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Face à l’accélération des nouveaux défis que notre monde impose aux générations futures (climatiques, sociaux, religieux, géo-politiques, économiques), les adolescents sont confrontés à une appréhension soit paralysante, soit mobilisatrice. L’aumônerie de jeunesse du canton de Vaud (Suisse) voit comme une urgence de proposer quelques repères pour croire à un avenir enthousiasmant.

«Quand tout s’effondrerait autour de moi, tiendrai-je encore debout ?»

Convaincus que ce qui permettra de déplacer le curseur soit du côté de la paralysie, soit de la mobilisation est aussi lié aux occasions d’expérimenter, les aumôniers de jeunesse proposent aux catéchumènes d’expérimenter un engagement solidaire et optimiste.
Loin de vouloir les formater ou les utiliser dans des projets prédéfinis, il s’agit de coacher les jeunes afin qu’ils puissent être fiers et heureux de ce qu’ils aurons imaginés eux-mêmes dès l’origine de leur projet.

Pour se situer, rien ne vaut la pratique ! Jésus enseignait ses disciples, mais il les envoyait aussi en mission pour leur offrir une occasion d’expérimenter l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Jésus lui-même, dans l’évangile de Marc notamment, nous est présenté comme expérimentant son ministère et cheminant de surprises en recentrages.

Nous avons mis nos jeunes de KT 9-10 (9e-10e année Harmos en Suisse : 13-14 ans) en situation d’expérimenter le salut du monde. Ou en tout cas un petit bout, puisque chacun y peut quelque chose pour sa part.

En 8 rencontres et un week-end, voici le défi à relever : les jeunes choisissent eux-mêmes un moyen de faire en sorte que le monde soit meilleur à la fin du programme qu’il ne l’était au début. Coacher par les animateurs et pasteur-diacres, des petits groupes se mettent en route dès la toute première racine d’un projet.

  • 3 rencontres pour choisir et planifier le projet
  • 3 rencontres pour le mettre en œuvre
  • 2 rencontres pour faire le bilan et rendre compte du projet sous forme d’un module d’exposition (panneau, vidéo, etc.)
  • 1 week-end pour monter l’ensemble de l’exposition, inviter les parents, paroissiens et amis à la visiter. Rencontrer un invité qui parraine le projet et qui vient témoigner de son propre engagement pour un monde meilleur. en l’occurrence cette année : Manon Schick, directrice d’Amnesty international Suisse.

Le projet est actuellement en cours, et seules les premières rencontres sont décrites (voir aussi les documents joint).

3 rencontres de mise en place « En suivant la méthode Jésus – comment est-ce que je peux mettre ma vie au service du Royaume », ou du moins de ce que j’imagine qu’il devrait être ? » :

  • Qui suis-je pour rendre le monde meilleur ?
    « Tu es mon fils bien-aimé – en toi j’ai mis toute ma joie »
  • Jésus au baptême reçois l’Esprit (il n’y va pas sans être porté par la présence de Dieu)
    Cet esprit le conduit au Désert où il expérimente le Mal. Qu’est-ce qu’il ne tourne pas rond dans ce monde. Pourquoi doit-il être sauvé ? Quand je regarde ce monde, qu’est-ce qui me choque, me révolte, m’attriste, me dégoûte ? un temps pour voir le monde sans complaisance, là où il me touche le plus.
  • Jésus s’entoure d’une équipe : il n’y va pas seul. Il génère une communauté autour du projet du salut du monde. Pourrais-je en faire partie ?
  • Et Jésus reste fidèle à sa mission. Il ne se laisse pas détourner par les mille choses qu’il faudrait aussi faire (par exemple tous ces malades qui attendent devant sa porte le lendemain de son 1er jour de ministère ne seront jamais guéri : il n’est pas venu pour cela).

Il faut donc que :

  • Je prenne conscience que je suis aimé. Dieu met, avant que je ne lève le petit doigt, toute sa joie en moi. Et je peux accueillir son Esprit. Et je peux me laisser inspirer et guidé.
  • Je ressente le mal autour de moi. Dans ma famille, dans ma vie, à l’école, dans mon quartier, dans ma ville, dans mon canton, mon pays, dans le monde ? Qu’est-ce qui me touche ? Qu’est-ce que l’Esprit me suggère d’attaquer comme malheur ?
  • Il faut que je rejoigne d’autres jeunes qui partagent un même élan – d’autres « Protestant ». Ensemble, nous faisons l’état de nos motivations, de nos dons, de nos ressources (une somme de 30.- suisse est confiée à chaque jeune par ses parents pour ce projet. Donc plus on est, plus on a d’argent pour notre projet). Nous faisons communauté, nous apprenons ce que c’est que de profiter de la force des autres, mais aussi de se frotter à eux lorsqu’il y a désaccord (à l’exemple des apôtres Marc et Paul).
  • Il faut que je réalise ce qui est prioritaire et ce qui est à ma portée. Je ne peux pas sauver le monde seul. C’est quoi ma part ? « qui trop embrasse, mal étreint ». Il y a ce qui me préoccupe (beaucoup de choses sur lesquelles je n’ai aucune prise) et il y a ma zone d’influence : là je peux faire quelque chose. Je vois ce que je fais. Je peux faire la différence. Sans m’épuiser, sans désespérer, sans fatalisme. Jésus lui-aussi a commencé par de toutes petites choses. Sa vie entière même est insignifiante dans ce qu’il a fait. Mais son exemple et sa vie ont transformé la vie des autres qui les uns encouragés par les autres, ont commencé par millier à changer le monde.

À l’image des ces jeunes « super-juniors » du reportage de France 4. Sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=V67kKAceyeg

Voici les documents qui vous seront utiles:

Crédit : Marc Rossier (Église Évangélique de canton de Vaud / Suisse)