Dorcas, une femme ressuscitée !

Dorcas revient à la vie

Introduction du thème

Saluer les enfants, prier et apprendre le chant qu’ils reprendront en fin de séance :

Cantique Alléluia 36/30 : Tu nous appelles à t’aimer   © Chorale du Butor 974 – Youtube

Les enfants, aimez-vous les animaux ? Avez-vous des animaux à la maison ? Lesquels ? Laisser les enfants répondre.

La Bible parle beaucoup des animaux, elle parle aussi de personnages qui portent des noms d’animaux :

  • Caleb = chien
  • Déborah = abeille
  • Houldah = taupe ou belette (2 Rois 22, 14)
  • Jonas = colombe
  • Dorcas = gazelle

Voici l’histoire de Dorcas, elle se trouve dans le Nouveau Testament.

Raconter l’histoire de Dorcas qui se trouve dans Actes 9, 36-42, à partir de la version Parole de vie. Les enfants qui sont plus grands (en catéchisme par exemple) peuvent la lire eux-mêmes :

À Joppé, il y avait une femme croyante appelée Tabita. En grec, on traduit ce nom par « Dorcas », ce qui veut dire « gazelle ». Elle passait tout son temps à faire le bien et à aider les pauvres. Un jour, elle tombe malade et elle meurt. On lave son corps et on le met dans une pièce en haut de la maison.

Les disciples de Joppé apprennent que Pierre est à Lydda, et Lydda n’est pas loin de Joppé. Alors ils envoient deux hommes pour dire à Pierre : « S’il te plaît, viens vite chez nous ! » Pierre part avec eux tout de suite. Quand il arrive, on le conduit dans la pièce en haut de la maison. Toutes les veuves s’approchent de lui en pleurant. Elles lui montrent les chemises et les vêtements que Dorcas faisait quand elle vivait encore.

Pierre fait sortir tout le monde, il se met à genoux et il prie. Ensuite, il se tourne vers le corps et dit : « Tabita, lève-toi ! » Tabita ouvre les yeux et, quand elle voit Pierre, elle s’assoit. Pierre lui prend la main et l’aide à se lever. Ensuite, il appelle les croyants et les veuves et il leur montre Tabita vivante.

Tous les habitants de Joppé apprennent ce qui s’est passé, et beaucoup se mettent à croire au Seigneur.

Qui est Dorcas ? C’est une croyante, disciple de Jésus notre Seigneur (le texte grec dit qu’elle est « mathétria », femme disciple). Dorcas habite à Joppé (c’est la ville actuelle de Jaffa en Israël).

Pourquoi les amis de Dorcas l’aiment beaucoup ? Elle coud des vêtements pour les plus démunis. Elle est très gentille, elle pense aux autres et les aide comme elle peut. Elle montre son amour pour Dieu (elle est croyante) en aimant son prochain.

Que lui est-il arrivé ? Elle est tombée malade, on n’a pas pu la soigner, et elle est morte. (Si un enfant pose la question de savoir pourquoi Dorcas est morte de maladie alors qu’elle croit en Dieu, on peut répondre que tout le monde peut tomber malade, même ceux qui croient en Dieu. Il faut bien prendre soin de sa santé et aller chez le docteur quand on est malade. La prière est une bonne chose, mais le docteur aussi !).

Qu’ont fait ses amis quand Dorcas est morte ? Ils ont fait appel à Pierre, pour qu’il vienne dire quelques mots d’encouragement, prier et l’enterrer, mais Pierre ne l’a pas enterrée, il l’a ramenée à la vie ! Mais attention, il n’y a pas de prière magique qui ressuscite les morts. En ces temps de pandémie Covid-19, nous voyons bien que les proches qui meurent ne ressuscitent pas, mais on peut se soutenir et se consoler mutuellement en priant les uns pour les autres.

1°) Encouragement pour ceux qui ont perdu un être cher :

La Bible raconte que Pierre a ramené Dorcas à la vie, c’est un miracle !

Pensez-vous que de tels miracles sont possibles ? Oui, non, pourquoi ? (Accueillir toutes les réponses des enfants avec respect, que ce soit oui, non, ou l’incertitude, laisser chacun développer ses arguments et résumer chaque point de vue).

Ce n’est pas facile ce que dit la Bible ici, surtout quand on a perdu quelqu’un qu’on aimait beaucoup et qui n’est pas revenu à la vie… On est très triste quand on perd son papi, sa mamie, son parent, son frère ou sa sœur, on voudrait qu’il/elle reste vivant pour toujours. C’est peut-être ce que raconte l’histoire de Dorcas qui meurt et revient à la vie : quand une personne que l’on aime meurt, elle reste vivante dans notre cœur, dans le souvenir que nous gardons d’elle, elle reste vivante à travers le bien qu’elle a fait (les amis de Dorcas montrent les vêtements qu’elle a confectionnés pour aider ceux qui en avaient besoin, ils n’oublieront jamais sa gentillesse pour les autres, l’amitié et la fraternité, les bons moments qu’ils ont passés avec elle).

2°) Pour les plus grands, notamment ceux qui préparent leur confirmation, et en particulier si l’on est dans la période du carême et de la Semaine Sainte, il est possible d’aborder la question de la résurrection qui est donnée en Christ Jésus, « le premier-né d’entre les morts » (Colossiens 1, 18), c’est-à-dire celui qui, par sa mort et sa résurrection, nous donne la garantie que nous ressusciterons au dernier jour. L’histoire de Dorcas est un témoignage de la réalité ou de la vérité de la résurrection. Pierre ressuscite Tabitha en disant exactement les mêmes mots que Jésus employa pour ressusciter la fille du Jaïrus : « Lève-toi » (Marc 5:41, Luc 8:54). Ensuite il saisit Dorcas par la main, autre geste de Jésus dans les récits de résurrection. Pierre imite le Christ, il se fait le canal par lequel la puissance de résurrection du Seigneur est communiquée à une disciple qui est morte. Et Dorcas, recevant cette puissance qui vient de Jésus, revient à la vie…

La foi chrétienne repose sur la croyance en Dieu et en Jésus-Christ qui est mort et ressuscité. Le baptême que vous avez reçu ou allez recevoir rappelle cela ; la sainte cène que nous prenons également.

Question : la résurrection pour vous, est-ce une chose qui vous amène à croire ou vous fait plutôt douter de Dieu et de Jésus-Christ ? Laisser l’échange se faire dans le respect des opinions, sans juger les propos des catéchumènes.

Dans le texte, toute la ville de Joppé apprend la résurrection de Dorcas, et nombreux se mettent à croire en Jésus. C’est un signe qu’ils reçoivent, un signe qui suscite la foi. Avez-vous parfois besoin d’un signe pour être encouragé dans la foi ? Les miracles racontés dans la Bible font-ils signe pour vous ?

À la fin de l’échange, le moniteur résume et rassemble les idées émises, en précisant que la réflexion de chacun est accueillie et a sa raison d’être.

3°) Aspect diaconal du texte :

Cette séance peut entrer dans la préparation d’un culte de la diaconie. Si la communauté a une entraide, un vestiaire, une banque alimentaire ou toute autre activité diaconale, on peut y associer les enfants :

  • Inviter les enfants (et leurs familles) à faire comme Dorcas en apportant vêtements, denrées alimentaires ou cadeaux de Noël pour les personnes en difficulté.
  • L’opération doit être préparée quelques semaines à l’avance et annoncée au culte et dans le journal paroissial, pour laisser aux fidèles le temps de se préparer. Un petit courrier peut être envoyé aux parents pour leur expliquer plus précisément ce qui est demandé.
  • Le jour du culte, vêtements, denrées ou cadeaux seront rassemblés dans des sacs propres devant la table sainte. Au moment de l’accueil, de l’offrande ou de l’intercession, on pourra proposer qu’un enfant accompagné d’un parent élève la prière à Dieu pour présenter tout ce qui a été donné et prier pour ceux qui ont apporté ce qu’ils pouvaient de chez eux. Cela témoignera que l’Église, à travers les enfants, s’efforce de vivre la Parole du Dieu qui nous invite, comme le dit la lettre de Jacques (1, 27), à prendre soin des orphelins et des veuves, entendez par là les personnes les fragiles, les personnes en difficulté.

Au cours de la séance de catéchèse, rappeler aux enfants que Dorcas signifie gazelle en grec. La gazelle est un animal agile et rapide, c’est la sprinteuse des steppes et des savanes qui peut courir plus vite que le lion, elle réussit même souvent à lui échapper !

C’est une très belle image pour faire comprendre aux enfants que Dieu nous demande d’être aussi empressés et efficaces, de réagir rapidement quand il s’agit d’aider ceux qui sont dans le besoin et même dans l’urgence. Parfois on traîne les pieds, on prend son temps, et finalement on ne fait rien, c’est vraiment dommage pour ceux qui souffrent ! 🙁

Mais quand on s’empresse de venir en aide à notre prochain dans la difficulté, cela réjouit le cœur de Dieu, et nous-mêmes sommes aussi très contents d’avoir fait une bonne action ! 🙂

On chante pour clore la séance.

Crédit : Ruth-Annie Coyault (EPUdF) – Point KT – Photos Pixabay.




Mandafirman : la dernière semaine de Jésus

LE MANDAFIRMAN SPÉCIAL PÂQUES  » La dernière semaine de Jésus »

En 4 épisodes, le Mandafirman, accompagné de l’empereur du mal, va suivre Jésus au seuil d’une semaine mouvementée; entre rameaux, dernier repas, arrestation crucifixion et résurrection…

Film de 12 minutes préparé par une équipe de pasteur(e)s de l’Uepal,  voici le lien de la vidéo Youtube

Crédits : équipe de pasteurs (UEPAL), Point KT

 




La fête des rameaux autrement… et à la maison !

En ce temps particulier, nous vous proposons une animation biblique à vivre en famille, chez soi pour les RAMEAUX. Compter environ 30 mn. Animation préparée par I. Taupier-Letage et L. Belling (animatrice du Service national de catéchèse de l’Epudf)

Préparations  :

  • Un animateur ou animatrice (nommé : A).
  • Une Bible ou des copies du texte biblique.
  • Imprimer le document  de la liste des noms (ou recopier les 6 appellations différentes de Jésus issues du texte). Découper les étiquettes. Et y ajouter quelques morceaux de papier blanc + des stylos et des crayons de couleurs pour que les enfants puissent dessiner s’ils le veulent.
  • Un ordinateur/ une tablette (pour la vidéo), mais on peut aussi faire sans.

 

DEROULEMENT

Le temps indiqué entre parenthèse pour chaque étape est indicatif.

L’animateur A a tout installé dans la pièce afin que chacun puisse se voir. Il invite chacun à s’installer confortablement, et à entrer dans ce partage.

  • INTRODUCTION (3 mn)
  • A demande à tous : « si la Reine d’Angleterre ou une grande star venait en visite dans votre ville ou village comment l’accueillerait-on ? » > Laisser tout le monde s’exprimer librement.
  • Puis dire que le récit que l’on va découvrir ensemble parle lui aussi d’une visite hors norme.
  • DECOUVRIR LE RECIT (5mn)
  • A lit le texte biblique de  Matthieu 21.1-11  (lentement en mettant le ton) Tous écoutent et essayent d’imaginer le décor et la scène. ou regarder la vidéo 
  • Puis A dit: « Je me demande quelle partie de cette histoire vous avez préférée ? » Laisser ceux qui le veulent s’exprimer, sans les reprendre car il n’y a pas de mauvaises réponses.
  • EXPLORER L’HISTOIRE
  • A dépose devant le petit groupe les 7 mots découpés et placés les uns en dessous des autres en disant : « ces 7 mots apparaissent dans ce récit de la Bible. Je vais lire (ou relire), le récit et quand quelqu’un entendra l’un de ces 7 termes, il le déplacera à côté de la colonne ». A veillera à ce que les moins rapides puissent aussi saisir un mot et aidera les enfants non-lecteurs à participer.
  • A dit : « Parmi ces 6 appellations différentes qui concernent Jésus, quelles sont celles qui sont difficiles à comprendre ? »  Ceux qui les ont comprises les expliquent aux autres. >> (VOIR pistes en bas de page)
  • DEBATTRE
  • Dans ce qui suit il n’y a pas de ‘mauvaises réponses’. Il est important de laisser ceux qui le veulent s’exprimer librement, sans débattre de leur parole, et de veiller à une bonne écoute des uns et des autres. A demande ensuite successivement :
    • Je me demande quelle partie de cette histoire est la plus importante pour toi ?
    • Je me demande ce qu’a bien pu penser la foule en voyant Jésus arriver sur cet ânon ?
    •  Je me demande quelle partie on pourrait retirer de ce récit et avoir encore tout ce qu’il nous faut pour raconter l’histoire ?
  • A peut à ce stade, et si cela semble nécessaire, donner quelques brèves explications en s’inspirant des notes proposées en bas du document.
  • A dit : « En regardant ici les 6 termes qui parlent de Jésus, et les papiers blancs sur lesquels on peut écrire encore d’autres noms, je me demande comment toi, tu aimerais l’appeler ? Tu peux choisir un des noms du texte, ou en ajouter un autre. »
  • On se montre nos mots en silence, et ceux qui veulent dire pourquoi ils ont choisi ce mot-là peuvent le faire courtement (les autre ne rebondissent pas sur les paroles dites par chacun). Puis A, et ceux qui le veulent remercient Dieu pour ce temps partagé dans une prière simple.

 

  • POUR CLORE CE TEMPS
    • on peut chanter le chant HOSANNA et même danser avec les enfants sur le cantique du recueil ALLELUIA : n° 33/35 ou un autre chant.
    • Puis proposer aux enfants de faire le coloriage proposé ici coloriage des rameaux

 

PISTES sur le texte, pour cette animation

Fils de David : David était un grand roi d’Israël. Des prophéties annonçaient que de sa descendance viendrait le Messie, le Sauveur. Jésus est descendant du roi David (Mat 1. 6 et 16).

Etaient appelées « prophètes » les personnes qui parlaient, annonçaient un message de la part de Dieu.

Jésus signifie « Dieu sauve » ou « Dieu délivre ».

v.3 Dans l’Evangile de Matthieu, c’est l’unique fois où Jésus se nomme lui-même « Le Seigneur », juste avant sa passion et sa résurrection.

v.4-5 Jésus n’arrive pas comme un roi conquérant, avec force et violence. Il arrive sur un simple, petit et humble ânon, il arrive « plein de douceur* » dit ce texte. Mais il arrive en Roi, en Messie, comme l’annonçait la prophétie du prophète Zacharie (Zach 9.9) * Jésus a dit de lui-même qu’il était doux et humble de cœur (Mat 11.29).

v.9 Hosanna : à l’origine cette expression signifiait « donne le salut ». Ici, il s’agit plutôt d’un cri d’acclamation comme « Vive ! »

v.10 « Toute la ville fut agitée ». Quand Jésus entre en Roi messianique à Jérusalem, la ville elle-même est troublée, comme elle le fut à l’annonce de sa naissance (Hérode et toute la ville furent troublés, Mat 2.3). La vie de Jésus est un événement public.

Crédits : Animation préparée par I. Taupier-Letage et L. Belling (animatrice du Service national de catéchèse de l’Epudf) – Point KT – photo Pixabay




Célébration de Jeudi Saint avec préparation de la soupe de Jeudi Saint

Proposition de célébration pour le Jeudi Saint

Cette célébration est proposée à l’intention de communautés qui ne pourraient pas célébrer la Cène ensemble ce jeudi saint. Elle propose de suivre tout simplement le récit que fait l’évangile selon Marc, de la préparation de la Pâque à l’arrestation de Jésus.

Si la célébration est vécue à la maison, voici un défi à vivre en même temps : préparer la soupe de Jeudi saint et la laisser mijoter tout le temps de cette célébration … 

Dans ce cas, préparer : 1 tasse d’oseille + 1 tasse de feuilles d’épinards + 1 tasse de cerfeuil + 1 tasse de feuilles « ail des ours » + 1 tasse de persil + 1 tasse de jeunes feuilles d’orties + tous les autres ingrédients de votre choix. Seule règle : les ingrédients doivent être de couleur verte (en Allemagne, « jeudi saint » se dit  » jeudi vert », certainement en lien avec cette tradition culinaire du 12e siècle. Cette soupe de sortie d’hiver a pour mission de purifier l’organisme (avant Pâques). Toutes ces herbes lavées sont à couper finement, puis à faire cuire dans un litre d’eau légèrement salée. Passer au moulin si nécessaire. Il est possible d’ajouter de la crème fraîche au moment de la dégustation. 

Accueil

Bienvenue à chacune et chacun dans ce temps où nous ferons mémoire du tout premier jeudi saint. Nous parcourrons ensemble le récit de l’évangile selon Marc qui s’offre à notre méditation.

  • Quels que soient les temps et les lieux,
  • Quelles que soient les modalités de nos rassemblements,
  • La grâce et la paix vous sont données,
  • De la part de Dieu notre Père
  • Et de Jésus Christ notre sauveur.

L’heure de la préparation

Nous sommes un jeudi, il y a bien longtemps, et les disciples entourent Jésus. Ils marchent à sa suite, depuis quelque temps déjà, ils ont entendu ses paroles, ils ont vu les signes qui accompagnent son annonce de la bonne nouvelle du Royaume de Dieu qui s’est approché.

Mais ils n’ont pas encore compris pleinement qui il est. D’ailleurs, l’avons-nous compris, nous à qui des clés ont été données dès le départ ? Peut-on vraiment comprendre qui est Jésus ? Peut-on faire autre chose que se mettre à sa suite, comme les disciples, et se mettre à l’écoute de ce qu’il a à nous dire, jusque dans les plus petites choses du quotidien ?

Ce jeudi-là, il y a bien longtemps, c’est un jeudi de fête : c’est la fête de la Pâque, et les disciples se préparent, avec tout Jérusalem, à fêter et faire mémoire de la sortie d’Egypte, de la libération de l’esclavage, comme aujourd’hui nous fêtons et faisons mémoire de la libération de tout ce qui nous enferme. Comme les disciples, nous nous préparons à fêter ce soir, ensemble, et avec Jésus.

Marc 14, 12-17

Le premier jour des Pains sans levain, le jour où l’on sacrifiait la Pâque, ses disciples lui disent : Où veux-tu que nous allions te préparer le repas de la Pâque ? Il envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le, et là où il entrera, dites au maître de maison : Le maître dit : Où est la salle où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Il vous montrera une grande chambre à l’étage, aménagée et toute prête : c’est là que vous ferez pour nous les préparatifs. Les disciples partirent, arrivèrent à la ville, trouvèrent les choses comme il leur avait dit et préparèrent la Pâque. Le soir venu, il arrive avec les Douze.

Invocation

  • Viens, Seigneur Jésus,
  • Toi aussi tu étais fatigué
  • A la fin de la journée ;
  • Et le soir, tu rencontrais tes amis.
  • Viens, Seigneur Jésus,
  • Toi aussi, tu te réjouissais
  • A la tombée de la nuit ;
  • Tu partageais tes récits à la fin de la journée.
  • Viens, Seigneur Jésus,
  • Quand les lampes devenaient veilleuses,
  • Tu enflammais la foi ;
  • Tu ouvrais les Ecritures,
  • Tu rompais le pain
  • Et quand l’obscurité s’étendait,
  • Tu répandais ta lumière.
  • Viens, Seigneur Jésus ! (D’après Petit livre de Célébrations, Wild Goose Resource Groupe, OPEC Olivétan, 2017)

Chant : ALL 12/16 : Joie pour des sœurs et des frères

L’heure de la fête

Jésus est arrivé, dans la chambre haute, pour fêter la Pâque avec ses disciples les plus proches, les Douze.

Ils font mémoire ensemble des origines du peuple d’Israël, ce jour où Dieu est intervenu pour libérer ce peuple de l’asservissement dans le pays d’Egypte, et pour le conduire vers une terre de liberté où vivre en sa présence.

Exode 12, 1-14

Le SEIGNEUR dit à Moïse et à Aaron, en Egypte : Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année. Dites à toute la communauté d’Israël : Le dixième jour de ce mois, on prendra un mouton ou une chèvre pour chaque famille, une bête par maison. Si la famille est trop peu nombreuse pour une bête, elle la prendra avec le voisin le plus proche de la maison, selon le nombre de personnes à nourrir ; vous répartirez cette bête d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle d’un an ; vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau. Vous le tiendrez en réserve jusqu’au quatorzième jour de ce mois ; toute l’assemblée de la communauté d’Israël l’immolera à la tombée du soir. On prendra de son sang et on en mettra sur les deux montants et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera. Cette même nuit, on mangera la viande ; on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous n’en mangerez pas à demi-cuit, ni bouilli dans l’eau ; il sera rôti au feu, avec la tête, les pattes et les entrailles. Vous n’en laisserez rien jusqu’au matin ; s’il en reste quelque chose le matin, vous le jetterez au feu. Voici comment vous le mangerez : une ceinture à vos reins, vos sandales aux pieds et votre bâton à la main ; vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque du SEIGNEUR. Cette nuit-là, je parcourrai l’Egypte et je frapperai tous les premiers-nés en Egypte, depuis les humains jusqu’aux bêtes ; ainsi j’exécuterai mes jugements contre tous les dieux de l’Egypte. Je suis le SEIGNEUR (YHWH). Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous serez : lorsque je verrai le sang, je passerai sur vous, et il n’y aura pas sur vous de fléau destructeur quand je frapperai l’Egypte. Ce sera pour vous un jour d’évocation ; vous le célébrerez comme une fête pour le SEIGNEUR, vous le célébrerez comme une prescription perpétuelle, pour toutes vos générations.

Cette histoire, c’est celle de la dixième des dix plaies d’Egypte. Moïse avait demandé à pharaon de laisser aller les enfants d’Israël, mais son cœur s’était endurci, encore et encore. Alors c’est au cœur que la dernière plaie frappe l’Egypte : elle frappe les premiers-nés de toute l’Egypte. La mort des uns va permettre la libération des autres.

Et Dieu protège encore ceux qu’il va libérer : le signe qui les protégera sera celui du sang d’un petit, un chevreau, un agneau, sacrifié. Le sacrifice de l’un va permettre la protection des autres.

Ce jeudi-là, où les disciples fêtent la mémoire de cette première Pâque avec Jésus, ils ne savent pas encore que c’est lui, l’agneau qui va les protéger, lui, le premier-né qui va les libérer. Mais lui le sait.

Marc 14, 18-21

Pendant qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit : Amen, je vous le dis, l’un de vous, qui mange avec moi, me livrera. Attristés, ils se mirent à lui dire l’un après l’autre : Est-ce moi ? Il leur répondit : C’est l’un des Douze, celui qui met avec moi la main dans le plat. Le Fils de l’homme s’en va, selon ce qui est écrit de lui. Mais quel malheur pour cet homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme ne pas être né.

Chant : ALL 13/03 : Quand les montagnes s’éloigneraient

L’heure du don

Jésus sait ce qui va arriver cette nuit-là, ces jours-là, et ce qui était une fête ordinaire tourne à l’extraordinaire.

Marc 14, 22-25

Pendant qu’ils mangeaient, il prit du pain ; après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit et le leur donna en disant : Prenez ; c’est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; après avoir rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Il leur dit alors : C’est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour une multitude. Amen, je vous le dis, je ne boirai plus du produit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu.

Prions

  • Je voudrais donner par amour, comme toi, Seigneur, et non par intérêt ;
  • Par grâce sans regarder le mérite ;
  • Par tendresse sans attendre le cri de détresse.
  • Je voudrais donner par bonté, comme toi, Seigneur, et non par aumône,
  • Je voudrais donner par débordement même s’il n’y a pas de remerciement,
  • Par solidarité et non par obligation afin de satisfaire la loi de charité,
  • Par fraternité avant même que se tende pour supplier la main de ma sœur, de mon frère,
  • Par avance et non par retour du courrier.
  • Je voudrais donner par-dessus tout, même par-dessus les offenses,
  • Je voudrais donner à part entière et non par fraction !
  • Je voudrais pardonner, me donner moi-même, comme toi, Seigneur, donné pour la vie du monde !
  • Je voudrais pardonner… comme tu te donnes ! (D’après Terres, Charles Singer, Editions du Signe, 1996)

Chant : ALL 24/13 : Seigneur Jésus, par ton Esprit

Prions

  • Quelle joie pour nous, ce soir !
  • Ici et maintenant, nous contemplons Jésus le Christ à l’œuvre au milieu de nous :
  • Il se propose en nourriture à qui titube sur les routes de la vie, il partage sa vie à qui n’a d’autre désir que la faim de vivre, il accepte d’être brisé pour que chacune et chacun prenne sa part de l’amour de Dieu, gratuitement, sans contrepartie, parce que la source est jaillissante pour toutes et tous.
  • Il se livre, offrande universelle, pour que la force de son Esprit vienne en chaque personne qui décide, à sa suite et avec lui, de sauver le monde par l’unique puissance de sa tendresse.
  • Apprends-nous, Père, à reconnaître Jésus le Christ, ce soir où nous faisons mémoire de ce premier jeudi saint, et à le suivre quel que soit le chemin !
  • Il est, Lui, le signe absolu de ta fidélité à l’humanité pour les siècles des siècles. (D’après Terres, Charles Singer, Editions du Signe, 1996)

L’heure de la fidélité

Marc 14, 26-31

Après avoir chanté, ils sortirent vers le mont des Oliviers. Jésus leur dit : Il y aura pour vous tous une cause de chute, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les moutons seront dispersés. Mais après mon réveil, je vous précéderai en Galilée. Pierre lui dit : Quand cela serait pour tous une cause de chute, cela ne le serait pas pour moi. Jésus lui répond : Amen, je te le dis, aujourd’hui, cette nuit même, avant qu’un coq ait chanté deux fois, toi, tu m’auras renié par trois fois. Mais lui n’en protestait que davantage : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierais pas ! Et tous en disaient autant.

Être fidèle, donner ce qu’on a promis, déployer l’amour qu’on s’est engagé à offrir, quelles que soient les difficultés, tenir jusqu’au bout dans la promesse, même si la joie et l’ardeur éclatent sous les coups de la trahison, même si des croix se profilent à l’horizon :

Jésus est fidèle !

Se sacrifier, devenir serviteur et s’abaisser, se rompre, accepter d’être déchiré quand le sacrifice de soi est l’unique façon de distribuer l’amour :

Jésus est fidèle !

Faire la volonté d’un Autre, se mettre à sa disposition, quitter son rang pour n’être plus qu’une Parole semée dans le monde, faire confiance encore quand la coupe est trop pleine,

Tomber à genoux, seul, face à la nuit et à l’abandon quand la Passion est l’unique façon de sauver par amour :

Jésus est fidèle !

Toi, et toi, et moi, chacune, chacun, et ensemble, nous sommes fidèles en Christ Jésus ! (D’après Terres, Charles Singer, Editions du Signe, 1996) 

Chant : Rien ne pourra jamais

L’heure de la prière

Marc 14, 32-40

Ils arrivent au lieu nommé Gethsémani, et il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici pendant que je prierai. l prend avec lui Pierre, Jacques et Jean. Il commença alors à éprouver l’effroi et l’angoisse. Il leur dit : Je suis triste à mourir ; demeurez ici et veillez. S’étant avancé un peu, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait : Abba, Père, tout est possible pour toi ; éloigne de moi cette coupe. Toutefois, non pas ce que, moi, je veux, mais ce que, toi, tu veux. Il vient et les trouve endormis ; il dit alors à Pierre : Simon, tu dors ! Tu n’as pas été capable de veiller une heure ! Veillez et priez, afin de ne pas entrer dans l’épreuve ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. Il s’éloigna encore et pria en répétant les mêmes paroles. Puis il revint et les trouva endormis, car ils avaient les yeux lourds. Ils ne savaient que lui répondre.

Jésus a ressenti l’effroi et l’angoisse. Jésus a été triste à mourir. Il n’est pas allé en dansant jusqu’à la croix.

Jésus a voulu partager ce fardeau : avec ses disciples, ceux qui venaient de lui promettre fidélité, d’être avec lui quoi qu’il arrive, jusqu’au bout ; avec son Père, à qui il a tout remis, dans son obéissance extrême, jusqu’à la dernière extrémité.

Comme des enfants, les disciples se sont endormis. Pourquoi auraient-ils eu peur, eux, puisque leur maître, leur ami, était avec eux ? Ils avaient promis qu’ils iraient jusqu’au bout… mais le bout était déjà là, et ils ne le savaient pas. Alors ils se sont endormis, dans la sécurité de la présence de Jésus.

De la Règle de Reuilly :

  • Celui qui prie allume un flambeau
  • A la lumière duquel est perçue
  • La lumière de Dieu.
  • La frontière entre le songe et la prière
  • est presque impalpable.
  • La prière est désirée, le songe est donné
  • mais l’un comme l’autre
  • attestent au tréfonds de l’être
  • la présence d’un Dieu qui parle
  • lorsque tout semble muet.
  • Je dors mais mon cœur veille.

Chant : Bleibet Hier – Communauté de Taizé (Restez ici et veillez avec moi, veillez et priez)

L’heure du dépouillement

Marc 14, 41-52

Il vient pour la troisième fois et leur dit : Vous dormez encore, vous vous reposez ! C’en est fait. L’heure est venue ; le Fils de l’homme est livré aux pécheurs. Levez-vous, allons ; celui qui me livre s’est approché. Aussitôt, comme il parle encore, survient Judas, l’un des Douze, et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens. Celui qui le livrait leur avait donné un signal : Celui que j’embrasserai, c’est lui ; arrêtez-le et emmenez-le sous bonne garde. Aussitôt arrivé, il s’approche de lui et lui dit : Rabbi ! Et il l’embrassa. Alors ils mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. Un de ceux qui étaient là tira l’épée, frappa l’esclave du grand prêtre et lui emporta l’oreille. Jésus leur dit : Vous êtes sortis pour vous emparer de moi avec des épées et des bâtons, comme si j’étais un bandit. Tous les jours j’étais parmi vous à enseigner dans le temple, et vous n’êtes pas venus m’arrêter. Mais c’est pour que les Ecritures soient accomplies. Alors tous l’abandonnèrent et prirent la fuite. Un jeune homme le suivait, vêtu seulement d’un drap. On l’arrête, mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu.

Ils se sont reposés. Ils n’ont pas pu tenir leur promesse de rester avec lui.

Leur engagement, celui qu’ils voulaient tenir jusqu’au bout, ils en sont dépossédés.

Et la violence fait irruption dans le sommeil, pour eux paisible, d’un soir après la fête.

Quel contraste entre l’angoisse de Jésus et sa prière intense et répétée, et le sommeil des disciples ! Puis maintenant quel contraste entre la violence de la trahison de Judas, la violence de la foule armée d’épées et de bâtons, et la calme réponse de Jésus, qui déjà se laisse approcher par celui qui l’appelle Rabbi – Maître – et qui l’embrasse… Alors la violence appelle la violence, et l’un de ceux qui l’entourent tire l’épée et frappe.

Mais Jésus ne résiste pas, il a choisi d’obéir jusqu’au bout, et ils sont aussi dépossédés de leur réponse instinctive à la violence par la violence.

Ils n’ont plus rien, ils ne comprennent plus rien (mais avaient-ils jamais compris, vraiment ?).

Alors ils prennent la fuite. Ils ne peuvent pas se battre, ils ne peuvent que s’enfuir.

Ils n’ont plus rien, ils ne comprennent plus rien.

Un jeune homme le suivait, vêtu d’un drap. Que faisait-il là ? Mais malgré son apparent dénuement, lui qui n’a ni nom ni vêtement, il suit Jésus, Jésus qui a choisi d’aller jusqu’au bout, pour chacune et chacun de nous. Quand on arrête le jeune homme à son tour, il lâche même le drap qui le couvrait, et il s’enfuit, à son tour dépouillé du dernier fil qui le couvrait et, peut-être, lui permettait de se sentir moins vulnérable. Peut-être que lui croyait encore comprendre quelque chose… mais non.

Il n’a plus rien, il n’est plus rien…

C’est souvent ainsi que nous le pensons, n’est-ce pas ? Et pourtant, ce qui fait de nous ce que nous sommes, ce n’est pas ce que nous avons. Ce qui nous donne une existence, ce qui nous fait entrer dans la vie, c’est l’amour de Dieu, donné librement, manifesté en Jésus de Nazareth, le crucifié, le ressuscité. A nous de le recevoir, tels que nous sommes. Que nous comprenions plus ou moins bien qui est Jésus, il a choisi, il nous a choisis, il se donne, agneau de Dieu, Fils bien-aimé, pour le salut – guérison, libération – de l’humanité.

Pâque – passage de la mort à la vie, librement offert à chacune et chacun de nous.

Pâques, la vie donnée en cadeau pour chaque personne – précieuse, aimée, attendue, choisie – qui la reçoit.

Chant : ALL 43/10 : Tel que je suis

Bénédiction

  • Mon frère, ma sœur,
  • Toi qui as fait aujourd’hui mémoire de ce premier jeudi saint,
  • Sois lumière pour les autres
  • Plus encore que parole.
  • Tiens-toi auprès d’eux
  • Sous la lumière pure et incréée.
  • Désire son habitation en toi
  • Plus que toute chose en ce monde.
  • Car ceux qu’elle environne
  • Elle les transfigure,
  • Ceux qu’elle touche
  • Elle les relève d’entre les morts,
  • Ceux qu’elle choisit
  • sont à l’abri dans son cœur. (Règle de Reuilly, Communauté des Diaconesses de Reuilly, Réveil Publications, 1996)

Crédit : Isabelle Alves (EPUdF) – PointKT

 




Ruben est-il fou?

Ruben est-il fou ?

Sur les marches qui montent au Temple, Ruben chantonne à mi-voix, pour lui tout seul. Assis, ou plutôt recroquevillé, les mains des deux côtés de sa tête, il répète trois mots, toujours les mêmes, sur trois notes proches, toujours les mêmes : étoile du matin, matin d’une étoile, d’une étoile un matin. C’est une douce mélopée, qui le fait se balancer légèrement, d’avant en arrière.

Etoile du matin (partition)

Un passant l’interpelle : « Ruben ! Tu chantes déjà, si tôt le matin ? » Ruben lève la tête, il sourit, il connaît bien le monsieur avec sa kippa sur la tête, il s’appelle Mordechaï, il vient presque tous les jours au Temple, il est gentil.

Ruben ne mendie pas. Il ne demande rien. Mais de temps en temps une pièce tombe à côté de lui. Les mêmes personnes qui donnent à la veuve, là-haut près de la porte, laissent aussi quelque chose à ce garçon. Certains préfèrent ce geste-là plutôt que la boîte à sous du Temple. Avec ce qu’il ramasse, Ruben peut s’acheter de quoi manger, une galette de pain, un fruit frais, ça lui suffit. Quand il a soif, il va à la fontaine du Temple.

Ruben n’a pas de maison. Il dort derrière un mur, où il s’est aménagé un coin tranquille, un coussin trouvé dans la rue, probablement tombé du rebord d’une fenêtre, une toile trouée qui avait servi de toit à une échoppe du marché, le tout posé sur une vieille peau de chameau. C’est son chez lui, là, au pied de la citadelle. D’ailleurs, il est chez lui dans toute la ville. Dans les rues, sur les marchés, sur les marches du Temple. On le connaît. Il fait partie du décor. On ne l’aime pas beaucoup, on le tolère. Et puis il ne fait de mal à personne.

Une ou deux fois par semaine il monte à la piscine de Bethesda pour se laver. Il y retrouve des gens qui lui réservent un accueil un peu plus sympathique qu’ailleurs en ville, des paralysés étendus sur leurs grabats, des aveugles, des pieds-bots, qui sont là et attendent qu’un tourbillon vienne agiter l’eau, alors ils vont s’y précipiter dans l’espoir d’être guéris. Depuis qu’il y va, Ruben n’a jamais rien vu de ce genre, mais quand on n’a plus rien d’autre à espérer, n’est-ce pas…

Un jour, il y a quelques années, il est apparu à l’intérieur des murs de Jérusalem, on ne sait pas d’où il est venu, on se doute bien que dans son village il ne devait pas être très heureux, chacun devait se demander de quoi il a été puni pour être si retardé, incapable de comprendre ce qu’on lui dit et de parler distinctement, toujours un grand sourire à travers la figure quand on lui parle, les gens devaient avoir plus peur de lui que pitié, y compris sa famille. Et quand il est parti de là, ils avaient certainement tous été plutôt soulagés. Ruben n’en parle jamais. On ne sait même pas s’il se souvient d’où il vient.

Mordechaï passe la porte du Temple, traverse la grande cour et se rend dans celle des hommes. Il rejoint un groupe de prêtres et de scribes qui se réunissent souvent pour étudier des textes de la Thora, c’est-à-dire les cinq livres du Pentateuque, les Psaumes et les livres des prophètes. En s’asseyant à côté du vieux scribe Jonas, qui vient encore au Temple de temps en temps avec ses béquilles, il lui dit :

« Tiens, Jonas, puisque tu es là, j’ai une question. Le garçon fou qui chantonne sur les marches du Temple, là-bas, tu sais bien : Ruben ! Est-ce que tu n’as pas dit un jour que tu te souviens quand il a été vu pour la première fois en ville ? »

Jonas hoche la tête et d’une voix chevrotante il répond : « Oui, c’était l’année où Ponce Pilate est devenu gouverneur de la Judée. »

Le scribe assis de l’autre côté de Jonas intervient : « C’était donc il y a exactement sept ans. »

« Merci », lui répond Jonas. « Je m’en souviens parce que j’ai été témoin d’une sorte de miracle. Les soldats romains étaient en train de faire place nette sur le trajet que le nouveau gouverneur devait parcourir pour aller prendre possession de la citadelle Antonia. Ils avançaient à vive allure sur leurs chevaux, à cinq ou six par rangée, occupant toute la largeur de la rue. Les gens fuyaient en les voyant arriver. Je m’étais réfugié sur le pas d’une porte en attendant que passe la troupe.

En courant, une mère de famille a trébuché sur les pavés, son bébé enroulé dans un tissu est tombé de ses bras, en catastrophe ses compagnes l’ont tirée par les épaules en oubliant le bébé malgré les cris de la mère. Les soldats arrivaient et allaient piétiner le bébé quand un garçon de six ou sept ans, habillé de quelques chiffons autour de la taille, est sorti de je ne sais où.

Il s’est planté en avant du bébé, face aux chevaux. J’ai cru qu’il allait se faire écraser comme une motte de terre, mais le garçon a levé les bras, il souriait d’une oreille à l’autre, les chevaux se sont arrêtés net et se sont cabrés. Le temps que les soldats calment leurs montures, le garçon avait soulevé l’enfant et m’avait rejoint sur le pas de la porte.

Si ça, ce n’est pas un miracle, je ne sais pas ce que c’est. Quand le calme est revenu après le passage des soldats, j’ai demandé au garçon comment il s’appelait, il m’a dit « Ruben » et il est parti avec le bébé serré contre lui, il a trouvé la mère au coin de la première ruelle et lui a remis l’enfant. »

Mordechaï pose sa main sur la main de Jonas : « Oui, nous le savons tous, tu as interdit qu’on touche à ce garçon. C’est un peu ton protégé. Mais… il est fou, non ? En tous cas il n’a pas toute sa tête, il n’appartient à personne et il n’a pas d’avenir. »

Jonas se tait. Avec sa béquille il remue la poussière sur le sol devant lui. Puis, à mi-voix : « S’il n’appartient à personne, il appartient au Seigneur Dieu et son avenir est entre ses mains de miséricorde. »

« Comment peux-tu dire ça, Jonas ? Les textes ne disent-ils pas clairement que ceux qui naissent comme ça sont exclus de la présence de Dieu ? »

Jonas secoue énergiquement la tête : « Ruben n’est pas exclu de la présence de Dieu, c’est même Dieu qui l’a fait venir au bon endroit au bon moment pour sauver la vie de cet enfant, j’en suis convaincu. »

« Mais alors pourquoi n’a-t-il pas disparu comme il est venu, une fois sa mission accomplie ? »

Jonas lève les yeux au ciel : « Je n’en sais rien. Peut-être reste-t-il pour attendre quelque chose ? Ou quelqu’un ? »

Vers la fin de l’après-midi, une rumeur se met à circuler en ville, les gens se dépêchent tous dans la même direction, il se passe quelque chose près de la porte d’Hérode au nord de la ville. Ruben lève la tête, il voit comme les gens marchent vite, il les rejoint. Entend-il ce qu’ils se disent ? Il court, il les dépasse, il prend une petite ruelle sur le côté, peut-être veut-il prendre un raccourci ?

Quand il débouche sur la grande rue qui mène vers la porte d’Hérode, il tombe sur une patrouille romaine. Un soldat veut l’arrêter pour lui demander où il court comme ça, Ruben l’évite mais un autre soldat le ceinture des deux bras. Comme il se débat et qu’il ne répond pas aux questions, les soldats l’emmènent à la forteresse et l’enferment dans une cellule.

De sorte que Ruben n’assiste pas à l’entrée triomphale de Jésus de Nazareth monté sur un âne et accompagné par les « Hosanna ! Hosanna au fils de David ! » de la foule. Il est derrière des barreaux. Ce n’est que le lendemain matin qu’on le libère. Triste, fatigué, affamé, il se traîne jusqu’aux marches du Temple, sa place habituelle. Il ne chantonne pas. Assis la tête sur les genoux, les bras encerclant ses jambes, il somnole. Des heures s’écoulent. Il ouvre les yeux quand un homme lui pose la main sur l’épaule et lui dit : « Viens avec moi, Ruben. »

Encore mal réveillé, la main de l’homme toujours sur son épaule, Ruben gravit les marches en compagnie d’un groupe d’une vingtaine de personnes, surtout des hommes et aussi quelques femmes. En arrivant sur l’esplanade, l’homme s’arrête et observe le spectacle.

La foule est nombreuse, certains se dirigent vers la cour des femmes, qui précède la cour dite des Israélites, autant dire la cour des hommes, d’autres en reviennent. Près des colonnes de l’entrée, des hommes installés derrière des tables proposent d’échanger les deniers romains et les drachmes grecs contre des shekels, la seule monnaie autorisée pour l’impôt du Temple et pour la pratique des sacrifices. Les pièces sont rangées en piles bien ordonnées. Sur les côtés, il y a des échoppes où l’on peut ensuite se procurer tout ce qu’il faut pour les sacrifices, des colombes, des brebis et même des bœufs. Les cris des animaux se mélangent aux appels des vendeurs et aux conversations des gens.

A côté de Ruben, l’homme tape soudain du pied parterre. Il se dirige résolument vers les marchands d’animaux. L’un de ses compagnons lui attrape le bras et lui dit : « Seigneur Jésus, où vas-tu ? Tu as dit que tu voulais aller chez les scribes ! »

Jésus ne répond pas. Arrivé près des enclos des bestiaux, il saisit une corde suspendue à un crochet, l’enroule et la tient dans sa main comme une auréole et la fait tourner au-dessus de sa tête, tout en criant : « Bande de brigands ! La maison de mon Père est une maison de prière, et vous en avez fait une caverne de voleurs ! »

De l’autre main, il défait l’une après l’autre les fermetures des enclos et fait sortir les bœufs et les brebis. Il ouvre les cages des colombes, qui s’envolent en faisant grand bruit de leurs ailes. Derrière leurs tables, les changeurs de monnaie ont commencé à toute vitesse à pousser les piles de pièces dans des sacs, mais c’est trop tard car déjà Jésus arrive sur eux. Avec sa corde enroulée il balaye les tables, les pièces giclent dans tous les sens et roulent sur le sol : « Voilà ce que j’en fais, de votre trafic. Des sacrifices, mon Père n’en veut pas, il veut la justice et la bonté ! »

Ruben est aux anges. Son sourire habituel sur le visage, il tape dans ses mains comme pour applaudir, il trépigne sur place tant ce qu’il voit lui fait plaisir. Et il chante à tue-tête : « Étoile du matin, matin d’une étoile, d’une étoile un matin ! »

Les gardes du Temple arrivent en courant, suivis des prêtres et des scribes. Ils veulent s’en prendre à Jésus, mais ses amis font cercle autour de lui et il sort du Temple sans encombre, Ruben sur ses talons.

Les jours suivants, Ruben ne quitte plus Jésus d’une semelle. Et Jésus de son côté veille à ce que le garçon ne soit jamais loin de lui. Ruben écoute les discours de Jésus – par exemple celui sur le plus grand commandement – et ses paraboles – entre autres celle des talents. Ces paroles, il les boit littéralement. Comprend-il ce qu’il entend ? En tous cas, pendant que les gens acclament Jésus et se pressent auprès de lui, il entonne son refrain.

Il assiste au dernier repas de Jésus avec ses disciples, dans la chambre haute, et observe le geste du pain rompu et de la coupe de vin partagée. Il voit partir Judas, dont Jésus vient de révéler la trahison prochaine, par la fenêtre il le regarde s’en aller dans la nuit.

Quand Jésus emmène ses amis dans le jardin de Gethsémani, il tient Ruben par la main. Il la serre même très fort. Il la tient encore quand il l’emmène à part pour dire à son Père, dans la prière, à quel point il a peur de ce qui va lui arriver très bientôt.

Quand les gardes du Temple viennent l’arrêter pour l’emmener au tribunal du grand-prêtre, Jésus leur fait signe d’attendre. Il s’accroupit devant Ruben, lui pose les deux mains sur les épaules et lui dit : « Ruben, mon frère, à partir de maintenant tu vas rester avec mon ami Simon Pierre. Ne t’inquiète pas, je ne te quitterai pas, je serai avec toi tous les jours jusqu’à la fin des temps. » Etoile du matin, matin d’une étoile, d’une étoile un matin, dit Ruben tout bas pendant que Jésus s’en va entouré par la troupe armée.

Ruben assiste à la scène où, dans la cour du tribunal, parce qu’une servante désigne Pierre comme complice de Jésus de Nazareth, Pierre prétend trois fois qu’il ne connaît pas Jésus, jusqu’à ce qu’un coq se mette à chanter la première lueur du matin. Etoile du matin, dit Ruben tout bas, matin d’une étoile… Et Pierre sort de la cour du tribunal en pleurant toutes les larmes de son corps, pendant que Ruben le tient par la main.

Dans une maison discrète d’un quartier reculé de la ville, Pierre rejoint les autres amis de Jésus et les femmes, comme Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph et Marie la mère des fils de Zébédée. Tous connaissent maintenant Ruben et l’accueillent comme celui que Jésus leur a confié.

Jean arrive tout essoufflé : « C’est fini ! Pilate l’a condamné à la croix. Lui, il voulait le libérer, mais les grands-prêtres ont poussé la foule à exiger qu’il le fasse crucifier. Alors il s’en est lavé les mains. Les soldats sont déjà en train de l’emmener à Golgotha. » Tous sont pétrifiés. Ils pleurent et se lamentent. Ruben se lève et tire Pierre par la main en lui montrant la porte.

La foule de ceux qui avaient tant acclamé Jésus quelques jours plus tôt à son entrée dans la ville est maintenant massée, silencieuse, sur le bord du chemin qui monte à Golgotha. Jésus, affaibli par toute une nuit au tribunal sans manger ni boire, et par les coups de fouet que les soldats lui ont assénés, porte sur son épaule le bout de la longue poutre qui va être dressée en croix. Les soldats ne sont pas contents parce qu’il ne marche pas assez vite, alors ils prennent un homme dans la foule – il paraît qu’il s’appelle Simon et qu’il vient de la ville de Cyrène – et ils chargent la poutre sur son dos.

Le groupe des femmes et des hommes amis de Jésus, et Ruben parmi eux, restent à distance pendant que les soldats mettent Jésus en croix entre deux brigands. Ruben veut y aller, ils l’en empêchent, c’est trop dangereux, les soldats sont comme fous de toute cette violence, une sorte de nuit s’installe en plein jour, on dirait la fin du monde. Ruben marmonne son refrain.

Le soir, juste avant le début du shabbat, Ruben voit comment Joseph d’Arimathée fait descendre de la croix le corps de Jésus pour le faire déposer dans sa propre tombe creusée dans un rocher de la colline. Une grosse pierre est roulée devant l’entrée. Puis tout le monde s’en va.

Le samedi est triste et morose. A cause du shabbat et par crainte des attaques de ceux qui ont provoqué l’arrestation et la mort de Jésus, Pierre et les autres amis évitent de sortir dans la rue. Ce n’est qu’à la nuit tombée, quand l’étoile du soir apparaît au ciel et marque la fin du shabbat, que ça bouge : Marie de Magdala et Salomé et l’autre Marie prennent des fioles d’aromates et sortent de la maison, Ruben sur leurs talons. Avec lui elles vont à la tombe. Elles ne peuvent pas y entrer, à cause du garde et puis la pierre est bien trop lourde pour elles. Elles veillent, puis s’endorment en attendant le jour. Le premier jour de la semaine.

Elles se réveillent à l’aube parce ce que Ruben chante à pleine voix : « Étoile du matin, matin d’une étoile, d’une étoile un matin ! » Le garde est écroulé dans le buisson, la tombe est grand ouverte, le soleil brille. Le corps de Jésus n’est plus là. Ruben se plante devant les trois femmes et, tenez-vous bien, il leur dit clairement et nettement : « Il n’est pas ici, il est vivant, il faut aller le dire aux autres ! »

Quelle émotion dans le groupe des amis de Jésus ! En même temps on ne peut pas croire que c’est vrai, on ne veut pas le croire tant c’est inespéré, et en même temps on est fou de joie. Ils courent au tombeau et doivent se rendre à l’évidence : il a été relevé des morts, il est vivant ! Mais où est-il ?

Plus tard dans la journée, deux des disciples quittent le groupe, ils doivent se rendre dans un village nommé Emmaüs pour y régler d’importantes affaires familiales. Pierre leur confie Ruben, pour le mettre à l’écart des turbulences de la ville.

Sur le chemin, les deux disciples discutent ferme de ce qui vient de se passer. Sortant de nulle part, un homme se met à marcher avec eux. Tout en posant sa main sur l’épaule de Ruben, il leur demande : « De quoi parlez-vous donc ? Vous avez l’air bien soucieux. » Et pendant que Ruben chantonne tout doucement son refrain, un immense sourire sur sa figure, il leur explique longuement que les textes des anciens prophètes avaient déjà prévu ces événements.

Ce n’est qu’au repas du soir, auquel les deux disciples ont convié le voyageur, qu’ils reconnaissent en lui leur Seigneur vivant, parce que Jésus fait le geste de rompre la galette de pain. Ruben, lui, le sait depuis longtemps. Son cœur ne brûlait-il pas en lui depuis la rencontre sur le chemin alors qu’il chantonnait : « Etoile du matin, matin d’une étoile, d’une étoile un matin » ?

Christian Kempf pour Pâques 2021 – Point KT




Catéchisme en vidéos « Mandafirman » Saison 2

La saison 2 « Entre les deux forces », en 8 épisodes, vient de sortir ! Un teaser de présentation est prêt : Pour le regarder cliquer ici

Des épisodes plus dynamiques et variés. Les génériques et la trame de cette saison ont été modifiés : chaque épisode est construit de la même manière, et ce, pour mieux aider les animateurs à se repérer : une introduction et présentation du thème par un intervenant à l’écran ou le Mandafirman lui-même ; une impulsion méditative avec des images, un texte biblique défilant, un défi à réaliser avec vos jeunes, des questions ouvertes, une conclusion sous forme d’ouverture.

Il est possible d’arrêter la vidéo à chaque étape, afin d’approfondir le sujet. Des pistes complémentaires et non exhaustives sont proposées dans les fiches pédagogiques. 

Ce projet ne se substitue pas aux rencontres paroissiales de catéchisme – mais veut encourager l’interaction des jeunes avec leurs encadrants (pasteurs, laïcs engagés),  avec des adultes de la famille ou du cercle familial (si le sujet est visionné à la maison pour raison de confinement, de maladie prolongée ou d’éloignement).

Télécharger ici le programme de toute la saga (3 années de catéchisme) : Parcours KT numérique

Les acteurs du « KT Mandafirman » de la saison 2 « Entre les deux forces » :  les pasteur-es  : Charlotte Sonnendrucker, Sophie-Anne Faivre, Julie Widemann, Frédéric Frohn, Amélie Fredouelle, Barbara Guyonnet (prises de vues et montages vidéos) et Frédéric Gangloff.

Saison 2 « Entre les deux forces » 

Vers la saison 1 ici

Crédits : Equipe Mandafirman (UEPAL) Point KT




Carnet personnel de prières pour la semaine sainte

Carnet de prières pour la semaine sainte

L’intention de ce carnet de prière est de s’approprier des textes, de les décorer pour avoir envie d’y revenir souvent et régulièrement grâce à une mise en page sous forme ludique et transportable (des feuilles A5 plastifiées et reliées par un anneau). 

Le carnet se décompose en 7 parties, pour les 7 jours de la semaine. On peut décliner un thème général en 7 thématiques plus petites  – comme choisir 7 thèmes d’intercessions. Pour chaque jour, on compte environ et idéalement 2 pages A5 recto-verso. On y glisse ce qu’on veut et dans la quantité qui vous plaît mais il semble nécessaire de respecter deux règles de base :

  • Pour chaque jour de prière, mettre à chaque fois au moins : un texte biblique (psaume ou passage biblique), un élément spirituel (citation, prière, thème d’intercession, bénédiction, cantique, etc…) et un élément artistique (une image, une œuvre d’art, une citation, un poème, etc …). Il s’agit d’un minimum. La composition finale ne relève que de vos envies.
  • Néanmoins, essayez de ne pas surcharger non plus votre carnet. Nous vous encourageons à rester sur les deux pages recto-verso maximum afin de ne pas finir avec un carnet poids éléphant qui ne sera plus du tout pratique à transporter et deviendra même plutôt rébarbatif à utiliser. Et surtout gardez le matériel non utilisé précieusement afin d’en créer un nouveau d’ici quelques temps ! Votre prière en sera renouvelée !

Il est possible d’organiser le carnet par jour et par intention de prière, on peut s’inspirer de cette proposition : tableau récapitulatif pour un projet de carnet de prières

Les 7 jours de la semaine peuvent également être déclinés par thèmes :

  • 7 femmes de la Bible  (Sarah, Esther, Judith, Lydia, Marie, Elisabeth etc… )
  • 7 figures contemporaines de la foi pour m’aider à prier (Martin Luther King, Mère Teresa, Desmond Tutu, Albert Schweitzer …)
  • 7 confessions de foi
  • On peut découper le Notre Père ou le credo en 7 parties
  • Les 7 jours de la création
  • 7 paraboles ou 7 paroles fortes de Jésus.
  • 7 manières de prier  : chaque feuille représente une autre manière de prier, accompagnée d’un psaume, d’un chant ou d’un répons, d’une image pour aider à la méditation etc..
  • 7 œuvres d’art sur la foi (une nativité, le retable d’Issenheim, le fils prodigue de Rembrandt, le semeur de Van Gogh…)
  • 7 cantiques (un gospel, un psaume de Marot, un chant de louange de JEM, un cantique pour enfant, un chant d’Exo … )

Le support peut être intéressant pour préparer un voyage (colonie de vacances ou camp ou voyage personnel). Il sera alors l’occasion d’y glisser : prière de la tradition du pays, un ou deux nouveau mots dans la langue du pays pour chaque jour (par exemple en lien avec le thème d’intercession du jour : famille, voyage, église, nourriture, merci, s’il te plaît, pardon …), un proverbe du lieu, comme une prière pour le groupe …

L’exemple de ce projet est prévu pour la semaine sainte. Cet exemple peut être développé de plusieurs manières car la plus grande des libertés est proposée pour cet exercice créatif. Télécharger ce projet : texte carnet semaine sainte 

Comment utiliser ce matériel ?

  • Imprimer en recto les 17 pages de textes du carnet de la semaine sainte.
  • Choisir. Il s’agit tout d’abord d’une base de travail. Dans cette proposition, vous pouvez choisir de tout garder, comme de n’en prendre qu’une partie.  Vous pouvez tout utiliser. Vous pouvez sélectionner un texte pour chaque jour de la semaine sainte selon le choix que vous préférez.  Vous pouvez également choisir de ne garder que les étapes les plus importantes. Si vous désirez étudier la semaine sainte au catéchisme par exemple, vous pouvez décider de proposer uniquement les textes du dimanche des rameaux, de jeudi saint avec la Sainte Cène, (Gethsémani), de vendredi avec la Croix et de Pâques (dimanche matin).
  • En cette période de pandémie, vous n’aurez peut-être pas l’occasion de vous rendre aux différentes célébrations de la semaine sainte. Pourquoi ne pas utiliser ce que nous vous proposons pour l’utiliser pour un petit temps de culte personnel ce jour-là ?
  • Découper. Coller. Décorer.

Je ne suis pas artiste, qu’est-ce que je fais ?

On peut tout à fait créer un carnet de prière visuellement sympathique sans avoir de grands talents artistiques. Pas besoin d’être Michel-Ange ! voici quelques idées :

  • Imprimer les textes sur du papier de couleur pour le coller sur du papier blanc fera déjà de l’effet ! Comme à l’inverse, des textes imprimés sur du papier blanc collés sur du papier de couleur (n ‘hésitez pas à oser le noir en fond, l’effet est saisissant) – photo 1 ci-dessous
  • Une image bien placée fait beaucoup. Pour cela, découpez dans de vieux journaux paroissiaux, des images des feuilles de cultes si votre paroisse les illustre mais aussi les vieux plans de lectures bibliques, journaux missionnaires ou encore des cartes postales, magazines, etc … – photo 2 ci-dessous
  • Utilisez vos feutres pour écrire en couleurs : un verset, une citation, une prière ou un chant. Vous pouvez tenter également d’autres outils : un stylo plume avec une jolie calligraphie bien appliquée, des stylos de différents coloris, un stylo blanc pour écrire sur du papier noir, etc …. – photo 3 ci-dessous
  • Usez (et même abusez) du washitape ! Ce petit scotch décoratif s’achète à petit prix en rayon des magasins de loisirs créatifs. Il améliore une page rapidement. – photo 4 ci-dessous
  • Recyclez du vieux matériel ! Offrez une nouvelle vie à un vieux cantique ou une vieille bible usagée. Vous varierez ainsi les supports visuels. (Et pensez à conserver le reste … Vous pourriez avoir envie de réaliser un autre carnet ! ) – photo 5 ci-dessous
  • Ou en groupe, proposez un échange de services : en échange d’une illustration par un autre participant plus doué en dessin, aidez-le dans un domaine plus dans vos cordes !

 

 

 

 

 

  

Qu’est-ce que je peux mettre ou ne pas mettre?

  • La prière est un élément-clé de la vie chrétienne mais s’y mettre tous les jours n’est pas forcément facile. Nous vous incitons à créer un outil afin de persévérer dans la prière et de rendre votre vie spirituelle plus agréable (à vous comme à Dieu). Mettez donc ce qui vous plaît et vous donnera aussi l’envie de l’utiliser.
  • Certains aimeront, par exemple, l’idée d’associer des œuvres d’art à des textes alors que d’autres préféreront avoir sous la main leurs cantiques préférés en lien avec des prières.
  • Constituer le carnet vous reposera également des questions de foi : pour quoi et pour qui voudrais-je prier ? Qui voudrais-je comme compagnon de prière ? Est-ce la Bible seulement ? Ou d’autres auteurs comme Luther ou Francine Carillo ? De quoi ai-je besoin pour me nourrir spirituellement tous les jours ?
  • Mais également : et si je découvrais cette tradition pour tel jour ? Je pourrais insérer une prière de tradition copte, orthodoxe, juive, africaine, réformée, etc… Quelle prière ou texte ou encore chant irait bien ici ?  Et si, pour ce thème d’intercession, j’écrivais la prière moi-même ? Et si je mettais là la prière que j’ai apprise avec ma grand-mère ou mon pasteur ? Cette citation d’un livre ou d’un film colle parfaitement à ce thème d’intercession et/ou à ce texte biblique, je pourrais l’ajouter, non ?

Pour ceux qui aimeraient insérer une courte prière pour le matin et/ou le soir, on peut en trouver à la fin des recueils de cantiques arc-en-ciel et Alléluia ainsi que dans les pages vertes (p.450 et suivantes) du recueil « Prières » de Olivétan et de la Société Luthérienne.

Matériel nécessaire

  • Des feuilles A4, 160 gr minimum. Les feuilles peuvent être blanches ou de couleur. On compte une feuille par jour plus une pour la couverture et l’arrière. Les couper en deux.
  • Un peu de papier de couleur (peu importe la taille) pour écrire quelques lignes ou l’un des éléments et ainsi égayer le tout.
  • Belles images (cartes postales, impressions mais aussi : des illustrations ou photos découpés dans de vieux magazines ou revues ainsi que de vieux manuels).
  • Si on en possède : de vieilles Bibles ou cantiques qu’on découpera pour utiliser ce support. (Les sacristies et placards paroissiaux en regorgent souvent). Ainsi on réutilisera au lieu de jeter.
  • Beaux textes, cantiques, prières…
  • Ciseaux
  • Colle (éviter de préférence la colle liquide qui a tendance à faire gondoler les papiers).
  • Des feutres et/ ou crayons pour dessiner si l’envie vous prend
  • Du washitape (ou scotch décoratif), des paillettes, ou toute décoration sympathique qui rendra le carnet plus plaisant à l’œil
  • Machine à plastifier + feuilles de plastification
  • Perforatrice + anneau

Crédits : Emily Huser (UEPAL) – Point KT




La lettre du Daman

De quoi s’agit-il ? d’un courrier pour les familles.  Dans ce courrier, il y aura : un texte biblique accompagné d’une réflexion , une prière  des propositions pour s’approprier le texte (par un jeu, un temps d’échange, une activité à vivre ensemble, un bricolage).  Chaque famille pourra expérimenter librement les propositions : à sa façon.

Pourquoi ce nom, « la maison du daman » ? Le daman est un petit mammifère très mignon qui ressemble à une marmotte. Il est mentionné à plusieurs reprises dans la Bible. Dans un passage du livre des Proverbes, l’auteur s’émerveille de sa stratégie de survie :  « Il existe sur la terre quatre espèces d’animaux forts petits, mais qui sont d’une sagesse étonnante : les damans, qui sont faibles, mais se fabriquent des abris sûrs au milieu des rochers. » (Proverbes 30, 24-26) Ce qui fait la force du daman, c’est sa maison. Comme le daman, nous pouvons trouver beaucoup de force et de la résilience dans notre « chez nous », dans notre famille. « La maison du daman » propose des temps privilégiés à vivre ensemble, des moments qui rompent avec le quotidien et qui permettent de prendre conscience des trésors que l’on peut puiser dans la vie de famille : de l’amour, du soutien, de la sécurité, de la joie… Ces moments seront aussi l’occasion d’en prendre soin, de se pencher sur les défis et les difficultés qui peuvent se présenter. Ils permettront aussi de faire une place à Dieu dans notre maison, pour laisser son amour illuminer notre quotidien.

À qui s’adresse ce projet ? Ce projet peut se vivre avec des enfants de tout âge, qu’ils portent encore des couches ou qu’ils passent leur bac. Lorsque vous vous inscrirez, nous vous demanderons l’âge de vos enfants. La lettre que vous recevrez tous les mois sera adaptée à l’âge de vos enfants.

Et concrètement ? Pour recevoir les lettres vous pouvez vous inscrire  auprès de Rachel Wolff ou d’ Axel Imhof. Pour les contacter, ou visiter les pages du site, c’est par ici 

Vous pouvez aussi télécharger directement les lettres ci-dessous

Crédits : Rachel Wolff & Axel Imhof (UEPAL) – Point KT




Catéchisme en vidéos avec « Mandafirman » Saison 1

Origine et visée du projet : Le projet d’un catéchisme numérique « Mandafirman » est né durant l’été 2020 à l’issue du premier confinement occasionné par la crise sanitaire du Covid-19.  Il nous semblait important de mettre à disposition des pasteurs et/ou catéchètes un outil leur permettant de rester en lien avec les catéchumènes grâce aux nouveaux médias. Une  esquisse de programme sur trois années est née, en suivant un héros « masqué » inspiré de la saga « Star Wars » et de son univers. Dès la rentrée 2020, un teaser de présentation était prêt : pour le regarder cliquer ici

Chaque épisode est construit de la même manière, et ce,  pour mieux aider les animateurs à se repérer : une introduction et présentation du thème par un intervenant à l’écran ou le Mandafirman lui-même ; une impulsion méditative avec des images, un texte biblique défilant, un film qui parle du sujet, des questions ouvertes, une conclusion sous forme d’ouverture. Il est possible d’arrêter la vidéo à chaque étape, afin d’approfondir le sujet. Des pistes complémentaires et non exhaustives sont proposées dans les fiches pédagogiques. Ce projet ne se substitue pas aux rencontres paroissiales de catéchisme – mais veut encourager l’interaction des jeunes avec leurs encadrants (pasteurs, laïcs engagés),  ou avec des adultes de la famille ou du cercle familial (si le sujet est visionné à la maison pour raison de confinement, de maladie prolongée ou d’éloignement). Télécharger ici le programme de toute la saga (3 années de catéchisme) : Parcours KT numérique

Les acteurs de « KT Mandafirman »  les pasteur-es  : Rita Cresswell, Julie Widemann, Frédéric Frohn, Amélie Fredouelle, Barbara Guyonnet (prises de vues et montages vidéos) et Frédéric Gangloff (scénario et écriture).

Saison 1

Bonus de noël : cliquer ici 

Vers la saison 2 : cliquer ici

Crédits : Equipe Mandafirman (Uepal) – Point KT

 




Eglise Junior : La Bible sous toutes ses coutures

Le pasteur Severin Schneider (UEPAL) dans le cadre de son activité « Eglise Junior » auprès des jeunes dans sa paroisse  propose un magazine : « Jeunes et branchés ». Il offre aux lecteurs de Point KT la possibilité de télécharger la série de journaux  dont la thématique de l’année 2020-2021 est :

La bible sous toutes ses coutures

Crédits : Severin Schneider (UEPAL) – Point KT

 

 

 

 




Offrande Ecoles du Dimanche 2020-2021 Indonésie

Avec l‘offrande des Ecoles du Dimanche 2020-2021 (Offrande EDD) nous voulons soutenir un projet en Indonésie. Pour en savoir une peu plus, cliquer sur le lien de  Mission 21 

« En Indonésie, beaucoup de mamans travaillent comme servantes. Parfois, elles sont maltraitées, frappées, enfermées et leurs enfants avec elles. Avec ton offrande, tu permettras à des enfants d’aller habiter en sécurité dans une grande maison située à Bandung. C’est un refuge pour les mamans et les enfants qui sont victimes de violences. Le même projet se construit en Malaisie« .

En lien avec le tract d’offrande

Pour aller plus loin

  • découvrir le témoignage du voyage en Indonésie de la pasteure Martine Labois ici 
  • Magazine « Jeunes et branchés » : Le moral dans ma couette (Genèse 25 à 28) : télécharger Jeunes &Branchés_13

 

  • Les églises se mobilisent contre les violences :
  • – documentation du Conseil Œcuménique des Eglises pour lutter contre la violence sexuelle faite aux enfants (en anglais) BROCHURE – General
  • – le Rapport de situation 2020 sur la prévention de la violence à l’encontre des enfants (COE) est disponible en français : RAPPORT de situation 2020
  • – l’action de sensibilisation «  les jeudis en noir« 
  • c’est quoi une violence sexuelle ? Le site du Centre de victimologie pour les  mineurs offre des outils (vidéos, dossiers pédagogiques…) utiles à la compréhension et aux attitudes à adopter pour venir en aide aux enfants.
  • Une vidéo pour découvrir quelques numéro de téléphone.
  • Découvrir l’action de sensibilisation  « Une place pour elle » cliquer  ici

Crédits : Laurence Gangloff (UEPAL), Marie-Pierre Tonnon (EPUB), Ruth-Annie Coyault (EPUdF) – Point KT




Guide pédagogique Alpha et Oméga

Télécharger ici le Guide pédagogique Alpha et Omega  accompagnant les livrets 1 à 5  de la collection « Alpha et Omega », destinée à l’enseignement de la culture religieuse protestante pour les années collège. Il a été produit à l’initiative de l’Union des Eglises Protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL), sous la direction de Claude Demissy et Jean-Marc Meyer. Photo de couverture de Christophe Meyer.  Avec leur aimable autorisation.

Pour commander les livrets : Editions Olivétan

 

 

 

Crédits ; Laurence Gangloff (UEPAL), Point KT

 




La perle

Proposition de culte des familles. Ce culte a initialement été célébré à l’occasion d’un culte des familles de l’Eglise protestante unie du Havre – Etretat – Montivilliers. Préparé par l’équipe des catéchètes, il s’inscrivait dans un long temps de suspension des activités catéchétiques en raison de la pandémie de Covid-19. L’objectif était de rassembler les enfants, jeunes et leur famille et de réfléchir ensemble aux « perles de nos vies » qui se cachent parfois derrière les situations compliquées que nous traversons. Vous trouverez ici les éléments qui ont accompagnés cette réflexion autour de la parabole de Mattieu 13,45 à 46 ainsi qu’une proposition de déroulement de culte.

 

Déroulement du culte : Au début du culte, chaque personne présente reçoit une boite (voir photo). A l’intérieur de cette boîte, se trouvent : une ou plusieurs perles ; un bandeau sur lequel il est possible d’enfiler les perles pour en faire un bracelet/collier ; un petit médaillon en papier ou autre support sur lequel il est possible d’écrire. La boîte est entourée d’une ficelle sur laquelle se trouve de multiples nœuds.

Musique d’entrée – Accueil liturgique et introduction à la thématique

En ce moment, nous sommes privés de beaucoup de choses qui constituaient notre quotidien. Ce qui nous donnait de la joie ne peut plus être vécu comme avant. C’est un peu comme si depuis presque un an il y avait plein de nœuds dans nos vies, des nœuds qui nous empêchent de vivre normalement et qui rendent les choses bien difficiles. Mais derrière ces nœuds, nous croyons qu’il peut y avoir de la place pour de belles choses… et c’est ce que nous allons voir ensemble ce matin !

Chant  et Jeu – première étape

Chacun est invité à commencer à défaire les nœuds de sa boîte, pour réussir à l’ouvrir. Laisser pour cette première partie un temps limité afin qu’éventuellement quelques personnes arrivent à ouvrir la boîte mais que la plupart n’aient pas le temps de finir. A la fin de ce temps, prendre le temps d’échanger avec l’assemblée : Où en êtes-vous ? Est-ce que vous avez réussi à défaire tous les nœuds ? Est-ce que c’est facile, difficile ? On peut faire ensemble le constat que nous n’avançons pas tous au même rythme, que certains nœuds sont plus faciles à ouvrir que d’autres, que c’est frustrant de rester bloquer sur un nœud…

Partage du texte biblique : Matthieu 13, 45 à 46

La parabole est partagée sous la forme d’un récit (voir  La perle – texte biblique) et peut être accompagnée d’illustrations (préparées par les enfants, tirées d’une bible pour enfants illustrée). La numérotation du texte téléchargé correspond à une image affichée en parallèle à la lecture. Le récit est adapté de Die wunderschöne Perle (Nick Butterworth & Mick Inkpen, « Von Schafen, Perlen und Häusern – Jesus erzählt », Brockhaus, 5e édition allemande 2007).

Jeu – Deuxième étape

Proposer aux gens de continuer à ouvrir leur boîte. Leur laisser cette fois-ci le temps de terminer et de découvrir leur perle. On peut aussi proposer aux gens de s’entraider, d’utiliser si besoin des ciseaux pour défaire les nœuds les plus difficiles

 Chant : La perle 

Prière : Merci pour les perles de nos vies…

Chant d’action de grâce

Méditation

La méditation s’inscrit dans l’actualité de ce qui se vit dans le culte. Lorsque nous avons proposé ce temps, elle était introduite par la réalité que nous traversons, celle de la pandémie de Covid-19, et de toutes les privations qui y sont liées. Mais elle peut (doit !) être adaptée au contexte.

Quelques éléments peuvent toutefois la guider :

  • Rappeler que le marchand de l’histoire est démuni, perd ce qui faisait sa vie d’avant, mais qu’en échange il gagne une perle de très grande valeur… Et soudain, tout le reste n’a plus trop d’importance : il peut finalement apprendre à s’en passer. Ce qui compte maintenant, ce qui compte plus que tout, c’est justement cette perle. Cette perle pour laquelle il est prêt à quitter tout le reste.
  • Jésus nous dit que le royaume des cieux est comme cet homme. Comme cet homme qui est capable de voir toute la valeur d’une seule petite perle et dont la joie est très grande quand cette perle, quand ce trésor, est à lui. Alors, il n’a plus besoin de tout le reste – pas même de son chapeau préféré – et il se rend compte que tout ce qu’il possédait avant n’était finalement pas grand-chose à coté de cette perle-là, ou en tout cas qu’il peut apprendre à s’en passer.
  • Nous aussi, nous avons appris ce matin que les perles sont parfois difficiles à trouver. Que beaucoup de nœuds peuvent nous empêcher d’y accéder. Certains sont faciles à ouvrir, d’autres plus difficiles… Certaines personnes arrivent à les ouvrir sans trop de difficultés ; d’autres personnes trouvent ça plus difficile ou mettent plus de temps à défaire les nœuds. Mais pour tout le monde, il y a une perle cachée derrière ces nœuds !
  • Tout à l’heure, vous en avez trouvé dans votre boîte. Si on essayait de les vendre, elles ne vaudraient sans doute pas grand-chose… Mais elles peuvent nous rappeler ce qui est important pour nous, dans nos vies. Alors je vous propose maintenant de prendre un petit moment pour réfléchir avec moi, en prenant ces perles dans vos mains par exemple… On va réfléchir d’abord en silence, chacun pour soi, puis si vous avez envie en échangeant avec les personnes qui sont assises à côté de vous, avec vos parents ou vos frères et sœurs. Et ensuite – si vous le souhaitez-  vous pourrez partager à tout le monde ce à quoi vous avez pensé…
    • Je me demande… ce que représente cette perle pour moi…
    • Je me demande ce qui est tellement important pour moi que je pourrai vendre tout le reste pour ça..
    • Je me demande ce qui me donne beaucoup de joie comme cette perle en a donnée au marchand de l’histoire.
    • Je me demande pourquoi j’ai envie de dire merci à Dieu aujourd’hui.

Moment musical + temps de silence + Proposition de partager ce qu’on a envie de sa réflexion

Invitation à fabriquer son bracelet/collier de perle(s)

Tous ont trouvé une perle derrière les nœuds ! Aujourd’hui, dans la situation que nous vivons, il y a aussi des choses qui comptent plus que d’autres, qui sont précieuses comme cette perle. Pour nous en souvenir, nous pouvons enfiler les perles que nous avons trouvé sur le bracelet/collier. Quand nous avons l’impression que tout est difficile, ils nous aideront à nous souvenir de ces choses de valeur qui nous donnent de la joie !

 

Chant + Prière d’intercession – Notre Père + Annonces

Envoi. L’envoi, dans nos cultes, n’est pas que le moment où le culte se termine. Il est surtout le moment où nous pouvons réaliser que nous sommes maintenant un peu différents, enrichis de ce que nous avons vécu pendant le culte, enrichis par la Parole de Dieu. Et cette richesse nous l’emmenons avec nous et elle va nous accompagner dans notre quotidien. Aussi, on peut proposer à l’assemblée de prendre le temps de se demander ce qu’elle retient de cette célébration et de noter sur la médaille/le post-it qui était dans la boîte un mot, une phrase, un dessin… : comme un pense-bête pour ne pas oublier comment nous avons été transformés.

Bénédiction – Chant  – Musique de sortie

Crédits : Marion Heyl et léquipe des catéchètes de l’Eglise protestante unie du Havre – Etretat – Montivilliers. Point KT




Dieu m’a donné un corps qui ressent des émotions

Mes émotions font partie de moi. Quand je les re-connais ce ne sont plus elles qui me possèdent mais moi qui peux les mettre à leur place (« en bouteille ») pour qu’elles ne prennent pas toute la place. Ce culte se veut un moment de conscientisation de soi… orienté par le commandement : « Aime ton prochain comme toi-même. » Il a l’ambition d’amener les enfants et leurs parents vers plus de paix et de joie dans leur quotidien.

Le récit durant le culte se base sur la lecture du livre animé

(Anna Llenas, Editions quatre fleuves)

il est donc nécessaire de se le procurer (achat, emprunt, bibliothèque, médiathèque, école,…)

Lors du quart d’heure de bricolage qui débute le culte, les enfants fabriquent une sorte de demie-roue avec 5 couleurs (ROUGE, VERT, JAUNE, BLEU, NOIR) représentant les émotions. On leur fournit un fond sur lequel ils collent des « tranches » de couleur.

Ils reçoivent aussi une silhouette en papier à personnaliser, elle les représentera. Elle sera collé sur une pince à linge qu’ils pourront (le jour même et dans l’avenir) placer et déplacer sur leur demie-roue selon leur ressenti.

Cela permet aux enfants de définir leur ressenti et d’exprimer leurs émotions à leurs parents qui peuvent les saisir plus aisément.

Voici le déroulement de ce culte à 4 pattes

Temps d’accueil

Bricolage (15′)

Culte

Paroles d’accueil

Salutations

  • (un adulte) Le matin, on dit : (les enfants et les parents) Bonjour !
  • (un adulte) A midi, on dit : (les enfants et les parents) Bon appétit !
  • (un adulte) Le soir, on dit : (les enfants et les parents) Bonsoir !
  • (un adulte ) Et à l’église, on dit : (les enfants et les parents) Bienvenue !

Comptine chantée « Tout le monde est bien arrivé… » (Télécharger paroles et Partition Tout le monde est bien arrivé)

Louange : à rechercher ou à inventer… en rapport avec le thème !

Chant : Nous venons dans ta maison (Arc En Ciel n° 206)

Histoire : La couleur des émotions

Chant : Si tu à d’la joie au cœur… (Télécharger paroles et accords Si tu as d’la joie au cœur Accords)

Intercession : à préparer ou à improviser selon le vécu du moment…

Notre Père ensemble (qui peut être signé. On trouve de nombreux exemples sur internent)

Annonces et offrande

Chant : Roi des rois  (Arc En Ciel n° 262)

Bénédiction

Salutations : Le matin on dit.. (voir au début)

Comptine chantée : Tout le monde rentre à la maison (voir au début)

Crédits : Guy Moser (UEPAL) – Point KT