Petit pays

Gaël Faye a publié en 2016 son premier roman, primé par de nombreux titres, dont le Prix Goncourt des Lycéens. Il y expose la vie d’un petit garçon, Gabriel, 10 ans, natif du Burundi, avec un talent qui amène le lecteur à rire, sourire et pleurer… et à s’intéresser à ce petit pays qui a connu la si terrible guerre entre Hutus et Tutsis. Mais ce n’est pas ce que l’on retiendra en refermant ce petit trésor de livre !

Le prologue du livre est à découvrir ici 

L’auteur a également écrit une chanson à propos de son pays… avec des images magnifiques. Une belle possibilité de faire découvrir la beauté du pays aux enfants.




Psaume 1 actualisé

Voici une belle proposition d’actualisation du  psaume 1   présenté sous la forme d’un arbre ( voir le fichier ici Psaume_1). Proposition du pasteur Frédéric Gangloff, UEPAL.

 

 

 

Heureux

est l’humain

parmi les siens et sur ses chemins

QUI NE HURLE PAS AVEC LES LOUPS

Ne s’acharne pas à rendre les mauvais coups

Ne se laisse pas embarquer sur des sentiers tortueux

Ne danse pas au rythme de l’argent extorqué au plus miséreux

ET N’ENTRE PAS AU CONSEIL DES VIOLENTS ET DES OISEAUX DE MAUVAISE AUGURE

Il sait que son for intérieur est bien plus fort que ce qu’il ne montre à l’extérieur

Ce petit plus qu’il a au fond des tripes et qu’il médite à toutes les heures

Il n’hésite pas à sourire pour faire signe lorsque tout semble figé par la peur

ET SURVEILLE DAVANTAGE SON DISCERNEMENT QUE LES COURS DE SA LIGNE DE COEUR.

Heureuse est l’humanité qui entre en résistance et se prépare à la guerre

CONTRE TOUTES LES FORMES DE MISERES ET DE DEFIS AMERS

Elle espère une issue heureuse pour que chacun retrouve la liberté

ET PERMET A TOUS DE REDECOUVRIR LA DIGNITE ET LE RESPECT

Heureux est l’enfant qui ne reste pas en rade dans la rue comme seule issue

DONT L’ECRAN NE NOIE PAS LES DERNIERS SOUBRESSAUTS DE SON IMAGINATION ET LA TUE

Et qui n’est pas jugé au seul prix des résultats scolaires et de sa performance

ENTHOUSIASME ET CURIOSITE FONT DE LUI UN DE CEUX QUI SE LANCENT

Heureuse est l’église qui aventure son amour, sa confiance et son espérance

AU CÔTÉ DES HUMAINS DE TOUTES CONFESSION ET APPARTENANCE.

La Bonne-Nouvelle est son remède quand les maux font mal.

TOUS SONT COMME DES ARBRES PLANTÉS AU BORD D’UNE EAU VITALE

Qui donnent en leur temps un fruit au goût génial.

JAMAIS LEUR FEUILLAGE NE SE RIDE, JAMAIS LEUR COURAGE NE CÈDE.

Ils entreprennent de partager tout ce qui leur réussit

ET S’ENGAGENT A APPORTER LEUR AIDE AUX PLUS DEMUNIS

Tel n’est pas le sort

DES MOQUEURS

Qui tiennent

Debout pour

Un temps et

Qui fuient

LES ENNUIS

Et trichent

AVEC LES

SENTIMENTS.

Au moindre

Coup de vent

Ils restent en plan

A la racine, Dieu

Irrigue abondamment jeunes et vieux

 

 

(Adaptation du Psaume 1 – Frédéric Gangloff)




Histoire d’un presque rien

Voici une méditation proposée par Corinne et Jean Lafabrègue, à partir de Marc 6 : 30 à 44 – Jésus nourrit une grande foule. Ils ont adaptés un texte de Titia Es-Sbanti, pasteure à Nîmes.  Ils nous proposent cette méditation avec les figurines bibliques  et un diaporama. Corinne est formatrice AFiBi 

30 Les apôtres se réunissent auprès de Jésus. Ils lui racontent tout ce qu’ils ont fait et ce qu’ils ont enseigné.  31 Jésus leur dit : « Venez avec moi dans un endroit isolé, loin de tout le monde, pour vous reposer un peu. » En effet, il y a beaucoup de gens qui vont et viennent, et les apôtres n’ont même pas le temps de manger. 32 Ils partent dans une barque, seuls, pour aller dans un endroit isolé. 33 Mais les gens les voient partir, et beaucoup les reconnaissent. Alors ils viennent en courant de toutes les villes et ils arrivent avant Jésus et ses disciples. 34 Quand Jésus descend de la barque, il voit une grande foule. Son cœur est plein de pitié. En effet, les gens sont comme des moutons sans berger, et il se met à leur enseigner beaucoup de choses. 35 Il est déjà tard. Les disciples s’approchent de Jésus et lui disent : « Il est déjà tard et cet endroit est isolé. 36 Renvoie les gens dans les fermes et les villages des environs. Là, ils pourront acheter quelque chose à manger. » 37 Jésus répond à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » Ils lui disent : « Est-ce que nous devons aller acheter du pain pour 200 pièces d’argent ? Ainsi nous leur donnerons à manger. » 38 Jésus leur dit : « Vous avez combien de pains ? Allez voir. » Ils se renseignent et lui répondent : « Nous avons cinq pains et deux poissons. » 39 Jésus donne cet ordre à ses disciples : « Dites à tout le monde de s’asseoir par groupes sur l’herbe verte. » 40 Les gens s’assoient, par groupes de 100 et par groupes de 50. 41 Jésus prend les cinq pains et les deux poissons. Il lève les yeux vers le ciel et dit une prière de bénédiction. Il partage les pains et les donne aux disciples. Alors les disciples les distribuent à la foule. Jésus partage aussi les deux poissons entre tout le monde. 42 Tous mangent autant qu’ils veulent.  43 On emporte les morceaux de pain et les poissons qui restent : cela remplit douze paniers ! 44 Et il y a 5 000 hommes qui ont mangé.

PHOTO 1 BIBLE OUVERTE

Ici, Tout est excessif, tout est dilaté : Oublies seulement tout ce que ton cerveau déclenche à la lecture de ce texte. Tout ce que tu as bien appris, tout ce que tu sais ou tout ce que tu crois savoir à propos de ce texte. Lorsque Corinne a ouvert la porte de ce récit, tu as découvert une outrance d’excès dans cet épisode : non seulement à propos du pain, du nombre des gens, mais aussi des mots et des gestes des acteurs sur lesquels le récitant a fait la mise au point de sa focale.

Premier excès : l’ampleur de la foule qui suit / poursuit Jésus et ses disciples. Deuxième excès : la durée de l’enseignement de Jésus. Troisième excès : le ton des disciples. Quatrième excès : la nourriture, cinq pains et deux poissons, excessivement peu pour cinq mille personnes ! Cinquième excès : il reste pourtant des corbeilles pleines à la fin de l’histoire. Il y a donc trop de monde, pas assez de pain,… puis trop de pain puisqu’il en reste … Alors, que faire de tous ces excès, de ces débordements ? Soulevons-les,… un à un … pour voir ce qu’il a en dessous.

PHOTO 2 JÉSUS PARLANT

Le soir tombe… Il se fait tard, Jésus parle encore…

 

 

 

 

PHOTO 3 LA FATIGUE EST AU RENDEZ-VOUS

La foule est toujours là, plus nombreuse que jamais. Et les apôtres n’ont toujours pas mangé.

La fatigue est au rendez-vous.

« Renvoie la foule » disent les apôtres.

 

PHOTO 4 RENVOIE LA FOULE

Serait-ce une interrogation ? Non, c’est un ordre : Qu’ils aillent chercher à manger ailleurs ! Qu’ils rentrent chez eux ! On ne peut tout de même pas s’occuper de toute la misère du monde … « Renvoie la foule » La foule a-t-elle faim ? C’est possible, mais le récit ne le dit pas. Ce que l’on sait, c’est qu’il est déjà tard et que la foule est encore là qui écoute Jésus, comme pour ne pas perdre une miette de son enseignement. La foule semble d’abord avoir faim de Paroles, de sens.Ceux qui ont faim dans l’immédiat, ceux qui invoquent l’heure du repas – et qui interrompront Jésus – ce sont ses propres disciples. « Renvoie la foule » Les disciples décident ce qui est bon pour les autres et à la place des autres. Ils prétendent savoir. C’est aussi ce que tu as peut être entendu dans ta paroisse qui considère que l’Eglise n’a ni les moyens, ni vocation à s’occuper du matériel, du corps et de la justice. « Renvoie la foule » La réponse de Jésus aux apôtres sera brutale : « donnez-leur vous-même à manger… » Autrement dit : débrouillez-vous ! Avec sa réponse, Jésus semble dire : Vous n’avez pas besoin de moi, pas besoin de l’évangile pour nourrir les gens. La réponse à votre question, c’est vous. Donnez-leur vous-même à manger… Jésus semble nous dire : vous avez  trop souvent tendance à demander à Dieu ce que lui vous demande à vous. Jésus détourne notre prière et nous dit que Dieu n’est pas un Dieu auquel on expédie les grands problèmes comme la faim dans le monde, la pauvreté, l’injustice, en mettant sur l’enveloppe : « aux bons soins de Dieu »… Sans imaginer que nous  puissions recevoir un « retour à l’envoyeur ».

PHOTO 5 TEXTE ANCIEN

Le problème des chrétiens, c’est qu’ils demandent des interventions de puissance à un Dieu, comme à un super héros doté de superpouvoirs. Alors que le Dieu de Jésus Christ n’intervient que par amour. « Donnez-leur vous-mêmes à manger… » Le chrétien n’a pas le monopole du cœur, mais la différence, c’est que l’Evangile a saisi son cœur. L’évangile est devenu le moteur de sa vie, il est sa respiration, son souffle. Oui, face au Dieu de Jésus-Christ qui l’a saisi tout entier, le croyant peut seulement dire : « Me voici ». « Donnez-leur vous-même à manger … » Quand tu reçois l’évangile d’une personne. En vérité c’est le Christ qui est l’expéditeur. L’évangile, Il te l’envoie en lettre recommandée : à ton nom ; personne ne peut l’ouvrir à ta place.  Il va falloir lire, entendre, ne plus fermer les yeux, et recevoir cet évangile qui t’envoie dehors en te disant : Va avec la force que tu as. Et continue de rêver pour les autres, pour le monde comme pour toi. Aujourd’hui encore, il te faut croire à l’impossible » et t’y attacher. En effet, il y a deux folies dans le monde : Croire qu’on peut tout faire. Croire qu’on ne peut rien faire.« Donnez-leur vous-même à manger … »

 

PHOTO 6 IL N’Y A QUE CINQ PAINS ET DEUX POISSONS

La réponse des disciples : on n’a que cinq pains et deux poissons, on ne va quand même pas acheter de la nourriture pour une foule de gens ? Mais qui parle d’acheter ? De produire plus ? L’erreur faite par nos églises, et nous la répétons: c’est d’avoir baptisé après coup cette histoire « la multiplication des pains », alors que ce mot n’apparaît pas une seule fois dans le texte biblique !

 

 

PHOTO 7 GROS PLAN SUR LES 5 PAINS ET LES 2 POISSONS

La force de l’évangile de Marc n’est pas dans la « multiplication » ou la surabondance, mais dans ce peu qu’il y a : en effet cinq pains et deux poissons pour cinq mille personnes, c’est rien ! … Ou plus exactement c’est presque rien. Et comme chacun sait, entre rien et presque rien, il y a un « je ne sais quoi » qui fait toute la différence… Quelle différence ? La voici : nourrir une foule à partir de rien, ça s’appelle un miracle. C’est ce que l’évangéliste Marc a voulu éviter. En revanche, nourrir une foule avec cinq pains et deux poissons, c’est proclamer que la véritable offrande à l’autre ce ne sont pas nos richesses mais c’est notre indigence et notre pauvreté. Tout se passe comme si, avec ces cinq pains et ces deux poissons, avec ce « presque rien », l’évangile nous disait : nous avons tous reçu quelque chose, … qui que nous soyons, … d’où que nous venions. Même le plus démuni des humains. Personne ne peut dire qu’il n’a rien reçu. Tu peux donc devenir pauvre si tu ne donne pas. C’est comme l’amour : il n’enrichit, il ne grandit que s’il est donné. L’amour qui donne, se donne, creuse des rides sur le visage de son auteur, il ressemble à un livre qui a été lu et dont on a tourné et retourné les pages. Cinq pains et deux poissons, c’est ce je-ne-sais-quoi ou presque rien qui reçoit toute l’attention de Dieu. Devant Dieu, le presque rien est célébré et fait venir à l’existence ce qui est insignifiant et méprisé aux yeux des humains. Nous sommes tous un « presque rien » infiniment important aux yeux de Dieu. Ainsi combien de fois le presque rien a-t-il transformé notre quotidien ?

PHOTO 8 JÉSUS REMERCIE

Encore une chose qui interpelle dans le récit de l’évangile de Marc, c’est que Jésus remercie Dieu pour les cinq pains et les deux poissons qu’il a entre les mains. Il remercie non pour cette soi-disant « multiplication » mais pour l’indigence, pour ces trois fois rien. Ce qui importe, c’est le merci pour le presque rien qui est là. La dignité du croyant, c’est d’être capable de dire merci à l’avance. Le cœur de l’évangile n’est donc pas de nourrir les foules mais de pouvoir murmurer : Merci pour ces miettes, mon Seigneur et mon Dieu. C’est recueillir avec infiniment de reconnaissance dans le creux de notre main ce peu de pain, ce peu de présence, ce peu de sens qui donne un peu plus d’épaisseur à notre vie. A chacun de nous de voir, de prendre conscience de ces « petits peu » dont nous sommes nourris dans notre vie quotidienne. Que reste-t-il de cette scène ?

 

PHOTO 9 LA FOULE EST NOURRIE

Il reste … une foule que Jésus nourrit sans distinction. On ne sait pas ce que Jésus a enseigné à cette foule, mais, visiblement, c’était une parole pour tous. On ne sait pas non plus qui sont les gens qui constituent la foule : croyants, incroyants, juifs, samaritains, syriens, galiléens, romains, badauds, charlatans, voleurs, malades ? Que reste-t-il de cette scène ? Remarquons qu’au verset 41 Jésus partage le pain certes, mais il donne morceau à morceau à chaque disciple. Jésus ne reste pas sur le reproche, mais Il renouvelle sans cesse sa confiance en nous. Il ne nous désire pas admiratifs, dépendants et passifs. Dieu ne souhaite pas agir seul, tel un super-héros ; mais il nous met en marche, nous révélant notre propre capacité à donner. Et le pain se multiplie de main en main. N’avait-il pas dit : « donnez-leur vous-même à manger «  ? Dans cette occasion tous, … chacun a participé : a partagé avec son voisin. Que reste-t-il de cette scène ? Il reste non pas un repas d’initié, mais un repas aux allures de fêtes populaires avec du pain et du poisson, autrement dit un vrai repas, Cette histoire est une histoire qui invite toutes les Eglises, chaque chrétien à s’asseoir dans l’herbe verte, à déposer  dogmes et grandes idées, et à dire merci pour le pain de ce jour. Que reste-t-il encore ?

PHOTO 10 CORBEILLES PLEINES

Il reste des corbeilles pleines. Ces restes évoquent les autres, tous ceux qui ne sont pas venus au rendez-vous de la Parole. Pour eux aussi il y a encore et encore de la place. Tout est toujours ouvert. Il n’est jamais trop tard pour Dieu. Rien n’est perdu au regard de Dieu. Ces morceaux de pain et de poissons, C’est le pain de Dieu pour le tout-venant, pour le dernier venu, pour ceux qui arrivent en retard, pour ceux qui n’ont pas compris. Ces morceaux de pains et de poissons, c’est Dieu qui reste avec nous au lieu de partir. Il est encore là et à chacun il dit : « je reste avec toi, malgré tes trahisons, grandes ou petites. »Oui, le plus important, c’est Dieu qui reste pour nous apprendre à aimer.  Amen

 

 

Texte : Histoire d’un presque rien

Diaporama : Histoire d’un presque rien diaporama




Offrande EDD Burundi

Les enfants des Ecoles du Dimanche sont invités à découvrir le Burundi et les réalités du peuple Batwa. L’équipe de rédaction du tract des Ecoles du Dimanche a misé sur le thème de la justice et de l’injustice et à aussi  joué avec les mots  « Bats-toi pour les Batwas ».

Le tract des Ecoles du Dimanche est gratuit, disponible auprès des services de catéchèse de l’Eglise Protestante Unie de Belgique, de l’Eglise Protestante Unie de France et de l’Union des Eglises Protestantes d’Alsace et de Lorraine (voir page 8 pour toutes les informations utiles)

Le tract est conçu pour être lu par les adultes (pages 1-2 et 7-8) et par les enfants : « Ta page à toi » (livret central, pages 3 à 6). Pour ces dernier, nous proposons un bricolage (page 3) un jeu (pages 4-5) et une animation biblique (page 6). L’enfant peut bien sûr lire le document de manière autonome, mais nous encourageons la collaboration et le dialogue avec les adultes.

Le texte biblique est tiré de l’évangile de Jean, chapitre 5, les versets 1 à 9a : le paralysé attend au bord de la piscine depuis 38 ans une guérison. Elle viendra par Jésus.

 tract à télécharger : cliquer ici  2018-2019 Burundi

Les réponses du jeu seront plus aisées à partir du moment où l’on nomme les six situations d’injustice. Par exemple

  • dans la cour de l’école, un enfant est tout seul. et personne ne joue avec lui (1)
  • dans la cour de l’école, un enfant se fait confisquer son sac à dos (2)
  • en dehors de l’école, un enfant vend la production de ses parents. Mais la poterie se vend mal par rapport au plastique (3)
  • en dehors de l’école, des enfants travaillent pour aider financièrement leurs parents : les filles font la lessive (4), les garçons fabriquent des poteries (5) et d’autres  mendient au bord du chemin (6).

 

 

 

Autres animations




Au pas d’Abraham

Au pas d’Abraham est une saynète inventée par le pasteur Frédéric Gangloff, UEPAL, pour rappeler l’appel d’Abraham. Saynète pour 3 personnages : Un(e) narrateur (trice), Abraham, Saraï

Narrateur : Mesdames et messieurs, bonjour ! Bienvenue dans notre émission : « on n’ait pas couché » avec l’histoire peu banale de notre arrière, arrière, arrière, grand-papy à tous : Grand papa Abraham !

A cet instant déboule un acteur mal déguisé en nomade sur scène

Narrateur : (s’adresse à l’acteur) Qu’est-ce que tu viens faire là ?

Abraham : Ben ! C’est pour le casting ! On m’a dit qu’on cherchait un Abraham et je me suis dit que ça pourrait le faire ! Enfin, que je pourrai très bien le faire…

Narrateur : Mais enfin, tu as vu ton costume ? On dirait un rideau de douche rayé, avec sur la tête, une serpillère ! Tu ne te sens pas un peu ridicule ?

Abraham : Et vous ? Vous vous sentez comment là avec vos airs supérieurs ?

Narrateur : (vexé) Bon admettons… Si c’est tout ce que …. la production peut s’offrir ? Reprenons… Grand papa Abraham…

Une actrice très mal déguisée déboule sur scène

Saraï : Et moi je suis Saraï, la femme d’Abraham qui rit ! Qui rit ! Qui rit ! Hi ! Hi ! Hi…

Narrateur : Non, mais c’est quoi ce défilé de mode de chez Kiabi ?  Y-a-t-il encore d’autres sapés comme jamais qui désirent participer au carnaval ? Sérieux là ! Je raconte : « Euuh ! Ainsi Abraham était d’Our… »

Saraï : Surtout avec 85 balais, limite date de péremption, et un peu d’our d’oreille aussi…

Abraham : T’as fini de me railler ! T’étais pas une jeunette non plus ! Et la vie était dour dour à l’époque en Irak… Le pétrole n’avait pas encore été découvert… Dieu soit loué ! Heureux temps car, à part faire du camping et traîner dehors, il n’y avait pas beaucoup de distraction… On passait notre temps à jouer au trictrac et à siroter du thé !

Narrateur : « Abraham ! Coucou ! Va vers toi, pars de ton pays, laisse tomber ta famille, tes tentes et les oncles, pour aller là où je te dirai… Je ferai de toi une famille nombreuse et tu seras une source de bénédictions pour tous les autres qui n’ont rien demandé !

Abraham : Vous êtes tous témoins là ! Vous avez aussi entendu ! Cette voix qui me parle tout le temps de larguer les amarres… Je ferai bien d’arrêter le thé au pavot et de passer à l’expresso…

Saraï : Et si tu écoutais tout simplement au lieu d’être bouché ! C’est comme moi qui suis toujours obligée de répéter à longueur de journée : « Tu m’écoutes là ? Qu’est-ce que je viens de dire ? » Après, évidement, quelque fois ça entre par une oreille mais ça arrive rarement au cerveau…

Narrateur : (doucement d’abord et ensuite plus fort) « Abraham ! Oh ! Abraham ! C’est vrai qu’il est dour de la feuille ! (Très fort) Abraham, bouge-toi, fais le premier pas et tu verras là-bas si j’y vais ! »

Abraham : Là de nouveau ! Je ne rêve pas ! Ce n’est pas des voix que j’entends, mais LA voix… Avant il y avait autant de voix que de dieux et chacun parlait pour lui à haute voix ! Quel brouhaha ! Maintenant, c’est la première voix dans le silence qui parle pour et en moi…

Saraï : Trop drôle ! Ici la voix qui va mettre le vieux sur la voie !

Narrateur : Sacrée princesse celle-là ! Abraham ! D’accord, à ton âge, je comprends qu’il te faut un peu plus de temps pour quitter ta kasbah, mais on n’est pas tous à la retraite ni au ralenti… Tu pourrais, un chouia, accélérer le rythme pour finir l’histoire ? C’est bientôt l’heure de l’apéro ! Du coup les actions et les paroles s’accélèrent petit à petit…

Abraham : Yallah ! C’est décidé ! On s’est assez tapés l’incruste ici ! La grande Babel ça va pour un temps ! On a besoin du bon air de la campagne ! Saraï, fais mes valises, je file au far ouest en Ca… Ca… Californie !

Narrateur : Euh ! Mais ma parole, il le fait exprès ! (A Abraham) Psssst… C’est pas la Californie, mais Ca-na-an ! Tu sais là où selon l’agence de voyage Arnaquetours, « Coulent le lait et le miel » Laisse tomber ! Il est dans son trip ! Bon ! Il découvrira tout cela assez tôt, heureusement qu’il ne surfe pas sur Tripadvisor…

Saraï : (se fait remarquer en gesticulant) Houuu ! Tu oublies un détail papy, c’est que tu m’emmènes dans tes valises… Parce que même si je suis un peu rouillée, c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les…

Abraham : Meilleures soupes ! Je sais… Mais en attendant, j’ai encore toutes mes dents… Je sors la titine … C’est pratique, tu fermes une porte et les trois autres s’ouvrent !

Narrateur : Enfin ils ne sont plus sur une voie de garage ! La voix les a mis au pas ! Ils sont bien partis pour être une source de bénédiction… Comme quoi, y a pas d’âge limite pour ce genre de job !

Saraï : Papy, n’oublie pas ton trictrac, tout ton bric à brac, ta quetchua familiale installation instantanée et les transats pour bronzer…

Abraham : Mamie, pense à compter les moutons, les chèvres et emmène le bâton de berger…

Narrateur : Et les voilà partis… sans savoir où aller ! Si ça c’est pas de la sénilité ! Sans GPS intégré… Faut pas avoir peur !

Abraham : Mais j’ai cette voix qui me dit d’y aller avec confiance, pas à pas !

Narrateur : Un aller simple, avec toutes leurs économies et sans assurance de rapatriement…

Saraï : J’ai encore un peu de flouse de côté dans le matelas et j’suis parti avec mon personnel… J’ai un certain standing à respecter ! Tout de même…

Narrateur :  Et dire qu’ils vont devoir passer des frontières, des barrières, des barbelés, des champs de mine, pour devenir…

Abraham : Maboul ! Oui ! J’vous dis pas les démarches administratives pour les visas et les cartes de séjour. Un vrai parcours d’enfer !

Narrateur : Et tout ce parcours du croyant pour devenir…

Abraham : Le papy dans la foi pour celui qui va vers lui et ose aller là-bas !

Saraï : La mamie dans la foi de celle qui y a cru jusqu’au bout pour devenir mère à un âge où d’autres sont déjà arrière grands mamans… Mais est-ce que ce n’est pas dans l’ère du temps ?

Narrateur : Toi, moi et tous ceux qui le veulent… sommes de la famille Abrahams ; une famille vivante d’un Dieu vivant qui marche au rythme de nos pas ! Et nous paroissiens marchons fort de la bénédiction de Dieu qui invite au départ !

Abraham : A chacun d’entre nous Dieu dit : « Va vers toi et voir là-bas car je te suis ! »

Saraï : « Toi et moi, on sera là-bas ou pas ! vous m’suivez ? »

Tout les personnages prennent leurs valises  et s’en vont. Même le narrateur…

Crédit : Frédéric Gangloff, UEPAL




Le grenier de Noël

Célébration de noël avec participation des enfants et jeunes de la paroisse. Le « Grenier de Noël » est une proposition d’Emily HUSER, UEPAL

Acteurs (par ordre d’apparition) :

  • Voix Off
  • Ange Raphaëlle
  • Ange Rébécca
  • Ange Gabriel
  • Marie
  • Angelot 1
  • Angelot 2 + 3 + 4 …
  • Lecteur 2
  • Mage 1
  • Mage 2
  • Mage 3

Chant d: « joie dans le monde »

Accueil :  Le matin nous disons bonjour.  Le soir nous disons bonsoir.  A midi nous disons bon appétit. En ouvrant la Bible nous disons Bonne Nouvelle. Au début du culte nous disons bienvenue pour partager les chants, les histoires, les gestes  qui parlent de Dieu, du monde, de nous.

SCÈNE 1 Voix Off (VO) : NON ! NON ! NON ! CE N’EST PAS POSSIBLE ! Mais qui a mis un tel bazar ? Et comment va-t-on faire pour Noël ???  RAPHAËLLE ! REBECCA ! JE RETROUVE RIEN DU TOUT ! Même pas l’étoile de Bethléem … et pourtant elle brille ! Allez faire Noël avec ce bazar ! RANGEZ MOI CA TOUT DE SUITE ! FISSA !

Ange Raphaëlle: Oui .. oui … ça vient !

Ange Rebecca : Comment pouvait-on savoir que c’est déjà Noël ? Oh lalala … mais quel bazar !!!

Ange Raphaëlle: Ange accessoiriste mais quel métier ! Quand tu as enfin fini de ranger le jardin d’Eden, voilà que Noël arrive !

Ange Rebecca : Tu l’as dit ! Bon dépéchons-nous …. voilà le timing … (extirpe une sorte de déroulé sur un parchemin qu’elle accroche à l’autel … ) Alors en premier il faut l’annonce de Gabriel …..Les deux anges fouillent … remuent des objets en marmonnant « Non ce n’est pas ça », « Mais qu’est ce que ça fait là ? ». L’ange Gabriel arrive tout enthousiaste. Les deux anges continuent de fouiller.

Ange Gabriel : Eh ! Salut les gars ! C’est bientôt à moi … Le grand jour ! C’est GENIAL ! Pourvu que je ne me trompe pas dans mon texte. J’ai un de ces tracs ….

Ange Raphaëlle : mmmmm

Ange Gabriel : J’ai un de ces trac ! C’est un grand jour …. Bon … Vous l’avez ? Parce que j’ai peur de me tromper … Imaginez que je me trompe, bonjour la boulette … Que je dise « Ne crains pas Salomé … »

Ange Rebecca : Tu peux pas tromper … elle s’appelle MARIE ! Marie qu’elle s’appelle … non mais franchement !

Ange Raphaëlle: Tiens ! Le voilà !

Raphaëlle dépoussière un parchemin puis le tends à Gabriel.

Ange Gabriel : Chouette ! Merci  ! J’y vais! Priez pour moi !!! Ça va être historique … Gabriel s’éloigne à tire d’ailes..…. Marie se met en place.

Interlude des enfants 

 

SCENE 2:  L’ange Gabriel s’approche de Marie et la salue. Il déplie son parchemin et lit.

Ange Gabriel:  Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi. Marie le regarde bizarre, l’air inquiète.

Ange Gabriel:  Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. 31Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. 32 Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. 33 Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin.

Marie : Comment cela est-il possible ?

Ange Gabriel : Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. 36 Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. 37 Car rien n’est impossible à Dieu.

Marie : Je suis la servante du Seigneur; qu’il me soit fait selon ta parole! Je magnifie le Seigneur ! Marie et Gabriel s’inclinent pour se saluer. Ils restent pour écouter l’interlude des enfants et a prière 

Interlude des enfants

Prière  (Pendant ce temps là : habillage des anges)

 Marie s’en va. Les anges se placent. Jonathan se faufile jusqu’à la chaire

Chant assemblée : « Les anges dans nos campagnes »

 

SCENE 3: Lumières

Ange Rebecca : Oh lalala … Mais c’est une ca-ta-strophe ! Tu la trouves ?

Ange Raphaëlle:  Je cherches … je cherches !

Ange Rebecca : Mais qu’est ce qu’on va entendre ! … heureusement que les angelots ne sotn pas encore là !

Ange Raphaëlle: Ils ne vont pas tarder ! Faut qu’on la trouve !

Ange Rebecca : Mais où elle est ? MINCE !

Ange Raphaëlle: La voilà ! LOUE SOIT LE TRES-HAUT ! Raphaëlle sort une lanterne. Il a juste le temps de l’épousseter avant que l’angelot 1 arrive.

 Angelot 1 : oh !! Merci beaucoup ! Ils m’attendent ! A tout à l’heure ! L’angelot 1 prends la bougie et file vers l’arrière de l’église … Les lumières s’éteignent .

DANSE DES ANGES Extinction des lumières Les bougies posées sur l’autel, les angelots s’assemblent devant pour écouter le texte biblique  lu à la chaire par le lecteur 2  (il peut lire dans une feuille / une Bible):

 Lecteur 2 : Lecture biblique : Jean 1 v1-12  Au commencement de toutes choses, la Parole existait déjà ; celui qui est la Parole était avec Dieu, et il était Dieu. Il était donc avec Dieu au commencement. Dieu a fait toutes choses par lui ; rien n’a été fait sans lui ; ce qui a été fait avait la vie en lui. Cette vie était la lumière des hommes. La lumière brille dans l’obscurité, mais l’obscurité ne l’a pas reçue. Dieu envoya son messager, un homme appelé Jean. Il vint comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient grâce à lui. Il n’était pas lui-même la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière. Cette lumière était la seule lumière véritable, celle qui vient dans le monde et qui éclaire tous les hommes. Celui qui est la Parole était dans le monde. Dieu a fait le monde par lui, et pourtant le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu dans son propre pays, mais les siens ne l’ont pas accueilli. Cependant, à ceux qu’il l’ont reçue et accueillie, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.

Chant de l’assemblée :  Aube nouvelle s1

 

SCÈNE 4 : Des mages et de l’étoile  Trois mages arrivent du fond de l’eglise, des ccartes en mains, semblants perdus !

Mage 1 : Non, mais c’est où ?

Mage 2 : Je te dis qu’on est perdu !

Mage 3 : On est pas perdus … nous sommes momentanément égarés …

Mage 2 : Oui .. oui … Tu dis ça depuis des coudées ! Moi je dis quo’n auraient du rester à la maison …. Calculer la route avant de se lancer dans cette histoire !

Mage 1 : Il fallait se presser ! C’est un signe ! Le signe que nous attendions ! Un signe de paix …

Mage 3 : Un signe de joie pour tous ! Tu ne te rappelles pas ce que les scribes du roi Hérode ont dit qu’il été annoncé ?

Mage 2 : Si si … je suis un mage qualifié, j’ai de la mémoire : iI est dit : « Et toi Bethléem, terre de Juda, tu n’es certainement pas la moins importante dans l’assemblée des gouverneurs de Juda, car de toi sortira un dirigeant qui fera paître Israël, mon peuple.

Mage 1 : Et voilà ! C’est pourquoi nous ne pouvions attendre et que nous nous sommes mis en route.

Mage 3 : Nous sommes venus d’Orient en suivant l’étoile qui annoncait la venue du roi des Juifs.

Mage 2 : Oui, sauf .. que là … plus d’étoile …. Tu la vois toi ?

Mage 1 : Non pas pour l’instant … bon attends on va demander notre chemin.  S’adressant à quelqu’un de proche : Pardon monsieur, nous cherchons le rois des rois … vous ne savez pas … vous non plus … essayons cette dame là …. Les mages demandent … cherchent un peu partout …. demandent s’ils ont vu l’étoile …. Raphaëlle et Rebecca surgissent discrètement de derrière l’autel …  Les mages se baissent !

Ange Rebecca : Psssssshtttt ! Raphaëlle…

Ange Raphaëlle:  Oui je sais …. on l’avait oublié celle-là …. Je la rallume …. un instant …. L’étoile du sapin s’allume.

Chant de l’assemblée : O du Fröhliche s1-3  (1+3 en all et 2 en fr)

 

SCÈNE 5: saynète de l’étoile 

 1  ( rêveur) Que la nuit est belle! Regardez toutes ces étoiles qui brillent! Elles scintillent avec tant de joie!

2 Et, les amis,  regardez , là…, là- haut cette étoile. Elle est la plus lumineuse, la plus brillante.

3 Oui , elle brille d’un éclat particulier, on dirait qu’elle nous fait signe! Et si on lui parlait, peut-être qu’elle nous répondrait!

4 Quelle idée! Elles ne parlent pas les étoiles. Et en plus, c’est l’étoile du berger, tu peux lui parler longtemps, elle ne te répondra pas non plus.

5 Qu’est ce que t’en sais. Moi je sais ce qu’on va faire, on va lui chanter une chanson, rien que pour elle, elle nous répondra peut-être et nous dira pourquoi elle brille avec tant d’éclat ce soir.

6 Oh, oui bonne idée! On peut toujours essayer….Euh… et si on chantait  » Allume une étoile » ? Joy tu es d’accord pour nous jouer une première fois la mélodie, et ensuite on chantera tous avec toi .

chant REFRAIN : Allume une étoile au milieu de la nuit, allume une étoile aujourd’hui

7 Dis – nous gentille étoile, pourquoi es-tu si brillante ce soir ?

Etoile (voix off) Oh, mes enfants, je suis l’étoile de Noël, je vais conduire jusqu’à l’étable les bergers et je brille insaisissable dans le ciel comme autrefois.

8 Elle parle! Eh, les amis, notre étoile parle!!!!  C’est l’étoile de Noël ! Vas-y, continue, raconte nous ton histoire.

Etoile Mais les enfants, ne savez-vous pas qu’il y a 2000 ans, un sauveur nous est né, et que chaque année, le soir de Noël, je brille d’un éclat particulier.

8 Comment tu dis? Un sauveur? Qu’est ce que ça veut dire?

Etoile Eh bien, il y a 2000 ans dans une humble étable Jésus est né. Il est né en Palestine, on dit aussi Israël, un pays très loin d’ici, dans une ville qui s’appelle Bethléem. Comme il n’y avait plus de place à l’hôtel, ses parents ont passé la nuit  dans une étable. Et c’est là que le petit enfant est né. Sa maman Marie l’a enveloppé de langes et la couché dans une crèche .

7 Couché dans une mangeoire? ça alors, tu parles d’une histoire!!!  Mais ça ne nous dit toujours pas pourquoi tu brilles si fort le soir de Noël?

6 Moi, je crois que je sais: J’ai une petite bible à la maison avec plein d’images dedans. Et là,  j’ai lu qu’il y avait d’abord plein d’ anges dans le ciel qui chantaient. Ils sont même  allés voir les bergers qui gardaient leurs moutons  dans les champs .

5 Mais, oui, tu as raison, les pauvres bergers, ils s’attendaient pas à avoir de la visite au milieu de la nuit . Ils ont dû avoir  la peur de leur vie quand tous ces anges de lumière ont chanté  » Gloire à Dieu dans les cieux »

Etoile  C’est vrai les enfants, mais ces pauvres bergers sont partis aussitôt pour découvrir ce petit bébé couché dans la paille, pour se prosterner devant lui.  Et comme il y avait encore des mages venus d’Orient, il a fallu que je me mette à rayonner très fort juste au dessus de la crèche pour leur indiquer le chemin, car ils voulaient eux aussi adorer l’enfant et lui porter des cadeaux.

4  Ah….Ca y est,….. tout s’éclaire  maintenant ! Eh bien, moi j’aimerai aussi être auprès du petit Jésus, comme les bergers.

3  Oui, c’est vrai, on aimerait tous lui offrir un cadeau en cette nuit de noël , mais nous ne sommes que des enfants…

2 Oh, oui, super idée!!!! Mais moi je n’ai pas d’or comme les mages…

Etoile Chers enfants, offrez lui simplement votre cœur, et tout l’amour que vous porterez à Jésus rayonnera autour de vous comme un soleil. Et surtout, n’oubliez pas, en ce soir de Noël de scruter l’horizon, j’y serai, et je vous écouterai chanter.

1 Eh bien , nous allons rechanter pour toi  » Allume une étoile »

REFRAIN : Allume une étoile au milieu de la nuit, allume une étoile aujourd’hui

SCÈNE 6 : en marche

 Mage 2 : EH! J’ai ! Droit devant ! On y est presque …. on doit passer par là …Ils avancent vers l’autel et se mettent de côté.

 Interlude des enfants 

 SCÈNE 7  : Noël des hommes  Prière d’intercession et Notre Père

Seigneur en ce soir de Noël, nous voulons tout particulièrement te prier pour les enfants et pour les jeunes qui ne parviendront pas à se réjouir ce soir, parce qu’ils connaissent des temps de maladie, de déracinement, de révolte ou d’interrogation. Pour ceux qui les entourent, donne-leur de savoir les écouter, les accueillir, les accompagner dans les temps durant les divers temps de leur vie.

Seigneur, ce soir nous te prions particulièrement pour toutes les personnes âgées dont ce temps n’est pas rempli de joie, parce qu’elles sont seules, seules chez elles, dans leur maison de retraite, parce qu’elles sont malades ou qu’elles n’ont plus la force de se déplacer. Pour te prions pour nos grands parents et te remercions pour la douceur et la chaleur de leur amour, aide-nous à leur apporter joie et réconfort

Seigneur, nous voulons te prier pour nos parents, te remercier pour l’attention, l’amour, la tendresse qu’ils nous offrent. Nous voulons te prier tout particulièrement pour les parents qui sont inquiets pour l’avenir de leurs enfants ou leur propre avenir à cause de la crise, de la menace du chômage et toutes les conséquences de ces temps de crise dans la vie personne, la vie de couple et de famille.

Donne-nous Seigneur de savoir leur témoigner notre reconnaissance pas seulement pour les cadeaux de ce soir, mais pour le cadeau de la vie de tous les jours.

Seigneur entends notre souci pour ceux qui sont dehors ce soir. Pour tous ceux qui n’ont pas de place ce soir. Pour ceux qui errent … qui ne trouvent pas de place  Pour ceux qui sont différents, à qui ont dit vous n’avez pas votre place ici. Pour ceux qui sont malades qui disent « je n’ai pas de place. Je ne suis pas le bienvenu ».
Pour ceux qui n’osent pas toquer et préfèrent rester dehors, sans place.
Seigneur guide les vers une place … une place pour eux !

Ensemble nous réunissons toutes nos prières pour dire ensemble : NOTRE PERE

 Chant de la chorale : Minuit chrétien

Annonces et offrande 

Chant de l’assemblée : Stille Nacht

Bénédiction

Cadeaux …. divers et variés  Les anges Rébecca et Raphaelle surgissent et arrêtent l’assemblée :

Ange Rebecca + Raphaelle : STOP !!!

Pasteur : quoi stop ?

Ange Raphaëlle:  Ben STOP ! C’est pas fini !

Ange Rebecca : Vous avez oublié quelque chose !

Pasteur : Et quoi donc ?

Les anges montrent un sac avec les cartes !

Ange Rebecca ; Ben des cadeaux ! Les cartes de Noël avec tous les anges !

Ange Raphaëlle:  oui ! Ils ont dessiné des anges pour vous les offrir … rappeler que chacun est un ange … messager de Noël !

Ange Rebecca : oh ! Ca c’est un beau cadeau !  LES ANGELOTS ! AIDEZ-NOUS A DISTRIBUER ! Les angelots et les anges distribuent les cartes à l’assemblée … interlude à l’orgue durant la distribution.

 

 

 




Trève de Noël

Célébration de noël en lien avec la guerre 1914-1918 par Emily HUSER, UEPAL

Voix off : Il y a longtemps … si longtemps … cent ans … une terrible guerre s’abattait sur l’Europe, ravageant villes et maisons, transformant les champs en tranchées où des milliers d’hommes s’entre-tuaient …. Voilà cent ans, c’était aussi Noël ….

Soldat 1: (assis sur les marches de l’autel avec un crayon et un bout de papier) : Mes chers parents, voici que s’achève un mois de tranchée de plus. Bientôt ce sera Noël. Je me souviens avec émotions de nos Noëls passés chez nous. Temps de paix où notre petite maison résonnait de chants et de bonheur. Je suis bien loin de chez nous, mais pense fort à vous. Il regarde à droite et à gauche extinction des lumières – Bruits de combats

Soldat 2 : s’assied lui aussi sur l’escalier pour se réchauffer et écrire : Lieblings, Fröhe Weihnachten !  Les deux hommes se regardent … méfiants …  Sons de cloches

Voix off : C’est Noël … malgré la guerre, voici Noël. La nuit si belle … si douce … Pour une nuit, se taisent les armes et les canons.

Soldat 1 : Voilà des mois que nous vivons comme des rats au fond de nos tranchées. Ce soir, les étoiles brillent pour la sainte nuit. Et tout est calme … Il fait juste assez froid pour que cette boue gèle enfin !

Soldat 2: Qu’est-ce que c’est Noël ici ? Pour nous qui sommes loin de chez nous, loin de tout … Et comment parler de Dieu ici ?

Soldat 3: Eh ! Les gars c’est Noël ! (agite un drapeau blanc de derrière la chaire ) Joyeux Noël !! C Pождеством Xристовом ( dire « S rojdestvom Kristovom ») comme on dit chez moi en Russie ! Eh ! Ecoutez comme on chante chez nous ! Davaï !  « Petites clochettes » chant traditionnel russe

Soldat 2 : A toi aussi ! Fröhe Weihnachten !

Soldat 1: Vous êtes fous ! Baissez-vous ! On va vous tirer dessus !

Soldat 3 : agitant son drapeau et sortant de sa cachette. Tirez pas ! C’est Noël ! Quelqu’un veut boire un verre de vodka ? On a du pain !

Soldat 1 : Sortant la tête et se hissant le haut de sa barricade Joyeux Noël ! Pour ce soir c’est la paix ! On hisse le drapeau blanc au milieu. Les soldats se rejoignent au milieu, se saluent, échangent des cadeaux. Puis s’asseyent sur les marches …

Soldat 1 : Regardez-nous ! Qui aurait pu dire que nous fêterions Noël ?

Soldat 2 : Qui aurait dit que là, nous verrions un peu de paix ? Qui l’aurait prédit ?

Soldat 3 : « Voici les ténèbres couvrent la terre et l’obscurité les peuples … » disait Michée …

Soldat 1 : Un russe qui cite les Saintes Ecritures … ben c’est pas bien possible …

Soldat 2 : Bienvenue dans les ténèbres ….

Prophétie de Michée : Voici les ténèbres couvrent la terre et l’obscurité les peuples, mais sur toi l’Éternel se lève, sur toi sa gloire va paraître !

Prophétie de Jérémie : Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem. Voici ton roi vient à toi. Il est juste et victorieux.  Allumer une bougie.

Prophétie d’Isaïe : Un rameau sortira du tronc d’Isaïe, un rejeton naîtra de ses racines, l’Esprit de l’Éternel reposera sur lui.

Assemblée chante ARC 365 Aujourd’hui le roi des cieux – strophe 1

Prophétie de Michée : Et toi, Bethléem Ephrata, tu es la plus petite entre les villes de Juda mais c’est de toi que sortira celui qui doit être le dominateur en Israël et dont l’origine remonte aux temps anciens, aux jours de l’éternité.  Allumer une bougie.

Prophétie d’Esaïe : Sur ceux qui habitent le pays de l’ombre et de la mort, une lumière resplendit car un enfant nous est né, un Fils nous est donné! Allumer une bougie.

Prophétie de Jérémie  On l’appellera conseiller, admirable, Dieu puissant, père éternel et prince de paix. Allumer une bougie.

Assemblée chante ARC 365 Aujourd’hui le roi des cieux strophe 4

Bande-son : Veni veni Emmanuel / Gaudete de « Medieval babes » (CD)

Les enfants portent des lampions allumés et entrent dans l’église au son de la musique, les uns derrière les autres. Ils forment une longue file de lumière. (Possible chorégraphie : tourner autour de l’autel pour former un cercle lumineux … puis poser les lampions sur l’autel)

Soldat 1 : Ce soir, c’est la nuit où Jésus est né…

Soldat 2 : Dans une pauvre étable … froide et misérable comme on chante chez nous !

Soldat 3 : Joie dans le ciel et paix sur la terre … je la connais aussi. Tu crois que les anges chantent pour nous aussi ?

Soldat 1 : pourquoi pas ? Ce soir c’est la paix pour tous …

Soldat 2 : Pour nous, misérables … un enfant est né.

Soldat 3 : Pour nous tu penses ?

Soldat 2 : Regarde autour de toi, tu n’as pas besoin de la paix ?

Soldat 1 : Nous avons tous besoin de paix …  Ecoutez !

Chant : Douce nuit

Prière d’intercession :

Assemblée : Seigneur,  nous t’en prions, allume pour nous des étoiles

Antienne : Allume une étoile au plus noir de la nuit Allume une étoile, aujourd’hui (bis).

Volontaire  1 : Dans la nuit, il y’en a qui doutent, qui se découragent, Ils ne voient plus comment s’en sortir, ni ceux qui les entourent.  Il y’a ceux qui sont tout seuls.

Volontaire 2 : Seigneur, allume pour eux une étoile d’espoir.

Assemblée : Seigneur,  nous t’en prions, allume pour nous des étoiles

Antienne : Allume une étoile

Volontaire 2 : Dans la nuit, il y’a la guerre et la douleur. Des gens ont tout perdus. D’autres se battent et il y’a aussi tous ceux qui sèment la paix …

Soldat 3 : Seigneur, allume pour eux une étoile d’espoir.

Assemblée : Seigneur,  nous t’en prions, allume pour nous des étoiles

Antienne : Allume une étoile

Volontaire 3 : Dans la nuit, il y’a des gens qui sont malades. Chez eux, ou à l’hôpital. Ils ont mal, parfois sont seuls.

Volontaire 4 : Seigneur, allume pour eux une étoile d’espoir.

Assemblée : Seigneur,  nous t’en prions, allume pour nous des étoiles

Antienne : Allume une étoile

Volontaire 4 : Dans la nuit, il y’a tous les enfants du monde et leurs familles. Ceux qui ont de quoi fêter et ceux qui n’ont plus rien … Y’a toi petit Jésus qui vient

Volontaire 1 : Seigneur, allume pour eux une étoile d’espoir.

Assemblée : Seigneur,  nous t’en prions, allume pour nous des étoiles

Antienne : Allume une étoile

Et ensemble nous te prions …..Notre Père

Chant : ô nuit bienveillante

Soldat 1: Oh que c’est beau !  Enfin la paix !

Soldat 2 : Oui, je me souviens encore des crèches vivantes qu’on faisait dans mon village… On lisait l’Evangile, les personnages se mettaient en place. Tout s’illuminait …

Soldat 3: J’aimerai  réentendre ce texte, encore une fois …

Soldat 2 : sortant sa bible usée de sa poche … attends … voilà j’y suis … Evangile de Matthieu …  L’Église est dans l’obscurité. On met en place la crèche

Chant – Bénédiction – Remerciements – Chant




Intouchables

Tout les oppose et il était peu probable qu’ils se rencontrent un jour, et pourtant. Philippe, un riche aristocrate devenu tétraplégique après un accident de parapente va engager Driss, un jeune homme d’origine sénégalaise tout droit sorti de prison, comme auxiliaire de vie à domicile. Pourquoi lui ? Tout simplement parce qu’il ne regarde pas Philippe avec le même regard de pitié que les autres candidats…

fiche d’animation catéchétique proposée par Nadia Savin :  cinekt-intouchables




Le grand partage

Un hiver pire que jamais. Le gouvernement publie un décret obligeant les citoyens français les mieux logés à accueillir chez eux pendant la vague de froid leurs concitoyens en situation précaire. A l’heure du Grand Partage, un vent de panique s’installe à tous les étages dans un immeuble très chic de la capitale.

Nadia Savin propose une fiche d’animation catéchétique cinekt-grand-partage




La famille Bélier

Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans. Elle est une interprète indispensable à ses parents au quotidien, notamment pour l’exploitation de la ferme familiale. Un jour, poussée par son professeur de musique qui lui a découvert un don pour le chant, elle décide de préparer le concours de Radio France. Un choix de vie qui signifierait pour elle l’éloignement de sa famille et un passage inévitable à l’âge adulte…

fiche d’animation catéchétique par Nadia Savin cinekt-famille-belier




Laissez-vous réconcilier !

La prière « Laissez-vous réconcilier! » est un cadeau de la pasteure Sophie LETSCH, qui s’est inspirée du texte de 2 Corinthiens 5 verset 19  » Oui, c’est Dieu qui a réconcilié le monde avec lui, par le Christ. Il ne tient plus compte des fautes des êtres humains et il nous charge d’annoncer cette parole de réconciliation« .

Seigneur, tu offres au monde entier ton amour qui peut tout changer.

Mais qui va le lui annoncer ?

Tu comptes sur moi pour supplier toute l’humanité : laissez-vous réconcilier !

Vous qui doutez de vous-mêmes et vous qui avez tant de regrets : laissez-vous réconcilier !

Vous qui êtes blessés et vous qui avez tant de mal à pardonner : laissez-vous réconcilier !

Vous qui vous entretuez et vous qui craignez d’accueillir l’étranger : laissez-vous réconcilier !

Vous qui ne connaissez pas l’amour de Dieu et vous qui vous sentez abandonnés : laissez-vous réconcilier !

Crédit : Sophie Letsch, pasteure.