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Pour les chrétiens d’Occident, l’année liturgique commence le premier dimanche de l’Avent. En consultant les recueils de liturgie, on peut découvrir qu’il y a un « avant-dernier » et un « dernier »  dimanche de l’année ecclésiastique… Et même un avant avant-dernier : celui-là porte le doux nom d’antépénultième.

L’année chrétienne s’ouvre donc avec le premier dimanche de l’Avent. Et ce temps veut célébrer ce qui advient, ce qui vient, et surtout Celui qui vient : Jésus. Ainsi, la nouvelle année chrétienne commence avec le rappel de ceux qui ont précédés la naissance de Jésus.

Quatre bougies sont allumées l’une après l’autre. Plus précisément : un dimanche après l’autre pendant les 4 semaines précédant la fête de Noël, qui célèbre la naissance de Jésus.  C’est le temps de l’avent, le temps de l’attente de la bonne nouvelle de la naissance de Jésus. On attribue traditionnellement à un pasteur protestant allemand l’invention de la couronne de l’avent. Allumer  une bougie chaque dimanche permettait d’attendre plus facilement la fête de Noël.  Peu à peu, on a attribué un sens théologique à ces quatre bougies.

Les plus connues :

  • Le premier dimanche, nous nous se souvenons d’Adam. il est le premier homme biblique, d’après le livre de la Genèse. Ce qui importe surtout, c’est de rappeler que nous sommes tous des créatures de Dieu. Dieu nous a placés en face de lui pour un dialogue d’amour dans la liberté.
  • Le deuxième dimanche, nous nous rappelons d’Abraham. Nous sommes invités à revivre avec lui la démarche première de la foi : Abraham crut Dieu. Il est appelé le « père des croyants ». Il a tout quitté pour se « mettre en marche ». Nous sommes invités à suivre le modèle d’Abraham et à faire confiance.
  • Le troisième dimanche, nous nous souvenons des prophètes. Nous revivons avec eux tout ce qu’ils ont prêché : revenir à Dieu, purifier sa vie, dire l’amour de Dieu.
  • Le quatrième dimanche, nous sommes avec Jean-le-Baptiseur, au milieu de la foule des repentants qui se préparent à accueillir le Messie.

Une autre source raconte sous forme de conte le nom de ces bougies :

  • paix,
  • confiance,
  • amour et
  • espérance. Lire ici

J’ai trouvé une autre progression sous forme active :

  • rester éveillé,
  • se mettre en route,
  • porter la joie,
  • accueillir Dieu (auteur inconnu) : cheminement d’avent 

Ces trois exemples trouvés ne sont certainement pas exhaustifs, ils montrent combien un symbole doit être porteur de sens pour être compris, et que le sens peut être renforcé si nécessaire.

Pour aider à patienter, on est passé de 4 bougies (représentant les 4 dimanches avant Noël)  à 24 fenêtres, représentant eux, les 24 jours de décembre. Les premiers calendriers de l’avent de mon enfance étaient en papier : chaque jour, une nouvelle image à découvrir. Et puis, révolution, sont apparus les calendriers avec du chocolat. Aujourd’hui, chaque enseigne ou marque rivalise d’inventivité pour offrir aux enfants et aux adultes de quoi attendre Noël : maquillage, boissons alcoolisées, bijoux, thés, jouets etc. Il est pourtant facile de créer son calendrier de l’avent personnel ou familial  pour le plus grand bonheur de tous … ou encore de détourner le principe de recevoir pour donner et préparer un colis avec 24 petits objets qu’on offrira à Noël à ceux qui en ont le plus besoin…

Pour aller plus loin : petite recension autour du thème de l’avent

Crédits : Laurence Gangloff(UEPAL) – Point KT – photo Pixabay