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ImageRaconter la parabole du semeur (Marc 4,1-9 et parallèles) ne présente pas de grandes difficultés. La simplicité et la force de ses images touchent en effet les enfants comme les adultes. L’important est de ne pas aller trop vite et de laisser vivre ces images.

Pour retrouver son aspect concret et sa densité symbolique, voici donc une proposition permettant de raconter aux enfants la parabole du semeur avec un théâtre d’objets.
Une activité concrète est ensuite suggérée, pour favoriser l’appropriation de cette parabole par les enfants.
Cette rencontre d’éveil biblique a été expérimentée à plusieurs reprises dans différentes paroisses de l’Eglise protestante de Genève.

Texte biblique
Faisant écho à des réalités fondamentales de l’expérience humaine – les obstacles, l’échec, la perte, d’un côté ; de l’autre la générosité, la réussite, la surabondance – cette petite histoire raconte la dynamique du royaume de Dieu annoncé par Jésus. Une dynamique qui n’ignore pas les difficultés et les échecs, mais va plus loin et les dépasse pour aboutir à une plénitude extraordinaire. Mieux qu’un exposé ou une explication qui ne toucherait que notre côté logique, la parabole du semeur met en marche notre imagination pour faire résonner en nous la « bonne nouvelle » (cf. notes bibliques sur la parabole du semeur).
Notre choix est donc de raconter la parabole sans l’expliquer, mais en favorisant, par une activité manuelle et par le dialogue, son appropriation par les enfants. A chacun de découvrir, en lien avec les autres, mais pour lui-même, les résonances qui feront de cette histoire, pour lui, une Parole de vie qui fait grandir.

Voir les notes sur la parabole du semeur

Matériel nécessaire
Pour la narration :

  • un support de carton (40 x 60 cm ou plus grand) servant de surface de base
  • des grains et des épis de blé
  • des petits cailloux
  • des petites branches avec des épines
  • des cure-dents
  • du raphia vert (pour les jeunes pousses), et du raphia jaune ou brun (pour les pousses desséchées par le soleil)
  • éventuellement : un ou deux oiseaux et un soleil découpés dans du papier de couleur.

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Préparation :
On dessine un chemin sur le support.
Les épis de blés, ainsi que des petits morceaux de raphia, sont collés sur les cure-dents pour pouvoir être plantés dans ce support en carton.

Pour le bricolage :

  • Des pots
  • Du terreau
  • Des graines

Le plus simple est de choisir des pots (ou des cache-pots) vernissés, sur lesquels les enfants colleront des morceaux de feuilles autocollantes de couleur qu’ils auront découpés.
On peut aussi choisir de peindre les pots, mais il faut alors prévoir une peinture qui résistera à l’eau, et un temps de séchage avant de pouvoir semer les graines.

Narration
La parabole est racontée de manière très simple, en suivant le texte biblique pas à pas, et en illustrant chaque moment à l’aide des éléments de décor.
Ainsi, on répand les grains de blé sur le chemin, puis on fait intervenir les oiseaux qui vont les faire disparaître en les mangeant. Dans les pierres, on place les grains, puis les pousses vertes. Après l’apparition du soleil, on remplace celles-ci par les pousses desséchées. Et ainsi de suite, jusqu’aux épis porteurs de dizaines et de dizaines de grains, qui pousseront dans la bonne terre.

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Pour expérimenter le risque, l’attente, et la joie de celui qui met des grains en terre et les voit plus tard se développer, et pour en parler, chaque enfant reçoit un pot, qu’il décore à son gré, et où il plante quelques graines.
On peut bien sûr planter du blé, mais si on est peu familier avec la culture des céréales, il est préférable de choisir des graines de fleurs. Les tagètes (œillets d’inde) sont par exemple des fleurs assez robustes, dont les semences germent facilement et qui résistent bien aux soins hésitants de jardiniers peu expérimentés.

(Crédit: Nicolas Künzler)