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illustrations_Nicole_bateau repere Attention : 2 narrations pour cette séquence

– Réponse de Pierre à ses parents Pierre se réjouit de la lettre envoyée par ses parents. Il comprend leurs inquiétudes mais il ne peut plus reculer. Il restera fidèle à la mission que Jésus lui a confiée : Annoncer la Bonne Nouvelle à toutes les nations… même s’il risque sa vie !

Le rabbin aussi lui conseille de revenir au pays !

Réponse de Pierre à ses parents illustrations_Nicole_510618_air_mail

A Jérusalem,

3ème jour du mois de Tammouz

 

Mes chers parents,

J’ai été très heureux d’avoir votre lettre qu’un ami m’a lue. Moi, je n’ai toujours pas appris à lire ; c’est aussi cet ami qui a écrit ma réponse pour vous.

Vous vous faites du souci et je vous comprends. Vous avez peur qu’on m’arrête pour me traîner au tribunal. Malheureusement, je dois vous dire que c’est déjà arrivé.

Parce que nous croyons très fort que Jésus, notre maître, est le fils de Dieu, Jean et moi, nous avons pu faire un miracle. L’infirme a pu marcher parce que lui aussi a cru en Jésus-Christ, mort et ressuscité. Et tous les gens qui étaient au Temple l’ont vu et on entendu l’homme qui louait Dieu.

Les grands prêtres et les scribes et tous les autres chefs du peuple ne peuvent pas supporter cela. Ils nous ont enfermés, pour que nous ne puissions plus parler aux gens.

A Pentecôte nous avons reçu le Saint-Esprit, et c’est comme une force qui nous pousse à parler de Jésus-Christ. Et beaucoup de gens se mettent à croire en lui. Les chefs du peuple ont peur. Au tribunal, ils nous posent des questions « Comment avez-vous pu faire ce miracle ? », nous ont-ils demandé. Et nous n’avions qu’une réponse, toujours la même : « c’est Jésus-Christ qui l’a permis, c’est notre foi en lui. Vous l’avez fait mourir, mais Dieu l’a ressuscité ».

Et nous leur avons récité un verset du Psaume qu’on lit souvent à la synagogue et au Temple : « La pierre dont les maçons ne voulaient plus est devenue la pierre principale C’est elle qui soutient toute la maison. » C’est donc par Jésus que tout arrive.

Les juges ont été très surpris en nous entendant parler, nous, de simples pêcheurs sans instruction. Et c’est vrai, nous sommes nous-mêmes étonnés de ce qui nous arrive.

Quand je pense à tout ce que j’ai vécu depuis que j’ai quitté Carpenaüm, j’ai du mal à comprendre. J’ai encore besoin de réfléchir beaucoup et aussi d’en discuter avec mes compagnons.

En tout cas, je peux vous rassurer, les juges nous ont relâchés, Jean et moi. Ils nous ont interdit de prononcer le nom de Jésus et d’en parler au peuple. Ils n’ont pas compris que jamais plus, nous ne pourrions nous empêcher d’annoncer la Bonne Nouvelle. Toute la terre doit le savoir : Jésus-Christ, le fils de Dieu, était mort, mais il est revenu à la vie. Il a rejoint Dieu, son Père, et nous a envoyé son Esprit qui nous accompagne tous les jours de notre vie.

Depuis que je crois cela ; je me sens plus fort. Aucun tribunal de la terre ne peut plus me faire peur.

Je pense à vous, ne vous faites pas trop de souci pour votre fils

Simon-Pierre
 
 Suite à la lettre de Pierre, à la demande de ses parents, ému par leurs craintes justifiées, le rabbin à son tour prend la plume.

Le rabbin aussi ! illustrations_Nicole_510618_air_mail

 

A Capernaüm

21e jour du mois de Tammouz

 

Mon cher fils Simon,

Tes parents ont bien reçu ta réponse. Tu as essayé de les rassurer, mais ils ne savent plus quoi penser.

 « Comment peut-il nous faire ça ? » m’ont-ils dit, quand j’avais fini de leur lire ta lettre.

« A-t-il vraiment besoin d’imiter ce Jésus ?

Quand il est parti avec lui, il y a trois ans, nous n’avons rien dit. Voir du pays, faire d’autres expériences, ça peut faire du bien. Mais maintenant que son maître n’est plus là !… »

Tu sais, Simon, il faut les comprendre : tes parents se font vieux et la vie dans les villages autour du lac est dure. Tu n’es plus du tout un jeune homme, tu as des responsabilités envers ta famille.

Et puis, ici à Capernaüm, tu peux parler de Jésus, personne ne te l’interdira.

Tu pourras te souvenir de ton maître, de tout ce qu’il a dit et fait, sans aucun risque.

Tu seras un des anciens à la synagogue et tes concitoyens te respecteront.

Jérusalem est loin, tant que tu ne pousseras pas les gens à la révolte, les chefs du peuple n’en sauront rien.

N’oublie pas ta famille, Simon, et réfléchis à ce que je te dis.

Le rabbin de la Synagogue de Carpenaüm

 

Crédit : Evelyne Schaller – Nicole Vernet pour Point KT