Fabriquer un butaï – étape par étape et un kamishibaï : Marc 14 versets 1 à 9

« Castelet » se dit en japonnais « butaï« . Il permet de raconter des histoires en captivant toute l’attention de public. Ces histoires, nous les appelons « Kamishibaï » (théâtre de papier)

Voici une vidéo en guise de démonstration cliquer ici 

Nous vous proposons de fabriquer, en famille, un seul castelet et l’histoire de Marc 14, verset 1 à 9.

D’autres propositions de kamishibai suivront !

 

 

Matériel pour  fabriquer un Butaï (castelet)

  • 1 carton (37 x 46 cm) – ici, c’est un couvercle d’un carton ayant contenu 5 ramettes de papier
  • 1 règle
  • 1 crayon à papier
  • 1 agrafeuse

 

 

Les bords du carton sont de 7,50 cm. Tracer à l’intérieur du rectangle un cadre de 3 cm. (En utilisant un autre carton, tracer des marges de 10,50 cm soit 7.50 cm + 3 cm )

Couper et vider, de façon à obtenir une première fenêtre

Couper à présent les languettes du côté droit (ou sur un carton normal, la bande de 7.5 cm) –  marquées en bleu.

Tracer à présent une marge de 4 cm en partant des bords extérieurs et couper légèrement au cuter. Cette étape permet de faciliter le pliage

Assembler  en agrafant de façon à obtenir une deuxième fenêtre.

Utiliser les restes de la première bande, pour terminer le cadre

Le butaï est prêt pour accueillir les histoires !

Exemple de kamishibai : Marc 14,1-9

  • Télécharger et imprimer les dessins en noir en blanc (pour les faire colorier par les enfants) ici marc 14 v1-9 dessins noir en blanc
  • ou Télécharger et imprimer les dessins en couleur ici Marc 14 versets 1-9 kamishibai couleur + texte
  • dans tous les cas, imprimer les textes – à partir de la page 9 du kamishibai couleur.
  • coller chaque texte au dos des planches  de dessin en suivant les indications… le théâtre de papier est terminé : place au spectacle !

Le théâtre de papier est normalement prévu dans d’autres formats. Mais ici, nous privilégions le format A4 pour un usage familial. L’utilisateur se place derrière le kamishibai, il est le seul à voir les textes tandis que les spectateurs admirent les dessins. Toutes les formes artistiques sont possibles : peinture, papier déchiré-collé, collages, feutres, crayons… privilégier du papier épais si possible, pour une meilleure tenue. Si vous pouvez plastifier les dessins, c’est encore plus joli. L’art de la narration se développera dans le glissé des dessins (on peut s’entraîner face à un miroir).

Autres exemples de kamishibaï-maison

  • Jean 13 (ou le lavement des pieds) cliquer ici
  • Jean 19 (ou la mort de Jésus) cliquer ici 
  • Matthieu 27 (ou la mise au tombeau de Jésus) cliquer ici
  • Matthieu 28 (Jésus est vivant !) cliquer ici 
  • Luc 24 (Ascension de Jésus) cliquer ici
  • Actes 2 (Pentecôte ou le don de l’Esprit) cliquer ici

Crédit : Laurence Gangloff (UEPAL) pour Point KT




Oeuvre de l’Ascension

Voici un panneau confectionné avec les enfants pour illustrer l’Ascension (après avoir écouté l’histoire, vu des images et discuté)

Chaque enfant était invité à peindre un ou plusieurs personnages que nous avons ensuite découpé et collé sur un panneau (dont le fond avait été peint également…)

Crédits : Manuela Quiring, (UEPAL)




Prière pour l’Ascension

Pour accompagner un culte de l’Ascension ou dans la période autour du Dimanche de Pentecôte, voici une proposition de prière à plusieurs voix. Adaptable au catéchisme

 

 

Tous : Élevons nos mains et nos cœurs

Jonas : Pour faire monter vers Dieu notre joie d’être réunis aujourd’hui.

Tous : Élevons nos mains et nos cœurs

Laurie : Pour faire monter notre regard d’amour vers le ciel où le Christ a disparu il y a 2000 ans.

Tous : Élevons nos mains et nos cœurs

Victor : Pour faire monter à Dieu notre reconnaissance : le Christ a ouvert le ciel au monde.

Tous : Élevons nos mains et nos cœurs

Tanguy : Pour faire monter à Dieu notre foi. Si les disciples l’ont vu s’en aller, c’est bien parce qu’il est vivant !

Tous : Élevons nos mains et nos cœurs

Loïc : Pour faire monter à Dieu et vivre cette espérance : si les disciples l’ont vu s’en aller, c’est donc que le monde n’est pas clos. Il existe une brèche, un passage.

Tous : Élevons nos mains et nos cœurs

Doriane: Afin que nous montions dans toute notre vie vers toi et qu’ainsi nous allions à ta suite, toi qui nous ouvres le chemin.

Tous : Élevons nos mains et nos cœurs

Dimitri et Mathilde : Pour faire monter à Dieu notre chant d’amour en réponse à son salut offert.

Crédit : Isabelle HORBER, pasteure UEPAL

 

 




Sketch pour le culte de l’Ascension

Un sketch pour le jeudi de l’Ascension, qui peut être présenté en guise de message par un groupe de catéchumènes ou de jeunes. Sa vertu est aussi catéchétique, puisqu’il donne la parole aux onze disciples, des paroles qui sont des textes bibliques choisis. Nous trouvons là la symbolique biblique des 40 jours et la question du fondement de l’Eglise après la mort et la résurrection du Christ.

Préparation déroulement : distribuer les rôles des 11 disciples et de l’ange.
Dans la spatialité, prévoir l’emplacement de chacun ; le lieu où les disciples marchent et là où ils prient.

André : Parti ! Élevé comme cela pendant qu’on le regardait… Et une nuée l’a dérobé de devant nos yeux. Je sens, je sais qu’il est parti pour toujours. Déjà il me manque.

Pierre : Oui, parti. Quarante jours qu’il était avec nous depuis sa résurrection.

Thomas : Quarante jours où nous avons pu le voir et le toucher. Le toucher, combien cela a été important pour moi. Avant de le toucher je n’ai pas cru à cette bonne nouvelle : notre Seigneur est vivant ! Et maintenant je ne le verrais plus, je ne toucherais plus…

Matthieu : Parti après 40 jours. Il est monté au ciel. C’est comme un rappel du déluge qui a duré lui aussi 40 jours. Le déluge est descendu pour balayer tout ce qui était mauvais. Jésus monte au ciel pour que nous montions à sa suite. Pour que nous nous élevions, que nous balayons tout ce qui est mauvais en nous. Comment faire sans lui ?

Simon : Parti après 40 jours. Quarante jours où il nous a encore enseigné, où il nous a parlé des choses concernant le Royaume de Dieu… Lui qui allait bientôt le rejoindre. Quarante jours pour que nous recevions la Parole comme si nous étions de nouveaux Moïse qui lui aussi a attendu 40 jours pour recevoir les tables de la loi. C’est une nouvelle alliance qui débute aujourd’hui. Mais comment la vivre sans lui ?

Philippe : Quarante jours de sursis comme Ninive a eu un sursis, un temps pour se convertir à l’époque du prophète Jonas. Mais voilà le sursis est fini et il est parti.

Barthélémy : Quarante jours où nous avons pu reprendre des forces à son contact après l’ébranlement qu’a été sa mort. Nous étions comme Élie, prostrés et demandant la mort. Et comme l’ange l’a touché, nous avons été touchés par le message de l’ange le matin de pâques et par sa présence parmi nous. Et maintenant, comme Élie, nous devrions marcher, remplis de forces… Mais il est parti…

Jean : Quarante jours où il a régné sur notre cœur. David dont le nom signifie : « aimé » ; Salomon dont le nom signifie « pacifique » ont été rois en Israël, chacun pendant 40 ans, mais lui a été élevé au-dessus d’eux en reprenant la place qui est la sienne : au-dessus de nous tous, à jamais. Lui que j’aime, lui qui est Amour, lui qui est le Prince de la paix. Comment supporter l’absence de celui que l’on aime ?

Jacques fils de Zébédée, Jude et Jacques fils d’Alphée : Jésus, pourquoi es-tu parti ?

L’ange : Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel.

Jacques, fils d’Alphée : Alors il reviendra ? Les anges nous l’ont promis. C’est comme s’il était parti pour un voyage. Préparons-nous à son retour. Que tout soit en ordre.

Jude : Il nous a dit que dans peu de jours, nous serons baptisés d’Esprit Saint. Nous serons ses témoins jusqu’aux extrémités de la terre. C’est le talent, le viatique pour faire fructifier ce qu’il nous a enseigné.

Thomas : Il m’a dit : « heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ». Je veux croire même si je ne le vois plus. Je veux croire et ainsi marcher, remplis de forces. Alors retournons à Jérusalem comme il nous l’a demandé afin de recevoir l’Esprit Saint.

Les disciples marchent

Marie : Maintenant qu’il est parti, persévérons dans la prière, vous ses disciples, vous ses frères, et nous les femmes qui l’avons suivi et aimé.

Tous prient

Pierre : Judas n’est plus parmi nous parce qu’il a guidé ceux qui se sont saisi de Jésus. Nous ne sommes plus que onze alors que le maître avait élus douze d’entre nous comme ferment de son église. Choisissons l’un de ceux qui le suivaient aussi afin qu’il nous soit associé comme témoin de sa résurrection.

Jacques fils de Zébédée : Pierre, voici les débuts de ce qu’annonçait Jésus : « tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église».Voici, il n’est plus temps de regarder le ciel, mais d’aller à la rencontre de nos frères, témoins pour ceux qui ne l’ont pas vu, pas touché, témoin de sa vie, de sa mort, de sa résurrection.

Pierre : Il est temps d’aller à la rencontre de nos frères et alors nous Le trouverons car à chaque fois que nous ferons du bien à l’un de ces plus petits de nos frères, c’est à Lui que nous le ferons.

crédit : Isabelle HORBER, pasteure UEPAL

 

 

 

 

 

 




L’Ascension et autres fêtes

La fête de l’Ascension est de toutes celles de notre calendrier la moins célébrée chez les protestants, plus particulièrement réformés. Plusieurs paroisses la suppriment purement et simplement. La principale raison de cette désaffection est à trouver dans le caractère mythologique d’un événement qui, il est vrai, n’occupe pas une place importante dans les textes évangéliques. Comment peut-on croire en effet que Jésus est monté au ciel comme une fusée ?

L’Ascension ? Si la dimension mythologique de l’Ascension nous empêche de la prendre au sérieux, on ne voit pas pourquoi cette même dimension ne nous empêcherait pas aussi de célébrer toutes les autres fêtes chrétiennes. Nous pensons à Noël avec la naissance virginale, des anges (apparus à Zacharie, à Marie, aux bergers), une étoile qui se déplace dans le ciel pour guider des mages ; à Vendredi saint avec l’obscurité subite à l’heure de la crucifixion, un tremblement de terre, des rochers qui se fendent, le rideau du temple qui se déchire en deux, des tombeaux qui s’ouvrent et dont les morts entrent alors dans Jérusalem.

Nous pensons aussi à Pâques avec un autre tremblement de terre, une pierre roulée par un ange qui s’assied dessus, le tombeau vide, de multiples apparitions de Jésus (à Marie de Magdala, à Thomas, à deux puis onze disciples en présence desquels il mange alors du poisson grillé ou passe à travers les portes fermées à clef).

Autant de récits dont la dimension fortement mythologique devrait, elle aussi, nous interdire de fêter ces « événements » suspects.

Que dire encore du bruit violent et des langues de feu qui se posent sur la tête des croyants réunis à Jérusalem pour la Pentecôte ?

On ne saurait rendre notre foi solidaire du moule, des conceptions et des contextes culturels, dans lesquels elle a été coulée. Ce moule, en tant que tel, n’a d’ailleurs rien de spécifiquement évangélique ou chrétien. Il correspond à une vision du monde qui n’est plus la nôtre. Il ne s’agit pas de rayer ces passages bibliques sous prétexte qu’ils sont en contradiction avec ce que la science nous enseigne aujourd’hui.

Retrancher de la Bible ce qui contrarie notre vision actuelle de l’univers, l’expurger et la censurer au nom de la raison, c’est la réduire en fait à une peau de chagrin. Il ne s’agit pas tant de voir ce que le texte dit que ce qu’il veut dire et peut nous dire encore en nous interpellant aujourd’hui dans l’ordre de la foi. Un texte biblique, inséré dans une vision du monde dépassée, peut avoir une signification qui ne l’est pas.

Regarder au ciel ?

On pourra démultiplier les sens possibles de cette élévation de Jésus au ciel en la considérant sous l’angle de différentes tensions : présence et absence, terrestre et céleste, visible et invisible, départ et retour, immobilité et marche, par exemple.

Un sens très souvent retenu s’inspire de l’épître aux Colossiens : « Cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut et non à ce qui est sur la terre. » (3,1-2) Mais ce texte, sorti de son contexte, peut nous conduire à un spiritualisme exsangue et désincarné, dans une sorte d’aliénation religieuse privilégiant le ciel au détriment de la terre, l’éternel au détriment de l’histoire, les âmes au détriment des corps, vision très exclusive et somme toute en contradiction flagrante avec un christianisme qui est, par excellence, une religion de l’incarnation. Notre foi, comme l’a souvent montré Albert Schweitzer, est faite d’attachement et de détachement, d’éthique et de mystique : attachement à ce monde créé par Dieu, attachement exprimé par la charité, la justice et l’amour, et détachement, parce que nous sommes orientés vers le Royaume de Dieu et l’espérance active qui nous anime sur une terre à laquelle nous ne saurions être purement et simplement asservis.

Ce passage de l’épître aux Colossiens, écrit un de ses commentateurs, ne nous indique pas « une fuite des réalités du monde ou une éthique utopique « impratiquestionnercable » » (Jean-Noël Aletti, S.J., Commentaire de l’épître aux Colossiens, Gabalda, 1993). Une des paroles significatives, sorte de mise en garde à cet égard, est bel et bien celle des Actes des Apôtres : « Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » (1,11) Il sera préférable, dans cette montée de Jésus au ciel, avec toute la symbolique que nous pouvons entendre dans ce mot « ciel », de considérer que Jésus nous échappe, n’est pas en notre pouvoir.

Il ne saurait y avoir de mainmise de notre part sur Jésus ou sur Dieu. Dieu, le tout premier, compris comme Transcendance, nous demeure inaccessible et nous ne saurions l’enfermer dans nos mots ni l’atteindre par nos définitions, aussi justes et orthodoxes seraient-elles. Dieu nous dépasse infiniment.

 L’Ascension, Giotto, Padoue, Chapelle Scrovegni

Jésus n’est pas dans le pain et le vin de la cène

L’Ascension de Jésus a été utilisée par les Réformateurs Zwingli, d’abord, puis Calvin, pour contester la présence réelle, matérielle, de Jésus dans le sacrement de la Cène. C’est un sens décisif, selon eux, à retenir de l’Ascension. Si Jésus est au Ciel, il ne saurait être en même temps, et de manière corporelle, présent dans le pain et dans le vin. C’est un point important qui opposera d’ailleurs très vivement Zwingli, le Réformateur de Zurich, à Luther. Le point d’accord en la matière entre les protestants réformés, évangéliques, luthériens étant le refus catégorique du sacrifice de la messe. Les controverses entre protestants et catholiques graviteront longtemps autour du différend, central, concernant la cène. Il y a là, et par conséquent il y a dans l’écoute fidèle des récits de l’Ascension, un point focal et déterminant pour sa compréhension.

Parlant de la présence du corps du Christ « en la cène » dans son Exposition de la foi (Expositio fidei, 1531), Zwingli stigmatise l’erreur qu’il y a à prétendre que par les signes du pain et du vin, le corps du Christ nous est donné. Zwingli écrit que « le corps du Christ, à partir du moment où il monte au ciel, n’est plus en ce monde ». D’autre part, quand Jésus déclare « ceci est mon corps », il désigne comme signe son corps mortel ; le manger comme tel aujourd’hui deviendrait alors parfaitement « déraisonnable », puisque reconnaître que Jésus est au ciel, cela signifie que Jésus a désormais un corps « immortel et incorruptible » que nous ne saurions manger. Manger un corps mortel et de la chair humaine n’est-ce pas, demande Zwingli, quelque chose de « cruel, sauvage et brutal » ? (voir à ce sujet Huldrych Zwingli, La foi réformée, Les Bergers et la Mages, 2000, introduction d’André Gounelle.)

L’Ascension et  Noël

Une autre manière de comprendre l’Ascension nous est donnée par la tradition orthodoxe, grecque ou russe. Il s’agit là d’inscrire l’Ascension dans une symétrie et un parallélisme Noël – Ascension, Pâques étant alors au centre de cette perspective.

À Noël, on peut dire, de manière symbolique, que Dieu en Jésus descend vers l’homme ; à l’Ascension, en Jésus, c’est l’être humain qui est élevé à Dieu. Il y a ainsi à travers le parcours des évangiles une humanisation de Dieu et une divinisation de l’homme. Il faut que Dieu naisse en l’homme et que l’homme naisse en Dieu. Incarnation divine et exaltation humaine encadrent ainsi les évangiles. Dieu est devenu humain pour que l’homme puisse devenir divin.

Il convient alors d’abandonner une vision qui écrase l’homme sous le poids de la divinité et qui conduit finalement à penser que Dieu est tout et que nous ne sommes rien. On ne saurait, en Jésus, réduire l’homme au néant de sa condition mortelle et pécheresse. Dieu n’est pas d’autant plus grand que l’homme est rabaissé. Dieu n’a pas besoin de notre écrasement pour être Dieu en plénitude. L’Ascension devient ainsi magnifiquement le fondement d’un humanisme christique et chrétien. En Jésus, Dieu n’existe pas sans l’homme, ni l’homme sans Dieu.

Laurent Gagnebin
Laurent Gagnebin, est né à Lausanne en 1939, philosophe et théologien, il a été pasteur de l’Église réformée de France à Paris dans les paroisses libérales de l’Oratoire et du Foyer de l’âme de 1963 à 1981, puis professeur de théologie pratique à la Faculté libre de théologie protestante de Paris. Il a dirigé l’hebdomadaire protestant Réforme et dirige actuellement la rédaction du mensuel Évangile & Liberté.

L’article ci-dessus est extrait du n° 249, Mai 2011

 




Kamishibaï maison : Actes 2 -Pentecôte

Voici une vidéo du kamishibaï maison (théâtre de papier) pour découvrir la fête de Pentecôte selon le livre des Actes des Apôtres, au chapitre 2 :  cliquer ici 

Le bricolage est au format A4 (pour utiliser l’imprimante) et propose l’utilisation des peintures (gouaches) et de pastels – mais toutes les formes de créativité sont possibles. Petits et grands peuvent être associés à cette création qui nécessite peu de matériel.

Matériel : imprimante (16 feuilles de papier pour les dessins en noir et blanc + textes) + peintures + pinceaux + eau + colle + 8 feuilles de papier épais. On peut bien sûr dessiner soi-même, sans être obligé d’imprimer. Dans ce cas, veiller à respecter une marge de 3 cm de chaque bord de la feuille.

Première étape

Imprimer (en recto) toutes les  planches de dessins en noir et blanc disponibles ici Actes 2 Pentecôte

Deuxième étape

Mettre en couleurs les dessins; toutes les techniques sont possibles : crayons, feutres, gouaches, aquarelles, crayons gras, pastels, papiers déchirés-collés…

Troisième étape

Coller les feuilles sur du papier épais. Le recto de chaque planche est soit un titre, soit un dessin et le verso, le texte. On peut bien sûr éviter d’imprimer le texte en le recopiant simplement au dos des planches. Dans ce cas, attention à bien centrer le texte au milieu de la page.

Quatrième étape

Glisser les planches dans le bon ordre, dans le butaï (pour voir la fiche technique, cliquer ici )… s’entraîner en face d’un miroir (pour voir les images) et une fois que l’on se sent prêt : inviter au « spectacle » !

Crédit : Laurence Gangloff (UEPAL)

 




Ascension et Pentecôte 2020

https://youtu.be/1E2YDg_32Ns

Des idées pour aider les enfants à découvrir l’Esprit et mieux comprendre le sens de l’Ascension et de Pentecôte :

Ascension et Pentecôte 2020

Et, en ce temps de déconfinement, une proposition de carte à envoyer à des personnes âgées ou malades qui sont encore confinées. Une belle manière d’insuffler l’Esprit de DIeu autour de nous.

Crédit : Nicole Rochat




Résonance

Des chants-réflexions que je trouve poétiques et profonds, en lien avec le confinement.

Résonance est un projet qui met en route deux personnes de deux générations. Sylvie et Vincent. Nous sommes entrés en résonance déjà en choisissant les chansons. Un peu comme si au rythme du balancier nous partions dans la même direction. L’un avec de la musique et l’autre avec des mots : Musique chantée et accompagnée / paroles dites ou priées.

Notre souhait c’est qu’à votre tour vous entriez en résonance avec votre coeur et que cela vous donne de quoi vous divertir, penser, rêver, vous réjouir pour un instant ou pour longtemps et qu’ainsi nous partagions un brin d’humanité et d’espérance.

Pour voir toutes les thématiques abordées :

https://www.youtube.com/channel/UCg-RtOlB-8rUdrBMIBqFs7w

 

Crédit : Nicole Rochat




Ascension : Regarder le ciel

Regarder le ciel

c’est regarder l’éternel.

Regarder le ciel me libère

de tout ce qui m’enserre.

Regarder le ciel c’est prendre de la hauteur

c’est arrêter un instant le déroulement des heures.

 

Regarder du ciel l’immensité

me fait rentrer en humilité.

Regarder le ciel c’est parfois ne rien voir

c’est être appelé à juste croire.

Regarder le ciel au-dessus de moi

parle à ma foi.

Regarder le ciel qui est comme un toit

me fait me sentir proche de Toi.

Mais regarder le ciel c’est parfois éviter de regarder la terre

et fuir l’humaine misère.

Donne-moi de te rendre présent

ici et maintenant.

Donne-moi de libérer mon frère

des lois scripturaires

mais aussi du poids de mon regard de jugement.

Laisse-moi être attentif à chacun de ces petits

que tu places dans ma vie.

Lorsque je lève trop les yeux au ciel

envoie-moi des signes d’espérance

afin qu’à nouveau j’avance

dans ce monde matériel

pour le rendre un peu plus spirituel :

alors de Jésus ici-bas je construis le ciel.

 

Deux hommes en vêtements blancs disent aux apôtres : « Hommes de Galilée, vous restez là à regarder le ciel. Pourquoi donc? Jésus vous a quittés pour aller vers le ciel. Et il reviendra de la même façon que vous l’avez vu aller vers le ciel. » Actes 1;11

Crédits : Isabelle Horber, pasteure UEPAL – Pixabay




De Babel à Pentecôte…ou la déclaration d’amour de Dieu

« De Babel à Pentecôte… ou la déclaration d’amour de Dieu » est une  belle narration de la plume de la pasteure Sophie Letsch (UEPAL). 

De Babel à Pentecôte. En ce temps-là, peu de temps après le commencement, les êtres humains parlaient tous la même langue. C’est Dieu qui l’a voulu ainsi : que les humains se comprennent. Dans sa grande bonté, il a voulu l’unité. En ce temps-là, toute l’humanité pouvait se parler. Ils utilisaient tous le même mot pour désigner le ciel ou la terre, un seul mot pour dire merci, pardon et s’il te plait. En ce temps-là, c’était facile de se comprendre !

La tour. Un jour, les êtres humains partent vers l’est. Ils trouvent une plaine au sud de la Mésopotamie. Et ils s’installent là, entre les deux fleuves. Il fait bon vivre ! Il y a de l’eau et du soleil. Les végétaux poussent. Le bétail broute. Les enfants jouent. Ils sont bien là. La vie est douce… Tranquille… entre nous… on se connait tous… on se ressemble tous… Que vont-ils faire pour passer le temps ? Entre eux ?

Qu’est-ce que la terre est souple dans ce pays ! Quand on y ajoute de l’eau, on peut facilement la façonner, on peut faire ce qu’on veut avec. Et quand on la cuit dans le feu, elle devient dure comme de la pierre.

  • Eh si on faisait des briques ?!
  • Mais quelle bonne idée !

Et les voilà qui se mettent au travail. Ils ont tous les mains dans la terre, ils façonnent de belles briques, toutes identiques. Elles ont toutes la même longueur, la même largeur. S’il y en a une qui sort du moule, elle est refaçonnée.

  • Mais qu’est-ce qu’on va faire avec toutes ces briques ?
  • Et si on construisait une ville ? Avec une grande tour aussi haute que le ciel !
  • Oui ce serait génial ! Comme ça on pourrait voir ce qui se passe là-haut. On pourrait voir tout autour aussi ! On serait au-dessus de tout ! On dominerait tout ! On serait les plus grands et les plus forts !
  • On deviendrait célèbres ! Tout le monde parlerait de nous et de notre tour !
  • On n’aurait plus besoin de personne ! On pourrait tous se mettre à l’intérieur et rester entre nous ! Pour toujours ! Bien au chaud ! Les autres ne viendraient pas nous déranger. On n’aurait pas besoin de se mélanger ! Chacun chez soi ! Et tout le monde est content !

Et les voilà qui se mettent au travail ! Tous ensembles pour ce grand projet ! Tous les jours sans relâche, ils suent mais ils chantent ! On est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions ! Les briques leur servent de pierres, et le bitume de ciment. La ville commence à se dessiner, la tour commence à s’élever…

De l’uniformité. Alors Dieu descend du ciel pour voir les êtres humains et ce qu’ils sont en train de fabriquer. Et… il est très inquiet ! Les humains parlent tous la même langue, ils utilisent tous les mêmes mots. Ils ont tous le même rêve, les mêmes projets, la même façon de s’habiller, de manger, de s’amuser. Jusqu’où iront-ils ? Ils sont en train de se replier sur eux même ! Il faut les en empêcher ! Çà ce n’est pas l’unité, c’est l’uniformité ! Alors Dieu met le désordre dans leur langage, il mélange leurs mots. Et les humains n’arrivent plus à se comprendre. Ils se parlent encore, mais ils ne se comprennent plus. Les jeunes, les vieux, les riches, les pauvres, les malades, les bien portants, les jaunes, les rouges, les noirs, les blancs. Ils essayent de se parler mais ne se comprennent pas. Alors ils se séparent. Et les voilà dispersés sur toute la terre que Dieu a créée.

Le souffle. Les siècles ont passé. Ce jour-là, les rues de Jérusalem sont pleines de monde ! Il y a des gens de toutes les couleurs. Et dans le brouhaha de la foule, même en tendant l’oreille, on ne comprend pas le quart de ce qui est dit ! Les gens parlent toutes les langues du monde connu ! Certains sont venus de loin. Des juifs du monde entier sont venus en pèlerinage. Alors dans les rues de Jérusalem, c’est la fête. Les musiques, les couleurs et les saveurs du monde entier sont mélangées ! Ça fait un joyeux bazar et partout de la joie ! Partout ? Ah non… pas dans cette maison. A l’intérieur, le silence est pesant. Ce sont les disciples de Jésus qui sont réunis. Cela fait maintenant 10 jours qu’Il est parti ! Pour suivre Jésus sur les routes de Galilée, ils avaient tout lâché. Ils ont changé leur vie toute entière parce qu’ils ont cru en ce que Jésus disait, en ce qu’il faisait. Et puis il était mort sur une croix. Déjà là, ils croyaient que tout était terminé. Mais Dieu l’avait ressuscité ! Puis il est allé le rejoindre. Avant de monter vers son Père, Jésus leur avait fait une promesse : ils ne seraient pas seuls, ils ne seraient pas orphelins, car le Père enverra pour eux l’Esprit Saint. C’est pour cela qu’ils se sont enfermés dans cette maison. Tous au même endroit. Bien au chaud. Entre eux. Ils attendent.

De la diversité. Ce qu’il s’est passé ensuite vous le savez. Tout à coup, un bruit est venu du ciel. Est-ce que c’était le tonnerre ? Comme si un vent violent s’était mis à souffler. Et ce vent a rempli toute la maison où ils étaient assis. Ils ont vu des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se sont séparées et elles se sont posées une à une sur chacun d’eux. C’était le Saint Esprit, celui que Jésus avait promis, ils en étaient tous remplis. Et ils sont sortis ! L’Esprit de Dieu les a poussés hors de cette maison où ils s’étaient repliés sur eux mêmes. Dehors il y avait cette foule venue du monde entier.  Et ils ont parlé. Les disciples ont raconté les merveilles de ce Dieu si bon. Ce Dieu qui a donné son Fils. Ce Dieu qui connait notre cœur, notre histoire, notre vie et qui nous aime ainsi ! Et tous ces gens qui étaient rassemblés, ces gens si différents, les jeunes, les vieux, les riches, les pauvres, les malades, les biens portants, les jaunes, les rouges, les noirs, les blancs, tout le monde a compris.  Non pas que les disciples parlent désormais les langues du monde entier. C’est juste qu’ils s’adressent au cœur de chacun pour dire : il n’y a plus besoin de s’élever vers le ciel pour atteindre Dieu. C’est lui qui est descendu nous rejoindre. Et son Esprit atteste qu’il est là, parmi nous. Par cet Esprit, tu peux parler ta propre langue, tu peux utiliser tes propres mots, tu n’as pas besoin de rentrer dans un moule. Par cet Esprit, tu peux être toi-même. C’est ainsi que Dieu t’aime.

Crédits : Sophie Letsch (UEPAL) – photo Pixabay




Vidéo pour comprendre Pâques

Voici une belle vidéo pour méditer les événements de la semaine de Pâques.

L’histoire de la vie de Jésus a été montée par Karin Butterlin, formatrice AFIBI (association des Figurines bibliques). La plupart des prises de vues ont été réalisées en Israël et en Palestine.

Durée 15 minutes. A méditer et apprécier !

 

 

Crédits : Karin Butterlin




Tita veut un lion

 

Petite vidéo réalisée par Vanessa Lagier sur la prière et la manière dont Dieu nous répond.

Dans cet épisode, Tita verra qui l’aidera vraiment à affronter le gros chien du voisin.

 

 

 

Crédit : Nicole Rochat




Jésus et l’aveugle Bartimée

Francine Guyaz raconte l’histoire de l’aveugle Bartimée avec des marionnettes en photo.

Une jolie manière de faire découvrir que Jésus porte son attention envers ceux que tous rejettent et veulent faire taire.

 

 

 

 

 

Crédit : Nicole Rochat




Chronique spirituelle

Les JP de Lausanne font une chronique spirituelle spéciale confinement que je trouve vraiment très bien. En même temps ludique et profonde, spirituelle et dans l’air du temps.

 

 

 

Crédit : Nicole Rochat




Ascension et Pentecôte

Martine Bacher a un coup de crayon remarquable ! Elle raconte avec simplicité et élan l’histoire de l’Ascension (Jésus monte au ciel) et de Pentecôte (la venue du Saint-Esprit sur les disciples du Christ).

Pour des enfants de 4 à 8 ans.

Réalisation : Henri Bacher.

https://topkids.topchretien.com/video/histoire-de-lascension-et-de-la-pentecote/

Crédit : Nicole Rochat