Notre coeur ne brulait-il pas ? Célébration pour Pâques

Déroulement CULTE : Notre coeur ne brulait-il pas ? Célébration pour Pâques

crédit Eloise Deuker

 

Jeu d’orgue

Accueil 

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !

Nous sommes rassemblés ce matin

à l’écoute de la Parole de Dieu.

Que par son Esprit,

Cette Parole convertisse notre coeur !

Qu’elle apaise nos inquiétudes !

Qu’elle fasse grandir en nous le calme et la confiance !

Lecture : Luc 24, 1-12

Chant : 483 (AEC) Jésus sort de la tombe

Prière d’ouverture – La galette et la cruche, Tome 3

Jacob fuit la vengeance de son frère.

Il s’arrête une nuit et fait un rêve étrange :

Une échelle relie la terre au ciel,

des anges la parcourent, et une voix lui dit :

Je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras,

je te ramènerai dans ton territoire, je ne t’abandonnerai pas.

Jacob se réveille et dit :

Le Seigneur est présent en ce lieu, et je ne le savais pas.

Que cet endroit est redoutable ! (Genèse 28, 10 – 19)

(…)

Je vous invite à la prière :

Seigneur, tu es là, au milieu de nous, et tu nous attends.

Tu étais là avant que nous arrivions,

et tu nous précéderas lorsque nous partirons.

C’est nous qui ne sommes pas sûrs d’être là,

nous sommes trop distraits, trop occupés d’autre chose,

trop méfiants, trop inquiets.

Accorde-nous la grâce d’être là tout simplement, accueillants, attentifs, ouverts, sincères, fidèles.

Ouvre nos yeux, nos oreilles,

nos coeurs et nos mains ;

et nous pourrons dire nous aussi :

Le Seigneur était présent en ce lieu, et je le savais.

Béni soit le nom du Seigneur !

Chant : 480 (AEC) Le Sauveur est ressuscité, 1, 3, 11

Louange – La Galette et la Cruche, Tome 2

Mon Dieu,

Tu es la source, Désaltère-moi !

Tu es le rocher, Fortifie-moi !

Tu es l’aube, Eclaire-moi !

Tu es le souffle, Rafraîchis-moi !

Tu es le pain, Nourris-moi !

Tu es le vin, Réjouis-moi ?

Tu es la vie, Eveille-moi :

Tu es la paix, Apaise-moi !

Tu es le Père, Appelle-moi !

Tu es le fils, Guéris-moi I

Tu es l’Esprit, Envoie-moi !

Confession du péché – Textes liturgiques évangile et liberté

Si angoissant est le chemin de notre vie, Ô Dieu, fais route avec nous, Sois toi-même notre chemin !
Si lourd est le fardeau de notre misère, Ô Dieu, porte-le avec nous, Sois toi-même notre repos !

Si fatigante est la marche, Ô Dieu, prends nos mains dans les tiennes
Sois toi-même notre courage !
Si solitaire est notre course dans la nuit, Ô Dieu, mets ta lumière en nos cœurs,

Sois toi-même notre frère !
Et puisque tu allumes toi-même en nous la flamme de l’espérance, Viens combler notre vide et pour les siècles des siècles Nous vivrons avec toi !

Action des enfants :

Les enfants circulent avec le cercueil dans le temple. Ils l’ouvrent. On y découvre : des ballons gonflés à l’hélium qui se dressent au dessus du cercueil, une bible, des fleurs, des feuilles roulées. Distribution des fleurs et de la feuille roulée qui contient la confession de foi.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lecture : Luc 24, 13-21 

Annonce de la grâce – Textes liturgiques évangile et liberté

Notre Père nous donne toujours son Esprit ; il nous donne sa force ; il nous donne son souffle de vie, sa lumière et sa chaleur, son dynamisme créateur.
Il nous donne des yeux nouveaux, qui voient et des oreilles qui entendent ; des yeux qui voient dans la nuit du monde et des oreilles qui entendent les cris muets, comme Jésus nous l’a montré.

Notre Père nous le promet : je soulage ceux qui viennent à moi ; j’encourage ceux qui s’ouvrent à l’espérance ; je les accompagne aux jours de la difficulté et du malheur.

Chant : 473 (AEC) Le Seigneur est ressuscité

Lectures bibliques : Colossiens 3, 1-4 

Luc 24, 22-35 

Chant : Une flamme en moi

Prédication à deux voix – Carine Frank et Eloïse Deuker

1) Savez-vous jouer à cache-cache ?

Vous souvenez-vous de ce jeu, des sentiments que vous éprouviez quand vous vous cachiez ?

On a un petit sentiment de puissance car on est subitement devenu invisible. Il y a de l’excitation, on attend, on est un peu fébrile : arrivera-t-il à me trouver ? Ma cachette est-elle bonne ? Pas trop facile ? On se fait petit, on essaie de disparaître…

et puis quand l’attente est trop longue, il arrive qu’on se lasse, ou même, parfois, on a peur d’être oublié, que les copains continuent à jouer sans nous et nous aient juste oublié.

2) Je viens de finir de compter, je lève les yeux et … je ne vois personne. Celui qui cherche, dans une partie de cache-cache, a d’abord un petit moment de doute, d’appréhension : c’est vide, et si… tout le monde était parti pour de bon et que je me retrouvais tout seul ? toute seule ? Alors je réfléchis, si moi j’étais à la place de celui qui se cachait, où j’irais ? Puis rapidement, il est possible que j’aperçoive des indices : un bout de chaussures qui dépasse, ou bien le coude, une mèche de cheveux…  C’est l’effervescence qui débute, je me délecte, je me régale de découvrir la cachette de l’autre et quand je le trouve, je dis son nom.

Mais, je peux me sentir découragé aussi et un peu affaibli : je ne trouve pas ceux qui sont caché, je ne les vois pas. Pourtant je le sais : ils ne sont pas loin, ils ne peuvent pas être loin ! Je n’ai compté que jusqu’à trente ! Je suis sûre d’être partie dans la bonne direction mais… Est-ce que je me serais éloigné du lieu de leurs cachettes ?

1) Sur le chemin d’Emmaüs, on joue à cache-cache…

D’abord parce qu’Emmaüs est une ville qu’on ne connaît pas ! On a essayé de la localiser, mais aucune source ne nous dit clairement : c’est là… de là à penser que la ville d’Emmaüs n’existe pas, il n’y a qu’un pas.

Nos deux compagnons, sur ce chemin vers nulle part, s’en vont. On ne sait pas où ils vont, mais on sait ce qu’ils quittent : Jérusalem, leur vie d’avant, la vie avec Jésus, leur rêve avec Jésus, leurs espoirs, leur foi. Ils ont perdu Jésus, alors ils s’éloignent. Ils se cachent, peut-être…

Dans ce chemin, qui est fuite, qui est abandon, qui est errance, Jésus les trouve. Trouvé ! Aurait-il pu dire. Jésus les a trouvé dans leur cachette. Mais eux ne le reconnaissent pas, ils ne veulent pas jouer à cache-cache, ou ils ne savaient pas qu’ils jouaient. Jésus les trouve et les rejoint dans leur cachette, sur leur chemin, dans leur errance, leur sentiment d’abandon, leur envie de fuir.

Il n’existe pas de bon chemin, le chemin de la vérité, de la droiture, le chemin des cieux ou de Dieu.

Le chemin d’errance devient le chemin de Dieu. Jésus se déplace. Il n’attend pas que nous arrivions à de bonnes dispositions, que nous soyons scrupuleusement (ou même un minimum) respectueux de la loi de Dieu. Il n’attend pas de nous perfection, confiance inébranlable, joie perpétuelle.

Le seul bon chemin, c’est notre chemin ; c’est celui où je me laisse rencontrer, bousculer, trouver par Dieu. Quand il me trouve, il se passe quelque chose. Moi qui croyais être invisible, ou seul ou délaissé, Dieu me réserve une surprise

Quand Jésus me trouve, il a quelque chose pour moi. Il se régale de m’avoir trouvé et veut me régaler.

2) Ils sont lents à la détente, nos deux compagnons sur le chemin d’Emmaüs ! Pourtant, Jésus lui-même les rejoint sur le chemin (qui mène dans une ville qu’on ne connaît pas), Jésus leur offre, en personne, une explication de textes, en somme, mais rien à faire ! Les faire sortir de leur cachette, prends du temps : on dirait presqu’ils ont renoncés à jouer : on ne sait plus très bien qui cherche qui, qui trouve qui, dans cette histoire.

Quand les disciples demandent : « Reste avec nous, car le jour baisse déjà et la nuit approche». Le Christ accepte de prendre du temps.

C’est au moment où Jésus rompt le pain que leurs yeux s’ouvrent. Ca y est, ils viennent de faire le lien, de découvrir ce qui était caché à leurs yeux jusqu’alors : le pain nourrit, le pain alimente, le pain ravitaille. L’écriture aussi le fait. « N’y avait-il pas un feu qui brûlait au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin et qu’il nous expliquait les Écritures ? ». La satiété et la plénitude n’étaient-elles pas déjà là lorsque le Christ nous expliquait les écritures ? Le pain a mis en lumière les textes, le pain a éveillé les disciples tout à coup. Il a fallut prendre son temps, il on eu besoin de voir ce concret du bout de pain : c’est l’expérience fondamentale qui permet de comprendre que derrière ce pain qui nourrit il y a le sens de cette parole qui nourrit elle aussi, alimente et ravitaille.

Pour nous aussi il faut du temps : le temps de se dire que les textes peuvent être des provisions à glisser dans son sac, le temps de la digestion des écritures, le temps de prendre conscience que ces textes anciens peuvent être pour nous une nourriture nouvelle et renouvelée.

Mais voilà que dans le texte, au moment-même de la reconnaissance, Jésus disparaît à nouveau…

1) C’est pas du jeu : à cache-cache, quand on a attrapé le copain, on le serre pour le garder, pour bien montrer : je l’ai trouvé !

Dieu nous rappelle les règles du cache-cache : le but c’est de trouver, pas de mettre la main sur lui.

Dieu n’a pas d’adresse, on ne sait pas où il est, on ne peut pas le tenir entre nos mains, ni même dans nos esprits.

Il nous a trouvé, il était là, c’est tout. Et ça suffit !

2) Aujourd’hui, c’est la fête de Pâques. Aujourd’hui on fait « pouce », on fait pause quelques instant dans les inquiétudes du cache-cache. Certes, si nous  ne savons pas précisément où il se trouve, nous avons cette parole qui résonne. Une acclamation, une certitude « Le Seigneur est vraiment ressuscité ! Simon l’a vu ! ». Cette parole vous est offerte, alors prenons ensemble le temps de la recevoir, à travers cette proclamation, à travers le pain, à travers le feu qui brûle au dedans de nous. Tiens / Tenez, je t’offre / nous vous offrons ce cœur que les enfants du catéchisme et de l’école biblique ont fait, pour signifier que le Christ est vraiment ressuscité et que cette parole nourrit, alimente, ravitaille.

Action des enfants :  Distribution des cœurs par les enfants

 

 

 

 

 

bricolage coeur

Orgue

Confession de foi :

Aujourd’hui, dans la nuit du monde et dans l’espérance de la Bonne Nouvelle, j’affirme avec audace ma foi en l’avenir de l’humanité. Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

Je refuse de croire que l’être humain n’est qu’un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité, d’influencer en quoi que ce soit le cours des événements.

Je refuse de partager l’avis de ceux qui prétendent que l’homme est à ce point captif de la nuit sans étoile, du racisme et de la guerre, que l’aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

Je refuse de faire mienne la prédication cynique que les peuples descendront l’un après l’autre dans le tourbillon du militarisme vers l’enfer de la destruction thermonucléaire

Je crois que la vérité et l’amour sans condition auront le dernier mot effectivement. La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort. Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l’espoir d’un matin radieux.

J’ose croire qu’un jour tous les habitants de la terre pourront recevoir trois repas par jour pour la vie de leur corps, l’éducation et la culture pour la santé de leur esprit, l’égalité et la liberté pour la vie de leur cœur.

Je crois également qu’un jour toute l’humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour. Je crois que la bonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. Le loup et l’agneau pourront se reposer ensemble, chaque homme pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et personne n’aura plus raison d’avoir peur.

Je crois fermement que nous l’emporterons. Amen.

Martin Luther King, Oslo, 10 décembre, 1964

Chant : 475 (AEC) Mon rédempteur est vivant

Annonces

Offrande

Prière d’intercession – Florence Taubmann

Unissons – nous dans la prière

Seigneur,

Fais briller la lumière de Pâques

Au cœur des obscurités humaines !

Donne à tes enfants qui peuplent cette terre

Une infirme parcelle de ta sagesse

Un seul rayon de ta joie

Et ils pourront marcher dans l’espérance !

Que chez les peuples en conflit

Le désir de paix soit sincère et profond

Que dans les peuples miséreux

Le courage ne soit pas brisé par l’impuissance.

Que dans nos pays riches

Le partage ne soit pas qu’un vœu pieux !

En cette joie solennelle et intime de Pâques

Redonne à nos vies un goût de résurrection,

Non seulement pour nous-mêmes,

Mais afin que nous puissions témoigner

De ton amour et de ton choix irréductible pour la vie.

O notre Père, nous te nommons,

Chacun dans le secret de son cœur,

Ceux qui nous sont chers, ou simplement connus,

Et qui ont besoin de toi,

Amen.

Cène

Parole d’accueil/préface

action des enfants : Les enfants apportent les éléments : pain, coupes, corbeilles.

Institution

Communion :

Chant : 471 (AEC) A toi la gloire

Prière d’action de grâce

Bénédiction – ERF, 1982

Que l’amour du Christ, notre lumière,

Vous accompagne et vous rendre rayonnants et fraternels.

Allez dans la joie du Christ ressuscité !

Amen

Chant : 882 (AEC) Que la grâce de Dieu soit sur toi

article : Eloïse DEUKER, pasteur avec l’équipe catéchétique Montbéliard




Jeu de l’oie: Dans la montagne avec Abigaïl

Un classique des jeux de table adapté à la sagesse d’Abigaïl !
Rassemblez les ânes, les paniers et les cruches pour le festin, et ne laissez pas Abigaïl derrière vous !
Compétition et collaboration seront nécessaires pour que la fête soit complète.

Pour trouver le plateau de jeu, cliquez ici Abigaïl_1.
Pour jouer, il faut rassembler:
Des joueurs ! Min.2; de simples pions (chaque pion est un serviteur); Dix cartes « âne » (au moins une carte « âne » par serviteur- dessin repris du Net); un pion Abigaïl (différent des autres pions); de la pâte à modeler; un dé; un plateau de jeu si possible en A3.

But du jeu: Abigaïl, au moins 5 paniers, au moins 5 cruches et tous les serviteurs conduisant chacun un âne vont se rassembler près de la tente de David, au lieu du festin…

Déroulement: Chaque joueur prend un pion (serviteur); Le premier joueur est soit le plus jeune, soit celui qui obtient le moins de points en lançant le dé. Le premier joueur lance le dé et avance son pion. Si le dé donne un 6: c’est Abigaïl qui avance, quel que soit le joueur en piste. Le 6 est toujours Abigaïl.

Sur les cases

  • âne: prendre une carte « âne ». Chaque joueur (serviteur) doit avoir au moins un âne. Si un serviteur termine sans âne, il doit repartir en arrière –en lançant le dé- pour en chercher un. Un autre serviteur déjà arrivé (avec son âne) peut repartir en arrière –toujours en lançant le dé- et aider son collègue à trouver un âne.
  • Pouce: rejouer.
  • Cruche: confectionner une cruche en pâte à modeler et la placer au centre du jeu.
  • Panier: confectionner un panier avec la pâte à modeler et le placer au centre du jeu.
  • Bandit armé: reculer du nombre de cases indiquées
  • Serviteur endormi: passer un tour !
  • Les échelles renvoient vers la case correspondante.

Un joueur qui a terminé peut continuer à jouer pour faire avancer Abigaïl si nécessaire.

Dès qu’Abigaïl, les paniers, et les cruches sont réunis au lieu du festin, tous les serviteurs doivent bien sûr continuer et la rejoindre avec un âne, pour que le festin commence !

Le jeu se termine donc, après une âpre compétition, par une utile collaboration entre tous les joueurs, afin que tout le monde soit réuni pour le festin… (NB: Prévoyez un vrai « festin » pour les enfants !)

Crédits: Marie-Pierre Tonnon et Lieve van den Ameele

 

 




Le paralysé de Bethesda

L’histoire du paralysé de Bethesda  lue en Jean 5 (versets 1 à 18)  a été illustrée et se présente sous forme de Kamishibai.

De Pascal Geoffroy et Noémie Daval, aux éditions Passiflores




Les jeux en catéchèse

En octobre 2018 le service régional du Service d’Animation catéchétique régional  / Évangélisation (SACRE), en collaboration avec la commission régionale de catéchèse de l’inspection luthérienne a proposé une formation pour des catéchètes et des pasteurs sur le thème « Les jeux en catéchèse« . Nous mettons ici à disposition le matériel présentés, quelques pépites de cette formation qui peuvent donner des idées pour creuser ce thème.

  1. Introduction : A quoi bon des jeux en catéchèse  ?
  2. Des jeux pour faire connaissance
  3. Des jeux pour entraîner la coordination dans un groupe
  4. Des jeux pour savoir se servir de la Bible
  5. Des jeux de société transformés pour des jeux bibliques

1. A quoi bon ?  Les jeux en catéchèse… Activité sérieuse ou computationnelle ?  Pour construire son chemin de foi ou  passer le temps ? Pour apprendre à vivre bien ensemble ou renforcer les ego ? Pour transmettre un contenu en catéchèse ?  Voici quelques essais de réponses

  • Les intérêts du jeu en catéchèse
  • Varier les séances ou leur contenu, motiver et re-motiver
  • Rendre chacun actif et faire participer l’ensemble du groupe
  • Susciter les échanges, les questionnements et l’écoute dans le groupe
  • Construire ses savoirs, des concepts sans avoir l’air de faire des efforts.
  • Partager un moment de détente, de joie, de plaisir et de confiance
  • Révéler la personnalité et les savoirs des participants
  • Développer l’esprit d’entraide et de solidarité

 

Les objectifs du jeu en catéchèse

  • Pour accrocher
  • Pour découvrir
  • Pour s’approprier
  • Pour s’amuser
  • Pour souder un groupe
  • Pour dynamiser la séance
  • Pour re-motiver un groupe endormi
  • Pour résoudre des conflits

 

Quelques conseils avant de jouer

  •   Prendre soin de jouer (et de connaître les règles) avant de proposer le jeu au groupe
  •   Veiller au respect des règles du jeu qui doivent être simples, claires et précises.
  •  Être un partenaire dans le jeu, savoir être à sa place de joueur.
  •   Choisir en fonction de ses objectifs, des attentes et des besoins du groupe.
  •   Adapter le jeu et sa durée à l’âge des participants.
  •  Utiliser ou s’inspirer de jeux connus.
  1. Faire connaissance : Le choix de jeux pour faire connaissance est énorme. Vous en trouvez

  • Monos-Connexion  Bouton « jeux »
  • Choisis la vie Site très riche en idées référençant de nombreux liens ressources dont Point KT et Enfance. EERV (réformés suisses du canton de Vaud)
  • Point KT onglet « jeux »
  • Cate.ch Recueil de jeux pour la catéchèse à télécharger en cliquant sur « des fiches de jeux d’animation »

 

  1. Des jeux pour entraîner la coordination dans un groupe

Par exemple:

  • Demandez à votre groupe de se lever et de se mettre chacun derrière sa chaise. Maintenant mettez les chaises en ligne ou en cercle, côte à côte. Chacun, derrière sa chaise tient le dos de sa chaise avec un doigt et laisse basculer la chaise sur les deux pieds de devant, toujours tenue par un doigt. Sur votre signal les membres du groupe doivent lâcher leur chaise, faire un pas à droite, attraper et tenir la chaise à côté avant qu’elle ne tombe. Le but n’est pas d’éliminer un membre du groupe, mais de réussir le plus longtemps possible avec tout le groupe.
  • Prenez une barre ou longue canne. Les membres du groupe sont débout, côte à côte et tiennent ensemble la barre sur leurs indexes. Astuces : La barre repose sur leurs doigts, ils n’ont pas le droit de la fixer avec un autre doigt. La mission: poser lentement la barre par terre sans la faire tomber. Très probablement, par réflexe, la barre va monter, car chacun aurait tendance à pousser au lieu de descendre. A observer et à débattre après l’expérience faite. Qu’est-ce que cela veut dire pour nos fonctionnements en groupe en général ?
  • D’autres types de jeux coopératifs ici 

 

  1. Des jeux détournés pour apprendre à utiliser la Bible

JENGA  Préparation : acheter deux lots de jeu de jenga / voici les noms de la bible / coller sur le côté  large

  • construire la tour, les noms des livres vers l’éxtérieur
  • faire sortir les 4 évangiles (bien sûr on peut sortir d’autres livres avec)
  • faire monter la tour encore plus

PUZZLE     a) avec aide : mettre les livres sur le dessin à la même place …le plus vite possible  ou  b) mettre les livres à leur place sans voir le dessin

LOTO            

  1. par petit groupe d’enfants: chaque enfant a une planche de dessin; tous les bouts de bois sont dans un sac; les enfants tirent des jetons avec le nom des livres un par un et les placent sur leur planche … celui qui aligne trois livres qui se suivent a gagné
  2. pour le même jeu avec beaucoup d’enfants : une planche par groupe et le sac à bouts de bois et plus loin; les membres doivent courir à tour de rôle pour en récupérer des nouveaux livres

JUNGLE SPEED  les enfants sont assis en cercle mettre un bâton ou autre objet au milieu  – tous les bouts de bois sont répartis parmi les enfants – chacun  étale ses bois devant lui, le nom de livre face à la table / face au sol … caché. A tour de rôle, chacun découvre un bout de bois et montre ou lit le nom du livre. Quand il y a 3, 4, 5 … (dépend de la taille du groupe)  livres du même testament on se précipite pour prendre le bâton;  celui qui le prend le premier reçoit tous les livres ouverts. Fin du jeux :  le premier qui a tous les livres

Variante : le bâton peut être pris quand il y a deux évangiles, deux prophètes, deux lettres, deux livres qui commencent avec la même lettre, …

et FOOT BIBLIQUE  

  1.  Transformer des jeux de société en jeux catéchétique : liste des jeux existants ou à transformer

Crédit : Christina Weinhold (EPUdF)

 




L’histoire du professeur et du bocal

Le cours commence et les élèves s’installent, prêts à écouter leur prof. Sans un mot, celui-ci ramasse un très grand récipient vide de dessous le bureau et commence à le remplir avec des balles de golf. Une fois le bocal rempli de balles, il demande aux étudiants si le pot est plein. Unanimement, les étudiants conviennent qu’il l’est.Le professeur se saisit alors d’une boîte de petits cailloux et les verse dans le bocal. Il secoue légèrement le pot pour laisser les cailloux rouler vers les zones libres entre les balles de golf.Il repose ensuite sa question: « est-ce que ce pot est plein ? » Une fois encore, les étudiants répondent en chœur que le récipient est rempli.

Avec un léger sourire sur le visage, le professeur ramasse une boîte contenant du sable et commence à le verser dans le pot. Bien entendu, le sable remplit tout l’espace entre les balles de golf et les cailloux.Une nouvelle fois la même question, qui obtient la même réponse: pour les étudiants, on ne peut plus rien verser dans ce pot.

Le professeur, cette fois-ci franchement amusé, attrape deux canettes de bière sous la table et verse tout leur contenu dans le pot. La bière comble alors immédiatement tout l’espace vide entre le sable. Réalisant qu’il se sont encore fait avoir, les étudiants ne peuvent s’empêcher de rire de bon cœur.

« Maintenant », dit le professeur une fois le calme revenu, « je veux que vous imaginiez que ce pot représente votre vie.

Les balles de golf représentent les choses importantes: votre famille, vos enfants, votre santé, vos amis, vos passions favorites – les choses qui comblerait toujours votre vie même si tout le reste était perdu.

Les cailloux représentent les autres choses qui comptent comme votre travail, votre maison, votre voiture

Le sable, c’est tout le reste – les petites choses. Si vous mettez le sable dans le pot en premier », poursuit-il, « il n’y a plus de place pour les cailloux ou les balles de golf. Il en va de même pour la vie. Si vous passez tout votre temps et dépensez votre énergie sur les petites choses, vous n’aurez jamais de place pour les choses qui sont importantes pour vous.

Faites particulièrement attention aux choses qui sont essentielles à votre bonheur. Jouez avec vos enfants. Prenez le temps de veiller à votre santé. Emmenez votre partenaire dîner quelque part. Il y aura toujours du temps pour nettoyer la maison ou changer la poubelle. Prenez soin des balles de golf en premier, ce sont les choses qui comptent vraiment. Définissez vos priorités. Le reste n’est que du sable ».

Un bref silence suit cette leçon de sagesse, puis un étudiant lève la main et demande ce que la bière représente. Le professeur sourit: « je suis content que vous posiez la question. Elle est simplement là pour vous montrer que, peu importe à quel point votre vie puisse paraître remplie, il y a toujours de la place pour boire une ou deux bières avec vos amis » ! Quand on y pense, on passe beaucoup de temps à se plaindre ou se faire du souci concernant les « petites choses » qui constituent notre quotidien. L’histoire de ce professeur et de son bocal nous rappelle qu’il est bon de savoir prendre du recul et de relativiser.Gardons à l’esprit ce qui est vraiment important de ce qui est secondaire à l’échelle de notre vie. Réfléchissons à toutes ces choses qu’on perd de vue à force de les retarder. Et commençons à vivre pour le meilleur !

Auteur inconnu

 




Une ramure a fleuri

« En hiver, une ramure a fleuri. Sur une branche précaire une fleur s’est épanouie. Malgré le froid, malgré les ombres, malgré toutes les pénombres, en hiver dans la nuit, une ramure a fleuri.
En hiver, une lumière a jailli. Sur les ombres de la terre, une clarté resplendit. Malgré la nuit, malgré les peurs, malgré toutes les stupeurs, en hiver dans la nuit, une lumière a jailli.
En hiver, une parole a surgi, un murmure, une prière, parole de paix, de vie. Malgré les bruits, malgré les pleurs, malgré toutes les fureurs, en hiver dans la nuit, une parole à surgi. »

Françoise et Daniel Priss, lauréats du concours de chants de Protestants en Fête 2017, sont heureux d’offrir aux utilisateurs  de PointKT ce chant de Noël : une ramure à fleuri.

Pour écouter le chant cliquer ici

Pour voir et télécharger la partition cliquer sur Une ramure a fleuri partition

priss




Offrande EDD Burundi

Les enfants des Ecoles du Dimanche sont invités à découvrir le Burundi et les réalités du peuple Batwa. L’équipe de rédaction du tract des Ecoles du Dimanche a misé sur le thème de la justice et de l’injustice et à aussi  joué avec les mots  « Bats-toi pour les Batwas ».

Le tract des Ecoles du Dimanche est gratuit, disponible auprès des services de catéchèse de l’Eglise Protestante Unie de Belgique, de l’Eglise Protestante Unie de France et de l’Union des Eglises Protestantes d’Alsace et de Lorraine (voir page 8 pour toutes les informations utiles)

Le tract est conçu pour être lu par les adultes (pages 1-2 et 7-8) et par les enfants : « Ta page à toi » (livret central, pages 3 à 6). Pour ces dernier, nous proposons un bricolage (page 3) un jeu (pages 4-5) et une animation biblique (page 6). L’enfant peut bien sûr lire le document de manière autonome, mais nous encourageons la collaboration et le dialogue avec les adultes.

Le texte biblique est tiré de l’évangile de Jean, chapitre 5, les versets 1 à 9a : le paralysé attend au bord de la piscine depuis 38 ans une guérison. Elle viendra par Jésus.

 tract à télécharger : cliquer ici  2018-2019 Burundi

Les réponses du jeu seront plus aisées à partir du moment où l’on nomme les six situations d’injustice. Par exemple

  • dans la cour de l’école, un enfant est tout seul. et personne ne joue avec lui (1)
  • dans la cour de l’école, un enfant se fait confisquer son sac à dos (2)
  • en dehors de l’école, un enfant vend la production de ses parents. Mais la poterie se vend mal par rapport au plastique (3)
  • en dehors de l’école, des enfants travaillent pour aider financièrement leurs parents : les filles font la lessive (4), les garçons fabriquent des poteries (5) et d’autres  mendient au bord du chemin (6).

 

 

 

Autres animations




Le poids de rien

« Dis-moi combien pèse un flocon de neige ? » demanda la mésange charbonnière à la colombe.

« Rien d’autre que rien. » fut la réponse…

Et la mésange raconta alors à la colombe une histoire :  » J’étais sur la branche d’un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non, juste comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n’avais rien de mieux à faire, je commençais à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais.

Il en tomba 3’751’952.

Lorsque le 3’751’953ème tomba – rien d’autre que rien, comme tu l’as dit – celle-ci cassa… »

Sur ce, la mésange s’envola.

La colombe, une autorité en matière de paix depuis l’époque d’un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :

« Peut-être ne manque-t-il qu’une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix ? »




Semaine de l’unité avec les enfants

LA Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens, est un événement qui passe assez inaperçu en catéchèse. Elle se tient habituellement la troisième semaine de janvier, les chrétiens du monde entier et de tous horizons auront, par la prière commune, l’occasion d’être encore et toujours plus, les membres d’un seul corps.

Chrétiens, membres d’une seule Église, celle de Dieu  manifesté en Jésus à l’Épiphanie, nous tous, moniteurs, parents, catéchètes, avons le devoir d’informer les enfants et les jeunes de cette Unité qui nous habite, en Christ.

Si les célébrations qui ponctuent cette semaine de janvier sont tardives et inadaptées pour notre jeune public, nous pouvons quand même en parler à l’école du dimanche, au caté,… Organiser un échange avec d’autres jeunes chrétiens de notre quartier… Partir à la rencontre d’une communauté plus évangélique ou plus libérale, plus romaine, plus ceci, ou plus cela… Trop tard pour cette année? Pas de problème : nous avons plus de 365 jours pour nous préparer à la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens de l’année prochaine !

Des liens pour vous aider : Conseil Œcuménique des Eglises  et Unité chrétienne  et  Associaition Unité des Chrétiens




Jean 5

Voici une animation biblique de Jean 5 proposée par Laurence Marty (EPUDF) en lien avec le tract d’offrande des Ecoles du Dimanches. Télécharger en cliquant ici  : Animation Biblique Jean 5 OED Burundi.

Bonne lecture !




Amène ta bonne humeur et sors de ta boite !

« Amène ta bonne humeur et sors de ta boite ! »  est un  CULTE  écrit pour l’Ecole Du Dimanche à partir de Cumulus. Merci au pasteur Frédéric Gangloff et aux monitrices (UEPAL). Les numéros entre parenthèses renvoient aux diapositives du powerpoint : Culte EDD boite à humeurs 2019

Postlude (1)

Noir (2)

Accueil (3) Présentation du thème de la boîte à humeurs. Faire la paix avec soi et les autres. Exprimer sa météo intérieure ! C’est Cumulus qui nous entraîne !

Noir (4)

Louange antiphonée (5-7)

Pasteur : Seigneur, merci pour les familles avec de jeunes enfants !

Parents : Seigneur, ce n’est pas simple, le dimanche est un peu agité !

Enfants : Seigneur, oui, on a souvent envie de rester bien au chaud au lit !

Parents : Seigneur, c’est un peu galère le matin pour arriver à l’heure au culte !

Pasteur : Seigneur, merci pour ces familles qui te consacre ce matin dans leur planning surchargé !

Enfants : Seigneur, il arrive que je me couche un peu plus tard le samedi soir, alors tu comprendras que le lever est plus difficile !

Pasteur : Lorsqu’un marcheur avance dans le froid, par une forte gelée !

Parents : Il allonge le pas et même court un peu !

Enfants : Jusqu’à ce qu’il rentre chez lui, à la chaleur du feu !

Pasteur : Là, chacun se réjouit !

Parents : Il se remet à vivre…

Enfants : C’est ce que Dieu veut pour nous ce matin !

Pasteur : Nous sommes dans l’une de ses maisons !

Parents : Merci de pouvoir nous poser et nous asseoir confortablement sur les nouveaux coussins !

Enfants : Aide-nous à déposer notre agitation !

Parents : Aide-nous à te remettre nos soucis !

Pasteur : Que la paix de Dieu soit en nous tous !

Noir (8)

Chant de l’assemblée Arc 271, 1-4 « Louange et gloire à ton nom » (9-12)

  1. Louange et gloire à ton nom alléluia, alléluia, Seigneur Dieu de l’univers, alléluia, alléluia

Ref : Gloire à Dieu, gloire à Dieu, au plus haut des cieux (2x)

2. Venez, chantons notre Dieu, alléluia, alléluia,  C’’est lui notre créateur, alléluia, alléluia,

3. Pour nous, il fit des merveilles, alléluia, alléluia, Eternel est son amour alléluia, alléluia,

4. Je veux chanter pour mon Dieu alléluia, alléluia, Tous les jours de ma vie alléluia, alléluia, 

Noir (13)

Lecture de Matthieu 21, 28-32 (14)

Répons Arc 164 (15) : Ah ! Qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble. Dans l’unité, la prière, par l’Esprit qui rassemble. Ah ! Qu’il est doux de demeurer ensemble. Ah ! Qu’il est doux de demeurer ensemble ! 

Noir (16)

  1. Winter is coming : Jill Snow (17)

 C’est dans l’air, nous la sentons ; un point c’est tout ! Winter is coming, le froid et la neige en nous ! Terreur des grands et joie des petits enfants ! Alerte rouge. Elle arrive ! Jill Snow avec son beau manteau blanc !Hier nous étions encore en jaune, à réclamer plus de privilèges ! Pendant que le monde se glace et se fige sous le règne de la reine des neiges ! (18)

Le sents-tu, ce froid qui s’insinue en toi et te rends transparent ! C’est comme si une épaisse couche de glace t’isolait entièrement ! Pour que tu restes la tête fourrée dans tes écrans ! Insensible à tous ceux qui t’entourent, le genre poupée qui dit nan ! (19)

Toute la journée, cette poupée glacée fait ce qui lui plaît Personne ne lui avait appris qu’elle était aimée,Libérée, délivrée, décidée… Mais comment avec un cœur congelé ?Personne ne lui avait jamais vraiment dit, qu’elle pouvait dire oui ! Sans même écouter, elle a choisi le froid de la nuit ! Sans même regarder, elle fait tout par habitude et ennui ! Et ce matin d’hiver, j’en suis où moi, dans mon état ! Il neige dans mon cœur comme une vague de froid qui s’abat ? Normal que j’deviens engourdi et que j’rêve de dormir pour longtemps ! A celui qui te dit : « Fait ceci, ou cela », tu réponds par principe nan !Ça fait du bien de remballer ceux qui disent à longueur de journée ! « Faites comme je dis, mais ne dites surtout pas ce que je fais ! »Mais pour éviter de rester prisonnier à jamais de mes clichés ! (20)

Il me faut trouver quelqu’un ou quelque chose pour briser entre nous la glace ! J’ai besoin de chaleur pour me réchauffer et retrouver ma place !

Noir (21)

Prière de réchauffement (22) Viens, Esprit-Saint, et envoie-nous des rayons de ta lumière. Ce matin, nous aurions vraiment besoin de tes langues de feu en nous. Viens chaleur de nos cœurs et irradie en nous ! Nous avons l’impression d’être complètement frigorifiés, pétrifié, sans n’être plus capable de réfléchir ou de réagir en cette période. Viens opérer un changement climatique en nous ! Renouvelle ce qui est mort ! Arrose ce qui est sec ! Guéris ce qui est blessé ! Assouplis ce qui est raide ! Réchauffe ce qui devient froid ! Recourbe ce qui est en train de se tordre ! Viens nous redonner vie, chaleur, espoir et courage ! 

Petit acte symbolique (23)Je vous propose de nous réchauffer mutuellement ! Soit par des paroles ou des actes qui donnent chaud à notre cœur. A chacun de trouver son petit réchaud…

Noir (24)

Chant gestué « Ma petite lumière » (peut être accompagné à la guitare) (25) 

Ma petite lumière, je la ferai briller (x3) (26)  Chaque jour, chaque jour Chaque jour et de toute manière Je ferai briller ma petite lumière

Lundi, j’ai son amour immense Mardi, il me donne sa puissance Mercredi, il me remplit de sa paix Jeudi, il m’enseigne à aimer Vendredi, je grandis dans la foi Samedi, il me remplit de sa joie Dimanche, l’esprit de Dieu me libère Pour faire briller ma lumière

Noir (27)

Lecture biblique de 1 Corinthiens 1, 4-9 (28)

Répons Arc 153, 1 (29) : Refrain : Tournez les yeux vers le Seigneur et rayonnez de joie. Chantez son nom de tout votre cœur, il est votre Sauveur d’est lui vitre Seigneur

1 J’ai cherché le Seigneur, et il m’a a écouté, il m’a a guéri de mes peurs, et sans fin je le louerai.

Noir (30)

  1. La tête dans les nuages : Mec Cloud (31)

 Après la neige, j’ai le moral souvent en mode ciel de traîne…Le genre d’expression qu’ils disent à la météo lorsque les nuages se déchaînent Si j’étais un pays, je serais l’Ecosse et son ciel voilé sur fond de lac magnifiques J’me baladerai en kilt, avec pour nom : Mec Cloud le nuagique ! C’est que ma tête n’en peut plus de toutes ces données stockées à tour de bras (32)

A longueur de temps j’mange, à haute dose, les MacDo du big data J’suis plus qu’un entonnoir où se bousculent les infos à l’heure du bouchon Au secours, tout s’embrouille en moi, suis bien plus qu’un simple bouffon J’suis pas qu’un pion à qui on donne des ordres : « Mec Cloud ouvre-toi ! » C’est un envoi vers la vie que je demande et non de faire un logi-ciel de moi !Vous qui cherchez à me soûler de données chaque jour ! Je dis stop ! Game over ! Aujourd’hui la tonne d’infonuagiques n’a plus cours ! Je veux la possibilité de chasser les nuages et de voir clair demain ! Vous n’êtes plus propriétaire de ma tête, je viens de reprendre la main ! (33)

J’en ai marre de travailler et bosser, et maintenant je commencer à œuvrer ! Enfin la possibilité d’être créatif, inventif, m’épanouir sans crever ! J’ai décidé qu’en’ voilà assez et que même si j’avais parfois la tête dans les nuages (34)

Mes pieds sont bien enracinés dans la confiance et comme a dit le sage Les épreuves sont semblables à des nuages qui ne sont que de passage Après la pluie, le beau temps… Mais le lourd en nous donne aussi de l’orage

Noir (35)

Texte : Derrière les nuages (36) Vous êtes en avion et vous traversez une épaisse couche de nuage. Et là, une vue à couper le souffle ! En prenant de la hauteur, l’espérance fait place au découragement une fois la barrière de grisaille dépassée, il existe une belle lumière éblouissante ! Derrière nos obstacles sa lumière brille toujours ! A condition de lever mon regard et de faire attention ! Attention travaux ! Attention route glissante ! Les panneaux de signalisation ne manquent pas ! Mais où sont les appels à la délicatesse, au respect, au partage ? Comment pourrais-je les entendre d’ailleurs ? Je suis préoccupé par ma santé, mes rêves ! Epuisé par mon travail, fasciné par les écrans ! Je ne perçois plus les appels et les signes qui me sont envoyés ! Il faut que je réapprenne à regarder derrière les écrans de fumée, tout ce qui vit et tout ce qui se meurt ! J’ai besoin d’un nouveau regard, d’un chasse-nuages, de me tourner vers les autres et toi !

Noir (37)

 Chant de l’assemblée Arc 613, 1-3 « J’ai besoin de ta confiance » (38-39) J’ai besoin de ta confiance pour vivre chaque jour. J’ai besoin de ta présence, j’ai besoin d’être sûr de ton amour. Pouvoir frapper à ta porte, parler en vérité. Savoir que tu réconfortes et chez toi être toujours invité. J’ai besoin de ta patience, de ta sincérité. Tu entends mes confidences, et chez toi, je suis en sécurité.

Noir (40)

  1. Orage et moi : Besse L’éclair (41) C’est vrai qu’on porte tous du lourd en nous qui nous déprime Le genre de truc qui nous électrice ; on tient plus en place, ça nous mine ! On se sent prisonnier d’une image dont on ne veut plus, c’est cuit ! Tu m’étonnes que de temps en temps on pète un ou deux circuits ! Et ce trop plein de courant, il doit bien sortir d’une manière ou d’une autre Je suis Besse l’éclair qui frappe plus vite que mon ombre !Nul ne connaît mon point d’impact par avance. Une fois lancé, j’y vais ! (42) 

Car s’opposer et dire non n’est pas qu’un caprice, mais un acte de liberté ! Être capable de décider de soi, c’est ne plus subir mais choisir d’y aller ! ! Comme la foudre qui s’en va où elle veut, frapper, c’est sa volonté ! Impossible de prévoir le point d’impact, il faut la laisser filer ! Imaginez un éclair bien dressé, qui répond oui, dès qu’on l’appelle avec un gros Moi ! (43)

En réalité, il n’en fait rien, même si apparemment, il file bien droit ! Lui-même est complètement infantilisé et soumis à son nuage qui fait la loi ! Ses rapports à son nuage sont tout, sauf une question de libre choix !Il n’est pas devenu Besse l’éclair par vocation, mais plutôt par soumission ! Et pourtant : « Vers l’infini, et plus loin encore ! » C’est pas ça notre mission ? (44)

Petit acte symbolique : décharge-toi sur moi : Je vous propose de nous passer une nouvelle énergie. Comme l’orage est électrique, je suggère que nous nous donnions la main et nous allons nous faire passer un nouveau courant de vie les uns aux autres pour de nouvelles impulsions !

Noir (45)

Confession de foi (46-48)

Je crois en Dieu, notre Père et notre mère, qui nous prend pour ses enfants et nous aime comme nous sommes !  Je crois en Jésus-Christ, le fils de Dieu, qui s’est fait humain pour que nous ayons le pardon, la joie, et le droit, tout comme lui, d’être fille et fils de Dieu !Je crois en l’Esprit Saint qui désire habiter en nous et nous redit que nous sommes enfant de Dieu ; il nous aide à comprendre les mots de Jésus ! Je crois que l’Église du Christ est universelle ; on peut la voir et pourtant, elle est bien plus encore ! Je crois que tous les humains sont unis en Jésus-Christ. Je crois à la vie qui ne s’arrêtera jamais.

Noir (49)

  1. Après la pluie le beau temps ? : Gris Sun (50) 

 Et maintenant ? Après l’orage, le retour du plein soleil ? C’est vrai que nous en aurions besoin qu’il sorte, celui-ci, de son sommeil ! D’un air pur, de cette chaleur d’hiver qui nous envelopperait doucement Pour enfin nous réveiller et nous nourrir de sa chaleur intérieurement ! Mais surtout pas de ce soleil dents blanches, avec son sourire de façade de pub Plutôt un soleil, genre gris sun, entre autonomie gagnée et pertes de nos certitudes ! (51)

Car, même en matière de religion et de foi, la sécurité il n’y en a pas ! Jésus-Christ offre à chaque petit soleil la possibilité de briller et de grandir comme il veut ! Ainsi, aucune Jill Snow, Mec Cloud ou Bess l’éclair ne pourra t’obliger à jouer leur jeu ! C’est à toutes nos humeurs, que Dieu s’offre, sans attendre une foi héroïque ! Il nous offre un nouveau départ, un instant de grâce sans rien ; surtout pas pour bonne conduite !Dieu nous laisse ce temps suspendu ; ce qu’à la météo y appellent temps incertain ! (52)

Il est lui-même bien placé pour changer d’avis, ce retour sur nous-même peut être demain ? Chacun de ces personnages de nos boites à humeur, il faut les vivre authentiquement ! Et pour sûr, rien n’est jamais fini pour nous et nous vivrons des tas de petits recommencements ! Alors, toutes tes humeurs sont bonnes à prendre lorsque tu arrives à les sortir de la boîte où tu les tiens prisonnières ! (53)

Tu es en chacune et chacune est en toi et c’est ce tout qui te rend unique, aimé (e) et tu peux en être fier (fière)

Noir (54)

Interlude Musical (55)

Noir (56)

Annonces & Offrande (57-58)

Noir (59)

Chant de l’assemblée Arc 723, 3-5 « C’est lui qui tient la terre » (60-62)

C’est lui qui tient la vie, dans ses mains, d’un nouveau-né qui rit, dans ses mains, de sa maman ravie, dans ses mains : Nos lendemains sont dans ses mains !

C’est lui qui tient les pages, dans ses mains, des jours clairs, des orages, dans ses mains, du méchant ou du sage, dans ses mains : début ou fin sont dans ses mains !

C’est lui qui tient la clef, dans ses mains, de ton éternité, dans ses mains, si tu veux l’accepter, dans ses mains : Oui, ton salut est dans ses mains.

Noir (63)

Prière d’intercession « Jour de pluie et jour de vent » (Par les enfants) (64)

Notre Père qui es aux cieux, nous te remercions de nous avoir donné la pluie ; merci de nous l’envoyer parce qu’elle fait pousser les arbres et les fleurs et parce que grâce à elle nous avons de l’eau à boire ; merci pour les pluies d’été qui rafraîchissent la terre desséchée. Merci Ô Dieu pour la pluie et l’eau fraîche car nous en avons besoin tous les jours pour nous laver et nous baigner. Aide-nous à ne pas grogner quand la pluie nous empêche d’aller jouer dehors. Merci, Père, pour le vent qui sèche et réchauffe la terre et qui permet aux graines de pousser et de devenir des plantes qui nous nourrissent ou des fleurs qui sont belles et qui sentent bon. Loué soit notre Seigneur pour le vent et la pluie, pour les nuages, l’air et la rosée, pour l’arc-en-ciel qui tout là-haut déploie sa précieuse et magnifique beauté, pour le soleil qui nous réchauffe car tous chantent l’amour du Seigneur, l’amour infini de Dieu.

Notre Père

Noir (65)

Chant gestué avec bande son : « Sous la pluie » (66) Sous la pluie, dans la tempête Où que je sois, ma confiance est en toi Quand le ciel est bleu, quand tout est gris Je te ferai confiance toute ma vie Tout mon espoir est en toi (x4)

Noir (67)

Bénédiction (68) Merci pour les enfants que tu nous as donnés. Chacun est unique. Parfois, j’ai du mal à les comprendre et je me sens dépassé, lorsque je suis trop préoccupé. Bénis nos enfants et accompagne-les sur les chemins qu’ils prendront ! Pose ta main pleine de bonté sur eux ! Que les talents dont tu les as comblés deviennent une bénédiction pour eux-mêmes et pour ceux qui les entourent. Donne-moi aussi assez de confiance, pour laisser libres les enfants, car je serai sûr qu’ils ont ta bénédiction. Tu prends soin d’eux. Ouvre-moi les yeux, fais-moi comprendre combien ils sont une bénédiction pour nous tous. Et Puissions-nous être tous une bénédiction les uns pour les autres. Amen

Noir (69)

Postlude

Bon Dimanche (70)

 

 

 

 

 




Scrupules protestants

Voici un jeu pour adolescents et/ou adultes imaginé pour oser affirmer sa foi… mais aussi ses scrupules protestants ! Très belle occasion d’entendre des adultes témoigner de leur foi.

Fiche à télécharger ici Scrupules pour les protestants




L’arbre de la foi

L’ « Arbre de la Foi » est une proposition de bricolage. Mais à travers cet arbre, les enfants comprennent qu’ils font partie de la grande aventure des témoins de la foi. Proposition de  Carole Frohn (UEPAL).

Nous avons planté un « arbre » (en fait, c’est une simple branche) dans notre salle.

  • Chaque enfant découpe une feuille d’arbre pré-dessinée (dans du papier épais) et y inscrit son nom. Par la suite, chaque nouvel enfant inscrit son nom sur une feuille d’arbre. Nous affirmons ainsi que chacun a sa place dans l’Eglise.
  • Nous avons confectionné des fleurs en papier crépon (Couper 4 carrés de 10 cm. Superposer  4 épaisseurs de papier  et plier en forme d’accordéon. Puis lier l’accordéon par le milieu avec un fil de laine qui sert aussi à accrocher la fleur à la branche. Ouvrir délicatement les épaisseurs de papier crépon pour obtenir une fleur style Dahlias).  Nous renouvelons chaque année les fleurs à la rentrée.
  • Les enfants décorent l’arbre avec leur feuille et leur fleur lors des deux premières rencontres.
  • Au bas de l’arbre une étiquette joliment écrite : « Arbre de la foi ».
  • On explique le sens de tout cela à la première séance.
  • Par la suite, l’arbre de la foi sert de fil rouge (pour notre part,  il est utilisé pendant plusieurs années). Aucun ordre n’est imposé dans la découverte des personnages bibliques (que l’on prend au fil du programme de(s) année(s) mais nous prévoyons un placement (vers les racines ou la cime) des personnages.  Ainsi, du bas de notre arbre jusqu’en remontant vers la cime , un ordre « chronologique » se construit lorsque le parcours est fini. Sur notre arbre, nous trouvons Adam et Ève, Abraham et Sarah, Isaac, Jacob etc … Moïse, David, Elie … Marie et Joseph, Jésus et les disciples,  puis Paul etc … puis plus haut Calvin, Luther … encore  plus haut  …  Schweitzer, Martin Luther King, Marie Durand … puisque les enfants les plus âgés les ont étudiés. Et bien sûr, les feuilles portant le prénom des enfants sont présentes un peu partout.
  • Lorsque nous avions fini d’étudier un personnage, on accrochait son image dans l’arbre. Nous nous sommes servis d’images à colorier pour les personnages. (De temps en temps une telle activité est bienvenue pour les plus jeunes).
  • Cet arbre reste dans la salle et est devenu une référence au fil des ans pour les enfants. Il est très pratique puisque les plus petits n’ont pas la notion de l’échelle du temps mais comprennent bien deux choses : certains personnages sont près des racines de notre arbre, d’autre plus vers la cime (vers nous) et aussi que les branches en principe devraient pousser, et l’on pourrait accrocher encore des feuilles dans l’avenir… Cet arbre de la foi s’inscrit donc dans le temps. Et les enfants se souviennent bien des noms des personnages déjà vus. Et ils s’approprient les histoires… nous avons surpris des enfants raconter l’arbre et les personnages aux nouveaux venus de l’année…

Cela laisse libre évidemment du contenu des programmes mais donne une vision d’ensemble au bout d’un moment et une bonne compréhension. Nous l’appelons l’ « Arbre de la foi ». Il peut servir tant à l’école qu’à l’école du dimanche !

Crédit Carole Frohn




Le cadeau de Myriam

Le cadeau de Myriam est un beau conte adapté par Evelyne Schaller.  Il est possible de raconter l’histoire à l’aide de masques en plâtre,

FABRICATION DE MASQUE : acheter un masque en plastique blanc, visage humain, on peut peindre directement sur ce masque. On peut aussi se servir du moule dans lequel le masque blanc est emballé et faire une série de masques à partir de bandes plâtrées déposées au fond du moule préalablement huilé au pinceau, avec une huile végétale type huile de cuisine. Mouiller les bandes de plâtres prédécoupés en petites lamelles rectangulaires, et ne pas hésiter à faire plusieurs couches. Le plâtre offre une rigidité agréable et permet de tenir le masque légèrement à coté du visage de celui ou celle qui conte pour évoquer le personnage dont il est question .Les masques en plâtre ou en plastique sont peints avec de la gouache.

Les masques représentent le  gel, le vent, l’étoile, du sable et le loup.

Mise en scène : une couverture est posée devant la narratrice, évoquant la tente, on peut même imaginer de poser une tente à l’arrière. Les masques sont posés au sol devant la narratrice  dans l’ordre de leur apparition dans le conte. Prévoir aussi une poupée en chiffon ou en laine que Myriam, l’enfant, apportera à l’enfant Jésus.

Narration. Elie et sa famille sont épuisés mais heureux. Ils viennent enfin de trouver un lieu suffisamment confortable et bien à l’abri du vent pour monter leur campement. Ce sont des bergers nomades, qui traversent des terres arides, séchées, soufflées par le vent du désert et rongées par le sel de la mer. Ils viennent parfois de très loin, pour chercher quelques touffes d’herbe, ou une terre plus accueillante et verdoyante afin que leurs petits troupeaux, quelques chèvres, des moutons et leurs chameaux puissent trouver leur nourriture et à leur tour donner suffisamment de lait pour nourrir la famille et fabriquer des fromages. Le chef de la famille, le papa, c’est Elie. Grâce à Samuel et à David, ses fils aînés, il vient de trouver cette paroi rocheuse où ils vont pouvoir s’abriter quelques temps et se reposer. Il y a même par-là une petite source où ils vont pouvoir boire et se laver. Il est grand temps d’installer les tentes avant que la nuit ne tombe et que le froid ne vienne mordre la peau et faire mal aux muscles. Ils se dépêchent donc. La maman, Zaria, et la grand-mère Déborah, s’activent déjà pour mettre un feu en route et Myriam, la petite fille, cherche du bois tout près du campement !

Mais HOLA !! Qui va là ??

Ce sont d’autres bergers, ils ne sont que trois ! Myriam observe l’accueil qui leur est réservé…Eux aussi semblent fatigués de la route mais une joie illumine leurs yeux ! Et leurs voix sont presque des chants !Que peuvent-ils bien raconter à Eli ?« Il est né ! l’enfant promis ! Le messie ; il est à un jour et une nuit de marche d’ici. Allez ! Venez avec nous nous allions l’adorer et lui porter nos cadeaux : laine, flûte en saule, bottines en peau de mouton, des fromages et du miel pour ses parents ! » Eli, Samuel et David n’en croient pas leurs oreilles, et Myriam écarquille les yeux : avec ces étrangers les voilà qu’ils partagent  leur pain, ils chantent même ! Et malgré la fatigue, ils se lèvent pour  préparer leurs chameaux afin de se mettre en route !!

Alors la petite Myriam prend son courage à deux mains et va voir son papa : « Emmène-moi avec toi s’il te plait ! Je veux aussi adorer l’enfant Jésus ! Et lui offrir ma poupée ! »

« Non Myriam, tu ne peux venir avec nous il fait trop froid, le gel de cette nuit pourrait te faire du mal ! »

Toute triste Myriam entre dans la tente de sa grand-mère et se met à pleurer ! « Qu’y a-t-il ma petite fille, qui te rende si désespérée ? »

Et Myriam raconte tout à sa grand-mère. « Myriam, va vers la paroi rocheuse, il y a là une petite grotte ! Tu y entreras et tu iras parler au gel, pour qu’il se retire cette nuit ! »

Et c’est ce que fait Myriam. Dans la grotte il fait très froid : « Oh gel , s’il te plait retire-toi cette nuit, pour que je puisse aller voir l’enfant qui vient de naître ! »

« O Myriam, dit le gel, pour toi je vais me retirer tout au fond de la grotte ! » Et c’est ce qui arrive !

Vite Myriam va voir son père mais celui-ci est trop occupé, alors elle va voir Samuel. « Oh je t’en prie, laisse-moi monter avec toi vers Bethléem, tu vois il fait déjà moins froid ! ! »

« Non Myriam, une tempête de sable se prépare, ce serait trop dangereux pour toi, tu es trop petite ! » Myriam, en larme retourne dans la tente auprès de sa grand-mère.

« O grand’mère, le gel s’est retiré mais la tempête de sable est trop dangereuse cette nuit ! »

Alors sa grand-mère lui conseille : « Va Myriam, va et joue dans le sable et parle lui « Et Myriam s’en va, au bord du campement jouer dans le sable « O sable, je désire tant voir le petit enfant, si tu pouvais.. »

« Oui Myriam, tu es courageuse, je vais me calmer et tu pourras y aller ! » dit le sable.

Alors Myriam retourne auprès de son père :« Papa, le froid s’est calmé et le sable ne bouge pas cette nuit ; laisse moi partir avec vous ! «

« Non Myriam, je te l’ai déjà dit ! Il y a le vent qui menace et la nuit va être difficile ! Tu es trop petite et trop fragile, tu va rester avec ta grand-mère ! »

Myriam déconfite, retourne chez Déborah. «  Qu’est ce qui se passe, ma petite ? «  « C’est le vent qui menace ! Papa ne veut pas ! »

« Alors monte un peu sur ces rochers là bas et parle au vent ! » Et Myriam va s’agripper sur les roches pour monter tant qu’elle peut !

« O vent, je t’en supplie, calme-toi en cette nuit, car il me faut aller adorer l’enfant-roi qui vient de naître ! »

Et le vent dit  :« Oui Myriam, je vais me faire doux comme la brise, je vais réchauffer un peu la terre pour que tu puisses sans crainte te déplacer et je vais de mon doux souffle aussi réchauffer l’enfant qui vient de naître ! »

Myriam pleine de joie va voir son père et ses frères. Hélas, Samuel vient de monter en selle, il est le dernier de la troupe  qui s’éloigne déjà au loin ! Il lui fait un signe amical de la main : « On te racontera, Myriam, va chez grand-mère, reste au chaud ! » Elle sanglote très fort en entrant dans la tente. Sa grand-mère Déborah la prend tendrement dans ses bras.« Je ne peux y aller grand-mère, même si le gel s’est retiré dans la grotte, que le sable s’est calmé et que le vent n’est plus qu’une douce brise ! Il y a les animaux sauvages et d’ailleurs seule je ne trouverais jamais le chemin ! »

« Va Myriam, va ! Si tu désires de tout ton cœur adorer ce petit, le messie qui vient de naître, va sur la dune qui est à l’Est. Là bas brille la constellation de la Grande ourse,elle saura te conseiller ! »

Myriam reprend tout son courage et, de petite fille si petite et fragile qu’elle est, elle grimpe courageusement sur la grande dune de sable. Il fait déjà nuit. L’étoile de berger luit ! Elle regarde le ciel ; dans un bruissement les étoiles se mettent en place, la constellation de la grande ourse lui semble si proche qu’elle pourrait en toucher la dernière étoile.

Alors l’étoile parle à Myriam : « Va Myriam, prend avec toi ta poupée et dans la nuit ma clarté va te guider et mes étoiles vont t’indiquer le chemin ! » Alors Myriam file à la tente, embrasse sa grand-mère et prend sa poupée ! Mais en sortant la frayeur la saisit : il y a là un loup ! Le père, Elie, l’avait mis en garde contre les animaux sauvages.

Le loup s’approche et dit :  « Monte sur mon dos, petite, je filerai entre dunes et rochers jusque dans la vallée où scintille Bethléem ! »Alors Myriam monte sur son dos et s’agrippe à sa crinière grise. Tous les deux filent à travers  la nuit, guidés par les étoiles ; là-bas, dans la vallée, luit une petite lumière au fond d’une étable.Myriam et le loup s’approchent. Les bergers la regardent stupéfaits, son frère David l’embrasse, et Samuel l’invite à s’approcher ! Il est là, l’enfant qui vient de naître, couché dans la paille.

Myriam  est remplie de joie, elle dépose sa poupée à coté de l’enfant et Marie, sa mère lui sourit.

Crédit Evelyne Schaller, EPUDF




Oeuvre de l’Ascension

Voici un panneau confectionné avec les enfants pour illustrer l’Ascension (après avoir écouté l’histoire, vu des images et discuté)

Chaque enfant était invité à peindre un ou plusieurs personnages que nous avons ensuite découpé et collé sur un panneau (dont le fond avait été peint également…)

Crédits : Manuela Quiring, (UEPAL)




Culte pour la fête des missions

Culte de la Fête des Missions. 

– Orchestre des Jeunes et Accueil

– Chant : Seigneur, nous arrivons (Alléluia 21-19 ; 1-3)

– La louange de la création

Lorsque l’homme dit : L’Éternel m’abandonne, le Seigneur m’oublie,

le Saint, béni soit-il, répond : J’ai créé au firmament douze constellations ; pour chacune d’entre elles, j’ai créé treize armées d’étoiles ; pour chaque armée, j’ai créé treize légions ; pour chaque légion, j’ai créé treize routes ; pour chaque route, treize cohortes ; pour chaque cohorte, treize camps ; et chaque camp contient trois cent soixante-cinq mille myriades d’étoiles, selon le nombre de jours de l’année solaire.Tout cela, c’est pour toi que je l’ai créé, et tu dis que je t’ai abandonné et oublié !

Je vous invite à la louange avec le Psaume 148 : Louez le Seigneur !

Avec les anges et tous ses serviteurs, louez-le sur terre et dans les hauteurs ! Avec le soleil, la lune, les étoiles, que tous s’unissent pour le grand récital. Louez le Seigneur ! Avec les galaxies, la Voie Lactée, Aldébaran, Altaïr et Véga, que louent Sirius, Orion et Cassiopée, les étoiles naines et la supernova ! Louez le Seigneur !

Vous les créatures du ciel et de la terre et les monstres qui vivent au fond de la mer, que le feu, la grêle, la neige, le brouillard, entonnent une louange, en chant de victoire. Louez le Seigneur !

Que tout animal, oiseau ou poisson loue le Seigneur pour ses bénédictions. Garçons et jeunes filles, vieillards et enfants, dans une même louange, unissez vos chants. Louez le Seigneur !

Toi son peuple, appelé à la louange, Il a tout donné pour ton seul bonheur. De ses bienfaits tu recueilles la vendange. Que tout en toi bénisse le nom du Seigneur !

– Chant : Toi seul j’ai invoqué

– Prière d’illumination : L’eau et la pierre

Un Père du désert disait : La nature de l’eau est tendre, celle de la pierre, dure, mais si l’eau coule constamment goutte à goutte, elle creuse la pierre peu à peu, et cette dernière devient une vasque qui retient l’eau. De même, la Parole de Dieu est tendre et notre cœur est dur, mais l’homme qui entend fréquemment la Parole creuse son cœur pour accueillir la présence de Dieu.

  • Prions :

Seigneur, trop souvent notre cœur, notre esprit, notre intelligence sont durs comme de la pierre. Au moment où nous allons nous mettre à l’écoute de ta Parole, que ton Évangile soit comme une eauqui transperce notre cœur de pierre pour en faire un cœur de chair.

– Chant du Créa’Dim (Ecole du Dimanche)  : De l’eau

– Lecture biblique : Marc 9, 33-37

33 Ils arrivèrent à Capernaüm. Quand il fut à la maison, Jésus questionna ses disciples : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »

34 Mais ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir lequel était le plus grand.

35 Alors Jésus s’assit, il appela les douze disciples et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, il doit être le dernier de tous et le serviteur de tous. »

36 Puis il prit un petit enfant et le plaça au milieu d’eux ; il le serra dans ses bras et leur dit :

37 « Celui qui reçoit un enfant comme celui-ci par amour pour moi, me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit ne reçoit pas seulement moi-même, mais aussi celui qui m’a envoyé. »

– Chant : Il n’y a vraiment personne

– Partage biblique

– Chant : Qui es-tu ?

– Sur le Don ; extraits : Khalil Gibran

Le don du coeur est le véritable bien.
Que sont vos biens, sinon des choses que vous gardez et défendez, par crainte du besoin du lendemain ?…

Qu’est-ce que craindre de connaître le besoin, sinon vivre dans le besoin ?… Il y a ceux qui donnent peu de leur abondance…
Et il y a ceux qui ont peu, et le donnent entièrement.
Ceux-ci croient en la vie et en la bonté de la vie, leur fond n’est jamais vide.
Il en est qui donnent avec joie, et cette joie est leur récompense.
Et il en est qui donnent avec peine, et cette peine est leur baptême.
Il en est aussi qui donnent sans souffrir d’une peine, ni quérir une joie, mais encore sans être conscients de cette vertu;…
A travers le geste de leurs mains, Dieu nous parle et sourit à la terre du fond de leurs prunelles…
En vérité c’est la vie qui donne à la vie – et vous qui croyez être la source du don, vous n’en êtes que témoins.

– Collecte + Orchestre des Jeunes 

– Chant : Mon secours est en toi

– Intercession de Nabil MOUANNES (Liban), paru dans Terre Nouvelle, n° 72, Mars 1993, et dans Mission, n° 32.

Fais, Seigneur, se joindre toutes les mains, pour rendre plus humain le sol où tu insufflas la vie à un homme que tu modelas.

Que nous prenions TA MAIN NOIRE, Seigneur, pour que la terre porte les fruits de l’espoir.

Que nous prenions TA MAIN JAUNE, Seigneur, pour que le monde reste jeune et que chacun gagne dignement son pain.

Que nous prenions TA MAIN BLANCHE, Seigneur, pour que les bourgeons qui portent joie et justice éclosent sur toutes les branches.

Que nous prenions TA MAIN ROUGE, Seigneur, à la croisée des chemins, pour que les hommes de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe, de l’Amérique, de tous les temps, de tous les cieux, cultivent ensemble sur tous les continents, des chemins de développement, des champs de prière, de dévouement, et de service mutuel. Amen.

– Chant de la chorale : Viens parmi nous

– Notre Père

– Orchestre des jeunes : Les Lacs du Connemara

– Bénédiction

– Orchestre des Jeunes : Joshua

Crédits : Daniel Boessenbacher, (UEPAL )




Histoire de noël par Titâne

« L’histoire de Noël racontée par Titâne » est une proposition des moniteurs et monitrices de la paroisse protestante de Westhoffen (Uepal) pour la fête de noël des enfants.  Personnages =  Narrateur  :   Âne 1 : Bourricot : Âne 2 : Marie : Âne 3: Joseph :  Bœuf : Berger 1 : Le messager : Berger 2 : Ange : Berger 3 : Aubergiste 1 : Aubergiste 2 :  Aubergiste 3

Narrateur : L’évangile de Luc, dans la Bible, raconte que c’est par la naissance d’un enfant que Dieu est venu parmi les humains. Cela s’est passé une nuit, à Bethléem : un enfant est né dans une étable. Jésus est né de Marie et de Joseph, ses parents, et il est né dans un endroit peuplé de plusieurs sortes d’animaux.  Dans l’évangile de Luc il n’est rien dit à propos des animaux. Et pourtant, ils étaient là. Écoutez bien cette histoire.

Bourricot : Oh la, la, mais qu’est ce qu’il fait chaud aujourd’hui. ( il sèche les gouttes qui dégouline de son front ).  Je vais aller me reposer sous l’arbre. Et sous cet arbre, j’aperçois Marie à la fenêtre. ( Bourricot se dresse pour voir Marie par la fenêtre )

Ane 1 : Salut Bourricot.

Bourricot : ( Bourricot s’effraye ) Ah salut…

Ane 1 : Qu’est ce que tu fais ?

Bourricot : Moi, rien ( sourire malicieux )

Ane 1 : Te connaissant, tu prépares encore un de tes mauvais coups pour embêter Marie, c’est ça ?

Bourricot : ( il répond avec un sourire narquois ) Moi, pas du tout.

Ane 1 : Tu as l’air de bien l’aimer Marie, non ?

Bourricot : Ben oui, comme un âne peut aimer sa maîtresse.

Ane 1 : Donc cela ne t’a rien fait quand tu as appris que Marie et Joseph allaient se marier ?(Bourricot un peu triste, croise les bras et baisse la tête)

Bourricot : Non, rien du tout. ( il détourne le regard )

Ane 2  : Serais-tu un peu jaloux ?

Bourricot : Moi, jaloux, ha ha ha la bonne blague. Pas du tout, qu’est ce que tu vas t’imaginer là.

Ane 2  : Chut, quelqu’un entre dans la maison.

Ane 3  : Vite, tous aux abris. ( Ils se montent dessus pour regarder par la fenêtre )

Le Messager : Marie, je suis un messager de Dieu qui m’envoit t’annoncer une bonne nouvelle. Tu vas porter un bébé dans ton ventre, et ce bébé sera le fils de Dieu. Tu l’appelleras Jésus.

Marie : ( baisse la tête ) Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi comme tu l’as dit.

( Le messager repart )

Ane 2 : Eh tous, vous avez entendu ce que le messager a annoncé à Marie ?

Ane 1 : Ben oui, on a entendu, on est pas sourd.

Ane 3 : C’est trop bien. ( Tous les ânes sont heureux )

Ane 1 : Tu as entendu Bourricot, tu dois prendre soin de Marie désormais et ne plus l’embêter avec tes âneries. D’accord ?

Bourricot : OUI CHEF. Je serais un amour d’âne.

Narrateur : Et ce que Bourricot dit, il le fait. Il veille sur elle a chaque pas qu’il fait, pour qu’elle ne tombe pas, ne se blesse pas et qu’elle ne subisse aucun choc.

DANSE

Narrateur : Quelques mois plus tard Joseph et Marie se sont mariés. Et Marie habite désormais avec lui.

Joseph : Nous devons nous mettre en route pour aller à Bethléem pour nous inscrire sur les listes comme l’empereur César Auguste nous l’a demandé. (Joseph sort et prépare Bourricot . Il lui met son harnais et lui fixe la selle sur le dos. Bourricot se laisse faire sans broncher.)

Joseph : ( Rentre dans la maison ) Tout est prêt Marie, nous pouvons nous mettre en route.

Marie : J’arrive Joseph. ( Elle a du mal à se déplacer avec son gros ventre )Oh la la, je ne savais pas que la maison était aussi grande. J’ai l’impression qu’elle s’est agrandit ses derniers mois.

Narrateur : Les voilà partis vers Bethléem. Tout se passe bien pendant le trajet, mais arrivés là-bas, ce n’est pas la même chose. Ils doivent trouver un logement, et ce n’est pas gagnė.

Joseph : ( Toc, toc, toc)

Aubergiste 1 : Bonsoir, Monsieur.

Joseph : Bonsoir, je cherche un logement pour ma femme et moi. Elle est enceinte.

Aubergiste 1 : Je suis désolé mais je n’ai plus de place. Allez voir chez mon voisin, peut-être que lui pourra vous aider. Bonsoir et bon courage.

Joseph : Merci aubergiste.

Narrateur : Joseph va toquer à la porte du voisin de l’aubergiste.

Joseph : ( toc, toc, toc )

Aubergiste 2 : Bonsoir monsieur, que puis-je pour vous ?

Joseph : Bonsoir, je recherche un endroit ou dormir pour ma femme et moi, auriez-vous une petite place pour nous ?

Aubergiste 2 : Je suis vraiment navré, mais nous sommes complet. Désolé.

Joseph : ( dépité ) Très bien, merci quand même.

(Joseph continu sa route et toque à une troisième porte )

Aubergiste 3 : Bonsoir Monsieur, Dame. En quoi puis-je vous aider ?

Joseph : Bonsoir, nous cherchons désespérément un logement pour passer la nuit. Nous sommes éreintés. Nous avons marché toute la journée. Auriez-vous une place pour nous ?

Aubergiste 3 : Je vois bien que vous êtes fatigués et que votre femme est enceinte, mais je n’ai vraiment plus de place pour vous.

Joseph ( à bout de force ) Très bien, merci, au revoir.

Chant :

Marie : Joseph, je n’en peux plus.

Joseph : Je sais Marie, je vais trouver une solution. ( Joseph se gratte la tête )

Narrateur : Pendant ce temps là, Bourricot est allé voir les animaux dans l’étable.

Bourricot : I an, i an. Bonsoir tout le monde. Est-ce que vous pourriez faire une petite place dans la paille pour mes maîtres ? Nous avons marché toute la journée et nous sommes très, mais très très fatigués.

Bœuf : Bien-sûr que nous allons vous faire une place dans la paille. Allez  les amis, on met la marche arrière et que ça saute. ( tous les animaux se déplacent)

I an, Merci beaucoup ! ( Bourricot heureux, court rejoindre Marie et Joseph )

Marie : Mais qu’est ce que tu as Bourricot ? ( Joseph tient Bourricot par son harnais )

Joseph : Ne tire pas comme ça Bourricot. Mais où veux-tu aller comme ça ? ( Arrivé devant l’étable, Bourricot s’arrête net ) ( Joseph lui fonce même dedans ) Eh, oh Bourricot, tu pourrais prévenir quand tu t’arrêtes comme ça. (Joseph regarde autour de lui ) Oh, une étable, mais oui, bien-sûr. Bourricot, tu es un génie. Regarde Marie, ce que Bourricot nous a trouvé. Un petit coin dans une étable.

Marie : Ce n’est pas un hôtel 4 étoiles mais ça ira très bien. Merci Bourricot (elle lui fait un câlin)

Narrateur : Tous les animaux forment un couloir qui conduit jusqu’à l’endroit préparé par ses derniers.

Joseph : Je pense que nous serons bien ici.

Marie : Oui, je l’espère Joseph parce que je sens que la nuit va être mouvementée.

Narrateur :  Quelques temps après leur installation dans l’étable, on y entendit des cris d’enfants.

Chant 

Joseph : Jésus est né. ( il sourit et soupire soulagé )

Narrateur : Marie l’emmaillote et le couche dans la mangeoire. Tous les animaux sont autour de ce petit enfant qui vient de naître. Ils sont tous très heureux et plus particulièrement Bourricot qui saute dans tous les sens.

Marie : Calme toi Bourricot, tu vas faire peur au bébé.

Narrateur : Quand le calme fut revenu dans l’étable, Marie et Joseph reçoivent la visite de Bergers.

Berger 1 : Bonsoir Joseph et Marie.

Joseph et Marie : Bonsoir, Messieurs.

Berger 2 : Quel bel enfant vous avez là.

Berger 3 : Mais, il est tout petit, on dirait une poupée.

Berger 1 : Chut, ne parle pas si fort, tu vas le réveiller.

Joseph : Comment avez-vous appris que notre enfant était né ?

Berger 2 : Nous avons reçu la visite du messager du Seigneur qui nous a annoncé cette grande et bonne nouvelle.

Berger 3 : Eh oui, il m’a même réveillé en pleine nuit, pendant que j’étais entrain de rêver des cadeaux que j’allais recevoir. (il baille)

Berger 1 : Tu ne penses qu’a toi. Regardes ce bébé, comme il dort paisiblement.

Marie : Et vous avez fait tout ce voyage pour lui ?

Berger 1 : Oui, nous voulions voir cet enfant de nos propres yeux.

Berger 2 : Le messager nous a dit de ne pas louper cette si belle naissance.

Berger 3 : Mais non, n’importe quoi, il a pas dit ça comme ça. Il l’a dit comme ça.

Le messager : N’ayez pas peur, je viens vous annoncer une très bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple. Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.

Berger 3 : Voilà c’était comme ça. ( Il lève les yeux au ciel )

Berger 2 : Oui bon bref. Après ça, tout le ciel s’est rempli d’anges qui se sont mis à chanter.

Ange : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix pour les hommes, ses bien aimés !

Berger 2 : Quand les anges ont disparu, nous nous sommes tout de suite mis en chemin. Et nous voilà, devant vous.

Berger 1 : Cette nuit a dû être éprouvante pour tout le monde. Nous allons vous laisser vous reposer.

Berger 3 : Au revoir tout le monde. Au revoir petit bébé.

Berger 2 : Allez viens maintenant, laisse cet enfant tranquille. Rooohhh

Narrateur : En partant, ils réveillent tout le village pour annoncer aux gens ce qui vient de leur arriver.

A la fin de cette histoire, vous aurez peut-être changé d’opinion concernant les ânes. Cet animal n’est ni bête, ni obtus, ni gris ou terne. Ici, il a même fait preuve




Histoire d’ânes

« HISTOIRES D’ÂNES » est une proposition de culte des enfants, faite par les monitrices de la Paroisse Protestante de Creutzwald-Falck (UEPAL) pour la veillée de Noël de la paroisse.

Musique d’accueil – Introduction

Chant : aube nouvelle

Monitrice 1 : Nous sommes déjà invités à accueillir la joie qui va éclater à Noël ! Car avec Jésus on ne vit pas dans le passé. C’est aujourd’hui, maintenant que cette bonne nouvelle nous est donnée et doit se partager avec tous les pauvres, les petits.

Enfants 1+2 : Mais comment partager ?

Enfant 1 : Il faut d’abord sortir de nos égoïsmes, nos oublis, nos habitudes paresseuses ! Il faut partager avec nos mains et notre volonté. Cela demande de la force, et cette force-là ne vient pas des hommes, elle vient de Dieu. Donne-nous, Seigneur, la force de partager. Écoutons ce qui se passe la nuit dans une étable entre le bœuf et l’âne.

Enfant 2 : Comme chaque soir la porte de l’étable était refermée sur leur chaleur et dans la paille que l’on avait étendue sur leur couche. Le bœuf et l’âne, seuls résidents de cet espace où les lueurs du jour venaient de dessiner leurs dernières ombres, s’apprêtaient à se coucher après avoir échangé quelques propos, toujours les mêmes, sur une journée équivalente à toutes celles qu’ils avaient partagées.

Enfant 3 : Alors que la dernière mouche venait de se blottir dans les poils de l’âne, la porte s’ouvrit et la nuit pénétra claire et fraîche, apportant avec elle une légère inquiétude ou du moins l’empressement pour un petit équipage de se mettre à l’abri pour la nuit. Nos deux animaux, un œil ouvert sur l’entrebâillement de l’étable, virent arriver près d’eux un homme et une femme accompagnés d’un animal ressemblant à l’un d’eux, si ce n’est qu’il était plus petit et qui, par sécurité, se mit du côté de son congénère : l’âne. Tout aurait pu reprendre son cours car nos deux compères étaient prêts à accepter le dérangement, d’autant que le petit âne leur avait dit que ce n’était que pour la nuit. Mais avant que cet œil ouvert par curiosité ne se referme sur leurs rêves de ruminants, la femme créa du désordre au point que tous ceux qui occupaient cet espace réduit, où il était impossible de se mettre à l’abri du bruit et des images qui se déroulaient sous leur toit, ne purent pas dormir.

Enfant 4 : La vie s’étant reproduite, la mère et l’enfant ayant retrouvé leur calme, le père se laissa aller, après toutes ces émotions. Le sommeil pouvait donc reprendre sa place et il était grand temps que la nuit ruisselle sur l’esprit de chacun.

Ane : Mon cher ami, nous allons pouvoir dormir, dit l’âne au bœuf, soulagé que tout soit enfin terminé.

Bœuf : Ton cher ami s’appelle Mithra et si tu le permets, je souhaite continuer à t’appeler Priape.

Ane : Comme tu voudras.

Bœuf : Ce n’est pas comme je veux, c’est comme ça, qu’il y ait du monde ou pas.  Le couple à l’enfant s’agita dans la paille, sûrement dérangé pas nos deux compères.

Ane : Je crois que nous gênons, dit l’âne.

Bœuf : Il ne manquerait plus que ça. Il me semble que nous sommes encore chez nous, dit le bœuf.

Petit âne : Messieurs, glissa à voix basse le petit âne, veuillez nous excuser mais mes maîtres sont à bout de forces et nous ne pouvions pas aller plus loin.

Ane : C’est bon… Dormons… à demain.

Enfant 2 : La mouche avait retrouvé sensiblement sa place, lorsque la porte de l’étable s’ouvrit à nouveau. Et dès lors, ce ne fut qu’un immense défilé d’individus allant du berger au prince, du ménétrier au roi, sans compter les animaux en tous genres qui se joignirent à eux pour venir se pencher sur ce nouveau-né qui avait perturbé le sommeil de nos deux héros. Il fallut attendre le matin pour qu’ils retrouvent enfin leurs habitudes, après qu’on les eut salués comme des bienfaiteurs de l’humanité.

Bœuf : – Je ne sais pas ce que tu en penses, Priape, mais il me semble que cette nuit ne fut pas une nuit ordinaire et que nous allons peut-être rester dans les annales de cet événement.

Ane – Mon pauvre Mithra, répondit l’âne, tu es fier et orgueilleux comme un bœuf que tu es et je crains que ton imagination te joue des tours. Sache que ce n’est qu’une bande d’égarés qui sont passés là, comme des marchands de quatre saisons ou des diseurs de bonne aventure se précipitant au marché pour écouler leur trop de légumes ou le débordement de leurs rêves. Tant que tu y es, dis-moi que nous avons côtoyé des princes et des rois, des marchands et des marins.

Bœuf – Exactement, lui répondit le bœuf qui commençait à s’échauffer, il est passé cette nuit, agenouillés sur notre paille, des princes et des rois, à tel point que j’en viens à me demander si cet enfant né sous nos yeux, quasiment entre nos pattes, n’était pas encore plus important qu’il n’y paraît, au vu de tous ceux qui sont venus le voir avec des cadeaux et des prières.

Ane – Mon pauvre Mithra, dit l’âne en se moquant, une bonne sieste là-dessus et tout rentrera dans l’ordre. À ton âge, une nuit blanche suffit pour déranger ton esprit de bovin fatigué.

Bœuf – Je te rappelle que c’est toi l’âne et qu’en la matière, tu fais soudainement office d’étalon.

Ane -Ah ! Tu cherches la brouille !

Prière  : Dieu Père, en ce dernier jour de l’Avent, je te rends grâce pour les personnes que tu as mises sur mon chemin, et qui m’ont permis de raffermir ma foi en toi. Je te rends grâce pour le regard de paix, pour la bouche bienveillante, pour l’oreille vigilante pour le cœur de pauvreté, et pour la main hospitalière. Je te rends grâce pour ma joie d’avoir part à la longue chaîne de croyants qui, depuis l’aube première ne cesse de cheminer vers ta Lumière. Je te rends grâce pour ton serment d’amour qui se réalise chaque jour par ton Fils bien-aimé, et pour l’avènement de sa Bonne Nouvelle.

Chant des enfants : Entre le bœuf et l’âne gris

Enfant 3 : Bonjour, je m’appelle Titâne. L’évangile de Luc, dans la Bible, raconte que c’est par la naissance d’un enfant que Dieu est venu parmi les humains. Cela s’est passé une nuit, à Bethléem : un enfant est né dans une étable. Et à votre avis, qu’est-ce qu’on trouve dans une étable? Autrement dit: Jésus est né de Marie et de Joseph, ses parents, et il est né dans un endroit peuplé de plusieurs sortes d’animaux. L’histoire ne dit pas qu’il y avait un âne et un bœuf, mais ce n’est pas interdit de le penser. Nous autres les ânes, nous ne savons pas lire la Bible, ni chanter des cantiques, nous ne savons pas fabriquer des crèches ni dessiner de belles images. Mais nous faisons partie des vivants que Dieu aime. Dans l’histoire racontée dans l’évangile de Luc il n’est rien dit à propos des animaux. Et pourtant, ils étaient là. Ecoutez bien cette histoire. Mon arrière-arrière-arrière-grand-père s’appelait Bourricot. C’était l’âne personnel d’une jeune fille prénommée Marie, qui était l’aînée d’une famille de Nazareth, une petite ville de Galilée.

Enfant 4 : Bourricot avait très mauvais caractère.  Il suffisait qu’on le dérange pendant sa sieste, ou qu’on lui dise un mot pas très gentil et il plantait ses sabots dans la poussière et ne bougeait plus. Une vraie tête de mule, je vous dis. Un après-midi, Bourricot est attaché à l’ombre, sous la fenêtre de la chambre de Marie. Il réfléchit comment il va gâcher la promenade que Marie doit faire dans les rues du village, à l’heure où le soleil se fait moins chaud. Marie en effet a été promise en mariage à Joseph, un jeune charpentier de Nazareth, et Bourricot est très jaloux. Or, voilà que par la fenêtre Bourricot entend que Marie a une visite. C’est un messager de Dieu, qui vient annoncer à Marie qu’elle va porter un bébé dans son ventre, et que ce bébé sera le Fils de Dieu. Elle devra l’appeler Jésus. Et qu’est-ce qu’elle répond, Marie? Elle dit: « Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu l’as dit

Enfant 1  : A partir de là, Bourricot change du tout au tout. Lui qui ne manquait pas une occasion de rendre les choses difficiles, il se conduit maintenant comme le plus gentil des ânes, comme la plus docile et la plus serviable des montures. Il fait très attention à Marie, il la chouchoute et la soigne du mieux qu’il peut. Quand il la transporte pour aller rendre visite à la cousine Elisabeth, qui attend elle aussi un bébé, il veille sur elle à chaque pas, pour qu’elle ne tombe pas et ne subisse aucun choc.   Quelques mois plus tard, quand plus personne ne peut ignorer la grossesse de Marie, les parents de Marie font venir Joseph et organisent avec lui le mariage. Bourricot y assiste de loin. Le même jour, Marie va habiter chez Joseph. Et bien sûr elle emmène son âne. Pour porter ses affaires, bien sûr, mais aussi parce qu’elle tient à lui. Un matin, quand il fait encore sombre, Joseph vient passer le harnais sur la tête de Bourricot et fixer la selle sur son dos. Pour que Marie puisse s’y asseoir avec son gros ventre et le bébé dedans, l’âne plie légèrement les genoux. Sur le chemin, il déplace ses pattes comme s’il marchait sur des coussins, tout doucement. Vraiment, un âne de luxe. Joseph n’a même pas besoin de lui donner des ordres, Bourricot fait d’avance tout ce qu’il faut. C’est à Bethléem que survient le premier problème : il n’y a plus de place ni dans les hôtels ni dans les maisons privées.

Enfant 2 : Joseph a beau expliquer qu’ils sont venus pour se faire inscrire sur les listes comme l’empereur César Auguste l’a demandé, et que toute sa famille se rattache à Bethléem depuis le roi David, rien n’y fait. C’est Bourricot qui trouve la solution. Quand ils passent devant un caravansérail, une sorte de grande auberge pour les caravanes de chameaux, Bourricot ralentit sa marche et s’arrête. Joseph dit : « Ah ! Très bonne idée ! Peut-être qu’il reste de la place parmi ces gens qui viennent du monde entier !  » Marie soupire : « Oh ! Joseph ! Tu crois vraiment que c’est un endroit pour moi ? Je te l’ai dit tout à l’heure, je sens que la naissance du bébé, c’est pour cette nuit. « Joseph se gratte la barbe :  » Oui, mais c’est toujours mieux que de coucher dehors. Allons voir dans ce caravansérail. »

Enfant 5 : Pendant que Joseph et Marie vont discuter avec l’aubergiste, Bourricot reste attaché près de la porte de l’étable.  Avec le langage des bêtes, il demande aux animaux à l’intérieur de l’étable de faire une petite place sur la paille, et il leur explique pourquoi. Les chameaux, mulets, vaches, bœufs et moutons se serrent volontiers les uns contre les autres, et ils grattent la paille pour qu’elle soit un peu plus épaisse à l’endroit qu’ils ont laissé libre. De sorte que, quand Joseph et Marie reviennent bredouilles, c’est-à-dire sans avoir obtenu la place qu’ils demandaient dans l’auberge du caravansérail, ils trouvent la porte de l’étable grande ouverte à côté de Bourricot, et à l’intérieur les animaux forment comme un couloir qui conduit jusqu’à l’endroit où l’espace de paille est prêt. Joseph et Marie s’installent là, les animaux font aussi peu de bruit que possible. Quand le bébé naît, Marie l’enveloppe dans un tissu propre et le dépose dans la mangeoire que les animaux ont remplie de paille. Il y a dans cette étable une vraie atmosphère de bonheur, une joie silencieuse, même les araignées dansent sur leurs toiles, et les souris dans leurs trous.

Enfant 3 : Plus tard, plusieurs bergers viennent dans l’étable et ils s’agenouillent près de l’enfant. Ils sont…aux anges ! Ils racontent la visite que leur a faite le messager du Seigneur Dieu près de leur troupeau dans les champs, et les paroles qu’il a prononcées : « N’ayez pas peur », leur a dit le messager, «je viens vous annoncer une très bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple. Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Après ça, tout le ciel s’est rempli d’anges qui se sont mis à chanter : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix pour les hommes, ses bien-aimés ! » Quand les anges ont disparu, vite les bergers se sont mis en chemin, et ils ont trouvé, exactement comme l’ange le leur avait dit. Ils sont heureux comme tout. En partant, ils réveillent tout le village pour annoncer aux gens ce qui vient de leur arriver.

Enfant 4 : Huit jours après la naissance de l’enfant, Joseph et Marie vont au Temple de Jérusalem pour accomplir le rite de la circoncision. Bourricot bien sûr reste dehors. Quand Marie revient s’asseoir sur son dos avec le bébé dans les bras, il l’entend dire à Joseph : « Et tu sais pourquoi je voulais tant qu’on l’appelle Jésus ? » Joseph répond : « Mais oui, je le sais, tu m’as dit que l’ange qui t’a annoncé la naissance,t’a aussi dit  le nom de l’enfant à naître. » Bourricot le sait aussi, mais il ne dit rien. C’était quelqu’un de bien, mon arrière-arrière-arrière…grand-père.

Monitrice 2 : Jésus a une famille et c’est au milieu de cette famille qu’il va grandir et peu à peu s’éveiller à sa mission. Marie et Joseph s’aiment et veillent sur lui. Cet enfant qui grandit entre l’amour de ses parents, n’est pas seulement leur enfant, il est aussi l’enfant du Père. Il est entré dans une famille humaine pour que les enfants de la terre deviennent à leur tour enfants de Dieu ! Aucun parent n’est propriétaire de son enfant, et c’est vrai aussi pour les parents de Jésus ! Quel étonnement a dû naître dans leur cœur quand Jésus, qui grandit pourtant dans une famille très unie, prend l’initiative de suivre d’autres chemins.

Enfant 4 : Jésus, tu grandis entre Joseph et Marie, tes parents s’aiment et te portent un immense amour. On nous dit que tu grandissais en taille, en sagesse, en intelligence. Une famille, c’est comme un cadeau,  une famille, c’est une lumière qui enveloppe et qui éclaire. De vous trois jaillit un rayonnement de tendresse, d’écoute, de présence, de partage…On vous appelle la « Sainte Famille » et je viens vous prier pour ma famille et pour toutes les autres familles. Donnez-leur de vous ressembler, de donner de l’amour à profusion, de vivre dans l’unité et la paix, de découvrir sans fin que nous sommes de la grande famille de Dieu.

Chant  : Il est né le divin enfant

Enfant 5 : Les bergers sont repartis, le cœur rempli d’espérance.Marie rend grâce au Seigneur qui révèle la splendeur de sa tendre puissance aux humbles et aux tout-petits. Elle contemple son enfant.

Enfant 4 : Il sommeille paisiblement et semble sourire aux anges…Emmailloté dans un lange, on dirait un papillon emmitouflé dans son cocon ! Un halo de lumière relie la terre et le ciel. Plongé dans la prière, discret et silencieux, Joseph entretient le feu de leur abri providentiel. Ils ont traversé les obstacles…L’agitation et les douleurs ont fait place au ravissement. Marie médite en son cœur. Ses bras, comme un tabernacle, enveloppent leur enfant. La Parole du Seigneur a pris chair en cette nuit pour éclairer le monde entier. Notre Dieu, notre Sauveur a poussé son premier cri pour sauver l’humanité. Chacun sait que Dieu a créé les animaux pour qu’ils soient les compagnons des hommes. Certains eurent même la chance de devenir très connus. Or, un jour, dans le ciel, un des anges qui servait le Seigneur, comme le fond d’ailleurs tous les anges, eut une idée qu’il proposa immédiatement : il aimait beaucoup les animaux et il souhaitait que soit récompensé l’animal qui avait le mieux servi ses amis durant leur vie sur terre.

Enfant 3 : Tous applaudirent à cette proposition et tous partirent sans tarder chercher leurs compagnons.  On vit d’abord une multitude d’oiseaux plus gazouillant les uns que les autres. Puis deux tourterelles qui roucoulaient doucement : « Elles furent offertes au Seigneur le jour de la présentation de Jésus au Temple de Jérusalem. Elles ont une grande valeur, c’était l’offrande des pauvres. Un chien se fit entendre. Mais voici que les Rois Mages arrivaient avec leurs dromadaires : « Sans eux, dirent-ils, nous ne serions pas arrivés jusqu’à Bethléem, ils nous ont portés vers l’Enfant-Dieu. » Les dromadaires firent tressaillir de joie tous les anges du ciel. Sans eux, en effet, la crèche ne serait plus la crèche. Il y eut ensuite un cerf. Et chacun commençait à se demander lequel de tous ces animaux allait remporter le premier prix du service rendu. Car le défilé continuait.

Enfant 2 : C’est alors qu’un des anges se fraya un chemin. Il tenait par la bride un petit âne gris. Il prit la parole :  » J’étais à Bethléem le jour où Jésus est né. Dans le ciel, nous étions venus nombreux pour chanter « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ». Et j’ai vu ce petit âne qui réchauffait de son souffle le nouveau-né, alors qu’un vent glacial pénétrait dans la grotte. Et je voyais Marie qui était toute réconfortée et Joseph qui remerciait l’ânon en caressant son échine rugueuse. Des parents ne peuvent pas oublier cela, n’est-ce pas ? »  « C’est vrai, intervint Joseph, et je n’oublierai pas non plus que ce petit âne avait auparavant porté Marie, de Nazareth à Bethléem, et qu’il faisait bien attention de marcher doucement pour ne pas la fatiguer. Ensuite, quand il a fallu s’enfuir en pleine nuit, il fut tout aussi courageux pour porter à nouveau l’enfant et sa mère, et nous conduire jusqu’en Egypte pour échapper à la colère du roi Hérode. »

Enfant 2 : Tous les anges du Paradis furent très émus en écoutant ce beau récit. Ils décidèrent tous sans exception que le premier prix du service rendu devait être décerné à ce petit âne gris qui, en ce jour de Noël, avait servi le divin Enfant avec autant d’empressement. Mais l’âne ne voulut pas garder pour lui tout seul ces remerciements. On le vit se diriger vers un bon gros bœuf qui attendait non loin de là, et chacun reconnut celui qui logeait dans la crèche au moment où la Sainte Famille vint s’y abriter. L’âne fit comprendre à tous que ce bon compagnon ne se fâcha pas d’être dérangé en pleine nuit, mais qu’il aida lui aussi à réchauffer de son souffle l’Enfant nouveau-né.

Enfant 1 : On décida alors que le bœuf devait recevoir le second prix. Un troisième prix fut facile à donner car voici que venaient d’arriver une dizaine d’agneaux accompagnés de leurs bergers. On estima que leur présence dans la crèche consola le Tout-Petit, lui qui serait plus tard appelé l’Agneau de Dieu. Vous comprenez maintenant pourquoi, quand chaque année les enfants préparent la crèche de Noël, il ne leur viendrait pas à l’idée d’oublier l’âne et le bœuf, pas plus que les moutons. Sans eux nous n’aurions même pas pu raconter cette belle histoire…

Chant : Les anges dans nos campagnes

Enfant 2 : Aujourd’hui, les anges chantent dans le ciel : « Gloire à Dieu Au Plus Haut Des Cieux ! » Chante avec eux ! Aujourd’hui les bergers marchent vers Bethléem, ils courent vers le Fils de Dieu. Marche avec eux !  Aujourd’hui les bergers s’émerveillent et rendent gloire à Dieu. Rends grâce avec eux ! Aujourd’hui ils accueillent un trésor au fond d’eux. Accueille avec eux ! Aujourd’hui ils annoncent la bonne Nouvelle partout. Crie-la avec eux ! Comme eux, deviens un semeur, un berger. Comme vous sans doute, je suis allé à la crèche, j’ai rencontré un âne et voilà ce qu’il m’a dit :  On a toujours pensé que j’étais là pour réchauffer l’enfant !  Ce n’est pas vrai !

Enfant 3 : Il a ajouté : Ma vie est triste et monotone !  Je ne suis pas aimé ! Je fais partie de ces rejetés, de ces mal-aimés  Alors je suis entré dans l’étable, et là j’ai senti que j’avais ma place !  Que personne n’allait me regarder de travers à cause de mes grandes oreilles !   Que personne ne me donne des coups de pieds en me traitant de bon à rien ! Puis cet âne, qui paraissait tout triste a pris un air ravi et a continué de me chuchoter à l’oreille : Quand j’ai vu cet enfant, tout petit, tout mignon, j’ai compris que ma place était auprès de Lui !

Enfant 4 : J’ai compris que cet enfant-là n’était pas un enfant ordinaire ! Il n’y avait qu’à regarder sa mère ! C’est alors que l’âne m’a fait comprendre quelque chose, il m’a dit : Ma mission d’âne, ce n’est pas de réchauffer l’enfant couché dans la mangeoire ! C’est tout le contraire ! Moi l’âne je suis venu près de Jésus pour me réchauffer auprès de Lui !  Je me suis gratté la tête et alors j’ai réfléchi : je me suis dit : un âne qui parle… Ce n’est pas très courant ! Mais en plus un âne qui m’aide à comprendre ce que c’est que Noël, alors là j’ai dit « c’est trop cool ! »

Enfant 5 : Grâce à cet âne, j’ai compris qu’Il faut fêter Noël ! Echanger des cadeaux pour réchauffer nos cœurs ! J’ai compris que Dieu avait envoyé un enfant qui était un Dieu !

Enfant 1 : Et que cet événement était tellement inouï, extraordinaire, qu’on n’aurait jamais fini de comprendre ce qui s’est passé et quel est ce Dieu qui nous a envoyé comme messager UN ENFANT !  J’ai compris que Dieu est un fou ! Un fou d’amour qui est capable de déplacer les montagnes pour montrer son amour, comme un amoureux qui décroche la lune pour sa chérie !

Enfant 5 : En regardant cet enfant dans la crèche, J’ai aussi compris que toutes les misères de notre monde : la violence et l’injustice ne sont pas les cadeaux empoisonnés de Dieu ! J’ai compris que Dieu avait mis tout son amour dans un bébé et que cet amour était à porter de ma main de mon cœur ! Et que je n’avais qu’à m’approcher de lui pour me laisser réchauffer par son Amour…   Avant que je ne parte, j’ai vu l’âne, se mettre à genou (oui ! oui !) et murmurer cette prière :  « Enfant Jésus, j’ai du mal à croire que tu sois un Dieu. Il est si grand Dieu et toi, petit enfant, tu es si petit ! Garde mes pieds sur terre et mes oreilles dressées vers le ciel ! Garde-moi solide face aux coups de bâton de la vie et reconnaissant pour chaque caresse !  Je n’éviterai sûrement pas les âneries : elles font partie de moi, mais qu’elles ne me découragent pas pour avancer malgré le fardeau et la fatigue. Et aujourd’hui, tu me fais l’honneur d’être à mes côtés, apprends-moi à toujours chercher auprès de toi la chaleur qui manque à ma vie, le bonheur si fragile auquel j’aspire de toute mon âme d’âne ! »

tous : Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal. Car c’est à Toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles. Amen.

Annonces –  Offrande -interlude musical – Remise des cadeaux

Chant : Stille Nacht

Bénédiction