Carambolages bibliques

La Bible est un inépuisable trésor de textes, en particulier, de récits… tout le monde a en tête certains de ces épisodes (…) : ils font partie de notre culture. Mais ces souvenirs sont-ils biens précis, toujours exacts ? Et que se passerait-il si un esprit facétieux s’amusait à mélanger ces histoires ? Serions-nous encore capables de retrouver qui va avec quoi, qui fait quoi ?

« Carambolages bibliques » est un livre-jeu pour naviguer – seul.e, en groupe, entres amis ou en famille – à travers les principaux récits de la Bible et pour, tout en jouant, les savourer ou les redécouvrir. Auteur : Laurent Schlumberger,

Editions Olivétan.  www.edition-olivetan.com.  Coédition OPEC, Office protestant d’éditions, Lausanne.

Liste des récits bibliques

  • Genèse 1, Genèse 3, Genèse 7, Genèse 11, Genèse 18 et Genèse 32
  • Exode 3, Exode 12, Exode 14 et Exode 32
  • Josué 2 à 6
  • Juges 7
  • 1 Samuel 3, 1 Samuel 8, 1 Samuel 17 et 2 Samuel 11
  • 1 Rois 5, 1 Rois 18 et 2 Rois 25
  • Esther 8
  • Jérémie 18
  • Jonas 2
  • Matthieu 3, Matthieu 4,  Matthieu 13 et Matthieu 25
  • Luc 8, Luc 10, Luc 14 et Luc 15
  • Marc 6
  • Jean 2, Jean 12 et Jean 20
  • Actes 2, Actes 8, Actes 10 et Actes 17
  • Apocalypse 21

Exemple de Carambolages bibliques

 




Le pain de vie d’après Jean 6, 47-51

« Le Paind’vie d’après » Jean 6, 47-51 est un chœur parlé proposé par Frédéric Gangloff (Dynamique Jeunesse UEPAL). 

Mannepain représente plutôt le passé glorieux dans le désert et la lune de miel entre Dieu et son peuple. Schnellburger évoque le présent et la popularité du fastfood. Paind’vie symbolise le trait-union et l’aujourd’hui où il faut croire et se mettre à vivre. Chaque personnage peut porter son nom ou un objet qui pourrait le symboliser ! Chacun peut dire son nom avant de débuter ; cela permet aux personnes de comprendre qui parle !

Mannepain :  Pour être un bon pain Faut être de la tribu de Mannepain Souviens-toi d’nos pères, qui étaient dans le désert ! Des cailles et de la manne, et pas un dessert ! C’était le bon vieux temps, seul entre Dieu et nous, ses enfants ! Mon Dieu, que c’était bien mieux avant !

Schnellburger :  Pour être un bon pain On s’en fout de la qualité du grain C’est le look, le taste, les sauces et les frites…Le principal, c’est qu’on bouffe ça tout vite Faut qu’ça gicle partout quand tu croques dedans T’avales en deux, trois bouchées, pas besoin de tes dents !

Paindvie :  Pour être un bon pain Il faut pas jouer, mais y mettre du sien J’prétend pas donner à manger pour pas cher ! Pour que les foules me dévorent et me vénèrent J’suis pas du genre, moelleux, sans croûte, pain de mie ! Si tu me manges, tu trouveras la source de vie !

Les trois ensembles : Pour avoir du bon pain Faut déjà avoir un grain C’est pas une question d’blé ! Ou de très bien travailler !Faut juste être rassasié ! Avoir plus que l’santé ! Trouver la vraie vie à jamais !

Mannepain : C’est pas un peu fini, ce cinéma ! Vous avez tous la levure qui enfle ou quoi ! J’vous dis : On va bientôt tous devoir manger notre pain noir ! Raison de plus pour revenir aux origines ! Je propose le régime spécial carême « 40 années de galères dans le désert » : Manne le matin et cailles le soir !

Schnellburger : Oh ça va là ! Tu nous gonfles avec ton « spécial » régime azyme qui arrive à plat ! Féculents le matin et protéines le soir ! Et les cinq fruits et légumes, t’en fais quoi ? Comme… Le cornichon, L’oignon, le ketchup, la laitue, la mayo…

Mannepain : C’est clair ! Pour toi, vaut mieux rester esclave de la société de consommation avec le ventre bien rempli, le compte en banque bien garni, que libre et sur sa faim !

Schnellburger : Et surtout indépendant d’un Dieu qui te donne ton pain quotidien ! Un truc invendable, pas vraiment tasty, que tu dois toi-même ramasser pour te demander ensuite : « Ma ! C’est quoi ça ? »

Mannepain : Possible ! Mais, au moins, chacun ramasse juste ce dont il a besoin pour se nourrir ! Pas de gaspillage ! C’est une manière d’entrer dans la décroissance avec confiance !

Schnellburger : T’es vraiment un fossile du passé ! Mon pauvre Manna ! Le peuple veut sa ration de viande hachée, de burger, de bulles, de Cheddar… Il veut découvrir la recette du bonheur ! Chez nous, le client est roi !

Mannepain : Et pourtant Dieu les a libérés de tout esclavage. Il les avait habitué au miraculeux, au fantastique, aux promesses de grandeur, aux prévisions de croissance… Il leur a promis un pays où coulent la farine et le sel, et ils ont cru que ce serait tellement facile, du genre, des petits-pains au chocolat chaque matin ; un avant-goût du paradis !

Schnellburger : Pour finalement les larguer en plein désert, au milieu de nulle part ! Publicité mensongère ! Tu m’étonnes qu’ils râlent et sont de bons protestants ! Chez nous, ils peuvent rester des clients chiants ! Ils peuvent enlever ou ajouter n’importe quel ingrédient dans leur burger ! Pourvu qu’ils consomment vite !

Mannepain : Et ne regardent pas à la dépense ! Mais où est la confiance? Si chacun se met à faire sa propre cuisine parce qu’il se sert lui-même ! Ce n’est plus un régime par la foi !

Scnellburger : Avec ton régime dosé pour des assistés, tu leur as enlevés le goût du risque ! Chez nous, ils se laissent tenter par le menu XXL size ! C’est peut-être pas très bon pour le foie, mais cela les aide à oublier qu’ils sont en… crise… de…

Paindvie (Sur le ton d’un prédicateur) : Euh ! Messieurs ! Si je puis me permettre : « En vérité, en vérité, je vous le dis… »

Schnellburger : Oh ! Toi le pain d’vie, t’es même panet ! MDR : Même pas né !

Mannepain : Tout juste ! Te mêle pas de la conversation des grands pains ! Cela se passe entre Schnellburger et moi ; pain tradition versus burger à-venir ! On va s’en coller des pains !

Paindvie (continue imperturbablement) : « Celui qui croit à la vie éternelle… »

Schnellburger (Sur le ton publicitaire) : « Tu veux savoir ce que tu aimes manger en secret ? Tape-toi un burger et schnell !

Mannepain (Sur le ton publicitaire) : « Reviens au désert, Dieu sait ce qui est bon pour toi et il te le fournira ! »

Paindvie : Vous deux avez mis les gens dans un sacré pétrin en prétendant leur donner à manger !

Schnellburger : Nous ne sommes pas venus les chercher ! Au contraire, chez nous, ils viennent comme ils sont ! »

Mannepain : Paind’vie, tu sais bien comment sont les gens ! Jamais contents ! Ils râlent, ronchonnent, murmurent… Alors, la manne et les cailles, c’était juste assez pour leur caler l’estomac…

Paindvie : Et cette manne, c’était du provisoire, une ration de survie quotidienne pour pique-niquer dans le désert parce que vous étiez des gosses dans la foi. Il fallait bien vous cadrer et vous apprendre le manque, alors que vous ne pensiez qu’à vous gaver !

Schnellburger : Tu parles de qualité ! Un semblant de baguette et des oiseaux rachitiques ! C’était trop light ! Chez nous, la gamme de produits est équilibrée, diversifiée et même bio ! De quoi dévorer ton burger en toute bonne conscience !

Paindvie : Vous ne parlez tous deux que de manger ! Dévorer ! Tuer ! Consommer ! Moi je vous parle de vie ! Au désert, nos parents ont mangé de la manne et ils sont morts ! Nos enfants mangent des burgers et deux heures après, sont morts de faim ! Où est le progrès ?

Mannepain : Voilà pourquoi, il faut revenir à un régime minceur ! Faire retourner nos enfants dans le désert, leur réapprendre la vraie faim, pour mieux les surveiller et leur donner ensuite que des doses homéopathiques de nourriture chaque jour !

Schnellburger : N’importe quoi ! Chez nous, tous nos ingrédients sont choisis avec soin, de première fraîcheur, servis 24 sur 24, sans réservation aucune ! Alors pourquoi crever de soif et de faim dans le désert en attendant la potentielle becté divine, alors que tu peux t’empiffrer comme un roi pour trois fois rien !

Paindvie : Vous avez tous les deux l’intelligence d’un parpaing ! Vous ne chercher qu’à donner à manger, donner l’aumône, distribuer des vivres, nourrir des sous-développés en espérant qu’ils le restent pour les contrôler et s’enrichir à leurs dépens. Les infantiliser ! Les maintenir en dépendance par des points fidélité et des cadeaux pour jouer. Le tout joliment emballé !

Mannepain : Tu sais bien que ce sont de grands enfants et qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ! Nous savons ce qui est le meilleur pour eux !

Schnellburger : C’est comme ça ! Il faut traiter le monde en consommateur et surtout pas l’appeler à devenir humain, mais à lui garantir simplement la bouffe de demain !

Paindvie : Eh bien, ce temps de l’esclavage est fini. Je ne m’impose plus comme celui qui donne à manger, mais comme celui qui se donne à manger !

Mannepain : C’est bien trop dangereux, paind’vie, tu ne peux pas les lâcher comme cela dans la nature sans les tenir un peu en laisse !

Schnellburger : Mais oui ! Tu vas ruiner notre fonds de commerce une fois qu’ils auront pris goût à la vérité ! Il faut juste leur donner leur burger quotidien, pour qu’ils aient envie d’y revenir souvent !

Paindvie : Le pain qui descend du ciel est devenu humain. La parole s’est faite chair ! Et elle vous propose aujourd’hui à tous de devenir des adultes dans la foi, autonomes, capables de croire et de vivre !

Mannepain : Et notre passé, nos glorieux pères ; Moïse et la Loi, il est encore possible de retourner en arrière ! Faire retraite au désert !

Schnellburger : Et l’avenir, tu ne peux pas résister à la spirale, droit dans l’mur ! Sinon consommer et accroitre ton pouvoir d’achat !

Paindvie : A présent, il nous reste le régime de la vie éternelle qui se donne ! En moi, la chair et le sang font un pour la vie. Ils ne sont plus à prendre, mais sont donnés. Pour la vie et non la mort ! Pour partager et non s’engraisser ! Pour communier et non s’entredéchirer !

Mannepain : Qui est-tu pour parler ainsi ? On a vraiment du pain sur la planche ! C’est moi que Dieu a fait descendre du ciel pour nourrir tous nos pères pendant toutes ces années à errer. Et c’est Moïse qui les a conduits !

Schnellburger : Ouai ! Nous connaissons bien tes parents et ton histoire. On nous l’a souvent rabâché au KT. Mais t’es qu’un paind’vie, bientôt cuit, et même pas un pain people ! Alors que nos clients peuvent manger avec un clown ou dîner avec un roi !

Paindvie : Précisément, tu l’as dit Schnellburgi, un homme qui appelle le monde à être plus humain. Un médiateur de la vraie vie qui nous vient du père ! Et ce pain de vie n’est pas dans un dépôt fermé, que l’on ouvrirait lors des grandes occasions, pour se souvenir de la mort, parce que plus personne n’a le temps de vivre ! C’est un pain qui se lève et se met en mouvement ! Qu’en dites-vous ? Vous avez tous deux de bonnes raisons de gagner votre pain ! Ne pourrions-nous pas, simplement, devenir co-pains ?

Mannepain : Tu veux dire que nous sommes déjà sous le régime du paind’vie ? Mais croyons-nous vraiment en l’efficacité de ce régime pour vivre ? Est-ce qu’on le suit tant que cela ? Moi j’me méfie du régime de la grâce et de tout ce qui gratuit ! Je préfère que ça m’en coûte ! « Je vais mettre mon vieux pain sur le balcon et continuer à attraper mes pigeons… » (Mannepain s’en va)

Schnellburger (s’approche de Paind’vie et le prend à part) Pain’dvie, tu m’as convaincu. Et si on s’associait ? Disons 80 pour moi et 20 pour toi ? Non, mais attends ! T’as le charisme, la tchatche, le look… Tu leur balances quelques-unes de tes phrases qui tuent et moi je les emballe vite fait, bien fait ! A nous deux, nous pourrions conquérir les marchés et devenir les rois du burger ! Je vois déjà les slogans publicitaires d’ici : « T’es fatigué et chargé, viens recharger tes batteries comme tu es ! » ; « La vie de pain, un burger pour ceux qui sont morts de faim ! » ; « Le big cheese paind’vie, transforme les pierres en mie ! » ; « De pain l’homme ne vivra pas seulement, mais de paind’vie uniquement ». Alors ! Qu’en dis-tu ?

Silence Bon ça va, j’ai compris ! J’remballe ! Il s’en va.

Paind’vie reste en place, un petit moment seul, et les deux autres reviennent !

Les trois ensembles : Pour avoir du bon pain Faut déjà avoir un grain C’est pas une question d’blé ! Ou de très bien travailler ! Faut juste être rassasié ! Avoir plus que l’santé ! Trouver la vraie vie à jamais !

crédits : Frédéric Gangloff




En suivant Jonas…

Culte « Histoire de Jonas » proposé par Evelyne Schaller (EPUDF).

Acteurs : lecteur 1. lecteur 2. Jonas. Capitaine. Matelot 1. Matelot 2. Matelot 3.Groupe d’enfants qui miment tout à l’envers. Groupe bruiteurs. Groupe décorateurs. Facultatif : Matelot 4 et Matelot 5 :

Décors : 1 :bateau 2 :  mer en tempête dessinée sur un grand drap et agitée au moment du récit  (voir photo) 3 : Baleine dessinée sur un drap 4 : Bouche de la baleine : fanons en bandes de tissus sur lesquelles on aura agrafé des objets  provenant de la mer : coquillages, algues, bois flottés et détritus non organiques  (plastiques, papiers…)  Ces objets peuvent aussi être réalisés en dessin (voir document joint) Les bandes de tissu sont accrochées sur un bâton qui indique la bouche de la baleine et sous lesquelles les enfants vont se glisser

PRÉLUDE et ACCUEIL (présentation des enfants et animatrices) et CHANT : Seigneur nous arrivons des 4 coins 214

INTRODUCTION : pasteur Qui connaît l’histoire de Jonas ? Une baleine ?? Non un grand poisson ! Ce jour là, tout avait bien commencé ! Jonas, homme important dans sa vielle, respecté, croyant en Dieu, va voir le ciel lui tomber sur la tête ! Dieu lui demande une mission en terre étrangère, en plus une mission qui semble impossible, inacceptable aussi, à Jonas; Mais avant d’embarquer dans ce récit, je vous invite à la prière
PRIÈRE : Un jour, les amis de Jésus étaient sur une barque et ramaient contre le vent et au petit matin Jésus s’avance vers eux et leur dit : confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ! Seigneur  toi qui es allé à la rencontre de tes amis étaient épuisés à force de ramer ; tu vois notre fatigue en certains jours, tu vois notre manque de confiance. Alors Seigneur !; monte dans notre barque viens pour ranimer la foi et la joie, ici , ce matin, nous voulons accueillir ta présence. Amen

 HISTOIRE 1

 LECTEUR 1 : Ah Ninive ! Grande ville qui court à sa perte ! trop de marchés, trop d’inégalité, trop de marchandage, trop d’abus, trop de pollution !  Tout trop vite, trop haut, trop : tout de suite !

LECTEUR 2 : Ninive, c’est juste un exemple, mais c’est partout pareil : Bombay, Singapour, New York, Mexico, Paris, Hong Kong,

LECTEUR 1 : Ninive, c’est pas que les villes, c’est le monde, c’est la consommation, c’est la corruption, c’est la marchandise de tout et pour tout !

VOIX DE DIEU (off)/ : AH Ninive ! Ah le monde ! Je ne vais tout de même pas les laisser se démolir comme ça, sans lever le petit doigt ! Par ma barbe, je les ai fait, je les aime, tout vérolés qu ‘ils sont !

LECTEUR 2 : Alors  Dieu dit à Jonas : « Jonas, j’ai besoin de toi ! Lève-toi et va dans la ville de Ninive. J’ai une mission pour toi.

CHANT enfants: Il était un drôle de prophète (bis) qui fuyait loin, loin quand Dieu l’appelait (bis) Oh, hé ! OH hé Refrain : Jonas, Jonas, écoute-moi, va dire à Ninive ce qui ne va pas (bis)

JONAS : Besoin de moi, besoin de moi ? Qu’est ce que c’est cette histoire ? Tu veux ma mort ?  Eh bien non ! Je refuse, c’est net et définitif !

LECTEUR 1 : Jonas n’a pas envie d’aller dans la ville de Ninive. Alors, au lieu d’y aller, il part en sens inverse.

MIME :  un groupe  avec  JONAS se déplace devant l’autel, à droite, à gauche, se lève, s’assied, marche, s’arrête : le contraire  des indications

LECTEUR 2 : Dieu lui demande de monter vers ici et Jonas est descendu vers là. Il descend vers la mer. Il arrive à un port. Et là, il trouve un bateau qui est près à partir.

CHANT enfants: 2.Il partit sur un grand navire (bis) Qui vers Tarsis en Espagne, s’en allait (bis)  Refrain : Jonas, Jonas, écoute-moi, va dire à Ninive ce qui ne va pas (bis)

JONAS : jusqu’à quand me suivras-tu ? Jusqu’à quand faudra –t-il que je fuie ? N’auras –tu nulle pitié pour ton serviteur ? N’ai-je pas droit, moi aussi, au repos ? Laisse moi te dire NON Je n’irais pas, pour cette génération mauvaise Je n’irais pas. Je ne veux pas !

CHANT assemblée : Abraham Dieu t’appelle

HISTOIRE 2 : sur le bateau

Décors :   1 :bateau 2 :  mer en tempête dessinée sur un grand drap et agitée au moment du récit 3 : Baleine dessinée sur un drap 4 : Bouche de la baleine : fanons en bandes de tissus sur lesquelles on aura agrafé des objets  provenant de la mer : coquillages, algues, bois flottés et détritus non organiques  (plastiques, papiers…)Ces objets peuvent aussi être réalisés en dessin (voir document joint)Les bandes de tissu sont accrochées sur un bâton qui indique la bouche de la baleine et sous lesquelles les enfants vont se glisser

LECTEUR 1 : Jonas est descendu vers la mer. Il est arrivé à un port. Et là, il a trouvé un bateau qui partait. On va monter dans le bateau avec Jonas ?

LECTEUR 2 : Tout a coup, une grande tempête se lève.Les vagues sont immenses. Le vent souffle très fort. Le bateau va couler.

Décor : agiter la toile : « mer avec tempête »

BRUITAGES : GROUPE DE BRUITEURS  souffler dans des tubes, agiter des bouteilles remplies d’eau, utiliser des matériaux divers (tôle, papier aluminium, papier sulfurisé,, branchages…)

Matelot 1 : Capitaine, faut affaler les voiles, y a déjà le génois qui s’est fendu en loques !

Matelot 2 : crénom !! la tempête monte à une vitesse incroyable ! Jamais vu ça !

Matelot 3 : On va pas tenir longtemps comme ça, capitaine, cette vieille coque de noix est trop fatiguée pour lutter !

capitaine : faut alléger le navire ! Foutez-moi à l’eau tout ce qui est inutile !

Matelot 2 : on va finir avec les sirènes ! Bouffés par les requins !

capitaine : Tiens-moi cette barre comme un vrai marin ! C’est pas le moment de jouer les mauviettes !

Matelot 1 : regarde-moi cette muraille de mer qui nous vient droit dessus !

Matelot 3 : y a un lézard quelque part ! Qu’est ce qu’on a fait de mal, pour se payer une tornade pareille ?

Capitaine du bateau : :Qui est responsable de cette tempête ?

Matelot 1 : on a tout fait de travers ! ou à l’envers !! Mince : en plus on a perdu notre passager !!

Matelot 3 : personne n’a vu Jonas ? Boris, va voir dans sa cabine et ramène le dans la cabine de pilotage

 capitaine : Retournez-moi ce navire sens dessus dessous et trouvez-moi cet étranger !

Matelot 2 : On l’a trouvé Capitaine et vous y croirez pas : Il dormait comme un bébé ! En pleine tempête !

Capitaine (parlant à Jonas) : quoi ? on coule et toi tu joue à Booz endormi ? Tu pourrais au moins prier, si déjà t’es pas utile sur le pont !

Matelot 1 : jamais vu une tempête pareille capitaine ! Y a quelqu’un qui a du jeter un sort sur le bateau ! (en regardant Jonas !)

Capitaine : ok, on va tirer au sort ! Amenez-moi les allumettes, et regardez pas

Matelot 3 : la courte paille a désigné l’endormi !

Jonas : c’est sur moi que le sort est tombé ! ça ne pouvait être que moi

Capitaine : allez, mets-toi à table, d’où viens- tu ? Qu’as tu fais ?

Jonas : je suis hébreu et mon Dieu commande à la mer et aux cieux. C’est Adonaï, Elohim,  le Seigneur. C’est lui qui me poursuit car je l’ai fui ! C’est lui qui me cerne par les murailles d’eau car je lui ai désobéi !

Matelot 2 : nous n’allons quand même pas périr à cause de toi ?

Jonas :  Repentez-vous de vos fautes et jetez-moi à la mer. Le calme reviendra.

CHANT enfants : 3.Il arriva une grande tempête (bis) Et Jonas dans les vagues fut jeté. (bis) Ho hé, Ho hé ! Refrain : Jonas, Jonas, écoute-moi, va dire à Ninive ce qui ne va pas (bis)

Pasteur : Jonas aussi a tout fait à l’envers, donc il a sauté à l’eau pour sauver le bateau.Dans la mer, Jonas est avalé par un grand poisson. Il se retrouve dans son ventre

 Décor : le poissons et le bâton garni de fanons de baleine décorés

Pasteur : On va aller dans le ventre du poisson. (Les faire entrer dans la bouche du poisson à travers le rideau de fanons porté par les parents.) 

Pasteur :Là, il fait sombre, il fait nuit, qu’est-ce qu’on fait la nuit ? On essaie de se rassurer, ou bien on appelle quelqu’un pour nous tenir compagnie, pour nous donner un calin ou chanter une chanson.Jonas a ressenti tout ça , il a eu peur, il a cherché dans ce noir ce Dieu qui l’avait appelé pour faire une mission et qu’il a fui ! Jonas a appelé Dieu  en disant :« Dieu il fait sombre, il fait nuit ici, j’ai peur. J’ai besoin de toi. J’ai besoin d’être consolé. J’ai besoin d’un câlin. S’il te plait, aide-moi.

Écoutons sa prière :  PSAUME PRIÈRE JONAS

Lecteur 1 :  Jonas, dans le ventre du poisson, pria l’Éternel, son Dieu.

JONAS 1 : Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, Et il m’a exaucé; Du ventre du poisson qui est obscur et froid j’ai crié, Et tu as entendu ma voix.

JONAS 2 : Tu m’as jeté dans l’abîme, dans le coeur de la mer, Et les courants d’eau m’ont environné; Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi.

JONAS 3 : Je disais: Je suis chassé loin de ton regard! Est ce que je verrais encore ta maison et ton amour ?

JONAS 4 :Les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie, L’abîme m’a enveloppé, Les algues ont entouré ma tête.

JONAS 1 : Je suis descendu jusqu’aux racines des montagnes, Les barres de la terre m’enfermaient pour toujours; Mais tu m’as fait remonter vivant de la fosse, Éternel, mon Dieu!

JONAS 2 : Quand mon âme était abattue au dedans de moi, Je me suis souvenu de l’Éternel, Et ma prière est parvenue jusqu’à toi !

JONAS 3 : Ceux qui placent leur confiance dans des valeurs futiles éloignent d’eux la miséricorde.

JONAS 4 : moi je promets que je serais fidèle aux vœux que j’ai faits envers celui qui me sauve, Dieu qui m’aime.

LECTEUR 1 : L’Éternel parla au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre.

Pasteur : Le poisson remonte à la surface de la mer Il dépose Jonas sur la plage.Il accepte enfin d’aller à Ninive et il fait les choses dans le bon sens. Il fait ce que Dieu lui demande.

CHANT assemblée : Tu nous appelles à t’aimer 

LECTURE DE LA BIBLE : nous écoutons la suite de l’histoire de Jonas dans son livre : prendre une Bible, lecture de Jonas 3

La parole de l’Éternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots: Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t’ordonne! Et Jonas se leva, et alla à Ninive, selon la parole de l’Éternel. Or Ninive était une très grande ville, de trois jours de marche. Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche; il criait et disait: Encore quarante jours, et Ninive est détruite! Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche; il criait et disait: Encore quarante jours, et Ninive est détruite! Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu’aux plus petits. La chose parvint au roi de Ninive; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre. Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands; Que les hommes et les bête, les bœufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d’eau! Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables! Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s’il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu’il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas

CHANT Assemblée

PRIÈRE : Avant de terminer ce temps avec Dieu et cette histoire nous nous souvenons des marins qui étaient sur le navire où s’était réfugié Jonas Avant de le jeter à la mer  un des matelots à dit.

Matelot 1 : apprend-nous à prier Cette même demande avait été faite à Jésus par ces disciples. Nous prions ensemble cette prière : Notre Père qui es aux cieux… NOTRE PERE

BENEDICTION : Soyons bénis !  Dieu nous veut du bien, dire du bien ! Que sa paix nous habite, que sa force nous porte, que sa parole nous guide. Allons joyeux ! AMEN

Crédits : Evelyne SCHALLER (EPUDF)

 

 




La pâque juive

« La Pâque juive » est une saynète proposée par la pasteur Ulrike Richard-Molard (Uepal). Compter un narrateur,  un acteur pour Jésus et  12 acteurs-2disciples

Narrateur:Vous le savez, au moment de célébrer pour la première fois la Sainte Cène, Jésus était à table pour fêter Pessach (ou Pesah), la Pâque Juive. Cette cérémonie rappelle les événements de la sortie des hébreux de l’esclavage en Egypte.

D1 : Normalement cette fête se passe dans une famille. Jésus, lui, était avec nous, ceux qui sont sa vraie famille : nous, ses disciples, nous qui croyons en lui et qui le suivent.Imaginons-donc comment se sont passées les choses lors de ce dernier repas de Jésus avec les siens

Jésus :     Allez, ramassez toutes les miettes sur cette table : il faut les brûler !

D2 :        Ah, oui, je me souviens : dans la maison et dans nos cœurs nous faisons place nette pour quelque chose de nouveau !

D3 :        (mettant le feu) Oui, brûlons tout ce vieux levain !

D4 :        Viens on va mettre la table !

D5 :        Oui, va chercher 14 assiettes alors.

D4 :        Mais pourquoi 14, on n’est que 13, Jésus et nous 12 disciples?!

D5 :        Oui, mais si jamais quelqu’un est seul ce soir, on l’invitera !

D4 :        Ah oui, d’accord !  (Mettent la table joliment)

Ils s’installent, mangent et boivent

Jésus :     Et voici le plat du Seder, le repas de la Pâque.

D6:        Un os d’agneau grillé en souvenir de l’agneau que mangèrent nos ancêtres à la sortie d’Egypte.

D7:         Et des herbes amères parce que les conditions de l’esclavage n’étaient pas drôle du tout.

D8 :        Il y a aussi des pains sans levain, car nos ancêtres lorsqu’ils quittèrent l’Egypte sont partis très vite, la pâte du pain n’avait pas eu le temps de lever.

Jésus :     (le distribue)

D9 :        Et l’eau salée, ce sont les larmes qui ont été versées.

Jésus :     (tient la coupe) Ce soir nous disons merci à Dieu qui nous a délivrés.  En buvant cette coupe, nous voulons dire que nous transformons nos tristesses en joie.

D10 :      Et cette pâte marron ?

D11 :      Facile : Elle rappelle le mortier que nos pères ont du fabriquer pour construire le maisons des égyptiens.

D12 :      Et pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres ?

Jésus :     C’est que nous étions esclaves du Pharaon en Egypte, mais Dieu nous a aimés et il a voulu que tous les hommes soient libres pour le servir.

D12 :      Mais Jésus, nous n’avons jamais été esclaves, et encore jamais en Egypte…

Jésus :     En toute génération, c’est un devoir pour chacun de se considérer comme étant lui-même sorti d’Egypte. Ce n’est pas seulement nos Pères, mais nous-mêmes qu’il a sauvés avec eux.

Narrateur : Mais ce soir de séder-là, n’était pas comme les autres. Jésus a fait des choses bizarres, nouvelles, il nous a lavé les pieds et il a donné un sens nouveau au vin et au pain. Ça nous a impressionné, et nous a fait peur aussi.

Crédit : Ulrike Richard-Molard (UEPAL)  – photo Par Jonathunder — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6493099




Bouchons recyclés

Recycler des bouchons en plastique pour en faire un projet artistique : cela peut être beau ! tableau vu à Lille. Ici les bouchons ont été fixés au pistolet à colle.

 

 

 

 

détails :

Autre idée d’utilisation des bouchons … pour  fabriquer un rideau (vu à Haguenau)