Journée des enfants : Mais où donc est Jésus ?

L’inspection de Colmar (Alsace) a organisé une grande journée pour les enfants des « Écoles du Dimanche » (6-11 ans). Les enfants sont devenus des enquêteurs en quête … de Jésus ! Voir l’invitation sous forme de Feuille d’inscription

Déroulement de la journée
  • Accueil à l’église : amorce du thème de la journée, jeu de présentation, chants,
  • Narration autour du thème de la Passion (Télécharger la narration de Christian KEMPF : Yousef – partie 1),
  • Envoi des enfants répartis en 5 groupes afin de mener l’enquête auprès des 5 témoins de la résurrection du Christ ( les témoins sont répartis en 5 lieux). Mener 2 enquêtes avant midi et 3 après le repas.
  • Midi : repas tiré du sac
  • Culte de fin de journée : résultat de l’enquête, chant (écrit dans l’atelier « Autour du feu »), prière d’intercession (composée dans l’atelier « À Emmaüs »), confession de foi (apprise à l’atelier « chez Simon »), fin de la narration : télécharger la narration de Christian KEMPF : Yousef partie 2 -et fin  puis bénédiction.
  • Goûter – Au revoir.
Les 5 ateliers ou témoins

1) Au tombeau : les disciples qui sont allé au tombeau en courant
Le responsable raconte l’histoire de Jean 20, 1 à 10, puis les enfants font eux-même la course jusqu’au tombeau de Jésus avant de fabriquer ensuite une casquette.

  

2) Chez Simon : Thomas
Le responsable raconte l’histoire de Jean 20, 24 à 29, les enfants jouent au jeu du Kim puis apprennent par cœur la confession de Thomas en vue du culte (« Mon Seigneur et mon Dieu ! »).

3) À la plage : des disciples
Le responsable raconte l’histoire de Jean 21, 1 à 14, puis les enfants confectionnent à l’aide d’un emporte pièce des pains d’épices en forme de poisson pour le goûter.

4) Autour du feu : Simon-Pierre
Le responsable raconte l’histoire de Jean 21, 15 à 19, les enfants écrivent un chant pour le culte final (chaque groupe écrit une strophe).

5) À Emmaüs : des disciples
Le responsable raconte l’histoire de Luc 24, 13 à 35, les enfants écrivent des sujets de prières dont certains pourront être lu comme prière d’intercession lors du culte final.

 

Crédits : Inspection de Colmar (UEPAL), Christiant Kempf (narrations et photos), Point KT

 




Grand jeu #choisis la vie !

Grand jeu biblique vécu par 450 jeunes, lors de l’événement « La Parole est dans le Pré » édition 2022. Thème : Instalife, #choisis la vie ! Ce rallye biblique est basé sur le texte de Matthieu 4 versets 1 à 11 et sur la question « choisir de dire non, pourquoi ? »

  1. Démarrage

Tous réunis sous la grande tente.

Scénette : 2 personnages se rencontrent, l’un chuchote quelque chose à l’oreille de l’autre et par trois fois, l’autre répond non de trois manières différentes. Seuls les non sont audibles.
Reformulation orale de la scénette : On ne sait pas ce qui a été dit, mais trois fois un non a été entendu. Dans ta vie aussi, tu as des choix à faire et ce n’est pas toujours en disant oui que tu donnes la bonne réponse, la réponse de ta vie.
Il y a des fois où dire non, te permet d’avancer.
Dans la Bible aussi, on a des histoires où le personnage principal a dit non pour pouvoir aller plus loin dans sa mission.

Lecture : Matthieu 4, 1-11.

Ce passage de la Bible a inspiré d’autres personnes que Jésus, directement ou indirectement, il peut toi aussi t’inspirer. Il y a un même un message caché pour toi.

Consignes pour le jeu : En équipe de maximum 12, vous aurez à retrouver les indices, il y en a 11 (8 figures historiques et 3 pasteurs) sous forme de fiches plastifiées (en montrer un exemple).
Ils sont cachés dans tout le pré. Ces fiches vous aideront, à découvrir une figure historique, à rencontrer un pasteur et à mieux comprendre le texte biblique, à trouver un indice.
Quand vous aurez tous les mots-indices, vous pourrez reconstituer la phrase qui est votre message pour chacun et chacune d’entre vous.Bonne exploration biblique, bonne exploration du pré, vous avez une heure et nous nous retrouverons tous ensemble ici

  1. Rallye

Distribuer un livret à chaque jeune  : Livret jeune Animation biblique Mt 4, 1-11; Les équipes jouent.

Il y a un animateur auprès de chaque fiche (1 à 8) qui aura été préalablement accrochée quelque part avec un ruban d’une couleur vive.

Les animateurs aident les groupes dans la découverte des figures historiques et la compréhension de ce que ces figures ont refusé de faire et pourquoi. Les animateurs veillent à ce que chacun participe et écrive sur son livret les réponses retenues par le groupe et le mot-indice.

Les pasteurs (P1/P2/P3) ont également un ruban de couleur vive et une fiche avec eux reprenant le texte biblique ( 1 tentation par pasteur) .

Le but est que pendant quelques minutes, le pasteur incite les jeunes à découvrir à quoi Jésus a dit non et pour quel bénéfice. Le pasteur vérifie que chacun a bien rempli son livret.

  1. Retour en grand groupe

Exhortation finale : Bravo !

Vous êtes tous de retour sains et saufs. Avez-vous retrouvé les 8 figures historiques ? Les laisser hurler et les lister à haute voix.
Ils sont des témoins possibles, des aides pour vous quand vous pensez que vous n’êtes pas capable de dire non, rappelez-vous que d’autres avant vous ont réussi à le faire et vous invitent à dire non pour plus de justice et pour un monde meilleur.

Qu’avez-vous appris de ces personnages ? Inviter sur scène 8 jeunes qui viendront dire pour chaque personnage ce à quoi il a dit non et pourquoi.

Avez-vous pu reconstituer le message caché afin que rien ne reste caché ? Inviter un jeune qui viendra reconstituer le message.

  • 1Coritnhiens 10, 23 revisité : Tout est permis mais tout n’est pas bon, Tout n’est pas constructif.

Oui ce message, il est pour toi. Pour te rappeler que ta vie n’est pas une fatalité. Tu as le pouvoir de dire non à tout ce qui peut te détruire ou t’empêcher de vivre en paix avec toi-même, les autres et Dieu (harcèlement, mauvaises influences, violences, pression du groupe…).

Jésus nous a montré un exemple de comment faire, à toi d’inventer ta manière d’être, de te construire, pour avancer comme enfant de Dieu dans la vie et dans le monde.

Les éléments à télécharger : 

  • 8 figures historiques sous formes de fiches plastifiées qui ont dit non pour le mieux (Madeleine Barrot, Martin Luther, Martin Luther King, Rosa Parks, Denis Mukwege, Dietrich Bonhoeffer, Marie Durand, Adélaïde Hautval).
  • 3 pasteurs avec des fiches, répartis dans le pré, pour aider les équipes à avancer dans la compréhension du texte et la reconstitution de la phrase. Chaque pasteur devra amener les groupes à une meilleure compréhension d’une tentation. A quoi Jésus a dit non et pour quel bénéfice ?
  • 1 carnet par jeune

Crédit : Dominique Calla, (UEPAL) Point KT – photo L.Gangloff




Philippe et l’eunuque éthiopien, fiche biblique

Texte : Actes des Apôtres 8/26-39

 Éléments d’explication 
  • Contexte : Après la mort d’Étienne, les chrétiens de Jérusalem sont victimes de persécution. Pour y échapper, beaucoup quittent Jérusalem et se dispersent. C’est le cas de Philippe qui quitte Jérusalem pour la Samarie où il va annoncer l’évangile. Les Actes des Apôtres présentent cette dispersion à la fois comme une épreuve et comme une chance : les chrétiens souffrent d’être séparés, mais leur dispersion permet à l’Évangile d’être annoncé dans de nouvelles zones géographiques. Donc ce qui devait affaiblir l’Église naissante, la fait en fait grandir.
  • Philippe : Il fait partie des Sept qui ont été choisis pour aider les Apôtres (voir Actes 6/1-6). C’est probablement un « Helléniste », c’est-à-dire un Juif né hors Palestine et dont la langue maternelle est le grec (à ce moment-là de l’histoire de l’Église, les chrétiens se considèrent encore comme des Juifs, disciples du Christ). Choisi dans un premier temps pour la diaconie (entraide), il a également annoncé l’Évangile au même titre que les Apôtres : c’est le cas dans sa rencontre avec l’eunuque éthiopien, comme également en Actes 8/5. Actes 8/40 précise qu’il poursuit sa mission d’évangélisation en Samarie et jusqu’à Césarée où Paul le rencontrera un jour : Paul précise en Actes 21/8 avoir séjourné à Césarée chez « Philippe l’évangéliste », surnom qui n’a pu lui être donné qu’en raison d’une intense activité missionnaire.
  • « un ange du Seigneur » : pour l’auteur du texte, il est clair que c’est Dieu qui conduit Philippe sur cette route où il va rencontrer l’Éthiopien.
  • « un eunuque éthiopien… venu à Jérusalem pour adorer Dieu » : Même s’il y a eu des juifs en Éthiopie (impossible de savoir si c’était le cas à cette époque), il n’est pas possible que cet eunuque éthiopien soit juif car le judaïsme interdit fermement la castration.
    • C’est un sympathisant du judaïsme : il est venu de très loin pour chercher Dieu.
    • Il est peut-être un « craignant Dieu ». Les « craignants-Dieu » étaient des païens, ils n’étaient pas membres du peuple juif, mais ils s’efforçaient de respecter les prescriptions de la Loi juive à l’exception de la circoncision. Ils étaient souvent dans une situation difficile car les païens ne les comprenaient pas et les Juifs ne les considéraient pas comme des membres du peuple juif.
    • Il est peut-être un « prosélyte » c’est-à-dire un païen qui s’est converti pleinement au judaïsme et en respecte donc toutes les règles y compris la circoncision. Mais il est peu probable que l’Éthiopien ait été accepté en tant que prosélyte en raison de sa castration.
      Mais quoi qu’il en soit : comme il est eunuque (mutilé sexuellement et ne pouvant pas avoir d’enfant), dans le judaïsme de l’époque, il ne peut pas avoir accès au Temple de Jérusalem, ni à la bénédiction de Dieu (Deutéronome 23/1). De fait, son séjour à Jérusalem ne semble pas avoir comblé ses attentes et sa recherche de Dieu : c’est seulement après son baptême qu’il est « tout joyeux ».
  • « haut fonctionnaire … » : c’est un homme riche et puissant, mais cette réussite sociale ne le comble pas puisqu’il est en recherche de sens, comme le prouve son voyage à Jérusalem.
  • « Candace, la reine d’Éthiopie » : Candace n’est pas un nom propre, ni un prénom, c’est un titre (comme « pharaon » pour désigner les rois d’Égypte).
  • Passage d’Ésaïe : cité d’après la Septante (la plus ancienne traduction de l’Ancien Testament en grec : pendant un temps, elle a été utilisée par les Juifs vivant hors de Palestine qui parlaient grec, avant d’être complètement abandonnée dans le judaïsme)
  • « Philippe descendit dans l’eau avec lui » : le baptême a donc lieu par immersion.
  • « il continua son chemin tout joyeux » : sa rencontre avec Philippe qui a permis une rencontre avec le Christ a changé et embelli sa vie ! Malgré sa couleur de peau (le racisme existait aussi à cette époque !), malgré la mutilation qu’il a subie, il est accepté tel qu’il est par Dieu. Être accepté tel qu’il est, n’a pas dû lui arriver si souvent ! En racontant cette histoire, Luc défend un christianisme qui n’exclut personne, alors que l’Église chrétienne naissante s’interroge sur son identité et les conditions d’entrée dans l’Église (annonce de l’évangile seulement aux juifs ou aussi aux païens ? circoncision pour tous ou non ?…). L’eunuque éthiopien est le premier « étrange étranger » (à plus d’un titre : noir, pas membre du peuple juif, mutilé sexuellement) à entrer dans l’Église chrétienne. Il ne sera pas le dernier !
  • « Eunuque » : Il y a peu de chance que les enfants sachent ce que cela veut dire, donc ils risquent de poser la question : il vaut mieux avoir un peu réfléchi avant, pour savoir comment répondre.

Quelques conseils :

  • utiliser des mots simples, par exemple : un eunuque est un homme qui a subi une opération qui le rend incapable d’avoir des enfants et le fait paraitre moins masculin (pas de barbe qui pousse par exemple) ;
  • ne pas avoir peur d’appeler un chat « un chat » si les questions sont précises. Par exemple : cette opération consiste à enlever les testicules (mot à expliquer simplement s’ils ne le connaissent pas : tout dépend de l’âge des enfants et de la connaissance qu’ils ont de leur corps ou qu’elles ont du corps des garçons) ;
  • ne pas minimiser : c’est une mutilation !

Découvrir la narration en lien avec cette fiche biblique : par ici

Crédits : Claire de Lattre-Duchet, (UEPAL), Point KT




Philippe et l’éthiopien, narration

Narration et Fiche biblique à télécharger ici Philippe et l’eunuque pour découvrir une belle rencontre… (Actes 8, versets 26 à 39)

C’était un homme important, enfin un homme… il n’était pas sûr d’en être tout à fait un, pas dans le regard des autres en tout cas : on l’avait mutilé dans son enfance pour en faire un eunuque afin qu’il puisse entrer au service de la reine d’Éthiopie. La blessure physique avait guéri, la blessure à l’âme pas tout à fait, même s’il avait des compensations : la reine lui avait confié le soin d’administrer ses richesses. Donc non seulement il était riche et vivait dans le luxe, mais en plus, il était craint, car on savait qu’il avait la confiance de sa reine. C’était une belle réussite. Il n’avait ni colère, ni regret, les choses étaient ainsi. Il avait appris à les admettre, mais le luxe et les honneurs ne lui suffisaient pas, il avait en lui une soif, une attente que jusque là rien n’avait pu combler. Alors il s’était mis en quête…

Il avait entrepris un long voyage, vers Jérusalem. On lui avait dit que c’était une ville sainte, qu’on y honorait un Dieu, un Dieu unique qui n’avait rien à voir avec les divinités et les idoles des autres nations. Il s’était mis en route espérant trouver là des réponses, un sens à sa vie, quelque chose enfin qui comblerait ce manque qu’il sentait dans sa vie.

Mais à Jérusalem, il n’avait pas vraiment trouvé ce qu’il cherchait. Il n’y avait pas sa place : les gens comme lui, les eunuques, les castrés, étaient exclus du culte rendu à ce Dieu qu’il voulait connaître. Même s’il avait voulu se convertir à cette religion, respecter toutes ses prescriptions et ses lois, il n’aurait jamais sa place dans le peuple qui servait ce Dieu. Son voyage lui laissait un goût amer. Pourtant avant de repartir de Jérusalem, il avait acheté un livre saint écrit par un prophète du peuple juif. Il essayait de lire mais s’il comprenait les mots, le sens continuait à lui échapper. Le livre parle d’un homme important qui, à un moment donné, est descendu de son piédestal, s’est abaissé, oui c’est bien le mot qui est employé, « abaissé ». Il est comparé à une brebis qu’on conduit à l’égorgeur, à un agneau qui, sans broncher, se laisse tondre. Non, décidément il ne comprend pas.

Plongé dans ses pensées, il n’a pas vu approcher Philippe, mais il entend son interpellation : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L’eunuque regarde Philippe : on dirait qu’il est juif, cela se voit à sa tenue, alors pourquoi l’interpelle-t-il ? Il n’y a pas de moquerie ni dans sa voix, ni dans son regard. Il semble sincèrement s’intéresser à lui. L’eunuque en est surpris.

A vrai dire, Philippe est peut-être aussi surpris que lui de se trouver là et de parler à cet homme: après avoir dû fuir Jérusalem pour échapper aux mauvais traitements infligés aux premiers chrétiens. Philippe a commencé à annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à des non-juifs, à des Samaritains, ce qui lui a déjà valu quelques soucis et remontrances dans l’Église chrétienne à peine naissante. On lui a reproché de parler de Jésus-Christ hors du peuple d’Israël : la mort et la résurrection de Jésus-Christ sont encore si proches que l’universalité de l’Évangile n’a pas encore été apprivoisée ni comprise par les disciples. Ils pensent devoir rester au sein de la religion juive, dans le peuple juif. Et après les Samaritains, qui croient au même Dieu que les juifs, voilà que Philippe s’adresse à un Éthiopien, peut-être sympathisant de la religion juive, mais pas un vrai juif. Il parle à un eunuque, alors que certains passages de l’Ancien Testament recommandent de tenir à distance du culte, que certains passages de l’Ancien Testament considèrent comme impur. En s’adressant à lui, Philippe se demande ce qu’en diront ces frères chrétiens, mais c’est l’Esprit de Dieu qui l’a conduit à cet homme, il en est surpris, c’est vrai, mais Dieu doit bien savoir ce qu’il fait, non ?!

L’eunuque lui répond : « Non, je ne comprends pas ce que je lis. Comment le pourrais-je, puisque personne ne m’éclaire ? ». Lui, le puissant ministre des finances de la reine d’Éthiopie reconnaît en toute humilité avoir besoin d’un guide. Et espérant trouver enfin les réponses qu’il cherche, il invite Philippe à monter dans son char confortable. Indifférent aux secousses du char sur les pavés, Philippe explique : il parle d’un homme, Jésus de Nazareth, venu de la part de Dieu pour parler aux hommes, pour partager toute leur destinée jusque dans la mort. Il lui dit qu’il a voulu s’adresser à chacun, même aux pécheurs, même à ceux qui ont fait de mauvais choix dans leurs vies, même aux mal-vus, même aux mal-aimés, même aux méprisés, ou peut-être pas « même », mais surtout à tous ceux-là. Et il leur a annoncé le pardon et la tendresse de Dieu. Philippe lui parle de la mort et de la résurrection de ce Jésus. Et de son commandement d’aller dans le monde entier, pour faire des disciples et les baptiser. Il ne lui parle pas de la frilosité des premiers chrétiens qui hésitent encore à quitter le giron du peuple d’Israël : on n’efface pas si facilement des réflexes et des préjugés vieux de plusieurs siècles.

L’eunuque écoute et il découvre autrement ce Dieu dont il a entendu parler à Jérusalem : il n’est pas comme il lui avait été dit. Il découvre un Dieu proche, un Dieu bienveillant, un Dieu qui accueille et bénit, un Dieu fidèle aussi qui tient parole puisque Philippe lui affirme que Jésus est le sauveur que Dieu a promis à son peuple dans ce livre du prophète Ésaïe qu’il s’efforçait de comprendre. C’est comme si un poids lui était enlevé : il a sa place devant ce Dieu-là, lui : lui le mutilé, lui que les autres craignent mais ne respectent pas, lui que tant d’autres ne considèrent pas comme un homme à part entière. Il a sa place, une vraie place, une vraie dignité, celle que lui donne ce Dieu capable d’envoyer son propre fils pour déclarer son amour aux humains. C’est comme si sa vie prenait un autre sens : il est aimé de Dieu. C’est comme s’il sentait cet amour remplir son cœur, combler ses manques. C’est si doux et fort à la fois qu’il voudrait se plonger entièrement dans cet amour et dans cette paix qui l’envahissent…

Alors, quand il voit la rivière, il demande à Philippe s’il peut recevoir le baptême. Ils descendent du char, entrent dans l’eau et il est baptisé. Quand ils ressortent de l’eau, Philippe disparaît, il poursuit sa route vers d’autres juifs ou païens, pour leur parler du Dieu de Jésus-Christ. Quant à l’eunuque, premier africain et tout premier païen à devenir chrétien, nul à part Dieu ne sait ce qu’il est devenu, mais jusqu’à aujourd’hui son histoire témoigne que Dieu accueille et bénit chacun tel qu’il est, chacune telle qu’elle est…

Crédit : Claire de Lattre-Duchet (UEPAL), Point KT




Recension : les thématiques des camps, weekend ou colos

Voici une recension des propositions parues sur Point KT, pour vous aider à préparer les prochaines vacances…

Public enfants

Public Adolescentes ou jeunes adultes

Public Intergénérationnel

 

Crédit : Laurence Gangloff  (UEPAL), Point KT