Parler avec Dieu

Un programme catéchétique proposé par l’Église Évangélique Réformée du canton de Vaud (EERV-Suisse) et L’Église catholique dans le canton de Vaud (Suisse).

Objectifs:

  • Parler avec Dieu, c’est prier. Prier, c’est parler avec Dieu.
  • Partager avec les enfants cette joie de pouvoir parler avec Dieu.
  • Faire découvrir aux enfants que parler à Dieu donne des forces nouvelles.
  • Offrir aux enfants des mots simples, des mots de tous les jours, pour leur apprendre à prier•Faire découvrir des textes bibliques qui mettent en action ces mots.

« Le pari de la foi conçoit la prière comme un dialogue avec Dieu ». C’est fort de ce défi que ce programme œcuménique nous emmène dans un parcours réflexif sur le thème de la prière. Que ce soit lors de la Création (Gn 1,1 à 2,4), avec Bartimée (Marc 10, 46-52), avec Siméon (Luc 2,1-7 + 22-32), avec Jonas (Jonas 1-4), avec le récit des cinq pains et des deux poissons (Marc 6,30-44) ou encore avec un texte de l’Apocalypse (Apocalypse 19 verset 1b), à chaque fois une parole est donnée, des mots prononcé.

Ce parcours, prévu pour une année, propose des animations originales et des activités aussi bien pour les enfants que pour les parents.

Ce matériel est disponible en le commandant à l’OPEC (Editions OPEC-Parler avec Dieu), mais il est également disponible en libre téléchargement sur le site de l’EERV (Téléchargement EERV-Parler avec Dieu).

Crédit: Laurence Bohnenblust-Pidoux.




Appelés à la liberté ! Un parcours catéchétique pour tous les âges

A nouveau (voir la recension du livre que j’ai faite dont est issu ce parcours; De Luther à Luther King), je me suis régalé à la lecture de ce matériel catéchétique. La réflexion sur la liberté de conscience permet d’aborder les thèmes et les personnages sous un nouveau jour, avec un regard plus pointu que le simple regard historique. La liberté de conscience vue par Martin Luther n’est pas la même que celle de Calvin face à Castellion, ni même que celle de Ravaillac, assassin du roi Henri IV.

En groupe, par tranches d’âges bien définies, on se pose la question: qu’est-ce que la liberté de conscience ? Et on aborde à travers ce thème la question du fanatisme, de la radicalisation, de la limite des uns et des autres, du respect de l’autre, du droit à la différence,

On le voit, à travers ces thèmes historique et vieux parfois de plusieurs siècles, c’est notre histoire contemporaine que l’on revisite…

En bonus, vous trouverez le film qui a été réalisé à partir du spectacle son et lumière « De Luther à Luther King » et présenté dans le cadre des festivités des 500 ans de la Réforme dans les Cévennes. Il peut être utilisé dans le cadre d’une soirée paroissiale, d’un week-end ou d’un camp, ou encore visionné séquence par séquence. Comme genevois, je ne peux m’empêcher de relever le plaisir à l’écoute de ce DVD qui sent bon l’accent chaleureux du sud…

Mon regret toutefois, c’est le site Internet dans lequel je n’ai jamais réussi à accéder aux annexes (à part la séquence 1 pour les enfants de 4 à 6 ans). Malgré un essai de contact avec l’auteur du site, je n’ai jamais eu de réponses… Dommage, car ce matériel mérite vraiment une belle diffusion, et j’espère que les Éditions Olivétan se donneront rapidement les moyens de finaliser le travail commencé. Pour consulter le site: appelesalaliberte.editions-olivetan.com

Sommaire:

  1. Martin Luther – La conscience s’affirme.
  2. Calvin contre Castellion – La conscience tiraillée
  3. Henri IV assassiné – La conscience manipulée et radicalisée
  4. Louis XIV – La conscience persécutée résiste
  5. Pierre Bayle – La tolérance et les droits de la conscience légalisée
  6. William Penn – La conscience libérée
  7. Rabaut Saint Etienne – La liberté de conscience légalisée
  8. Ferdinand Buisson – La conscience protégée par la laïcité
  9. Le Chambon-sur-Lignon et la conscience engagée
  10. Martin Luther King et le réveil de la conscience

Crédit ; Etienne Jeanneret




Les enfants, portiers du Royaume

Caroline Baertschi-Lopez, Les enfants, portiers du Royaume. Accueillir leur spiritualité, Cabédita, 2017.

Voilà enfin un livre en français d’une auteure francophone, genevoise, et excellente connaisseuse de toute la réflexion autour de la spiritualité de l’enfant théologien. Elle fait partie des premières formatrices Godly Play francophones reconnues (et formées) par l’association Godly Play international.

En quelques pages, Caroline nous entraîne dans l’univers complexe et merveilleux de la spiritualité de l’enfant, et nous oblige à changer notre regard sur l’enfant. Celui-ci est un être doué de spiritualité, « naturellement spirituel ». Pour en saisir le sens et en comprendre les enjeux, en voici un résumé, avec quelques remarques critiques finales, discutées au préalable avec l’auteure : Résumé du livre de Caroline Baertschi.

Je recommande vivement la lecture de ce livre pour toute personne, catéchète, pasteur, parent, éducateur… qui désire comprendre comment percevoir aujourd’hui la vie spirituelle des enfants, et en recevoir toute la richesse en temps qu’adulte…

Pour commander le livre en Suisse: chez Cabedita, ou Payot, ou à commander chez votre libraire préféré.

Pour commander le livre en Europe: chez FNAC, ou à commander chez votre libraire préféré.




Petit recueil de jeux pour la catéchèse

Un recueil de jeux… pour quoi faire ?

Ce recueil ne se veut ni original (une bonne part des jeux présentés sont des « grands classiques ») ni exhaustif (une quarantaine de jeux ont été retenus sur des centaines possibles).

Le but de ce recueil est différent : rassembler quelques jeux utilisables facilement dans le cadre de nos activités habituelles de catéchisme, rencontres ou camps.

D’où la forme de ce recueil :

– un nombre limité de jeux, sous forme de fiches

– sur chaque fiche, en bas à gauche, l’indication du ou des cycles dans lesquels le jeu peut être utilisé (cycle I, 6 à 10 ans / cycle II, 10 à 13 ans / cycle III, 13 à 16 ans)

– des jeux triés selon les temps où ils peuvent avoir le plus de sens en catéchèse.

Un recueil de jeux, ni original, ni exhaustif : alors pour quoi faire ?

Pour avoir sous la main un outil simple et adapté à sa pratique de catéchète.

La seule originalité que revendique ce recueil est d’offrir aux catéchètes un outil d’animation utilisable dans quatre temps précis de la vie en groupe dans le cadre du catéchisme.

Il est à disposition sur le site catéchétique de l’USBJ : www.cate.ch.
Voici le lien de la page pour le télécharger directement (cliquer sur « des fiches de jeux pour l’animation ») : http://cate.ch/ressources/jeux/

Crédits: Alain Wimmer (Union Synodale Berne-Jura-Soleure / Suisse)




Engagés pour un monde meilleur

Face à l’accélération des nouveaux défis que notre monde impose aux générations futures (climatiques, sociaux, religieux, géo-politiques, économiques), les adolescents sont confrontés à une appréhension soit paralysante, soit mobilisatrice. L’aumônerie de jeunesse du canton de Vaud (Suisse) voit comme une urgence de proposer quelques repères pour croire à un avenir enthousiasmant.

«Quand tout s’effondrerait autour de moi, tiendrai-je encore debout ?»

Convaincus que ce qui permettra de déplacer le curseur soit du côté de la paralysie, soit de la mobilisation est aussi lié aux occasions d’expérimenter, les aumôniers de jeunesse proposent aux catéchumènes d’expérimenter un engagement solidaire et optimiste.
Loin de vouloir les formater ou les utiliser dans des projets prédéfinis, il s’agit de coacher les jeunes afin qu’ils puissent être fiers et heureux de ce qu’ils aurons imaginés eux-mêmes dès l’origine de leur projet.

Pour se situer, rien ne vaut la pratique ! Jésus enseignait ses disciples, mais il les envoyait aussi en mission pour leur offrir une occasion d’expérimenter l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Jésus lui-même, dans l’évangile de Marc notamment, nous est présenté comme expérimentant son ministère et cheminant de surprises en recentrages.

Nous avons mis nos jeunes de KT 9-10 (9e-10e année Harmos en Suisse : 13-14 ans) en situation d’expérimenter le salut du monde. Ou en tout cas un petit bout, puisque chacun y peut quelque chose pour sa part.

En 8 rencontres et un week-end, voici le défi à relever : les jeunes choisissent eux-mêmes un moyen de faire en sorte que le monde soit meilleur à la fin du programme qu’il ne l’était au début. Coacher par les animateurs et pasteur-diacres, des petits groupes se mettent en route dès la toute première racine d’un projet.

  • 3 rencontres pour choisir et planifier le projet
  • 3 rencontres pour le mettre en œuvre
  • 2 rencontres pour faire le bilan et rendre compte du projet sous forme d’un module d’exposition (panneau, vidéo, etc.)
  • 1 week-end pour monter l’ensemble de l’exposition, inviter les parents, paroissiens et amis à la visiter. Rencontrer un invité qui parraine le projet et qui vient témoigner de son propre engagement pour un monde meilleur. en l’occurrence cette année : Manon Schick, directrice d’Amnesty international Suisse.

Le projet est actuellement en cours, et seules les premières rencontres sont décrites (voir aussi les documents joint).

3 rencontres de mise en place « En suivant la méthode Jésus – comment est-ce que je peux mettre ma vie au service du Royaume », ou du moins de ce que j’imagine qu’il devrait être ? » :

  • Qui suis-je pour rendre le monde meilleur ?
    « Tu es mon fils bien-aimé – en toi j’ai mis toute ma joie »
  • Jésus au baptême reçois l’Esprit (il n’y va pas sans être porté par la présence de Dieu)
    Cet esprit le conduit au Désert où il expérimente le Mal. Qu’est-ce qu’il ne tourne pas rond dans ce monde. Pourquoi doit-il être sauvé ? Quand je regarde ce monde, qu’est-ce qui me choque, me révolte, m’attriste, me dégoûte ? un temps pour voir le monde sans complaisance, là où il me touche le plus.
  • Jésus s’entoure d’une équipe : il n’y va pas seul. Il génère une communauté autour du projet du salut du monde. Pourrais-je en faire partie ?
  • Et Jésus reste fidèle à sa mission. Il ne se laisse pas détourner par les mille choses qu’il faudrait aussi faire (par exemple tous ces malades qui attendent devant sa porte le lendemain de son 1er jour de ministère ne seront jamais guéri : il n’est pas venu pour cela).

Il faut donc que :

  • Je prenne conscience que je suis aimé. Dieu met, avant que je ne lève le petit doigt, toute sa joie en moi. Et je peux accueillir son Esprit. Et je peux me laisser inspirer et guidé.
  • Je ressente le mal autour de moi. Dans ma famille, dans ma vie, à l’école, dans mon quartier, dans ma ville, dans mon canton, mon pays, dans le monde ? Qu’est-ce qui me touche ? Qu’est-ce que l’Esprit me suggère d’attaquer comme malheur ?
  • Il faut que je rejoigne d’autres jeunes qui partagent un même élan – d’autres « Protestant ». Ensemble, nous faisons l’état de nos motivations, de nos dons, de nos ressources (une somme de 30.- suisse est confiée à chaque jeune par ses parents pour ce projet. Donc plus on est, plus on a d’argent pour notre projet). Nous faisons communauté, nous apprenons ce que c’est que de profiter de la force des autres, mais aussi de se frotter à eux lorsqu’il y a désaccord (à l’exemple des apôtres Marc et Paul).
  • Il faut que je réalise ce qui est prioritaire et ce qui est à ma portée. Je ne peux pas sauver le monde seul. C’est quoi ma part ? « qui trop embrasse, mal étreint ». Il y a ce qui me préoccupe (beaucoup de choses sur lesquelles je n’ai aucune prise) et il y a ma zone d’influence : là je peux faire quelque chose. Je vois ce que je fais. Je peux faire la différence. Sans m’épuiser, sans désespérer, sans fatalisme. Jésus lui-aussi a commencé par de toutes petites choses. Sa vie entière même est insignifiante dans ce qu’il a fait. Mais son exemple et sa vie ont transformé la vie des autres qui les uns encouragés par les autres, ont commencé par millier à changer le monde.

À l’image des ces jeunes « super-juniors » du reportage de France 4. Sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=V67kKAceyeg

Voici les documents qui vous seront utiles:

Crédit : Marc Rossier (Église Évangélique de canton de Vaud / Suisse)