu à installer :

– une église chaude et accueillante, ambiance douce et chaleureuse

– tables, bancs et peut-être quelques chaises pour les personnes âgées : toute la veillée se fait à table !

– pour chaque table, une coupe, 2 bougies ,des allumettes, une carafe d’eau, une bassine, des serviettes, une carafe de jus de raisin, des verres, des assiettes creuses avec de l’eau salée, des  herbes vertes ou de la salade, des  mazots,

– feuilles de chants,  micro sans fil 

– table devant l’autel décorée pour le sketch

Prélude – Accueil  A vous, grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ. Soyez toutes et tous les bienvenus à cette veillée du jeudi saint. Cette nuit n’est pas une nuit comme les autres. A la « Casa des lycéens », comme dans la paroisse, la « table » est un lieu important de rencontre et d’échange, un lieu symbolique de fraternité.  C’est pourquoi, nous vous proposons ce soir de nous retrouver autour de la table, pour suivre ensemble et pas à pas la liturgie juive du seder. Le seder, ce repas de la pâque juive, nous rappelle la libération du peuple hébreu de l’esclavage. Ce repas nous invite à espérer, à poser des actes de libération, aujourd’hui, et  autour de nous.

Prière d’ancrage Seigneur, au cœur de nos vies peut être agitées, tu nous ouvres ce temps de culte pour reprendre souffle, pour prendre du recul, pour nous donner d’espérer. Donne-nous d’être disponible à nous-même et à ta présence, donne-nous d’être ouvert les uns aux autres. Nous t’en prions, crée en nous cet espace intérieur afin que ta Parole y pénètre et nous mette en route. Amen.

Chant 1 : Il est une foi ancienne AL 52/09, 1+4+6+7

 On baisse la lumière et on garde juste celle du chœur – SAYNÈTE INTRODUCTIVE : « Attendez-vous les uns les autres ! »

 Lecture de 1 Co 11, 17-22 & 33-34

 En guise de décor : une table avec de la nourriture en vrac, des cadavres de bouteilles partout, des emballages, etc… Au bout de la table, une personne dort pendant qu’une autre est en train de grignoter un casse-croûte ! Débarquent deux personnes avec des sacs de courses… Je me suis inspiré des noms des 7 nains de Blanche Neige qui expriment plus des sentiments personnifiés. Chacun est libre d’en changer !

Prof : Ah ben bravo ! A ce que je vois, vous ne nous avez pas vraiment attendu pour commencer ! Nous sommes en retard, parce que nous nous sommes occupés des courses pour la communauté !

Grincheux : Parfaitement ! A nous le boulot et à vous le fun ! En mode : « Chacun pour sa pomme » !

Dormeur (il se réveille difficilement) Ouille ! Ça va là ! Baisse le volume ! J’ai un de ces mal de crâne… Comme vous avez traîné, j’suis allé voir mes potes, en attendant, et on a tué le temps autour d’un verre !

Prof : Un verre ? Tu me prends pour une quiche ! C’est plutôt une caisse oui ! T’as pas honte de te retrouver dans cet état pareil ! Ici dans une Eglise ?

Timide (qui mange dans son coin) : Euh… Si je puis me permettre ? J’ai déjà commencé à grignoter un peu ; j’avais trop faim et comme je ne savais pas quand vous alliez revenir…

Grincheux : Non mais c’est l’anarchie totale ici ! Il y a tout de même des règles élémentaires du savoir-vivre ! Ce repas devait être un repas d’unité…

Prof : Et vous en avez fait une teuf arrosée ou l’autre-là (indique timide), attaque son casse-croûte en solitaire et lui (montre dormeur) est affalé dans les miettes ! Et à nous c’est tout ce qui reste ! Des miettes !

Dormeur : Oh ! C’est bon là ! T’as fini de faire ton pasteur ! J’ai déjà fait un effort pour venir manger avec vous. J’suis même prêt à sourire s’il le faut, à dire quelques mots gentils par ci et par là, même si vous êtes sacrément en retard, mais après je retourne boire un coup avec mes amis !

Timide : Oui ! Il a raison ! Déjà qu’on se force à parler avec les gens qu’on ne connaît pas, avec le sentiment d’avoir fait une bonne action, ne nous demandez pas, en plus, de mourir de soif et de faim en patientant jusqu’à votre arrivée !

Grincheux : Si vous en avez les moyens et aucune patience, faites ça chez vous ! Mais ici, jouez le jeu ! Comportez-vous en membres solidaires d’une communauté !

Prof : Je ne sais pas si vous réalisez vraiment, mais ce repas, ce n’est pas le lieu où vous allez vous servir, mais l’endroit où vous allez recevoir ce qu’un Autre distribue de tout son corps et de toute son âme !

Dormeur : En vous attendant, j’en pouvais plus et comme y a pas de réseau ici, j’avais trop besoin de la présence de mes amis pour me sentir bien !

Timide : Pour moi c’est pareil, j’ai du mal à aller vers les autres, alors je préfère manger dans mon coin comme ça je me console avec la bouffe !

Grincheux : Et cela ne vous serait jamais venu à l’idée que pour préparer et vivre ce repas un peu spécial, il faudrait faire un peu attention aux autres ? Essayer de prendre conscience de leur faim et leur soif avant de vous remplir l’estomac ?

Prof : Ou peut-être croyez-vous déjà pouvoir vous passer des autres, de ceux qui ont moins de moyens ! Surbookés par des journées à rallonge et des soirées de travail !

Dormeur : Ouai ! J’avoue ! J’suis pressé de consommer toujours plus et après moi, le déluge !

Timide : Et si les mieux installés comme moi, se souciaient un peu plus des plus faibles ou des derniers arrivés ?

Grincheux : La patience de Dieu à notre égard est énorme alors que nous sommes du genre « impatient chronique » !

Prof : Dans un monde où plus personne n’attend personne, il vaut la peine de s’attendre les uns les autres !

Timide : Hmmm ! Psst ! SVP ! (Indique les gens dans l’assistance) Je pense qu’ils nous attendent !

Prof : Eh bien, allons les rejoindre ! (Chacun se précipite pour être le premier)

Grincheux : Oh là ! Stop ! Qu’est-ce qu’on vient de dire !

Tous : Attendez-vous les uns les autres !

Ils s’attendent et prennent place à la table autour de laquelle ils invitent l’assemblée.  

rallumer les lumières

DEBUT du REPAS DU SEDER

Les lumières de la fête Dans la tradition juive, on commence toutes les fêtes en allumant les bougies ; de même, au début de nombreuses fêtes chrétiennes, on allume des cierges. Ce soir, en allumant ces bougies, nous souhaitons faire de leur flamme non pas un feu dévorant, mais la lumière dans laquelle nous nous voyons les uns les autres, tous différents, toutes différentes, mais partageant une humanité commune. Nous allumons ce feu pour nous aider à voir que l’humanité n’est pas destinée à périr par le feu. Nous allumons ce feu pour mieux distinguer l’arc-en-ciel qui luit sur nos visages. On allume les bougies sur les tables   Bénie soit la lumière qui nous conduit sur le chemin de la libération.

Première coupe  En cette nuit, nous buvons 4 coupes de jus de raisin + 1. On interprète cette coutume de diverses manières. Elles symbolisent, disent certains, les 4 coins du monde, car la liberté doit naître en tous lieux ; Elles symbolisent les 4 saisons, car le cycle de la liberté doit se perpétuer ; Elles symbolisent les 4 mères : Sara, Rebecca, Léa et Rachel, car la liberté sera le chant des femmes. Mais surtout, elles sont le symbole de la quadruple promesse de libération que Dieu a donnée à son peuple d’Israël : « Je vous ferai sortir, je vous délivrerai, je vous adopterai, je ferai de vous mon peuple ». La cinquième coupe est celle du Messie, mort et ressuscité pour nous !

Cette première coupe est dédiée à Myriam qui a pris dans sa main une cymbale et a conduit les femmes vers la Terre Promise. Le cantique de Myriam, omis par l’histoire, est perdu. La Bible ne l’a pas conservé. En cette nuit, nous voulons recréer son chant, élever nos coupes et nous réjouir, car nous sommes les sœurs et les frères de Myriam. A sa suite, nous promettons d’aller en dansant vers la Terre Promise avec nos sœurs et frères et avec leurs enfants. On remplit les petits verres avec le jus de raison pour la première  fois et on boit la première coupe.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 1+ Refrain 

Lavement des mains Nous allons nous laver les mains pour nous préparer à ce repas. En le faisant, nous nous débarrassons de tout ce qui nous empêche d’être véritablement nous-mêmes. Nous voulons nous préparer à être renouvelés, restaurés. Nous voulons retrouver la force de guérison qui est en nous et nous souvenir que nos corps sont saints. Femmes, hommes, jeunes, enfants, lavons-nous les mains. Faites passer la bassine et la serviette, lavez-vous les mains et essuyez-les. Se laver les mains dans les bassines sur les tables, sécher avec les serviettes. Bénie sois-tu, toi l’eau qui laves nos mains et nos cœurs et qui nous donne clarté et sagesse.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 2 + Refrain 

Les feuilles vertes et l’eau salée Nous trempons la verdure du printemps dans l’eau salée ; elle est symbole des larmes de nos souffrances, de la sueur qui trempe notre front et des eaux de la grossesse. Elle est symbole des larmes que nous avons versées sur l’oppression que nous avons subie en tant que femme. Prenez la verdure (salade, persil, ciboulette), trempez-les dans l’eau salée et mangez.

Les quatre questions posées par les plus jeunes

  • Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres ? Chaque nuit de la pâque, la question est posée. Nous aussi, nous la posons. Nous aussi, nous cherchons la réponse.
  • Pourquoi, en cette nuit, avons-nous ce goût d’amertume qui demeure dans notre bouche ? Il y a des temps où la vie est amère, où le mal est présent dans le monde. Pensez à celles et ceux qui sont malades, à celles et ceux qui nous ont quitté cette année. Ce sont d’amères réalités.
  • Mère, pourquoi alors le goût de nos larmes est-il à la fois doux et amer ? Ces larmes, à la fois douces et amères, nous rappellent l’amie qui nous entend quand nous pleurons. Nous pouvons porter des fardeaux, supporter des choses difficiles, nous pouvons nous soutenir les uns les autres. C’est pourquoi nous acceptons à la fois l’amertume et la douceur, sachant que nous avons la force d’aller de l’avant.
  • Mère, pourquoi est-il si difficile de nous détendre, de nous reposer ? Il est bon de chanter, de manger, et de célébrer la fête ensemble. Mais nous savons que des femmes souffrent, que l’on détruit la terre que nous aimons. Nous devons rester vigilants, prêts à chaque instant à lutter pour la justice.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 3 + Refrain 

Bénédiction du pain – Voici la fête des pains sans levain, c’est pourquoi nous partageons ces Mazots. Bénis-sois-tu, Esprit qui nous nourris et qui fais croître le pain de la terre. Bénis sois-tu Esprit de vie, qui nous sanctifies par les commandements et qui nous as appris à manger les pains sans levain. Mangez ce pain sans levain !  Manger

Deuxième coupe Élevons la deuxième coupe et buvons à la communion qui unit les femmes. Bénis sois-tu Esprit de vie, car tu as mis des femmes autour de nous : mères, sœurs, compagnes, enfants, amies qui nous appellent à la liberté. Bénies soient toutes les femmes. Buvons la deuxième coupe. Boire

Récit de la libération Il nous faut maintenant faire le récit de notre Exode. Chaque année, la tradition raconte comment Moïse a libéré le peuple. Mais dans l’histoire juive, comme dans toutes les traditions patriarcales, l’histoire du peuple était celle des hommes. Les écrits et les traditions bibliques nous laissent entendre que les femmes et les hommes du peuple hébreu quittèrent l’Egypte séparément, en deux groupes, dont l’un était sous la conduite de Myriam et l’autre sous celle de Moïse, son frère cadet. En cette nuit, nous faisons mémoire de Myriam, qui a conduit le peuple juif hors d’Egypte. Le nom de Myriam vient de deux mots hébreux : « mar » et « mari ». Le mot MAR signifie « AMER » : le temps passé en Egypte était plein d’amertume pour notre peuple. MARI signifie « rébellion » : Myriam s’est révoltée contre l’oppression qu’elle subissait en tant que juive. ECHANGE : prenons quelques minutes pour échanger sur des exemples de récits actuels de libération

Troisième coupe  Le récit de l’Exode nous interpelle et nous pousse à nous libérer de toute injustice. L’histoire de nos vies nous lie les unes aux autres, car aucun être humain ne sera véritablement libre tant qu’un seul est encore captif. La troisième coupe célèbre notre vision d’un monde entièrement libéré et notre solidarité avec celles et ceux qui œuvrent pour la libération des opprimés. Verser et boire la troisième coupe. On dit qu’Elie vient participer à chaque Seder. Nous attendons son arrivée avec impatience, comme on attend toute personne courageuse qui vient assumer les responsabilités lorsqu’il le faut. Nous ouvrons la porte en signe d’hospitalité et d’amitié. Qu’Elie et toutes les prophétesses, avec Myriam, entrent ici et nous inspirent, afin que nous poursuivions notre tâche : construire un monde dans lequel toutes et tous auront la justice et la liberté en partage.

Chant : Dieu qui nous appelle à vivre ARC 515, 1 à 4

Quatrième coupe Versez du jus pour la quatrième fois dans les petites coupes. Nous élevons la quatrième coupe et buvons à nos enfants et aux jeunes. Ils sont le fruit de nos entrailles. Ils raconteront après nous et transmettront les récits les récits de libération. Bénis sois-tu, Esprit qui nous donne force et courage. Car tu nous as donné la génération suivante pour que demeure la liberté. Buvez la quatrième coupe. On boit la quatrième coupe.

Cinquième coupe (1 coupe / table) Et selon la plus ancienne tradition qui nous est venue par l’apôtre Paul, voici l’enseignement qu’il a reçu du Seigneur Jésus et qu’il nous a transmis : Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain (Matza), et après avoir remercié Dieu, il le rompit (On rompt la Matza) et dit « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites ceci en mémoire de moi »  Chacun, par table, rompt un bout de Matza et le donne à son voisin !  De même, il prit la coupe (prendre une coupe par table) après le repas et dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance de Dieu, garantie par mon sang. Toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi ». En effet, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, vous annoncez sa mort toutes les fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe… Ainsi, mes sœurs et mes frères, lorsque vous vous réunissez pour prendre le repas du Seigneur, attendez-vous les uns les autres ! Faire passer la coupe par table !

Nous allons mettre fin à ce Seder de notre Pâque, gardant au cœur le rêve de célébrer celui de l’an prochain dans un monde un peu plus en paix, renouvelé par l’égalité, un monde béni au travers de la liberté de toutes les femmes. Cette année, nous sommes encore sur les routes. Peut-être parviendrons-nous l’an prochain, au pays de la liberté. Dans cette espérance, unissons nos voix et nos prières pour dire ensemble : NOTRE PERE…

Chant : Viens et nous bénis Arc 890, 1 et 3

ENVOI Nous allons souffler nos bougies, ( le faire ), Il ne nous reste qu’à partir, attendre et espérer, car l’histoire doit aller à son terme : Jésus doit mourir pour que la mort meure,Jésus doit ressusciter pour la vie soit la plus forte. Que le Dieu d’amour vous bénisse et vous garde ! Amen.

Postlude




Bougie en sable de cire

Fabriquer une bougie sans faire fondre la cire? C’est possible depuis que le sable de cire est apparu dans les magasins de bricolage. Pour fabriquer une bougie dans un pot en verre (ancien pot de yaourt ou pot de nourriture pour bébés), prévoir environ 50 gr de sable de cire ainsi qu’une mèche de 8 cm.

Préparer du film étirable  pour le transport des bougies terminées, une nappe pour protéger la table, et une feuille de papier par enfant, pour récupérer le sable qui tombera  à côté du pot.

Déposer la mèche au fond du pot. Inutile de la fixer, le sable de cire stabilisera la mèche. Faire couler délicatement le sable de cire coloré. En alternant les couleurs, on obtiendra de jolis mélanges. Lorsque le pot est rempli, la bougie est prête !

Une idée d’Estelle Arnold… merci à elle !




Technique de narration avec des images frottées

La technique des images frottées  consiste à faire apparaître les éléments d’un récit biblique petit à petit pour susciter la curiosité du public. Une fois que la base est construite, une feuille de papier et des craies grasses seront les seuls outils nécessaires. Ravissement des petits et des grands garanti ! Remerciements à Anja Bein anjabein@gmx.de pour cette belle création personnelle !

La préparation du matériel de base prendra du temps, mais par la suite, cette base servira pendant de longues années.

Matériel nécessaire pour ce bricolage (et pour l’animation)

- 4 cartons format A4
- 1 feuille papier bristol format A4
- 4 carrés de 5 x 5 cm 
- ciseaux
- colle
- (4 feuilles blanches par enfant)
- (craies grasses)

 

Mode d’emploi

1ère étape : préparer les cartons épais au format A4

2ème  étape : fabriquer les coins (ils permettront de maintenir les feuilles et délimiteront l’espace disponible). Prendre les  4 carrés de 5 x 5 cm, les plier en deux. Rabattre le coin de droite vers le milieu de façon à obtenir un petit triangle. Rabattre le coin de gauche de la même manière. Le résultat obtenu est un grand triangle qui permettra, une fois fixé sur le carton  avec du scotch, de maintenir la feuille blanche sur le carton en la glissant simplement dans les coins

3eme étape : télécharger le modèle de la  planche des pas ici fils perdu et retrouvé  puis Imprimer la planche sur du papier épais. Découper et coller les traces de pas en suivant les modèles du récit ci-dessous.

 Avant de commencer le récit, poser une feuille blanche sur chaque carton, et la faire tenir grâce aux coins. Préparer les craies grasses.

Lorsque le récit de Luc 10 sera énoncé,  on pourra par exemple dire : « Un homme (frotter les pas du milieu en utilisant la craie grasse bleue) avait deux fils ( frotter les pas de gauche  puis de droite et utiliser les couleurs rouges et vertes).

« Le plus jeune (vert)  dit à son père  (bleu) : Donne-moi ma part d’héritage, afin que je puisse voir le vaste monde. Et le père lui donne sa part d’héritage. »

« Le plus jeune s’en va donc (vert). Il a beaucoup d’argent, se fait beaucoup d’amis (faire apparaître une paire de pas, en mauve), organise beaucoup de fêtes (faire apparaître une autre paire de pas) …. il a même une amie (faire apparaître les talons aiguilles). Mais lorsqu’il n’y a plus d’argent, les fêtes disparaissent (barrer une paire de pas), les amis disparaissent (barrer l’autre paire de pas)… et même l’amie disparaît (barre la troisième paire de pas). Le voilà tout seul. »

« Il trouve du travail et se rend compte que les ouvriers de son père sont mieux traités que lui. Il décide donc de rentrer à la maison, de demander pardon et de se faire embaucher comme ouvrier. Mais lorsqu’il arrive à la maison, (faire apparaître les pas en vert)  son papa l’accueille, le prend dans ses bras  (faire apparaître les pas en bleu) et lui redonne sa place de fils. Une grande fête est organisée pour célébrer son retour. Reste l’aîné (faire apparaître les pas en rouge). Il est en colère,  il tourne le dos à son frère et ne veut pas entrer faire la fête ».

 

Pour aller plus loin, un livre

Ewald Schulz, Mit den(m) Kleinen rechnen, ein Arbeitsheft für das Erzählen mit Reibebildern. Disponible chez Rheinischer Verband für Kindergottesdienst. Missionsstrasse 9 A, 42285 Wuppertal. Le livret en allemand  présente 7 récits détaillés avec les patrons (format A4), les couleurs proposées et des conseils techniques.

 

 

 

 

 

 

Crédits : Laurence Gangloff




Y a-t-il des contes dans la Bible?

 Y a-t-il des contes dans la Bible ? Question troublante pour le lecteur de la Bible… ! Le conte évoque les fées, l’imaginaire, le fantastique, bref une histoire inventée et pas vraie, alors que la Bible… « c’est vrai ! »

Et pourtant, de tout temps les contes font partie du patrimoine humain. Ils contribuent à forger l’âme de leurs auditeurs, ils sont l’expression de la culture et de la sagesse des peuples et leur confèrent leur identité. Ils répondent pour cela à des formes littéraires quasiment invariables d’une culture à l’autre et d’une génération à l’autre. Ils sont de véritables outils de la transmission du « Savoir-Être », une forme de langage qui ne s’adresse pas d’abord à la raison, mais aux profondeurs du psychisme pour le travailler dans la durée.

Il serait surprenant que le monde biblique n’ait pas utilisé ce mode de communication de la culture et des grandes expériences humaines. Une approche « ethnographique » des textes bibliques permet cette reconnaissance et la légitime. Cela est particulièrement vrai des récits de l’épopée des Pères Fondateurs de la Foi hébraïque. L’exégète nous parle de « récits typonomiques », car à travers des types, ils nous racontent l’histoire d’un peuple et de sa foi, plus que la relation photographiée de son origine. La fonction du conte de l’ethnographe rencontre ici celle du récit typonomique de l’exégète. On ne saurait s’en offusquer.

Un exemple particulièrement éclairant en est le récit de la rivalité et de la réconciliation d’Esaü et de Jacob. Sa morphologie répond point par point à la morphologie quasi universelle des contes :

  • Situation de départ: équilibre, absence de tension au sein de la famille.  Le héros est chargé d’une mission. Jacob chargé de mission doit conquérir le droit d’aînesse.
  • Le héros rencontre d’adversité, la peur, l’angoisse et l’éloignement. Jacob rencontre l’obstacle du frère, sa haine, ses menaces de mort, il est obligé de fuir à l’étranger, séjourne chez Laban.
  • Résolution et dépassement de la situation première, enrichissement du héros. Retour, dépassement des tensions, accomplissement de l’objet de la mission : Jacob investi de la succession de son père.

La forme verbale reprend, par sa part, remarquablement celle des plus beaux contes. Le récit biblique, raconté pendant des siècles, en a conservé toutes les finesses, à tel point qu’il se lit aujourd’hui encore, à livre ouvert, tel un conte. Il se prête, comme s’il n’avait pas subi l’épreuve de l’écriture, presque immédiatement, à la narration par un griot contemporain. Destiné à être entendu par épisodes successifs, il réserve après chaque épisode le suspens du suivant. Il suffit de bien en repérer les grandes articulations.

Le texte nous laisse percevoir tout l’art du conteur : il pose sa voix, avec lenteur, et égrène telle une confidence son « Grand Parler ». Ses phrases, simples et courtes, telle une musique, évoquent plus qu’elles ne démontrent ou ne dépeignent le passé… Il disparaît derrière le récit, pour ne laisser paraître que ses personnages et permettre à l’action de se nouer progressivement : « Esaü courait la compagne… Il était velu comme une fourrure de bête… Le brouet sentait bon… » Il n’en faut pas plus pour situer l’homme.

Ses descriptions sont sobres, mais volontiers enrichies de redondances poétiques destinées à intensifier les situations et à permettre à l’auditeur d’entrer en résonance avec l’évènement : « Isaac était devenu vieux, ses yeux s’éteignaient, il n’y voyait plus ». (Genèse 27.1) Au moment de son retour, dans l’angoisse de la rencontre avec le frère coléreux, le narrateur énumère de manière répétitive la richesse du cadeau que Jacob prépare : «200 chèvres et 20 boucs, 200 brebis et 20 béliers etc… » (Genèse 27.33)

Les personnages prennent toujours eux-mêmes la parole. Leurs dialogues sobres prennent le temps de faire avancer l’action et la conduisent progressivement à sa dramatisation maximale. Il faut admirer ce chef d’œuvre de conversation entre Isaac et Jacob lorsque celui-ci revient déguisé pour arracher la bénédiction de son père :

« Comme tu as vite trouvé mon fils ! »

« C’est que le Seigneur Dieu m’a porté chance ! »

« Viens plus près, mon fils, que je te palpe. Es-tu bien mon fils Esaü ou non ? »

Jacob s’approcha de son père qui le palpa :

« La voix est bien celle de Jacob, mais les mains sont celles d’Esaü ! »

« C’est bien toi, mon fils, Esaü ? »

« C’est moi ! »

« Sers-moi, mon fils, que je mange du gibier et que je te bénisse. »

Jacob le servit et il mangea : il lui apporta du vin et il but.

« Viens donc plus près de moi et embrasse-moi ! »

Isaac huma l’odeur de ses vêtements et le bénit.  (Genèse 27.20.ss).

Puis c’est le clash, introduit par une double répétition : « A peine Isaac avait-il… à peine Jacob avait-il… » (Genèse 27.30).

Le narrateur sait, enfin, qu’il doit maintenir en haleine ses auditeurs jusqu’au suspens final. Vers la fin du conte, jusqu’au dernier moment, l’auditeur ne sait pas comment Esaü accueillera le retour de Jacob. Il prend plaisir à allonger son récit par une période de préparation soigneusement montée : envoi de cadeaux, raconté avec redondances, échange de messages, à deux reprises, menace d’un frère accompagné de 400 guerriers armés jusqu’aux dents, lutte au gué de Jabbok, une dramatique prière : « Je ne lâcherai pas avant que tu ne m’aies béni ! », passage d’un premier groupe de servantes et de serviteurs avec les enfants, passage des épouses, puis enfin – puisqu’il le faut bien ! – de Jacob lui-même, sept prosternations encore avant la rencontre (33.ss).

Le récit est admirablement construit pour captiver. Le conteur, qui pendant des années sans doute a affiné et intériorisé son conte, est un artiste. Il faut lui rendre justice. Ce récit, tel un conte, va entrer dans la construction de la personnalité de son auditeur, modeler les profondeurs de son âme et construire son identité. Il faut lui rester fidèle. N’affadissons pas, n’appauvrissons pas ses dialogues, sa musicalité, ses crescendos, ses échanges verbaux, n’y ajoutons rien. Tout cela contribue à la beauté du conte et lui donne la force, grâce à laquelle il meuble l’intériorité de celui qui le reçoit avec reconnaissance.

Crédit : Edmond Stussi est pasteur,  il était professeur de pédagogie religieuse  à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres d’Alsace. Oeuvre de Matthias Stomer, Das Linsengericht

Se rapporter à ce sujet aux travaux de Vladimir PROPP, en particulier à son livre « Morphologie des Contes » qui défend cette thèse suite à une longue enquête menée dans des pays de culture et de langue différentes. (Le Seuil, Paris, 1965).

Voir à ce sujet l’apport décisif de Bruno BETTELHEIM dans « Psychanalyse du Conte de Fée », (Collection « Réponses » Robert LAFFONT, Paris, 1976).