Une ramure a fleuri

« En hiver, une ramure a fleuri. Sur une branche précaire une fleur s’est épanouie. Malgré le froid, malgré les ombres, malgré toutes les pénombres, en hiver dans la nuit, une ramure a fleuri.
En hiver, une lumière a jailli. Sur les ombres de la terre, une clarté resplendit. Malgré la nuit, malgré les peurs, malgré toutes les stupeurs, en hiver dans la nuit, une lumière a jailli.
En hiver, une parole a surgi, un murmure, une prière, parole de paix, de vie. Malgré les bruits, malgré les pleurs, malgré toutes les fureurs, en hiver dans la nuit, une parole à surgi. »

Françoise et Daniel Priss, lauréats du concours de chants de Protestants en Fête 2017, sont heureux d’offrir aux utilisateurs  de PointKT ce chant de Noël : une ramure à fleuri.

Pour écouter le chant cliquer ici

Pour voir et télécharger la partition cliquer sur Une ramure a fleuri partition

priss




NOËL : QUEL ACCUEIL !

NOËL : QUEL ACCUEIL !

Spectacle fait à la paroisse de Lagny-Chelles-Marne, pasteure Laurence Berlot la Vallée le 11 décembre 2016

 

En bleu : le récitant (catéchumène)
En vert : le lecteur des textes bibliques de Luc et Matthieu (catéchumène)

1ÈRE PARTIE : Joseph, Marie, 2 hôteliers et l’aubergiste

Scène 1 : Marie et Joseph sont tranquillement installés chez eux, Marie tricote et Joseph lit son journal.

Joseph : dis moi Marie, je suis en train de lire dans le journal que tous les habitants de notre pays doivent aller se faire recenser !

Marie : ça veut dire quoi « recenser » ?
Joseph : ça veut dire « compter ». On compte tous les gens qui habitent dans le pays
Marie : ah bon ? et ça se passe comment ?

Joseph : chacun doit aller dans sa ville d’origine. Pour moi, ce serait Bethléem, car mon ancêtre David était de là.

Marie : mais c’est loin ça, et je dois aller avec toi ?
Joseph : oui, c’est important que chacun puisse être compté

Marie (très ennuyée) : mais tu te rends compte ? Si j’accouche en route ? Ma mère ne sera pas là pour m’aider !

Joseph : mais ne t’inquiète pas, une femme enceinte sera toujours bien accueillie !

Lecture de Luc 2/ 1-6

Scène 2 : Marie et Joseph sont en route.

Marie : je suis fatiguée Joseph, je t’avais bien dit que j’accoucherais en route

Joseph : ne t’inquiète pas, on va trouver une place à l’hôtel

Ils frappent à la porte d’un hôtel :

Joseph : On aimerait une chambre, ma femme va bientôt accoucher 1

L’hôtelier : mon hôtel est plein, mais peut-être aurez vous plus de chance un peu plus loin

Ils frappent à la porte du 2ème hôtel :
Joseph : On aimerait une chambre, ma femme va bientôt accoucher

L’hôtelier : mon hôtel est plein, mais allez voir à l’auberge, peut-être qu’ils auront une place

Ils frappent à la porte de l’auberge :
Joseph : Bonsoir est-ce que vous avez une chambre ? Ma femme est prête à accoucher. On a fait tous les hôtels de la ville !

L’aubergiste : Je n’ai plus de place, mais si vous voulez à côté, j’ai une étable, au moins vous serez au chaud.

Marie et Joseph se mettent dans l’étable, au milieu des animaux, et Joseph installe Marie confortablement.

Marie : tu vois bien Joseph, que les gens n’accueillent même pas une femme enceinte !

Joseph : c’est vrai Marie, mais j’ai confiance que tout va bien se passer. Notre Seigneur veille sur nous.

Lecture de Luc 2/ 7 :    Marie met au monde un fils, son premier enfant. Elle l’enveloppe dans une couverture et elle le couche dans une mangeoire car il n’y a pas de place pour eux à l’auberge.

Faire la nativité avec Marie, Joseph et Jésus (les personnages s’ajoutent au fur et à mesure)

Chant 32-29 : Il est né le divin enfant

2EME PARTIE : 3 bergers, un ange, un mouton
Luc 2/ 8 : Dans la même région, il y a des bergers. Ils vivent dans les champs, et pendant la nuit, ils gardent leurs troupeaux.

Les bergers sont rassemblés autour d’un feu. Ils mangent leur dîner.

Berger 1 : ça fait du bien, j’avais faim !
Berger 2 : Oui, il a fallu courir après les moutons pour les rassembler !

Berger 3 : (en regardant vers le ciel) : on dirait qu’il va y avoir une belle nuit, regardez toutes ces étoiles, pas un nuage !

Berger 1 : oui, mais il va faire froid, heureusement que nous avons un bon manteau

Berger 2 : c’est vrai, c’est grâce à vous que j’ai pu m’en acheter un bien chaud

Berger 3 : Il faut bien qu’on s’entraide, tu fais du bon travail.

Luc 2/ 9 : Un ange du Seigneur se présente devant eux. La gloire sur Seigneur les enveloppe de lumière, alors ils ont très peur.

Un ange s’approche d’eux dans la lumière d’un projecteur

Berger 1 : oh là là , qu’est ce que c’est que ça ?

Berger 2 : oh là là c’est qui ?

Berger 3 : mais qu’est ce qu’il va nous demander ? On n’a rien fait nous ! On veut juste être tranquilles !

L’ange : n’ayez pas peur ! Je viens vous annoncer une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout votre peuple !
Aujourd’hui dans la ville de David un Sauveur est né pour vous. C’est le Christ, le Seigneur.

Voici comment vous allez le reconnaître : vous trouverez un petit enfant enveloppé dans une couverture et couché dans une mangeoire !

Chant de l’assemblée (les enfants restent en place) : 61-38 Gloire à Dieu au plus haut des cieux

Les bergers discutent entre eux.

Berger 1 : bon, qu’est-ce qu’on fait ?

Berger 2 : ben on y va !

Berger 3 : vous êtes sûrs ? Moi, je n’ai rien compris !

Berger 1 : oui c’est quand même très bizarre, je suis méfiant des choses bizarres

Berger 2 : Comment, mais c’est Dieu lui-même qui vient !

Berger 3 : Comment tu le sais ? C’est un bébé qu’on nous demande d’aller voir, pas un Dieu ni un roi ! En plus, il est dans une mangeoire, c’est qu’il est pauvre !
Comment voulez-vous que Dieu soit un pauvre ? Il ne sera jamais reconnu !

Berger 1 : c’est vrai ça, un Dieu pauvre ça n’existe pas !

Berger 2 : Peut-être qu’on n’y comprend rien, mais les anges sont venus nous le dire, alors c’est que nous aussi on est pauvre, et nous aussi on peut accueillir ce petit enfant qui sera peut-être le plus grand Seigneur de la terre !

Berger 3 : Ce serait incroyable que le Seigneur qu’on attend arrive maintenant ! Ce serait tellement bien. Bon, d’accord, on n’a rien à perdre, allons-y !

Les trois bergers se mettent en route, et s’agenouillent devant la crèche

Luc 2/ 16-20

Chant : 32-24 : sortez bergers de vos retraites

 

3ème PARTIE : les trois mages, Hérode, les grands prêtres
Les trois mages sont chez eux à regarder les étoiles. Ils se partagent une longue vue

Mage 1 : Quelle belle nuit ! Pas un nuage !
Mage 2 : Oui, c’est parfait pour regarder les étoiles !

Mage 3 : Après toute la pluie que nous avons eue, ça fait plaisir de passer enfin une nuit dehors !

Mage 1 : Dites, il y a une drôle d’étoile de ce côté là !
Mage 2 : laisse moi regarder ! Ah oui, elle est très grosse, et lumineuse, on ne l’a jamais vue avant !

Mage 3 : Si je regarde dans mon livre, une nouvelle étoile annonce la naissance d’un roi quelque part !

Mage 1 : Ah oui, mais où ?
Mage 2 : je ne sais pas, peut-être qu’en allant en direction de l’étoile on pourrait trouver ce roi ?

Mage 3 : Bon, on va se mettre en route pour un long voyage

Les mages arrivent à Jérusalem. Ils se rendent chez le roi Hérode

Mage 1 : Bonjour. Où est le roi des juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile se lever à l’est et nous sommes venus l’adorer.

Hérode sort de la pièce et va discuter avec les chefs des prêtres.

Hérode : Mais quelle est cette histoire de roi que ces gens viennent adorer ?

Chef des prêtres 1 : Je ne sais pas, est-ce le Messie, celui qu’on attend ?

Hérode : et où donc le Messie doit naitre ?

Chef des prêtres 2 : il doit naître à Bethléem en Judée

Chef des prêtres 3 : Oui, le prophète a écrit :

« Et toi, Bethléem, du pays de Juda, tu n’es sûrement pas la moins importante des villes de Juda. Oui, un chef va venir de chez toi, il sera berger de mon peuple, Israël »

Hérode revient parler avec les mages

Hérode : Je ne sais pas si cet enfant est dans la ville de Bethléem. Mais si vous le trouvez, venez me le dire et j’irai moi aussi l’adorer.

Les mages repartent

Hérode, à part : eh, eh, c’est une ruse ! Au lieu de l’adorer, j’irai le tuer !

Les mages discutent en chemin

Mage 1 : il était sympathique ce roi ?

Mage 2 ; je ne trouve pas, il y avait quelque chose de faux dans son regard.

Mage 3 : je suis d’accord avec toi, je n’ai pas eu l’impression qu’il avait envie d’accueillir ce nouveau roi.

Mage 1 : En fait, un autre roi, ça lui fait de la concurrence, il n’a pas intérêt à lui laisser la place !

Mage 2 : C’est vrai mais ce n’est qu’un enfant, ce n’est pas le moment d’avoir peur !

Mage 3 : Pour le moment oui, mais qui sait ce qu’il fera pour le peuple ce nouveau roi ?

Mage 1 : En tout cas l’étoile est là, et elle s’est arrêtée au dessus de cette étable. Bon c’est un peu étonnant pour un roi, ce n’est pas une place pour quelqu’un qui va diriger le pays, mais on peut toujours essayer.

Mage 2 : Allons y, nous avons des cadeaux à lui offrir !

Mage 3 : Oui, de l’or de l’encens et de la myrrhe !

Les mages entrent et se prosternent devant la crèche, ils donnent leurs cadeaux.

Lecture de Matthieu 2/ 11 et 12

Chant : 32-22 : O peuple fidèle

crédit : Laurence Berlot

 




Lumière où es-tu ?

« Lumière  où es tu? » est une  belle proposition de chœur parlé de Débora Mistretta (UEPAL). Ce texte peut être utilisé en guise de remise en question ( confession des pêché) et précéder une prière ou être une pièce de noël, narration Biblique. Lu ou joué. L’intérêt de la scène est de partir d’un fait de société pour aller vers l’annonce de l’Évangile.

Personnages : Une femme – Un homme  – Un journaliste  – Un jeune   – Un enfant

Les acteurs arrivent sur scène avec les personnages, et son histoire. Comme s’ils étaient face à une caméra, face au monde, face à Dieu. Concernant la mise en scène, ils sont assis comme dans une salle d’attente et chacun, à leur tour, s’avancent face au public pour parler.

Le chœur : Phrase qui peut être narrée, chantée, dictée, accompagnée d’un son musical comme l’orgue ou autre.

Le chœur Oh lumière et paix dans le monde, ce sont là de bien grands mots, pour un si petit  monde où chacun fait son nid.

Une femme « Je suis fatiguée, fatiguée de ces gens qui cours et cours partout, je suis fatiguée de ce temps qui passe ».

Le chœur Oh lumière et paix dans le monde, tu es bien connue, mais dis-moi, t’ai-je déjà rencontrée ?

Un homme «  Je n’ai pas le temps »

Le chœur Oh lumière et paix dans le monde, dans le monde tu dis tu es, je t’ai cherchée, je ne t’ai pas rencontrée, où es-tu ?

Un jeune  «  Que voulez-vous que je vous dise, je dois bosser, étudier, c’est comme cela, je n’ai pas le temps pour vos bêtises. Je dois continuer à avancer, peu importe les circonstances. Nora est enceinte, elle veut garder le petit. Et moi, et bien, je ne sais pas. Je n’ai pas grand-chose à dire de toute façon. C’est mon enfant, mais c’est son corps et puis, moi, je suis le père, et, je suis seul . »

Le chœur Oh, lumière et paix dans le monde, ce sont là de bien grands mots, pour un si petit monde où chacun fait son nid.

Un journaliste «  Ville détruite, ville bombardée, suicide, mort à annoncer, débats à continuer,  je ne dirai pas que le monde va mal, je dirai juste, j’ai besoin d’un café »

Le chœur Oh lumière et paix dans le monde, tu es bien connue, mais dis-moi, t’ai-je déjà rencontrée ?

Un enfant «  Papa s’est fâché avec maman. Maman pleure. Je ne sais pas pourquoi. Maman m’a dit d’aller dans la chambre de mon frère, mais il joue à l’ordinateur. Alors j’attends, et je voudrai consoler maman ».

Le chœur Oh lumière et paix dans le monde, dans le monde tu dis tu es, je t’ai cherchée, je  ne t’ai pas rencontrée, où es-tu ?

Lumière, ténèbres.

Une lumière n’a jamais autant brillé que dans l’obscurité.

«  Emmanuel » , Dieu est avec nous. Lorsque le vent souffle et que la pluie tombe, tu as toujours le choix d’allumer  ta bougie ou de la laisser, seule, éteinte. Ne la garde pas seule pour toi, car un feu réchauffe plus qu’une simple flamme.

Oh lumière ou es-tu ? Tu es avec nous «  Emmanuel » , Dieu est avec nous. Tu ne nous promets pas que tous les jours soient bonheur et gloire, mais tu nous donnes ta paix, ton Espérance, ton amour. Ce sont là de bien grands mots. Seuls ils ne sont que paroles envolées. Ensemble, ils déguisent de leurs plus beaux vêtements, de leurs plus belles couleurs. Ensemble, ils prennent vie par la prière, la communauté et le partage. Oh lumière où es-tu ?

Tu es la « Emmanuel », Dieu est avec nous.

Crédit : Débora Mistretta




Anne : une nuit inoubliable

« ANNE :  UNE NUIT  INOUBLIABLE » est une narration écrite par Marthe Balla, formatrice AFiBi (Association des Figurines Bibliques). La narration a été écrite pour une utilisation avec des figurines bibliques… mais le conte peut aussi se vivre sans support visuel.

Anne  regarde autour d’elle, non, ses frères ne l’ont pas suivie. Elle s’assied, s’adosse au muret qui borde le toit et penche doucement la cruche qu’elle a apportée sur la terrasse. Il en sort, non de l’eau ou du lait, encore moins du vin, il en sort un rouleau : c’est le secret d’Anne. Elle se rappelle : lorsque ses grands frères Mathias et Thomas, les jumeaux, ont eu 7 ans ils sont allés chez le rabbin, à l’école, et elle avait demandé :

– Est-ce que moi aussi je pourrai y aller ?

– Mais non !  tu n’es qu’une fille ! avaient répondu les jumeaux .

Et le soir, en rentrant, ils avaient refusé de lui dire ce qu’ils avaient appris.  Le lendemain c’est tête basse qu’ils étaient rentrés à la maison.

– Qu’est-ce qui ne va pas ? Que s’est-il  passé ?

– Je n’ai pas su reconnaître un « aleph » dit Mathias

– Mais pourquoi doit-on le savoir ? dit Thomas, le rabbin a dit qu’on ne l’entend jamais !

Père avait entendu. Il avait cherché un rouleau dans son coffre et leur avait dit  : « Vous avez déjà été à la synagogue avec votre mère ; à douze ans, pour être reconnu comme des hommes il faudra savoir tout lire dans les rouleaux de la Torah ! Regardez : voilà un « aleph » ! Anne s’était approchée, elle aussi. Elle ne put s’empêcher de dire : « Comme c’est amusant ! Il ressemble un peu à une  tête de taureau ! » Mathias et Thomas ne s’étaient plus jamais trompés et à partir de ce jour ils avaient partagé avec Anne tout ce qu’ils apprenaient. Puis quand les petits frères, Simon et après Benjamin,  durent apprendre à leur tour, ce fut Anne qui s’occupa d’eux. Maman était bien contente et un jour qu’elles étaient seules elle sortit une cruche de son coffre et la donna à Anne.  « Anne, ma fille, je te confie mon secret, quand j’avais ton âge le Rabbin de mon village n’avait pas beaucoup d’élèves et a accepté de m’apprendre à lire ; un jour il m’a donné ce rouleau en me demandant d’en prendre grand soin . Il est à toi maintenant. ».

Sur la terrasse il fait encore assez clair pour lire. Anne caresse le rouleau et l’ouvre doucement jusqu’à l’endroit où elle  s’est arrêtée la dernière fois. Anne lit : « Le peuple qui marche dans la nuit voit une grande lumière… Seigneur, Tu rends leur joie immense ! » Anne entend la voix de sa mère qui l’appelle. Elle descend du toit. Ce soir ce sont les garçons, ses frères et ses cousins qui dormiront là-haut : avec la venue d’oncle Jacob et de sa famille la maison est trop petite. Et il en est de même pour toutes les maisons de Bethléem ! De partout sont arrivés des oncles, des tantes, des frères et des sœurs, des cousins et des cousines …

C’est la nuit. Anne se réveille. Sa maman a rallumé le feu et fait chauffer de l’eau, elle ouvre le coffre où elle range les tissus. Anne sait ce que cela veut dire : quelque part, à Bethléem, un enfant va naître. Mais non, aucune des femmes n’est enceinte, à moins que …Anne se rappelle : à la tombée de la nuit une toute jeune femme et son mari sont arrivés, cherchant une place pour dormir mais toutes les maisons étaient pleines. La maman d’Anne a eu pitié de la jeune femme qui était si fatiguée  et elle a dit à  Père : « Les bergers sont dans les champs et la bergerie est vide, laisse-les y aller ! »

Anne se lève rapidement – elle a déjà aidé sa mère lors d’une naissance – et va la rejoindre. Sa mère lui donne des tissus et une lampe en lui disant de les porter à la bergerie. Là-bas elle s’occupe du bébé qui vient de naître, le lave et l’enveloppe d’un tissu  bien propre. Puis elle le met dans les bras d’Anne   « Tiens-le pendant que je m’occupe de la mère ! »   Anne serre le bébé contre elle et le regarde sans bouger, longtemps

La maman  d’Anne appelle le mari : « Venez vous rendre utile maintenant ! Là, mettez de la paille dans la mangeoire, elle vous servira de berceau ! » Et quand c’est fait Anne dépose le bébé, tout doucement, sur la paille. « Viens te recoucher maintenant, Anne, la nuit n’est pas finie. »   « Oui, tout de suite, je voudrais juste regarder encore un peu l’enfant, je n’ai pas sommeil maintenant, je viens bientôt » Anne ne sait pas combien de temps elle est restée quand elle entend du bruit dehors. Elle se lève et voit s’approcher de grands hommes, munis de grands bâtons. Elle a un peu peur, mais quand ils sont tout près elle les reconnaît : ce sont les bergers .Mais que font-ils ici ? en pleine nuit ? les troupeaux ne sont pas là ! …

Un des bergers se penche vers elle : « Est- ce que l’enfant est là ? Pouvons-nous le voir ? »

Anne s’écarte et les laisse entrer. La jeune maman est réveillée. Elle écoute les bergers qui racontent : ce qui leur est arrivé « Nous étions avec nos moutons quand nous avons vu une grande lumière. Nous avons eu peur. Mais un ange nous a  dit : « N’ayez pas peur ! Réjouissez-vous ! Aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez l’enfant  emmailloté de langes, couché dans une crèche. Et voilà qu’une multitude d’anges se sont joints à lui et tous chantaient : gloire à Dieu … »

Anne écoute, elle aussi, comme Marie, et elle sait que cette nuit est la plus belle de toutes les nuits et qu’elle ne l’oubliera jamais !

Crédit : Marthe Balla

 




Offrande EDD Burundi

Les enfants des Ecoles du Dimanche sont invités à découvrir le Burundi et les réalités du peuple Batwa. L’équipe de rédaction du tract des Ecoles du Dimanche a misé sur le thème de la justice et de l’injustice et à aussi  joué avec les mots  « Bats-toi pour les Batwas ».

Le tract des Ecoles du Dimanche est gratuit, disponible auprès des services de catéchèse de l’Eglise Protestante Unie de Belgique, de l’Eglise Protestante Unie de France et de l’Union des Eglises Protestantes d’Alsace et de Lorraine (voir page 8 pour toutes les informations utiles)

Le tract est conçu pour être lu par les adultes (pages 1-2 et 7-8) et par les enfants : « Ta page à toi » (livret central, pages 3 à 6). Pour ces dernier, nous proposons un bricolage (page 3) un jeu (pages 4-5) et une animation biblique (page 6). L’enfant peut bien sûr lire le document de manière autonome, mais nous encourageons la collaboration et le dialogue avec les adultes.

Le texte biblique est tiré de l’évangile de Jean, chapitre 5, les versets 1 à 9a : le paralysé attend au bord de la piscine depuis 38 ans une guérison. Elle viendra par Jésus.

 tract à télécharger : cliquer ici  2018-2019 Burundi

Les réponses du jeu seront plus aisées à partir du moment où l’on nomme les six situations d’injustice. Par exemple

  • dans la cour de l’école, un enfant est tout seul. et personne ne joue avec lui (1)
  • dans la cour de l’école, un enfant se fait confisquer son sac à dos (2)
  • en dehors de l’école, un enfant vend la production de ses parents. Mais la poterie se vend mal par rapport au plastique (3)
  • en dehors de l’école, des enfants travaillent pour aider financièrement leurs parents : les filles font la lessive (4), les garçons fabriquent des poteries (5) et d’autres  mendient au bord du chemin (6).

 

 

 

Autres animations




Noël avec l’âne

Voici une saynète pour un culte à Noël avec des enfants en bas âge. La présence de l’âne nous permet d’avoir une approche directe et humoristique au récit de noël. Préparer quelques déguisements pour une crèche de noël et  inclure les enfants dans la mise en scène. Proposition de la pasteure Claire de Lattre-Duchet (UEPAL).

Accueil

Chant : Tout le monde est bien arrivé

N(arrateur)    C’est bientôt Noël. Nous allons fêter la naissance de Jésus.
Cette naissance était particulière. Jésus n’était pas né à l’hôpital, car à l’époque les enfants naissaient à la maison. Mais lui, n’était même pas né à la maison. Car les parents étaient obligés à voyager et à se déplacer. Heureusement ils ont trouvé un endroit à l’abri. Heureusement ils avaient pris des tissus pour emmailloter l’enfant. Heureusement il y avait une mangeoire pour y coucher l’enfant …
Prépare en même temps une mangeoire et y met une poupée 

A(ne) Eh oui, c’était ma mangeoire à moi

N Qui es tu ?

A Je suis Abukadnezar. J’étais là. J’avais travaillé toute la journée. Je venais juste de terminer de manger ce qu’on m’avait mis dans la mangeoire quand cet homme vient et me pique la mangeoire .. cela ne se fait pas, non ?

ici comme pour la suite celui qui incarne l’âne doit bien insister sur la colère de l’âne; ses émotions sont toujours un peu exagérés, un peu infantiles  

A  D’ailleurs, tu n’aurais pas une carotte pour moi ?

N     Non, je n’en ai pas. Mais Abukadnezar, je te fais une proposition. Nous allons inviter les enfants à jouer avec nous ce qui t’était arrivé. Et tu nous racontes un peu plus. Que penses-tu ?

A    Yeah, oui, je veux bien …

N     Qu’est-ce qu’il nous faut alors ?

A    Des carottes croquantes. …

N    Mais je n’ai pas des carottes !!! Non, quelles sont les personnes qu’il nous faut ?

A    Je comprends. Alors il nous faut les parents du bébé. Et des bergers .. et des brebis … et c’est tout.

N    Les enfants – qui veut bien participer? prendre le temps pour trouver un déguisements pour tout le monde 

N    Eh voilà, nous sommes prêts.

A    Alors, ça commence que moi je suis en train de manger

N    … des carottes ?

A    Non, des herbes. Eh puis : J’entends pas loin de moi le cri d’un bébé. Je me dis : Quel endroit pour le petit!, quand un homme arrive et me prend la mangeoire. Alors ça ! Faut pas faire ça avec moi, Abukadnezar !
J’étais bien en colère et j’ai donc suivi l’homme. Et je vois la maman qui est en train d’emmailloter le bébé. « Tu as trouvé quelque chose pour y mettre l’enfant, Joseph ? » demande elle. Et Joseph lui montre MA mangeoire, tout fier et dit : Oui, Marie, regarde cette mangeoire va nous être très utile. Marie et Joseph jouent cela

A    Du coup je me suis mis juste derrière la mangeoire pour leur montrer que c’était bien à moi. Et ils m’ont laissé faire.

N     Donc tu as vu le bébé ?

A     Bien sur, je ne suis pas aveugle. Mais franchement, j’aurais préféré des carottes qu’un bébé dans ma mangeoire. J’étais toujours en colère.

N     Écoute, on va te chanter une chanson qui parle de toi.

Chant: Entre le bœuf et l’âne gris

N     Raconte : Qu’est-ce que s’est passé après ?

A    Pas de mangeoire et non plus de tranquillité. Un peu plus tard dans la nuit arrivent des bergers, avec leurs brebis. Uih, uih, uih, quel bruit sous notre toit. Et ils racontent qu’ils avaient vu des anges. Et les anges avaient dit : Un bébé extraordinaire vient de naître. C’est lui le Messie, l’envoyé de Dieu. Allez le voir. Vous le trouverez couché dans une mangeoire. Alors quand ils voyaient ce bébé dans MA  mangeoire, ils étaient convaincus que c’était lui. Et ils se sont mis à genoux devant lui, devant la mangeoire. Les enfants jouent cela

N     Eh toi, tu étais toujours en colère ?

A    Non, ma colère s’apaisait et je me suis dit : Qu’est-ce que tu es un âne, Abukadnezar. Qu’est-ce que j’étais bête !  Je n’avais rien compris. Mais là, avec les bergers j’ai tout compris : Dieu avait envoyé cet enfant. Et moi j’étais le premier à le voir et je lui ai prêté ma mangeoire.

N    Tu n’as pas dit qu’on l’avait piqué à toi ?

A    Mais oui, au départ c’était ça. Mais après j’étais fier que j’ai pu donner quelque chose à cet bébé extraordinaire. Je ne suis qu’un simple âne, mais c’est enfant voulait être dans ma mangeoire. C’est beau, eh ?

N     C’est vrai. Chantons ensemble : Chant : Les anges sur nos campagnes

N: Abukadnezar, regarde nous avons quelque chose pour toi : Les enfants reçoivent des carottes pour les donner à l’âne

Prière et bénédiction

Crédit Claire de Lattre-Duchet

 




Le poids de rien

« Dis-moi combien pèse un flocon de neige ? » demanda la mésange charbonnière à la colombe.

« Rien d’autre que rien. » fut la réponse…

Et la mésange raconta alors à la colombe une histoire :  » J’étais sur la branche d’un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non, juste comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n’avais rien de mieux à faire, je commençais à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais.

Il en tomba 3’751’952.

Lorsque le 3’751’953ème tomba – rien d’autre que rien, comme tu l’as dit – celle-ci cassa… »

Sur ce, la mésange s’envola.

La colombe, une autorité en matière de paix depuis l’époque d’un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :

« Peut-être ne manque-t-il qu’une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix ? »




La boule de vent

La Pentecôte, don de l’Esprit saint, est une notion très vague pour petits… et grands. Peut-être parce que c’est plus qu’une notion ! La Bonne Nouvelle « voyage » dans le monde. Dans le « climat » créé par l’évocation de « La boule de vent », nous suscitons un moment de poésie, nous éloignant de l’explicatif et du descriptif pour approcher un mystère : Dieu est présent par son souffle en nous-mêmes, en tout être, dans notre monde. Comment le sait-on ? Par ce que ce souffle provoque : « Tu ne sais d’où vient le vent… » disait Jésus à Nicodème (Jean 3).

« La boule de vent », est une narration de Bettina Schaller, publiés dans le livre « Tu diras » page 46. Voir le texte ici la boule de vent

Illustration de Danièle Bantz-Boillot. Télécharger le dessin pour le colorier ici DBB la boule de vent NB

Durée de l’animation : moins d’une heure

Matériel : De quoi faire des bulles de savon (on trouve facilement ce petit matériel dans les commerces et l’enfant pourra prolonger chez lui ce moment poétique en emportant l’objet).

Démarche :

  • Accueil, chant… Il faut être à l’extérieur pour profiter des mouvements de l’air mais pas dans un espace trop venté.
  • On trouve de quoi « s’inspirer » dans le récit de « la boule de vent » (page 46). Ne pas lire le texte tel quel mais le reconstruire avec ses propres mots. Les enfants scanderont l’évocation par un « répons » (par exemple « La boule de vent ne s’est pas arrêtée en si bon chemin » ).
  • Puis on laisse les enfants créer des bulles de savon ; on les laisse les suivre des yeux, les admirer…
  • Courte comptine pour arrêter les bulles.
  • On reprend l’évocation et on entre dans le cycle : évocation, « répons », bulles, comptine…
  • Ne pas hésiter à renoncer à toute explication didactique sur la Pentecôte. Le récit et la poésie portent du sens mieux que des concepts.
  • Chant et séparation.

Note :

On trouve dans l’introduction d’un livre du philosophe Peter Sloterdijk (Bulles, Sphères I, Pauvert, 2002) une merveilleuse évocation du rapport entre l’enfant et la bulle de savon : « Pendant le laps de temps où la bulle a vécu, le souffleur a été hors de lui, comme si l’existence de la bulle avait dépendu du fait qu’elle demeurât enveloppée dans une attention qui accompagnait son vol. Tout manque d’accompagnement, toute négligence dans l’espoir et le tremblement qui escortent cette bulle dans son vol aurait condamné cette chose scintillante à un échec prématuré. L’enfant en personne s’élève dans l’espace avec sa bulle miraculeuse… Pendant le laps de temps où la bulle a vécu, le souffleur a été hors de lui… Si l’enfant insuffle sa respiration aux bulles de savon et leur reste fidèle en les suivant de ses regards extatiques, qui, auparavant, a déposé son souffle en l’enfant qui joue ? » (pages 18 à 22).




Jonathan attend

« JONATHAN  ATTEND » est une narration de Marthe Balla, formatrice AFiBi (Association des Figurines Bibliques).

Jonathan était le fils d’un berger. Il était souvent seul, pas parce que personne ne l’aimait, mais Jonathan, dans tout ce qu’il faisait, était très lent. Ses camarades perdaient souvent patience et allaient jouer ailleurs. Même chez le rabbin il lui fallait plus de temps pour comprendre mais il avait réussi à apprendre à lire lui aussi. Quand le jour était arrivé où il devait lire devant toute l’assemblée son cœur avait battu très, très fort. Mais le rabbin avait déposé devant lui son rouleau préféré, celui du prophète Michée, et l’avait encouragé du regard. Et c’est d’une voix ferme que Jonathan avait lu :  « Et toi, Bethléem Efrata, déclare le Seigneur, tu es une localité peu importante parmi celles des familles de Juda. Mais de toi je veux faire sortir celui qui doit gouverner en mon nom le peuple d’Israël, et dont l’origine remonte aux temps anciens……..C’est lui qui amènera la paix. » *

La première fois que le rabbin leur avait lu ce texte Jonathan avait demandé : Bethléem Efrata, c’est notre Bethléem ? notre village ? Et quand le rabbin avait dit oui, que c’était là qu’était né le roi David, Jonathan était resté rêveur jusqu’à la fin de la leçon. Puis il avait pris en courant le chemin de la colline qui surplombait le village  et s’était assis là-haut à regarder son petit village d’en haut. Bien plus tard ses camarades l’avaient retrouvé.

  • Que fais-tu là Jonathan ?
  • J’attends.
  • Tu attends qui ?
  • J’attends.
  • Tu attends quoi ?
  • J’attends.

Il n’avait rien ajouté et ses camarades étaient repartis. Depuis ce jour c’est très souvent qu’on le voyait là-haut et si quelqu’un demandait ce qu’il faisait là-haut tout le village répondait : Jonathan attend. Jonathan avait appris le métier de berger, auprès de son père, et, quand il pouvait choisir c’est toujours sur cette colline qu’il emmenait son troupeau.

Aujourd’hui encore c’est là qu’il était. Mais aujourd’hui rien n’était pareil. Bethléem, son petit village si calme bourdonnait comme une ruche. Les maisons et les rues étaient pleines de gens qui se saluaient avec de grandes effusions, qui essayaient de se frayer un chemin, qui transportaient des nattes, des cruches, des sacs, du bois…..Jonathan se sentait bizarre, perdu. Mais son père et les autres bergers étaient juste un peu plus loin et personne ne l’avait appelé, alors il continuait à regarder….

Vers le soir il vit encore deux voyageurs qui arrivaient avec un petit âne. C’était une jeune fille, sur l’âne, à peine plus âgée que Jonathan et ils se dirigeaient vers l’auberge du village. Jonathan les perdit de vue. La nuit tombait. Le village se calmait peu à peu. Jonathan s’enroula dans son manteau, se coucha près d’un buisson et s’endormit….

Quand il se réveilla il se redressa et regarda autour de lui. C’était encore la nuit, mais une nuit très claire et pourtant ce n’était pas la pleine lune mais même les étoiles lui semblaient différentes. Il entendit des bruits de pas qui venaient vers lui puis son père l’appela : Jonathan, viens ! Jonathan se leva et rejoignit son père et les autres bergers et tous ensemble ils descendirent vers Bethléem. Ils se dirigèrent vers l’étable de l’auberge et y entrèrent. Jonathan fut tout étonné de reconnaître la jeune fille qu’il avait vue sur l’âne et plus encore de voir près d’elle, couché sur la paille de la mangeoire, un nouveau-né.

Jonathan hésita, s’approcha un petit peu, – les mamans de Bethléem n’aimaient pas trop qu’il s’approche des bébés, elles avaient peur qu’il soit maladroit, qu’il leur fasse du mal sans le vouloir – et leva les yeux vers la jeune maman. Celle-ci lui sourit et écarta un peu les langes et Jonathan comprit que son attente était finie.

Derrière Jonathan son père raconta ce qui leur était arrivé au pâturage : la lumière, l’ange, les chants, l’ordre d’aller à Bethléem…Quand il s’arrêta de parler Jonathan le regarda et lui récita : « Et toi Bethléem Efrata, tu es une localité peu importante parmi celles de Juda. Mais de toi je veux faire sortir celui qui doit gouverner en mon nom le peuple d’Israël, et dont l’origine remonte aux temps anciens. C’est lui qui amènera la paix. » et il ajouta : « voilà ce que j’attendais. »

Crédit : Marthe Balla




Noël en ville

« Noël en ville » est une pièce de théâtre écrite par Débora Mistretta (UEPAL). La pièce est en trois actes, mais chaque acte peut être pris séparément.

Scène 1 : Noël en ville.

MUSIQUE: “ Joy to the word the lord is come ”

Mise en scène :  La chorale chante une chanson traditionnelle de Noël et diminue  doucement de ton lorsque le texte commence et que les gens rentrent doucement sur scène…

En voix off le texte est raconté.

Sur la scène : plusieurs personnes en même temps,  enfants de 7 ans à 11 ans. Ou catéchumènes.

  • Une maman,un papa et leurs enfants regardant autour d’eux le marché de Noël.
  • Un homme d’affaire au téléphone
  • Un homme avec beaucoup de paquets cadeaux à la main
  • Un mendiant
  • un vieillard
  • des marchands
  • Un étudiant
  • Un salutiste (Armée du Salut avec cloche)

Clara : Bonjour! Enfin, plutôt, bonsoir tout le monde! Je viens d’un autre pays, pays où l’on ne se dit pas “Joyeux noel”. J’aimerai bien pouvoir dire un jours “Joyeux noel”, mais pour dire joyeux noel; il faudrait que je puisse savoir ce que c’est “noel” et aussi si il est joyeux..

« Strasbourg, capitale de Noël »Voilà ce qui est noté à l’entrée de ce célèbre marché de cette fière Strasbourg, ville lumière.

Alors, je suis partie m’y promener, je suis allée y faire un tour, un petit tour au marché de Noël. Comme il était noté « ville de Noël », je me suis mise à chercher Noël. J’ai vu de grandes illuminations, des lumières colorées, J’ai vu des gens parlant différentes langues, J’ai senti l’odeur du pain d’épice, du vin chaud, J’ai entendu le son de la flûte et de l’harmonica… J’ai vu les papas, les mamans, les vieillards, les enfants, les étudiants, les touristes, les marchands… J’ai senti, j’ai vu, j’ai entendu .

Et là, je me suis demandé : où est Noël ? J’ai aussi vu le regard mal à l’aise des passants face aux sans abri demandant une pièce. J’ai entendu le bruit des pièces dans le portefeuille des parents qui pensent ne pas pouvoir offrir un bon Noël à leurs enfants, j’ai entendu dire « joyeux Noël ». “ Joyeux Noël, Joyeux Noël, Joyeux Noël. ”

Qui est joyeux? Qui est Noël? Où sont les sourires, les cheminées chaudes et chaleureuses, les tapis rouges, les cadeaux scintillants sous les sapins, et la dinde appétissante?  J’ai trouvé! Dans les pubs! c’est dans les pubs! Dans les films, dans les panneaux publicitaires, dans les vitrines et magazines.   J’ai vu les étudiants angoissés par leurs examens, J’ai vu les adultes surmenés par toutes ces préparations, J’ai vu les gens seuls,  J’ai vu les gens tristes d’être seuls,  J’ai entendu les disputes autour de la dinde,  J’ai vu les infirmiers, les pompiers, les cuisiniers, les pasteurs, les médecins travailler. Où est Noël ?

MUSIQUE : Manhattan-kaboul (Renaud)

Petit Portoricain  Bien intégré, quasiment New-Yorkais  Dans mon building tout de verre et d’acier  Je prends mon job, un rail de coke, un café  Petite fille Afghane  De l’autre côté de la terre  Jamais entendu parler de Manhattan Mon quotidien c’est la misère et la guerre  Deux étrangers au bout du monde, si différents  Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant Pulvérisés sur l’autel  De la violence éternelle

Un 747  S’est explosé dans mes fenêtres  Mon ciel si bleu est devenu orage Lorsque les bombes ont rasé mon village  Deux étrangers au bout du monde, si différents  Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant  Pulvérisés sur l’autel  De la violence éternelle

So long ! Adieu mon rêve américain  Moi plus jamais esclave des chiens  Ils t’imposaient l’Islam des tyrans  Ceux-là ont-ils jamais lu le Coran ?  Suis redev’nu poussière  Je s’rai pas maître de l’univers  Ce pays que j’aimais tell’ment serait-il  Finalement colosse aux pieds d’argile ?
Les dieux, les religions  Les guerres de civilisation  Les armes, les drapeaux, les patries, les nations  Feront toujours de nous de la chair à canon
Deux étrangers au bout du monde, si différents  Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant  Pulvérisés sur l’autel  De la violence éternelle

Scène 2: Monde

5 acteurs :

    • Une femme
    • Un homme
    • Un journaliste
    • Un jeune  
    • Un enfant

Les acteurs arrivent sur scène avec les personnages, et son histoire. Comme s’ils étaient face à une caméra, face au monde, face à Dieu. Concernant la mise en scène, ils sont assis comme dans une salle d’attente et chacun à son tour s’avance face au public pour parler.

Le chœur : Phrase qui peut être narrée, chantée, dictée, accompagnée d’un son musical comme l’orgue ou autre. 

  Oh lumière où es tu ?”

Le chœur : Oh lumière et paix dans le monde, ce sont là de bien grands mots, pour un si petit  monde où chacun fait son nid.

Une femme :  « Je suis fatiguée, fatiguée de ces gens qui courent et courent partout. Je suis fatiguée de ce temps qui passe ».

Le chœur : Oh lumière et paix dans le monde, tu es bien connue, mais dis-moi, t’ai-je déjà rencontrée ?

Un homme :  « Je n’ai pas le temps. »

Le chœur : Oh lumière et paix dans le monde, dans le monde tu dis tu es, je t’ai cherchée, je ne t’ai pas rencontrée, où es-tu ?

Un jeune : « Que voulez vous que je vous dise? Je dois bosser, étudier, c’est comme cela, je n’ai pas le temps pour vos bêtises. Je dois continuer à avancer, peu importe les circonstances. Nora est enceinte, elle veut garder le petit. Et moi, eh bien, je ne sais pas. Je n’ai pas grand-chose à dire de toute façon. C’est mon enfant, mais c’est son corps et puis, moi, je suis le père, et je suis seul. »

Le chœur : Oh, lumière et paix dans le monde, ce sont là de bien grands mots, pour un si petit monde où chacun fait son nid.

Un journaliste : « Ville détruite, ville bombardée, suicide, morts à annoncer, débats à continuer,  je ne dirais pas que le monde va mal, je dirais juste, j’ai besoin d’un café »

Le chœur : Oh lumière et paix dans le monde, tu es bien connue, mais dis-moi, t’ai-je déjà rencontrée ?

Un enfant : « Papa est fâché contre maman. Maman pleure. Je ne sais pas pourquoi. Maman m’a dit d’aller dans la chambre de mon frère, mais il joue à l’ordi. Alors j’attends, et je voudrais consoler maman ».

Le chœur : Oh lumière et paix dans le monde, dans le monde tu dis tu es, je t’ai cherchée, je ne t’ai pas rencontrée, où es-tu ?

Clara Oh lumière où es-tu ? Elle est où la joie? Ça me déprime .  Où es tu? C’est quoi la joie, c’est quoi l’Espérance, la lumière lorsque l’on voit tout cela?  Avez-vous déjà allumé une bougie? Allumer une bougie pour moi c’est comme espérer quelque chose, c’est comme souhaiter quelque chose de bien,quelque chose  de beau et c’est peut-être comme cela qu’elle vient la joie..?

MUSIQUE : “ On vous souhaite tout le bonheur du monde ”

On vous souhaite tout le bonheur du monde Et que quelqu’un vous tende la main Que votre chemin évite les bombes Qu’il mène vers de calmes jardins

Tout le bonheur du monde…

Puisque l’avenir vous appartient Puisqu’on n’contrôle pas votre destin Que votre envol est pour demain Comme tout c’qu’on a à vous offrir Ne saurait toujours vous suffire Dans cette liberté à venir Puisqu’on sera pas toujours là Comme on le fut aux premiers pas

On vous souhaite tout le bonheur du monde Et que quelqu’un vous tende la main Que votre chemin évite les bombes Qu’il mène vers de calmes jardins
On vous souhaite tout le bonheur du monde Pour aujourd’hui comme pour demain Que votre soleil éclaircisse l’ombre Qu’il brille d’amour au quotidien

Tout le bonheur du monde…

Toute une vie s’offre devant vous Tant de rêves à vivre jusqu’au bout Sûrement plein de joie au rendez-vous Libres de faire vos propres choix De choisir quelle sera votre voie Et où celle-ci vous emmènera J’espère juste que vous prendrez le temps De profiter de chaque instant

On vous souhaite tout le bonheur du monde Et que quelqu’un vous tende la main Que votre chemin évite les bombes Qu’il mène vers de calmes jardins
On vous souhaite tout le bonheur du monde Pour aujourd’hui comme pour demain Que votre soleil éclaircisse l’ombre Qu’il brille d’amour au quotidien

Tout le bonheur du monde… Tout le bonheur du monde…

J’sais pas quel monde on vous laissera On fait d’notre mieux, seulement parfois, J’ose espérer que c’la suffira Pas à sauver votre insouciance
Mais à apaiser notre conscience Aurais-je le droit de vous faire confiance ?

On vous souhaite tout le bonheur du monde Et que quelqu’un vous tende la main Que votre chemin évite les bombes Qu’il mène vers de calmes jardins On vous souhaite tout le bonheur du monde Pour aujourd’hui comme pour demain Que votre soleil éclaircisse l’ombre Qu’il brille d’amour au quotidien

On vous souhaite tout le bonheur du monde Oh oui, tout le bonheur du monde On vous souhaite tout le bonheur du monde Oh oui, tout le bonheur du monde Tout le bonheur du monde… Que votre chemin évite les bombes Qu’il mène vers de calmes jardins On vous souhaite tout le bonheur du monde Tout le bonheur du monde… Oh oui, tout le bonheur du monde Tout le bonheur du monde

 

Scène 3 : Dans un café.

Clara (apparaît sur scène): Bon ça va mieux! Ils sont tellement choupis!! En attendant, moi je cherche toujours où est Noël! J’espère que vous allez chercher avec moi! Souvent les lumière les plus authentiques ne se trouvent pas là ou ça brille  !Nous voilà dans un petit café, non plus à Strasbourg mais en Belgique, à Mons plus précisément ! Vous voyez la fille là-bas? C’est moi, enfin, moi à l’époque, je sais, depuis j’ai un petit peu vieilli ! Ecoutez l’histoire!

 

Un bar, trois tables, quelques chaises. Une musique de café en fond sonore.

Personnages:  

  • Une jeune fille écrivant dans un carnet
  • Un faux père Noël déguisé qui donne des chocolats
  • Une femme plutôt âgée habillée faussement chic
  • Deux hommes qui boivent une bière
  • La voix off, dite par Clara.
  • La femme du bar

La jeune fille (en voix off) : (la jeune fille est en train d’écrire dans son carnet.) J’étais là, assise sur une table, mes courses et mes bagages à mes pieds, je venais de rater mon train… Il me fallait maintenant attendre 3 heures, seule, avant mon prochain train. J’aurais aimé attendre quelqu’un mais finalement il n’est pas venu.

Le père Noël : (crie assis sur sa chaise avec un panier de chocolats sur la table.) Alors mesdames et messieurs, que voulez-vous pour Noël ? Un petit chocolat ?

La jeune fille (en voix off) : (continue à écrire dans son carnet): d’habitude, je trouve cela super chouette, un père Noël déguisé, mais aujourd’hui, je suis triste de m’avouer que je trouve cela pathétique.

La dame : (En rigolant) Hé, père Noël, je peux vous demander un mari et de l’argent pour Noël?

Le père Noël : Oh, désolé ma petite dame, (dit-il en souriant), tenez voici un chocolat, que Dieu vous bénisse.

La jeune fille : (tourne la tête en regardant vers la dame et le père Noël, et sourit)

Le père Noël : Et vous, jeune fille, vous voulez un chocolat ?

La jeune fille : Non, merci.

La jeune fille (en voix off) : Je dis non alors que j’en avais très  envie…

Le père Noël : Oh, je vous le dépose là, sur la table( sourit et pose le chocolat à côté du carnet de la jeune fille), que Dieu vous bénisse!

La jeune fille : (lève les yeux, sourit, l’air gênée et reconnaissante à la fois, puis retourne à son écriture dans son carnet)

La dame du bar : (s’approche de la jeune fille en déposant son café et dit avec l’accent belge) : je suis désolée de vous déranger ma petite dame, mais je viens vers vous parce que je vous vois écrire. Je ne sais pas si vous êtes écrivain, mais je voudrais vous demander un service…

La jeune fille : (d’un air curieux) Oui, je vous écoute.

La dame du bar : Bien voilà, j’ai un ami, enfin, un patron, un patron qui est mon ami, et je voudrais, si vous voulez bien, enfin… lui écrire des jolis voeux de Noël, bien écrits, vous voyez, sauf que moi, je ne sais pas trop bien écrire… Je vous vois écrire et j’imagine que vous écrivez bien, je peux vous demander de m’écrire une formule de Noël originale et gentille ?

La jeun fille : Heu, oui, avec plaisir, madame.

La dame du bar : Merci ma petite dame, vous êtes bien gentille ! Vous savez, c’est important je trouve de souhaiter du bien aux autres ! Venez, je vous emmène derrière mon bar, comme ça je vous donne une feuille  et un crayon.

La jeune fille : (un peu timide, petit sourire au coin des lèvres, s’approche, prend le crayon, la feuille et se met à écrire): Voici ce que j’ai écrit : “ Très cher… cette année, je ne vous souhaiterais pas ces mille voeux que l’on donne chaque année et qui ne veulent rien dire. Je vous souhaite bien plus. Que votre vie soit le fruit d’une explosion d’amour et de joie. Ne vous lassez pas de partager, soyez heureux, et surtout vivez le temps présent”.

La dame du bar : Wouah ! Merci ! Vous savez, il va être content mon patron ! Parce que, je vous l’ai pas dit, c’est pour mon patron que je vous ai demandé cela, car maintenant on est amis ! Vous savez très bien écrire! Merci.

La jeune fille : Et bien, heu…merci à vous!

La dame du bar : bah tu peux me dire tu, hein !

La jeune fille : (sourire) merci, à toi…

La jeune fille (voix off) : J’étais rentrée dans ce café en attendant quelqu’un, il n’est pas venu…  J’ai trouvé autre chose. La lumière est souvent là où on ne s’y attend pas.(s’en va, un sourire sur le visage.)

Crédit : Debora Mistretta (UEPAL)

MUSIQUE: United KID “ On écrit sur les murs ”

 

On écrit sur les murs
Kids United Nouvelle Génération
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
Partout autour de nous
Y’a des signes d’espoir dans les regards
Donnons leurs écrits car dans la nuit tout s’efface
Même leur trace
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi
Des mots seulement gravés pour ne pas oublier, pour tout changer
Mélangeons demain dans un refrain nos visages
Métissages
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi
Un beau jour sur le monde endormi

 

———————————————————————-

 

Clara: Lumière, ténèbre.

Une lumière n’a jamais autant brillé que dans l’obscurité.

«  Emmanuel » , Dieu est avec nous. Lorsque le vent souffle et que la pluie tombe, tu as toujours le choix d’allumer  ta bougie ou de laissée, seule, éteinte. Ne la garde pas seul pour toi, car un feu réchauffe plus qu’une simple flamme.

 

Oh lumière ou es-tu ? Tu es avec nous «  Emmanuel » , Dieu est avec nous.     Il ne nous promets que tous les jours soient bonheur et gloire, mais la paix l’Espérance l’amour sont à notre portée! Ce sont là de bien grands mots. Seuls ils ne sont que paroles envolées. Ensemble, ils déguisent de leurs plus beaux vêtements, de leurs plus belles couleurs. Ensemble, ils prennent vie par la prière, la communauté et le partage. Oh lumière ou es-tu ?

 

Tu es là « Emmanuel », Dieu est avec nous.

        FIN




Noël au bistrot

« Noël au bistrot » est une mise en scène de Débora MISTRETTA (UEPAL). Prévoir un bar, trois tables, quelques chaises. Une musique de café en fond sonore. Les personnages : une jeune fille écrivant dans un carnet, un faux père Noël déguisé qui donne des chocolats, une femme plutôt âgée habillée faussement chic, deux hommes qui boivent une bière, la voix off, et la femme du bar

La jeune fille (en voix off) : (la jeune fille est en train d’écrire dans son carnet.) J’étais là, assise sur une table, mes courses et mes bagages à mes pieds, je venais de rater mon train… Il me fallait maintenant attendre 3 heures, seule, avant mon prochain train. J’aurais aimé attendre quelqu’un mais finalement il n’est pas venu.

Le père Noël : (crie assis sur sa chaise avec un panier de chocolats sur la table.) Alors mesdames et messieurs, que voulez-vous pour Noël ? Un petit chocolat ?

La jeune fille (en voix off) : (continue à écrire dans son carnet):  d’habitude, je trouve cela super chouette, un père Noël déguisé, mais aujourd’hui, je suis triste de m’avouer que je trouve cela pathétique.

La dame : (En rigolant) Hé, père Noël, je peux vous demander un mari et de l’argent pour Noël?

Le père Noël : Oh, désolé ma petite dame, (dit-il en souriant), tenez voici un chocolat, que Dieu vous bénisse.

La jeune fille : (tourne la tête en regardant vers la dame et le père Noël, et sourit)

Le père Noël : Et vous, jeune fille, vous voulez un chocolat ?

La jeune fille : Non, merci.

La jeune fille (en voix off) : Je dis non alors que j’en avais très  envie…

Le père Noël : Oh, je vous le dépose là, sur la table( sourit et pose le chocolat à côté du carnet de la jeune fille), que Dieu vous bénisse!

La jeune fille : (lève les yeux, sourit, l’air gênée et reconnaissante à la fois, puis retourne à son écriture dans son carnet)

La dame du bar : (s’approche de la jeune fille en déposant son café et dit avec l’accent belge) : je suis désolée de vous déranger ma petite dame, mais je viens vers vous parce que je vous vois écrire. Je ne sais pas si vous êtes écrivain, mais je voudrais vous demander un service…

La jeune fille : (d’un air curieux) Oui, je vous écoute.

La dame du bar : Bien voilà, j’ai un ami, enfin, un patron, un patron qui est mon ami, et je voudrais, si vous voulez bien, enfin… lui écrire des jolis vœux de Noël, bien écrits, vous voyez, sauf que moi, je ne sais pas trop bien écrire… Je vous vois écrire et j’imagine que vous écrivez bien, je peux vous demander de m’écrire une formule de Noël originale et gentille ?

La jeune fille : Heu, oui, avec plaisir, madame.

La dame du bar : Merci ma petite dame, vous êtes bien gentille ! Vous savez, c’est important je trouve de souhaiter du bien aux autres ! Venez, je vous emmène derrière mon bar, comme ça je vous donne une feuille  et un crayon.

La jeune fille : (un peu timide, petit sourire au coin des lèvres, s’approche, prend le crayon, la feuille et se met à écrire): Voici ce que j’ai écrit : “ Très cher… cette année, je ne vous souhaiterais pas ces mille vœux que l’on donne chaque année et qui ne veulent rien dire. Je vous souhaite bien plus. Que votre vie soit le fruit d’une explosion d’amour et de joie. Ne vous lassez pas de partager, soyez heureux, et surtout vivez le temps présent”.

La dame du bar : Wouah ! Merci ! Vous savez, il va être content mon patron ! Parce que, je vous l’ai pas dit, c’est pour mon patron que je vous ai demandé cela, car maintenant on est amis ! Vous savez très bien écrire! Merci.

La jeune fille : Et bien, heu…merci à vous!

La dame du bar : bah tu peux me dire tu, hein !

La jeune fille : (sourire) merci, à toi…

La jeune fille (voix off) : J’étais rentrée dans ce café en attendant quelqu’un, il n’est pas venu…  J’ai trouvé autre chose. La lumière est souvent là où on ne s’y attend pas.(s’en va, un sourire sur le visage.)

Crédit : Débora Mistretta (UEPAL)




Un noël à Strasbourg

« Un noël à Strasbourg » est un texte de la plume de Débora Mistretta (UEPAL). Le texte peut être lu  sous forme de prière ou joué  sous forme de tableau vivant durant la lecture. Il peut aussi être utilisé en guise de remise en question ( confession des pêché),  précéder une prière , ou servir de pièce de noël.

Scène  : Noël en ville.  Sur la scène : plusieurs personnes , des enfants de 7 ans à 11 ans. Ou des catéchumènes

  • Une maman,un papa et leurs enfants regardant autour d’eux le marché de Noël.
  • Un homme d’affaire au téléphone
  • Un homme avec beaucoup de paquets cadeaux à la main
  • Un mendiant
  • un vieillard
  • des marchands
  • Un étudiant
  • Un salutiste (Armée du Salut avec cloche)

MUSIQUE: “ Joy to the word the lord is come ” La chorale chante une chanson traditionnelle de Noël et diminue  doucement de ton lorsque le texte commence et que les gens rentrent doucement sur scène…

Clara : Bonjour! Enfin, plutôt, bonsoir tout le monde! Je viens d’un autre pays, pays où l’on ne se dit pas “Joyeux noël”. J’aimerai bien pouvoir dire un jours “Joyeux noël”, mais pour dire joyeux noël; il faudrait que je puisse savoir ce que c’est “noël” et aussi s’il est joyeux..

Un Noël à Strasbourg …

En voix off le texte est raconté.

« Strasbourg, capitale de Noël »Voilà ce qui est noté à l’entrée de ce célèbre marché de cette fière Strasbourg, ville lumière.

Alors, je suis partie m’y promener, je suis allée y faire un tour, un petit tour au marché de Noël. Comme il était noté « ville de Noël », je me suis mise à chercher Noël.

J’ai vu de grandes illuminations, des lumières colorées,

J’ai vu des gens parlant différentes langues,

J’ai senti l’odeur du pain d’épice, du vin chaud,

J’ai entendu le son de la flûte et de l’harmonica…

J’ai vu les papas, les mamans, les vieillards, les enfants, les étudiants, les touristes, les marchands…

J’ai senti, j’ai vu, j’ai entendu .

Et là, je me suis demandé : où est Noël ?

J’ai aussi vu le regard mal à l’aise des passants face aux sans abri demandant une pièce.

J’ai entendu le bruit des pièces dans le portefeuille des parents qui pensent ne pas pouvoir offrir un bon Noël à leurs enfants, j’ai entendu dire « joyeux Noël ».

“ Joyeux Noël, Joyeux Noël, Joyeux Noël. ”

Qui est joyeux? Qui est Noël?

Où sont les sourires, les cheminées chaudes et chaleureuses, les tapis rouges, les cadeaux scintillants sous les sapins, et la dinde appétissante?

J’ai trouvé! Dans les pubs! c’est dans les pubs! Dans les films, dans les panneaux publicitaires, dans les vitrines et magazines.   

J’ai vu les étudiants angoissés par leurs examens,

J’ai vu les adultes surmenés par toutes ces préparations,

J’ai vu les gens seuls,

J’ai vu les gens tristes d’être seuls,

J’ai entendu les disputes autour de la dinde,

J’ai vu les infirmiers, les pompiers, les cuisiniers, les pasteurs, les médecins travailler.

Où est Noël ?

 




Le noël des anges

« LE NOEL DES ANGES » est une narration de Marthe Balla, formatrice AFiBi (Association des Figurines Bibliques) en trois tableaux. Dialogue entre anges…

Personnages :  1 grand ange avec une grande épée –  1 grand ange avec une épée plus petite – 1 grand ange (Gabriel) – plusieurs anges plus petits

*** 1er tableau***

Grand Ange grande épée ( GA): Ouf ! Enfin c’est Noël, je peux me reposer !

Petit Ange (PA) :Ton travail était si fatigant ?

(GA) Il a surtout duré très longtemps !

(PA)  Tu vas nous dire « depuis la création » !

(GA) Tu as raison ! Souvenez-vous : le sixième jour Dieu a créé …

(PA)  les animaux terrestres !

(GA)  oui, et…

(PA)  Adam et Eve

(GA) qu’il a placés

(PA) – dans le jardin du Paradis

-mais ils ont mangé le fruit défendu !

– c’était la faute du serpent !

– et Dieu les a chassés du Paradis !

(GA) et moi, il m’a placé à la porte pour en garder l’entrée.

(PA)  c’est pour cela que tu as une si grande épée !

(GA) – Mais maintenant c’est Noël, Dieu ouvre de nouveau la porte du Paradis, mon travail est terminé

*** 2 e tableau***

(PA) – Toi aussi tu as une épée ! – Tu t’en es servi, dis ?

(GA) – Il s’en est fallu de peu ! Heureusement il y avait l’ânesse !

(PA) – Une ânesse ? Raconte …

(GA) – Quand Dieu a fait sortir Israël du pays d’Egypte le roi Balak a eu peur de ce peuple et a  appelé le prophète Balaam pour les maudire. Balaam a suivi les envoyés du roi et je devais l’arrêter, mais l’ânesse m’a vu et s’est écarté du chemin à trois fois. Balaam s’est mis en colère et l’a frappée.

(PA) – Pauvre bête ! Qu’as-tu fait alors ?

(GA) – J’ai donné la parole à l’ânesse pour qu’elle puisse parler à Balaam.

(PA) – Et que lui a-t-elle dit ?

(GA) – « Pourquoi me frappes-tu ? Ne t’ai-je pas toujours bien servi ? » Et alors Balaam m’a vu…

(PA) – Et donc tu ne l’as pas tué ! J’espère qu’il a remercié son ânesse !

(GA) – Il est allé avec le roi Balak pour voir le camp du peuple d’Israël mais au lieu de le maudire il l’a béni, trois fois, et il a ajouté « un astre apparaît parmi les descendants de Jacob, un souverain surgit au milieu du peuple d’Israël…..(d’après Nombres 22)

*** 3 e tableau***

(PA) – Et toi, Gabriel ? tu ne dis rien ?

(GA) –Eh bien moi, j’ai fait le contraire.

(PA) – Le contraire ? explique !

(GA) – Je n’ai pas fait parler une ânesse, j’ai rendu un homme muet !

(PA) – Qui ça ? Raconte vite !

(GA) – Dieu m’a envoyé au Temple de Jérusalem, annoncer au prêtre Zacharie qu’il allait avoir un fils  avec sa femme Elisabeth, et qu’il devrait l’appeler Jean. Je me suis montré à lui près de l’autel     des parfums et il ne m’a pas cru ! Alors je l’ai rendu muet.

(PA) – Mais pas pour toujours quand même !

(GA) – Non, pas pour toujours. Quand il a écrit sur la tablette « son nom est Jean » il a retrouvé la parole et a loué Dieu.

(PA) – Et c’est tout ce que tu as fait ?

(GA) – Non. J’ai eu un autre travail, bien plus agréable celui-la : Dieu m’a envoyé à Nazareth chez…

(PA) – Marie ! – Et elle, elle t’a cru tout de suite !

(GA)- Oui, elle m’a répondu : « je suis la servante du Seigneur … » et maintenant il me reste le plus  beau à faire …

(PA) – C’est quoi ? Dis !

(GA) – C’est d’aller chez les bergers de Bethlehem, leur dire que le sauveur est né et qu’ils le trouveront dans l’étable, couché dans la crèche.

(PA) – Que j’aimerais voir ça ! Je peux venir avec toi ? Je me ferai tout petit, sans me montrer, juste pour voir ! Moi aussi, moi aussi, emmène-nous s’il te plait !

(GA) – Vous pouvez tous venir, et vous pourrez chanter : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, gloire à l’enfant nouveau-né ; paix sur la terre aux hommes qu’il aime, paix dans l’éternité ! »

(Extrait d’une cantate de Noël d’A. Stricker, peut être remplacé par un autre gloria)

Crédit : Marthe Balla




Inviter – chant

Inviter, inviter, vous voulez m’inviter ?

Inviter inviter, à fêter Noël avec vous.

Les bergers, Jésus, Joseph et Marie

Les anges, les mages et tous ceux-ci

Ils parlaient vrai, ils parlaient Dieu

Un seul ennui, tout ça c’est vieux,

Mais cherche à mieux comprendre, viens avec nous l’attendre,

Ton Dieu s’est fait enfant, C’est NOEL maintenant.

 

Invité, invité, oui tu es invité

Invité, invité à fêter Noël avec nous

Entre sapins, guirlandes et tout ceci,

Ce serait triste qu’on l’oublie

Deviens prophète pour notre temps

Lève-toi  et marche car il t’attend

Viens chercher à mieux comprendre

Viens laisse-toi surprendre

Ton Dieu s’est fait enfant, C’est NOEL maintenant

 

Inviter, inviter, oui nous vous invitons

Inviter, inviter, à fêter Noël avec nous.

Nous, vous, toi et moi,

Nous n’aurons plus peur, Il est là

On dansera, on chantera, parce qu’il nous aime on aimera

Oui cherche à mieux comprendre, viens avec nous apprendre

Ton Dieu s’est fait enfant, c’est NOEL maintenant

Daniel Priss

partition du chant ici Inviter – partition