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illustrations_Nicole_bateau reperePêcheur en Galilée, ami de Jésus
Ce parcours catéchétique que nous mettons à votre disposition sur le site Point KT et que nous vous proposerons tout au long des prochaines mises en ligne, est une reprise d’un matériel de la Commission régionale de catéchèse de l’Église de la Confession d’Augsbourg et de l’Église Protestante Réformée d’Alsace et de Lorraine.Nous remercions l’équipe d’animation de la Colonie chantante de  La Hoube qui est à` l’origine de ce projet : Davidson Benett, Daniel Leininger, Elisabeth et Jacques Parmentier, Liliane et Jean-Pierre Schmitt, Maddy Stenger, Brigitte Vedder. Merci également à Jean Hadey et Marguerite Rosenstiehl qui l’ont finalisé et nous ont autorisés à le mettre sur le site afin d’en faire bénéficier le plus grand nombre
  • Le petit bateau à voile rouge ci-dessus, vous servira de point de repère.
  • Pour télécharger le tableau qui donne une vision d’ensemble et un découpage possible du programme, cliquez ici.
  • L’ensemble des textes bibliques de ce parcours, est regroupé sur un seul document : DE ROC EN PIERRE – TEXTES BIBLIQUES , signalé aussi par le petit bateau ! En bas à droite, après chaque texte biblique, vous trouverez, au fur et à mesure de leur publication, les liens correspondants vers : notes bibliques, narration, animation catéchétique, adaptées à la séance et les liens vers les textes liturgiques au choix et quelques chants possibles.

 

Présentation du parcours

  • Fondements pédagogiques

Trouver un ami, ça n’a pas de prix !  Cette phrase  pourrait servir de point de départ au thème de ce parcours. Rencontrer une personne – enfant ou adulte – avec qui on voudrait partager ce qui nous arrive… C’est une expérience que les enfants font dans leur vie de tous les jours.

Mais il est important qu’ils découvrent qu’une relation « coûte » aussi : c’est un échange, on donne autant qu’on reçoit, c’est un partage des bons moments, mais aussi des événements difficiles ; on découvre une personne et on se laisse découvrir. Et la véritable valeur d’une telle relation ne peut souvent être saisie qu’après coup : on se souvient, on y réfléchit, on en parle peut-être et, avec du recul, on en apprécie tout l’enrichissement.

L’amitié nous aide à vivre après le départ d’une personne : la fidélité aux sentiments qui nous liaient nous permet de surmonter son absence. Mais elle ne doit pas nous enfermer : la vie doit pouvoir continuer à se développer, selon ses exigences et son rythme.
C’est tout cela que les enfants peuvent trouver en faisant la connaissance de Simon-Pierre qui, après le procès au Sanhédrin, revit quelques étapes importantes du trajet qui l’a mené de Galilée à Jérusalem.

  • Réflexions théologiques globales
    Simon, pêcheur de Galilée, devient Pierre, disciple et apôtre. En Actes 4/13, Luc nous rapporte l’étonnement des membres du Sanhédrin devant cette transformation. Celle-ci est sans doute le résultat d’une lente évolution qui s’est opérée en Pierre. Mais c’est surtout la résurrection de Jésus-Christ qui a fait basculer sa vie : une amitié entre deux hommes – disciple et maître – est devenue une relation de foi qui continue après le départ de Jésus, qui résiste aux difficultés et rend Pierre capable d’agir, en mettant sa propre vie en jeu.Pâques et Pentecôte éclairent les événements qui ont précédé et leur donnent un sens : les disciples deviennent apôtres ; ils ne suivent plus Jésus, mais se laissent envoyer par lui et, à leur tour, envoient d’autres hommes. Leur attachement à Jésus ne les fait pas vivre dans le passé en prêchant le culte d’un héros, mais les pousse à annoncer son évangile pour l’avenir de tous les hommes. Cette mission n’est pas liée à leurs personnes ; d’autres prendront la relève, en parlant de Jésus-Christ dans un langage adapté à leur entourage et qui répond aux questions de leur temps.

 

  • Objectifs catéchétiques

    En faisant connaissance avec Pierre, les enfants découvrent que tout homme, quel qu’il soit, peut rencontrer Jésus-Christ et vivre cette rencontre qui est multiple, variée, toujours à refaire. En marchant avec Jésus, Simon le pêcheur de Capernaüm est devenu Pierre, disciple et apôtre, meneur d’hommes, interlocuteur du pouvoir religieux et politique. Partant de Galilée, il a traversé toute la Palestine, découvert Jérusalem et sillonné des pays étrangers et des mers.

    Ainsi, la rencontre avec Jésus-Christ, nous fait devenir un autre homme : Il nous révèle à nous-mêmes ; il permet à chacun de découvrir toutes les potentialités qui sont en lui.

    La bonne nouvelle de Jésus-Christ mort et ressuscité n’est pas un « produit » fini, une idée ou une philosophie que nous pouvons emporter et imposer à d’autres. Dieu est présent en chacun de nous. Nous voulons conduire les enfants à cette découverte et la partager avec eux.

Contenu du parcours

Vous trouverez dans ce parcours :

  • Des textes bibliques
    ACTES 3, 1-12 et ACTES 4, 1-20Nous découvrons Pierre dans l’accomplissement de sa mission d’apôtre : il guérît un infirme, annonce publiquement la résurrection de Jésus, et affronte l’hostilité des autorités de Jérusalem qui s’interrogent : « Comment cet homme inculte et ignorant a-t-il trouvé les arguments et le courage de leur tenir tête ? Cette interrogation est aussi la nôtre.LUC 5, 1-11
    Jésus rencontre Simon et quelques autres pêcheurs de Galilée. A la suite d’une pêche particulièrement réussie, Jésus déclare à Simon qu’il aura désormais à « capturer des hommes ». Dans un élan d’enthousiasme spontané, Simon et ses compagnons suivent Jésus : Ils l’accompagnent, l’écoutent, le découvrent.

    MATTHIEU 16, 13-23
    Après un certain temps de ce compagnonnage, une certitude a muri en Pierre : Jésus est le Messie que tout Israël attend. Cette certitude se mêle encore d’une grande ignorance sur la mission même de Jésus : Pierre ne peut envisager la mort de Jésus. Pour lui, ce serait un échec. Pourtant, dès cet instant, Jésus annonce son intention de faire de Pierre une pièce essentielle dans la construction de son Église,

    LUC 22, 31-34, 54-62
    Tout l’élan, tout l’enthousiasme de Pierre se heurtent à la, réalité de l’arrestation et du jugement de Jésus. Et s’il ne peut s’empêcher de suivre l’ami pour savoir ce qui va lui arriver, Pierre ne peut pas risquer sa vie pour ce Messie qui déçoit ses espérances.

    JEAN 21,1-20
    Nous retrouvons Simon et ses compagnons là où tout avait, pour eux, commencé selon Luc 5, 1-11. La parenthèse est refermée, leur vie a repris son cours normal. Mais le ressuscité survient, qui confirme à Pierre sa mission. Et c’est cette rencontre avec le Christ vivant qui change tout et lance Pierre dans l’aventure de la foi.


  • LES LIMITES
    Les limites précises de ce parcours apparaissent dès cette présentation des textes retenus :1) Tous les textes du Nouveau Testament qui nous parlent de Pierre ne sont pas abordés. Pour des raisons diverses, dont la principale est bien qu’il ne s’agit pas de faire pour les enfants une « Vie de Pierre », mais de reconnaître quelques moments déterminants dans le parcours d’un homme avec Jésus.2) Les épisodes retenus sont empruntés à trois évangiles et au livre des Actes. Ces livres du Nouveau Testament ne font pas une présentation uniforme de Jésus. Il en est de même pour Pierre. Non seulement parce que Matthieu, Luc, et Jean n’ont pas les mêmes informations sur l’apôtre, mais aussi parce qu’ils n’ont pas la même appréciation de son rôle dirigeant dans la première Église, et leur présentation du personnage s’en ressent.

    Les récits de ce parcours n’ont donc pas d’unité entre eux, et nous n’avons pas cherché à les unifier en un tableau bien cohérent :

    Il est, par exemple, fort probable que les deux récits de pêches extraordinaires (Luc 5,1-11 et Jean 21,1-20) renvoient à un même récit de la tradition orale. Mais l’un se présente comme un récit de vocation, l’autre comme une manifestation du ressuscité. On peut discuter à l’infini pour établir quelle est la bonne version des faits, à quel moment Jésus a-t-il confié une mission à Pierre, et quelle mission exactement…

    Mais on peut aussi lire dans cette double présentation un point essentiel pour notre compréhension des évangiles : Tous les évangiles ont été écrits après la résurrection, à la lumière de la résurrection. Sans la foi en la résurrection, pas d’évangile, pas d’Église, pas d’apôtre.

    Mais pour qui croit Jésus ressuscité, c’est bien le même Jésus, Christ vivant, qui envoie ses disciples, qu’il l’ait fait avant ou après la passion.

    Ainsi, au-delà des différences de présentation de la personne de Simon-Pierre, ce sont les enthousiasmes, les illusions, les déceptions, les difficultés de croire, et la foi agissante de ceux dont Jésus fait ses témoins qui nous sont évoqués. Et au travers des hauts et des bas d’un disciple qui découvre en Jésus un Seigneur qui ne correspond pas vraiment aux idées toutes faites qu’il en avait, apparaît dans notre parcours la pédagogie de Jésus qui conduit ce disciple dans ces découvertes successives pour faire de lui Pierre, le pêcheur d’hommes, la pierre de construction et le berger de l’Église.

  • Les notes bibliques
    Elles ont une double fonction : d’une part, elles expliquent et justifient le choix et l’articulation des textes pris dans plusieurs livres bibliques. D’autre part, elles fournissent toutes les indications nécessaires à la compréhension de ces textes.
    Il est évident que tout leur contenu ne devra pas être transmis aux enfants. Les parcours sont autant des instruments de formation que des outils d’animation, et il est bon que le moniteur puisse d’abord faire des découvertes qui lui sont destinées.
    L’étude des notes bibliques dans leur ensemble, doit être préalable au travail avec les enfants : cela permet de sentir la progression d’un texte à l’autre et l’intérêt de leur utilisation par rapport au thème du parcours.

 

  • Les narrationsElles se présentent comme un échange de lettres entre Pierre et des habitants de Capernaüm : ses parents, le rabbin qui l’a vu grandir, ses anciens collègues de pêche. Ces lettres sont bien sûr imaginaires et on peut le dire aux enfants. Elles permettent de poser et de développer la problématique de ce parcours : elles interpellent Pierre, lui posent des questions, l’obligent à réfléchir et à formuler des explications qui permettent de comprendre son évolution.A travers ces narrations, on dépasse le cadre d’un événement raconté comme un reportage pour en arriver à des éléments d’une confession de foi : c’est Jésus-Christ mort et ressuscité qui veut faire de moi son ami.
  • Les textes liturgiquesNous avons retenu un certain nombre d’extraits de psaumes, arrangés pour être lus de manière antiphonée. Ils soulignent telle ou telle dimension du thème. Certains textes font peut-être double emploi, ils élargissent le choix possible. Ces textes peuvent introduire ou terminer une séance. Avec les chants, ils permettront aux enfants d’exprimer en les célébrant, les découvertes faites dans les récits.
    Les textes contemporains sont – peut-être – plutôt destinés à la célébration « ténèbres-lumière ». Ils sont tirés de différents livres de Charles Singer.
  • Les chantsNous n’avons pas retenu de chant qui parle spécifiquement de Pierre. Cela existe : Jo Akepsimas et d’autres en ont fait.
    Notre choix est plus thématique ; il peut, bien sûr être élargi aux chants de nos recueils paroissiaux.
  • Les fiches d’animation catéchétiqueElles fournissent des pistes d’animation en vue de l’actualisation du thème : à travers ces possibilités d’exploitation, le thème prend peu à peu sa place dans le vécu de l’enfant et du groupe.
    Elles donnent aussi les explications des travaux manuels sur lesquels s’appuient ces animations. Ces réalisations n’ont de sens que dans le cadre de la démarche.
  • Le cahier des enfantsOn peut présenter le parcours comme une enquête qu’on réaliserait. Après l’arrestation et la libération de Pierre et de Jean, on est surpris dans Actes 4/1-20, d’entendre d’anciens pêcheurs s’opposer au Sanhédrin et on veut essayer de comprendre.En cherchant des explications, on tombe sur des documents : les lettres, des cartes, des dessins, des articles …

    Chaque enfant pourrait réaliser un dossier d’enquête qui renfermerait tout le matériel qu’il trouve. Le support pourrait être un cahier (ou un classeur avec des pochettes translucides) dans lequel on collera ce qu’on réunit ..

    Le point de départ de l’enquête serait le début de la première lettre qui éveille la curiosité et donne envie d’en savoir plus…

    L’imagination et la créativité des catéchètes sont ici  sollicitées et feront, sans nul doute, des merveilles !

  •  EN CONCLUSION

    Une dernière remarque : ce parcours propose des pistes suffisamment élaborées pour servir utilement de canevas au travail des moniteurs. Ces pistes sont assez souples et ouvertes pour que chaque école du dimanche les transforme et en fasse son projet.

    Ce parcours sera vraiment enrichi si, au fur et à mesure de son utilisation, il est complété par les idées, les expériences, les transformations des moniteurs et monitrices.

    S’il a permis, à un groupe d’enfants et d’adultes, de travailler et de vivre une expérience enrichissante, alors cette proposition aura atteint son but.

Merci de nous en faire part en nous envoyant vos contributions, les photos seront les bienvenues !

 Evelyne SCHALLER & Nicole VERNET