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P1020540Choupette la chouette présente ses amies à plumes aux enfants … et à travers l’histoire de ses amies, nous découvrons la présence du Seigneur.  Ces 7 séquences proposent un dossier qui peut être utilisé en École du Dimanche ou en club biblique. Dossier élaboré par Laurence Gangloff, Service de l’enseignement religieux et de la catéchèse de l’UÉPAL. Dans cette séquence, Choupette-la-chouette présente son amie, la cigogne avec une belle narration de Claude Mourlam.

Introduction biblique

La cigogne se dit « hasidah » en hébreu. Peut aussi se traduire par « la fidèle ».

On trouve six mentions de la cigogne dans le premier testament :

  • en Lévitique 11,19 et en Deutéronome 14,18 – la cigogne fait partie d’une liste de noms d’oiseaux impurs,
  • en Job 39,13 et en Zacharie 5,9 la cigogne permet une comparaison,
  • Psaume 104,17 signale que la cigogne fait son nid dans les cyprès,
  • et Jérémie 8,7 permet d’annoncer que la cigogne connaît les cieux et les saisons, de la même façon que l’hirondelle, la tourterelle et la grue… mais que le peuple du Seigneur ne connaît pas la loi de Dieu.

 

Commentaire La cigogne, le héron et l’ibis sont ciconiiformes, c’est-à-dire que ce sont des becs plus ou moins longs emmanchés sur des cous plus ou moins longs, le tout plus ou moins juché sur de longues pattes. Pour la cigogne, les vols migratoires débutent dès la fin de l’été. Nous saisissant du verset de Jérémie, nous proposons le fil rouge « Dieu me montre le chemin » pour réaffirmer avec force que Dieu n’abandonne personne, qu’il nous porte dans sa main paternelle… bien plus sûrement que le nourrisson porté par la cigogne, selon une tradition alsacienne !

Fil rouge de cette séquence « Dieu me montre le chemin »

Déroulement de la séquence

  • Accueil des enfantsChoupette-la-Chouette rappelle ce qui avait été fait la dernière fois.
  • Narration biblique de Claude Mourlam, voir plus bas
  • Bricolage : une cigogne à découper

Idée trouvée sur http://krokotak.com/2012/03/shtarkel-ot-hartiyashablon/  Le tutoriel est en cyrillique, mais les images sont explicites et les explications peuvent être traduites en anglais (en haut à droite)

Préparer en avance : les photocopies, les feutres, les ciseaux, la ficelle.

Colorier le bec en orange. Plier la feuille en deux en suivant les pointillés. Découper la tête et le cou. Ouvrir la feuille.  Découper toutes les lignes grisées.Ramener le côté ayant le moins de découpes  sur sa diagonale opposée : la tête de la cigogne  fait un tour complet. Remonter les ailes…

  • Chant: « Ce que j’ai vu » Carillons 30
  • Prière (à coller dans le carnet de prière et à décorer)

Merci Seigneur pour Jésus

Né comme nous d’une maman.

Il a grandi en sagesse.

Aide-nous aussi à grandir en sagesse

Pour devenir des témoins et montrer le chemin.

À ceux qui te cherchent

Amen.

***

Narration biblique  La cigogne de Noël

Cʼest bien connu en Alsace, à chaque printemps, les cigognes sont de retour. Elles font alors la fierté des villageois qui admirent leurs nids sur les plus beaux clochers. Et tout cela se transforme en de joyeuses histoires dont celle-ci qui sʼest passée il y a un peu plus dee deux mille ans…

« Ciconia, ciconia, où voles-tu si vite ? »

 La jeune cigogne, toujours très curieuse, ne se laisse pas freiner par les paroles de sa maman. Elle est motivée pour continuer son voyage vers le Sud, en direction de Jérusalem. Elle vole avec le groupe de tête, parti à la recherche de la chaleur africaine pour lʼhiver. Dʼinstinct, elle sait en effet que dans cette zone, très bientôt, elle verra à nouveau la cité sainte. La ville-étape est fantastique. La mémoire de Ciconia la conduit tout de suite non loin du quartier du Temple, car elle aimerait bien sentir à nouveau lʼodeur agréable de lʼencens. Cʼest au printemps dernier quʼelle a découvert ce parfum pour la première fois quand sa petite famille était en train de remonter vers lʼEurope et sʼétait arrêtée à Jérusalem. Depuis elle en a gardé un souvenir mémorable. Haut perchée sur les toits ou parfois, dans le Nord-Est de la ville, à lʼendroit qui plus tard sera nommé la “Tour des Cigognes”, près de la “Tour dʼHérode”, elle observe de loin, un homme quʼelle croit reconnaître. Elle lʼidentifie comme étant celui qui est à lʼorigine du phénomène quʼelle apprécie tant : le fameux parfum qui monte vers Dieu. Elle lʼa tout de suite reconnu, celui qui sʼappelle Zacharie. Il nʼa pratiquement pas changé depuis la dernière fois. Il porte de beaux vêtements de prêtre. Mais elle se souvient aussi de tout ce que lʼon raconte sur lui, notamment chez les cigognes, entre deux claquettements : « Ah ! Les hommes racontent de drôles dʼhistoires. Ils affirment que ce serait à nous autres cigognes de porter les bébés à chaque couple dʼhumains qui veut un enfant. Et ici, dans le secteur, beaucoup se moquent de Zacharie et dʼÉlisabeth, sa femme, en disant : “Sʼil nʼy avait que des couples comme celui-là, eh bien les cigognes seraient tout le temps en vacances !”. Ha ha ha ! » Heureusement Zacharie nʼest pas homme à perdre la foi, face à toutes ces moqueries. Dʼailleurs, il continue dʼaller fidèlement au Temple, surtout quand il est de service à lʼautel des parfums comme cʼest le cas aujourdʼhui. [cf. Luc 1,7-9]

La petite cigogne ne lʼa pas quitté des yeux. Sa patience est récompensée : voilà quʼune fumée sʼélève à côté du Temple et ça sent drôlement bon lʼencens ! Ciconia sʼélève alors au-dessus du grand bâtiment et fait des cercles lents autour de la fumée pendant de nombreuses minutes. Sa mère, qui lʼa vue de loin, vient lʼinterrompre dans son vol silencieux. Elle lui demande de la suivre. Le groupe va passer lʼaprès-midi au bord du Jourdain pour se rafraîchir et trouver à manger avant de repartir vers le Sud.

Quelques mois se sont écoulés. Ciconia a encore grandi pendant son séjour en Afrique. Elle a vraiment une taille adulte maintenant. Et elle se réjouit pour le chemin du retour vers lʼAlsace. Elle a pleinement acquis le sens de lʼorientation, ce qui lui laisse quelques instants dʼautonomie, à distance des membres de sa famille. Dans le Sud de la Judée, elle profite de sa liberté pour survoler un groupe de bergers semi-nomades. Le plus vieux de la tribu, un homme avec une belle barbe blanche, est justement en train de rappeler des paroles de prophètes aux jeunes générations. En observant Ciconia sʼapprocher dʼeux, il semble même particulièrement bien inspiré : « Le prophète Jérémie nous lʼa pourtant bien dit : “Même la cigogne dans les airs connaît le temps de ses migrations. La tourterelle, l’hirondelle et la grive ne manquent pas le moment du retour. Mais mon peuple ne tient pas compte de l’ordre établi par le SEIGNEUR.” » [cf. Jérémie 8,7]

Aussitôt, des enfants se mettent à chanter les paroles du Psaume 104 : « La cigogne a son logis dans les cyprès. Les hautes montagnes sont pour les bouquetins, les rochers sont le refuge des damans. » [cf. Psaumes 104,17b-18]

Ciconia trouve que le chant des enfants est aussi agréable quʼun parfum. Et après quelques battements dʼailes, elle se laisse à nouveau porter par le vent. Elle aperçoitmaintenant, à contresens, sur la route entre Jérusalem et Bethléem, une caravane inhabituelle. On dirait des étrangers un peu désorientés. Sur un dromadaire, Ciconia distingue quelque chose qui brille, on dirait de lʼor. Mais bien vite, son odorat lui apporte une conviction : parmi ces mages, il y en a un au moins qui transporte de la myrrhe et ce nʼest pas tout, cʼest sûr, il y en a aussi un qui a de lʼencens. [cf. Matthieu 2,1.11]

Mais que peuvent-ils bien aller faire à Bethléem avec un tel chargement, sachant que cʼest à Jérusalem que lʼon brûle habituellement lʼencens ? Cette question va accompagner Ciconia jusquʼen Alsace. Mais qui sait, un jour peut-être on aura une réponse à cette question, même du côté de Strasbourg ! Et pas seulement chez les cigognes !

Claude MOURLAM