Dessiner avec les ombres, vive le soleil !

Matériel nécessaire :
un point de lumière, soit un soleil intense soit une lampe rapprochée ; du papier ; un crayon noir et une gomme ; une figurine; éventuellement un petit support permettant de maintenir la figurine en bonne position (crayon…).

Placez la figurine sur le papier en fonction de la lumière si celle-ci vient du soleil, ou si elle est artificielle, placer la lumière en fonction de la figurine ! Avec le crayon, tracer les contours de l’ombre obtenue.

 

 

 

Vous pouvez modifier ces contours en fonction de l’illustration dont vous avez besoin (vous pourriez supprimer l’ombre des oreilles de l’ours par exemple.)

Le résultat final de la silhouette obtenue peut être assez lointain de la figurine de départ ! C’est ça qui est amusant…

Proposez un concours aux enfants : « Dessiner une scène biblique (à préciser) à partir de figurines sans aucun rapport avec le monde de la Bible ! » Bon amusement !




La boule de vent

La Pentecôte, don de l’Esprit saint, est une notion très vague pour petits… et grands. Peut-être parce que c’est plus qu’une notion ! La Bonne Nouvelle « voyage » dans le monde. Dans le « climat » créé par l’évocation de « La boule de vent », nous suscitons un moment de poésie, nous éloignant de l’explicatif et du descriptif pour approcher un mystère : Dieu est présent par son souffle en nous-mêmes, en tout être, dans notre monde. Comment le sait-on ? Par ce que ce souffle provoque : « Tu ne sais d’où vient le vent… » disait Jésus à Nicodème (Jean 3).

« La boule de vent », est une narration de Bettina Schaller, publiés dans le livre « Tu diras » page 46. Voir le texte ici la boule de vent

Illustration de Danièle Bantz-Boillot. Télécharger le dessin pour le colorier ici DBB la boule de vent NB

Durée de l’animation : moins d’une heure

Matériel : De quoi faire des bulles de savon (on trouve facilement ce petit matériel dans les commerces et l’enfant pourra prolonger chez lui ce moment poétique en emportant l’objet).

Démarche :

  • Accueil, chant… Il faut être à l’extérieur pour profiter des mouvements de l’air mais pas dans un espace trop venté.
  • On trouve de quoi « s’inspirer » dans le récit de « la boule de vent » (page 46). Ne pas lire le texte tel quel mais le reconstruire avec ses propres mots. Les enfants scanderont l’évocation par un « répons » (par exemple « La boule de vent ne s’est pas arrêtée en si bon chemin » ).
  • Puis on laisse les enfants créer des bulles de savon ; on les laisse les suivre des yeux, les admirer…
  • Courte comptine pour arrêter les bulles.
  • On reprend l’évocation et on entre dans le cycle : évocation, « répons », bulles, comptine…
  • Ne pas hésiter à renoncer à toute explication didactique sur la Pentecôte. Le récit et la poésie portent du sens mieux que des concepts.
  • Chant et séparation.

Note :

On trouve dans l’introduction d’un livre du philosophe Peter Sloterdijk (Bulles, Sphères I, Pauvert, 2002) une merveilleuse évocation du rapport entre l’enfant et la bulle de savon : « Pendant le laps de temps où la bulle a vécu, le souffleur a été hors de lui, comme si l’existence de la bulle avait dépendu du fait qu’elle demeurât enveloppée dans une attention qui accompagnait son vol. Tout manque d’accompagnement, toute négligence dans l’espoir et le tremblement qui escortent cette bulle dans son vol aurait condamné cette chose scintillante à un échec prématuré. L’enfant en personne s’élève dans l’espace avec sa bulle miraculeuse… Pendant le laps de temps où la bulle a vécu, le souffleur a été hors de lui… Si l’enfant insuffle sa respiration aux bulles de savon et leur reste fidèle en les suivant de ses regards extatiques, qui, auparavant, a déposé son souffle en l’enfant qui joue ? » (pages 18 à 22).




Eveil Culte à quatre pattes : De Babel à Pentecôte

Eveil Culte à quatre pattes : De Babel à Pentecôte

Le déroulement se cale sur le déroulement type proposé sur le lien suivant:

http://www.pointkt.org/celebrations-et-cultes/comment-structurer-un-culte-pour-les-tout-petits/

Nous nous contentons ici de développer l’animation et le message, ainsi qu’un bricolage qui va avec.

  • Accueil : mettre des bougies pour l’accueil
  • Chant : tout le monde est bien arrivé

 

Animation 1 : introduction  « nous parlons diverses langues »

Animateur:   Bonjour, quand nous voyons une autre personne nous disons « bonjour » ou peut-être « salut ».

Mais le monde est grand. Quand nous allons ailleurs, les gens disent autrement pour se dire « bonjour ».  Par exemple ils disent …

se saluer dans d’autres langues :

  • Buenos dias (espagnol)
  • finlandais se dit hyvää päivää, prononcé « ou-va-pig-va ». « Moi », « terve » et « hei »
  • grec : kaliméra (bonjour)
  • chinois « ne ho » ou « leï ho ».

Et les enfants, vous connaissez d’autres mots pour se saluer ?

Connaissez-vous aussi d’autres façons de faire, sans paroles ?

  • serrer la main
  • embrasser
  • give five
  • s’incliner
  • frotter le nez

Animation qui va avec :

Variante 1 : Prendre une carte du monde et placer des pions dessus quand on trouve un exemple de langue ou de façon de faire. Par exemple pour « se frotter le nez » ce sont les Inuits qui font ainsi : on met un pion sur le Groenland.

 

 

 

 

 

Variante 2 : Placer un grand tissu au milieu, essayer de le mettre en rond, rond comme le monde. L’idéal serait un parachute coopératif. Puis placer les pions un peu au hasard.

  • Chant :

par exemple :  https://www.youtube.com/watch?v=2nYjGy_ZUG8

« hello, bonjour, buonos dis … « 

ou 

« Seigneur, Nous arrivons des quatre coins de l’horizon, Nous voilà chez toi ! Seigneur, Nous arrivons des quatre coins de l’horizon, Dans ta maison. » (JEM 98 ou Arc-en-ciel 214 ou Alléluia 21-19)

Voici une proposition d’animation avec le chant : « Seigneur, nous arrivons » …. les enfants tournent autour du tissu. Sur les derniers mots « dans ta maison » ils se cachent vite tous sous le tissu, comme si c’était leur tente. Recommencer plusieurs fois. Je l’ai testé avec les enfants. Ils adorent, mais sont un peu agités par la suite.  

Animation 2 :   Narration Actes 2

  • Mettre une maison découpée sur carton noir  vers Jérusalem, placer des pions dessus

  • ce sont les disciples : ils sont ensembles, mais
  • ils sont tristes : Jésus est mort et n’est plus avec eux
  • ils ont peur : il y avait des gens qui voulaient du mal à Jésus, que vont-ils faire avec celles et ceux qui aiment Jésus ?
  • ils sont seuls : les autres ne vont pas comprendre pourquoi nous avons tellement aimé ce Jésus
  • ils manquent d’idées : que pouvons-nous faire ? rester ici ensemble tout le temps, cela ne sert à rien ! Mais retourner chacun chez soi? Oublier tout ce que nous avons vécu ensemble ?

A ce moment, alors qu’ils étaient ensemble, il y avait une grande fête dans la ville : la fête de la Bible.

mettre une Bible

Des gens étaient venus de partout pour fêter ensemble parce qu’ils avaient un livre qui parlait de Dieu (à l’époque ce n’était pas un livre comme ceci, mais en ce temps-là on écrivait sur des rouleaux, mais là je vais mettre la Bible telle que nous nous l’utilisons aujourd’hui);

Alors ces gens étaient contents parce qu’ils avaient cette Bible

mais c’est difficile à comprendre parfois

et en plus les gens parlaient diverses langues, donc ce n’est pas évident si on veut en discuter ensemble.

Alors imaginez-vous : tous ces gens à l’extérieur faisant la fête

et les disciples là, enfermés et qui n’osent pas bouger.

Or qu’ils avaient tellement à raconter !

tellement à raconter de qu’ils avaient appris par Jésus

ils auraient pu en parler aux autres et expliquer

mais  comme je vous l’ai dit  (chercher les éléments éventuellement avec les enfants)

ils étaient tristes

ils avaient peur

ils sont seuls

ils manquent d’idée

et là, on ne sait pas comment…

certains ont dit qu’il y avait un vent (inviter les enfants à souffler ensemble)

d’autres ont dit qu’ils avaient senti une chaleur et de la lumière parmi eux et en eux,

(mettre des petites rouleaux de papier crépon rouges et jaunes et orange parmi les pions)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et toute angoisse et toute tristesse ont commencé à disparaître

(ouvrir les rouleaux pour qu’ils couvrent le noir)

 

 

 

 

 

 

 

c’est comme  si cela les poussait dehors

(étaler les rouleaux et faire avancer les pions des disciples dans toutes les directions)

 

Mais que va se passer ?

Ils vont tomber sur des gens qui ne parlent pas leur langue?

qui ne les comprennent pas ?

qui vont leur faire du mal ?

Mais, curieusement ils n’avaient pas peur.

Non, là ils étaient remplis de confiance, ils avaient du courage …quelque chose les portaient et puis, ils ont osé et cela a marché !

Cela c’est très très bien passé !!!

Ils se sont compris !

Ils se sont parlé !

La fête était encore plus grande qu’avant !

Ces gens de toutes langues avaient une joie immense d’entendre ce que les disciples avaient à dire et, la fête était encore plus grande !

Tous ils étaient liés les uns aux autres et Dieu était avec eux !

Mettre bible et la lumière au milieu

Les rouleaux jusqu’au bout de la carte ou du tissu

Les enfants aident à mettre des pions en cercle autour de la bible et la lumière

  • Chant : Alléluia, Gloire au Seigneur dans les langues diverses

Prière

Nous te disons merci Dieu,

car par ton Esprit tu nous encourages,

tu nous accompagnes vers les autres,

et, ensemble, nous découvrons que tu es avec nous.

C’est pourquoi dans toutes les langues et partout dans le monde nous prions :

Notre Père

Bénédiction

Que le Seigneur vous bénisse.

Qu’il vous donne le courage d’aller vers les autres.

Qu’il vous remplisse de joie.

Qu’il se fasse sentir sa présence

  • Chant : L’amour de Dieu est si merveilleux (cf l’article sur le déroulement d’un culte à 4 pattes)

 

3. Bricolage  après le culte : Préparer un vitrail de pentecôte

Matériel nécessaire : masking tape, bâton de colle, papier vitrail découpé, une colombe découpée

  1. marquer avec le masking tape les contours des maisons
  2. frotter de la colle sur la vitre à l’intérieur du masking tape
  3. les enfants appliquent des bouts de papier de vitrail
  4. coller la colombe dessus
  5. ajouter quelques pièces de papier qui tombent de la colombe sur les maisons

  ce qui donne : 

vitrail extérieur

vitrail intérieur




Prière acronyme Pentecôte

Voici une prière acronyme sur le thème de Pentecôte. Elle a été composée par des enfants …  à réécrire avec les plus âgés !   

 

 

 

Pendant que les disciples

Effrayés se tiennent enfermés

N’osant plus sortir ni ouvrir la porte,

Tu es là,

Esprit de Dieu

Coupant net toutes les peurs

Ouvrant grand les cœurs,

Transmettant à chacun l’assurance de ta présence,

Et ton amour éternel.




Cartes de vœux pour la Fête de Pentecôte

Titre :  Cartes de vœux pour la Fête de Pentecôte. Voici une idée qui nous vient de Poissy. Les catéchumènes des paroisses catholique et protestante ont dessiné et écrit des cartes l’occasion de la fête de Pentecôte, la fête de l’Eglise.  Auteur: Virginie MOYAT

carte pentecôte crédit photo Virginie Moyat

 

 

 

 

Ces cartes ont été envoyées aux personnes malades ou âgées des deux communautés comme un signe de lien. Un double témoignage donc : l’Eglise est œcuménique et solidaire.

Démarche :   Dans les deux groupes de KT était abordé le récit de la Pentecôte d’Actes 2, 1 à 13.  Après échanges et explications, chaque jeune a essayé d’en tirer un message à transmettre. Voici par exemple, ce qu’un jeune a écrit : « Vous ne serez jamais seul. Dieu avec vous ! ».  D’autres ont juste mis une décoration concernant la pentecôte et un message pour le destinataire au dos de la feuille.  Ce groupe a travaillé sur des feuilles en papier A4 décorées à l’aide de pastels. Mais on peut aussi utiliser du papier Canson coupé en A6, ou un A5 plié et d’autres matériaux de décoration comme de la peinture ou des découpages. Que l’Esprit vous inspire! C’est la démarche de la communication et de lien qui compte.




Pissenlits de pentecote

images_id1425 pissenlit photoUn sens nouveau pour ce geste connu et aimé des enfants : souffler sur la fleur de pissenlit, et ainsi devenir complice de l’Esprit de Dieu, être éveillé au mystère de pentecôte. A réaliser de préférence en extérieur.Matériel : un vase rustique avec un bouquet composé de quelques fleurs de pissenlits bien jaunes et de nombreuses tiges en boules blanches (ombelles) fraîchement cueillies.

 

Justement, pour que le royaume de Dieu rayonne de notre maison et féconde le monde, on peut déjà commencer à faire fleurir un peu ce règne en semant des petites graines d’amour, puisque Dieu est amour. Ces petites graines fleuriront là où l’Esprit aura soufflé, dans notre famille, à l’école, au travail.Pentecôte… Qu’est ce que cela évoque pour vous ?
Faire répondre le public ou évoquer ces réponses
Le début de l’église. Le feu, le vent, Le souffle de l’Esprit de Dieu, la bonne nouvelle annoncée à tous, le royaume de Dieu en train de s’établir sur la terre,….
Lire le passage Actes 2. 1-2 « Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Tout à coup, il y eut un bruit qui venait du ciel comme le souffle d’un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie. »

Que notre souffle se joigne à celui de l’Esprit !

Les enfants s’avancent et, au signal, tous ensemble, soufflent sur les ombelles de pissenlit. Chacun effeuille les sphères étoilées à sa manière, rapidement ou lentement, dans une direction choisie. Ils peuvent rester immobiles ou se déplacer.
Les petits parachutes (les aigrettes) portant les graines se détachent alors, s’envolent dans le vent, portant une promesse de vie. Souffle de l’humain et souffle du ciel s’entremêlent pour créer une danse avec d’infinies variations.

Auteur : Catherine Ulrich




La fête de Pentecôte

La fête de Pentecôte – Accueillir l’Esprit de Dieu de Rainer Oberthür illustrations de Renate Seelig, adaptation française Christian Bonnet et Vital Gerber. Pourquoi fêtons-nous Pentecôte ?

Cette fête donne à un enfant l’occasion de poser des questions à son papa…

Pourquoi fêtons-nous Pentecôte ?

Est-ce que cette fête a quelque chose à voir avec Pâques ?

Et que signifie cette histoire de langues de feu et de Saint-Esprit ?

Est-ce que la Bible raconte quelque chose au sujet de Pentecôte ?

Des langues de feu qui descendent du ciel ? Qu’est-ce que cela signifie ?

La fête de Pentecôte donne ici à un enfant l’occasion de poser des questions à son papa.

La discussion qui s’ensuit parcourt différents récits de la Bible. L’enfant y découvre que l’Esprit de Dieu a toujours été présent parmi les humains, au commencement de la création comme au jour de Pentecôte, qui marque les débuts de l’Église.

Cet Esprit d’amour continue d’agir, aujourd’hui encore, dans la vie des croyants.  Prix : 12,50 € TTC

 

 




Mandala de Pentecôte

Mandala, terme sanskrit signifiant cercle. Colorier un mandala apaise le dessinateur.
Lames de feu, vent et poissons se retrouvent dans ce mandala dessiné pour Pentecôte.
Coloriage pour enfants de 6 ans et plus.

Tiré du dossier «  Ascension et Pentecôte » du Service de Catéchèse de l’UEPAL.

Résumé : L’Esprit de Dieu est donné à chacun
Matériel : feutres ou crayons de couleurs

Modèle cliquer ici




De Pâques à (passé) Pentecôte, avec un arbre à prières…

  Nous vous proposons ici une idée pour plusieurs célébrations, entre la semaine sainte et la fin de l’année scolaire, avec en fil rouge un « arbre à prières ».

 

  • Matériel  nécessaire, au fur et à mesure du déroulement du calendrier :
    Une grande croix en bois
    Un arbre vivant assez grand aussi (ficus, par exemple)
    Des feuilles d’arbre en papier, des fleurs en papier, des fruits en papier… Cela peut être préparé lors d’une séance précédente, à l’école du dimanche.
    Des attaches (style crochets pour boules de Noël ou petits fils de fer)
    Des stylos bille
    Des jeunes pousses d’arbres (noisetier, ou autre…)dans des pots de terre
    Des ‘fleurs communautaires’ en papier sur des piques à brochettes (chorale, diaconie, edd, kt, consistoire*, …)

Notre série de cultes a commencé le Vendredi Saint, par un culte liturgique où une grande croix de bois, nue, était placée en évidence. Nous nous sommes permis les accessoires suivants : une couronne tressée de fils barbelés et une couverture rouge déposés au pied de la croix.

Le dimanche, voici Pâques ! Devant la croix du vendredi, un arbre (un grand ficus, en l’occurrence) a poussé ! A la place de la couverture rouge du vendredi se trouve un drap blanc, plié. La couronne en fil de fer peut être laissée ou enlevée, et remplacée par des pots de parfum, à vous de voir comment vous développez votre thématique pascale.
Sur certaines chaises, dans le temple, nous avons par avance déposé des découpes de papier en forme de feuilles d’arbre, en différents tons de vert, et sur d’autres, des découpes en forme de fleurs, de toutes les couleurs.
Après une brève introduction : «La croix du vendredi Saint était un symbole de mort, de deuil, de souffrance et de tristesse. Mais ce matin, le tombeau est vide ! Christ est ressuscité, c’est la victoire de la Vie sur la mort, comme annoncé dans les Ecritures ! Notre ‘bois de mort’ devient un arbre de vie… Louons Dieu pour ce matin de Pâques ! »

Chacun est invité à écrire une courte louange, une prière d’action de grâce sur sa feuille verte, et à venir l’accrocher à l’arbre, devant la croix… Les petits crochets sont distribués par une personne.

Au moment de l’annonce de la Grâce, ceux qui ont des fleurs en papier sur leur chaise sont invités à écrire une prière d’humiliation ou de remerciement pour le Seigneur. Et à venir l’accrocher à l’arbre à prière, pendant un chant, par exemple.

Des feuilles et des fleurs excédentaires sont laissées à disposition de tous (sur une table, au fond du temple) jusqu’à la fin de juin.

Quelques semaines plus tard, lors du culte de Pentecôte, des jeunes reçoivent le baptême ou proclament la confirmation de leur foi. Lors de ce culte, ces jeunes sont invités à écrire leur confession de foi sur des papiers en forme de fruits ! Qui sont eux aussi accrochés dans l’arbre à prière, resté exposé toutes ces semaines passant.
Des fruits de papier sont aussi laissés à disposition de tous jusqu’à la fin de juin.

Enfin, lors du culte de fin d’année, à la fin du mois de juin, nous avons disposé sous l’arbre, toujours bien placé, des pots de terre contenant de jeunes poussent (des noisetiers !) et des ‘fleurs communautaires ‘, fleurs en papier attachées sur des piques à brochettes, sur lesquelles nous avons écrit toutes les activités d’églises écloses grâce au bois de la croix, mais aussi grâce aux prières de louange, de remerciement, d’humiliation, aux confessions de foi : le consistoire*, la diaconie, l’école du dimanche, le caté, la garderie, la chorale, le conseil d’administration, etc. Le pasteur a prêché sur ce thème de l’engagement dans l’Église, qui vient comme signe visible des fruits de la Grâce.

Encore une idée: l’arbre à prière pourrait commencer avec le bois des rameaux du dimanche avant Pâques, où de fines branches pourraient être garnies pour accueillir le roi ! Et le Jeudi Saint, du petit bois de ce même arbre pourrait avoir été utilisé pour le feu qui a cuit les galettes de pain sans levain… Voilà des pistes que nous n’avions pas exploitées, mais qui pourraient l’être.

Pour terminer, il nous faut encore essayer de vous décrire l’effet, dimanche après dimanche, de l’évolution de cet arbre. Des visiteurs, venus intéressés surtout par l’architecture du bâtiment (dans le cadre des journées du patrimoine…), ont laissé de nombreuses prières et intercessions accrochées à l’arbre. Des jeunes mariés, ainsi que leurs invités ont encore ajouté spontanément feuilles, fleurs et fruits. Personne n’est allé lire par curiosité les mots des autres, mais tout le monde s’est réjoui, semaine après semaine, de voir l’arbre se couvrir des prières de tous.
A chaque occasion, il a été rappelé que notre ‘arbre à prière’ n’était qu’un signe, un outil didactique, un support, et que toutes les prières et confessions de foi adressées à Dieu dans nos cœurs ne manquaient pas de porter des fruits…

A vous maintenant de vous approprier l’idée, si elle vous semble porteuse de semences pour votre communauté, et de voir dans quelle mesure vous intégrez de façon plus ou moins marquée un travail avec les enfants (explication de différents types de prières, préparation des découpes de papier, écriture de prières…) et les jeunes (écriture de prières, recherche des différents aspects communautaires qui s’enracinent dans l’Eglise pour les ‘fleurs communautaires ‘, confession de foi…) dans ce projet.

* en Belgique, équivalent du conseil presbytéral. Nos districts sont équivalents aux consistoires français.

Crédits: Marie-Pierre et Vincent Tonnon, Guillemette Courdesse

 

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Pour une rencontre autour de Pentecôte

Pour des enfants de 9 à 12 ans – Nous vous proposons ici un aperçu de la démarche de « Regards d’Artistes » pour une animation autour de la Pentecôte. Un aperçu, car la démarche de ce dossier de la S.E.D. consiste à entrer dans une atmosphère autour de plusieurs œuvres et d’en choisir une plus particulièrement pour l’étudier.

Ici, nous avons fait le choix du tableau d’Emil Nolde : La Pentecôte de 1909, et nous vous suggérons quelques outils afin d’entrer dans l’œuvre du peintre, puis dans le texte biblique qui lui fait écho pour finir par une synthèse de ces deux lectures en un tableau récapitulatif.

  • Emil Nolde (1867-1956)

Peintre et graveur allemand.

Son œuvre, d’inspiration souvent religieuse, est l’une des plus caractéristiques de l’expression allemande.
La Légende de Marie l’Égyptienne (1912 – Hambourg) en est un très bel exemple. L’expressionnisme allemand (1905-1914) se manifeste à travers toutes les formes créatrices, non seulement la peinture, mais aussi le théâtre, le cinéma, la musique. II est la volonté d’une émancipation philosophique, morale et esthétique.
L’art va donc se dresser comme une protestation et pour les peintres de ce mouvement, tel Emil Nolde (mais aussi Derain, Vlaminck, Macke, Kandinsky, Marc, etc.), le tableau doit être un choc, une brûlure.
Tous ces peintres, ces musiciens, ces écrivains – une avant-garde, comme on dira plus tard – communient dans la foi d’une nouvelle ère spirituelle.

Emil NOLDE, La Pentecôte, 1909, 87 X 107, Berlin, Galerie nationale

=> Étape 1 : observe le tableau
À l’aide de la grille de lecture d’images ci-dessous, les enfants peuvent commencer leur enquête.

Regarde et relève ce que tu vois :

• les scènes décrites : combien existe-t-il de lieux différents ? Qu’est-ce qui est au centre du tableau ? Existe-t-il un lien entre les différentes scènes ? Quel rapport ?
• les couleurs, les contrastes, les jeux de lumière
• les formes : arrondies, rectilignes, courbes, lignes brisées…
• les plans : premier plan, deuxième plan, fond, environnement
• les personnages : mise en valeur, place, vêtements, attitudes, regards, gestes, mains…
• les symboles
• les indications écrites

À ton avis…

• qui sont les personnages ?
• de quelle scène biblique s’agit-il ?
• qu’est-ce que le peintre veut exprimer ?

Quand l’enfant ou le groupe d’enfants estime avoir décodé un certain nombre d’éléments, le catéchète peut les inviter à regarder la fiche « Clef de lecture » de l’œuvre étudiée. Cette fiche reprend les éléments importants du tableau. Elle apporte des précisions… et souvent elle conforte ce que les enfants ont déjà mis en évidence !

=> Clef de lecture La Pentecôte, Emil Nolde (1909)

La scène se situe dans un lieu apparemment clos. Pour situer la scène plus précisément, il y a peu d’indications, si ce n’est au premier plan, une table.

II y a onze personnages qui forment un cercle autour de la table. Un personnage semble avoir un rôle prépondérant : ses mains sont jointes, dans l’attitude de la prière. On sent une très grande proximité entre les personnages : la main posée familièrement sur l’épaule, le bras tendu, la main jointe, reflètent sûrement un partage d’émotions et une grande confiance.

La scène semble à la fois fermée et ouverte. Le spectateur participe à l’événement par le fait que trois des personnages semblent le regarder. À gauche, les yeux sont baissés. À droite, ils sont largement ouverts. Au premier plan, on peut remarquer deux personnages qui se regardent. L’on ne sait pas si ce regard est destiné à faire saisir toute la portée de l’événement. Bouches ouvertes comme si une parole allait être dite, ou bouches bées d’étonnement. Bouches fermées parce que l’événement est saisissant et qu’on le vit d’abord.

Sur chaque tête repose une petite flamme violine, sorte de flamme de feu.

Le peintre a utilisé des tons sourds, une pâte épaisse et lourde. Les onze apôtres présentés ici sont des hommes rudes, de la vie de tous les jours, pêcheurs de Galilée, enracinés dans la vie quotidienne. La carrure de celui qui est sûrement l’apôtre Pierre (au milieu, les mains jointes), est imposante.

Les visages sont bruts, les traits soulignés (notamment les arcades sourcilières).
Le fond de la toile est sombre, avec des bleus de vitraux. Le volume du manteau d’un bleu turquoise allège la scène et accentue la lumière, inondant la table et les visages.

Le peintre a certainement voulu rendre l’étonnement/éblouissement de la venue de l’Esprit Saint, lorsque les apôtres se réunissent en ce jour de fête juive de la Pentecôte (à la fois fête des moissons et fête de l’Alliance).

=> Étape 2

Lire le texte biblique qui tait écho au tableau : Actes 2,1-4

1. Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble.
2. Tout à coup il y eut un bruit qui venait du ciel comme le souffle d’un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie.
3. Alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux.

4. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler d’autres langues, comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer.

=> Grille de lecture du texte biblique

• Souligne d’une couleur les indications de lieux.
• Souligne d’une autre couleur les indications de temps.
• Attribue une couleur à chaque personnage. Souligne, de la même couleur, les verbes d’action dont ils sont sujets (dans les propositions principales).
• Découpe le texte en 4 Actes :
– acte 1 : commencement,
– acte 2 : l’action se noue,
– acte 3 : l’action se dénoue,
– acte 4 : fin.
 

=> Pour trouver de l’aide… Voici un index symbolique et biblique
• ÉGLISE
Vient du grec ekklesia qui, désigne l’assemblée du peuple comme force politique.
Pour un chrétien, l’église désigne l’assemblée des croyants en Jésus-Christ.
• ESPRIT SAINT
C’est d’abord le souffle de Dieu présent à la Création (Genèse 1). Il se manifeste aussi dans les paroles des prophètes de l’Ancien Testament. Lors du baptême de Jésus il apparaît comme une colombe. Jésus promet à ses disciples la présence d’un esprit de consolation et d’amour de Dieu pour les guider et pour accompagner son Église. Souffle, flamme, feu, respiration sont autant d’images pour parler de l’Esprit Saint : c’est grâce à lui que les chrétiens sont capables de continuer l’œuvre de Jésus.

• MISSION
Envoi vers les autres
– dans l’Ancien Testament, Dieu envoie ses serviteurs (Moïse pour aller libérer son peuple) ;
– Jean-Baptiste est envoyé comme messager avant Jésus ;
– Jésus, lui-même, est l’envoyé du Père.
La Pentecôte est la réalisation de la promesse faite par Jésus à ses disciples lors de l’Ascension : « vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la Terre. » (Actes des Apôtres 1,8).
C’est le point de départ de la mission des disciples : porter la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu dans le monde. C’est encore la mission des chrétiens à l’heure actuelle, qui se manifeste en vivant fidèlement selon l’Évangile du Christ.

• PARLER EN LANGUES
Prière de louange adressée à Dieu et nécessitant un interprète pour être comprise des autres.
À la Pentecôte, les disciples annoncent les merveilles de Dieu en des langues existantes que les étrangers comprennent. Le don de l’Esprit rétablit ici l’unité de langage qui s’était défaite à la Tour de Babel (Genèse 11,1-9) et préfigure ainsi la dimension universelle de la mission des apôtres.

=> Etape 3 : synthèse

À l’aide du tableau comparatif, l’enfant ou le groupe peut noter toutes les découvertes qu’il a faites au cours de ces deux lectures :
• souligner ce que le peintre a particulièrement mis en évidence,
• noter les différences entre le texte biblique et l’œuvre d’art,
• découvrir l’interprétation théologique du peintre et la comparer avec celle de l’auteur biblique.

faire un TABLEAU COMPARATIF

  • éléments spécifiques à l’oeuvre d’art
  • éléments communs aux deux
  • éléments spécifiques au texte biblique.

 

 




Pentecôte : des messages à souffler

Objectif de cette animation : faire comprendre combien le souffle est à la fois créateur, vivifiant  et qu’il apporte la paix et la joie. Proposition d’Evelyne Schaller

illustrations_Evelyne_messagesMatériel : des carrés prédécoupés sur des feuilles. On peut prendre du papier coloré.

L’action du Saint Esprit brise les verrous de la peur, de la tristesse, de l’inactivité et ouvre à la communauté et au partage de cette joie.

Texte biblique : Evangile selon Jean, chapitre 20 versets 19 à 23

Discussion suite à la lecture du texte, avec les enfants à partir d’une question : « quels sont les trois mots qui transforment l’état des disciples dans ce texte ? »
Mots à trouver : la joie, la paix, le souffle.

Animation :

Temps 1 : après la lecture du texte biblique et la discussion, on invite les enfants à participer à «  l’esprit de paix et de joie », en inventant des messages à souffler.
Ces messages sont préparés ensemble à partir de la phrase qui suit :
« Avec l’Esprit de Dieu tu peux … », en demandant aux enfants de construire ces petites phrases avec des mots liés à la créativité.

Exemples : avec l’esprit de Dieu, tu peux

  • tisser des rubans d’amitié
  • jouer la mélodie de la bonne humeur
  • assembler des puzzles de bonnes idées
  • peindre la vie avec des couleurs de joie
  • inventer des projets pour faire grandir la paix
  • créer des mots pour dire ton amour- à Dieu, à ton prochain
  • pardonner les offenses
  • puiser du courage quand tout parait difficile
  • écouter l’autre avec son coeur

Temps 2 : chaque enfant prépare autant de carrés, en feuilles de couleur, où il inscrit des phrases telles qu’ils viennent d’en trouver ensemble

Temps 3 :Soit dans le groupe, soit en famille, ou lors d’un culte, les enfants sont invités à poser leurs messages au creux de leur main et à souffler  pour qu’ils se dispersent aux quatre vents.
Enfin : Chacun est invité à en ramasser un et à mettre en pratique la parole qui lui a été soufflée.

Evelyne Schaller




Petit conte pour Pentecôte

II avait le souvenir précis d’un incroyable bien être ! Qu’est-ce qu’on était bien dans ce petit monde ! C’était un monde tout rond, enfin presque rond ! avec un ciel et une terre tout lisses, tout propres. Lorsque le monde tournait, le ciel devenait la terre, le haut devenait le bas, et c’était amusant de glisser sur la paroi bien lisse et bien propre de ce petit monde. II n’avait rien à faire, dans ce petit monde.  Juste à dormir, juste à se laisser vivre, juste, à s’étonner.

II se souvenait de s’être posé la question sur l’extérieur de son monde, au-delà des parois. II s’était posé la question parce qu’il entendait des voix ! Des voix aiguës et des voix graves, des voix douces et des voix dures, des cris et des chants. C’est drôle de savoir qu’il y a un autre monde à l’extérieur de son propre monde. Une autre vie ailleurs. II s’était dit que de toutes manières, il était bien mieux dans son monde à lui. Il était à l’abri, il était au calme, et les parois de son monde étaient si lisses et si propres.
Un phénomène l’intriguait et il ne savait pas l’expliquer. Le plus souvent les parois du monde rond étaient transparentes et de l’extérieur venait de la lumière, une sorte de clarté qui inondait les murs clos de son univers. Mais bizarrement il faisait alors très froid et il grelottait. Plus l’extérieur était visible, plus la lumière entrait, et plus il avait froid !
Parfois, quelque chose venait recouvrir son petit monde rond. II avait alors très peur ! Cela faisait comme un bruit sourd, plein de choses frottaient contre les parois, et tout était noir d’un seul coup. II se souvenait clairement de la peur qu’il avait à ce moment-là, tout seul dans le noir… mais il se rappelait aussi de l’étonnante chaleur qui l’envahissait. D’un coup il faisait très chaud ! II avait peur et il était bien, les deux en même temps.
Et puis est arrivé ce jour inoubliable ! Tout avait commencé la veille. Dans le ciel de son monde il y avait eu un léger craquement et la paroi s’était fendue. Oh ! pas beaucoup d’abord ! Juste une fissure en forme d’un éclair dans le ciel si lisse et si propre de son monde. Ce devait être le monde de l’extérieur, une force mauvaise qui s’en prenait à son univers, le mal qui se manifestait en brisant son ciel. Car que pouvait-il y avoir de bon dans l’autre monde ? Rien ne pouvait être meilleur que sa terre à lui, et on en voulait à sa tranquillité, il en était sûr. Dans la nuit, d’autres fissures apparurent, et il comprit que rien ne résisterait, que les parois étaient trop fines, que l’extérieur était trop fort… Sa terre et son ciel si lisses et si propres se détruisaient et son coeur était rempli de frayeur.
C’était la catastrophe ! Alors il s’est retrouvé titubant, ébloui par la lumière, effrayé par le froid soudain… Alors il s’est retrouvé à l’extérieur.
Tout de suite, on l’a poussé, bousculé… Lui ne pouvait voir, car la lumière de l’extérieur était trop forte. Mais lorsque ses yeux s’ouvrirent doucement, il vit des choses étonnantes : le monde à l’extérieur était immense, la terre était large, le ciel était haut, inaccessible ; rien n’était lisse, et le sol était plein d’obstacles. Et puis il y avait d’autres êtres comme lui : tous se bousculaient, et se donnaient des coups de becs qui faisaient mal, et il fallait courir pour être le premier à la mangeoire, et c’était le plus fort qui y arrivait, le plus rapide, le plus grand… Oui ! le monde extérieur était impitoyable
Et pourtant, il ne regrettait pas le temps où il était dans l’abri bien chaud de l’oeuf aux parois bien lisses et bien propres ! II était heureux dans la basse-cour de la ferme où il était né. C’est vrai ! la vie était difficile, il fallait affronter les autres, quelquefois il faisait froid, et il y avait les chiens qui faisaient peur… Mais il était heureux !
Quand il était à l’abri dans son monde clos, lisse et propre il lui manquait l’essentiel, l’amour. Maintenant c’était si bon l’attention de ses parents, si bon de pouvoir de leur faire plaisir. C’était si bon l’amitié et l’entraide avec les autres poussins. Jamais, il n’avait pensé que pouvaient exister dans ce monde si vaste, la chaleur de l’amitié, la volonté de construire un monde plus juste, le regard vrai de ceux qui aiment et la certitude d’être liés les uns aux autres.

Gérard SCRIPIEC, Toulouse
pasteur Eglise Réformée de France

PointKT n° 25 Janvier, février, mars 1999




MERCI pour l’Offrande des Ecoles du Dimanche au Liban

Voici des remerciements pour l’offrande des enfants des écoles du dimanche 2018. C’était au profit d’écoles accueillant des enfants syriens réfugiés au Liban. Montant reçu : 23 466 €. La lettre ci-dessous a été  écrite par le Directeur de l’Action Chrétienne en Orient, Mathieu Busch.  Enfants des écoles du dimanche, recevez ces remerciements émus,  remplis de joie et d’espérance …et surtout un grand merci !

Des images pour montrer le travail effectué

Chers enfants des écoles du dimanche, chers monitrices et moniteurs, animatrices et animateurs, parents et pasteur(e)s,

Un immense merci pour tous les dons qui nous sont parvenus de France et de Belgique lors de l’offrande des écoles du dimanche 2018 ! Souvenez-vous, cette collecte était destinée à soutenir des écoles qui accueillent des enfants syriens réfugiés au Liban. 23 466 € ont pu être collectés ! L’Action Chrétienne en Orient, association missionnaire protestante, a pu remettre cette somme à l’Eglise du « Synode Arabe » (NESSL). En effet c’est cette modeste Eglise réformée de langue arabe, présente au Liban et en Syrie, qui a monté ce programme d’aide scolaire destinée aux enfants les plus pauvres des camps de réfugiés. Depuis le début du programme en 2016, six écoles ont été mises en place et plus de 700 enfants en ont bénéficiés. C’est peu au regard des besoins de centaines de milliers de réfugiés syriens au Liban mais pour ces 700 enfants cela change leur vie !

Les enfants, garçons et filles âgés de 6 à 12 ans environ, sont accueillis chaque jour ouvrable de la semaine durant une grande matinée. Les écoles leur permettent d’accéder à l’éducation : la plupart d’entre eux n’en avaient jamais reçu sans compter les plus jeunes qui sont nés dans les camps. En plus du programme scolaire syrien les enfants apprennent également les bases de l’anglais. Mais l’école c’est aussi un lieu de socialisation, d’apprentissage du respect mutuel, l’occasion de jeux et d’animation sans compter un suivi médical et la joie de bons repas. Le fait que la plupart de ces enfants soient musulmans et que ce projet soit proposé par une Eglise constitue aussi un témoignage fort exprimant la volonté de vivre en paix et en solidarité quelles que soient les différences.

Pour l’instant très peu de familles sont retournées en Syrie et en raison des difficultés politiques il est probable que beaucoup de réfugiés resteront au Liban en continuant de vivre dans une grande précarité. Malgré les efforts très importants du « Synode Arabe », la rentrée prochaine s’avère très difficile sur le plan financier et  seules quatre écoles pourront continuer de fonctionner. Les dons des particuliers et des organismes d’entraide sont donc toujours les bienvenus. (Pour avoir davantage de renseignements ou pour adresser un don vous pouvez contacter l’Action Chrétienne en Orient (ACO), 7 rue du Général Offenstein, 67100 STRASBOURG. Tel. : 03 88 40 27 98 ou 06 80 70 71 75 Courriel : aco.france.secretariat@gmail.com ou mathieu.busch@orange.fr Site internet : http://www.aco-fr.org/)

Un grand Merci, sincèrement !

 




L’amour c’est…

Il a été demandé à de jeunes lycéens de finir la phrase, « Pour moi, l’amour c’est …. »

L’amour pour moi c’est plein de sentiments positifs, C’est la joie, C’est le plaisir;  C’est la confiance

L’amour c’est un nom donné à la joie et le sentiment de bien-être produit par notre cerveau grâce à quelqu’un ou quelque-chose.

L’amour pour moi c’est le partage

C’est communiquer pour toujours améliorer son environnement, C’est le dialogue

L’amour c’est l’intensité, la qualité et la beauté d’une relation

C’est ressentir du respect pour l’autre

L’amour c’est l’attirance sous toutes ses formes envers une personne

C’est la passion

C’est la peur

L’amour c’est un engagement sincère

C’est prendre soin de l’autre régulièrement

C’est s’attacher à quelqu’un

C’est le plaisir de retrouver l’autre

C’est ce que l’on reçoit d’un être que l’on aime, que l’on chérit de façon psychologique.

L’amour c’est accepter entièrement une personne, l’aimer pour ce qu’elle est et aussi pour ce qu’elle n’est pas.

C’est dans certains cas comprendre l’autre en un mot.

Parfois c’est comprendre qu’il faut lui laisser de l’espace.

C’est aussi accepter de ne pas tout comprendre.

C’est permettre à celui ou celle que j’aime de s’épanouir en se sentant libre.

C’est continuer à aimer une personne même quand elle change.

L’amour c’est ce qui nous donne la vie et qui nous permet de grandir

S’aimer en famille ? Devoir, sincérité, c’est compliqué !

L’amour partagé, épanouit, apaise, motive, ouvre, nous fait grandir.

L’amour c’est fort et fragile à la fois

Aime et fais ce que tu veux !

Jeunes de la Casa (Aumônerie des lycéens) – mai 2019




Jeu de piste en lien avec la confirmation

Voici 11 épreuves proposées pour un jeu de piste ayant comme thème la confirmation. Télécharger et imprimer la liste des épreuves ici Jeu de piste – questions à découper. 

Il  peut être utile de plastifier les questions si la météo est pluvieuse. Prévoir un parcours en forêt et décider d’un code pour signaler qu’une épreuve est cachée dans  un espace de deux mètres. Le code peut être une ficelle, une flèche ou un morceau de tissus. Il faudra bien chercher et bien cacher… mais en respectant la règle d’or :  » Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse « .  Former des équipes et différer les départs de chacune. Merci à la pasteure Ulrike Richard-Molard (UEPAL) pour sa belle proposition !

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 1

Dans confirmation, tu entends confirmer . Mais bon sang, qui confirme quoi en fait ?!

*Groupe 1 : Dieu confirme qu’il te bénit ?

*Groupe 2 : Tu confirmes que tu choisis Jésus ?

Séparez-vous en deux groupes. Trouvez les meilleurs arguments. (5 minutes maxi) Ensuite placez-vous face à lui/elle et essayez de convaincre votre accompagnateur/trice ! Les plus convaincants emportent le point !

Jeu de piste  « La confirmation »  Épreuve N° 2

Lors de la confirmation, tu seras invité à te mettre à genoux devant Dieu. Pour ne pas te rater le jour « J » mieux vaux s’entraîner !! Trouves une bûche ou un rebordun peu comme le coussin qu’il y aura à l’église. Pose un manteau ou un autre tissus dessus. C’est parti :Chacun avance, se met à genoux reste tête baissée et se relève. 3 fois. Les plus élégants gagnent !

Jeu de piste  « La confirmation »  Épreuve N°3

Lors de sa confirmation en 1948 le pasteur, appelons-le, « le pasteur Wolff », doit attribuer un verset biblique à tous les jeunes. Il y a la petite Liselotte dont tous les autres se moquent. Il y a le Pierrot aussi, ce filou, ce fanfaron. Et puis il y a Benjamin, qui ne dit jamais grand-chose. Et enfin Christiane, fidèle depuis l’école du dimanche.

Mettez-vous à sa place. Difficile, non ?  Quel verset auriez-vous choisi ?  Attribuez un verset à chacun.e en disant pourquoi !

Liselotte :
* Pierrot :
* Benjamin :
* Christiane :

VERSETS DE LA BIBLE POUR CONFIRMATIONS

  • O Dieu ! crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. (Psaumes 51,12-13)
  • Louez l’Eternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours (Psaume 106,1)
  • L’Eternel est près de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité (Psaume 145,18)
  • Ceux qui se confient en l’Eternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point (Esaïe 40,31)
  • Quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s’éloignera point de toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l’Eternel, qui a compassion de toi (Esaïe 54,10)
  • Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. (Ezéchiel 36,26-27)
  • Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent. (Luc 11, 28)
  • Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. (Jean 13,34)
  • Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière. (Romains 12,12)
  • Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? (Romains 8,31)
  • Je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point. (Josué 1,5)

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 4

Lors de la confirmation  ton parrain et ta marraine seront là. Racontez-vous entre vous chacun et chacune ce qui vous a marqué chez vos parrains-marraines depuis votre enfance !

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 5

Lors de la confirmation tu recevras des cadeaux. Certains cadeaux coûtent cher, d’autres  auront plutôt une valeur sentimentale ou même spirituelle. Imaginez des cadeaux qui parleraient de Dieu… Cherchez un élément naturel. Offrez-le à l’un.e du groupe avec une phrase comme ci-dessous :

« Je t’offre ce/cette______________, car Dieu est comme en/une__________.  »

(par exemple : Je t’offre cette pierre, car Dieu est comme un rocher solide  on peut s’appuyer sur Lui….)

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 6

Lors de ta confirmation tu diras la prière du  » Notre Père » avec toute la communauté. Pour une fois, faisons un concours de vitesse : celui/celle qui dira le Notre Père le plus vite  à gagné ! Un chronomètre et c’est parti !

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 7

Lors de la confirmation, traditionnellement on est dans sa 14ème année. Alors, alors, ton grand-père l’a faite en quelle année, et ta tatie, et tonton, lui…. ?! Allez à vos calculs !

  1. Papy Jean-Jacques a fait sa confirmation le dimanche des Rameaux 1957. Il est né en quelle année ?
  2. Quel événement s’est produit peu après la confirmation de mamie Jeanne qui est née le le 6 mars 1931 ?
  3. Tonton Gérard et ses camarades de la classe 1954, voulaient porter des vêtements spéciaux à leur confirmation, mais cela leur a été interdit.  Quelle année ? quels vêtement étaient à la mode ?

Jeu de piste  « La confirmation »  Épreuve N° 8

Lors de la confirmation, on chantera. Alors, ensemble, chantez un cantique par cœur  et de tout votre cœur !

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 9

Lors de la confirmation, on reçois pleins de membres de sa grande famille. Le cousin de la cousine qui est la sœur de l’ex belle-fille du mari de…. Il faut démêler tout ça !*

Commencez par faire un cercle et donnez-vous les mains. Passez par-dessus, par dessous les bras et les jambes de tout le monde. Puis démêlez à nouveau le tout (sans jamais lâcher les mains)

Jeu de piste « La confirmation » Épreuve  N° 10

Lors de la confirmation, le jeune confirmé prononce la prière d’action de grâce à table avant le repas festif. Préparez-vous : écrivez ensemble une telle prière et récitez-la tous ensemble !

(Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez aussi inventer une strophe d’ un chant connu.)

Jeu de piste  « La confirmation » Épreuve N° 11

Avant la confirmation,  le ou la pasteure vérifie si tu connais suffisamment la vie de Jésus Christ et les histoires de la Bible. Alors, allez-y, prouvez-le !

 Faites un cercle. Chacun.e à tour de rôle, dit un mot ou une phrase du catéchisme. Combien de temps tiendrez-vous sans vous arrêter ?!   ___________ minutes

Crédits : Ulrike Richard-Molard (UEPAL)




Veillée du jeudi saint « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam »

Veillée du jeudi saint (ou pour une thématique de la Sainte Cène ) « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam » Ce moment a été proposé par la Paroisse Protestante de Haguenau dans le cadre de la veillée du jeudi Saint. Il peut être adapté à un culte spécial « Sainte Cène ». Il est fondé essentiellement sur une démarche extraite du recueil « Sinfonia Oecumenia » (Gütersloh, 1999), pages 735-749 et intitulé « Réjouissez-vous, sœurs de Myriam ». Ont participé activement à son élaboration la Pasteure Agathe Douay, aumônier de l’aumônerie des Lycéens (« Casa ») entourée de nombreux lycéens et le Pasteur Frédéric Gangloff qui a rédigé la saynète introductive.

Matériel à prévoir et lieu à installer :

– une église chaude et accueillante, ambiance douce et chaleureuse

– tables, bancs et peut-être quelques chaises pour les personnes âgées : toute la veillée se fait à table !

– pour chaque table, une coupe, 2 bougies ,des allumettes, une carafe d’eau, une bassine, des serviettes, une carafe de jus de raisin, des verres, des assiettes creuses avec de l’eau salée, des  herbes vertes ou de la salade, des  mazots,

– feuilles de chants,  micro sans fil 

– table devant l’autel décorée pour le sketch

Prélude – Accueil  A vous, grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ. Soyez toutes et tous les bienvenus à cette veillée du jeudi saint. Cette nuit n’est pas une nuit comme les autres. A la « Casa des lycéens », comme dans la paroisse, la « table » est un lieu important de rencontre et d’échange, un lieu symbolique de fraternité.  C’est pourquoi, nous vous proposons ce soir de nous retrouver autour de la table, pour suivre ensemble et pas à pas la liturgie juive du seder. Le seder, ce repas de la pâque juive, nous rappelle la libération du peuple hébreu de l’esclavage. Ce repas nous invite à espérer, à poser des actes de libération, aujourd’hui, et  autour de nous.

Prière d’ancrage Seigneur, au cœur de nos vies peut être agitées, tu nous ouvres ce temps de culte pour reprendre souffle, pour prendre du recul, pour nous donner d’espérer. Donne-nous d’être disponible à nous-même et à ta présence, donne-nous d’être ouvert les uns aux autres. Nous t’en prions, crée en nous cet espace intérieur afin que ta Parole y pénètre et nous mette en route. Amen.

Chant 1 : Il est une foi ancienne AL 52/09, 1+4+6+7

 On baisse la lumière et on garde juste celle du chœur – SAYNÈTE INTRODUCTIVE : « Attendez-vous les uns les autres ! »

 Lecture de 1 Co 11, 17-22 & 33-34

 En guise de décor : une table avec de la nourriture en vrac, des cadavres de bouteilles partout, des emballages, etc… Au bout de la table, une personne dort pendant qu’une autre est en train de grignoter un casse-croûte ! Débarquent deux personnes avec des sacs de courses… Je me suis inspiré des noms des 7 nains de Blanche Neige qui expriment plus des sentiments personnifiés. Chacun est libre d’en changer !

Prof : Ah ben bravo ! A ce que je vois, vous ne nous avez pas vraiment attendu pour commencer ! Nous sommes en retard, parce que nous nous sommes occupés des courses pour la communauté !

Grincheux : Parfaitement ! A nous le boulot et à vous le fun ! En mode : « Chacun pour sa pomme » !

Dormeur (il se réveille difficilement) Ouille ! Ça va là ! Baisse le volume ! J’ai un de ces mal de crâne… Comme vous avez traîné, j’suis allé voir mes potes, en attendant, et on a tué le temps autour d’un verre !

Prof : Un verre ? Tu me prends pour une quiche ! C’est plutôt une caisse oui ! T’as pas honte de te retrouver dans cet état pareil ! Ici dans une Eglise ?

Timide (qui mange dans son coin) : Euh… Si je puis me permettre ? J’ai déjà commencé à grignoter un peu ; j’avais trop faim et comme je ne savais pas quand vous alliez revenir…

Grincheux : Non mais c’est l’anarchie totale ici ! Il y a tout de même des règles élémentaires du savoir-vivre ! Ce repas devait être un repas d’unité…

Prof : Et vous en avez fait une teuf arrosée ou l’autre-là (indique timide), attaque son casse-croûte en solitaire et lui (montre dormeur) est affalé dans les miettes ! Et à nous c’est tout ce qui reste ! Des miettes !

Dormeur : Oh ! C’est bon là ! T’as fini de faire ton pasteur ! J’ai déjà fait un effort pour venir manger avec vous. J’suis même prêt à sourire s’il le faut, à dire quelques mots gentils par ci et par là, même si vous êtes sacrément en retard, mais après je retourne boire un coup avec mes amis !

Timide : Oui ! Il a raison ! Déjà qu’on se force à parler avec les gens qu’on ne connaît pas, avec le sentiment d’avoir fait une bonne action, ne nous demandez pas, en plus, de mourir de soif et de faim en patientant jusqu’à votre arrivée !

Grincheux : Si vous en avez les moyens et aucune patience, faites ça chez vous ! Mais ici, jouez le jeu ! Comportez-vous en membres solidaires d’une communauté !

Prof : Je ne sais pas si vous réalisez vraiment, mais ce repas, ce n’est pas le lieu où vous allez vous servir, mais l’endroit où vous allez recevoir ce qu’un Autre distribue de tout son corps et de toute son âme !

Dormeur : En vous attendant, j’en pouvais plus et comme y a pas de réseau ici, j’avais trop besoin de la présence de mes amis pour me sentir bien !

Timide : Pour moi c’est pareil, j’ai du mal à aller vers les autres, alors je préfère manger dans mon coin comme ça je me console avec la bouffe !

Grincheux : Et cela ne vous serait jamais venu à l’idée que pour préparer et vivre ce repas un peu spécial, il faudrait faire un peu attention aux autres ? Essayer de prendre conscience de leur faim et leur soif avant de vous remplir l’estomac ?

Prof : Ou peut-être croyez-vous déjà pouvoir vous passer des autres, de ceux qui ont moins de moyens ! Surbookés par des journées à rallonge et des soirées de travail !

Dormeur : Ouai ! J’avoue ! J’suis pressé de consommer toujours plus et après moi, le déluge !

Timide : Et si les mieux installés comme moi, se souciaient un peu plus des plus faibles ou des derniers arrivés ?

Grincheux : La patience de Dieu à notre égard est énorme alors que nous sommes du genre « impatient chronique » !

Prof : Dans un monde où plus personne n’attend personne, il vaut la peine de s’attendre les uns les autres !

Timide : Hmmm ! Psst ! SVP ! (Indique les gens dans l’assistance) Je pense qu’ils nous attendent !

Prof : Eh bien, allons les rejoindre ! (Chacun se précipite pour être le premier)

Grincheux : Oh là ! Stop ! Qu’est-ce qu’on vient de dire !

Tous : Attendez-vous les uns les autres !

Ils s’attendent et prennent place à la table autour de laquelle ils invitent l’assemblée.  

rallumer les lumières

DEBUT du REPAS DU SEDER

Les lumières de la fête Dans la tradition juive, on commence toutes les fêtes en allumant les bougies ; de même, au début de nombreuses fêtes chrétiennes, on allume des cierges. Ce soir, en allumant ces bougies, nous souhaitons faire de leur flamme non pas un feu dévorant, mais la lumière dans laquelle nous nous voyons les uns les autres, tous différents, toutes différentes, mais partageant une humanité commune. Nous allumons ce feu pour nous aider à voir que l’humanité n’est pas destinée à périr par le feu. Nous allumons ce feu pour mieux distinguer l’arc-en-ciel qui luit sur nos visages. On allume les bougies sur les tables   Bénie soit la lumière qui nous conduit sur le chemin de la libération.

Première coupe  En cette nuit, nous buvons 4 coupes de jus de raisin + 1. On interprète cette coutume de diverses manières. Elles symbolisent, disent certains, les 4 coins du monde, car la liberté doit naître en tous lieux ; Elles symbolisent les 4 saisons, car le cycle de la liberté doit se perpétuer ; Elles symbolisent les 4 mères : Sara, Rebecca, Léa et Rachel, car la liberté sera le chant des femmes. Mais surtout, elles sont le symbole de la quadruple promesse de libération que Dieu a donnée à son peuple d’Israël : « Je vous ferai sortir, je vous délivrerai, je vous adopterai, je ferai de vous mon peuple ». La cinquième coupe est celle du Messie, mort et ressuscité pour nous !

Cette première coupe est dédiée à Myriam qui a pris dans sa main une cymbale et a conduit les femmes vers la Terre Promise. Le cantique de Myriam, omis par l’histoire, est perdu. La Bible ne l’a pas conservé. En cette nuit, nous voulons recréer son chant, élever nos coupes et nous réjouir, car nous sommes les sœurs et les frères de Myriam. A sa suite, nous promettons d’aller en dansant vers la Terre Promise avec nos sœurs et frères et avec leurs enfants. On remplit les petits verres avec le jus de raison pour la première  fois et on boit la première coupe.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 1+ Refrain 

Lavement des mains Nous allons nous laver les mains pour nous préparer à ce repas. En le faisant, nous nous débarrassons de tout ce qui nous empêche d’être véritablement nous-mêmes. Nous voulons nous préparer à être renouvelés, restaurés. Nous voulons retrouver la force de guérison qui est en nous et nous souvenir que nos corps sont saints. Femmes, hommes, jeunes, enfants, lavons-nous les mains. Faites passer la bassine et la serviette, lavez-vous les mains et essuyez-les. Se laver les mains dans les bassines sur les tables, sécher avec les serviettes. Bénie sois-tu, toi l’eau qui laves nos mains et nos cœurs et qui nous donne clarté et sagesse.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 2 + Refrain 

Les feuilles vertes et l’eau salée Nous trempons la verdure du printemps dans l’eau salée ; elle est symbole des larmes de nos souffrances, de la sueur qui trempe notre front et des eaux de la grossesse. Elle est symbole des larmes que nous avons versées sur l’oppression que nous avons subie en tant que femme. Prenez la verdure (salade, persil, ciboulette), trempez-les dans l’eau salée et mangez.

Les quatre questions posées par les plus jeunes

  • Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres ? Chaque nuit de la pâque, la question est posée. Nous aussi, nous la posons. Nous aussi, nous cherchons la réponse.
  • Pourquoi, en cette nuit, avons-nous ce goût d’amertume qui demeure dans notre bouche ? Il y a des temps où la vie est amère, où le mal est présent dans le monde. Pensez à celles et ceux qui sont malades, à celles et ceux qui nous ont quitté cette année. Ce sont d’amères réalités.
  • Mère, pourquoi alors le goût de nos larmes est-il à la fois doux et amer ? Ces larmes, à la fois douces et amères, nous rappellent l’amie qui nous entend quand nous pleurons. Nous pouvons porter des fardeaux, supporter des choses difficiles, nous pouvons nous soutenir les uns les autres. C’est pourquoi nous acceptons à la fois l’amertume et la douceur, sachant que nous avons la force d’aller de l’avant.
  • Mère, pourquoi est-il si difficile de nous détendre, de nous reposer ? Il est bon de chanter, de manger, et de célébrer la fête ensemble. Mais nous savons que des femmes souffrent, que l’on détruit la terre que nous aimons. Nous devons rester vigilants, prêts à chaque instant à lutter pour la justice.

Chant : Ils ont marché ARC 542, 3 + Refrain 

Bénédiction du pain – Voici la fête des pains sans levain, c’est pourquoi nous partageons ces Mazots. Bénis-sois-tu, Esprit qui nous nourris et qui fais croître le pain de la terre. Bénis sois-tu Esprit de vie, qui nous sanctifies par les commandements et qui nous as appris à manger les pains sans levain. Mangez ce pain sans levain !  Manger

Deuxième coupe Élevons la deuxième coupe et buvons à la communion qui unit les femmes. Bénis sois-tu Esprit de vie, car tu as mis des femmes autour de nous : mères, sœurs, compagnes, enfants, amies qui nous appellent à la liberté. Bénies soient toutes les femmes. Buvons la deuxième coupe. Boire

Récit de la libération Il nous faut maintenant faire le récit de notre Exode. Chaque année, la tradition raconte comment Moïse a libéré le peuple. Mais dans l’histoire juive, comme dans toutes les traditions patriarcales, l’histoire du peuple était celle des hommes. Les écrits et les traditions bibliques nous laissent entendre que les femmes et les hommes du peuple hébreu quittèrent l’Egypte séparément, en deux groupes, dont l’un était sous la conduite de Myriam et l’autre sous celle de Moïse, son frère cadet. En cette nuit, nous faisons mémoire de Myriam, qui a conduit le peuple juif hors d’Egypte. Le nom de Myriam vient de deux mots hébreux : « mar » et « mari ». Le mot MAR signifie « AMER » : le temps passé en Egypte était plein d’amertume pour notre peuple. MARI signifie « rébellion » : Myriam s’est révoltée contre l’oppression qu’elle subissait en tant que juive. ECHANGE : prenons quelques minutes pour échanger sur des exemples de récits actuels de libération

Troisième coupe  Le récit de l’Exode nous interpelle et nous pousse à nous libérer de toute injustice. L’histoire de nos vies nous lie les unes aux autres, car aucun être humain ne sera véritablement libre tant qu’un seul est encore captif. La troisième coupe célèbre notre vision d’un monde entièrement libéré et notre solidarité avec celles et ceux qui œuvrent pour la libération des opprimés. Verser et boire la troisième coupe. On dit qu’Elie vient participer à chaque Seder. Nous attendons son arrivée avec impatience, comme on attend toute personne courageuse qui vient assumer les responsabilités lorsqu’il le faut. Nous ouvrons la porte en signe d’hospitalité et d’amitié. Qu’Elie et toutes les prophétesses, avec Myriam, entrent ici et nous inspirent, afin que nous poursuivions notre tâche : construire un monde dans lequel toutes et tous auront la justice et la liberté en partage.

Chant : Dieu qui nous appelle à vivre ARC 515, 1 à 4

Quatrième coupe Versez du jus pour la quatrième fois dans les petites coupes. Nous élevons la quatrième coupe et buvons à nos enfants et aux jeunes. Ils sont le fruit de nos entrailles. Ils raconteront après nous et transmettront les récits les récits de libération. Bénis sois-tu, Esprit qui nous donne force et courage. Car tu nous as donné la génération suivante pour que demeure la liberté. Buvez la quatrième coupe. On boit la quatrième coupe.

Cinquième coupe (1 coupe / table) Et selon la plus ancienne tradition qui nous est venue par l’apôtre Paul, voici l’enseignement qu’il a reçu du Seigneur Jésus et qu’il nous a transmis : Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain (Matza), et après avoir remercié Dieu, il le rompit (On rompt la Matza) et dit « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites ceci en mémoire de moi »  Chacun, par table, rompt un bout de Matza et le donne à son voisin !  De même, il prit la coupe (prendre une coupe par table) après le repas et dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance de Dieu, garantie par mon sang. Toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi ». En effet, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, vous annoncez sa mort toutes les fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe… Ainsi, mes sœurs et mes frères, lorsque vous vous réunissez pour prendre le repas du Seigneur, attendez-vous les uns les autres ! Faire passer la coupe par table !

Nous allons mettre fin à ce Seder de notre Pâque, gardant au cœur le rêve de célébrer celui de l’an prochain dans un monde un peu plus en paix, renouvelé par l’égalité, un monde béni au travers de la liberté de toutes les femmes. Cette année, nous sommes encore sur les routes. Peut-être parviendrons-nous l’an prochain, au pays de la liberté. Dans cette espérance, unissons nos voix et nos prières pour dire ensemble : NOTRE PERE…

Chant : Viens et nous bénis Arc 890, 1 et 3

ENVOI Nous allons souffler nos bougies, ( le faire ), Il ne nous reste qu’à partir, attendre et espérer, car l’histoire doit aller à son terme : Jésus doit mourir pour que la mort meure,Jésus doit ressusciter pour la vie soit la plus forte. Que le Dieu d’amour vous bénisse et vous garde ! Amen.

Postlude




Grand Jeu Genèse 3 … où ce qui est à manger et ce qui n’est pas à manger

 

Grand jeu : De Genèse 3 au psaume 1

Les champignons particuliers et les champignons interdits

Une animation expérimentée lors du camp consistorial des Montagnes des Cévennes 2016.  Ecrit par :  Marlyse Baccuet (catéchète) et Marlies Voorwinden (pasteure)

 

Un jeu pour des enfants de 4 à 12 ans, à 3 groupes égaux (âges mélangés). 

– Matériel : 

2 blouses de pharmacien

Ruban rouge/blanc

3 carnets de recherche avec 15 espèces à trouver par équipe

45 petits papiers de couleur avec les images d’un champignon (45 champignons différents, 15 par équipe) avec derrière les bonnes réponses.

45 petits papiers de couleur avec les images d’un champignon (45 champignons différents, 15 par équipe) avec derrière d’autres lettres que les réponses (pour être déposé hors zone délimitée)

Gommettes en 4 couleurs

Puzzle de la chute en 12 morceaux (4 par équipe), imprimé double face et découpé

4 devinettes différentes (imprimée chacune une fois pour chaque équipe)

Une colle par équipe

Mise en situation: 

Les deux animatrices sont des pharmaciennes. Elles rentrent en blouse blanche dans la salle, papiers (carnets) et stylo dans la main.

« Nous sommes des pharmaciens en Cévennes. Notre travail est de faire des recherches sur des champignons. C’est la saison ! Il y a tant de personnes qui les cueillent, certaines espèces sont en danger. Pour le moment nous voulons faire l’inventaire de toutes les sortes qu’on a. Pourriez-vous nous aider ? »

 

 

Règles du jeu 1

Nous allons faire l’inventaire des espèces dans cette salle, jusqu’à l’endroit où nous avons mis nos affaire (c’est pour cela qu’il y a le ruban rouge/blanc). Ne dépassez pas ce ruban!). Puis, vous pouvez « cueillir » les champignons dans la salle lecture, mais pas dans le couloir.

Équipes

Vous allez faire cela en trois équipes. Pour commencer, voici les équipes ou équipes spontanées.

Comment on reconnaît généralement une pharmacie quand on est en route ? CROIX VERT

Pour vos équipes vous allez maintenant réfléchir à la couleur de la croix de votre pharmacie. Chaque équipe doit avoir une couleur différente.

On vous mettre une croix de la couleur choisie sur la main.

Règles du jeu 2

Chaque équipe va recevoir un carnet de recherche. Carnet recherche grand jeu champignons CHUTE1

Là dedans vous trouvez la liste des champignons que vous allez chercher. Vous laisser tous les autres champignons.  Les champignons sont des petits bouts de papier orange que nous avons cachés.  Champignons a cacher

Si vous avez trouvé un champignon dont l’image est dans votre carnet, vous le prenez et vous le coller à côté de l’image dans votre carnet. Mais avant de le faire, noter à côté les lettres qui sont derrière ! Parfois il y a une étoile et un chiffre. Dans ce cas, vous venez nous voir. Il y a une tâche à faire. Quand vous l’aurez fait, vous aurez une gommette dans votre carnet et on vous donne un bout de papier à collectionner et à garder jusqu’à la fin du jeu.

Bon courage !

Jeu

Les enfants cherchent, les animateurs donnent les tâches à fur et à mesure selon le schéma suivant.

Numéros

Tâche

Gommette

*21 ; *22 ; *23

Cherche ton chemin dans le champignon

Rouge

*56 ; *57 ; *58

Devinette AT/NT

Jaune

*71 ; *72 ; *73

Psaume 1,3 

Bleu

*85 ; *86 ; *87

Rébus béatitude

« Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu »

Vert

Devinettes grand jeu Gn 3

Restitution

Avez-vous trouvé tous les champignons ? Cela aidera beaucoup notre inventaire des champignons. Bientôt nous pourrions sortir le « Dictionnaire revu et amélioré des champignons de Chausse » !

Quel résultat avez-vous trouvé pour ce qui était au dos des champignons ?

CHEMIN DU BONHEUR

JÉSUS-CHRIST EST LE SEIGNEUR

JE LE LAISSE ENTRER DANS MON CŒUR

(Si 4e groupe : JE TRANSMETS SA CHALEUR)

S’il y a des erreurs dans la solution, c’est peut-être parce que vous avez pris un champignon en dehors des limites indiquées !

Qu’est-ce qui arrive quand on mange des champignons que ne sont pas bons ? On devient malade. C’est pour cela qu’on peut aller voir une pharmacie quand on a trouvé des champignons dans la nature. Le pharmacien peut nous dire si les champignons sont bons à manger ou pas.

Lien avec texte biblique (Gn 3)

Dans la Bible il y a un récit qui parle aussi d’un bon conseil à ne pas manger un fruit d’un arbre. Ce n’était pas un pharmacien qui avait dit qu’il ne fallait pas manger le fruit, c’était Dieu. Il avait interdit à deux personnes, Adam et Ève, de manger des fruits d’un seul arbre. Il a dit, si vous le faites, vous mourrez. Alors, ne le faites pas, je veux que vous viviez !

Pensez-vous que Adam et Ève vont écouter ce bon conseil ? Non…et avec d’énormes conséquences. Ils ne sont plus vraiment heureux, comme avant.

Vous avez pendant votre recherche accumulez des morceaux d’un puzzle. Si vous mettez tous les morceaux ensemble, il y a une image qui va sortir. <la chute>. Faisons ensemble la devinette (8 différences).

Est-ce que le récit se termine là ? Non

Dieu est si plein d’amour qu’il fait une promesse. Il leur dit qu’il y a toujours un chemin de bonheur. C’est de ce chemin que nous allons parler pendant deux jours.

Ce que vous avez trouvé comme réponse, c’est le chemin de bonheur que Dieu nous donne : reconnaître Jésus-Christ comme Seigneur, le laisser entrer dans mon cœur.




Images frottées 2: Une technique d’illustration pleine de surprises pour raconter les récits bibliques

Votre public se trouve devant une feuille vierge, et vous, vous racontez en frottant une craie-cire sur cette feuille vierge et Oh ! Surprise ! Un dessin apparaît ! « Mais comment cela se peut-il ? »
Réaliser un matériel inusable, réutilisable, économique, se composer une bibliothèque de dessins-mystères utilisables dans différents récits, impliquer les enfants et les jeunes dans la réalisation d’illustrations-mystères: à vos ciseaux !

Étape 1 : Le récit
Pour préparer vos illustrations mystérieuses, vous aurez besoin de repartir du texte biblique, quitte à en faire une narration plus personnelle par après. Préparer votre scénario dans un tableau : la première colonne reprend la découpe du texte, la seconde une idée de dessin, représentatif ou symbolique. Par exemple La parabole de la brebis perdue Mathieu 18.12-14
 « Qu’en pensez-vous ? Supposons qu’un homme possède cent moutons et que l’un d’eux s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres sur la colline pour partir à la recherche de celui qui s’est égaré ? Je vous l’affirme, s’il le retrouve, il ressent plus de joie pour ce mouton que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarés. De même, votre Père qui est dans les cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits se perde. »

Qu’en pensez-vous ? Un point d’interrogation
Supposons qu’un homme possède cent moutons Mouton(s) et/ou berger
que l’un d’eux s’égare, Comptage jusque 99 ; point d’interrogation…
ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres sur la colline pour partir à la recherche de celui qui s’est égaré ? Rochers, buissons, avec points d’interrogations ; jumelles ; grands yeux qui cherchent ;
Je vous l’affirme, s’il le retrouve, Mouton trouvé ; berger bras ouverts
il ressent plus de joie pour ce mouton que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarés. La joie du berger, le lien entre ce mouton et le berger
De même, votre Père qui est dans les cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits se perde Le troupeau au complet, serein

Étape 2 : Les dessins et les reliefs
Lorsque vous avez établi votre découpe/scénario, préparer vos reliefs :
Soit : réalisez vous-même le dessin directement en relief sur le papier fort, sans détails, juste les contours.
Soit : imprimez un dessin repris sur le Net, découpez-le, collez-le sur le papier fort (colle bâton-fin carton) et découpez-le encore une fois. Attention, le dessin doit être significatif en tant que silhouette : ce n’est que le contour qui apparaîtra au final.
Vous pouvez peaufiner votre découpe, ajouter une épaisseur là où cela enrichit la silhouette, ou réaliser des découpes intérieures. Pensez seulement que votre public doit comprendre rapidement et facilement la silhouette qui va apparaître.
Disposez vos reliefs avant de les coller (avec la colle liquide) sur les feuilles de base. Vous pouvez décider de regrouper plusieurs versets/illustrations sur une même base. Tous vos reliefs doivent être bien espacés sur la base, car vous allez « balayer » largement avec la craie-cire ou le pastel-craie, en dépassant les limites strictes de vos reliefs : il faut donc espacer en suffisance.
N’hésitez pas à poser un gros dictionnaire pour que vos reliefs sèchent bien à plat.
Si votre feuille de base, avec les reliefs, n’est pas très belle (taches de colles…), ce n’est pas grave, elle reste cachée !
Fixez (ruban collant) une feuille de papier normale (blanche ou colorée) devant chaque feuille de base.

Étape 3 : Raconter
Exercez-vous avec des feuilles de brouillon. Passez votre pastel-craie, votre craie-cire ou votre craie à plat sur la feuille vierge (donc, pas le bout de votre craie), et vous voyez le relief s’imprimer !
Exercez-vous à la maison pour connaître les emplacements de vos reliefs avant d’aller vers le public. Utilisez des couleurs sombres ou claires pour appuyer le récit. Vous pouvez bien sûr repasser avec du jaune ou du blanc sur un dessin foncé pour marquer une transformation, faire rayonner votre relief.
Qu’allez-vous faire des illustrations « révélées » ? Les suspendre dans l’église ? Les déposer ? Les distribuer ?
Si nécessaire (craie), fixez le dessin avec de la laque.
Tout le matériel de base que vous venez de préparer est réutilisable à l’infini. Vous pouvez faire des échanges entre moniteurs, impliquer les enfants et les jeunes dans la réalisation, constituer une bibliothèque de dessins… Bon amusement !

Matériel nécessaire : Pastels craies ou craies à la cire ou en désespoir de cause, craies de couleurs ; plusieurs feuilles de papier pour vos bases (taille selon le contexte de votre présentation, plus le public sera nombreux, plus il vous faudra du grand papier !) ; 1 support (Gros carton, paper board) et 2 pinces (pinces à linge) ; du papier fort ou fin carton (fin carton style carton d’emballage de céréales, de pizza…) en bonne quantité; autant de feuilles d’illustrations que vous aurez de feuilles de bases, du même format, en épaisseur normale, blanc ou couleurs selon votre choix, en lien avec le récit… et ce que vous avez sous la main !; crayon noir, ciseaux et/ou cutter, colle bâton et colle liquide ; laque en bombe pour fixer le dessin à la craie, si nécessaire.

Exemple encore: un récit de Pâques

Tout avait commencé avec un bon repas

Arrêté, jugé à la va-vite, condamné, crucifié, mis au tombeau…

Le troisième jour, les femmes vont au tombeau pour s’occuper du corps, mais…???

Des larmes et du désespoir, elles sont passées à l’espérance, à la louange et à la joie.




Bougie en sable de cire

Fabriquer une bougie sans faire fondre la cire? C’est possible depuis que le sable de cire est apparu dans les magasins de bricolage. Pour fabriquer une bougie dans un pot en verre (ancien pot de yaourt ou pot de nourriture pour bébés), prévoir environ 50 gr de sable de cire ainsi qu’une mèche de 8 cm.

Préparer du film étirable  pour le transport des bougies terminées, une nappe pour protéger la table, et une feuille de papier par enfant, pour récupérer le sable qui tombera  à côté du pot.

Déposer la mèche au fond du pot. Inutile de la fixer, le sable de cire stabilisera la mèche. Faire couler délicatement le sable de cire coloré. En alternant les couleurs, on obtiendra de jolis mélanges. Lorsque le pot est rempli, la bougie est prête !

Une idée d’Estelle Arnold… merci à elle !




Technique de narration avec des images frottées

La technique des images frottées  consiste à faire apparaître les éléments d’un récit biblique petit à petit pour susciter la curiosité du public. Une fois que la base est construite, une feuille de papier et des craies grasses seront les seuls outils nécessaires. Ravissement des petits et des grands garanti ! Remerciements à Anja Bein anjabein@gmx.de pour cette belle création personnelle !

La préparation du matériel de base prendra du temps, mais par la suite, cette base servira pendant de longues années.

Matériel nécessaire pour ce bricolage (et pour l’animation)

- 4 cartons format A4
- 1 feuille papier bristol format A4
- 4 carrés de 5 x 5 cm 
- ciseaux
- colle
- (4 feuilles blanches par enfant)
- (craies grasses)

 

Mode d’emploi

1ère étape : préparer les cartons épais au format A4

2ème  étape : fabriquer les coins (ils permettront de maintenir les feuilles et délimiteront l’espace disponible). Prendre les  4 carrés de 5 x 5 cm, les plier en deux. Rabattre le coin de droite vers le milieu de façon à obtenir un petit triangle. Rabattre le coin de gauche de la même manière. Le résultat obtenu est un grand triangle qui permettra, une fois fixé sur le carton  avec du scotch, de maintenir la feuille blanche sur le carton en la glissant simplement dans les coins

3eme étape : télécharger le modèle de la  planche des pas ici fils perdu et retrouvé  puis Imprimer la planche sur du papier épais. Découper et coller les traces de pas en suivant les modèles du récit ci-dessous.

 Avant de commencer le récit, poser une feuille blanche sur chaque carton, et la faire tenir grâce aux coins. Préparer les craies grasses.

Lorsque le récit de Luc 10 sera énoncé,  on pourra par exemple dire : « Un homme (frotter les pas du milieu en utilisant la craie grasse bleue) avait deux fils ( frotter les pas de gauche  puis de droite et utiliser les couleurs rouges et vertes).

« Le plus jeune (vert)  dit à son père  (bleu) : Donne-moi ma part d’héritage, afin que je puisse voir le vaste monde. Et le père lui donne sa part d’héritage. »

« Le plus jeune s’en va donc (vert). Il a beaucoup d’argent, se fait beaucoup d’amis (faire apparaître une paire de pas, en mauve), organise beaucoup de fêtes (faire apparaître une autre paire de pas) …. il a même une amie (faire apparaître les talons aiguilles). Mais lorsqu’il n’y a plus d’argent, les fêtes disparaissent (barrer une paire de pas), les amis disparaissent (barrer l’autre paire de pas)… et même l’amie disparaît (barre la troisième paire de pas). Le voilà tout seul. »

« Il trouve du travail et se rend compte que les ouvriers de son père sont mieux traités que lui. Il décide donc de rentrer à la maison, de demander pardon et de se faire embaucher comme ouvrier. Mais lorsqu’il arrive à la maison, (faire apparaître les pas en vert)  son papa l’accueille, le prend dans ses bras  (faire apparaître les pas en bleu) et lui redonne sa place de fils. Une grande fête est organisée pour célébrer son retour. Reste l’aîné (faire apparaître les pas en rouge). Il est en colère,  il tourne le dos à son frère et ne veut pas entrer faire la fête ».

 

Pour aller plus loin, un livre

Ewald Schulz, Mit den(m) Kleinen rechnen, ein Arbeitsheft für das Erzählen mit Reibebildern. Disponible chez Rheinischer Verband für Kindergottesdienst. Missionsstrasse 9 A, 42285 Wuppertal. Le livret en allemand  présente 7 récits détaillés avec les patrons (format A4), les couleurs proposées et des conseils techniques.

 

 

 

 

 

 

Crédits : Laurence Gangloff




Y a-t-il des contes dans la Bible?

 Y a-t-il des contes dans la Bible ? Question troublante pour le lecteur de la Bible… ! Le conte évoque les fées, l’imaginaire, le fantastique, bref une histoire inventée et pas vraie, alors que la Bible… « c’est vrai ! »

Et pourtant, de tout temps les contes font partie du patrimoine humain. Ils contribuent à forger l’âme de leurs auditeurs, ils sont l’expression de la culture et de la sagesse des peuples et leur confèrent leur identité. Ils répondent pour cela à des formes littéraires quasiment invariables d’une culture à l’autre et d’une génération à l’autre. Ils sont de véritables outils de la transmission du « Savoir-Être », une forme de langage qui ne s’adresse pas d’abord à la raison, mais aux profondeurs du psychisme pour le travailler dans la durée.

Il serait surprenant que le monde biblique n’ait pas utilisé ce mode de communication de la culture et des grandes expériences humaines. Une approche « ethnographique » des textes bibliques permet cette reconnaissance et la légitime. Cela est particulièrement vrai des récits de l’épopée des Pères Fondateurs de la Foi hébraïque. L’exégète nous parle de « récits typonomiques », car à travers des types, ils nous racontent l’histoire d’un peuple et de sa foi, plus que la relation photographiée de son origine. La fonction du conte de l’ethnographe rencontre ici celle du récit typonomique de l’exégète. On ne saurait s’en offusquer.

Un exemple particulièrement éclairant en est le récit de la rivalité et de la réconciliation d’Esaü et de Jacob. Sa morphologie répond point par point à la morphologie quasi universelle des contes :

  • Situation de départ: équilibre, absence de tension au sein de la famille.  Le héros est chargé d’une mission. Jacob chargé de mission doit conquérir le droit d’aînesse.
  • Le héros rencontre d’adversité, la peur, l’angoisse et l’éloignement. Jacob rencontre l’obstacle du frère, sa haine, ses menaces de mort, il est obligé de fuir à l’étranger, séjourne chez Laban.
  • Résolution et dépassement de la situation première, enrichissement du héros. Retour, dépassement des tensions, accomplissement de l’objet de la mission : Jacob investi de la succession de son père.

La forme verbale reprend, par sa part, remarquablement celle des plus beaux contes. Le récit biblique, raconté pendant des siècles, en a conservé toutes les finesses, à tel point qu’il se lit aujourd’hui encore, à livre ouvert, tel un conte. Il se prête, comme s’il n’avait pas subi l’épreuve de l’écriture, presque immédiatement, à la narration par un griot contemporain. Destiné à être entendu par épisodes successifs, il réserve après chaque épisode le suspens du suivant. Il suffit de bien en repérer les grandes articulations.

Le texte nous laisse percevoir tout l’art du conteur : il pose sa voix, avec lenteur, et égrène telle une confidence son « Grand Parler ». Ses phrases, simples et courtes, telle une musique, évoquent plus qu’elles ne démontrent ou ne dépeignent le passé… Il disparaît derrière le récit, pour ne laisser paraître que ses personnages et permettre à l’action de se nouer progressivement : « Esaü courait la compagne… Il était velu comme une fourrure de bête… Le brouet sentait bon… » Il n’en faut pas plus pour situer l’homme.

Ses descriptions sont sobres, mais volontiers enrichies de redondances poétiques destinées à intensifier les situations et à permettre à l’auditeur d’entrer en résonance avec l’évènement : « Isaac était devenu vieux, ses yeux s’éteignaient, il n’y voyait plus ». (Genèse 27.1) Au moment de son retour, dans l’angoisse de la rencontre avec le frère coléreux, le narrateur énumère de manière répétitive la richesse du cadeau que Jacob prépare : «200 chèvres et 20 boucs, 200 brebis et 20 béliers etc… » (Genèse 27.33)

Les personnages prennent toujours eux-mêmes la parole. Leurs dialogues sobres prennent le temps de faire avancer l’action et la conduisent progressivement à sa dramatisation maximale. Il faut admirer ce chef d’œuvre de conversation entre Isaac et Jacob lorsque celui-ci revient déguisé pour arracher la bénédiction de son père :

« Comme tu as vite trouvé mon fils ! »

« C’est que le Seigneur Dieu m’a porté chance ! »

« Viens plus près, mon fils, que je te palpe. Es-tu bien mon fils Esaü ou non ? »

Jacob s’approcha de son père qui le palpa :

« La voix est bien celle de Jacob, mais les mains sont celles d’Esaü ! »

« C’est bien toi, mon fils, Esaü ? »

« C’est moi ! »

« Sers-moi, mon fils, que je mange du gibier et que je te bénisse. »

Jacob le servit et il mangea : il lui apporta du vin et il but.

« Viens donc plus près de moi et embrasse-moi ! »

Isaac huma l’odeur de ses vêtements et le bénit.  (Genèse 27.20.ss).

Puis c’est le clash, introduit par une double répétition : « A peine Isaac avait-il… à peine Jacob avait-il… » (Genèse 27.30).

Le narrateur sait, enfin, qu’il doit maintenir en haleine ses auditeurs jusqu’au suspens final. Vers la fin du conte, jusqu’au dernier moment, l’auditeur ne sait pas comment Esaü accueillera le retour de Jacob. Il prend plaisir à allonger son récit par une période de préparation soigneusement montée : envoi de cadeaux, raconté avec redondances, échange de messages, à deux reprises, menace d’un frère accompagné de 400 guerriers armés jusqu’aux dents, lutte au gué de Jabbok, une dramatique prière : « Je ne lâcherai pas avant que tu ne m’aies béni ! », passage d’un premier groupe de servantes et de serviteurs avec les enfants, passage des épouses, puis enfin – puisqu’il le faut bien ! – de Jacob lui-même, sept prosternations encore avant la rencontre (33.ss).

Le récit est admirablement construit pour captiver. Le conteur, qui pendant des années sans doute a affiné et intériorisé son conte, est un artiste. Il faut lui rendre justice. Ce récit, tel un conte, va entrer dans la construction de la personnalité de son auditeur, modeler les profondeurs de son âme et construire son identité. Il faut lui rester fidèle. N’affadissons pas, n’appauvrissons pas ses dialogues, sa musicalité, ses crescendos, ses échanges verbaux, n’y ajoutons rien. Tout cela contribue à la beauté du conte et lui donne la force, grâce à laquelle il meuble l’intériorité de celui qui le reçoit avec reconnaissance.

Crédit : Edmond Stussi est pasteur,  il était professeur de pédagogie religieuse  à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres d’Alsace. Oeuvre de Matthias Stomer, Das Linsengericht

Se rapporter à ce sujet aux travaux de Vladimir PROPP, en particulier à son livre « Morphologie des Contes » qui défend cette thèse suite à une longue enquête menée dans des pays de culture et de langue différentes. (Le Seuil, Paris, 1965).

Voir à ce sujet l’apport décisif de Bruno BETTELHEIM dans « Psychanalyse du Conte de Fée », (Collection « Réponses » Robert LAFFONT, Paris, 1976).