Tel que je suis, je suis aimé

Voici une animation autour du thème de la promesse tenue, mais aussi de la venue de Jésus.

Télécharger l’animation ici tel que je suis, je suis aimé




Le parfum du « scandale » Jean 12,1-10

Chœur parlé sur Jean 12, 1-10 : Le parfum du « scandale » proposé par Frédéric Gangloff (UEPAL).

Narrateur : Nous sommes six jours avant la Pâque juive et Jésus monte vers Jérusalem. Il fait étape dans le village de Béthanie, pas loin du mont des oliviers…Il vient visiter Lazare, celui qu’il avait ressuscité des morts et ses deux sœurs Marthe et Marie. Un dîner de gala est organisé en son honneur avec ses disciples…Marthe supervise…En ces temps-là, on ne s’asseyait pas sur des chaises pour manger. La table avait la forme d’un U et les invités étaient étendus sur des lits, la tête près de la table et les pieds à l’opposé !

Marthe : Repose-toi Maître, tu es chez des amis ! Tu dois être bien fatigué par ce long chemin et à cause de tous les pièges montés contre toi. Tu leur fais peur ! Pas plus tard que hier, j’ai entendu, de la bouche d’une servante du Temple, qui est la cousine germaine de ma voisine, que les grands prêtres cherchaient une occasion pour t’arrêter et …

Invité : Silence ! n’importune pas le maître avec des ragots de femmes…Personne n’osera lever la main sur lui après ce qu’il a fait ! Il est trop célèbre à présent ! Ils ne voudront pas mécontenter la foule ! Ils ont trop besoin d’elle pour rester en place. Ecoute-les là dehors, maître, ils t’acclament, ils te vénèrent !

Judas : Oui Rabbi, il a raison ! C’est demain qu’il faut que tu agisses et que tu te révèles comme le messie de l’Unique, béni soit son saint nom ! Prends le commandement du peuple et nous nous soulèverons contre l’envahisseur romain. Nous sommes prêts à te suivre et à établir ton royaume de Dieu sur terre !

Pierre : Modère ton impatience Yehoudah et laisse le maître reprendre quelques forces. Nous aviserons après le repas. J’ai moi-même emporté quelques armes et des provisions pour la lutte finale. Elles risquent de nous servir. Nous ne sommes plus très loin du but. Avec la résurrection de Lazare, le rabbi a frappé les esprits et convaincu les derniers sceptiques. C’est bientôt Pâque et les Romains vont être occupés à assurer la surveillance du parvis du Temple. Le moment idéal pour agir ! Qu’en penses-tu Lazare ?

Lazare : Je ne sais plus très bien…Depuis que je suis revenu de la mort à la vie c’est comme si j’avais vécu une nouvelle naissance non-violente…

Invité : Allez Lazare, ne sois pas un tel rabat-joie ! Je trouve que tu as un moral d’outre-tombe ! Ha !Ha !Ha ! MDR… Ce soir c’est le grand soir ! demain le maître va faire son entrée triomphale dans Jérusalem. Je me suis occupé des derniers détails. Il y aura foule ! En attendant, buvons à notre succès ! A la vie !

Narrateur : Soudain, Marie, entra dans la salle en portant un vase contenant une livre de nard pur c’est un parfum de grand prix. Elle l’ouvrit et le répandit sur les pieds de Jésus. Puis, elle défit ses cheveux et les utilisa pour essuyer ses pieds. Bientôt toute la maison fut remplie de l’odeur de ce parfum enivrant…

Maître de maison : Que fais-tu là, femme insensée ! Non seulement tu oses nous importuner pendant le repas en nous imposant ta présence, mais en plus tu m’insultes ! Crois-tu que le maître a besoin que tu lui parfumes les pieds une seconde fois ? Avant de prendre place, mes serviteurs les lui ont déjà lavés dans de l’eau parfumée, pour les débarrasser de la poussière du voyage. Va-t-en ! Avant que je ne donne l’ordre à mes serviteurs de te jeter dehors !

Pierre : Voyons Marie ! Comment peux-tu t’exhiber ainsi devant les regards de tous ces hommes en des moments pareils ! Allons ! Reprends-toi et remets tes cheveux sous ton voile ! Tu nous fais honte ! Penses-tu que le Rabbi a l’esprit à batifoler alors qu’il est devant la mission la plus importante de sa vie ! Va plutôt aider ta sœur à la cuisine ! Et ne commence pas à pleurer comme une madeleine !

Judas : C’est bien les femmes ! Toujours à dépenser l’argent n’importe comment pour des choses accessoires plutôt que d’économiser pour les bonnes œuvres de la « paroisse ». Quel gaspillage ! J’aurai pu le revendre le double et cet argent aurait soulagé bien des malheureux !  Le rabbi ne nous a-t-il pas enseigné, par ses paroles et ses actes, d’aider notre prochain et surtout les plus pauvres ?

Marthe : Arrête de te donner en spectacle devant tous ces hommes ! Tu ne vas pas me refaire le coup de la dernière fois. Cela m’étonnerai que le maître accepte. Tu vas te faire blâmer et nous avec…

Jésus : « Laissez-là et vous, arrêtez de vous scandaliser pour rien ! Depuis le temps que vous voyagez avec moi, que vous m’écoutez, que vous me voyez agir, que vous partagez mes repas et mes projets, n’avez-vous toujours pas compris ? Aura-t-elle toujours une longueur d’avance sur vous ? L’heure n’est pas à la charité raisonnable mais à ce geste fou. Cette odeur de parfum est une odeur de mort. Elle a fait cela en vue de mon embaumement… »

Judas : Je ne comprends pas Rabbi…N’as-tu pas toi-même dit qu’il fallait s’occuper des pauvres, des rejetés et des brebis égarées d’Israël ? Comment peux-tu tolérer un tel gaspillage ? Et puis, qui parle de mort ici ? Tu n’as jamais été aussi populaire ! Le peuple te suivra et nous aussi jusqu’à la mort !

Jésus : « Judas, Judas, mon fidèle ami ! La colère te fait passer à côté de l’essentiel. Des pauvres, vous en aurez toujours. Mais Marie a fait un acte prophétique symbolique ; une œuvre belle et immédiate. C’est une œuvre d’amour et non de l’aumône. C’est ma présence qu’elle recherche avant tout et comme je ne suis plus là pour longtemps, elle fait bien ! Tout le monde s’occupe de ma mort qui est le prix de votre vie ! Je suis sûr que tu comprendras cela Judas ! Ils croient tous pouvoir me manipuler, mais c’est encore moi qui choisi l’heure de ma mort !

Pierre : Maître, comment peux-tu parler de partir et de nous laisser ! C’est maintenant que nous avons besoin de toi, nous avons tout quitté pour toi !

Marthe : Maintenant je comprends pourquoi il m’avait dit ces paroles bizarres quelques jours auparavant : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais ! »

Crédit : Frédéric Gangloff – photo Image de Miguel Á. Padriñán pixabay.com




Le tombeau vide

« Le tombeau vide » est une narration de Machtfeld DEDIEU parue dans « Tu diras à tes enfants… »  sous la direction de Richard Gossin et son équipe. La narration a été adaptée par Christiane Klett, pour une utilisation avec les figurines bibliques. Les mots en gras* sont expliqués ici quelques mots de vocabulaire

 Mise en scène : tous les enfants sont assis au sol (sur des coussins) et sur le premier rang des bancs. Antje, Liana et Audrey se tiennent près de Myriam et ont leur étiquette avec le texte dans la main (télécharger ici Les étiquettes à découper )

Myriam C’est la veille des vacances de Pâques dans l’école d’un village d’Alsace et l’excitation règne. Antje discute avec ses copines Liana et Audrey de leurs projets, pendant cette dernière récré.

Liana:  « Vous savez ce qu’on va faire en cours de morale? Cela va être super ! On va peindre des œufs de Pâques !  »

Audrey et Antje, qui vont en cours de religion, sont un peu jalouses. Elles ont une question :

Audrey : c’est quoi au juste, Pâques ?

Antje :  tu sais, toi ?

Avec les figurines bibliques nous allons raconter l’incroyable histoire de Pâques : texte lu, puis les 3 jeunes filles se rassoient à leur place.

Une triste journée est en train de se terminer. On est à Jérusalem et c’est la fin du sabbat*, le jour de repos pour les Juifs. Le soleil est couché et les gens sortent encore faire quelques courses

Trois amies, Marie de Magdala, Marie et Salomé sortent également faire un achat très particulier…

(3 autres jeunes filles s’emparent chacune d’une figurine et présentent les trois femmes avec de grands foulards blancs, en signe de deuil, et lisent le texte ci-dessous. Lorsqu’il est question des fils, ceux-ci se manifestent l’un après l’autre, après avoir entendu leur nom de la bouche de la mère, en se levant et en tenant la figurine à bout de bras. Anticiper ce moment en donnant aux 3 garçons une figurine en main et l’étiquette de texte avant la présentation des 3 femmes)

1ère femme : « Je suis Marie.  Je viens de Magdala (le même pays que Jésus), c’est pourquoi on m’appelle Marie de Magdala. Jésus m’a guérie d’une grave maladie. »

2ème femme :  » Je suis une autre Marie, souvent appelée « L’autre Marie ». J’ai un fils appelé Jacques. »

Jacques : « C’est moi! Je suis Jacques, le petit, le mineur ! »

 3ème femme : « Je suis Salomé et mes fils s’appellent, l’un Jacques

Jacques, fils de Salomé « C’est moi ! Je suis Jacques le grand, le majeur ! »

3ème femme …et l’autre fils s’appelle Jean

 Jean : « C’est moi ! Je suis Jean, celui que Jésus aimait tant ! »

(Les garçons vont poser leur figurine au milieu des disciples sur le baptistère.)

Les trois femmes vont acheter des aromates pour préparer une pommade très parfumée avec laquelle on embaume le corps*  d’un être cher qui est mort. C’est une coutume du pays.

 

Aller avec les 3 femmes (jeunes filles portant chacune une femme) vers l’échoppe, en expliquant les aromates. Puis expliquer l’expression « embaumer un corps*« . Les enfants, assis au sol et sur le premier banc, se lèvent et suivent du regard le cortège. Au retour des femmes des tiges d’encens sont tendues vers les paroissiens et une corbeille d’herbes aromatiques peut circuler.

 C’est Jésus qui est mort, celui qu’elles ont suivi partout. Les femmes sont bouleversées. Elles veulent aller demain à la tombe, pour être avec lui et embaumer son corps*.

Les 3 figurines femmes sont déposées à gauche sur l’autel.

C’est dimanche. Au petit matin, Marie de Magdala, Marie et Salomé se mettent en route avec leurs aromates soigneusement préparés. Le tombeau de Jésus se trouve en dehors de la ville, creusé dans le rocher. Des hommes forts ont roulé une grosse pierre* devant. En marchant, la tête baissée, elles discutent entre elles de ces affreux moments. Elles auraient tant voulu que Jésus soit resté en vie. Elles sont à la fois tristes et en colère* -« Pourquoi quelqu’un comme Jésus a dû mourir ? Il était bon pour ceux qui souffraient. Il les remettait sur le chemin de la vie. »

Mais d’un coup elles s’arrêtent de parler en pensant à la tombe. La pierre* ! Comment peuvent-elles rouler cette énorme pierre ? Elles sont découragées ; il ne leur reste plus qu’à rentrer. Mais, il y a cette envie grandissante qui les pousse: V O I R…

Les figurines avancent jusqu’à proximité de la pierre

Mais quoi ? Se sont-elles trompées d’endroit ? L’énorme pierre n’est plus devant. Qui l’a enlevée ? Maintenant n’importe qui peut entrer ! Le cœur battant elles s’approchent. Elles approchent. Soudain, elles s’arrêtent comme foudroyées : un homme en habit blanc* éblouissant est assis à l’entrée de la grotte.

Elles pensent bien qu’il ne se trouve pas là par hasard, c’est un messager.

Que va-t-il leur annoncer ? Que va-t-il leur annoncer?  C’est quoi « être ressuscité » ?

 

Les figurines sont à présent devant l’ange et l’une d’elle se penche pour regarder dans l’intérieur de la tombe

Pas question de partir, l’homme a bien vu leur angoisse. – N’ayez pas peur ! Je sais que vous cherchez Jésus, celui qu’on a mis sur la croix. Il s’est relevé. Regardez, il n’est plus ici. Ne restez pas là. Allez, prévenez Pierre et ses amis, dites-leur que Jésus est vivant ! Il vous attend! Il vous l’a même dit…

Remettre les 3 femmes sur la gauche de l’autel, serrées l’une contre l’autre

Elles sont terrifiées. Elles s’enfuient et courent pour s’enfermer à la maison. Elles sont terrifiées, elles s’enfuient. Petit à petit, la tristesse fait place à la joie.

Déplacer les 3 femmes (les bras levé au ciel et leurs foulards blancs glissés au sol…) avec les trois jeunes filles vers le baptistère où se trouvent les disciples

Alors cette joie les pousse à aller voir Pierre et elles lui crient : « Il est vivant ! Christ est vraiment vivant, nous le croyons ! »

 

 

Myriam 

À la sortie de l’école Audrey et Antje tout excitées retrouvent Liana. Elles ne laissent aucune chance à Liana de montrer quoique ce soit. Elles lui crient :

Audrey :  « Laisse tomber tes œufs ! Il est vivant !

Antje : Christ est vraiment vivant, nous le croyons ! »

Tous les enfants redisent en chœur, deux fois, ce texte (projeté aussi au mur). L’orgue  entonne la mélodie de la ronde qui suit :  (le texte est projeté au mur). Le tout peut être joué et chanté aussi par l’assemblée 5 à 6 fois de suite. Pour la ronde finale, tous les enfants se tiennent par la main et durant l’Alléluia font un tourniquet par deux. Texte chanté par tous et dansé par les enfants, projeté au mur et joué à l’orgue avec élan à compléter en cercle 2 ou 3 fois, puis en ribambelle dans le couloir central avec retour, un cercle puis fin.

 

« Christ est vivant – oui – Jésus est bien vivant, nous le croyons, nous le croyons (bis)

 Christ est vivant – oui – Jésus est bien vivant, c’est ce que nous croyons vraiment ! »

Alléluia !(répété 5 à 6 fois)

 

Crédit photos  : Christiane Klett




Je, tu, il, elle … lave

Voici une belle proposition de  veillée pascale. Merci à la pasteure Titia Es-Sbanti (EPUDF) pour son partage !

Introduction 

  • présentation générale. La veillée pascale fait partie des séances catéchétiques des enfants et ados. Elle s’inscrit  dans le cadre du thème catéchétique choisi pour l’année et que nous avons intitulé :  «  Quand la foi s’expose ... »
  • Textes bibliques : Les textes retenus qui balisent l’année sont principalement les gestes audacieux des prophètes, envoyés pour interpeller, éveiller, susciter, bousculer, faire une brèche avec des gestes qui parlent et des paroles en actes.., nous invitant à devenir des témoins à notre tour, et à ..oser.

Nous avons  joué avec le double sens du verbe  « exposer /s’exposer » :

  1. dimension de publication  : exprimer en public (ex : faire une exposition )… et s’exprimer en public (risquer une parole)
  2. dimension de vulnérabilité : s’exposer au regard des autres,  leur jugement… et être fragilisé , mis à nu, à découvert, sans filet..

avec une dimension prophétique pour les 2. Les gestes prophétiques nous conduisent  jusqu’à Jésus dont le geste retenu est le lavement des pieds parce que nous arrivons à Pâques. Il nous a semblé intéressant de « zoomer » là-dessus, pour une fois, plus que sur la crucifixion ou le tombeau vide.

Pour info : Les séances de caté au Mas des abeilles sont mensuelles et placées le samedi soir (16h-18h suivi du culte et repas) pour fidéliser les familles. Elles rassemblent tous les âges : de l’éveil biblique (4-6 ans) au caté adulte en passant par l’école biblique (7-10 ans) et le caté ado (11-14 ans). Le but est de mobiliser un maximum de familles à cette veillée,  sachant que c’est un weekend de 3 jours, (donc il y aura moins de familles), et que la plupart ne viendront pas le lendemain, jour de Pâques.

Le défi à relever sera donc de « concentrer »  le message de Pâques sur ce samedi soir. S’ ajoute la différence d’âge qui fait que les plus jeunes enfants ne resteront pas jusqu’à point d’heure , par conséquent il faut bien penser le temps et le déroulement de la veillée . Ainsi, nous aurons comme objectif de vivre  le message de Pâques à l’intérieur du culte-veillée. Ce culte ne doit pas être long,  et ne se présentera pas sous  sa forme habituelle.

Objectifs/message théologique…découvrir que Jésus est SERVITEUR, venu pour servir et non pour être servi. C’est une image sans doute « nouvelle » car Jésus est le plus souvent vu comme un Maître, un « Seigneur » avec des serviteurs-disciples  qui lui obéissent. DU coup, il sera intéressant de travailler sur l’image de Dieu : Jésus n’est ni  un Maître ni un « chef » ni  un « roi »  majestueux, ni « seigneur »  ni dominant.

Démarche : quelques idées 

  • Une veillée inter-génération où petits et grands  pourront rester .
  • l’idée est de  découvrir le récit de Jean 13  au fur et à mesure (de le « déplier »…, d’entrer dans cette ambiance particulière. Puis de proposer un  geste  au milieu (?) de la veillée : non pas de laver les pieds mais les mains (= une actualisation plus pertinente pour les jeunes ).
  • Ce geste se présentera comme une invitation, donc facultatif : viendront ceux qui le souhaitent => il faudra le présenter avec tact (!).
  • Important : penser la disposition de la salle de temple, les mouvements, déplacements, etc. , comment on  « amène » ce geste , comment vivre une ambiance recueillie, solennelle,  sans être austère pour autant.Il faudra prendre soin des aspects pratiques, matériels  car ils seront au service du message. 2-3  personnes se placeront à un endroit du temple, serviette au bras, à côté d’une bassine d’eau. Prévoir un doux moment musical pendant ce temps (flûte ? violon ? ) ainsi qu’une ambiance tranquille, recueillie, sereine, avec, pourquoi pas, des silences.
  • Mouvements : il y a ceux qui se lèveront  pour recevoir le geste, il y a ceux qui voudront rester à leur place, il y a ceux qui regarderont la scène.. etc..
  • il y aura à voir  et à entendre =>   vidéo-projeter  au fur et à mesure des images du lavement des pieds  à travers l’histoire de l’art : en guise de support de méditation, qui montre combien ce geste de Jésus a marqué l’histoire du christianisme, et vient, à travers les siècles, jusqu’à nous.
  • La suite :  faire un repas « pascal » avec ceux qui  resteront après le culte… et ainsi vivre une veillée pascale un peu différente que  d’habitude :  c’est-à-dire pas  centrée sur la victoire du Ressuscité  (et donc : pas de « A toi la gloire « ). C’est une question d’accent :  nous proposons de vivre  le sens de « Pâques »  comme  PASSAGE : celui de la « nuit » à l’aurore..

Pour prendre en compte  les plus petits…

  • Dessins du récit,  avec bulle à colorier : télécharger ici  dessin à colorier et remplir
  • Avant le début de la veillée, préparer un panneau à trous avec la scène biblique. Les enfants sont invités à passer leur tête et leur pied  (voir photo ci-dessous) :  c’est amusant et cela permet de se rappeler de l’histoire d’une autre façon.

Culte

  1. Accueil liturgique et introduction – transition :
  • évocation de  Luc 22 (Jésus entame la Cène et les disciples vont se disputer..) ce qui permet d’introduire les qualificatifs donnés à Jésus.
  • évoquer l’absence de récit de Cène chez Jean.
  • On connait  Jésus avec un certain nombre de titres dont on l’a affublé … citer, SAUF un seul resté danss l’ombre… (ne pas dire « serviteur », car  il faudra le découvrir)

2. Raconter l’histoire  de Jean 13 sans texte, rien qu’avec la parole et les gestes (en s’asseyant sur la chaise du personnage indiqué à chaque  fois qu’on le fait parler.)

le conteur raconte l’histoire et  joue tous les personnages :  narrateur, Jésus, Pierre,  disciple (3 chaises seulement). Pour que les plus petits puissent suivre, fabriquer des écriteaux sur chaque chaise  avec « Jésus », « disciple »transition inductive : musique puis quelques  mots indirects

Transition : Un bain de pied  qui plonge Pierre dans une rude épreuve : Seigneur, ta majesté  t’oblige  à ne pas me laver les pieds, et à rester en haut, comme elle m’impose à moi de rester plus bas que toi. Pierre tient à une figure de Seigneur qui ressemble…à un seigneur Svp ! Pierre serait certainement prêt à laver les pieds de Jésus…mais non pas à ce que Jésus lui lave les pieds ! Il faut que chacun reste à sa place, sinon comment est ce qu’on s’y retrouverait ??

Dans presque TOUS les tableaux de l’histoire d’art qu’on a vus défiler tout à l’heure, on reconnaît  la gêne de Pierre au geste de ses mains. Cette gêne peut se comprendre : il est difficile d’être bousculé  dans ce qui nous semblait être une évidence…. Pour Pierre , le raisonnement est simple  : le Seigneur est en haut et  lui, Pierre ,est en bas. Or  le Seigneur lui dit que c’est lui qui sert, et donc que c’est lui qui est en bas, alors Pierre ne sait plus , il se dit : mais moi , je suis où ?  => confusion ,tourment, perplexité.

On peut imaginer tout ce qui traverse l’esprit de Pierre, le temps que Jésus arrive jusqu’à lui avec sa bassine  et son tablier :  en une fraction de seconde, plus rien ne tient. Angoisse  due à la perte des repères,  dissolution des certitudes. La  représentation que Pierre se fait de Dieu lui-même est remise en cause, bousculée….Or,  Jésus ne lui demande pas de « faire » mais d’être (avec le Seigneur)..
Lavez-vous…= Lavez-vous les pieds les uns les autres, Il s’agit de mettre l’autre en valeur, de l’honorer, même s’ il ne le sait pas, même s’il ne  l’aurait pas accepté.

Interlude musical  

3.  Le geste symbolique

Les « serviteurs » verseront l’eau d’une cruche sur les mains de chaque personne, et l’eau tombera dans une grande  (et jolie) bassine (jolie) : cela évite le problème de l’ eau qui se salit vite. Il faudra alors 2 serviteurs par « poste » : celui qui verse l’eau et celui qui savonne. Bien choisir ceux qui vont laver les mains.,  et proposer un roulement. Si on prévoit 50 personnes, cela nous fera  4 bassines et 2 personnes à chacune, soit 8 personnes. Et environs  5 passages par bassine. Les serviteurs mettront un tablier de travail , sobre, (qui ne ressemble pas à un tablier de cuisine !)

Expliquer  tranquillement comment ça va se passer :

  • on  va transposer  le geste des pieds en geste des mains car aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales, ce qu’on fait en arrivant chez quelqu’un c’est demander à pouvoir se laver mes mains.
    – Ce geste est une invitation, il doit être volontaire. Il sera fait avec du  savon.
  • Pendant ce temps  des mains qui se lavent les unes les autres, (c’est un moment plein d’émotion , il faut le savoir ! ) on invite les paroissiens qui le souhaitent à écrire un mot pour exprimer  leur ressenti : sur la nappe en papier (eux sont assis à des tables). A Nîmes, voici quelques bribes que nous avons pu récupérer de la nappe en papier :

  

 

4. Temps recueilli On termine  par un temps recueilli (prière des mains et le Notre Père) et  Bénédiction,  puis on enchaîne vers un  Repas  frugal ,ponctué de courtes  lectures

  • Lecture progressive  d’extraits/versets sur le thème de la lumière et de l’obscurité et la nuit.
  • On aura déjà dressé  la table. Tout doit être déjà  prêt dans une ambiance feutrée. L’idée étant de partager quelque chose de frugal, dans le silence et l’écoute, et tout cela doit nous amener progressivement vers l’espérance de la lumière de Pâques qui est devant nous.
  • Chaque lecture sera « annoncée » par une « phrase musicale » (pour retenir l’attention)  et sera suivie de l’allumage d’un lumignon.
  • On allume une bougie au fur et à mesure de la lecture (versets).
  • A la fin du repas, nous ferons, symboliquement,  sortir nos lumières  de nos tables.

 

Liste du Matériel  

  • jolies bassines en cuivre,  (pas de plastique !)
  • prévoir des serviettes (petits carrés),
  • des jarres  ou cruches pour renouveler l’eau : voir qui va assurer le roulement (changer l’eau)
  • du savon, des petites tables
  • un pagne pour Jésus qui soit vite mis et vite enlevé, pour faciliter la gestuelle du conteur qui alternera les personnages en racontant le récit.
  • de grands tabliers pour les « laveurs » de mains. Choisir des tons neutres (pas d’habits multicolores car l’habit doit être au service du message)
  • 3  chaises +  3 écriteaux avec : « Jésus »,   « disciples, « Pierre »,  accrochés sur  chaque chaise
  • une table  : pas trop haute, pour exprimer la convivialité du repas ; on peut rajouter 1-2 chaises en plus, pour illustrer les disciples à table..
  • bougies dans des photophores ou des pots en verre
  • désigner un passeur de diapo : au fur et à mesure
  • -dessins et devinettes,coloriage pour les plus petits : tapis, feutres et..
  • préparer versets sur lumière/obscurité (lecture au repas)
  • instrument de musique pour la transition entre le temps 1 (raconter le récit) et le temps 2 (le geste).

 

Pour clore la veillée  :

  • phrase musicale
  • Ranger les serviettes mais on laisser les cuvettes  jolies  sur la table basse pour laisser un signe de ce qui s’est passé  .
  • Prière d’intercession  arriverait juste après, et  par exemple, on se donnerait la main. Exemple de parole de prière : « voici nos mains, ouverte, tendues, des mains qui ont donné et reçu,.. « 

Que la vie soit courte ou longue, Que notre entourage soit auprès ou au loin, Que nos mains sont en plein santé ou fragiles,Tes mains calleuses, Tes mains aimantes, viennent saisir les nôtres.Une fois encore, Seigneur,  tes mains sont là, elles créent,Elles nous surprennent,  elles nous questionnent Tes mains ne sont jamais fatiguées,   ni à court d’idées. Quand nous croyons que tout est perdu Quand nous capitulons,   quand l’épreuve est là, c’est encore entre Tes mains  que nous nous remettons.Leur douceur et leur force  viennent nous relever  comme au premier matin de Pâques.

Mains ouvertes,  Mains tendues, Mains qui se croisent et qui s’enlacent comme des témoins des mains d’un Autre Qui jamais ne se reposent, Elles reconnaissent,  soutiennent, saisissent, et relèvent les mains de ceux  qui n’ont pas ou plus la force d’en faire autant.Merci Seigneur, pour la  puissance d’amour de tes mains.

Auteur de cette prière : pasteur Marc SCHAEFFER, paru dans le mensuel de la région  Occitanie, anciennement « Cévennes – languedoc- roussillon « ,  « Le CEP ».

  • Paroles de Bénédiction  Dieu bénit nos mains qui donnent et qui reçoivent, ces mains qui ont  essayé de dire la tendresse de Dieu pour tous, etc etc..
  • Important : on  essaye de rester  un  instant ensemble,  et de garder encore le contact  de nos  mains (c’est le côté  « les uns, les autres. ») :  Nous parlerons  et commenterons ce moment , pour que les paroissiens ne les retirent  pas trop tôt.

Crédit : Titia Es-Sbanti (EPUDF)

 

 




Parler avec Dieu

Un programme catéchétique proposé par l’Église Évangélique Réformée du canton de Vaud (EERV-Suisse) et L’Église catholique dans le canton de Vaud (Suisse).

Objectifs:

  • Parler avec Dieu, c’est prier. Prier, c’est parler avec Dieu.
  • Partager avec les enfants cette joie de pouvoir parler avec Dieu.
  • Faire découvrir aux enfants que parler à Dieu donne des forces nouvelles.
  • Offrir aux enfants des mots simples, des mots de tous les jours, pour leur apprendre à prier•Faire découvrir des textes bibliques qui mettent en action ces mots.

« Le pari de la foi conçoit la prière comme un dialogue avec Dieu ». C’est fort de ce défi que ce programme œcuménique nous emmène dans un parcours réflexif sur le thème de la prière. Que ce soit lors de la Création (Gn 1,1 à 2,4), avec Bartimée (Marc 10, 46-52), avec Siméon (Luc 2,1-7 + 22-32), avec Jonas (Jonas 1-4), avec le récit des cinq pains et des deux poissons (Marc 6,30-44) ou encore avec un texte de l’Apocalypse (Apocalypse 19 verset 1b), à chaque fois une parole est donnée, des mots prononcé.

Ce parcours, prévu pour une année, propose des animations originales et des activités aussi bien pour les enfants que pour les parents.

Ce matériel est disponible en le commandant à l’OPEC (Editions OPEC-Parler avec Dieu), mais il est également disponible en libre téléchargement sur le site de l’EERV (Téléchargement EERV-Parler avec Dieu).

Crédit: Laurence Bohnenblust-Pidoux.




Le spiritisme dans la bible

Très brève histoire du « spiritisme dans la Bible »

Dès l’aube de l’humanité, les humains se sont tournés vers les phénomènes paranormaux et les peuples de la Bible ne font pas exception. Le prophète Osée dénonce vigoureusement les pratiques de divination et de spiritisme comme un égarement spirituel en 4:12: «Mon peuple interroge son bois, et son bâton est son oracle, car l’esprit de fornication égare; et il se prostitue, se soustrayant à son Dieu.» Dieu étant du côté de la vie, il respecte néanmoins la liberté de chacun et ne peut qu’avertir du danger : invoquer des êtres spirituels dont nous ignorons l’identité peut nous faire préférer la mort prévient Ésaïe 8:19: «Et s’ils vous disent: Enquérez-vous des évocateurs d’esprit et des diseurs de bonne aventure, qui murmurent et qui chuchotent,… un peuple ne s’enquiert-il pas de son Dieu? Ira-t-il aux morts pour les vivants?»

D’autres passages interdisent tout contact avec le monde des esprits : Deutéronome 18:10-12: «Il ne se trouvera au milieu de toi personne qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille, ni devin qui se mêle de divination, ni pronostiqueur, ni enchanteur, ni magicien, ni sorcier, ni personne qui consulte les esprits, ni diseur de bonne aventure, ni personne qui interroge les morts; car quiconque fait ces choses est en abomination à Dieu.» Il s’agit bien d’un combat spirituel ou l’âme sain(t)e doit s’efforcer de loger en un corps sain(t) comme l’exprime Lévitique 20:6: «Et l’âme qui se tournera vers ceux qui évoquent les esprits, et vers les diseurs de bonne aventure, se prostituant après eux, je mettrai ma face contre cette âme-là, et je la retrancherai du milieu de son peuple.»

Et même dans le seul récit biblique en 1 Samuel 28, 3-25 où le roi Saül fait apparaître l’esprit du défunt Samuel, celui-ci, de fort mauvaise humeur, se fait un malin plaisir à annoncer la mort prochaine du roi. Remarquons, que ce sont les démons qui attestent en premiers, bien avant les autres, que Jésus est fils de Dieu et c’est pourquoi il les fait taire. D’ailleurs, si Jésus exorcise et guérit, c’est toujours dans le but de réintégrer la personne rejetée dans la société. Il n’a jamais fait pousser une dent en or ni marcher un paralytique sur la tête. Il ne fait ces choses qu’en dépendance de Dieu, pour le bien des autres, sans les capturer en son pouvoir.

Contrairement à ceux qui veulent user du nom de Jésus à d’autres fins et qui se font « rosser grave » par les mêmes esprits malins qu’ils prétendaient chasser en Actes 19, 13-20. Même lorsque Jésus ressuscite, les évangiles insistent sur le fait qu’il mange, boit, se laisse toucher, se fait reconnaître et qu’il n’est pas un ectoplasme ; même s’il est transformé. De la Genèse jusqu’à l’Apocalypse la Bible, dans un bon esprit, met les choses sur la « table » sans les faire « tourner » pour autant.

Crédit : Frédéric Gangloff (UEPAL)




Avec les yeux d’un enfant

  1. Avec les yeux d’un enfant, Seigneur fait que chacun regarde le monde et découvre que caché sous les sourires dans les yeux les visages tout son amour pour nous

C’est écrit dans le livre de Dieu laissez venir à moi les enfants car c’est aux enfants qu’appartient le Royaume de Dieu

2. Avec les mains d’un enfant Seigneur fait que chacun serve le monde et apprenne que Tu nous appelles à garder la création, à penser, pour grandir avec elle

C’est écrit dans le livre de Dieu laissez venir à moi les enfants car c’est aux enfants qu’appartient le Royaume de Dieu

3. Avec la voix d’un enfant Seigneur fait que chacun parle au monde et dise que ta promesse est vivante, est vraie et présente. Ton règne est déjà là

C’est écrit dans le livre de Dieu laissez venir à moi les enfants car c’est aux enfants qu’appartient le Royaume de Dieu

Télécharger la partition ici 36 chant avec les yeux d’un enfant

Texte et musique de Simone Fuligno, traduit Noëlle Lassalle 2001




Le trésor dans la pierre


Une célébration pascale animée où l’on n’a pas peur de se salir !
Matériel nécessaire :
Galets en pâte à sel au café (moins solide que la pâte à sel classique) préparés à l’avance, au moins autant que les participants prévus ; petits objets cachés à l’avance dans chacun de ces galets (ici une coccinelle emballée dans un petit plastique) ; pâte durcissante de couleur grise (achetée en magasin ou fabriquée à la maison) ;  petits versets et petits dessins plastifiés, roulés en mini rouleaux avec du papier collant (sauf 1 de chaque comme modèle), au moins autant que les participants prévus. Planchettes à tartine ou sets de table. Petite balayette et poubelle.
De quoi se laver et se sécher les mains. Des petits gobelets pour transporter le second galet que chacun aura fabriqué, jusqu’à ce qu’il sèche à la maison.

Prédication/animation
Quand le jour du sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des huiles parfumées pour aller embaumer le corps de Jésus.
Très tôt le dimanche matin, au lever du soleil, elles se rendirent au tombeau. Elles se disaient l’une à l’autre : « Qui va rouler pour nous la pierre qui ferme l’entrée du tombeau ? » Mais quand elles regardèrent, elles virent que la pierre, qui était très grande, avait déjà été roulée de côté. (Mc 16)
Dans l’évangile selon Marc que nous avons commencé à lire, au chapitre 16, il est question d’une grosse pierre.
Au temps de Jésus, lorsque quelqu’un était mort, pour lui faire un tombeau où il puisse se reposer en paix, on creusait un trou dans la colline, on y déposait le corps entouré de draps et parfumé pour faire honneur à la personne, et on fermait le tombeau en roulant une grosse pierre devant le trou, par respect… Lorsque les trois femmes  Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé se rendent au tombeau pour achever de parfumer le corps de Jésus, elles se demandent bien comment elles vont faire avec cette grosse pierre…
Dans leur tête, elles ne sont pas seulement tristes, elles sont très ennuyées, très préoccupées à cause de cette pierre !
Dialogue: Je connais des choses qui sont préoccupantes, des trucs lourds que l’on porte comme des grosses pierres. Pour vous ici présents, qu’est-ce qui vous semble lourd à porter comme une grosse pierre ?
(Le travail, les examens à l’école, les disputes avec les amis, les sous, payer les factures, les travaux dans la maison, quand on n’arrive pas à faire quelque chose, être en retard…)
Dialogue: Les femmes, dans l’évangile de Marc, quand elles arrivent près du tombeau, que voient-elles ? Qu’est-il arrivé à la grosse pierre ? (La pierre a été roulée, déjà, le tombeau est ouvert…)
La pierre est roulée, les femmes s’inquiétaient pour rien !

J’ai besoin de votre aide, pour découvrir comment on s’inquiète parfois pour rien.
Je vous invite à choisir une pierre puis distribuer celles qui restent : une pour vous, et puis une pour les gens dans le temple…
La pâte à sel au café coloréeLes coccinelles emballées.La coccinelle cachée.

(Les enfants se réservent une « pierre » : prévoir des ronds de couleurs sur le 1er banc, planchettes/set de table par terre/petites poubelles  pour le café, devant)
Lecture (suite) Les femmes, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé entrent alors dans le tombeau ; elles voient là un jeune homme, assis à droite, qui porte une robe blanche, et elles sont effrayées.
Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ; vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qu’on a cloué sur la croix ; il est revenu de la mort à la vie ;
il est revenu de la mort à la vie, il n’est pas ici. Regardez, voici l’endroit où on l’avait déposé.
La pierre qui fermait le tombeau est roulée, mais il n’est pas vide. À l’intérieur, derrière les soucis de la grosse pierre, derrière les apparences d’obstacle infranchissable, derrière ce que l’on pensait être aussi lourd et dur qu’un gros problème, il y a… une présence…Une présence, signe de la présence de Dieu en ce monde, signe de vie et d’espérance…

Vous avez en main une pierre. Elle est dure au toucher, un peu lourde mais pas trop, un peu comme nos soucis de chaque jour…Question : « Est-ce que l’on peut casser une pierre ? »
Action: Les enfants, je vais vous demander un truc, je vais vous demander quand même, avec la force de Jésus ressuscité, de venir casser votre pierre, sur une planchette ou sur un set de table, avec votre pied ou en la tapant sur la planchette…Mais après, c’est un secret.
Les enfants cassent leur pierre (Chuuut ! le contenu est un secret)
Les grandes personnes peuvent elles aussi aussi casser les pierres qui pèsent, casser les apparences de problèmes, casser ce qui leur semble trop lourd à porter ! (Oui ! on espère !!!)
S’il vous plaît les enfants, pouvez-vous aider les grandes personnes en apportant les sets de table, et en récupérant les morceaux de pierre ? Merci… (Cassage des « pierres ») Chacun trouve et récupère le petit objet (coccinelle) caché à l’intérieur !

Lecture (suite) Évangile selon Marc 16.1-18
Lecteur 1 : Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé entrèrent alors dans le tombeau ; elles virent là un jeune homme, assis à droite, qui portait une robe blanche, et elles furent effrayées. Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ; vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qu’on a cloué sur la croix ; il est revenu de la mort à la vie, il n’est pas ici. Regardez, voici l’endroit où on l’avait déposé.Allez maintenant dire ceci à ses disciples, y compris à Pierre : “Il va vous attendre en Galilée ; c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit.”  » Elles sortirent alors et s’enfuirent loin du tombeau, car elles étaient toutes tremblantes de crainte. Et elles ne dirent rien à personne, parce qu’elles avaient peur.
Suite : Lecteur 2
Après que Jésus eut passé de la mort à la vie tôt le dimanche matin, il se montra tout d’abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept esprits mauvais. Elle alla le raconter à ceux qui avaient été avec lui. Ils étaient tristes et pleuraient. Mais quand ils entendirent qu’elle disait : « Jésus est vivant, je l’ai vu ! », ils ne la crurent pas. Ensuite, Jésus se montra d’une manière différente à deux disciples qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ils revinrent et le racontèrent aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Suite: Lecteur 3
Enfin, Jésus se montra aux onze disciples pendant qu’ils mangeaient ; il leur reprocha de manquer de foi et de s’être obstinés à ne pas croire ceux qui l’avaient vu vivant. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier annoncer la Bonne Nouvelle à tous les êtres humains. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. Et voici à quels signes on pourra reconnaître ceux qui auront cru : ils chasseront des esprits mauvais en mon nom ; ils parleront des langues nouvelles ; s’ils prennent des serpents dans leurs mains ou boivent du poison, il ne leur arrivera aucun mal ; ils poseront les mains sur les malades et ceux-ci seront guéris. »

Prédication/animation/action (suite)
Aujourd’hui, jour de Pâques, c’est l’occasion pour nous et pour tous ceux qui s’interrogent de proposer quelques pistes pour définir ce qu’est un chrétien… Je dis « définir », mais quel vilain mot !
Disons plutôt mettre des mots sur ce qui échappe à toute définition !
Être chrétien, c’est –entre autre – avoir une attitude particulière devant le tombeau vide qui nous est décrit dans les évangiles.
Il y a des personnes qui ne sont pas chrétiennes, des gens très gentils et très convenables, des gens tout à fait fréquentables, … qui, lorsqu’ils entendent parler de ce tombeau vide, eh bien pour eux, c’est simplement un tombeau vide,    vide, c’est à dire avec rien dedans…
Pour le chrétien, le vide du tombeau, c’est un vide plein !
Un vide plein de vie… Un vide plein de promesses, un vide plein d’espérance…
De manière inexplicable et heureusement encore inexpliquée à ce jour, avec Jésus ressuscité, le vide n’est pas vide !
Peut-être parce que Jésus a mis l’amour de Dieu en pratique, en paroles, en gestes, et que cela nous est raconté dans ce merveilleux livre qu’est la Bible ; parce qu’il a enseigné en paraboles le chemin d’un monde meilleur, parce qu’il a guéri le malade, relevé le blessé, peut-être parce qu’il a interpellé les hommes de son temps et de tous temps sur les limites de leur logique humaine, … le tombeau n’est pas vide de vide… Il est rempli d’un message d’envoi : « Vous qui jetez un œil curieux dans ce caveau, vous n’y trouverez pas la mort, ni la fin à laquelle vous vous attendez, mais vous serez face à l’étonnement, à beaucoup de questions, aux doutes peut-être,… Abandonnez-vous à cet étonnement avec confiance, avec foi, alors vous y trouverez l’espérance et la promesse qui engendrent une nouvelle vie ! »
C’est là ce que voit le chrétien, lorsqu’il regarde la pierre roulée et le tombeau ouvert… : un vide rempli de la présence de Jésus vivant, le Messie de Dieu.
Dans la pierre que nous avons eu la force de casser, qu’avons-nous trouvé, derrière cette apparence de pierre, cette apparence de dureté ? (Une coccinelle.) On l’appelle aussi « Bête à bon Dieu », savez-vous pourquoi ?

Il y a 1000 ans de cela, condamné à mort pour un meurtre commis à Paris, un homme, qui clamait son innocence « Je n’ai rien fait, je n’ai rien fait ! », il a été sauvé par la présence du petit insecte. En effet, le jour de son exécution publique, le condamné devait avoir la tête tranchée. Mais une coccinelle se posa sur son cou. Le bourreau qui devait couper la tête tenta d’enlever la coccinelle, mais le coléoptère revint à plusieurs reprises se placer au même endroit. Le roi Robert II (972-1031) y vit alors une intervention divine et décida de gracier l’homme. Quelques jours plus tard, le vrai meurtrier, le vrai coupable fut retrouvé – l’histoire ne dit pas ce qu’il advint de lui…. Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut dès lors considérée comme un porte-bonheur qu’il ne fallait pas écraser : une bête du Bon Dieu !

Nous avons cassé la pierre qui pesait dans nos mains, qui était dure, nous y avons trouvé une bête à Bon Dieu que nous pourrons emporter à la maison et coller quelque part pour nous souvenir que Dieu veut sauver chacun de nous, même au cœur des situations les plus difficiles…Et je vais vous proposer de refaire une autre pierre, Une pierre chrétienne, à l’image de l’espérance, de la foi, de la joie qui habite le mystère de la résurrection !
Action: Sur la table du fond, il y a des versets bibliques Pâques_dessins Pâques_versets, des promesses de Dieu, imprimés et roulés en petits rouleaux, protégés par du plastique. Il y a aussi pour ceux qui préfèrent des dessins Pâques_dessins de François Kieffer qui illustrent cet amour de Dieu que Jésus nous montre par sa vie…
Chaque verset, chaque dessin est disponible en mini format dans un panier de couleur (avec le modèle correspondant exposé).
Il y a aussi de la pâte à modeler. C’est une pâte qui durcit en 3 ou 4 jours et qui devient vraiment dure comme de la pierre, et elle en a l’apparence…Il y a aussi du matériel pour se laver les mains, Et des petites boîtes en carton- gobelets pour transporter nos réalisations jusqu’à la maison sans salir toute la voiture…
Tout est prêt !
Je vous propose de choisir un verset ou un dessin en mini rouleau, en retenant la phrase ou sa référence ;
de prendre une boule de pâte ; d’y faire un petit trou pour y glisser le mini rouleau de la Parole de Dieu ; De refermer soigneusement le trou et de refermer la pâte pour lui redonner son apparence de galet, bien lisse, bien fermé…
Ce galet, nous l’emporterons chez nous, nous le laisserons sécher, il deviendra dur,…
Avec notre coccinelle, nous aurons deux symboles sous les yeux à la maison ou à offrir, deux symboles pour nous rappeler tout au long de l’année l’espérance du matin de Pâques !
Nous pouvons nous entraider, aider les plus jeunes ou que les plus jeunes aident les moins habiles de leurs aînés…

Fabrication du galet…
Fond musical
Nous avons cassé une pierre et trouvé la bête à bon Dieu qui nous était réservée ; nous avons reconstitué une pierre autour d’une parole, d’une promesse de Jésus, une pierre qui va durcir et devenir très solide, … Et nous seuls saurons ce qu’elle contient.
Pour terminer notre prédication en symboles et en gestes, dans ce culte à la forme quelque peu inhabituelle, je vous invite à la prière :
« Seigneur, nous avons cassé la pierre qui fermait nos horizons, celle qui nous semblait lourde, inutile, … Nous t’y avons trouvé, caché derrière les apparences, habitant nos vies jusque dans ce qui semble sceller nos tombeaux…
Maintenant, nous avons changé notre regard sur la pierre roulée du matin de Pâques.
Nous en avons fait une pierre pleine de ta Parole, remplie de ton amour et de tes promesses… Seigneur Jésus tu es la pierre angulaire de nos vies, celle qui solidifie nos maisons, Tu es notre rocher, notre solide rocher tout au long des jours à venir. Tu nous envoies annoncer ta Bonne Nouvelle, celle d’une pierre roulée en signe de libération, celle d’un tombeau vide habité de l’amour de Dieu pour toutes ses créatures. Nous expliquerons à ceux qui viennent dans nos maisons le sens de ce petit galet qui cache un trésor dont nous connaissons l’existence, nous leur expliquerons où nous avons trouvé cette petite coccinelle… Forts de cette joie de Pâques, envoie-nous, et fais de nous de bons témoins de ton amour, Seigneur ! Amen. »

Crédits Marie-Pierre Tonnon EPUB Seraing-Centre




Jeu « Trouve Mon Galet »

Un nouveau jeu pour sortir de la maison, grâce à Facebook ? C’est le pari de certains qui remettent au gout du jour la chasse au trésor.

Commencer par décorer joliment des galets (avec de la peinture + feutres indélébiles + vernis incolore et inscrire en dessous  le message « Trouve mon Galet » )…

Une fois bien sec, prendre le galet en photo, le cacher dans la nature ou dans la ville…  et laisser un indice sur la page  Facebook 

En principe, ceux qui trouvent le galet, prennent une photo de leur découverte et après avoir déplacé le galet, postent un nouvel indice sur le site. A jouer en famille, pour assurer la sécurité de nos enfants !




Faire face au racisme

Faire face au racisme… est une proposition d’entrée en matière pour évoquer le racisme avec des adolescents;

Télécharger l’article ici faire face au racisme