Chaises musiqu’à l’envers

Par le jeu, les enfants apprennent, imitent les adultes, s’approprient les fonctionnements sociaux. Pas étonnant que les enfants jouent à la dinette ou à la guerre… Alors pourquoi ne pas utiliser le jeu pour réfléchir sur nos fonctionnements sociaux surtout lorsqu’ils sont en contradiction avec l’évangile ?

Matériel :
Appareil pour diffuser de la musique
Des chaises (solides…)

Etape 1 : Chaises musicales traditionnelles
Disposer les chaises au centre de l’espace de jeu : chaises en deux rangées, dos à dos. Il faut une chaise de moins que le nombre de participants.
Lancer la musique. Les participants tournent en rond autour des chaises. Lorsque l’animateur arrête la musique, chacun doit s’assoir sur une chaise. Celui qui reste debout est éliminé.
Enlever une chaise et recommencer. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seule participant : il a gagné !

Etape 2 : Chaises musical’envers
Remettre toutes les chaises. Mais cette fois-ci la consigne est modifiée : lorsque la musique s’arrête, personne ne doit avoir les pieds par terre, mais on peut être à plusieurs sur la même chaise.
Lancer la musique. Les participants tournent en rond autour des chaises. Lorsque l’animateur arrête la musique, tous doivent être sur les chaises.
Enlever une chaise (nombre de participants – 2 chaises) et recommencer…. Lorsque l’animateur arrête la musique, tous doivent être sur les chaises.
Enlever une chaise (nombre de participants – 3 chaises) et recommencer…. Lorsque l’animateur arrête la musique, tous doivent être sur les chaises.
Et ainsi de suite… Progressivement, il faudra laisser du temps afin que le groupe s’organise pour tenir tous sur de moins en moins de chaises. En s’organisant et en s’entraidant, une chaise peut porter au moins 8 catéchumènes : Fous rires garantis, mais attention aux chutes !

Etape 3 : Débriefing – débat
Quel jeu ont-ils préféré ? Chaises musicales à l’envers ou traditionnelles ? Pourquoi ? Quelles différences entre les deux jeux ?
Par les questions, amener les catéchumènes à comprendre ce qui se joue dans les deux jeux : jeu d’exclusion / jeu d’inclusion, jeu de compétition / jeu de coopération.
A part le gagnant du premier jeu peut-être, en général, les catéchumènes préfèrent la deuxième version parce que tout le monde s’amuse jusqu’au bout du jeu.
On peut alors faire le parallèle avec le fonctionnement de notre société : peu de gagnants, beaucoup d’exclus. Mais, si on peut jouer autrement (et s’amuser encore plus, autrement), on peut aussi imaginer vivre autrement : partager, faire preuve de solidarité, se soucier de l’autre rend heureux ! On peut déboucher sur une rencontre avec des personnes engagées dans une association d’aide sociale ou lire des témoignages de bénévoles…

 

Crédit : Claire de Lattre-Duchet




Antoine et le petit cep rabougri

« Antoine et le petit cep rabougri » est une narration de la collègue Claire de Lattre-Duchet (UEPAL) pour illustrer les thèmes de la reconnaissance et du partage

Cette année-là, Antoine passait ses grandes vacances chez Mamy Marguerite et Papy Robert. Il aimait bien ces vacances à la ferme ! Il aimait aller à la chasse aux limaces dans les salades du potager, manger les fraises à peine cueillies et tièdes de soleil et entendre Mamy rouspéter gentiment :« Mais enfin Antoine, avec quoi je vais faire la confiture, moi ?! »

Il aimait jouer à cache-cache dans le maïs déjà haut, mais ça, faut pas le dire, car Papy le lui a défendu. Il aimait s’asseoir sur les genoux de Papy pour conduire le tracteur : mais, faut pas le dire à maman, parce qu’elle le trouve bien trop jeune pour conduire. Mais ce qu’il aimait par-dessus tout, c’est quand Papy l’emmenait dans les vignes : Antoine aime regarder chaque cep, à la fois si semblable et si différent du suivant avec son tronc tortueux, ses branches qui ressemblent à d’immenses bras qui s’élancent vers le ciel, ses feuilles douces et vertes et ses fruits qui grandissent et se colorent peu à peu. Et puis, Papy Robert sait si bien raconter ses vignes : il raconte les maladies et les misères de chacune et les remèdes qu’il faut leur apporter, il raconte quand et comment tailler et puis il parle des raisins et du goût si particulier de chaque cépage et du vin qu’il en fera et que bien sûr Antoine n’a pas encore le droit de goûter.

Mais cet été-là, au bout d’une parcelle nouvellement plantée, Antoine découvrit un jeune cep qui ne ressemblait à aucun autre. Il était tout petit, tout rabougri et ses branches au lieu de s’accrocher au tuteur pour s’élancer vers le ciel avaient poussé curieusement autour du tronc.

« Papy, papy, s’écria Antoine, regarde ce cep, on dirait Adrien quand il fait « Non, j’veux pas ! » » Adrien, c’est le petit frère d’Antoine, un petit frère avec un sacré caractère.

« C’est vrai, dit Papy. En tout cas, il ne dit pas « Non, j’veux pas ! », mais c’est tout comme, car il a décidé de ne pas pousser et de ne pas porter de raisin celui-là. Faudra sûrement l’arracher et en planter un autre

  • Mais Papy, pourquoi il ne pousse pas ce petit cep ?
  • Ça, je ne sais pas Antoine, car il a pourtant tout ce qu’il faut : de la bonne terre où planter ses racines, il y a du soleil et il y a eu assez de pluie et je me suis occupé de lui comme des autres. Va comprendre. »

Pendant que Papy travaillait plus loin, Antoine s’est assis à côté du petit plan de vigne tout rabougri. « Dis, tu ne veux pas grandir ? » Antoine eut presque l’impression de l’entendre répondre : « Non, j’veux pas » Alors il continua de lui parler : « Pourquoi ne veux-tu pas grandir ? Ça ne fait pas mal, tu sais. Tu as tout ce qu’il te faut pourtant : une terre fertile, suffisamment de soleil et d’eau, mon Papy qui prend soin de toi. Regarde les autres ceps comme ils sont beaux : les oiseaux viennent s’abriter dans leur feuillage et bientôt leurs fruits réjouiront beaucoup de gens. Tu pourrais être comme eux… » Mais le petit cep rabougri ne bougea pas une feuille et ses sarments bien serrés semblaient dire : « Non, j’veux pas »

Le lendemain, Antoine revint s’asseoir près du petit cep rabougri et pour lui poser les mêmes questions et lui chuchoter les mêmes encouragements, sans plus de résultat… Alors il revint le lendemain encore et le surlendemain et le jour encore d’après…

Le petit cep rabougri ne s’en rendit pas compte tout de suite, mais il commença à attendre et à espérer les visites d’Antoine. Au début, ce que disait Antoine l’avait un peu agacé, car il n’avait pas envie qu’on lui dise quoi faire. Il savait ce qui était bon pour lui, un point, c’est tout et s’il n’avait pas envie de grandir, pas envie de porter de raisin ça le regardait, na ! Mais peu à peu, il avait trouvé attendrissante la ténacité du petit garçon et, derrière les mots, il avait entendu que le petit garçon s’intéressait à lui, qu’il lui voulait du bien. Alors il l’avait écouté plus attentivement et sans trop se l’avouer, avait commencé à s’intéresser à ce dont lui parlait le garçon : la terre qui lui parut peu à peu appétissante pour ses racines, le soleil dont la caresse chaude lui parut agréable sur son écorce, la rosée du matin si fraîche et douce sur ses feuilles… si bien qu’un matin, il entendit Antoine s’écrier : « Oh mais ça alors ! Tu as grandi ! Ce petit sarment-là, il n’était pas là ! Il pousse bien, il n’est pas tout entortillé autour de toi ! »

Et Antoine repartit aussi sec en courant : « Papy, Papy ! Viens voir ! » Bon, Papy ne parut pas très convaincu, mais la joie d’Antoine fit plaisir au petit cep rabougri, enfin un tout petit moins rabougri. C’est pourquoi le lendemain, il fut très déçu de ne pas voir arriver Antoine en milieu de matinée, comme d’habitude. Le petit cep un peu moins rabougri ne le savait pas, mais Antoine avait accompagné Mamy Marguerite à l’église. Et au moment même où le petit cep un peu moins rabougri se demandait pourquoi Antoine tardait autant, le petit garçon écoutait attentivement le pasteur lire l’Évangile.

Pendant que la chorale chantait, Antoine chuchota à Mamy Marguerite : « Je dois y aller, c’est important ! Je t’expliquerais plus tard !» Mamy n’eut pas le temps de lui demander quelle mouche l’avait piqué que, déjà, Antoine se faufilait discrètement hors de l’église et courrait ventre à terre vers la parcelle de vigne. Il arriva tout essoufflé près du petit cep de vigne un peu moins rabougri qu’avant : « Faut que je t’dise, j’ai compris un truc, j’t’ai pas expliqué comme il faut… Attends, faut que je reprenne mon souffle. » Après quelques minutes, Antoine reprit : « J’étais à l’église tout à l’heure et en écoutant le pasteur lire l’évangile, j’ai compris un truc super important : Dieu a voulu le monde pour le bonheur et la vie, alors il est généreux. A toi, petit cep, il a donné la terre, le soleil, la pluie, mon papy qui prend soin de toi. Aux humains, il a donné la nature, sa création, à admirer et à cultiver pour en tirer notre nourriture. Et en nous donnant tout ça, il nous a aussi confié une mission : donner du bonheur autour de nous et ce que je viens de comprendre, c’est que donner du bonheur, partager ce qu’on a, ça rend heureux, ça rend la vie plus belle.

Tout à l’heure, à l’église, le pasteur a lu une histoire dans l’évangile où Jésus racontait l’histoire d’un homme riche et la vie de cet homme était triste, car il ne pensait qu’à lui, il n’y avait que lui dans sa vie, il voulait garder pour lui tout ce qui lui était donné et au bout du compte quand il est mort, il ne lui est rien resté. Lui non plus, il n’avait pas compris ! Ce qu’on garde vraiment et pour toujours, c’est ce qu’on a donné, le bonheur qu’on a donné… Et toi, avec tes fruits, tu pourrais réjouir tant de gens, parce que je t’assure que quand Papy invite la famille et les copains pour déguster le vin nouveau, y a de la joie ! Ça parle et ça rigole tard ! »

Le petit cep un peu moins rabougri n’avait pas tout compris dans ce flot de paroles : l’église, le pasteur, il ne savait pas ce que c’était, Dieu, Jésus, jamais entendu parler. Mais il y avait dans l’enthousiasme du petit-garçon quelque chose de communicatif et qui le fit réfléchir : il se souvint de la chaleur qui l’avait parcouru lorsqu’il avait vu la joie d’Antoine quand celui-ci avait découvert la nouvelle petite branche quelques jours plus tôt. Alors, il se dit que ce ne serait peut-être pas si mal de donner du bonheur à d’autres en partageant, dans la douceur de ses fruits, la terre, le soleil, l’eau et les soins qui lui avaient été données.

Et le petit cep un peu moins rabougri déploya ses sarments et de toutes ses forces et de toute son énergie, se mit à grandir, grandir. A la surprise de Papy Robert, ses branches furent bientôt lourdes de grappes d’un raisin sucré et subtil et Papy Robert sut tout de suite qu’il en ferait un vin exceptionnel.

Cette année-là au messti (fête du village en Alsace), en partageant la flammkuech (tarte flambée – spécialité alsacienne) avec les copains, Papy leur raconta l’histoire du petit cep rabougri et de son petit-fils tenace, mais aucun ne voulut le croire. Papy Robert fut un peu vexé d’entendre les copains rigoler. Mais ils rigolèrent moins quand quelques mois plus tard, Papy Robert présenta son vin à la foire aux vins de Colmar et gagna la médaille d’or. Son vin fit une telle réputation au coteau « Rebgarten » et aux vignes qui y poussent qu’on raconta l’histoire du petit cep rabougri l’année d’après, et l’année d’après et encore après et etc…

Et le petit cep ? Il n’est plus ni rabougri, ni petit, et il n’a jamais regretté d’avoir grandi et porté du fruit, car c’est vrai, il le sait : ce qu’on garde vraiment et pour toujours, c’est ce qu’on a donné…

Crédit : Claire de Lattre-Duchet




Veillée avec les anges

Veillée de Noël avec les anges : Bientôt Noël ? Le premier Noël… alors, au ciel, les anges se préparent ! Veillons avec eux…

 Déroulement :

Prélude

Accueil :
(d’après Charles Singer, Semailles, Edition du Signe, 1999, p.49)
Soyez, tous et toutes, les bienvenus pour cette veillée de Noël où Dieu nous invite et nous appelle…
Il nous invite et nous appelle, en cette nuit semblable à tant d’autres obscurités, à reconnaître l’irruption de l’espérance au cœur de l’inquiétude humaine.
Dans les chants de ses anges, il nous invite et nous appelle à entendre chanter son projet de salut pour l’humanité.
En cet enfant de la crèche semblable à tant d’autres enfants enroulés dans leurs langes, il nous invite et nous appelle à reconnaître son amour bouleversant.
Dans cet enfant de fragilité semblable à tant d’autres enfants reposant tout contre leur mère, il nous invite et nous appelle à le reconnaître lui, Dieu, déposé dans le berceau de l’humanité. Amen.

Cantique : O nuit bienveillante (Alléluia 32-23/1, 3 et 4)

Scène 1 : Oh oh Gaby, Gaby
Les « anges » se regroupent pendant le chant de l’assemblée à droite de l’autel et se placent comme une chorale.

Musiquange : Oh là là, ça ne va pas du tout. C’est une catastrophe ! Vous chantez comme des casseroles ! On ne sera jamais prêt à temps ! Mais qu’est-ce que je vais dire au patron ? J’étais tellement heureux quand il m’a confié cette mission. Je l’entends encore quand il m’a dit : Musiquange, je compte sur toi pour préparer le chœur des anges pour cette occasion très spéciale.
Il compte sur moi. Je suis désespéré ! Mais où sont vos voix angéliques ?! Je n’ai entendu que des casseroles ! Même un chœur de canards sauvages chanterait mieux que vous !
Bon, on arrête-là pour aujourd’hui, revenez demain pour répéter ! Et entrainez-vous sérieusement d’ici-là ! Sinon, je ne réponds plus de rien !

Curiange : Ben dis donc ! Qu’est-ce qui lui arrive à notre chef ?! On n’a quand même pas si mal chanté !

Angeronchon : Moi, j’aime pas chanter !

Curiange : Oui, Angeronchon, on sait ! Mais ce que je ne comprends pas c’est pourquoi Musiquange est si contrarié, on dirait toi ! Il nous demande toujours de bien chanter les louanges de Dieu, mais en ce moment, il est tellement exigeant !

Angeronchon : Moi j’aime pas quand le chef est exigeant !

Curiange : Eh Tchatange ! Tu sais ce qu’il a, toi, notre chef de chœur ?

Tchatange : Evidement ! Tu ne sais pas ?! Tout le ciel en parle !

Angeronchon : Moi, j’aime pas quand tout le ciel parle !

Curiange : Tout le ciel parle de quoi ?

Tchatange : Nous nous préparons à chanter pour une occasion très spéciale ! C’est pour ça que Musiquange est un peu sur les nerfs.

Curiange : Mais c’est quoi cette occasion très spéciale ? ! Dis-moi…. Allez, accouche !

Tchatange : Ah non, c’est pas moi qui vais accoucher ! Dieu a choisi quelqu’un d’autre pour ça !

Curiange : Mais qu’est-ce que tu racontes ?! Je comprends rien !

Angeronchon : Moi, j’aime pas quand on comprend rien !

Tchatange : Viens, Curiange, Gaby est le mieux placé pour t’expliquer !

Angeheureux : J’peux venir aussi ? S’t’plait ! C’est sûrement une bonne nouvelle et j’adooore les bonnes nouvelles !

Tchatange : Oui, tu peux venir aussi Angeheureux… Mais t’es obligé de sourire tout le temps comme ça ?

Angeronchon : Moi, j’aime pas quand on sourit sans arrêt !

Angeheureux : Je fais pas exprès. Je suis heureux, alors j’ai le sourire, la banane, la frite, la pêche…

Tchatange : Si seulement, c’était contagieux et que tu pouvais donner un peu de ta banane à Angeronchon ou à Musiquange.

Angeronchon : Moi, j’aime pas la banane !

Tchatange : Qu’est-ce que je disais !

Angeronchon : Et j’aime pas qu’on me critique !

Curiange : Et, ne vous disputez pas ! Bon, on va voir Gaby ?! J’aimerai bien savoir moi !

Tchatange : Avec tout ça, je ne l’ai pas vu partir ? Va savoir sur quel nuage, il est maintenant ! Gaby ?! Gaby ?! Il a eu tellement de travail ces derniers temps, il doit faire une sieste quelque part… Gaby ?! Gaby ?!

Les autres anges avec lui : Gaby ?! Gaby ?! Gaby ?! Gaby ?!

Gabriel (depuis la tribune de l’orgue) : Gabriel, je m’appelle Gabriel ! C’est pas compliqué quand même : Gabriel ! Ca rime avec ciel ! Ca fait plus sérieux quand même !

Tchatange : Gabriel, si tu veux… mais Gaby, c’est affectueux… On te cherchait…

Gabriel : Oui, ça j’ai entendu et les cieux tout-entiers aussi ! Mais vous me cherchiez pourquoi ?

Tchatange : Ben c’est à cause de ce que tu m’as raconté. Curiange, Angeheureux et Angeronchon, ils voudraient bien savoir aussi… alors je me disais…

Gabriel : Tchatange, toujours aussi bavard, incapable de tenir ta langue…

Tchatange : On a la tchatche, ou on ne l’a pas… Mais Curiange comprend pas pourquoi Musiquange est sur les nerfs avec nous à la chorale… Alors si tu lui expliquais…

Gabriel : Je vois… j’arrive !
Gabriel descend de la tribune et rejoint les autres.

Cantique : Voici Noël, ô douce nuit (Alléluia 32-30/1, 3, 4 mais dans la strophe 1 on remplace « Allons donc tous avec les mages, Porter à Jésus nos hommages » par « Allons donc tous avec les anges, Chanter au Seigneur nos louanges »)

Scène 2 : Ange ou cigogne ?
Gabriel : Bon alors, je vais commencer par le début. Il y a quelques mois, le grand patron m’a envoyé au Temple de Jérusalem, pour parler à un prêtre du nom de Zacharie. Je devais lui annoncer que sa femme Elisabeth n’était pas stérile comme on le disait et que même si elle n’était plus toute jeune, elle allait avoir un fils qui s’appellerait Jean.

Angeheureux : Oh un bébé ! Quelle bonne nouvelle !

Tchatange : Et il t’a cru tout de suite, Zacharie, quand tu lui as annoncé cette naissance ?

Gabriel : Bien sûr que non ! Il m’a dit que sa femme et lui étaient trop vieux pour avoir un enfant. Alors je lui ai cloué le bec : il sera muet jusqu’à la naissance de son fils. Ca lui apprendra à trop parler et à mettre en doute la parole d’un envoyé de Dieu ! Non mais !

Curiange : Mais depuis quand les anges annoncent la naissance des enfants ? On n’est pas des cigognes !

Angeronchon : Moi, j’aime pas les cigognes !

Gabriel : Mais cet enfant n’est pas n’importe quel enfant : il s’appellera Jean et il sera celui qui doit préparer le peuple à la venue du Sauveur, du messie que Dieu a promis à son peuple !

Curiange : Et c’est pour la naissance de Jean qu’on va chanter ?

Tchatange : Mais t’es presqu’aussi bavard que moi, Curiange !

Angeheureux : Chut ! Ecoutons la suite !

Gabriel : Non, on ne va pas chanter pour la naissance de Jean. Car ça, ce n’était que le début ! Après ça, Dieu m’a envoyé au fin fond de la Galilée, dans un bled perdu, Nazareth, chez une jeune fille du nom de Marie, fiancée à un charpentier du nom de Joseph. A elle aussi, je devais annoncer la naissance d’un fils.

Curiange : C’est ce que je disais, le patron nous confond avec les cigognes !

Gabriel : Mais non, Curiange… Et de toute façon, annoncer cette naissance, c’était un grand honneur pour moi ! Car cet enfant, c’est le Messie, le Sauveur que Dieu a promis à son peuple et que le peuple attend depuis si longtemps. Cet enfant, c’est le Fils de Dieu !

Angeheureux : Quelle bonne nouvelle ! J’adoooore les bonnes nouvelles !

Curiange : Je ne comprends plus rien ! Pourquoi est-ce que Dieu t’envoie à Nazareth ? Avec tout le respect que je lui dois, il s’emmêle pas un peu les pédales le patron ? C’est pas à Bethléem qu’il doit naître le Messie ? Eh Google-ange !

En haut de la chair, Google-ange se lève

Google-ange : Que dois-je chercher ?

Curiange : Où le sauveur doit-il naître ?

Google-ange tourne les pages de sa bible…

Google-ange : Livre du prophète Michée, chapitre 5
Le Seigneur dit : « Et toi, Bethléem Ephrata, tu es un petit village parmi ceux des clans de Juda. Pourtant, celui qui doit gouverner Israël, je le ferai sortir de chez toi. Il appartient à une famille très ancienne. » Le Seigneur va abandonner son peuple pendant un certain temps. Ensuite, le jour viendra où la femme qui doit accoucher aura un fils. Ceux qui seront encore en vie après l’exil viendront rejoindre les autres Israélites. Et lui, le chef annoncé, il se lèvera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la présence glorieuse du Seigneur son Dieu. Les gens de son peuple vivront en sécurité. En effet, sa puissance s’étendra jusqu’au bout du monde.
C’est lui qui donnera la paix.
En chair, Google-ange se rassoit

Angeheureux : A mon avis, le patron sait ce qu’il fait !

Gabriel : Tout à fait ! Mais je dois dire quand même qu’il n’a pas choisi la facilité !

Angeronchon : Moi, j’aime pas la facilité !

Tchatange : Alors le patron et toi, vous êtes d’accord là-dessus ! Quand on y réfléchit un peu quand même, il aurait pu choisir une femme mariée, dans une famille importante et respectée de Jérusalem. Pour Marie, c’est pas simple quand même ! Avoir un bébé avant d’être mariée… Ca craint ! Ils ne rigolent pas les humains avec ça ! Sa famille pourrait la jeter dehors, son fiancé pourrait penser qu’elle l’a trompé et la faire condamner à la lapidation…

Angeheureux : A mon avis, le patron sait ce qu’il fait !

Gabriel : En tout cas, comme elle était très troublée, j’ai essayé de la rassurer. Je lui ai dit que Dieu l’aime. Je sais qu’il la protègera et lui donnera la force de faire face.

Angeheureux : A mon avis, le patron sait ce qu’il fait !

Les autres anges : Oui, on a compris !

Tchatange : Attention Angeheureux, on va finir par t’appeler Angeradoteur !

Curiange : Bon et alors ? Elle a dit quoi, Marie ?

Gabriel : « Je suis la servante du Seigneur. Que Dieu fasse pour moi, ce que tu as dit ! »

Curiange : Alors, elle est d’accord… Il va naître ce bébé… et donc, c’est pour la naissance de cet enfant qu’on va chanter ?

Angeronchon : Moi, j’aime…

Tchatange : Attention à ce que tu vas dire, toi ! On parle du fils de Dieu là !

Angeronchon : Euh, oui, justement… j’allais dire : Moi, j’aime le fils de Dieu !

Les autres anges : Ah !

Gabriel : Oui, Curiange, nous allons chanter pour la naissance du Fils de Dieu…

Tchatange : C’est pour ça que Musiquange est un peu sur les nerfs…

Angeheureux : Il veut que ce soit bien ! Vraiment bien !

Tchatange : Quand on parle du loup… enfin de l’ange…

Musiquange : Mes anges ! Répétition générale ! Allons au travail !

Cantique : Roi des rois (Arc-en-ciel 262)

Musiquange dirige l’assemblée comme une chorale, fait chanter en canon, ronchonne (« Bon y a encore du boulot !!! Va falloir faire mieux !! »)…

A la fin du chant, P’tiange arrive en courant dans l’allée et rejoint les autres.

Scène 3 : Le chœur des anges
Musiquange : P’tiange !!! Mais d’où tu viens toi ?! Tu as raté la répétition générale ! Ce n’est pas sérieux ! On ne sera jamais prêt si chacun vient quand il a le temps !

P’tiange : J’étais en mission pour le patron !

Musiquange : En mission ?

P’tiange : Oui. Je suis allé voir Joseph dans son sommeil…

Musiquange : Joseph, qui c’est celui-là ?

Gabriel : C’est le fiancé de Marie. Il est de la famille du roi David.

Curiange : Eh P’tiange, tu lui as dit quoi à Joseph ?

P’tiange : Je lui ai dit qu’il devait épouser Marie.

Gabriel : Joseph est un homme juste, il va faire ce que Dieu lui commande, épouser Marie et adopter l’enfant. Grâce à lui, le Messie va naitre dans la famille du roi David.

Curiange : C’était prévu comme ça ? Google-ange…

En chair, Google-ange se lève et tourne les pages de sa bible

Google-ange : Livre du prophète Esaïe, chapitre 11
Un fils sortira de la famille de Jessé, le grand-père de David, comme une jeune branche sort d’un vieux tronc. Une nouvelle branche poussera à partir de ses racines. L’esprit du Seigneur reposera sur lui. Il lui donnera la sagesse et le pouvoir de bien juger.

En chair, Google-ange se rassoit

Angeheureux : Je vous l’avais bien dit ! Le patron sait ce qu’il fait ! Et il tient parole ! Quelle bonne nouvelle ! Quelle grande nouvelle, nous allons chanter pour les hommes !

Tchatange : Tu as raison ! Au travail mes frères, au travail ! Il faut que notre chant soit parfait pour ce jour si important !

Narrateur : Je ne sais pas si les anges ont encore travaillé longtemps pour atteindre la perfection, car bien sûr, c’est là pure fantaisie, mais une fantaisie où l’essentiel est dit : Dieu tient parole et donne à son peuple le Messie promis. Par amour, Dieu se fait père, Dieu se fait proche, Dieu se fait homme. Quelle déclaration d’amour de Dieu pour nous les humains !
Et en tout cas, cette nuit-là… les anges…. Les anges dans nos campagnes ont entonné…

Cantique : Les anges dans nos campagnes (Alléluia 32-27)

Prière d’intercession : (d’après Francine Carillo dans Traces vives, pp. 147-48)
Béni sois-tu, Dieu notre Père !
Dans l’enfant qui vient à nous en cette nuit de Noël, c’est de naissance et de vie que tu nous parles !

Mais cette naissance et cette vie ne vont pas sans peine et pour que notre prière soit vraie, nous te confions maintenant la vérité de nos cœurs :
Ce désir de vivre pleinement Noël et nos questions pour cette fête,
Cette envie d’être dans la foi et nos résistances à croire,
Cette soif de relations vraies et nos difficultés à vivre avec les autres.

Toutes ces contradictions qui nous habitent, nous les déposons devant toi, Seigneur,
non pour que tu les effaces, mais pour que tu les retournes en chemin de vie.

Donne-nous d’accueillir la douceur de Noël et permets qu’en nos visages, il y ait assez de lumière pour ceux qui sont dans l’ombre !

Donne-nous d’accueillir la paix de Noël et permets qu’en nos cœurs, il y ait assez de paix pour ceux qui sont dans la révolte !

Donne-nous d’accueillir la tendresse de Noël et permets qu’en nos cœurs, il y ait assez de tendresse pour ceux qui sont dans la solitude et le deuil !

Car alors, nous serons des anges, c’est-à-dire tes envoyés, tes messagers en ce monde.
Au nom de ton Fils de lumière, né parmi nous pour qu’il fasse clair dans nos vies.
Et comme il nous l’a enseigné, nous prions ensemble…

Notre Père qui est aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
pour les siècles des siècles. Amen.

Annonces

Offrande

Prière d’offrande :
Seigneur, merci pour tout ce que tu nous donnes et merci pour la joie d’offrir. Reçois notre offrande comme un signe de notre reconnaissance et de notre engagement pour l’annonce de ton Evangile et la solidarité avec nos frères et nos sœurs humains. Amen.

Cantique : Il est né le divin enfant (A 32-29)

Envoi et bénédiction : (d’après Liturgie de l’ERF, livret fêtes, p. 8)
Les anges ont chanté la Bonne nouvelle.
Les bergers ont pris le chemin de la crèche.
Nous voici témoins de la vie donnée, nous voici appelés à devenir des anges, c’est-à-dire des envoyés, des messagers de Dieu.
Annonçons la présence de Dieu, proclamons la paix au monde !
Il est né, celui qui est Prince de la paix ! Il est né celui qui est lumière de monde !

La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soient avec vous et tous. Que Dieu vous bénisse et vous garde dans la paix et la joie de Noël ! Amen.

Crédit : Claire de Lattre-Duchet




Rien que de l’eau…

Inspiré par la Prière de la goutte d’eau par Christina Weinhold, ce culte un peu « écol’eau » veut nous inciter à méditer au fil de l’eau…

• Prélude
• Accueil :
Je vous souhaite à tous et toutes la bienvenue au nom du Seigneur : tous et toutes, petits et grands, fidèles et moins habitués, vous êtes les bienvenus pour ce culte de rentrée qui doit nous permettre de nous mettre en route sur le thème de l’eau : l’eau, l’eau à protéger, l’eau à partager, l’eau qu’on boit, l’eau qui manque, l’eau qui déborde, l’eau qui fait vivre, l’eau qui lave, l’eau avec ce qu’elle évoque de symbolique, le baptême ou la parole de Dieu…
Voici que nous nous mettons en route pour réfléchir, grandir, nous ressourcer. Que le Seigneur nous donne soif de sa présence, comme une biche assoiffée soupire après les courants d’eau, comme une terre desséchée appelle la rosée du matin. Amen.
• Cantique : Je louerai l’Eternel (Alléluia 12-01/1, 4 et 5)
• Récit 1 : basé sur la Prière de la goutte d’eau par Christina Weinhold

Matériel : une goutte d’eau en verre (comme on en trouve dans les magasins de décoration de table)

Voici Goutte d’eau (montrer la goutte d’eau en verre). Longtemps, elle a flotté dans la mer, entourée par des millions et de millions d’autres gouttes. Là-bas dans la mer, elle a vu des poissons de toutes les couleurs. Elle a touché des méduses à la peau si douce.
Elle a vu des dauphins qui lui ont dit à quel point ils aiment sauter à la surface de l’eau et voir le soleil briller sur les vagues et la beauté de la lumière changeante le soir ou tôt le matin. Alors Goutte d’eau a quitté les profondeurs de l’océan et s’est approchée de la surface, vraiment jusqu’en haut …et puis, elle a senti la chaleur du soleil sur elle. C’était comme une force qui l’absorbait et qui l’attirait encore plus haut, encore et encore … eh du coup elle a été tirée vers le ciel. Elle est devenue toute légère et très transparente, jusqu’à ce qu’elle se retrouve avec beaucoup d’autres gouttes dans un nuage. Alors, elle a senti le vent qui les a fait avancer vers la terre, vers les montagnes …. C’était beau ce qu’elle a vu en dessous d’elle. Il y avait le vert profond des forêts et le vert tendre des prairies parsemées de fleurs aux couleurs variées. Il y avait le gris des rochers et le blanc pur des neiges éternelles. Et tant de couleurs et de nuances dans ces couleurs et puis les montagnes abruptes et majestueuses !
Alors d’un coup, le nuage où était Goutte d’eau s’est déchiré et Goutte d’eau et ses sœurs sont toutes tombées, l’une après l’autre …uiih. Goutte d’eau tombée sur un pré, elle a vu des chèvres et des moutons. Puis elle a glissé jusqu’à un petit ruisseau où elle a rejoint tant d’autres de ses sœurs. Elle a vu des biches venir boire au ruisseau et les racines des arbres venir tout près du ruisseau pour y chercher à boire, et puis quelques gamins rire aux éclats en s’éclaboussant de l’eau fraiche du ruisseau à la chaleur du jour. Et le cœur de Goutte d’eau s’est rempli de joie et de reconnaissance devant toutes ces merveilles !
Nous voulons nous aussi nous émerveiller devant les beautés de la création, devant cette vie que Dieu a voulu et ne serait pas sans eau. Nous louons ensemble le Seigneur.
• Louange : (début basé Point KT, la Prière de la goutte d’eau par Christina Weinhold, puis A. Nouis, La galette et la Cruche, tome 3, p. 43)
Merci Seigneur,
Pour ce monde que tu nous donnes : Il est si beau !
C’est une joie de pouvoir y vivre.
Loué sois tu pour ce cadeau magnifique !

Loué sois-tu pour les montagnes et les vallées, les forêts et les prairies,
Pour les lacs et les ruisseaux, les plages et l’océan,
Pour les animaux des mers et les animaux des terres,
Pour les oiseaux et toutes les beautés de l’univers.

Loué sois-tu pour le pain et pour le vin, pour le riz et pour la vie,
Pour le miel et pour le sel, pour l’épi et pour les fruits,
Pour la paix et la santé,
Pour l’eau qui abreuve et fait vivre !
Amen
• Cantique : Dieu tout-puissant (Alléluia 41-29/1-2)
• Récit 2 : basé sur la Prière de la goutte d’eau par Christina Weinhold
Matériel : une goutte d’eau en verre d’une autre couleur que la première (à défaut d’en avoir trouvé une d’une couleur « douteuse », j’ai coloriée au feutre noir l’arrière de la goutte pour qu’elle paraisse sale)

Voici une autre goutte d’eau, elle s’appelle Goutte amère et surtout ne la buvez pas ! Elle a ruisselée dans des champs à la terre morte, gorgée de produits chimiques, elle est passée par des fleuves où des usines ont versé leurs eaux usées. Elle est passée par des endroits en pleine mer où de grands bateaux ont déchargé leur fioul. Elle était dans des nuages remplis des gaz de la ville. Elle a vu des régions du monde où on gaspille l’eau comme si elle était inépuisable et d’autres où en manque si cruellement que rien ne pousse, que les bêtes et les hommes fuient ou meurent. Goutte amère est malade car malgré elle, elle a été abîmée par trop de pollution, elle est en colère et triste à cause de ce qu’elle a vu de ce monde.
Nous aussi nous pouvons être tristes devant l’état de notre monde, nous sentir impuissant et en même temps en partie responsables… C’est ce que nous voulons confier à Dieu dans la prière
• Prière de repentance :
Seigneur,
Tu nous as donné ce monde et il était bon.
Mais regarde ce qu’il est devenu.
Viens à notre secours, car nous ne savons pas comment protéger ce monde.
Viens à notre secours, car nous avons du mal à le partager.
Viens, et montre-nous comment il faut faire pour que tout le monde puisse apprécier ce cadeau de ta part.
Seigneur, pardonne-nous.
• Cantique : Laisserons-nous à nos fontaines (Alléluia 46-09/4)
• Annonce du pardon : basé sur la Prière de la goutte d’eau par Christina Weinhold
« A celui qui a soif, dit Dieu,
je donnerai de l’eau de la source de vie
et je la donnerai gratuitement ».
Que Dieu nous mette au cœur l’assurance de son pardon
et qu’il nous donne de marcher vers son Royaume.
Chantons notre reconnaissance….
• Cantique : Quand les montagnes s’éloigneraient (Alléluia 13-03)
• « Que » de l’eau ?!
– Voix 1 : Qu’y a-t-il de plus précieux que l’eau ?
– Voix 2 : Sans eau, rien ne pousse, rien ne vit, tout meurt !
– Voix 1 : Qu’y a-t-il de plus simple que l’eau ?
– Voix 3 : Elle n’a pas d’odeur, pas vraiment de couleur, rien de très remarquable…
– Voix 1 : Qu’y a-t-il de plus précieux que l’eau ?
– Voix 2 : Elle n’a pas le prix de l’or, ni des diamants et pourtant, elle n’a pas de prix !
– Voix 1 : Qu’y a-t-il de plus simple que l’eau ?
– Voix 3 : On ouvre le robinet sans réfléchir, on boit parfois par réflexe, sans même y penser.
– Voix 2 : Précieuse car essentielle !
– Voix 3 : Simple car quotidienne.
– Voix 2 : On ne peut pas vivre sans elle
– Voix 3 : On s’en rend compte quand elle manque, quand il fait soif, quand il fait sec.
– Voix 1 : Qu’y a-t-il de plus simple que l’eau ? Qu’y a-t-il de plus précieux que l’eau ?

Officiant : Rien probablement, à part peut-être la Parole de Dieu qui nous fait vivre d’une autre manière. En tout cas, c’est à l’eau, ce trésor, simple, quotidien et pourtant précieux et essentiel que la parole et l’amour de Dieu sont comparés dans la bible. Avant d’ouvrir les Ecritures, prions, pour que Dieu ouvre notre cœur à recevoir sa parole.
• Prière :
Seigneur, vois notre soif d’amour, de justice et de paix.
Toi dont l’amour est comme un ruisseau qui murmure, comme une fontaine où il fait bon se désaltérer, abreuve-nous de ton eau, l’eau vive, inépuisable de ton amour.
Que ton amour et ta grâce coulent en notre vie pour nous régénérer, nous renouveler afin que ton eau vive jaillisse de nos cœurs, abreuvés à ta source, pour désaltérer tous ceux qui ont soif de ton amour, de ta justice et de ta paix. Amen.
• Lecture biblique : Esaïe 55/10-11
• Cantique : Ta parole, Seigneur (Arc-en-ciel 832)
• Lecture biblique : Jean 4/5-15
• Cantique : Les mains ouvertes devant toi (Alléluia 21-14/1)
• Confession de foi : (Liturgie de l’ERF, livret 4)
Nous croyons en Dieu qui a créé le monde pour que nous le cultivions
et en célébrions la bonté et la beauté.
Il est la source de la vie.
Nous croyons en Dieu qui a remis tout pouvoir à Jésus-Christ le serviteur,
mort et ressuscité pour le pardon et la liberté de tous les hommes.
Il est le prix de notre vie.
Nous croyons en Dieu qui, par son Esprit, nous unit à son Fils
pour que nous combattions le mal et construisions
une juste paix dans l’espérance de son Royaume.
Il est le sens de notre vie. Amen.
• Cantique : Veux-tu naître de nouveau ? (Alléluia 43-14/1-3)
• Annonces
• Offrande
• Prière d’offrande : (d’après Au Commencement, p.73)
Seigneur, ces dons, tout comme notre présence ici, veulent être des signes de notre réponse à ton amour offert. A qui irions-nous ? C’est toi qui a les paroles qui font vivre. C’est avec des cœurs reconnaissants que nous te remettons, ensemble, cette participation à la vie de ton Eglise. Amen.
• Cantique : Ta nuit sera lumière de midi (Arc-en-ciel 548/1-2)
• Prière d’intercession : (en partie basé sur Livre de prières 29 octobre)
Seigneur, tu nous as donné la terre à contempler et à cultiver comme un jardin.
Donne-nous sagesse et cœur pour éviter de gaspiller ses richesses, mais au contraire pour les partager de manière juste et équitable.
Donne-nous sagesse et cœur pour ne pas défigurer la beauté de cette terre que tu nous as donnée et qui est notre maison commune.
Donne-nous sagesse et cœur pour encourager les scientifiques et les chercheurs à inventer des technologies respectueuses de notre environnement.
Donne-nous sagesse et cœur pour faire pression sur celles et ceux qui nous dirigent afin qu’ils prennent des décisions fondées sur le bien commun et la préservation de ta Création.
Donne-nous sagesse et cœur pour que nous prenions conscience de notre responsabilité envers l’équilibre de l’écosystème de notre planète et que nous ayons à cœur de trouver et d’adopter de nouveaux modes de vie respectueux de l’environnement
Seigneur, nous te prions pour celles et ceux qui ont à subir les conséquences de la dégradation de l’environnement et des changements climatiques, pour celles et ceux qui sont forcées de vivre dans des conditions indignes de la condition humaine.
Seigneur, fais de nous des jardiniers pleins d’amour pour la terre que nous as donnée afin que nous la cultivions ensemble, que nous y vivions ensemble dans le respect, la justice et la paix

Et comme Jésus-Christ nous l’a enseigné, nous prions ensemble…

• Notre Père
qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
pour les siècles des siècles. Amen.

• Cantique : Alléluia 62-81
• Bénédiction : (basé sur Livre de prière 19 août)
Que la bénédiction du Seigneur descende en vous comme la rosée du matin.
Qu’elle vous rafraichisse, vous renouvelle, fortifie votre foi, vous fasse vivre !
Le Seigneur vous bénit et vous garde ! Amen




Poisson en récup’art

Pour illustrer l’un des récits de pêche miraculeuse par exemple, voici un poisson à fabriquer à partir d’un bouteille plastique.

Matériel :
Une bouteille d’eau en plastique par enfant
Un corps de poisson imprimé sur papier épais (modèle ici : poisson gabarit )
Peinture
Gommettes rondes

A préparer d’avance :
Couper le haut de la bouteille au cutter et faire deux entailles (on y insèrera le corps du poisson).

Avec les enfants :
Peindre le goulot de la bouteille qui sera la bouche du poisson. Coller les gommettes pour faire les yeux du poisson.

 

Découper et décorer le corps du poisson à la peinture ou au feutre (des deux côtés).

 

 

 

 

Assembler ensuite le poisson en insérant le corps du poisson dans la fente de la bouteille.

On peut ensuite suspendre ce poisson ou si on en fait plusieurs, les fixer sur un grand filet, les réunir pour un mobile…