Psaume 151

Psaume 151 de  Barbara Guyonnet, pasteure UEPAL, et lu pendant le festival Heaven’s Door édition 2018.

Célébrant : Seigneur, donne-moi la force d’aimer

Assemblée : Tu veilles sur tes enfants, sur moi.

Célébrant : Où que je sois, tu es là.

Assemblée : Je désire te chanter ma vie

Célébrant : Mes joies et mes tristesses

Assemblée : Mes espoirs et mes coups de gueule.

Célébrant : Tu as toutes les cartes en main,

Assemblée : et moi que ferais-je sans toi ?

Célébrant : Tu nous invites à réaliser ton rêve…

Assemblée… devenir ton reflet.

Célébrant : Sans rancœur tu me pardonnes.

Assemblée : d’un seul cœur tu veux qu’on s’aime.

Célébrant : Ta volonté qu’elle soit mienne.

Assemblée : Si je flanche, relève-moi.

Célébrant : Si je t’en veux,

Assemblée : Parle- moi.

Célébrant : que ta force soit avec moi,

Assemblée, Ma vie, mes combats, c’est déjà ça,

Célébrant : Et ton royaume tu me dis qu’il est déjà là, Alors…

Assemblée … Soutiens-moi dans ma foi. AMEN

Pasteure Barbara Guyonnet, UEPAL. octobre  2018

 




L’obus et la cloche

L’obus et la cloche est une courte saynète pour trois personnages. C’est une  manière de dédramatiser -tout en prenant en compte l’horreur de la grande guerre- les conflits entre nations européennes. Cette « fable » écrite pour le centenaire de 1914-18  peut être lue en de multiples circonstances ; même dans une Eglise… Frédéric Gangloff, UEPAL.

Narrateur : Il y a plus d’un siècle, un obus allemand rate sa cible et vient se ficher en terre, sans exploser. En même temps, une cloche française, atteinte par une balle perdue, se lézarde et tombe dans les fourrés aux côtés de l’obus. La bataille continue à faire rage et puis, plus rien ! Un linceul de végétation et de terre les recouvre… Les voici enterrés dans la même tombe ! Que faire ? Oser se parler pour passer le temps ? Meubler le silence ? Et pourquoi pas, faire connaissance ?

Droit o-bus : (Fier et assez hautain dans un premier temps) Hmmm ! Mademoizelle, Ja ! Sivousplait ! Cela fait quarante années que je serre les dents, mais aujourd’hui, je n’en peux plus ! J’ouvre mes mâchoires pour vous signaler que vous êtes étalée sur moi de tout votre poids !

La fêlée clochette : (insolente, blagueuse) Non mais quel culot ! Voilà qu’il se plaint maintenant le Fritz ! Ce n’est pas vraiment comme si on avait le choix ! Avant de m’administrer une volée, pourrais-je savoir à quel engin j’ai l’honneur ?

Droit o-bus : (De plus en plus impatient) Si vous pouviez bouger votre grosse panse pour que je puisse me dégourdir la douille, sinon, je ne réponds plus de rien et je risque…

La fêlée clochette : D’exploser peut-être ! Ha ! Ha ! Ha ! Faut alors se presser l’atomiseur ! Je fais déjà mon max pour glisser ma carcasse ! Faut dire que quelque chose cloche ! Mmm ! Ça y est ! J’ai ripé à cloche pied ! Hé ! Hé ! Hé ! Comment tu le sens, Kamerad ?

Droit o-bus : (Dans le style garde à vous) Hauptmann Shrapnell Stark droit o-bus ! Fabriqué par Friedrich Neumeyer : Deutsche qualität !

La fêlée clochette : Fêlée clochette, de fabrication française, recyclée avec du matériau de récupération pas cher et qui sonne creux !

Droit o-bus : Ach ja ! Je vois ! Cloche fêlée avec un pet au casque risque de retourner illico à la casse !

La fêlée clochette : On vous a sonné le pétard mouillé ? C’est pas parce qu’on est fêlé, qu’on ait obligatoirement timbré ! Au moins, grâce à mes fêlures, la lumière peut entrer ! Alors que vous… z’avez pas vraiment l’air de vous éclater !

Droit o-bus : Ne n’en parlez pas ! Je suis la honte de la famille. Nous sommes des shrapnells de père en fils ! Nos 200 à 300 balles de plomb blessent, tuent, mutilent, déchiquettent les vivants, les morts, les animaux, la nature… Nous faisons un boucan d’enfer qui rend sourd et fous les survivants ! C’est notre vocation de détruire comme nos cousins explosifs, fusant, chimiques… Et il a fallu que je tombe à plat ! Cela étant, j’ai toujours eu du retard à l’allumage !

La fêlée clochette : Ne vous mettez pas trop la pression ! C’est pareil pour moi ! Ça me fout trop le bourdon. Tenez ! Je suis pourtant issue d’une famille de cloches respectables. Mais, avec mes fêlures, plus moyen de sonner le tocsin, le glas ou à toutes volées… J’ai comme mon battant qui flanche ! Plus aucune Église ni nation ne voudrait de moi !

Droit o-bus : Pour moi c’est encore plus terrible ! S’appeler droit o-bus et avoir loupé sa cible, signifie que ma carrière est torpillée et que je n’aurai jamais de promotion atomique. Mais en plus, me voici fier et droit o-bus allemand en compagnie d’une cloche française complètement marteau !

La fêlée clochette : C’est sûr qu’une fusée qui oublie sa mise à feu ; cela fait pschitt ! Finir comme simple projectile, l’amorce dans la terre et l’obus en l’air pour être mis sous cloche ! Vous ne risquez pas d’être décoré de la croix pour le mérite ! Pire ! Vous auriez pu vous retrouver enterré avec les poilus d’en face : les 75 fusant, les 37 perforant et les gros 520 millésime 18… Le premier cimetière franco-allemand d’obus non explosés ! Trop mortel la conversation !

Droit o-bus : Parce qu’une cloche qui a perdu la boule et qui n’a plus aucune utilité peut se permettre des leçons de morale. Vous êtes complètement désaccordée, incapable même de tinter pour avertir du moindre danger ! Au moins, je suis encore armé, il suffit de me manipuler ! Mais vous ? Qui va réparer vos brèches et vous redonner l’élan nécessaire pour résonner à nouveau ? (Peut faire le geste) Cassée la cloche !

La fêlée clochette : (fâchée) Ah ! Si c’est comme ça, je décrète une mise en quarantaine immédiate pour du matériel importé défectueux !

Droit o-bus : (boude) C’est trop d’la bombe ! Enfin luxe, calme et volupté !

Court Silence

Droit o-bus : Toutes mes excuses, Fraulein fêlée clochette, sous mes dehors arrondis, je m’emporte souvent et il m’arrive de mettre le feu aux poudres ! Vous ne pouvez pas me comprendre. Nous ne sommes pas du même univers. Je ne sais pas si un jour nous pourrons être amis ! A tort ou à raison, j’ai été conçu pour meurtrir et désunir, alors que vous avez été fondue, moulée et polie pour rassembler !

La fêlée clochette : Ne vous en faites pas ! C’est déjà oublié ! Je suis souvent impertinente et vous faites bien de me sonner les cloches ! Mais vous avez tort de penser que nous ne pourrons jamais nous rencontrer. Nous sommes déjà embarqués dans la même tranchée, aussi inutiles l’un que l’autre… Et pourtant, c’est maintenant que nous pouvons tenter de nous rapprocher et oser choisir un autre avenir qu’un conflit incertain !

Droit o-bus : Que voulez-vous dire par là !

La fêlée clochette : Il s’en est fallu de peu et j’aurai fini comme mes cousines cloches recyclées en chair à canon avec un tube à rayures et une grosse gueule – ce qui ne m’aurait pas trop changé par rapport à maintenant-. Et qui sait, nous nous serions du coup bien rapprochés vous et moi… Bon, certaines filles rêvent d’être canons, mais c’est pas trop mon fantasme…

Droit o-bus : Ainsi nous serions devenus l’un dans l’autre…

La fêlée clochette : Holà ! Kamerad Stark, vous y allez un peu fort ! Pas de charges déplacées ! Heureusement que nous n’en sommes pas arrivés jusque-là ! Mais songez que nul n’est prédestiné, programmé ou limité à telle ou telle fonction ; il n’y a que la folie ou la fraternité des humains qui décidera de notre vie de demain !

Droit o-bus : Vous peut-être, mais en ce qui me concerne, je suis chargé à bloc pour semer une mort sûre ! Je préfère rester terré sous cloche pour ne pas tuer ! Qui sait qui me trouvera ? Des enfants, un chien, des innocents me prenant pour un jouet et boum ! Enfin défragmenté, je deviendrai dévoreur de fragments de vie ! Une bombe à retardement !

La fêlée clochette : Allons ! Ne vous minez pas pour autant ! Celui qui vous retrouvera, saura peut-être vous déminer et vous rendre à une nouvelle vie ? Comme nous sommes l’un à côté de l’autre et face à face dans la même inutilité pour quelque temps encore, profitons-en pour vraiment nous rencontrer !

Droit o-bus : Notre pouvoir scientifique a dépassé notre pouvoir spirituel. Nous savons guider des missiles mais nous détournons l’humain de sa voie ! « Martin Luther King »

La fêlée clochette : Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des sœurs et frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. « Martin Luther King »

Narrateur : Un siècle plus tard, une fouille franco-allemande a permis d’exhumer la fêlée clochette et droit o-bus. La cloche empêcha toute déflagration de l’obus qui fut déminé. Cette proximité étrange de ces deux objets, comme s’ils s’étaient rapprochés dans leur fosse commune, décida les deux pays d’en faire des symboles de l’amitié franco-allemande. Fêlée clochette fut refondue et intégrée dans la fabrication de la cloche de la paix qui commémora le centenaire de la grande guerre. Sur sa robe furent gravés les mots suivants : « Heureux ceux qui créent la paix autour d’eux, car Dieu les appellera ses filles et fils ». Quant à droit o-bus, sa douille en laiton, à laquelle on avait retiré la charge explosive, fut ornée d’une œuvre artistique symbolisant la rencontre des peuples. On y fixa sur le socle une nouvelle douille et il devint une lampe, l’une de celle dont Jésus dit : « Vous êtes la lumière du monde qui éclaire tous ceux qui sont dans la maison »

Frédéric Gangloff Novembre 2018




Les apprentis du mage

 » LES APPRENTIS DU MAGE » est une narration  de noël proposée par Marthe Balla, formatrice de Figurines bibliques de l’association AFIBI

Il était une fois, dans un lointain pays de l’orient, un mage très renommé pour ses grandes connaissances et sa bonté. Un jour, deux jeunes gens vinrent chez lui.  « Maître, nous venons de très loin, nous avons beaucoup entendu parler de vous et nous voudrions apprendre avec vous à devenir de bons mages ! » dirent-ils ensemble.  Le mage hésita, puis décida de les mettre à l’épreuve. A chaque question les deux jeunes donnèrent, en même temps, la même réponse. Alors le mage les prit tous les deux pour apprentis.

Ce n’était pas tous les jours facile : il y avait tant de choses à apprendre, les noms et les vertus des plantes, comment guérir les maladies, reconnaître une eau bonne à boire et beaucoup d’autres choses encore. La seule chose que les apprentis n’aimaient pas c’était l’étude des étoiles : retenir le nom et la place de toutes ces étoiles leur paraissait impossible et aussi un peu inutile. Alors, pour les encourager le mage leur dit « Si vous trouvez une étoile que je ne connais pas encore vous aurez une belle récompense ! »

A partir de ce moment ils n’allèrent plus se coucher sans avoir étudié le ciel. Bien des fois ils couraient vers le maître en disant : « Venez voir cette étoile », et le maître riait en leur montrant sa carte du ciel et en leur disant le nom de l’étoile. Bientôt ils en surent presque autant que le mage.

Un soir, ils se demandaient s’il n’était pas impossible qu’il y ait une nouvelle étoile et leur regard fut attiré vers l’ouest. Ensemble ils tendirent les doigts en disant, toujours ensemble : cette fois, j’en suis sûr, cette étoile là n’était pas là hier ! Ils allèrent chercher le maître. Celui-ci regarda longuement l’étoile et finit par dire :  » Vous avez gagné, c’est une nouvelle étoile, elle annonce la naissance d’une personne très importante…. Je vous ai promis une récompense et je tiens mes promesses, que désirez-vous ? »

-Vous irez sûrement voir cette personne importante, emmenez-nous !

Leur chemin fut long, très long, mais un soir l’étoile brilla au-dessus d’une maison d’un petit village nommé Bethléem. Ils entrèrent, trouvèrent l’enfant et le mage lui offrit des cadeaux. Le lendemain matin, le mage appela ses apprentis et leur dit : « Nous devons partir très vite par un autre chemin, l’enfant est en danger ». Les apprentis hochèrent la tête et répondirent : « Nous savons, nous avons fait le même rêve. Ton chameau est prêt. Allons vers Jéricho et remontons le Jourdain, le roi Hérode ne nous cherchera pas sur ce chemin là, et nous pourrons voyager de nuit…. »

Ils firent ainsi et arrivèrent près du lac de Galilée. Le soir au moment de partir, les apprentis s’approchèrent du mage et lui dirent : « Maître, tu as été un très bon maître pour nous, mais cet enfant, nous voudrions savoir ce qu’il deviendra. Permets-nous de nous installer à l’ouest du lac, nous trouverons un village et deviendrons pêcheurs. »

Le mage accepta et contourna le lac par l’est pour rentrer chez lui. Les apprentis se dirent l’un à l’autre : « Nous ne devons pas nous faire remarquer, prenons des noms d’ici, moi je m’appellerai… et pour une fois ils ne dirent pas la même chose…l’un dit Jean, et l’autre Zébédée…. Ils trouvèrent sur leur route un village de pêcheurs et y furent accueillis comme des amis rentrés d’un très, très long voyage, ils s’y installèrent. Bientôt ils se marièrent, eurent des enfants, Jean fut père de Simon et André, et Zébédée de Jacques et Jean….

Environ 30 ans plus tard Simon et André, et Jacques et Jean furent les premiers à suivre celui qui était né, une nuit à Bethléem, quand une nouvelle étoile avait brillé.

Crédits : Marthe Balla – photo AFIBI




Offrande EDD Burundi

Les enfants des Ecoles du Dimanche sont invités à découvrir le Burundi et les réalités du peuple Batwa. L’équipe de rédaction du tract des Ecoles du Dimanche a misé sur le thème de la justice et de l’injustice et à aussi  joué avec les mots  « Bats-toi pour les Batwas ».

Le tract des Ecoles du Dimanche est gratuit, disponible auprès des services de catéchèse de l’Eglise Protestante Unie de Belgique, de l’Eglise Protestante Unie de France et de l’Union des Eglises Protestantes d’Alsace et de Lorraine (voir page 8 pour toutes les informations utiles)

Le tract est conçu pour être lu par les adultes (pages 1-2 et 7-8) et par les enfants : « Ta page à toi » (livret central, pages 3 à 6). Pour ces dernier, nous proposons un bricolage (page 3) un jeu (pages 4-5) et une animation biblique (page 6). L’enfant peut bien sûr lire le document de manière autonome, mais nous encourageons la collaboration et le dialogue avec les adultes.

Le texte biblique est tiré de l’évangile de Jean, chapitre 5, les versets 1 à 9a : le paralysé attend au bord de la piscine depuis 38 ans une guérison. Elle viendra par Jésus.

 tract à télécharger : cliquer ici  2018-2019 Burundi

Les réponses du jeu seront plus aisées à partir du moment où l’on nomme les six situations d’injustice. Par exemple

  • dans la cour de l’école, un enfant est tout seul. et personne ne joue avec lui (1)
  • dans la cour de l’école, un enfant se fait confisquer son sac à dos (2)
  • en dehors de l’école, un enfant vend la production de ses parents. Mais la poterie se vend mal par rapport au plastique (3)
  • en dehors de l’école, des enfants travaillent pour aider financièrement leurs parents : les filles font la lessive (4), les garçons fabriquent des poteries (5) et d’autres  mendient au bord du chemin (6).

 

 

 

Autres animations




Une Bible pour enfants, mais laquelle?

« Une BIBLE pour ENFANTS… mais laquelle ? » est une animation  proposée par Emmanuelle DYSLI, étudiante en théologie. En comparant plusieurs bibles, les utilisateurs comprendront plus facilement l’intention éditoriale et pourront alors choisir la meilleure bible pour chaque enfant ou chaque occasion. 

Examinons une (ou plusieurs!) bibles pour enfants :

1 : Texte 

  1. L’histoire est-elle complète ? manque-t-il une étape ? un dialogue ?
  2. Que donne-t-elle à penser aux enfants ?
  • De Jésus ?
  • Des parents de Jésus ?
  • De leur relation ?
  1. Le langage est-il accessible à tout âge ?
  2. Le texte doit-il être expliqué ?
  3. Quels thèmes ou questions peuvent être discutés avec les enfants à partir de ce texte ?

 

2 :  Illustrations 

  1. Les illustrations sont-elles en rapport avec le texte ?
  2. Permettent-t-elles à l’enfant d‘imaginer l’histoire ?

 

3 : Convictions

  1. Si vous deviez utiliser une bible avec les enfants, prendriez-vous celle(s)-ci ? oui : Pourquoi ? non : Pourquoi ?
  2. Quelles sont les qualités d’une Bible pour enfant ?
  • Quelle soit fidèle à l’originale ?
  • Adaptée en forme et en langage ?

 

Crédit Emmanuelle Dysli

 




Notre Père qui es facétieux

Notre Père

qui es facétieux,

que ton rire soit débridé,

que ton sourire vienne,

que ton hilarité rayonne sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre blague de ce jour.

Pardonne-nous notre humour noir, comme nous pardonnons aussi à ceux  qui se prennent trop au sérieux.

Et ne nous laisse pas entrer en dérision, mais délivre-nous de la rigidité.

Car c’est à toi qu’appartiennent la joie, l’exubérance et l’humour, pour les siècles des siècles, amen.

Crédit : Comité de rédaction du Consistoire d’Ingwiller, UEPAL.

 




La crèche de Gehjetzheim

La crèche de Gehjetzheim est une narrration de la plume du pasteur retraité Christian Kempf, UEPAL.  Au lieu de « Gehjetzheim » (traduit littéralement « Rentre maintenant à la maison »), le village peut aussi s’appeler « Rhibovillé » ou « Chaulybourg ». Dans le même esprit, le nom du personnage de Mme Van Kom-Schweder ( littéralement  » Quand vas-tu revenir? ») peut s’appeler Mme Delaville ou Mme Delaho. 

Les cloches du village commencent à sonner – Dong ! – les douze coups de minuit. Dans les rues de Gehjetzheim, il n’y a plus personne depuis des heures, les échoppes du marché de Noël sont fermées, deux lampadaires seulement sont restés allumés, un à chaque bout de la place, tout le reste est éteint. Sauf bien sûr les fenêtres des maisons : même les volets clos ne parviennent pas à retenir la lueur de la fête qui anime les demeures.

Oh ! mince ! une toute petite lampe a été oubliée. C’est celle qui éclaire de l’intérieur une crèche en plâtre posée sur une table de brasserie coincée entre le stand de pains d’épices et l’échoppe du marchand de guirlandes. Dans ce qui ressemble vaguement à une étable bricolée à la va-vite avec quelques planches inégales, un socle en plâtre barbouillé en jaune porte une minuscule mangeoire brunâtre avec une boule rose piquée de deux points noirs et surmontée d’une tache blonde. De part et d’autre de ce berceau, si on peut dire, un personnage peint en bleu et avec des cheveux longs, et un autre, un peu plus grand, coloré en vert et avec une barbe blanche. Plusieurs autres figurines, les unes agenouillées, les autres debout, sont réparties dans la place restante, avec des boules blanches et bouclées évoquant des moutons. Et dans le fond la tête d’une vache ou d’un bœuf, et celle d’un âne. À moins que ce ne soit celle d’une ânesse. Et tout ça figé dans la matière.

Eh bien ! non, tout n’est pas figé. Sous la table ça renifle. C’est Léontine, la fille du boulanger. Doucement, sans faire grand bruit, elle pleure. Qu’est-ce qui lui arrive ? Elle est recroquevillée dans le noir, sur les pavés froids. Et c’est comme ça depuis un bon moment.

Or, voilà qu’au douzième coup de minuit – Dong ! – la scène change : l’étoile de carton fichée toute penchée au-dessus de l’étable en plâtre se redresse d’un seul coup et se met à briller comme une vraie, un vent léger souffle depuis le haut et fait comme une sorte de fine musique en passant entre les planches de l’étable, comme si quelque chose ou quelqu’un chantait « Noël ! Paix sur la terre ! » Sous le toit le personnage vert soulève sa main et se gratte la barbe. Il dit :

– « Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? On ne peut pas la laisser là-dessous, dans l’obscurité ! »

– « Tu as raison, Joseph », dit l’un des bonhommes agenouillés. « Il faut lui apporter une lumière. »

– « Non », répond la dame en bleu. « Il faut la ramener chez elle. »

– « Oui, maman », fait l’enfant dans sa crèche. « Mais il faut d’abord savoir pourquoi elle pleure. »

– « C’est vrai, ça, Marie », glisse l’homme en vert, « et tu es la mieux qualifiée pour aller lui parler. »

– « D’accord », répond Marie. « Mais on y va tous ensemble. »

Et l’un après l’autre, les personnes en plâtre de la crèche, y compris les moutons et l’âne et le bœuf, descendent en glissant le long des guirlandes qui pendent du stand d’à côté et se retrouvent sur les pavés de la place. Un des bergers a pris la lampe qui avait été oubliée dans le fond de la crèche. Curieusement, elle continue à briller alors qu’elle n’est plus du tout rattachée à la prise électrique. Il y a de ces miracles, la nuit de Noël, je vous assure ! C’est incroyable.

D’ailleurs, à peine ont-ils posé le pied sur les pavés que les personnages, tous ensemble, grandissent et grandissent et prennent l’allure de gens comme vous et moi. C’est dingue, non ?

Marie s’accroupit devant la table portant la crèche : – « Hé ! fillette ! Tu ne peux pas rester comme ça ! Viens, sors de là et raconte-moi ce qui t’arrive ! »

Léontine enlève les mains de devant ses yeux et ouvre un œil : – « Je… je ne vous connais pas. »

– « Mais si, tu me connais ! Je suis Marie, la mère du petit Jésus de la crèche sur la table au-dessus de toi, à côté du stand de pains d’épices. »

Bouche bée, Léontine se penche pour regarder les personnages debout derrière Marie.

– « Mais… mais vous êtes tous grands et les bonhommes de la crèche, eux, ils sont tout petits ! »

– « Oui, mais c’est quand-même nous. Allez, viens, lève-toi et raconte ! »

Surmontant sa stupeur, Léontine fait le récit de ses malheurs. Ce matin – enfin : hier, au début du jour de la veillée de Noël – elle s’est levée tôt et elle est allée voir son père en train de pétrir la pâte pour le pain du matin. Ce n’était pas la première fois qu’elle l’observait dans son travail. Il ne fait pas que du pain, baguettes, pains ronds, pains longs et autres pains de céréales, il fait aussi des gâteaux et toutes sortes de pâtisseries. Elle sait déjà qu’un jour elle aussi sera boulangère. Dans la matinée, elle a entendu son père dire aux employés : – « Je n’en peux plus. On arrête à 11h et on reprend de 14h à 17h, mais après, c’est fini, on fête Noël. Pour le gâteau de Madame Van Kom-Schweder*, je verrai demain matin tôt si j’arrive à le faire, et si non je m’excuserai auprès d’elle et je lui dirai que nous n’avons vraiment pas eu le temps. » Tout en parlant, il a désigné une table poussée contre le mur et surmontée de plusieurs étagères avec des pots, des bouteilles, des boîtes, des sachets. Sur la table, des bacs et des moules de diverses tailles, les uns vides, les autres remplis de farine, de sucre en poudre, d’amandes émincées ou d’autres ingrédients. Tout ce qu’il fallait pour faire des gâteaux.

Alors Léontine a pris une décision. Le soir, quand tous étaient à table et fêtaient Noël, elle est redescendue dans le fournil. Elle voulait le faire, le gâteau de Madame Van Kom-Schweder, elle était sûre qu’elle y arriverait, elle avait si souvent vu comment son père s’y prenait ! Et elle voulait lui faire la surprise : il se lèverait au matin de Noël pour faire le gâteau et dadada ! il serait déjà prêt !

Léontine a préparé sur la table tout ce qu’il lui fallait, sans oublier l’eau, le lait, la crème, le beurre, le miel et tout le reste. Elle a contemplé ses préparatifs et elle a constaté qu’il lui manquait encore la pâte d’amandes, qui se trouvait sur l’étagère du haut, au-dessus de la table. Elle a pris une chaise, elle a grimpé, et patatra ! elle a glissé, elle est tombée, elle s’est accrochée à une étagère qui est tombée à son tour et a entraîné le reste avec la table qui s’est renversée : tout était parterre, les pots étaient cassés, les denrées étaient gâchées, c’était la catastrophe.

– « Mais… tu ne t’es pas fait mal en tombant ? » lui demande Joseph.

– « Non, même pas », répond Léontine. « J’ai juste eu peur et j’étais malheureuse et je ne savais plus quoi faire, alors je suis partie en courant et je suis venue me cacher au milieu du marché de Noël. Comment vais-je réparer ce gâchis ? Et comment est-ce que je vais expliquer ça à mon père ? »

– « Vous savez quoi ? » dit une petite voix, celle de l’enfant dans les bras de Marie. « On va tous aller à la boulangerie et on va le faire, ce gâteau. Ce n’est pas sorcier. »

Joseph et les bergers et Marie se regardent, surpris. Ainsi que les moutons et l’âne et le bœuf. Oui, eux aussi sont descendus de la crèche, vous aviez remarqué ?

L’un des bergers s’interroge : – « Euh… nous ne sommes pas des boulangers, nous ne saurons certainement pas faire un gâteau, non ? »

L’enfant reprend : – « Est-ce que tu as envie d’aider Léontine et son père, oui ou non ? Le reste n’a pas d’importance. »

Un autre berger : – « Oui, mais… On n’aura pas le temps, avant l’aube quand le boulanger se lèvera pour reprendre son travail ! »

Marie intervient : – « Vous avez entendu ce qu’a dit l’enfant ? L’important, c’est de commencer par avoir envie d’aider. Et ensuite d’y aller. Alors allons-y. Conduis-nous, Léontine. » Et toute la troupe quitte la place.

Vers midi du Jour de Noël, les échoppes de Gehjetzheim rouvrent l’une après l’autre, quelques touristes sont en train d’arriver, les affaires reprennent. Une famille s’arrête près du marchand de pains d’épices. – « Oh ! Maman, regarde, une crèche de Noël ! » Enfants et parents se penchent pour contempler les figurines de plâtre réparties dans l’étable avec son toit de planches inégales.

Un socle en plâtre barbouillé en jaune porte une minuscule mangeoire brunâtre avec une boule rose piquée de deux points noirs et surmontée d’une tache blonde. De part et d’autre de ce berceau, si on peut dire, un personnage peint en bleu et avec des cheveux longs, et un autre, un peu plus grand, coloré en vert et avec une barbe blanche. Plusieurs autres figurines, les unes agenouillées, les autres debout, sont réparties tout autour, avec des boules blanches et bouclées évoquant des moutons. Et dans le fond la tête d’une vache ou d’un bœuf, et celle d’un âne. À moins que ce ne soit celle d’une ânesse. Et tout ça figé dans la matière.

Un peu plus tard, Léontine arrive en marchant comme si elle dansait. Elle s’arrête entre l’échoppe du marchand de guirlandes et le stand de pains d’épices et elle parle à voix basse : – « Je veux encore une fois vous remercier, mes amis. C’est vraiment super, ce que vous avez fait, un vrai miracle. Le petit ange en sucre que tu as mis au centre du biscuit, Joseph, c’était… la cerise sur le gâteau ! Quand je pense que peu après notre arrivée dans le fournil tout était propre et rangé. Et que le gâteau s’est monté en un tournemain ! Et hop ! dans le four ! Et hop sur la table ! Et hop une couche de sucre ! Et hop un décor de poudre d’amandes ! Vous pouvez pas savoir comme mon père est content, mais alors content ! Il m’a embrassée, il m’a félicitée, il m’a demandé comment j’avais fait mais je n’ai rien dit, j’ai juste haussé les épaules et j’ai souri et j’ai dit ‘cadeau’. Et Madame Van Kom-Schweder était contente elle aussi, elle a fait des compliments à mon père et elle lui a promis de revenir souvent. Et moi, un jour je serai boulangère, nananère ! »

Dans l’échoppe des guirlandes, le marchand a entendu Léontine. Il n’a de loin pas tout compris, et il se demandera encore dans cent ans ce que cette fillette faisait là, sur ce marché de Noël à Gehjetzheim, à parler avec des figurines en plâtre immobiles dans leur crèche.

Christian Kempf, pour Noël 2018

 




A l’eau… quoi !

« A l’eau… quoi ! » est une proposition de culte pour la fête des récoltes et la fête paroissiale. Merci à Frédéric Gangloff, UEPAL.  Les numéros entre parenthèses indiquent la diapositive du diaporama à télécharger ici :  a l eau quoi.

 

(1) – Jeu d’orgue + Entrée des enfants avec fruits et légumes + les porteurs d’eau avec des arrosoirs.  Mot d’accueil pour la fête des récoltes etc.

(2) Noir

(3-6) – Chant des enfants de l’EDD : Ensemble, ensemble… + Assemblée

Ref: Ensemble, ensemble, Nous pouvons faire ensemble,  Ensemble, ensemble, Un monde nouveau

1-Ensemble pour chanter, nos voix sont accordées Nos cœurs le sont aussi, on est unis

2-Ensemble pour jouer, au lieu de s’isoler On peut tout inventer, mieux rigoler

3-Ensemble pour aimer, apprendre à regarder La détresse et la faim de nos voisins

4-Ensemble pour bâtir un plus bel avenir Plus juste et plus humain, sans guerre ni faim

(7) Noir

(8-10) – Louange des enfants, des catéchumènes et des paroissiens ! (Psaume 104)

Assemblée  : Seigneur, tu as placé ta demeure encore très haut

Enfants  : Les nuages te servent de char, tu surfes sur les ailes du vent !

KT : Tu as recouvert la terre des océans comme un manteau,

Assemblée : Tu conduis l’eau des sources dans les ruisseaux,

Enfants  : Elle se faufile entre les montagnes,

KT : Tous les animaux peuvent venir y boire et chacun y calme sa soif !

Assemblée : Du haut du ciel, tu fais pleuvoir sur les montagnes ;

Enfants : Tu fais attention à ce que la terre ait assez d’eau.

KT : Tu fais pousser l’herbe pour le bétail,

Enfants : Et les plantes que les humains cultivent.

Assemblée : Même les plus grands arbres ont l’eau qu’il leur faut,

Enfants : Et les plus petits oiseaux viennent y faire leur nid.

KT : Je veux te chanter toute ma vie tant que j’existerai !

Tous : Oui, je veux te dire merci, Seigneur, Alléluia !

 (11) Noir

(12) – Chant : 42/09 1+3 « Merci pour ce matin »

(13) Noir

(14) – Histoire d’Ô – Mon nom c’est H20, Yoh ! Yoh !

(15) 2 noyaux d’hydrogène plaqué sur un noyau d’oxygène. Suis l’eau, eau ! J’ai flotté dans la mer, entouré par des millions de compères !

(16) J’ai vu des poissons de toutes les couleurs !

(17) J’ai touché des méduses, c’est tout mou comme du beurre !

(18) J’ai vu des dauphins qui aiment sauter hors de l’eau ! Pour sentir le soleil briller sur leurs peaux ! Alors je me suis approchée de la surface,

(19) Et j’ai senti qu’on me tirait vers le haut et… C’est pas une farce ! J’en ai perdu des kilos, j’étais légère et transparente. Suis montée au ciel mieux qu’avec un parapente. Avec d’autres copines on se voyaient planer dans un nuage !

(20) Et le vent nous a fait avancer vers le large. D’abord c’était comme du coton, on n’y voyait goutte. Et puis je pensais distinguer, en dessous, une route ? C’était vert, jaune et marron, des forêts, et des près…

(21) Et puis on s’est pris en pleine face une montagne d’un peu trop près ! Mayde ! Mayde ! Ici H2O, la météo, vous nous recevez ? Dernier SOS à l’eau avant de m’écraser !

(22) Et j’vous assure qu’est-ce qu’on s’est bien éclatés ! Des millions de gouttes qui sur le sol se sont étalées ! J’ai vu une chèvre et une vache me rigoler au nez,

(23) Parce que l’herbe, grâce à nous, n’arrêtera pas de pousser !

(24) Une goutte d’eau ne fait pas un océan, mais chacune est précieuse et différente ! Quand elles s’entendent, c’est comme une eau qui devient vivante !

(25) Noir

(26) – Chant de la chorale : « Notre Dieu nous a tous créés »

(27) Noir

– H2 sans O

(28) C’est d’nouveau moi les potes, Yoh ! Yoh !

(29) Mais à force de traîner sur terre, suis devenu H2 sans O

(30) Même si j’ai l’air pure et qu’en me voyant, tu cliques sur j’aime !

(31)J’peux t’assurer que j’suis plus qu’une goutte amère et sans oxygène !

(32) Peut-être que tu as soif et que tu aimerais m’avaler !

(33) Mais fais gaffe, me bois pas ! Tu risques de l’regretter ! Si tu savais par quels endroits je me la suis coulée ! Des ruisseaux, puis des fleuves qui m’ont porté et j’suis complètement usée !

(34) Pour débarquer en pleine mer et patauger dans la marée noire

(35) Avec les poissons, au milieu des plastiques, gobelets et saleté en pleine poire ! En m’évaporant vers les hauteurs, comme j’manque d’air, j’me bouche le nez !

(36) Au secours, j’en peux plus des voitures, usines et fumées ; j’suis gazée, ça y est ! Suis pas la seule qui en a marre de suffoquer et qui essaye de surnager. Mes copines se font du souci pour leurs enfants. Qu’est-ce qu’on fait ?

(37) Sans air frais, c’est clair… Un jour ou l’autre, plus personne ne voudra de moi ! Qu’est-ce qu’on attend pour se redonner de l’air, ma foi !

(38) Chacune est précieuse et différente ; ensemble on peut nettoyer les eaux !

(39) Grâce à toi, suis pas dans la totale déprime ! J’vais les retrouver mes vieux O !

(40) Noir

(41) – Prière de repentance  O grand jardinier ! Tu as créé les cieux et la terre ! Pardonne-nous d’oublier que nous ne sommes pas éternels ! Juste des passants qui doivent léguer une terre à leurs enfants ! Pardonne-nous de prendre si rarement nos responsabilités ! On a du mal à gérer ! On se dit : « Après nous le déluge ! » Avec patience, tu accordes graines et fruits de génération en génération ! C’est fou ce qu’une petite graine dans le sol peut faire avec de l’air, de l’eau et de l’attention ! Pardonne-nous de pas voir un miracle dans chaque vie et de ne pas la préserver ! Pardonne-nous d’oser nous croire capables d’aimer par nos propres forces, Pardonne-nous de pas vouloir aller vers les autres, par peur ou préjugés ! Une goutte + une goutte+ une goutte fait un océan ; à nous d’y croire !

(42) Noir

( 43-44) – Chant : 602. 1+2 « O prends mon âme »

(45) Noir

– Comme des ronds dans H20

(46) Yeah ! Les petites gouttes, grâce à vous, j’ai retrouvé mes vieux os !

(47) On s’est tous retrouvés à former un étang. Yoh ! Yoh ! Quand soudain, après une pierre tombée dedans, un rond surgit !

(48) Un deuxième, un troisième, puis un quatrième le suivit

(49) L’onde de choc a déplacé un moustique aux pattes fines et le genre super plat

(50) Hors de portée de la langue du crapaud et de son estomac

(51) Dans le même élan monsieur Libellule fut projeté dans les bras de madame. Sans ce petit coup de pouce, jamais il n’aurait osé lui déclarer sa flamme. Le premier rond vient de se jeter sur la rive et ses petites perles de vie…

(52) Sont venus arroser une petite fleur qui reprit goût à la vie. Le second rond souleva un moucheron en train de boire la tasse

(53) Echouant sur un brin d’herbe, il se sécha et s’envola reprendre sa place ! Que de vies sauvées ou de chemins difficiles évités par quelques ronds dans l’eau !

(54) Mais c’est bien toutes les petites gouttelettes qui ont permis ces changements de fond !

(55) Déjà il y a 2000 ans, un certain Jésus avait jeté des pavés dans la mare ! Les ronds déclenchés ont changé le monde et libérés tous ceux qui en avaient marre !

(56) Avec Jésus, les gouttelettes d’eau

(57) sont devenues des stars, tu t’souviens ! Lors d’une méga teuf,

(58) il les a même transformées en vin ! Alors toi-aussi, petite goutte précieuse

(59) et chacune si différente ! Jette toi à l’eau ! Jésus compte sur toi, sur nous, pour faire des ronds…

(60) A l’eau… Quoi ?

(61) Noir

(62-63) – Répons : 271. 1+2 « Louange et gloire à ton nom »

(64) Noir

(65) – Remise de la Bible aux KT de première année

(66) Noir

(67) – Apocalypse 22, 1-5

(68) Répons : 181.  1erstrophe + refrain

(69) Noir

(70) Jean 4, 5-15

(71) Répons : 181.  2ème strophe + refrain

(72) Noir

(73) Message

(74) – Geste liturgique symbolique Courte explication : les pasteurs mettront de l’eau sur le front des enfants, jeunes, paroissiens qui le souhaitent avec un signe de croix, les monitrices qui le souhaitent pourront passer dans les rangs de l’assemblée pour l’asperger. Il faudrait voir pour les récipients (il en faudrait bien 6-7).

(75) Noir

(76-82) Pendant le geste symbolique, chant de l’assemblée + chorale 41/09 « Vous, créatures du Seigneur » (toutes les strophes, suivant le temps)

(83) Noir

(84)- Chorégraphie avec chant des enfants

BRILLE (Génération passionnée)

Hey, hey… Ahah ahah ah ( 2x) –  Que ta lumière brille devant les hommes

Pour qu’ils voient tes bons fruits, hey – Loue ton père dans les cieux

Que ta lumière brille devant les hommes yeah Que ta lumière brille devant les hommes

(85)Noir

(86-88) – Annonces/offrande 

(89) Noir 

(90) – Chorale : « Leite mich, Herr »  ou « Gloria Patri » 

(91) Noir 

(92) – Prière d’intercession : enfant + monitrice + KT + pasteur

  • 1 enfant du Club: Nous te confions Seigneur les eaux que tu nous as confiées et celles polluées par nos industries, notre agriculture et notre consommation.
  • Monitrice : Nous te confions les populations qui manquent d’eau et qui n’ont accès qu’à une eau impropre. Seigneur donne-nous soif d’une plus grande justice environnementale.
  • KT : Nous te confions les personnes en situation de responsabilité, nous comme citoyen, les personnes qui dirigent les villes, les régions, les états. Donne-leur tous un vrai souci de ta création, un vrai souci du manque de respect pour le patrimoine naturel que tu nous confies, et de résister aux lobbies de toutes sortes !
  • KT : Seigneur notre Dieu, nous prions pour les responsables engagés dans des projets qui font jaillir comme des fontaines les signes de ton Royaume : sois avec eux chaque jour.
  • Pasteur : Nous prions pour notre communauté, afin que chacun y trouve une place : invités au festin, parfois boiteux, infirmes et pauvres, nous venons tels que nous sommes, pour te rendre grâce, en pensant aussi à ceux qui ne peuvent être parmi nous ce matin. A l’occasion de ce culte en familles, nous te remettons tout spécialement les jeunes et les enfants de notre communauté. Que toutes les générations chantent ta louange…

Puis introduire le Notre Père.

(93) Noir

(94-95)- Chant 631. 1+2 « Toi qui dispose » (mél. tradi.)  + 1 (mél. Gospel)

(96) Noir

 (97) – Bénédiction avec aspersion de l’assemblée : La paix profonde de la vague qui bouge soit sur vous (aspersion) La paix profonde de l’air qui circule soit en vous (souffle d’air) La paix profonde du calme de la terre soit sur vous (silence) La paix profonde des astres brillants soit sur vous (lumière) La paix profonde du Père, Fils et St Esprit soit sur vous et en vous (croix)- amen

Crédits Frédéric Gangloff, UEPAL




L’amour de Dieu s’est manifesté aujourd’hui

« L’amour de Dieu s’est manifesté aujourd’hui  » est une saynète de noël pour 16 personnages  (par ordre d’apparition)  : mages 1 + 2 + 3 , Hérode, Scribe, bergers 1 + 2 + 3 + 4, passants 1 + 2 + 3 + 4 + 5, Marie, Ange. Crédit : Evelyne Schaller, UEPAL.


Scène 1 : les mages,  Hérode et un scribe

Mage 1 : Du fin fond de l’Orient nous l’avons vu ! Quoi ? Qui ? La plus belle … la plus grande…La plus brillante

Mage 2 : la plus étrange…. La plus…

Mage 3 : allons faisons simple : la comète chevelue qui annonce un événement majeur !!

Mage 1 : Et cet événement devrait se dérouler chez toi, oh majestueux roi de Palestine !

Mage 2 : oui, nous avons quittés nos observatoires en Orient et sommes venu, fissa à dos de chameau pour aller à la recherche de ce grand roi qui vient de naître

Hérode : ici ? À Jérusalem ? Dans ma ville ? Dans mon palais ? Non mais vous rigolez ?? De vos recherches je n’ai aucune connaissance

Mage 1 : Voilà que nous voyageons depuis des mois, et tu nous dis qu’il n’est pas né chez toi ?? Pas un de tes fils caché peut être ?? Allons voyons, tu es sûr ?? Réfléchis !

Hérode : non vraiment je vous assure, pas de fils, ni même de fille par ici ! Mais…je suis intéressé… voire même très intrigué par cette naissance ! Par l’annonce de l’être exceptionnel que vous a révélé votre comète extraordinaire

Mage 3 : Mais où chercher ? Peux-tu nous aider ?

Hérode : je vais me renseigner auprès des scribes ! Ils ne lisent pas le ciel mais quantités d’ouvrages anciens !

Hérode : Scribe-chef, viens par ici, as-tu là des éléments scripturaires qui corroborent cette lecture des astres au firmament ?

Scribe : oui, il s’agit là d’une prophétie : Israël, sur toi régnera un grand, de la lignée du roi David… euh…je continue ?

Hérode : oui !

Scribe : il ; il naîtra en Judée, à Bethléem, de là vient aussi David, qui y était berger !

Hérode : dites-moi, messieurs les mages, quand est apparue cette princesse du ciel avec ses cheveux argentés ? De cela il y a quelques mois ? Ou quelques années ?

Mage 3 : (se tournant vers un autre mage en chuchotant) Et nous avons répondu, naïf, crédules, sans aucun fard, nous avons tout dit à ce vieux renard

Mage 2 : et nous lui avons même promis de revenir à Jérusalem pour lui donner l’adresse, le nom du père de la mère, et même le téléphone, si on avait pu,

Mage 1 : soit disant qu’il voulait aussi aller l’adorer, mais qu’aujourd’hui, à l’heure de notre visite, il n’avait pas le temps !!

Chœur parlé : Jésus dit : je suis la lumière du monde. Celui qui me suis ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

Scène 2 : Rencontre avec les bergers

Mage 3 : et nous voila parti pour Bethléem ! Ah les livres qui disent tout ! Des prophéties ! Michée, Esaie, Jérémie, Zacharie…grands et petits prophètes de l’Ancien Testament

Mage 1 : bien sur ! Le Nouveau n’est pas encore écrit. Ou tout juste les premiers mots : parole ! Lumière !

Mage 2 : holà bergers, vous qui êtes de ce lieu, savez-vous où ce trouve le prince, le roi de la paix ? Nous savons qu’il est né : deux preuves : étoile et ancien testament !

Berger 1 : la maison vous la trouverez facile ! C’est la deuxième à droite après avoir tourné d’ici à gauche !

Berger 2 : mais rassurez vous, on en vient tout juste : vous entrez facilement, pas de laisser passer, pas de cérémonie, pas de révérence ! C’est des gens simples comme tout !

Chœur parlé : Jésus possédait depuis toujours la condition divine mais il n’estimait pas devoir paraître comme l’égal de Dieu. Il est devenu semblable aux hommes. Il a accepté de vivre dans l’humilité, vivant comme les hommes, pleurant, souffrant et un jour, mourant comme un homme

Scène 3 : Les gens du dehors (passants)

Passant 1 : (au berger) aller pousse-toi de là, tu ferais mieux de rentrer plutôt que de faire des confidences à ces étrangers ! N’importune pas ces nobles visiteurs par tes histoires dingues d’enfant seigneur !

Passant 2 : vois-tu, je ne crois pas qu’il soit possible en ces temps que Dieu vienne ici bas, comme un petit enfant. C’est de la pure invention humaine !

Passant 3 : allez, retournez à vos moutons, faites votre boulot au lieu de faire des témoignages de sots

Passant 4 : j’ai le courage de mes opinions, moi, et je vais vous dire (s’adresse à l’assemblée) cette histoire du petit enfant n’a jamais retenu mon attention !

Passant 3 : oui, l’arbre de Noël, les décorations, les cadeaux en plastiques, en métal ou en bois, font partie de tout ce tralala. Mais que Jésus soit le Christ, le roi, non mes amis, ça ce n’est rien pour moi !

Passant 2 : comment en serait-il autrement ? Nous sommes des hommes et des femmes de notre temps, et nous ne savons que faire de l’étable, de la crèche, de l’enfant et de sa mère ? Et pourquoi ces étrangers !

Chœur parlé : l’insensé dit en son cœur : il n’y a point de Dieu !

Passant 2 : Est-ce vrai ?ont-ils raisons ceux qui disent que notre témoignage est bondieuserie et bavardage ? Que faire pour que notre message soit entendu ? Cru ? Accepté ?

Scène  4 : bergers et mages

Berger 3 : Venez voir avec nous ! Bien que faible et petit, déjà la paix rayonne de lui

Berger 4 : Oui venez, n’hésitez plus, allons à la crèche, pour le rencontrer et l’adorer

Chant : mettons nos bottes et nos manteaux

Bergers et mages, Ensemble ils adorent

Mage 1 : Permets petit enfant, que devant toi je dépose ma couronne en or. Elle n’est plus pour gouverner avec orgueil comme les grands de ce monde, mais elle veut être pure avec toi. Et moi je serais libéré de toute fausse apparence !

Mage 2 : Moi Gaspar, je t’apporte cette simple plante, la myrrhe. Car de la gloire céleste tu descends dans la pauvreté de cette étable

Mage 3 : et l’encens que je t’offre en signe de gratitude, car l’espérance commence à renaitre avec toi, ainsi que l’amour, la vérité et la foi

Marie : Mon âme loue le Seigneur et mon cœur est plein de joie car il a bien voulu abaisser son regard sur moi, son humble servante. Il aura pitié dans tous les temps, il mettra en déroute les hommes orgueilleux, il donnera une place reconnue aux humbles personnes et des biens à ceux qui ont faim. Il manifestera sa bonté à tous !

Scène 5 : les gens du dehors (moqueurs)

Passant 4 : regardez-les, est-ce un jeu, un show ? Ce Jésus, petit et nu, porte-t-il vraiment Dieu au monde ? Je ne peux le croire, ça me dépasse !

Passant 5 : mes amis  je vous le dis : Dieu est mort et tous ceux qui croient en lui ont tort ! Il n’y a pas de Dieu sur la terre où nous sommes !

Passant 6 : mais… si par hasard Dieu devait quand même exister ? Ce n’est pas au ciel que je le cherche. Dans la nature peut être ?? Ou dans celui que l’on met au ban de la société… ?

Chœur parlé : la parole s’est faite chair et a vécu au milieu de nous, pleine de grâce et de vérité. Nous avons vu sa gloire, celle du Fils de Dieu.

Passant 2 : à quoi ca sert de s’apitoyer d’un air sentimental sur la crèche de Bethléem ?

Passant 6 : de votre foi, de votre amour, on ne voit rien,

Passant 5 : où est la foi, dans ce monde ?où est Dieu venu parmi nous ?

Passant 4 : dites-moi franchement, que représente pour vous Noël, et ce petit enfant ?

Passant 3 : et ces bergers et ces mages ?

Chœur parlé : Seigneur, a qui irions-nous ? Tu as les paroles qui donnent la vie éternelle. Nous croyons que tu es celui qui vient de Dieu

Berger 3 : d’accord, il y a, dans notre monde des croyants pour la forme! Mais il y en a d’autres aussi : des mains et des cœurs ouverts !

Berger 4 : Celui qui croit au plus profond de lui peut rencontrer Dieu dans ce tout petit enfant

Berger 2 : La grande vérité à proclamer aujourd’hui, c’est l’amour de Dieu qui se manifeste en Jésus Christ, qui porte en lui et Dieu et l’humanité

Berger 3 : à vous tous qui fêtez Noel nous vous adressons ces vœux et cet appel

Berger 1 : reconnaissez ici, dans cette nuit, celui qui est né pour qu’il vous comble de son amour, de sa paix et de sa joie.

Passant 1 : Tu parles de paix en ces temps troublés, t’as pas lu le journal, tu ne regardes pas la télé ?

Berger 4 : il est à l’œuvre dans le monde, tant d’hommes et de femmes prient et croient ; ils œuvrent pour la paix et la justice

Berger 3 : peu de journaux en parlent, ca ne rapporte pas beaucoup et pourtant, les signes sont là

Berger 2 : voila le message de cette nativité ; Nous l’avons transmis à notre façon. Gardez-le bien ! ce message est le plus grand trésor. Il est la vie, la lumière et l’espérance !




Les coutumes de Noël

Célébration de Noël permettant de passer en revue toutes les traditions régionales de Noël…

Musique

Accueil (dialogue 1 adulte /1 enfant)

– (ADULTE) Soyez toutes et tous les bienvenus ce soir…et Salut ! ça va ?

– (Enfant) Non,  ça ne va pas… j’en ai assez d’attendre ; (attitude lasse, impatiente..) il faut toujours attendre… attendre qu’il fasse beau pour sortir… attendre qu’il fasse moins beau pour regarder la télé… attendre le train… attendre l’heure du repas pour manger… attendre que les choses changent, attendre son anniversaire, attendre les copains, attendre les vacances, et en ce moment la mode c’est d’ATTENDRE NOEL ! alors j’ai bien compris qu’ils essayent de me faire passer la pilule avec leur calendrier de l’Avent … mais bon… MOI… je dois quand –même attendre ;

– (ADULTE) oui tu as raison…, c’est parfois dur d’attendre… mais parfois quand on attend, on a le temps de se préparer et de faire plein de choses pour mieux en profiter le jour J… Regarde toutes ces traditions de Noël … tranquillement, nous préparons la fête, en décorant, en dégustant, en chantant, en préparant le sapin, en invitant des amis, en préparant des cadeaux, en en fabriquant soi-même… j’ai bien besoin d’un mois pour faire tout ça !

– (Enfant) tu le sais, moi je ne suis pas d’ici, vous voudriez pas m’en dire un peu plus sur vos traditions de Noël ?

Chant 1 de l’assemblée 

Prière

Il faut toujours attendre !

Et pourquoi pas tout de suite ?

Seigneur, je n’aime pas attendre tu sais.

Et pourtant, toi tu as pris le temps de naître, de grandir, de devenir homme.

Toi, tu nous donnes le temps.

Aide-moi à profiter de chaque jour, de chaque heure que tu m’offres.

Aide-moi à ne pas oublier que chaque jour est unique, que chaque jour est comme un cadeau que tu me fais ! Alors MERCI !

COURONNE DE L’AVENT

 (ADULTE) – chez nous à la maison, on allume chaque dimanche une bougie de la couronne de l’Avent. Et ça y est, comme les 4 sont maintenant allumés, je crois que Noël n’est plus très loin !

– oui, mes parents aussi font ça… je me demande d’où ça vient cette idée ?

(ADULTE) – je sais, dimanche ils m’ont raconté que la couronne de l’Avent a été inventée en Allemagne par un pasteur en 1839. Il s’occupait d’orphelins, et au mois de décembre ils n’arrêtaient pas de lui demander quand serait Noël –un peu comme nous je crois– il fabriqua  donc une couronne en bois, sur laquelle il fixa – vingt petits cierges rouges et quatre grands cierges blancs. Chaque matin du mois de décembre, une petite bougie de plus était allumée et, à chaque dimanche, une grande bougie blanche.

(un adulte/KT) oui tu as raison … et ma grand-mère m’a racontée que cette tradition est arrivée en Alsace entre les deux guerres mondiales, grâce aux groupes de jeunes protestants.

Chant 1 des enfants : Dis maman pourquoi

  • les 4 bougies (les catéchumènes)   – les chanteurs restent en place  Chaque bougie a une signification :

– la 1ère bougie rappelle que Dieu a pardonné à Adam et Eve leur désobéissance et leur a permis de vivre : c’est la lumière du pardon, la lumière de l’espérance.

– la 2e bougie rappelle l’histoire d’Abraham qui a choisi de suivre les chemins de Dieu : c’est la lumière de la confiance.

– la 3e bougie rappelle que David, dans les hauts et les bas de sa vie, n’a cessé de louer Dieu : c’est la lumière de la joie.

– la 4e bougie rappelle que le message de Noël est un message de paix, comme l’ont annoncé les prophètes : c’est la lumière de la paix.

Chant 2 des enfants : ah si tout le monde pouvait chanter

Les bredele et les noix

-(ADULTE)  moi pour attendre Noël, ce que j’adore c’est : manger des bredele de toutes les sortes ! au dessert ou au goûter avec un bon chocolat chaud.

– j’adore en faire avec ma maman et ma mamie le samedi !

(ADULTE) – tu vois, je me demande aussi qui a eu la superbe idée d’inventer ça ? tu sais toi ? parce que ça, c’est une super idée, vraiment !!!

– peut-être aussi un pasteur allemand ? (mdr)

(un adulte/KT) A ce sujet il y a une légende, les enfants ! Lorsque les anges ont annoncé aux bergers que le sauveur allait naître cette nuit-là, les bergers ont couru à Bethléem le plus rapidement possible et ils oublièrent qu’ils avaient mis du pain à cuire dans le four. A leur retour, la pâte était devenue sombre – mais les gâteaux qu’ils sortirent du four sentaient délicieusement bons et avaient un goût de miel ! Dans leur joie, ils les partagèrent avec tous ceux qu’ils ont rencontrés cette nuit-là. Et en souvenir de ce miracle, ils prirent l’habitude de faire cuire chaque année à Noël de petits gâteaux sucrés.

– mais pourquoi les fait-on en forme d’étoile, de cloche, de sapin… aujourd’hui ?

(un adulte/KT) à votre avis ?

– ah mais l’étoile, c’est peut-être pour se rappeler l’étoile qui a guidé les mages jusqu’à la crèche ?

– et le sapin, ça nous rappelle celui qui trône dans nos maisons, cet arbre de vie qui traverse l’hiver.

– oui, et les bottes, ce sont celles du Père Noël à mon avis !

– et les cloches, ce sont celles de l’église, qui nous invite à célébrer la naissance de Jésus le 24 au soir

– A l’école du dimanche, la monitrice a raconté l’autre jour que, dans le temps, on utilisait beaucoup d’amandes et de noix pour les bredele. Et on expliquait aux enfants  que ces fruits étaient une image pour la Parole de Dieu.

– comment ça ?

– c’est une coquille dure sans valeur qui renferme un fruit bon à manger.

– ça me fait penser à la Bible moi, un livre dur et difficile à ouvrir mais avec quelque chose de bon pour nos vies à l’intérieur,

– et moi, ça me fait penser à la mangeoire en bois dans l’étable à Béthléem qui accueillera le Sauveur du monde.

Musique (de Noël)

Le sapin de Noël

(ADULTE)  – Moi ce que je préfère à Noël, c’est le sapin ! (> le montrer)

– moi aussi, surtout le décorer et allumer ses lumières le soir en rentrant de l’école.

(ADULTE) – tous les arbres perdent leurs feuilles, sauf le sapin qui reste vert – même en hiver !

– mon grand-père m’a raconté qu’avant, ce n’était pas des guirlandes électriques qu’on allumait, mais de vraies bougies. Mais le sens est le même : c’est pour dire que Jésus est venu dans le monde pour ECLAIRER les hommes.

(un adulte/KT) je crois que le permier sapin de Noël est apparu à Strasbourg au 16e siècle, il était décoré avec des pommes, des bredele et des hosties. Il servait dans les saynètes de Noël qui étaient joué devant les églises. A l’époque, il représentait l’arbre du paradis dont Adam et Ève ont mangé le fruit défendu. Cette histoire raconte que l’homme a découvert qu’il avait une limite : il ne sait pas toujours ce qui est bien ou mal. Mais avec la naissance de Jésus, quelque chose de neuf est possible : Dieu est devenu un bébé puis un homme. Et si on reste accroché à lui, comme les branches sont accrochés au sapin, on peut porter de beaux fruits. Oui, tu vois, peut-être que là où ce n’est pas toujours facile ou naturel pour nous, on peut trouver avec Dieu le chemin où la bonté, l’espérance, la paix sont possibles.

Chant 3 de l’assemblée 

Le Saint-Nicolas et Christkindel

– Pour moi, le plus dur c’est d’attendre les cadeaux…

(ADULTE) – ah, mais tu m’y fais pensé, nous n’avons pas encore parlé du Père Noël ! Savais-tu que son ancêtre, c’est le Saint-Nicolas? J’ai appris cela à l’école. C’était un évêque qui vivait au 4e siècle et qui était très généreux. Un soir de Noël, alors qu’il voulait remettre de l’argent à un homme très pauvre et qu’il se demanda de quelle manière discrète il pourrait le faire, il trouva cet homme endormi près du feu éteint Il monta alors sur le toit et jeta des pièces d’or dans la cheminée. Il pensait qu’elles tomberaient aux pieds du dormeur, mais les pièces tombèrent dans les chaussettes qu’il avait mises à sécher près du feu.

– (adulte) Mais vous savez, à l’époque- ce n’était pas comme aujourd’hui. Bien souvent, nous les enfants protestants, on était souvent frustré de ne pas recevoir de cadeaux à la saint-Nicolas comme les copains catholiques. Du coup, chez nous c’était le Christkindel qui venait nous apporter les cadeaux le soir de Noël. vous la connaissez ? elle rappelle l’enfant Jésus qui apporte les dons de Dieu aux hommes.

oui/non..

– (adulte) C’est une jolie jeune fille tout de blanc vêtue, parée d’une couronne dorée faite de branches de sapin et ornée de 4 bougies et tenant en main un bâton avec une étoile.

La bûche

juste avant Noël, chez nous il y a une autre tradition pour préparer la fête : c’est la bûche de Noël et je la fais avec papa. Ben oui, chez nous, c’est papa qui cuisine.

(ADULTE)- elle a quelle goût cette année ta bûche ?

– au chocolat bien sûr !

– chaque année, papa me raconte que la bûche de Noël vient des celtes et des gaulois. A l’époque, chaque famille brûlait une grosse bûche et on lui attribuait toutes sortes de vertus : protection de la maison et de la famille, abondance des récoltes, etc. … c’était un genre de porte-bonheur- tu vois!

– bon, moi, je préfère celle qui se mange !

Chant 3 des enfants : Sahn’r s’Kindel uf em stroh

La Crèche

(ADULTE) – j’aime bien installer la crèche avant Noël.

– Chaque année, je la ressors du coffre avec ma petite sœur, et on s’amuse à placer tous les personnages.  l’installer

– oui, c’est trop beau, et ça nous rappelle ce qui s’est passé d’extra-ordinaire cette nuit-là.

(un adulte/KT)  c’est Saint-françois d’Assise qui a fait joué la 1ère crèche vivante dans une grotte au 13e siècle. En plus des personnages et des animaux, il avait pris soin d’ajouter des plantes, pour montrer que c’est la création entière qui est associée à la naissance de Jésus. Puis, quelques temps après, ce sont les crèches miniatures telles que nous les connaissons qui se sont développées.

L’histoire de Noël

(un adulte/KT) Mais dites-moi un peu, Noël, c’est quoi au juste ? une période de fête, un peu d’attente, des traditions charmantes et de bonnes choses à manger ? mais je ne crois pas que ce n’est que ça ! A quoi servent toutes ces traditions, sinon de nous dire quelque chose du sens de Noël – comme nous venons de le voir?

– Moi ce qui me plait, c’est que toutes les bougies qu’on allume en décembre veulent dire que le Dieu qui vient à Noël est un Dieu de lumière.

– au KT, on a découvert que la véritable histoire de Noël, pas celle du Père Noël et de ses lutins hein, mais la VERITABLE histoire de Noël se trouve dans la Bible.

– Attend ! Attend !

– Attend, quoi, encore !!!

– Attend, je vais vous la lire : Luc 2, 1 à 14 (ZEBIBLE)- à 2 voix 

Prière et Notre Père

A Noël, Seigneur, Nous allumons des bougies, Nous cherchons à mettre de la lumière au cœur de l’hiver, Au cœur de nos nuits. Mais la vraie lumière c’est toi. Dans l’obscurité de nos peurs et de nos malheurs, de nos fatigues et de nos peines, Une lueur d’espoir germe … Dans les ténèbres de la violence et de la mort, La clarté d’une joyeuse nouvelle grandit … Notre lumière, c’est toi. Comme les mages et les bergers, Nous voudrions nous mettre en route Nous voudrions nous approcher.  Et nous voudrions rester là, auprès de toi. Car la vraie lumière, c’est toi. Comme les bergers et les mages, Ta lumière nous attire, Nous sortons de l’obscurité, Nos routent tournent, Et nous voyons apparaître derrière l’enfant, Le Dieu vivant. Car la vraie lumière, c’est toi. Et comme les bergers et les mages, Tu nous renvoies sur nos routes, Par un autre chemin. Nous savons que nous marchons vers la lumière, Car tu es la lumière, Toi, Jésus qui nous fait connaître le Père, Toi qui nous as appris à prier et nous nous levons pour cela : Notre Père…

Annonces (sur la feuille)

Chant 4 de l’assemblée : Stille Nacht/Voici Noël 

Bénédiction Le Christ nous dit : “Vous êtes la lumière du monde… 
Que votre lumière brille devant les hommes.” (Mt 5:14-16) Que notre lumière brille ainsi
par notre parole et par nos actes. Que Dieu nous bénisse et nous soutienne dans notre témoignage.  Allez, dans sa paix et dans sa joie, Amen.

 POSTLUDE

Verre de l’amitié

Crédit : Agathe Douay




Je vous apporte une bonne nouvelle…

Célébration de Noël en deux temps : à l’intérieur de l’église puis à l’extérieur. Marie et Joseph découvrent le monde, deux mille ans après la naissance de Jésus…

Prélude à l’orgue

Chant 1 des enfants : Peuples de l’Univers 

Accueil
Soyez toutes et tous les bienvenus
L’année  touche presque à sa fin. Marie et Joseph ont bien vieilli depuis cette nuit de Noël… et les choses ont tant changé…Ce soir, depuis leurs nuages… Marie et Joseph regardent le monde des hommes. Ce soir Marie te Joseph vont nous raconter à nouveau l’histoire de cette nuit-pas-comme-les-autres, une nuit qui a tout changé, afin qu’elle continue d’illuminer le cœur des hommes.

Chant 1 de l’assemblée : Quand s’éveilleront nos cœurs ARC 315, 3 strophes

Lieu 1 : A l’église Marie est installée à table (type table haute de bar) dans le chœur en train de lire un magazine, Joseph arrive.

Marie : Alors joseph, tu as fait une bonne balade ?

Joseph : Oui, et toi tu fais quoi ?

Marie : Je regarde des catalogues de noël.

Joseph : Ah oui, dans quelques jours les hommes fêtent Noël !

Marie : Quelle histoire ! tu te rappelles, Joseph ? À l’époque, il n’y avait ni voiture, ni bus, ni train  pour se déplacer ; c’était à pied ou à dos d’âne. La société a bien évolué depuis !

Joseph : Oui, même pour les recensements, aujourd’hui tout est plus simple avec l’informatique. À l’époque, il fallait se déplacer, écrire sur des parchemins…

Marie : Oui, et où devions-nous nous rendre déjà? Ah oui, Bethléem ! cela faisait une trotte depuis  Nazareth.

Joseph : Oui, le voyage était bien long, la naissance de notre enfant approchait, il n’y avait pas d’ambulance et notre âne n’avait pas de gyrophare.

Marie : Et il n’y avait pas de clinique moderne où on pouvait bénéficier d’une anesthésie

Joseph : Oui les choses ont changé, tient ça va être l’heure des informations.

Joseph met la TV en route  ( un des enfanst joue le journaliste sur fond du Journal Télé de 20h) : images de scène de guerre, crise, individualisme, monde dirigé par l’économie, famine car pas de partage des richesses et des biens de la terre…  les 3 films ont été réalisés durant les séances de préparation avec et par les enfants et projeté sur écran le soir-même

Joseph éteint la TV (avec télécommande pointée sur l’écran)

Joseph : Tu vois Marie, cela fait vingt siècles que notre fils Jésus est venu leur apporter un message de paix, et ils sont toujours à se battre !

Arrivée d’un ange 

Ange : Salut Marie, Salut Joseph ! Dites donc, vous en faites une tête, cela me rappelle presque- il y a un peu plus de 2 000 ans- quand je vous ai annoncé la naissance de Jésus. Qu’est ce qui ne va pas ?

Joseph : Ne m’en parle pas, je viens de regarder le journal télé, et pour une veille de Noël il n’y a pas beaucoup de bonne nouvelles.

Marie : Mais il subsiste un espoir quand-même, souviens toi Joseph,  par exemple, il y a presque un siècle, des lumières se sont allumées dans la nuit…  as-tu entendu parler de « la trêve de noël » ?

Joseph : La quoi ? La trêve de noël ?

Ange : Oui, par exemple le soir de Noël 1914, pendant la guerre, dans de multiples endroits du front les armes se taisent, les soldats pensent à leurs familles, ils oublient pour quelques minutes de se battre et finissent par fraterniser. Ceux qui étaient ennemis quelques heures avant, chantent Noël, partagent leurs repas, jouent ensemble… Le temps d’une nuit pas comme les autres, la nuit de Noël. Noël le jour où les humains fêtent la naissance de Jésus est aussi un symbole de paix, une lumière dans la ténèbre, cette lueur d’espoir qui nous dit  qu’on peut trouver le pardon et la paix.

Joseph : Ceux qui se battent peuvent trouver un moyen de se réconcilier s’ils acceptent de regarder l’autre comme un frère et non comme un ennemi.

Ange : Oui, Noël, la fête de la naissance de Jésus est une occasion d’inviter les  hommes à se réconcilier, et à se réjouir ensemble, plutôt que de se déchirer.

Chant 2 des enfants: « Tu es la plus belle » (ARC 779)

Ange : D’ailleurs, comme  c’est bientôt noël sur terre, les hommes doivent être en plein préparatif, voyons cela.

Marie rallume La Tv (avec télécommande): un journaliste (enfant) fait un reportage sur les traditions de Noël et le sens du sapin de Noël chez un vendeur de sapin du village

Marie éteint la TV (avec télécommande):

Joseph : Le sapin par-ci, le sapin par-là…. On a l’impression qu’il y en a que pour le sapin

Ange : Le sapin, que l’on trouve dans nos maisons comme arbre de noël symbolise la vie éternelle, le renouveau après le solstice d’hiver

CHANT 2 de l’assemblée : Mon beau sapin AL 54/08, 3 strophes

Joseph : Et Jésus alors ?

Marie remet la TV (avec télécommande): reportage sur les pains d’épices en Alsace

Joseph : Mmmhhh, cela me donne faim

Marie : Ben quand il s’agit de manger, tu es toujours le premier !

Joseph : Cela me rappelle les pains aux épices que l’on mangeait lors des repas de fête, mais avec tout cela, on n’a toujours pas parlé de Jésus.

Ange : Bon, si c’est comme cela, voyons ce que je peux faire, (l’ange scrute l’assemblée)  Bon, je ne vois pas de bergers,  il me faut des témoins

Marie : Il y a tous ces gens qui sont venus nous voir ici ce soir dans cette église…

Ange : Bon d’accord (l’ange se tourne vers le public) Ne craignez point, car je vous apporte une bonne nouvelle qui réjouira beaucoup tout le peuple ; Cette nuit dans la ville de David, est né pour vous un Sauveur, c’est le Christ le Seigneur, Et voici le signe qui vous le fera reconnaitre : vous trouverez un petit enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche.

Chant 3 des enfants: Du haut de la montagne (AL 56/03)

Enfant : Allons voir si ce que l’ange nous a dit est vrai, regardez là-bas, Voici la lumière qui va nous guider. Un enfant porte une étoile au bout d’une perche, traverse l’église, l’assemblée est invitée à suivre l’étoile et à sortir de l’église. INTERLUDE sur le thème de Noël traditionnel les enfants qui jouent marie/joseph/bergers se mettent en place dehors autour des animaux et de la crèche en bois

Lieu 2 : devant le préau avec la crèche vivante

CHANT 3  de l’assemblée:  Ihr Kinderlein Kommet EG 43, 3 strophes – devant la crèche vivante (veau, moutons, des enfants)

TEXTE biblique: Matthieu 1, 18 à 23 par un adulte 

Joseph : Comme nous étions jeune à l’époque !

Marie : Oui,  comme j’étais belle, cette naissance me rendait radieuse !

Chœur parlé : (2 enfants)

C’est Noël !
L’enfant Dieu vient chez nous !
Il vient pour toi, pour moi.
Il vient pour ceux qui sont pauvres comme les bergers :
Ceux que l’on rejette parce qu’ils sont différents,
Ceux qui sont seuls, sans famille, sans ami.
Jésus est né !
La lumière de Dieu éclaire le monde !
Son amour et sa paix illuminent la terre :
Tous les hommes, les femmes, les enfants sont ses bien-aimés !

Chant 4 des enfants : Kinderlied fer d’Wiehnachte 

Prière (2 adultes) 

Merci, Père très bon, pour l’enfant de Noël
Il est lumière qui brille dans notre nuit.
Merci pour les anges que tu nous envoies
et qui nous disent de ta part le sens de notre vie.
Merci pour les bergers
qui ont su se mettre en route et t’accueillir.
Dieu, notre Père, parce que nous croyons en ta lumière,
nous osons te prier pour ceux qu’étouffe la nuit du monde.
Nous te prions
pour ceux qui sont pris par la guerre et qui ont peur,
pour les enfants séparés de leurs parents,
pour ceux que la pauvreté a jeté sur les routes de l’exil,
pour ceux que la maladie a enfermé dans la souffrance.
Pour tous les humains qui sentent la nuit les remplir,
nous te prions, Seigneur, afin que ta lumière brille pour eux,
que la voix des anges chantent pour eux aussi,
et qu’ils partagent la joie des bergers.
Ouvre leurs yeux et les nôtres à ta véritable lumière.

Et ensemble nous prions : Notre Père…

Un enfant invite l’assemblée à un moment convivial de partage à l’extérieur (L’ange ?)
Et comme noël est une fête de partage, partageons quelque bredeles, pain d’épices et une boisson chaude pour se réchauffer : vin ou jus chaud

Crédit : Agathe Douay