Respect de l’autre, de sa religion et de ses convictions

Voici une animation autour du Droit à la liberté de conscience : « Respect de l’autre, de sa religion et de ses convictions » proposée par Yves Carmichael (EPUdF Montpellier)

 Texte largement inspiré du livre :  Marie Durand : Non à l’intolérance religieuse d’Ysabelle Lacamp © Actes Sud, 2016  – Nous remercions Ysabelle Lacamp qui a été d’accord pour que nous partagions ce conte inspiré de son ouvrage et aux éditions Actes Sud autorisant sa publication sur point KT.

Etape 1

lire le conte ci-dessous (adapté par Yves Carmichael) de préférence à plusieurs voix :

  • Conteur,
  • Voix 1 catherine
  • Voix 2 Marie
  • Voix 3 : une codétenue
  • Une voix d’homme

Mise en scène : nous avons eu la chance de lire le texte assis en rond autour du « soupirail » du premier étage de la Tour de Constance. A défaut, mettre en scène dans une ambiance rappelant les conditions de détention des prisonnières : pénombre…

Etape 2 

nous avons fait le tour des remparts et avons visité les évocations de la vie des prisonnières. Possibilité de discuter de la liberté de conscience, des engagements Gandhi etc

 

Nous sommes en septembre 1758, dans la Tour de Constance accolée au château d’Aigues-Mortes et à l’imposante fortification qui entoure la ville. Aigues-Mortes est alors le symbole de la puissance du royaume de France qui rayonne sur toute la Méditerranée grâce à son port tel que l’avait voulu le roi Saint-Louis avant de s’embarquer pour l’Orient et les croisades au nom déjà de la religion. Aujourd’hui, en 1758, personne n’imagine que derrière les murs se cache, depuis la révocation de l’édit de Nantes, une sinistre prison de femmes. Une loi, voulue par le roi Henri IV, avait été promulguée en 1598 pour arrêter les conflits religieux entre catholiques et protestants. Celle loi a été annulée par Louis XIV en 1685 ; le culte protestant en France est maintenant interdit.

Je suis Catherine. Je suis arrivée à la tour avec ma maman, j’avais à peine quelques mois et je ne sais pas trop ce que c’est que la liberté. Certaines femmes ici l’espèrent depuis plus de 30 ans ; en réalité cela me fait peur. Comment est le monde ? Je ne le connais qu’à travers ce qu’on m’a raconté. Je l’imagine comme la Terre promise dont on parle dans la Bible. Tous les jours, dans la tour, entre les moments de prière on raconte ces histoires de l’Ancien et du Nouveau Testament. J’imagine des vignes, des sources, des figuiers, des bergers, un monde isolé et protecteur différent de cette vilaine tour de pierre. Peut-être qu’un jour je verrai ce monde ?

Souvent, je discute avec Marie :

  • Voix 1 : « Marie, dis Marie, quel crime avons-nous donc commis pour qu’on nous enferme aussi longtemps dans cette tour? »
  • Voix 2 : « Catherine, notre faute est celle de croire en une religion autre que celle du roi. »
  • Voix 1 : « Mais Marie, notre dieu est-il différent de celui du roi ? »
  • Voix 2 : « Non Catherine, Dieu est partout le même où que l’on soit, la seule différence c’est la manière de le célébrer mais c’est la même manière de l’aimer. »

Aujourd’hui, un homme est entré dans la tour, dans la salle des chevaliers où nous sommes enfermées. Il est beau avec sa perruque de Marquis et ses bas brodés. Il est accompagné du commandant de la place qui va lui présenter les 25 huguenotes.

  • Voix homme : « Marie Durand, 41 ans, arrêtée il y a 22 ans ; Marie Frisol, 60 ans, enfermée depuis 25 ans ; Suzanne Pagesse, 52 ans ,13 ans de prison ; Anne, 33 ans de prison. »

La plupart d’entre elles ont été condamnées pour avoir été vues au désert ; c’est le nom que l’on donne à nos assemblées clandestines interdites par le roi. Ce sont les lieux de rassemblement dans les bois et la montagne cévenole où nous faisions nos cultes. Le Marquis, en visite, est un peu gêné par les conditions de vie des prisonnières et par la présence des enfants. Nous, les huguenotes, on se tait, on reste dignes ; surtout la Marie Durand. C’est elle qui nous encourage à ne pas céder quand nous avons envie d’abjurer c’est-à-dire de renoncer à la religion protestante et de devenir catholique. Il faut dire que si nous renonçons au protestantisme, nous sommes libérés. Soudain, le regard du Marquis quitte nos paillasses serrées contre le mur humide dont nous avons bouché les meurtrières avec de la paille pour nous protéger du vent. Ses yeux se posent sur la margelle du soupirail au milieu de la pièce, qui communique avec les étages inférieurs. Un système de poulie permet aux gardes de monter notre ration de pain. Il fronce les sourcils, désigne l’inscription « régister » puis, traduisant du latin en français, il lit « résister » et s’exclame :  » qui a bien pu… » Immédiatement Marie DURAND s’avance

  • Voix 1 : « Que vous importe ce mot monsieur ? Résister, oui, pour lutter contre l’intolérance. Que faisons-nous de mal sinon prier Dieu dans le secret de nos consciences. »

Moi, je plonge au pied du Marquis et lui demande grâce au nom de mes compagnes. Quand celui-ci s’en va, nous voici pleines d’espoir, car il est certes catholique, mais c’est un homme de tolérance. Il reste attaché à cette liberté de conscience depuis son séjour comme ambassadeur à Genève où il a pu réfléchir sur la religion réformée. Mais je reviens à notre tour : ce qui frappe le plus quand on vient vivre à la tour c’est le regard, impossible d’échapper au regard des prisonnières, à celui des surveillants. Pas facile de faire sa toilette coincée à côté du puits encastré dans l’épaisse muraille. Il faut croire qu’on se fait à tout, on se fait à la faim, au froid, à la promiscuité, au manque de lumière et à l’absence de ceux qu’on aime. Mais la liberté, comment s’habituer à l’idée de ne jamais y goûter ? Dans la tour, nous avons parfois des visites. Elles nous apportent des nouvelles et des dons de l’extérieur, mais aussi de la nourriture, indispensable pour compléter la ration de pain souvent moisi et dur.

Certaines années les protestants en exil en Suisse et au Pays-Bas nous font parvenir un peu de fil et du tissu ; coudre amène de la distraction, cependant les jours s’écoulent, monotones, rythmés par les moments où, en en cachette, nous prions ou-bien nous nous racontons les histoires de la Bible. Une fois par semaine, nous pouvons monter sur la terrasse au sommet de la tour et là, quel plaisir ! De la lumière ! De l’air ! Nous respirons à pleins poumons, mais cela est trop rare. Heureusement, Marie sait évoquer l’extérieur, la campagne, les Cévennes que je ne connais pas. Elle nous parle de la chaleur des pierres, du mauve des bruyères, du crépitement des genets qui flambent l’été, où des champignons luisants sous les châtaigniers. Nous, on écoute bouche bée. C’est sa façon à elle de nous aider à nous évader, à fuir hors des murs quand mugit le vent d’hiver et que nous grelottons, affamées dans nos vêtements trempés.

Marie a les yeux partout, elle a un œil pour chacune, elle sait repérer la prisonnière qui est trop triste, qui a du chagrin. Elle sait deviner lorsque l’une a de la fièvre, elle sait encourager, apaiser, conseiller. Elle apprend aux plus jeunes à lire et à compter ainsi que les bonnes manières qui nous seront utiles lorsque nous sortirons de la tour. Elle nous encourage à garder la tête haute, mais aussi à ne pas être orgueilleuse. Surtout, elle nous encourage à ne jamais perdre notre bien le plus précieux : l’espoir.

Marie écrit sans arrêt, elle se démène au nom de toutes ses compagnes qui n’ont pas eu la chance d’être la fille d’un greffier et qui n’ont pas reçu son éducation. Elle multiplie les courriers, suppliques et billets de remerciement en direction de Genève et d’Amsterdam afin d’obtenir de l’argent et des vivres des bienfaiteurs dont beaucoup sont des protestants exilés. Elle écrit au pasteur Rabot, au Commandant Militaire du Languedoc pour qu’ils plaident la cause des prisonnières. Elle va même s’adresser à la Reine. Deux ans se sont écoulés depuis la visite du Marquis et pourtant nous avions espéré, car il avait les faveurs du roi.

Un matin de septembre, Marie vint me trouver :

  • Voix 2 : « Mon enfant, mon enfant, le bruit court que tu vas partir, que tu vas sortir. Sais-tu que ta liberté, c’est un peu comme si moi aussi j’étais un peu libérée »
  • Voix 1 : « Mais cela va être difficile, je vais être séparée de ma maman »
  • Voix 2 :  » Je sais ce que tu penses, ce sera difficile au début, mais tu t’y feras vite, tu te marieras, tu auras des enfants. N’aie pas peur, je m’occuperai de ta maman, je veillerai sur elle. »

Je me souviens de la dernière veillée, les chiffons qui bouchaient les ouvertures étaient trempés : la bise rabattait la fumée du petit feu que nous avions essayé d’allumer. La fumée nous enveloppait de la tête aux pieds ; nous étions serrées, regroupées pour se tenir un peu chaud. Nous entourions les paillasses des deux malades ; les coiffes blanches à rabat formaient des tâches claires à la pâle lueur de la lanterne.

Comme souvent, on évoquait l’histoire des guerres de religion, les exploits des pères et oncles lors de la révolte des camisards dans les Cévennes ou dans le Vivarais. On se souvenait comment cette bande de bergers, de paysans, de prédicants des Cévennes avaient résisté à l’autorité du roi en refusant d’abandonner leur foi protestante. On se rappelait comment ils avaient combattu et parfois battu les armées de Louis XIV et les soldats qui se nommaient « les dragons du roi ». Mais avec les villages rasés et face à de terribles représailles, beaucoup avaient été tués, faits prisonniers et envoyés ramer dans les galères. D’autres s’étaient réfugiés à l’étranger. Dans nos chères Cévennes, les familles avaient alors caché leur religion protestante et mis leurs bibles dans des cachettes.

Marie ce soir-là nous a raconté des moments marquants de sa vie :

  • Voix 2 : « Je me souviens, j’avais 7 ans quand pour la première fois, tenant fortement la main de ma maman, je suis partie à un culte dans la forêt. Ce jour-là, la maison avait été agitée, mon frère Pierre, revenu d’un voyage dans le Dauphiné, avait tourné dans les villages voisins pour inviter les paysans à se joindre à la nouvelle Assemblée clandestine ».
  • Voix 3 : « Oui Marie, je me souviens de ce jour où ton frère est venu nous inviter, mon mari, ses parents et nous tous. Nous étions si heureuses de pouvoir aller à ce rassemblement. A cette époque nous étions obligés de mener une double vie, faisant semblant d’être catholique pour les naissances ou les mariages mais sortant, en secret, la Bible interdite pour la lire à voix haute à l’abri des chênes ou derrière les volets bien fermés. Quelle joie de pouvoir avoir un culte avec nos frères et sœurs. »
  • Voix 2:  » C’était une époque particulière, on avait l’habitude d’accueillir des pasteurs de passage qui se glissaient au fond d’une cachette dans l’étable au moment où les gendarmes arrivaient. Mais ce jour-là, c’était mon frère qui allait prêcher. »

Le chant des psaumes venait de s’élever dans l’air glacé ; mon frère sortit de ses manches les deux coupes de communion démontables qu’il avait pris dans la cachette à la maison. Soudain des claquements de sabots retentissent, des détonations de fusils éclatent, ce sont les dragons du roi, c’est la fuite éperdue. J’ai eu peur, très peur, mais par chance, on a pu échapper aux dragons »

  • Voix 3 : « Cela a été terrible, mon mari a été arrêté, mon beau-père tué. A-t-on jamais su qui avait dénoncé cette Assemblée aux dragons ? »
  • Voix 2 : » Non, je me le suis toujours demandé. En plus, quelques jours plus tard, suite à une seconde dénonciation, ma mère a été arrêtée, la maison a été rasée et mon frère s’est enfui en Suisse. Après je ne me souviens plus trop, mais je sais qu’un jour, lors du baptême de ma filleule qui se déroulait obligatoirement à l’église catholique, j’ai décidé de ne plus faire semblant. J’ai décidé que plus personne ne m’empêcherait de suivre ma religion dans la lumière et que désormais, c’est à visage découvert que j’aimerais Dieu. »

Marie nous a aussi parlé de son frère Pierre qui, revenu de ses études de théologie à Zurich, risquait sa vie tous les jours. Il évitait de venir à la maison de peur que l’armée du roi ne s’en prenne à sa famille et comment, en 1730, pour faire pression sur son frère, elle avait été tirée de son sommeil en pleine nuit et amenée à la tour.

A la fin de la soirée Marie vint me voir et me dit :

  • Voix 2 : « Promets-moi lorsque tu seras dehors de n’écouter que ta conscience, cette petite voix précieuse qui est au fond de toi »
  • Voix 1 : « J’essaierai de faire la part entre le bien et le mal »
  • Voix 2 :  » Fais aussi preuve de tolérance, notre pays a déjà beaucoup souffert, nos temples et nos villages ont été détruits, brûlés, les prédicants, pasteurs, ont été exilés, arrêtés, emprisonnés, pendus. Nos frères et nos pères se sont battus, s’en sont pris aux catholiques, mais vois-tu, les hommes se trompent. Etre violent dans ses paroles ou dans ses actes ce n’est pas ce que Dieu demande. Celui qui est modéré, qui est pacifique, qui prône la paix, c’est lui que Dieu aime.

J’ai été libérée avec deux autres de mes compagnes ; peut-être que les prisonnières d’Aigues-Mortes n’étaient pas complètement oubliées, mais ce maigre espoir s’est vite éteint, car 5 nouvelles captives sont arrivées lors de mon départ.

Marie m’a raconté plus tard comment les saisons ont continué à s’écouler, identiques d’une année sur l’autre, parsemées de maladies, de morts. Parfois, des femmes devenaient folles, d’autres ont renié la foi pour être libérées. De temps en temps des visites et des promesses redonnaient espoir, suivies des mêmes désillusions. Avec le temps, ces femmes avaient vieilli, on ne cherchait même plus à les convertir, elles n’avaient même plus besoin de se cacher pour prier, elles semblaient oubliées de tous, encombrantes : que faire d’elles ? Elles se demandaient comment obtenir la liberté ?

En 1762, le pasteur Rabot, qui s’est attiré l’estime des catholiques, intercède en faveur des prisonnières. Puis en 1767, l’espoir renait avec la nomination du nouveau commandant militaire du Languedoc, connu pour sa volonté de supprimer les persécutions. Espoir aussi avec la visite du Prince de Beauvau.

Enfin, le 14 avril 1768, Marie quitte la tour, 38 ans après son incarcération. Quelques mois plus tard, une amie fidèle, Marie Vey l’a rejoint. Elles s’installent au Bouschet de Pranles

Moi, Catherine, qui me suis entretemps mariée, je me débrouille pour leur apporter quelques vivres. Elles sont bien pauvres et j’aimerais tant que Marie puisse profiter de ces quelques années qui lui restent pour vivre et jouir de cette liberté si chèrement payée.

Pendant 8 ans, jusqu’à sa mort en 1776 dans sa propre maison, je vais continuer à soutenir celle qui m’a tant aidée dans mon enfance. Hélas, Marie ne connaîtra pas, 11 ans plus tard,  l’Edit de Tolérance qui signe la fin des persécutions religieuses.

Moi, Catherine, et après moi des générations de Protestants, n’oublierons pas la leçon de tolérance et de non-violence de celle qui a veillé sur moi pendant mes premières années. En 1815, son souvenir m’a poussée, lors d’un mouvement de terreur religieuse dite « Terreur blanche », à laisser ma famille et ma maison pour, à 75 ans, tenir tête aux émeutiers jusqu’à ce que ma parole calme les plus exaltés.

Depuis, le droit de chacun à la liberté de conscience, c’est-à-dire au respect de l’autre, de sa religion et de ses convictions est une ligne de vie pour tous. Malheureusement la liberté de conscience n’est souvent pas respectée. Ainsi pendant la seconde Guerre mondiale, les juifs ont été persécutés pour leur croyance. Encore aujourd’hui, dans certains pays, des croyants sont obligés de cacher leur foi. Au cours des siècles, beaucoup de gens se sont battus pour que le monde soit plus juste et plus respectueux des croyances des autres. Rappelez-vous de ces noms : Voltaire, un philosophe français, Gandhi en Inde pour un respect mutuel entre les religions de son pays et beaucoup d’hommes et de femmes dans des mouvements et associations luttent pour le respect de l’autre, de sa religion et de ses convictions.

Marie Durand : Non à l’intolérance religieuse d’Ysabelle Lacamp © Actes Sud, 2016

Un mot d’Ysabelle Lacamp : « Merci à Yves Carmichael de prendre le relais en évoquant la vie de Marie Durand si injustement méconnue et pourtant esprit pacifique précurseur et exemple si universel en notre époque de désordre et de discrimination, lors de cette magnifique visite à la Tour de Constance ! Dans ce contexte historique chauffé à blanc, Marie Durand est pourtant un symbole éclairé de pure tolérance sans prosélytisme aucun, c’est dire si ce Gandhi en jupons est incroyablement moderne !  Ecoutez juste cette flamme droite et pure adressant sa foi au ciel en subissant mille maux avec la pugnacité de celle qui n’a jamais douté et ne doutera jamais même quand sa nièce adorée, celle dont l’existence lui a permis de tenir 38 ans recluse dans cette Tour, n’hésitera pas à se marier avec un sujet catholique qui plus est peu scrupuleux. C’est que Marie- même en ces Temps de troubles, de haine et de persécution de cette moitié du XVIIIème siècle – ne demande aucunement à convertir l’Autre – libre à lui de posséder sa propre foi – mais ne désire en revanche qu’une chose : qu’on lui laisse tranquillement célébrer la sienne selon sa propre liberté de conscience…Ce respect de l’autre et de ses convictions, devoir inné envers tout être vivant, est hélas largement bafoué dans de nombreux pays où l’intolérance en matière religieuse perdure souvent institutionnalisé sous forme de lois discriminatoires et se confond souvent avec d’autres intolérances ou le désir d’écraser une gênante minorité. A méditer à l’heure de tous les communautarismes, extrémismes et nationalismes exacerbés. »

Crédits : Yves Carmichael (EPUdF) – Point KT

 




Culte à 4 pattes : la force de l’amitié

Heureusement qu’on a des amis !

Proposition de culte à 4 pattes… où nous constatons que L’AMITIÉ a beaucoup de force. Elle peut même amener les gens à Dieu / à la guérison, sans qu’ils soient eux-mêmes actifs. D’après le récit du paralytique amené par ses amis pour rencontrer Jésus dans Luc 5/17-26 et son parallèle Marc 2/1-12.

Aménagement du lieu : prévoir 2 espaces distincts (mais proches), l’un pour le temps du bricolage (des petites tables et chaises c’est bien pratique !), l’autre pour le temps de la célébration (tapis de sol pour regrouper les enfants autour du célébrant/conteur (ainsi que les parents qui veulent s’y mettre aussi) avec des chaises autour pour les adultes et les enfants qui ne se sentent pas de s’approcher tout de suite.

1. Temps de bricolage

Le temps de bricolage (autour de 15′) est aussi le temps de l’accueil et un temps suffisamment élastique pour qu’une arrivée échelonnée des familles soit possible sans que cela ne pose de problème.

Les enfants décorent des bandes de papier (blanche et couleur), les parents peuvent aussi y mettre le prénom de l’enfant et de ses amis, frères, sœurs, etc. pour en faire des anneaux. Chaque enfant se fera un collier avec ces anneaux. Décoration des anneaux : gommettes, coloriage…

2. Temps du culte

Paroles d’accueil et de bienvenue…

Salutations : (un adulte) Le matin, on dit : (les enfants et les parents) Bonjour !

(un adulte) A midi, on dit : (les enfants et les parents) Bon appétit !

(un adulte) Le soir, on dit : (les enfants et les parents) Bonsoir !

(un adulte)Et à l’église, on dit : (les enfants et les parents) Bienvenue !

Comptine chantée « Tout le monde est bien arrivé… » (Télécharger paroles et Partition Tout le monde est bien arrivé)

Louange : Pour mes amis !

Avec mes amis, certains jours il fait gris.

Je râle, on se fâche, l’orage éclate !

D’autres jours, il fait doux.

On s’entend bien  et on s’amuse ensemble

Et puis, si j’ai des soucis, je sais bien qu’ils sont là.

Merci Seigneur pour mes amis

des jours gris et des jours doux. 

Chant : Tout dit qu’il est merveilleux (Paroles et partitions dans ARC n°724)

Histoire : Les quatre bons amis

Un homme est paralysé. Il ne peut pas marcher. Un jour ses quatre amis le portent sur un brancard pour l’amener à Jésus. Ils sont sûrs qu’il pourra faire quelque chose pour lui. Lorsqu’ils arrivent à la maison où Jésus se trouve, elle est si pleine de gens, qu’il est impossible d’y entrer. « Essayons par le toit ! » dit un des amis. Ils ont parcouru un long chemin et ils sont bien décidés à ne pas abandonner leur ami dans cet état. Ils espèrent que Jésus pourra le guérir. Alors les hommes font une grande ouverture dans le toit, par laquelle ils font descendre leur ami droit devant Jésus. Jésus parle à l’homme couché sur son brancard : «Tu es pardonné. Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi ». Les gens sont stupéfaits. Ils voient l’homme se lever, plier son brancard et sortir de la maison en marchant.

A la fin de l’histoire, le narrateur fera porter la mascotte du groupe (s’il y en a une, sinon on pourra prendre le doudou d’un des enfants s’il est d’accord pour le prêter…!) aux enfants sur un brancard en tissu sans le faire tomber bien entendu. 

Chant : Dieu est notre Père… il a fait de nous ses amis (Télécharger paroles et Partition Dieu est notre Père (accords)

On admire ensemble les colliers de chacun… Les enfants qui le souhaitent, partagent autour  de leurs amis et amitiés !

Chant : Joie, joie, mon cœur est dans la joie  (Télécharger paroles et PartitionJoie, joie, mon cœur est dans la joie)

Prière d’intercession courte (pour la famille, les amis évidemment, etc.) et prière du Notre Père en se donnant la main ou gestué (vous en trouverez de multiples versions sur internet…)

Offrande 

Paroles de bénédiction

Salutations : (un adulte) Le matin, on dit : (les enfants et les parents) Bonjour !

(un adulte) A midi, on dit : (les enfants et les parents) Bon appétit !

(un adulte) Le soir, on dit : (les enfants et les parents) Bonsoir !

(un adulte) Et à l’église, on dit : (les enfants et les parents) Bonne route !

Comptine chantée « Tout le monde rentre à la maison… » (même air qu’au début de la célébration)

3. Temps de partage

Verre de l’amitié

Crédit : Guy Moser (UEPAL) image Pixabay pour PointKT




Noël 2020 particulier, un Noël à fêter

Pour ce Noël si particulier où il est compliqué de se rassembler, nous avons réalisé ce petit film : 2020 – un Noël particulier – un Noël à fêter!  Puisse-t-il vous faire sourire et allumer dans vos cœurs la joie de Noël. Un grand merci à tous ceux qui ont participé à ce projet ! Merci en particulier aux enfants et à Abigaël et Nadine qui animent l’Eglise des enfants.

 

 

Que la paix et la joie de Noël règnent dans vos cœurs ! Qu’elles ne vous quittent jamais !

Crédits : Sophie Letsch (UEPAL) – Point KT




Angel Academy

ANGEL ACADEMY, scène de noël en 4 actes et pour 24 acteurs. Personnages : Voix off + 1 directrice d’école : Melle Primprenelle + Mmes les 4  Professeures : Balancel, Gargamel, Ariel, Rimmel + 8 Petits anges (tous leurs prénoms se terminent par « iel ») + 4 anges moyens + 6 grands anges

Voix off : chers amis qui êtes là ce soir, vous êtes-vous déjà penchés sur la question de l’existence des anges ? Vous êtes-vous déjà demandé comment les serviteurs ailés de Dieu acquéraient leurs compétences de vol, de discours, de charme ?

Peut-être que oui, mais sans doute que non…

Alors ce soir, nous allons vous donner des réponses aux questions que vous ne vous posez pas forcément… nous vous emmenons à l’école des anges, en l’an 3 millions 242 mille virgule 05 de l’éternité, ce qui correspond à l’an -1 de notre ère, à quelques poussières d’étoiles temporelles près…

Toute ressemblance avec des humains, grands ou petits, de votre connaissance seront purement fortuits.

Acte 1 – cours d’école 

Cour d’école (les 3 groupes d’anges arrivent les uns après les autres)

Petits anges, groupe des garçons :

  • Daniel, à Bretezel : yo Check, Bretzel !! Se font leur Check… arrive Martiniel.
  • Martiniel : Salut les poteaux, quoi de neuf?
  • Bretel : Matez ça, j’ai eu des nouvelles cartes de Pokéciel !!
  • Martiniel : ouah, la classe, j’y crois pas , t’as le Constructociel !!
  • Bretzel : ouais, t’as vu ses points de force ? Avec ça, je gagne des ailes dans toutes les arènes !

Petits anges, groupe des filles :

  • Mariniel : coucou les filles ! Alors, votre week-end?
  • Julianel : le paradis ! C’était notre univerciel, à Mathildiel et moi, alors nos parents nous ont emmené faire du rodéo d’étoiles vers Orion, c’était génial !
  • Mathildiel : on a fait la course avec la grande ourse sur des licornes, on a mangé des nuages roses, et dormi dans des arc-en-ciel !
  • Amandiniel : oh la chance! Moi, à mon univerciel, j’ai seulement eu une lyre électronique, c’est pas juste !!
  • Ciel : attention, les filles, poussez-vous, voilà les grands !!

Grands anges, arrivant :

  • Bretel, aux garçons : poussez-vous, les nabots, laissez passer les King du ciel !
  • Ansel, aux filles : du balai, les dindes, allez voleter ailleurs, vous faites tâche dans mon ciel !! Contents d’eux, les deux anges se font un Check de joie … les petits anges s’en vont.
  • Chanel : allez, les garçons, laissez les petits tranquilles, ou Melle Primprenelle va vous enguirlander !
  • Gretel : ouais, vous rigolerez moins tout-à-l’heure, quand Mme Gargamel rendra les copies de géographie terrestre !
  • Marcel : au diable, la géographie terrestre !! Ça ne nous servira jamais à rien !
  • Bretel : c’est vrai, ça, à quoi ça sert de savoir où est le Sahel, alors qu’on nous cantonne au ciel !
  • Ansel : pi de toute façon, moi j’ai aucune envie d’aller sur terre, c’est degueu, la terre ! Pi t’as vu la tête des humains ?! Beurk !!
  • Gretel : oh, vous exagérez, comme d’habitude…
  • Marcel : c’est ça, oui… bon, on a quoi, ce matin ?
  • Chanel : une heure de vol Angélique avec Mme Balancelle, deux heures de géographie terrestre avec M. Gargamel, et pi on commence maintenant avec Mme Ariel, cours de Courtoisie angélique à l’égard des humains…
  • Bretel : pfff, encore un truc qui sert à rien… singeant Mme Ariel : Bonjour, petit humain, n’aie pas peur, je suis un ange, j’ai éteint mon auréole pour ne pas t’éblouir, je suis gentil, je viens te parler de la part de Dieu, Dieu il est gentil, grand gnan gnan…tu parles d’un truc de crétins !!
  • Ansel : tu sais que sur terre, Ariel, c’est le nom d’une lessive ?
  • Bretel : ouais ben moi, c’est le cerveau, qu’elle me blanchit, la mère Ariel !
  • Gretel : allez, on y va, on va être en retard ! Un ange ne doit jamais être en retard, Melle Primprenelle le dit assez souvent !
  • Ansel : Mais quelle fayote tu fais, Gretel… allez, blanche colombe, on te suit ! Ils s’en vont.

 Les moyens anges arrivent :

  • Mathildiel : salut Clariel, salut Babybel, Salut Miel .
  • Les trois autres, en chœur : salut, Mathildiel !
  • Mathildiel, enthousiaste : alors, vous avez bossé votre chorégraphie, pendant votre week-end ? Moi, j’ai rendu fou mes parents, en volant partout dans la maison à la vitesse de l’éclair… j’ai renversé 2 fois mon petit frère, le chat s’est caché dans le frigo, ma mère n’était pas contente !
  • Clariel : la mienne, elle a fini par m’envoyer dehors, pour répéter… mais c’était cool, j’ai retrouvé Babybel, on a pu perfectionner la pirouette n43.
  • Miel : ah ouais, pas facile, celle-la… pour un vol plus fluide, je me demande s’il ne faudrait pas inverser le salto-arriere 22 par le turlututu 157, celui qui vient après le pic-en-l’air 73… je crois que ce serait vraiment impressionnant.
  • Babybel : on va présenter le projet à Mme Balancel. Une sonnerie retentit.
  • Clara : vite, il faut y aller, c’est l’heure, un ange ne doit jamais être en retard, Mme Primprenelle le dit assez souvent !
  • Babybel : ah, Clariel, qu’est-ce que vous êtes sérieux, dans ta famille !

Acte 2 : classes

Classe de musique Angélique avec les petits, et Mme Rimmel

  • Rimmel : Bonjour mes petits anges ! J’espère que vous avez bien révisé votre partition pour aujourd’hui !
  • Tous : oui, Mme Rimmel !
  • Rimmel : Très bien, nous allons voir Cela. Elle joue vive le vent sur une flûte. Voilà, alors, qui veut passer en premier ? Je vous rappelle que nous arrivons à la fin du premier trimestre, j’ai besoin d’encore une note pour pour calculer votre moyenne, alors concentrez-vous, d’accord ?
  • Amandiniel : Moi, moi !
  • Rimmel : très bien, Amandiniel, joue.  Amandiniel joue quelques notes maladroites à la flûte…
  • Rimmer : euh, c’est bien, Amandiniel, tu progresses, c’est certain, j’ai presque reconnu une note, je te mets 20 ! Ciel, à toi ? Ciel joue plusieurs fois la même note.
  • Rimmel : bon début, Ciel, bon début. Tu as assurément de la suite dans la partition. Je te mets 18, pour t’encourager. A qui le tour ? Tous les enfants lèvent la main.
  • Rimmel : oh que vous êtes adorables, mes petits anges… allez, hop, je vous mets tous 20 ! Une poussière d’éternité, et vous serez prêts pour le grand chœur angélique !

Classe des moyens, avec Ariel, professeur de communication humaine

  • Ariel : bonjour les enfants ! (Ton mielleux). Avez-vous passé un bon week-end ? Babybel?
  • Babybel : oui, madame !
  • Ariel : en humain, Babybel, tu le sais, pas en angelin !
  • Babybel : oui, madame, j’ai passé un bon week-end ! (Ton mielleux)
  • Ariel : très bien. Nous allons maintenant passer à des exercices pratiques d’improvisation. Cela peut vous servir si vous devez aller parler à des humains. Rappelez-vous la règle des trois A :
  • Miel : atterrissage !
  • Mathildiel : Auréole !
  • Clariel : amabilité !
  • Ariel : Très bien, c’est-à-dire ?
  • Miel : A comme atterrissage, on soigne son arrivée, on ne débarque pas n’importe où n’importe comment, on ne casse rien aux humains, parce qu’ils ont tendance à vite flipper !
  • Mathildiel : A comme auréole, on éteint son auréole, pour ne pas éblouir les humains, parce qu’ils ont tendance à vite s’épouvanter!
  • Clariel : A comme amabilité, on parle bien aux humains, avec gentillesse et respect, parce qu’ils ont tendance à vite s’affoler !
  • Ariel : parfait, mes anges. Allons, imaginez que vous devez porter un message . Babybel, essaie de parler à un humain, section garçon ?
  • Babybel, ton mielleux : Bonjour, petit petit. N’aie pas peur. Oui, je sais, même sans auréole, je suis éblouissante, mais pas flipper, petit petit, d’accord? Je suis un ange du Seigneur, je suis très très gentille…
  • Ariel : très bien, Babybel, la prononciation est très bonne. Mais fais attention à tes mouvements d’ailes, je les trouve un peu saccadés, ça pourrait faire flipper l’humain… Clariel, un essai, disons à un humain, section fille très très âgée ?
  • Clariel, se raclant la gorge, ton mielleux : bonjour, petite vieille dame aux cheveux tout blancs et à l’air un peu frippé… n’aie pas peur, je suis réelle, je suis un ange du Seigneur, tout jeune et tout lisse, et je resterai toute l’éternité tout jeune et tout lisse… tu vas bien, petite vieille dame aux cheveux tout blancs et à l’air beaucoup frippé ?
  • Ariel : pas mal, Clariel… mais en la situation, il faudra peut-être que tu élèves un petit chouïa la voix, et à plus dé-ta-cher les syl-labes, car les humains ont tendance à entendre moins bien, en vieillissant… Mathildiel, oui?
  • Mathildiel : et aux animaux, on apprendra aussi à parler ?
  • Babybel : oh oui, moi j’aimerais bien savoir parler aux animaux, ils ont l’air bien plus rigolo que les humains ! Parler l’humain, ça va bien un moment !
  • Ariel : Il y a un temps pour toutes choses, mes chers anges… allons, maintenant, un peu de conjugaison humaine , répétez après moi : j’ai-me, tu ai-mes, il ai-me, …

Classe des grands, avec Mme Gargamel prof de géographie humaine,

  • Mme Gargamel rendant les copies :
    • Monsieur Bretel, vous me pardonnerez de remonter les vôtres ! Humérus n’est pas une montagne de la Cordilliere des Andes, et l’Anapurna n’est pas un serpent ! 2/20
    • Monsieur Ansel, vous devriez éviter de copier sur Monsieur Marcel, son rase-motte culturel en matière d’humain s’est littéralement et lamentablement écrasé dans votre propre copie ! 3/20 chacun
    • MlleChanel, vos connaissances olfactives vous honorent, veillez cependant à réviser vos fondamentaux , les vaches ne font pas des cacas arc-en-ciel, vous m’en trouvez bien désolée ! 14/20, c’est bien
    • Mesdemoiselles Ciel et Gretel, encore une fois, votre travail est exceptionnel, puissiez-vous déteindre sur vos camarades ! 20/20, bravo.
  • Bretel, en tirant la langue : Fayottes !
  • Gargamel : il suffit, ange Bretel ! Si vous voulez avoir un jour la chance de descendre sur terre, mes enfants, il va falloir y mettre du vôtre ! La terre et ses merveilles, ça se mérite !! Si vous ne travaillez pas, vous allez passer l’éternité à balayer les plumes des coursiers pressés, remettre dans le droit chemin les astres qui ont la tête dans les étoiles, et réparer les néons des arc-en-ciel !!

Une sonnerie retentit, Mme Primprenelle passe dans les classes en criant : rassemblement exceptionnel, rassemblement exceptionnel !!

Voix off : oh la la, Mme Primprenelle a l’air de venir annoncer de grandes Nouvelles ! Donnons aux enfants le temps de se rassembler, pendant ce temps-là, pourquoi ne pas chanter !? Allons, unissons nos voix pour le cantique Aube nouvelle

Cantique « aube nouvelle » 

Acte 3 :  rassemblement

tous les enfants, Mme Pimprenelle, les profs (tableau)

  • Mme Pimprenelle : Mes chers petits anges, à rassemblement exceptionnel, bonnes nouvelles exceptionnelles !! Vous voulez deviner ?
  • Bretzel : des frites à la cantine tous les midis !
  • Martiniel  : on va essayer les orages !!
  • Daniel  : l’école va fermer !!
  • Julianel  : Mme Gargamel va être renvoyée !!
  • Mme Pimprenelle : Mieux que ça, mes chers petits anges !! Vous allez tous aller sur terre, pour une opération exceptionnelle !! Tout le monde applaudit et lance des hourras !!!
  • Mme Pimprenelle : vous allez aller annoncer que Dieu, à Bethléem, va devenir un humain, un humain bébé !!  Grand blanc, il n’y a que les profs qui applaudissent mollement
  • Mathildiel  : Dieu va devenir quoi, Madame?
  • Mme Primprenelle : un humain bébé !
  • Amandiniel : c’est quoi, un humain bébé ?
  • Mme Gargamel : nous n’avons pas encore étudié la chose, Mlle, pardonnez leur … Attendez, voilà, je cherche dans mes notes…. voilà, un humain bébé, c’est ça… (dessin sur le tableau) voyons voir, oui, là c’est la tête, là et là les pattes, euh non, les bras et les jambes, et là le reste… voilà, c’est ça…
  • Mariniel  : et ça fait quoi?
  • Mme Gargamel : ah, euh, alors, attendez, je consulte les notes… euh, pas grand-chose, apparemment… ça dort, ça mange, ça pleure, ça crie, ça…
  • Ciel  : ça bouge vite, au moins ?
  • Mme Gargamel : ah, euh, non, apparemment pas… je crois que ça, … que c’est un peu comme une tortue renversée, vous voyez, ça gigote les pattes, enfin, les bras et les jambes, mais ça n’avance pas… apparemment, il faudrait attendre que ça grandisse …
  • Mathildiel :  C’est un humain pas fini, quoi !
  • Mme Gargamel : ah, euh, oui, apparemment, on pourrait dire ça… c’est un humain pas fini…
  • Clariel  : et Dieu voudrait devenir ça ?
  • Mme Pimprenelle : en effet, Dieu, à Bethleem, veut devenir ça… je tiens à vous rappeler, et vos professeurs n’ont sans doute pas manqué de vous l’apprendre, que Dieu est très attaché à ces humains, les finis et les pas finis… et que ce n’est certainement pas à nous de discuter de ses divins plans !! Ainsi donc, il a décidé de devenir un humain bébé, et vous allez descendre en une belle cohorte pour l’annoncer ! N’est-ce pas, Mme Balancel ?
  • Balancel : Affirmatif, Mme Primprenelle, mes élèves sont de parfaits pilotes, capables de pirouetter dans tous les sens à la vitesse de la lumière sans y laisser une plume ! On va vous faire une chorégraphie d’enfer, à inverser l’axe terrestre ! Tous les humains finis, et les pas-finis, seront scotchés, foi de Balancel !! (Montre un plan de vol sur le tableau) voici ce que je suggère : on forme au minimum 5 escadrilles, A B C D E. Elles descendent d’un demi-ciel, toutes ensemble, puis les A et  E s’élancent, foncent l’une vers l’autre pour s’éviter au dernier moment, tandis que la C parvient en une Nano-seconde au ras du Ciel puis remontent fissa. Après ça, les escadrilles B et D font pétarader leur auréoles en descendant en tourbillons, pendant que… (hourras des anges)
  • Mme Primprenelle : oh là, il semblerait, d’après la volonté de Dieu, que cela ne soit pas si … pétaradant ? Un peu plus simple, peut-être ? Avec un peu moins de bruitages, peut-être ?
  • Rimmel: je ne peux être plus d’accord, dans tout ce bruit, on n’entendrait plus la musique des anges… je suggère justement un orchestre symphonique composé de tous les instruments qui existent sur la planète terre, afin que chacun entendre la musique dans son expression ! Avec des milliers d’instruments, ça va créer le concert Angélique de l’éternité, on va faire danser toute les constellations, on va nous entendre dans tout l’univers !! (Hourras des anges)
  • Mme Primprenelle : oh là, il semblerait, d’après la volonté de Dieu, que cela ne soit pas si… bruyant? Avec un peu moins d’instruments, peut-être ? Apparemment, il s’agirait de faire passer un message à un petit nombre de gens, seulement …
  • Mme Ariel : n’en dites pas plus, Mme Pimprenelle, je suis votre ange… je sais parler aux humains, et mes anges sont parfaitement formes à la chose… ils ont acquis le vocabulaire le plus châtié qui soit, et sauront parler aux grands terriens avec une poésie Angélique des plus élevées ! Je les y vois déjà : (voix mielleuse) Bonjour, grands humains, que vous êtes jolis, que vous nous semblez beaux! Sans mentir, si vos parures se rapportent à … »
  • Mme Pimprenelle : oh là, il semblerait, d’après la volonté de Dieu, que cela ne soit si… ampoulé ? Apparemment, il ne s’agirait pas de s’adresser à de grandes gens, mais à des… oui, je lis bien, c’est bien ça, de s’adresser à … des bergers…
  • Mme Ariel : des quoi? S’adresser à des quoi ?
  • Babybel  : c’est quoi, des bergers?
  • Mme Pimprenelle : euh… Mme Gargamel ?
  • Mme Gargamel : ah, euh, oui, attendez je regarde mes notes, B babas au rhum, non, b baleine, non, B  baraque à frite, bâtiment, bavanais , be, Berger, voilà… ah tiens, c’est un humain qui dort dehors, avec des animaux, qui est pauvre, mal-vu, et a la réputation de sentir des pieds… voilà, voilà…
  • Miel :  Quoi?
  • Chanel :  On doit faire des pirouettes pour des sans-logis?
  • Gretel :  On doit jouer pour des pauvres ?
  • Bretel :  On doit parler à des gens de mauvaise réputation?
  • Ansel :  On doit descendre voir des gens qui puent des pieds ?
  • Marcel :  Je veux pas aller sur terre !!!!
  • Ciel  :  Je veux pas me salir la plume !!
  • Mme Pimprenelle : allons mes anges, écoutez moi bien : vous le savez, Dieu aime les humains, tous les humains, les finis, les pas finis, les grands parurés et les petits qui n’ont pas de souliers… alors il veut descendre à Bethleem comme un petit pas fini et sans parure, parce que comme ça, chacun aura le choix de l’accueillir ou pas !! D’ailleurs, si je continue la note, il va naître dans du foin, dans une mangeoire !
  • Mariniel  : non !!
  • Mme Pimprenelle : dans une étable…
  • Amandiniel   : Oh la la…
  • Mme Pimprenelle : et il va être charpentier, il va se faire mal aux mains et travailler le bois…
  • Bretzel  : wahou…
  • Mme Pimprenelle : Et il va parler à tous les humains, les appeler à la bonté…
  • Julianiel  : oh…
  • Mme Primprenelle : A la fraternité, à l’amour !!
  • Daniel : yeah ! ( applaudit tout seul)
  • Mme Pimprenelle : alors quoi, mes chers petits anges ? Pourquoi croyez-vous qu’il vous demande, à vous, de l’accompagner dans cette magnifique aventure ?
  • Ciel : parce qu’on est les meilleurs ?
  • Mathildiel  : pour nous donner des vacances de Mme Gargamel ?
  • Mme Pimprenelle : pourquoi vous demande-t-il, à vous, d’annoncer à des bergers, des petits, qu’il va venir comme un bébé ?
  • Clariel  : parce qu’on est les plus petits des anges ?
  • Mme Pimprenelle : exactement, Clariel … oui, je crois qu’il vous a choisi, vous des anges écoliers, parce que vous êtes les plus petits d’entre les anges, parce que vous n’êtes pas finis, parce que vous avez encore plein de choses à apprendre et à découvrir…  il vous demande d’avoir du plaisir à descendre voir ces hommes qu’il aime tant, de les aimer, vous aussi, Et de prendre plaisir à leur joie ! Vous voulez bien descendre à Bethleem ? Ouais unanimes des anges…
  • Gretel :il veut avoir besoin des hommes, c’est pour ça qu’il vient comme un bébé humain ? Wah !
  • Ciel : et il veut avoir besoin de nous, parce qu’on est les plus petits ? Wah !
  • Marcel : y’a pas à dire, c’est puissant, c’est grand  !
  • Chanel  : vous êtes certaine que c’est pas pour nous dire qu’on pue des pieds, hein?
  • Mme Pimprenelle : Promis, Chanel… bon, mes chers petits anges, mes chers professeurs, vous avez exactement 9 mois humains pour préparer l’événement. A l’heure qu’il est Gabriel est sur terre, en train de tout mettre en place… bon, je veux les musiques, les paroles, et le plan de vol à temps sur mon bureau, c’est bien compris ?…
  • Mme Rimmel : sans fausse note, Mme Pimprenelle !
  • Mme Balancel : sans faux vol, Mme Pimprenelle !
  • Mme Ariel : sans faux mot, Mme Pimprenelle ! Hésitation de Mme Gargamel
  • Mme Pimprenelle : Mme Gargamel ?
  • Mme Gargamel : euh, j’ai juste une petite question : c’est où, Bethléem ?
  • Mme Pimprenelle, soupirant : hon, le plan de Dieu, ça doit valoir aussi pour les professeurs, pas que pour les écoliers…
  • Voix off : que de choses à préparer en quelques mois, pour tous ces petits anges et leurs courageux professeurs ! Voyons voir un peu leurs progrès !

Acte 4 : final

  • Jour J moins 8 mois : vol d’ange ( trois anges garçons volent dans tous les sens)
    • Balancel : Moins vite, moins vite, soyez aériens !
  • Jour J moins 7 mois : parler humain (trois anges filles s’exercent à parler humain, avec des voix mielleuses)
    • Julianel : bonjour, les humains,
    • Mathildeil : cool, n’ayez pas peur,
    • Amandiniel : on vient vous annoncer une bonne nouvelle !
    • Ariel : plus simple, plus franc, soyez plus naturels !
  • Jour J moins 6 mois : joueur de flûte (Mariniel et Ciel jouent de la flûte, plutôt mal)
    • Rimmel : oui, oui, continuez ainsi, ça devient mélodieux !
  • Jour J moins 5 mois : cours sur Bethleem ( Les anges moyens suivent le cours)
    • Gargamel : vous voyez, Bethleem est une ville très très importante, une charmante bourgade, un village très intéressant, un hameau qui vaut le détour, un trou perdu qui ne peut que grandir en renommée, vraiment,  je ne comprends pas que vous n’en ayez jamais encore entendu parler… voyez vous, en l’an humain…
  • Jour J moins 4 mois : vol d’ange (les trois anges garçons  volent gracieusement )
    • Balancel : oui, bravo, parfait !!
  • Jour J moins 3 mois : parler humain
    • Julianel : bonjour, les humains,
    • Mathildiel : cool, n’ayez pas peur,
    • Amandiniel : on vient vous annoncer une bonne nouvelle !
    • Ariel : bravo, parfait, quels progrès !!
  • Jour J moins 2 mois : joueur de flûte (Mariniel et Ciel, ou, joue un joli petit air de flûte)
    • Rimmel : bravo, parfait, vous êtes presque prêt !!
  • Jour J moins 1 mois : carte Bethleem (les anges moyens suivent le cours)
    • Mme Gargamel : pointant sur une carte… ben voilà, Bethleem, c’est là, ce n’était quand même pas si compliqué !
    • Babybel : Bravo, Mme Gargamel, vous avez fait de sacrés progrès !!
  • Jour J : enfin, c’est l’heure , le jour J ! Nous voilà en l’an 3 millions 242 mille virgule 06 de l’éternité, ce qui correspond à l’an 0 de notre ère, à quelques poussières d’étoiles temporaires près… voilà les anges prêts à donner leur concert aux bergers, vous les voyez arriver ? (Anges se mettent en place)… allez, aidez-les, soyez vous-mêmes des anges, chantez avec eux, que la nouvelle se répande à toutes les extrémités !!

Final anges : Les anges dans nos campagnes ( pancartes)-  le  public est invité à chanter avec les anges 

Final : Check entre Bretzel et Martinel :

  • Bretzel : même pas peur, on est trop forts, vous êtes trop forts !! on reviendra !
  • Martinel  : prenez soin de lui, d’accord ?
  • Daniel : en lui, vous et nous, on est liés à jamais, nom d’une poussière d’étoile !!

Voix off : voilà donc ce qu’il s’est passé à l’école des anges, en l’an 3 millions 242 mille virgule 06 de l’éternité, ce qui correspond à l’an 0 de notre ère, à quelques poussières d’étoiles temporaires près… maintenant, vous savez presque tout sur les anges ! Merci à eux d’avoir si bien préparé la grande nouvelle, il est temps de les remercier !!

Crédit : Corinne Scheele (EPUdF) – Point KT




Calendrier de l’avent numérique : donner la parole à l’autre

Le calendrier de l’avent numérique de la Fondation John Bost est de toute beauté – voyez plutôt en cliquant ici 

Isabelle Bousquet  offre  à Point KT la primeur de sa création

Détails du projet :  le  calendrier de l’Avent pour cette année 2020 si « spéciale » est l’œuvre commune d’Isabelle Bousquet (Fondation John BOST) et d’Anne Faisandier (Eglise Protestante Unie de Marseille), avec l’aide des pasteurs à la Fondation John BOST Ottilie Bonnema et Christian Appel, ainsi que celle de Martine Ralu, catéchète dans l’Eglise Protestante de la Vallée du Lot. Sa thématique : DONNER LA PAROLE à L’AUTRE par un choix de récits, textes bibliques, proverbes, poésies … Pour réfléchir, discuter, approfondir la thématique de la façon suivante :

  • Semaine 1 : DONNER LA PAROLE à L’AUTRE.
    • La donner à l’autre, pour lui donner l’occasion de dire son besoin, son désir.
    • Se taire, pour que l’autre prenne la parole avec des mots ou des gestes.
    • La recevoir même si les mots de l’autre ne sont pas les miens
    • La recevoir qu’elle soit parole faite de mots ou faite de gestes, de cris…
    • S’entraîner à donner et recevoir la parole de l’autre
    • Donner la parole à l’autre c’est lui donner vie
  • Semaine 2 : ETRE ENSEMBLE par les paroles échangées.
    • Dans le brouhaha actuel, entre recherche d’informations et discours complotistes, soyons certains du pouvoir de nos paroles.
    • Quand je donne à l’autre la parole, nous voilà ensemble !
    • Être ensemble du fait de notre écoute de l’autre, il faut souvent y être poussé.
    • Ecouter l’autre, parce que nous sommes parties d’un même corps.
    • Pas si simple…
    • Dire notre être ensemble comme un refrain nécessaire
  • Semaine 3 : Donner la parole à l’autre et CONSTRUIRE DEMAIN
    • Par nos paroles, construire demain en s’encourageant mutuellement
    • Construire demain, où la participation de chacun pèse.
    • Comme une lampe torche, la parole que l’autre m’offre éclaire mon chemin
    • Une construction joyeuse
    • En mots, en sourires, nos paroles échangées construiront la paix
    • Construire, faire advenir
  • Semaine 4 : DONNER LA PAROLE A DIEU
    • Mais dans quelle langue parle Dieu ?
    • Lui donner la parole ? mais d’habitude c’est moi qui lui fait la liste de mes besoins.
    • Donner la parole à Dieu, c’est entendre un amour sans condition
    • Fêter Noël, c’est fêter une parole enfant
    • Donner la parole à Dieu, ne pas l’emprisonner dans nos mots
    • Noël vu par l’écrivain de l’Evangile de Jean : En Jésus la Parole de Dieu se fait chair

Crédits : Isabelle Bousquet, Anne Faisandier, Ottilie Bonnema, Christian Appel et Martine Ralu (EPUdF) – Point KT