Bougie en sable de cire

Fabriquer une bougie sans faire fondre la cire? C’est possible depuis que le sable de cire est apparu dans les magasins de bricolage. Pour fabriquer une bougie dans un pot en verre (ancien pot de yaourt ou pot de nourriture pour bébés), prévoir environ 50 gr de sable de cire ainsi qu’une mèche de 8 cm.

Préparer du film étirable  pour le transport des bougies terminées, une nappe pour protéger la table, et une feuille de papier par enfant, pour récupérer le sable qui tombera  à côté du pot.

Déposer la mèche au fond du pot. Inutile de la fixer, le sable de cire stabilisera la mèche. Faire couler délicatement le sable de cire coloré. En alternant les couleurs, on obtiendra de jolis mélanges. Lorsque le pot est rempli, la bougie est prête !

Une idée d’Estelle Arnold… merci à elle !




Technique de narration avec des images frottées

La technique des images frottées  consiste à faire apparaître les éléments d’un récit biblique petit à petit pour susciter la curiosité du public. Une fois que la base est construite, une feuille de papier et des craies grasses seront les seuls outils nécessaires. Ravissement des petits et des grands garanti ! Remerciements à Anja Bein anjabein@gmx.de pour cette belle création personnelle !

La préparation du matériel de base prendra du temps, mais par la suite, cette base servira pendant de longues années.

Matériel nécessaire pour ce bricolage (et pour l’animation)

- 4 cartons format A4
- 1 feuille papier bristol format A4
- 4 carrés de 5 x 5 cm 
- ciseaux
- colle
- (4 feuilles blanches par enfant)
- (craies grasses)

 

Mode d’emploi

1ère étape : préparer les cartons épais au format A4

2ème  étape : fabriquer les coins (ils permettront de maintenir les feuilles et délimiteront l’espace disponible). Prendre les  4 carrés de 5 x 5 cm, les plier en deux. Rabattre le coin de droite vers le milieu de façon à obtenir un petit triangle. Rabattre le coin de gauche de la même manière. Le résultat obtenu est un grand triangle qui permettra, une fois fixé sur le carton  avec du scotch, de maintenir la feuille blanche sur le carton en la glissant simplement dans les coins

3eme étape : télécharger le modèle de la  planche des pas ici fils perdu et retrouvé  puis Imprimer la planche sur du papier épais. Découper et coller les traces de pas en suivant les modèles du récit ci-dessous.

 Avant de commencer le récit, poser une feuille blanche sur chaque carton, et la faire tenir grâce aux coins. Préparer les craies grasses.

Lorsque le récit de Luc 10 sera énoncé,  on pourra par exemple dire : « Un homme (frotter les pas du milieu en utilisant la craie grasse bleue) avait deux fils ( frotter les pas de gauche  puis de droite et utiliser les couleurs rouges et vertes).

« Le plus jeune (vert)  dit à son père  (bleu) : Donne-moi ma part d’héritage, afin que je puisse voir le vaste monde. Et le père lui donne sa part d’héritage. »

« Le plus jeune s’en va donc (vert). Il a beaucoup d’argent, se fait beaucoup d’amis (faire apparaître une paire de pas, en mauve), organise beaucoup de fêtes (faire apparaître une autre paire de pas) …. il a même une amie (faire apparaître les talons aiguilles). Mais lorsqu’il n’y a plus d’argent, les fêtes disparaissent (barrer une paire de pas), les amis disparaissent (barrer l’autre paire de pas)… et même l’amie disparaît (barre la troisième paire de pas). Le voilà tout seul. »

« Il trouve du travail et se rend compte que les ouvriers de son père sont mieux traités que lui. Il décide donc de rentrer à la maison, de demander pardon et de se faire embaucher comme ouvrier. Mais lorsqu’il arrive à la maison, (faire apparaître les pas en vert)  son papa l’accueille, le prend dans ses bras  (faire apparaître les pas en bleu) et lui redonne sa place de fils. Une grande fête est organisée pour célébrer son retour. Reste l’aîné (faire apparaître les pas en rouge). Il est en colère,  il tourne le dos à son frère et ne veut pas entrer faire la fête ».

 

Pour aller plus loin, un livre

Ewald Schulz, Mit den(m) Kleinen rechnen, ein Arbeitsheft für das Erzählen mit Reibebildern. Disponible chez Rheinischer Verband für Kindergottesdienst. Missionsstrasse 9 A, 42285 Wuppertal. Le livret en allemand  présente 7 récits détaillés avec les patrons (format A4), les couleurs proposées et des conseils techniques.

 

 

 

 

 

 

Crédits : Laurence Gangloff




Y a-t-il des contes dans la Bible?

 Y a-t-il des contes dans la Bible ? Question troublante pour le lecteur de la Bible… ! Le conte évoque les fées, l’imaginaire, le fantastique, bref une histoire inventée et pas vraie, alors que la Bible… « c’est vrai ! »

Et pourtant, de tout temps les contes font partie du patrimoine humain. Ils contribuent à forger l’âme de leurs auditeurs, ils sont l’expression de la culture et de la sagesse des peuples et leur confèrent leur identité. Ils répondent pour cela à des formes littéraires quasiment invariables d’une culture à l’autre et d’une génération à l’autre. Ils sont de véritables outils de la transmission du « Savoir-Être », une forme de langage qui ne s’adresse pas d’abord à la raison, mais aux profondeurs du psychisme pour le travailler dans la durée.

Il serait surprenant que le monde biblique n’ait pas utilisé ce mode de communication de la culture et des grandes expériences humaines. Une approche « ethnographique » des textes bibliques permet cette reconnaissance et la légitime. Cela est particulièrement vrai des récits de l’épopée des Pères Fondateurs de la Foi hébraïque. L’exégète nous parle de « récits typonomiques », car à travers des types, ils nous racontent l’histoire d’un peuple et de sa foi, plus que la relation photographiée de son origine. La fonction du conte de l’ethnographe rencontre ici celle du récit typonomique de l’exégète. On ne saurait s’en offusquer.

Un exemple particulièrement éclairant en est le récit de la rivalité et de la réconciliation d’Esaü et de Jacob. Sa morphologie répond point par point à la morphologie quasi universelle des contes :

  • Situation de départ: équilibre, absence de tension au sein de la famille.  Le héros est chargé d’une mission. Jacob chargé de mission doit conquérir le droit d’aînesse.
  • Le héros rencontre d’adversité, la peur, l’angoisse et l’éloignement. Jacob rencontre l’obstacle du frère, sa haine, ses menaces de mort, il est obligé de fuir à l’étranger, séjourne chez Laban.
  • Résolution et dépassement de la situation première, enrichissement du héros. Retour, dépassement des tensions, accomplissement de l’objet de la mission : Jacob investi de la succession de son père.

La forme verbale reprend, par sa part, remarquablement celle des plus beaux contes. Le récit biblique, raconté pendant des siècles, en a conservé toutes les finesses, à tel point qu’il se lit aujourd’hui encore, à livre ouvert, tel un conte. Il se prête, comme s’il n’avait pas subi l’épreuve de l’écriture, presque immédiatement, à la narration par un griot contemporain. Destiné à être entendu par épisodes successifs, il réserve après chaque épisode le suspens du suivant. Il suffit de bien en repérer les grandes articulations.

Le texte nous laisse percevoir tout l’art du conteur : il pose sa voix, avec lenteur, et égrène telle une confidence son « Grand Parler ». Ses phrases, simples et courtes, telle une musique, évoquent plus qu’elles ne démontrent ou ne dépeignent le passé… Il disparaît derrière le récit, pour ne laisser paraître que ses personnages et permettre à l’action de se nouer progressivement : « Esaü courait la compagne… Il était velu comme une fourrure de bête… Le brouet sentait bon… » Il n’en faut pas plus pour situer l’homme.

Ses descriptions sont sobres, mais volontiers enrichies de redondances poétiques destinées à intensifier les situations et à permettre à l’auditeur d’entrer en résonance avec l’évènement : « Isaac était devenu vieux, ses yeux s’éteignaient, il n’y voyait plus ». (Genèse 27.1) Au moment de son retour, dans l’angoisse de la rencontre avec le frère coléreux, le narrateur énumère de manière répétitive la richesse du cadeau que Jacob prépare : «200 chèvres et 20 boucs, 200 brebis et 20 béliers etc… » (Genèse 27.33)

Les personnages prennent toujours eux-mêmes la parole. Leurs dialogues sobres prennent le temps de faire avancer l’action et la conduisent progressivement à sa dramatisation maximale. Il faut admirer ce chef d’œuvre de conversation entre Isaac et Jacob lorsque celui-ci revient déguisé pour arracher la bénédiction de son père :

« Comme tu as vite trouvé mon fils ! »

« C’est que le Seigneur Dieu m’a porté chance ! »

« Viens plus près, mon fils, que je te palpe. Es-tu bien mon fils Esaü ou non ? »

Jacob s’approcha de son père qui le palpa :

« La voix est bien celle de Jacob, mais les mains sont celles d’Esaü ! »

« C’est bien toi, mon fils, Esaü ? »

« C’est moi ! »

« Sers-moi, mon fils, que je mange du gibier et que je te bénisse. »

Jacob le servit et il mangea : il lui apporta du vin et il but.

« Viens donc plus près de moi et embrasse-moi ! »

Isaac huma l’odeur de ses vêtements et le bénit.  (Genèse 27.20.ss).

Puis c’est le clash, introduit par une double répétition : « A peine Isaac avait-il… à peine Jacob avait-il… » (Genèse 27.30).

Le narrateur sait, enfin, qu’il doit maintenir en haleine ses auditeurs jusqu’au suspens final. Vers la fin du conte, jusqu’au dernier moment, l’auditeur ne sait pas comment Esaü accueillera le retour de Jacob. Il prend plaisir à allonger son récit par une période de préparation soigneusement montée : envoi de cadeaux, raconté avec redondances, échange de messages, à deux reprises, menace d’un frère accompagné de 400 guerriers armés jusqu’aux dents, lutte au gué de Jabbok, une dramatique prière : « Je ne lâcherai pas avant que tu ne m’aies béni ! », passage d’un premier groupe de servantes et de serviteurs avec les enfants, passage des épouses, puis enfin – puisqu’il le faut bien ! – de Jacob lui-même, sept prosternations encore avant la rencontre (33.ss).

Le récit est admirablement construit pour captiver. Le conteur, qui pendant des années sans doute a affiné et intériorisé son conte, est un artiste. Il faut lui rendre justice. Ce récit, tel un conte, va entrer dans la construction de la personnalité de son auditeur, modeler les profondeurs de son âme et construire son identité. Il faut lui rester fidèle. N’affadissons pas, n’appauvrissons pas ses dialogues, sa musicalité, ses crescendos, ses échanges verbaux, n’y ajoutons rien. Tout cela contribue à la beauté du conte et lui donne la force, grâce à laquelle il meuble l’intériorité de celui qui le reçoit avec reconnaissance.

Crédit : Edmond Stussi est pasteur,  il était professeur de pédagogie religieuse  à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres d’Alsace. Oeuvre de Matthias Stomer, Das Linsengericht

Se rapporter à ce sujet aux travaux de Vladimir PROPP, en particulier à son livre « Morphologie des Contes » qui défend cette thèse suite à une longue enquête menée dans des pays de culture et de langue différentes. (Le Seuil, Paris, 1965).

Voir à ce sujet l’apport décisif de Bruno BETTELHEIM dans « Psychanalyse du Conte de Fée », (Collection « Réponses » Robert LAFFONT, Paris, 1976).




Pour observer un baptême

Avant de parler du baptême avec des adolescents, voici une proposition de fiche d’observation à remplir lors d’un baptême, histoire de pouvoir nourrir le débat qui suivra…

Action (Terme liturgique ou terme technique)  Observé oui/non ?

  • La famille du baptisé est accueillie (accueil)
  • Le sens du baptême est rappelé à la communauté (instruction)
  • Les paroles du Christ ordonnant de baptiser sont dites (institution)
  • Le Saint Esprit est invoqué avant de baptiser (invocation de l’Esprit Saint)
  • Le baptisé est appelé par son prénom,
  • Le baptisé est mouillé trois fois au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit (acte du baptême)
  • Le baptisé est béni (imposition des mains)
  • Si le baptisé est un enfant, les parents, parrains et marraines promettent de l’éduquer dans la foi chrétienne (engagement des parents, parrains-marraines)
  • Si le baptisé est un adulte, il s’engage à vivre en chrétien (engagement du baptisé)
  • L’assemblée des chrétiens promet de prier pour le baptisé (engagement de la communauté)
  • Les parents, parrains et marraines prennent l’enfant dans leurs bras, signe de leur engagement (accueil de l’enfant)
  • Une bougie est allumée au cierge pascal et offerte à la famille ou au baptisé (remise du cierge)
  • Tous signent dans un livre (signature du registre des baptêmes)
  • Une prière pour le baptisé et sa famille termine la célébration (prière)
  • Avant le baptême, tous expriment leur confiance en Dieu (confession de foi)

 

télécharger ici la  Fiche observation baptême

Crédits Laurence Gangloff (Grains 2 KT)




Actes 8 en Bande dessinée

Activité : réaliser une bande dessinée à partir de Actes 8,26 à 40

Cette méthode d’animation biblique permet de distinguer les différentes séquences du texte. L’exercice met en évidence toutes les difficultés soulevées par ce texte.  Par exemple : les apparitions et disparitions de Philippe, l’improbabilité de la scène  de lecture du rouleau (de plusieurs mètres de long) dans un char… Expliquer le vocabulaire : un char (n’est pas un tank de l’armée), un eunuque etc.  L’exercice permet de dépasser toutes ces questions et de réfléchir au message principal du texte et surtout à l’essentiel : la confession de foi de l’éthiopien et son baptême « Voici de l’eau, qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé? »

possibilité de BD ici BD Actes 8

Crédits Laurence Gangloff (Grains 2 KT )