Annoncer l’Évangile là où on ne l’attend pas…

A gauche le texte biblique, à droite les « volets »

Lire quelques versets dans le livre des Actes et les questionner : voici une animation biblique pour les adolescents et les adultes, éveillant des possibilités d’actualisations et d’actions.
L’un des objectifs de cet exercice est de discerner comment l’apôtre Paul s’y prend pour annoncer l’Évangile dans un contexte pas du tout idéal !
Une actualisation avec une réflexion sur l’annonce de l’Évangile dans votre contexte sera une deuxième phase du travail, avec en troisième lieu, la mise en place d’une stratégie pour des petites actions locales concrètes où, suivant le modèle de l’apôtre, vous aurez réfléchi au discours particulier à tenir à propos de la Bonne Nouvelle, là où vous vivez…

Le texte : Actes des Apôtres 17.16-34
Selon votre groupe, a) soit vivre l’animation d’abord puis repréciser le contexte d’écriture et de réception du livre des Actes (Préférable sans doute), b) soit présenter le contexte du livre des Actes d’abord et l’animation ensuite.
Le texte vous est proposé dans la traduction Nouvelle Bible Segond (NBS).
Il est disponible pour l’animation (en pdf) ici: 2018_04-Actes 17
Il doit être imprimé pour chaque participant (pas de recto-verso).
La « colonne » de droite du tableau est découpée, au propre comme au figuré, en cellules, suivant les lignes horizontales.
La partie de gauche reste donc entière, la partie de droite se décompose en « volets » que vous pliez en deux et que vous fermez avec un petit bout de papier collant, de manière à ce que le texte de droite soit masqué.
(Prévoyez un peu de temps pour cette préparation, mais ça va assez vite.)
Le texte biblique est donc directement accessible.
Les commentaires et questions dans les cellules de droite restent masqués tant que le lecteur n’aura pas ouvert son petit volet.
En groupe (sous-groupe ou paires, selon le nombre de participants), lisez le texte, une cellule (gauche) à la fois. Après chaque temps de lecture, le volet correspondant au passage lu peut être ouvert. À l’animateur de décider s’il souhaite – ou pas – envoyer les participants vers un dictionnaire avant d’ouvrir le volet explicatif, pour ce qui est des mots moins connus.
Plusieurs volets proposent un questionnement ou un commentaire.
Des petits échanges vont naître à propos de ces questions et commentaires.
Laissez le temps à chacun de s’exprimer avant de poursuivre la lecture.
Après : La stratégie de Paul est subtile ! Dans votre contexte actuel, quelle stratégie, quel vocabulaire, seront utiles pour annoncer l’Évangile (sans nécessairement faire de prosélytisme…), dans le quartier, dans les lieux scolaires ? Sur quels éléments locaux existants dans la société qui vous entoure, pourrez-vous construire cette annonce ? Comment témoigner ? Comment annoncer avec conviction sans choquer, ni faire fuir nos contemporains ? … Suite à votre travail sur Actes 17, n’hésitez pas à aller plus loin, à l’exemple de Paul qui, trainé devant l’Aréopage, parvient à retourner la situation au profit de la Bonne Nouvelle, de l’appel au changement et à la conversion.

Quelques pistes de réponses/réactions/ »Et aujourd’hui, chez nous… ? »
« Paul pense-t’il réellement ce qu’il dit ? »… On peut en douter !
-« De quoi profite t’il pour annoncer l’Évangile malgré tout ? » De l’esprit religieux des habitants, même s’ils sont versés en mythologie et en adorations des idoles – du point de vue de Paul -, ils ont un penchant religieux dont Paul profite.
-« Que penser de ‘Vénérer sans connaître’? » Être en recherche, aspirer à… Espérer en… Doit-on connaître pour vénérer ? Et qu’est-ce que « connaître », dans la foi ? Qu’est-ce que ‘vénérer’ ? Pensons au gnosticisme qui fait concurrence à la foi dans la pensée de cette époque (et aujourd’hui !).
-Paul passe de « Dieu qui a fait le monde » à « C’est en lui que nous vivons »: il évoque le cosmos si cher aux grecs, puis la vie connue sur la terre, et ils se raccroche alors à une citation d’un poète grec probablement bien connu de ses auditeurs. Il tire des arguments en faveur de son raisonnement de la culture du lieu où il séjourne !
-« En quoi consiste la première étape du changement? » Paul repousse l’argument gnostique: la connaissance n’est pas celle dont les humains peuvent être fiers, la connaissance appartient à Dieu. Elle consiste en la manifestation de sa justice au temps qu’Il aura choisi.
-Paul ne cite pas l’homme Jésus, son ministères, ses paroles et ses actes. Il va droit au but de la question de la résurrection.C’est la question centrale de la foi chrétienne, qui se démarque de toute mythologie, de toute idolâtrie, de toute cosmologie, de toute aspiration gnostique.

Crédits Marie-Pierre Tonnon