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illustrations_Nicole_bateau repereDernière lettre de Pierre à ses parents. Il leur explique  la mission que  Jésus lui a confiée, il ne peut pas  rentrer à Capernaüm.

A Jérusalem,
21ème jour du mois d’Eloul

 

Mes chers parents,

Je pense que mes amis, les pêcheurs du lac, vous ont raconté ce que je leur avais écrit.

Mais c’est à vous que j’adresse cette lettre, qui sera sans doute la dernière pour un bout de temps. Je ne vous oublie pas, mais à Jérusalem, il se passe tant de choses extraordinaires que nous sommes tous très occupés, les autres disciples et moi.

Depuis la Pentecôte où Dieu nous a donné son Esprit, de nombreuses sont venues se joindre à nous ; elles demandent à être baptisées et nous posent beaucoup de questions. Ce n’est pas toujours facile, mais nous voulons vivre en frères et prier Dieu pour qu’il nous aide.

Je voudrais vous dire ce qui s’est passé après la résurrection de Jésus. Cela vous aidera à comprendre pourquoi je dois absolument rester ici.

Trois fois, après Pâques, Jésus est venu nous voir. C’était lui, nous en sommes sûrs, et pourtant il était différent. La dernière fois, c’était pendant un repas. C’est lui qui nous a invités et qui nous a offert à manger. Nous l’avons reconnu à sa façon de partager la nourriture.

Après le repas, il s’est adressé à moi : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m’aimes plus que les autres ? ». Je lui ai répondu : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime ».

Et Jésus a dit : « Connais mes agneaux au pâturage ».

Et une deuxième fois, il m’a demandé : « Simon, m’aimes-tu ? ».

Et quand je lui ai redit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime », il a répété : « Conduis mes agneaux au pâturage ».

Et une troisième fois, Jésus a posé la même question : « Simon, m’aimes-tu ? ».

J’étais un peu triste. Jésus pouvait-il douter de mon amour pour lui ? Mais je me suis souvenu que je l’avais renié trois fois. Alors j’ai dit, simplement : « Seigneur, toi qui sais toute chose, tu dois savoir que je t’aime ».

Et encore une fois, il a ajouté : « Sois le berger de mes moutons ».

A Capernaüm, j’étais un pêcheur et Jésus m’avais appelé, je l’ai suivi et il a fait de moi un rassembleur d’hommes.

A Césarée, j’avais confessé : « Je crois que tu es le Fils de Dieu », et il m’a ordonné de former une communauté de tous ceux qui croient en lui.

Et ici, après sa résurrection, il m’a appelé le berger de ses brebis. A moi, qui l’avais quitté, comme un mouton s’éloigne du troupeau, il a fait confiance une nouvelle fois.

Jésus avait souvent dit de lui-même : « Je suis le bon berger ».

Maintenant, c’était à moi de guider le troupeau. Comme les moutons trouvent leur pâturage, conduits par leur berger, ainsi chaque homme doit apprendre la bonne nouvelle : « Jésus nous aime ».

C’est vrai pour tous les temps, à Jérusalem, à Capernaüm et jusqu’au bout de monde.

votre fils Pierre

illustrations_Nicole_par avion