Pierre ou cailloux?

D’après 1 Pierre 2, 2-10…

  • Que fais-tu devant ce tas de cailloux ?
  • –  De pierres !
  • Des pierres, des cailloux… c’est pareil !
  • – Ah non ! Un caillou, c’est froid, impersonnel, anonyme.
  • Et une pierre ?
  • – Déjà c’est un prénom et puis tu peux toujours mettre des cailloux ensemble, tu n’obtiendras qu’un tas de cailloux comme tu dis. Mais en joignant des pierres, tu peux construire une maison en pierre, une église en pierre, un pont en pierre, … Ce n’est donc pas un tas de cailloux que je regarde mais un ensemble de pierres.
  • Un ensemble ? Pourquoi pas une chorale pendant que tu y es ? Ou un orchestre philharmonique ? Ou une paroisse ?
  • – La comparaison est bonne. Regarde comme chaque pierre a sa place, comme chacune d’elle a ses particularités et comme ensemble elles peuvent faire un édifice solide.
  • Tu m’inquiètes. Es-tu sûr que tu vas bien ?
  • – Reste tranquille quelques instants devant elles…
  • Comme une statue de pierre ?
  • – Si tu veux, mais sans rester de marbre, et tu comprendras…

(pause – A regarde les pierres et son visage s’éclaire)

  • Regarde celle-ci comme elle est particulière. On dirait qu’elle a reçu des coups de marteau.
  • – C’est possible, c’est peut-être une pierre que l’on a malmenée. Du coup, certains voudraient la mettre au rebut, mais tu vois, là, elle a sa place.
  • Oui, comme une pièce d’un rébus qui n’aurait plus de sens sans elle.
  • – Tu es en forme aujourd’hui !
  • Oui, je me sens bien, de mieux en mieux même. Je ne m’attendais pas à ce qu’un tas de ca… à ce qu’un ensemble de pierres me fasse cet effet.
  • – Et ces pierres sont comme toi : elles forment un tout. Si tu en enlèves une, cela aura des répercussions sur les autres. Comme toi, si tu as mal quelque part, c’est tout ton être qui souffre.
  • Mais là, c’est plutôt un souffle, un souffle harmonieux qui me traverse. Merci à ton orchestre de pierres.
  • – Et as-tu vu celle-ci avec ces couleurs irisées ?
  • C’est une pierre précieuse ?
  • – Elles le sont toutes, même si elles n’ont pas de valeur commerciale. Mais regarde comme en fait ce sont ses voisines qu’elle met en valeur.
  • Justement, je ne l’avais pas repérée.
  • – Moi, non plus, c’est à force d’attention que l’on se rend compte de la beauté de chacune.
  • Est-ce qu’elles ont toutes un point commun tu crois ?
  • – Le fait d’être ensemble, déjà. Et est-ce qu’elles ne te paraissent pas, pour la plupart, comme lissées, polies ?
  • Polies ? Oh, excusez-moi : bonjour les pierres !
  • – Je veux dire polies par l’eau, comme des galets.
  • Si, c’est vrai. Est-ce qu’elles ont séjourné dans l’eau ?
  • – Elles sont passées par l’eau. On les y a plongées.
  • Pourquoi ?
  • – C’est ce qu’on appelle le baptême. Ça te dit quelque chose ?
  • Laisse-moi deviner… ce n’est pas quand on dit à un enfant : « n’ai pas peur, je t’aime, je t’appelle par ton nom, tu es à moi » ?
  • – D’où connais-tu ça ?
  • C’est ce que j’ai appris d’un certain Axel… il y a longtemps (clin d’œil vers l’enfant en question baptisé quelques instants plus tôt)
  • – C’est exactement cela, c’est un amour qui nous est donné.
  • Et il sert à quoi ?
  • – Eh bien, tu vois : il transforme un tas de cailloux en un ouvrage architectural fait de pierres !
  • Et pas seulement…
  • – A quoi penses-tu ?
  • Il m’a fait passer, moi, de mes railleries du départ à l’émerveillement et à la reconnaissance.
  • – Comme si ton cœur de pierre était devenu un cœur de chair, alors ?
  • Tu vois, au départ, je voulais donner un coup de pied dans ton tas de cailloux. J’avais même déjà choisi le caillou qui prendrait le coup.
  •  – Lequel ?
  • Celui-là. Celui que je t’ai montré avant et qui semble avoir déjà pris des coups.
  • – Je vois. Un coup dans celui-là et tout s’effondre, as-tu pensé…
  • Exactement
  • – Et maintenant ?
  • Maintenant, j’ai envie de mettre un écriteau sur ton ensemble de pierres.
  • – Et qu’écrirais-tu ?
  • Prière de respecter ces pierres !… Mais il y a autre chose que les hommes que je crains…
  • – Quoi donc ?
  • J’ai peur qu’avec le temps la mousse ne se développe et envahisse les pierres.
  • – Je vais te lire un texte tout à l’heure qui dit que Dieu nous a appelés des ténèbres à la lumière.
  • Et alors ?
  • – Sais-tu comment les évangiles parlent de ce passage des ténèbres à la lumière ?
  • En enlevant la mousse présente sur des pierres ?
  • – En faisant rouler la pierre du tombeau au matin de Pâques.
  • Je ne vois toujours pas le rapport avec la mousse…
  • – En faisant rouler la pierre, Dieu nous préserve du désespoir, de la peur, de la haine – ce que représente la mousse. Or tu sais bien que « pierre qui roule n’amasse pas mousse » !
  • Tu veux dire qu’un cœur reconnaissant préserve des idées noires.
  • – On peut le dire ainsi.
  • Et que la pierre qu’on voudrait rejeter, et dans laquelle je voulais donner un coup de pied, est justement celle qui fait tenir le tout ?
  •  – Exactement, c’est elle qui maintient l’église.
  • Et si maintenant tu me lisais le passage dont tu parlais…
  • D’accord, écoute, ça se trouve dans la première épître de Pierre.
  • – C’est une blague ?
  • Non, c’est le texte prévu pour aujourd’hui, 1 Pierre 2, versets 2 à 10.

Lecture de 1 Pierre 2, 2-10

2  Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait spirituel et pur, afin qu’en le buvant vous grandissiez et parveniez au salut.

3  En effet, « vous avez constaté combien le Seigneur est bon. »

4  Approchez-vous du Seigneur, la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et jugée précieuse par Dieu. 5  Prenez place vous aussi, comme des pierres vivantes, dans la construction du temple spirituel. Vous y formerez un groupe de prêtres consacrés à Dieu, vous lui offrirez des sacrifices spirituels, qui lui seront agréables par Jésus-Christ.

6  Car voici ce qui est dit dans l’Écriture : « J’ai choisi une pierre précieuse que je vais placer comme pierre d’angle en Sion ; et celui qui lui fait confiance ne sera jamais déçu. »

7  Cette pierre est d’une grande valeur pour vous les croyants ; mais pour les incroyants « La pierre que les bâtisseurs avaient rejetée est devenue la pierre principale. »

8  Et ailleurs, il est dit encore : « C’est une pierre qui fait trébucher, un rocher qui fait tomber. »

9  Mais vous, vous êtes la race choisie, les prêtres du Roi, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu. Il vous a appelés à passer de l’obscurité à sa merveilleuse lumière, afin que vous proclamiez ses œuvres magnifiques.

10  Autrefois, vous n’étiez pas le peuple de Dieu, mais maintenant vous êtes son peuple ; autrefois, vous étiez privés de la compassion de Dieu, mais maintenant elle vous a été accordée.

  • Même l’épître est faite de Pierre !

Crédits : Pasteur Jean-Daniel FAIVRE ( 1967-2015) – photo de Pexels – PIXABAY




Expressions de foi

Pasteur  Avec David (Psaume 23), nous confessons que :
Assemblée L’Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien.
Confirmands  Il me dirige près des eaux paisibles.
Pasteur Avec Esaïe (54, 10), nous confessons que 
Assemblée Quand les montagnes s’éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, l’amour de Dieu ne s’éloignera pas de moi,
Confirmands  Et son alliance de paix ne chancellera point. »
Pasteur Avec Jérémie (29, 11), nous confessons que :
Assemblée Dieu forme sur nous des projets de paix et non de malheurs
Confirmands afin de nous donner un avenir et de l’espérance.
Pasteur Avec Pierre (Jean 6, 68), nous confessons :
Assemblée  Seigneur, à qui irions-nous ?
Confirmands Tu as des paroles de vie éternelles.
Pasteur Avec Martin Luther, nous confessons que :
Assemblée Si l'on m'apprenait que la fin du monde est pour demain,
Confirmands je planteraisquand même un pommier. 
Pasteur Avec Martin Luther King, nous confessons que :
Assemblée  Je crois que la vérité et l’amour sans conditions auront le dernier mot effectivement.
Confirmands La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort

Crédits : Pasteur Jean-Daniel Faivre (1967-2015)



Merci d’avoir révélé aux petits

Matthieu 11, 25-30

25  En ce temps-là, Jésus s’écria : O Père, Seigneur du ciel et de la terre, je te remercie d’avoir révélé aux petits ce que tu as caché aux sages et aux intelligents. 26  Oui, Père, tu as bien voulu qu’il en soit ainsi.

27  Mon Père m’a remis toutes choses. Personne ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils et ceux à qui le Fils veut le révéler.

28  Venez à moi vous tous qui êtes fatigués de porter un lourd fardeau et je vous donnerai le repos. 29  Prenez sur vous mon joug et laissez-moi vous instruire, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes. 30  Le joug que je vous invite à prendre est facile à porter et le fardeau que je vous propose est léger.

Installation du pupitre par un jeune…  difficultés !

L’intelligent : Ce n’est pas comme ça qu’on installe un pupitre ! (il l’installe) Voilà. Maintenant c’est bon. 

Installation du micro (pas branché) par un autre jeune… difficultés !

L’intelligent : Ce n’est pas ce micro qu’il faut prendre. De toute façon il n’est pas branché, ça se voit. C’est celui-ci qu’il faut…

Le lecteur (se met en place au micro et commence à lire – doucement) : Seigneur, je m’incline devant toi… (mais le micro n’est pas allumé)

L’intelligent : Il faut d’abord allumer le micro, sinon ça ne marche pas. Vous n’êtes pas doués, c’est terrible.

Le lecteur (il reprend) : Seigneur, je m’incline devant toi…

L’intelligent : Mais non, ça c’est le texte de la confession des péchés. Maintenant, c’est la lecture de l’Evangile. C’est écrit sur le programme !!! (il apporte le bon texte)

Le lecteur (il reprend rapidement) : En ce temps-là, Jésus s’écria

L’intelligent : Eh, pas si vite. Les gens ne vont rien comprendre. Lis plus lentement. Il faut tout leur apprendre, c’est dingue !

Le lecteur (il reprend) : En ce temps-là, Jésus s’écria

(silence)

L’intelligent : Mais où est Jésus ? Eh, c’est toi qui as le rôle de Jésus, alors viens… Tu as le bon texte au moins ! Montre-moi… Allez, c’est à toi. Il faut que je fasse tout ici !

Jésus (parle à côté du micro) : O Père, Seigneur du ciel et de la terre…

L’intelligent : A quoi ça sert d’avoir un micro si tu ne parles pas dedans. Parle-donc dans le micro !

Jésus (il reprend) : O Père, Seigneur du ciel et de la terre, je te remercie…

L’intelligent : Voilà, c’est presque bon. Il était temps. En tout cas, c’est sûr : vous pouvez me remercier !

Jésus (il reprend) : O Père, Seigneur du ciel et de la terre, je te remercie d’avoir révélé aux petits ce que tu as caché aux sages et aux intelligents.

L’intelligent : Qu’est-ce qui est caché aux sages et aux intelligents ?

Le lecteur : Tu ne sais pas ?

L’intelligent : Non, je ne vois pas ce que je ne saurais pas.

Le lecteur : L’humilité peut-être ?!

Le lecteur : on peut continuer ? (pas de réponse) Bon, allons-y.

Jésus : Oui, Père, tu as bien voulu qu’il en soit ainsi.

(s’adressant à l’assemblée) Mon Père m’a remis toutes choses. Personne ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils et ceux à qui le Fils veut le révéler.

Intervenant1 : Aux tout-petits en somme.

Intervenant2 : Oui, à ceux qui sont humbles.

Intervenant1 : Seulement voilà. La vie est bien souvent difficile.

Intervenant 2 : Nos soucis sont comme des poids à porter, bien lourds pour nous.

Lecteur : Et si nous laissions Jésus terminer ce qu’il a à dire…

Intervenant1 : Bonne idée.

Intervenant2 : Il a toujours des paroles réconfortantes

Lecteur : pour les tout-petits !

Jésus : Venez à moi vous tous qui êtes fatigués de porter un lourd fardeau et je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et laissez-moi vous instruire, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes. Le joug que je vous invite à prendre est facile à porter et le fardeau que je vous propose est léger.

Intervenant3 : Sais-tu que quand on fait les choses par amour, tout paraît plus léger ?

Intervenant4 : Comment ça ?

Intervenant3 : Je vais te raconter une histoire qui aurait pu se passer au Cameroun.

Intervenant4 : En Afrique ?

Intervenant3 : Oui, car là-bas, on n’utilise pas de poussette.

Intervenant4 : Comment font alors les gens pour porter leur bébé ?

Intervenant3 : Ils les portent sur le dos.

Intervenant4 : Ça doit être fatigant.

Intervenant3 : En plus, dès 6-7, ans les petites filles peuvent être amenées à porter leur plus jeune frère ou sœur au dos.

Intervenant4 : Quel poids ça doit représenter pour elles !

Intervenant3 : Justement. Un jour, un monsieur a dit à une de ces petites filles qui portait son petit frère sur le dos :

Le monsieur : Mais c’est un bien lourd fardeau que tu as sur le dos ma petite.

Intervenant3 : Et la petite fille a répondu :

La fille : Ce n’est pas un fardeau, Monsieur, c’est mon petit frère.

 L’intelligent : Si je comprends bien ce que vous dites : l’intelligent calculerait le poids du bébé le comparerait au poids de la petite fille et dirait, cette charge est trop lourde. Alors que celui qui est humble ne voit pas une charge mais un frère à aider. Ça change quand même les choses…

Crédits : Pasteur Jean-Daniel Faivre (1967-2015)

 




Dialogue entre Martin Luther et Luc

Romains 8, 1-2.10-11

1  Il n’y a donc, maintenant, plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. 2  Car la loi de l’Esprit qui donne la vie en Jésus Christ m’a libéré de la loi du péché et de la mort. 10  Si Christ est en vous, votre corps, il est vrai, est voué à la mort à cause du péché, mais l’Esprit est votre vie à cause de la justice. 11  Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous.

ML : J’ai froid… et j’ai chaud.

L : Serais-tu malade ?

ML : Le froid de la mort me paralyse, la chaleur de l’enfer me consume.

L : Ça paraît bien sérieux. Comment t’appelles-tu ?

ML : Martin Luther.

L : Eh bien, Martin, dis-moi, veux-tu que je t’examine ? Je suis docteur.

ML : Tiens, moi aussi. Je suis docteur en théologie.

L : Moi, en médecine.

ML : Quel est ton nom ?

L : Luc.

ML : Luc, c’est bien aimable de ta part, mais personne ne peut me réchauffer, ni personne me rafraîchir.

L : Aurais-tu peur de mourir ?

ML : Pas toi ?

L : … Non.

ML : N’as-tu pas peur de l’enfer ?

L : … Non !

ML : Tu me sembles bien inconscient, Luc, comment se peut-il que tu n’aies pas peur de l’enfer ?

L : J’ai l’assurance que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les forces des hauteurs, ni celles des profondeurs, rien ne pourra me séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. (Romains 8, 38)

ML : Si seulement c’était vrai. Mais tu dois être le seul sur cette planète à penser cela.

L : Il y a encore au moins celui qui a écrit cela.

ML : Ce n’est pas de toi ?

L : Non. D’un ami… Paul… de Tarse.

ML : Je crois que vous vous faites des illusions tous les deux. Dieu est un Dieu qui met à l’épreuve et qui nous tente au-delà de nos forces, c’est pour cela que nous souffrons.

L : Mon ami a aussi écrit quelque chose à ce sujet, il a écrit : « Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; au moment où surviendra la tentation, il vous donnera la force de la supporter et, ainsi, le moyen d’en sortir. »

ML : Mais c’est lui qui envoie la tentation. Pourquoi enverrait-il le moyen d’en sortir ?

L : Je pense qu’effectivement il y a des difficultés dans la vie. Mais Dieu nous comprend et il nous aide car Jésus lui-même a souffert.

ML : Justement, si Jésus a souffert, il nous faut souffrir davantage, car le serviteur n’est pas plus grand que le maître.

L : Mais le maître, comme tu dis, est justement passé devant pour nous aider à notre tour.

ML : Écoute, je connais quelqu’un qui a vu sa vie défiler devant ses yeux comme des traces de pas sur le sable. Il y avait deux traces de pas. Mais qu’une seule à certains moments, et c’était justement les moments les plus durs de sa vie. Tu vois bien que Dieu l’avait abandonné dans les moments les plus durs.

L : Je crois qu’au contraire, dans les moments les plus durs, s’il n’y avait qu’une trace, c’était celle de Dieu qui portait ton ami.

ML : Si tu pouvais avoir raison…

L : C’est à croire car le juste vivra par la foi. C’est ce que nous lisons dans le livre d’Habacuc qui se trouve dans la Bible comme tu le sais.

ML : Mais si le juste vit par la foi et qu’il croit que Dieu est amour…

L : Eh bien oui, « il n’y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. » C’est aussi une phrase de mon ami Paul.

ML : Mais pourquoi mon esprit me condamne-t-il ? Ou me fait-il croire que Dieu me condamne ?

L : « Car notre corps, il est vrai, est voué à la mort, mais l’Esprit est vie à cause de la justice de Dieu. »

ML : La justice de Dieu n’est-elle pas de punir le coupable ?

L : La justice de Dieu est celle qui rend juste le coupable.

ML : Mais cela va à l’encontre de toute loi ?

L : Pas contre la loi de l’Esprit. « La loi de l’Esprit donne la vie en Jésus Christ qui nous a libérés de la loi du péché et de la mort. »

ML : L’Esprit nous libère du péché et de la mort…

L : Il nous libère et nous donne la paix. Tu connais cette parole de Jésus (Jean 14, 27) : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Que votre cœur ne s’alarme pas. » C’est l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint qui nous rappelle cela. C’est ce que disait Jésus.

ML : Il n’y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ car la loi de l’Esprit qui donne la vie nous a libérés du péché et de la mort…

Mais alors, cela change tout !

L : Beaucoup de choses, en effet.

ML : Nous n’avons plus à craindre la mort, ni l’enfer, ni la colère de Dieu, tout simplement parce que Dieu est amour.

L : C’est pour cela que Paul a écrit ses lettres. C’est pour cela qu’il a voyagé. Comme tu es théologien, tu sais bien ce que signifie le terme Evangile ?

ML : Il signifie Bonne Nouvelle. Au fait, ton Paul il vit toujours ?

L : Non, il a vécu il y a presque 15 siècles.

ML : Cela fait donc près de 1500 ans qu’il a écrit cela aux chrétiens de Rome. Et aujourd’hui, nous ne l’avons toujours pas compris !

L : C’est pour cela qu’à chaque époque, il faut des témoins, des personnes qui vivent de cette paix, qui se nourrissent de cette foi pour porter au monde le message de Jésus.

ML : Eh bien moi aussi je vais écrire, pour les gens de mon époque. Et grâce à l’invention de Gutenberg, je pourrai même toucher tous les habitants de l’empire germanique. Allez, plus de temps à perdre, il faut que je m’y mette.

L : Eh bien, Martin, que l’Esprit de Dieu t’accompagne et qu’il bénisse ton ouvrage aujourd’hui, demain et pourquoi pas dans cinq siècles encore… en suscitant toujours à nouveau des témoins de son amour.

Crédits : Pasteur Jean-Daniel FAIVRE (1967-2015)




Dieu est comme…

Voici une collection d’images et de versets bibliques ayant pour thème « Dieu est comme… ». L’objectif de cette présentation étant de découvrir que Dieu n’a pas seulement de figure paternelle !  Dans la Bible, Dieu est aussi comparé à  une maman, une sage-femme, une ourse, un rocher, une forteresse…

On pourra utiliser cette collection d’images

  • un photolangage muet. Dans ce cas, télécharger le fichier PDF Dieu est comme
  • comme une méditation. Dans ce cas, télécharger le fichier powerpoint. Dieu est comme
  • comme un jeu de carte (recto image – verso texte biblique). Dans ce cas, télécharger le fichier PDF Dieu est comme – jeu de cartes

 

Crédits : Laurence Gangloff – photos : pixabay