Histoire de Petite Vague

L’HISTOIRE DE PETITE VAGUE est un conte de Soeur Myriam, pour célébrer la joie qu’apporte chacun. 

Petite Vague habitait la grande mer. Elle était née au printemps un samedi matin. Elle s’en souvient très bien, parce que les vagues ne sont pas comme les petits bébés humains auxquels il faut du temps pour comprendre ce qui se passe autour d’eux. Petite Vague sut tout de suite que c’était un samedi parce que le lendemain de sa naissance, on lui apprit qu’en ce jour, les hommes venaient se promener sur des drôles de choses en bois au-dessus desquelles étaient tendus des morceaux d’étoffe de couleur. On lui dit que c’était un grand jour pour la mer parce qu’il se passait un tas de choses comme il ne s’en passait pas tellement les autres jours.

Et Petite Vague qui, tout de suite aima la vie, dansait de joie et trépignait d’impatience le matin de très bonne heure, avant même qu’aucun homme ne vienne se promener car les vagues ne dorment jamais, jamais, jamais… Elles ont l’air de fermer les yeux et de se reposer un peu, mais en vérité elles sont toujours réveillées. Elles sont bien une des choses les plus réveillées, les plus vivantes que Dieu ait faites. Même les oiseaux dorment un peu et même les chats qui pourtant ne dorment que d’une oreille ou que d’un œil. Même le vent se repose. Mais les vagues de la mer, il faut aller très loin pour en trouver une qui dorme. Se repose même le vent ; Et les arbres qui jamais ne se couchent et paraissent veiller toujours, font de grandes siestes afin d’être frais et dispos lorsqu’il faudra beaucoup travailler, faire des bourgeons et puis des feuilles toutes tendres, toutes petites et puis des plus grandes, et puis des fleurs et puis des fruits. Quand ils ont fait tout ça, ils laissent leurs grands bras étendus au-dessus de nos têtes et ils font encore une sieste, puis tout recommence. Mais les vagues de la mer, elles n’arrêtent jamais et il faut aller bien loin pour en trouver une qui dorme.

Parmi toutes les vagues, Petite Vague, fraîchement née, était encore plus pétillante, plus joyeuse, plus malicieuse aussi. Les premiers jours de sa naissance furent remplis de drôleries : elle allait partout, courait ça et là, elle faisait des farces aux poissons en les poussant par le nez ou par la queue pour qu’ils apprennent à faire des galipettes et même lorsque c’étaient de gros poissons sérieux qui n’avaient pas l’habitude de rire, ils s’y mettaient parce qu’ils aimaient Petite Vague. Avec tous les petits, c’était encore plus merveilleux parce qu’ils faisaient d’interminables parties de cache-cache. Petite Vague passait aussi en courant près des huîtres endormies, elle les chatouillait sous le nez pour les faire éternuer et les huîtres cherchaient partout qui les avait dérangées mais Petite Vague était déjà loin en train de taquiner les méduses et les pieuvres qui ne lui faisaient pas peur du tout. Elle avait une telle manière de leur courir autour, dépasser entre leurs bras qu’elles en arrivaient à faire des nœuds et après c’était toute une affaire pour s’y retrouver et pour remettre chaque bras à la bonne place. Enfin vois-tu, pour Petite Vague la vie était passionnante du matin au soir et du soir au matin.

Mais ne crois pas qu’elle gambadait ainsi sans interruption et qu’elle ne pensait à rien qu’à s’amuser. Elle avait aussi des heures où elle était très sérieuse, presque grave : par exemple lorsqu’il y avait beaucoup d’étoiles au-dessus de sa tête, ou bien lorsque les très grosses vagues, sans se rendre compte de leur force, avaient renversé ces petites choses en bois sur lesquelles venaient les hommes. Elle était même songeuse lorsque les vents la poussaient tout près du rivage, là où jouent les enfants et qu’elle démolissait, sans le vouloir, leurs châteaux de sable. Petite Vague avait le cœur très tendre et elle n’aimait pas abîmer les choses, ni faire de la peine à quiconque. Elle savait très bien qu’un château de sable ou de gros pâtés maladroits n’ont pas beaucoup d’importance mais cela ne faisait rien. Elle était née le samedi – pour faire le bonheur de tout le monde – parce qu’elle continuait à aider les poissons sérieux à faire des galipettes, à chatouiller les huîtres et à emmêler les bras des méduses.

Elle avait trouvé un tas d’autres jeux qui ne faisaient de mal à personne. Par exemple, il y avait un gros rocher qui n’aimait pas être mouillé plus loin que la ceinture, il n’aimait pas du tout qu’on joue à saute-mouton avec lui et qu’on lui passe par-dessus la tête. C’était un gros bougon tout rouge mais, au fond, pas méchant. A chaque fois qu’elle y arrivait, elle venait à toute vitesse tandis qu’il se séchait au soleil et hop ! elle prenait son élan et vlan, il était tout mouillé et Petite Vague riait, riait sans pouvoir s’arrêter tellement c’était drôle. Elle avait aussi découvert qu’on peut sauter dans les bateaux quand personne ne s’y attend et tout arroser, juste un petit peu, de quoi surprendre tout le monde et cela l’amusait beaucoup.

Donc personne ne savait que Petite Vague avait parfois des soucis jusqu’au jour où un vieil homme posa son bateau juste à côté d’elle. Elle l’observa longtemps en clapotant contre le bois de sa barque et elle le trouva très beau. Il avait beaucoup de rides sur le visage et des cheveux tout blancs mais quand il levait la tête pour regarder autour de lui, elle voyait des yeux plus purs que le ciel à la belle saison, des yeux qui en savaient long sur la vie et qui donnaient confiance parce qu’ils étaient tranquilles et clairs comme le ciel à la belle saison. Et Petite Vague se mit à l’aimer. Elle vivait le plus souvent possible, tout près de lui sans rien faire d’autre que de chanter doucement le long de la barque brune.

Elle n’avait pas du tout envie de lui faire des farces parce qu’il était tranquille et pur comme le ciel à la belle saison. Et lui paraissait ne rien faire. Il ne prenait pas de poissons, il ne remplissait pas de panier avec de pauvres huîtres affolées. Il était là, comme on est à côté de tout ce qu’on aime. Il regardait, il pensait, il se taisait et à cause de ses yeux bleus et calmes Petite Vague eut envie de lui expliquer ses problèmes, ceux des grosses vagues qui faisaient du mal aux hommes. Les hommes qui faisaient du mal aux poissons. Les poissons qui se faisaient du mal entre eux. Elle lui confia même, en tremblant un peu, que sans le vouloir, elle détruisait les châteaux de sable des petits enfants.

Quand elle eût terminé son histoire, elle se tint tout près de lui, contre la barque de bois sombre espérant qu’il aurait quelque chose à lui dire. Le vieil homme resta longtemps silencieux – du moins si l’on compte les heures comme les vagues qui sont si rapides – un jour leur semble une éternité, puis un matin, il lui parla :

« Ecoute Petite Vague » lui dit-il, « je vais te dire quelque chose que peut être tu ne sais pas : nous habitons tous sur la Terre et sur la Terre la vie ne peut jamais être une fête perpétuelle. Il y a et il y aura toujours des choses qui te laisseront songeuse. Tant qu’il y aura la Terre, les grandes vagues renverseront les bateaux des hommes et les hommes feront du mal aux poissons et les grands poissons en feront aux petits poissons et toi, tu détruiras en passant les châteaux de sable des enfants. Cela, Petite Vague, il faut bien que tu l’admettes. Mais aussi, tant que nous somme sur la Terre, beaucoup d’hommes peuvent, comme toi, naître un samedi et rendre les hommes heureux. Le chagrin que tu te fais pour les châteaux de sable reviendra souvent, souvent, mais surtout qu’il ne t’empêche jamais d’essayer tout de suite de rendre heureux les petits poissons qui jouent et les barques qu’enchante ton clapotis et même le gros rocher bougon et rouge qui au fond de lui est joyeux parce que tu l’éclabousses de ta fine poussière de joie ».

Crédit : Sœur Myriam




Nouvelles avancées en psychologie et pédagogie de la religion

Nouvelles avancées en psychologie et pédagogie de la religion, sous la direction de Jérôme Cottin et Henri Derroitte. Dans la collection « Pédagogie catéchétique » N° 34 chez Lumen Vitae.

La transmission religieuse s’est concentrée ces dernières années sur l’intégration communautaire (l’initiation) ou au contraire sur l’objectivité des « faits religieux ». De ce fait, certains aspects liés à la pédagogie ont été laissés de côté. Dans ces deux domaines pourtant, des avancées majeures ont vu le jour. En psychologie de la religion, des travaux se sont profilés sur la question du monde religieux de l’enfance et de l’adolescence, mais aussi sur la remise en question partielle des stades de la foi pour la période adulte.  En pédagogie religieuse, les nouvelles méthodes d’appropriation de la Bible (narrative, performative, visuelle, ludique) ont commencé à porter des fruits. Se pose aussi la question de l’articulation de ces deux disciplines dans l’enseignement religieux, que celui-ci se fasse sur une base confessionnelle ou culturelle.

224 pages, 20 €, 2018

Diffusion en France et en Suisse par le Cerf, au Canada par Novalis-Montréal.




… si tu oublies de transmettre

Si tu oublies de dire à tes enfants
que le Dieu auquel tu crois a
créé pour chacun et chacune
d’entre nous une terre extraordinairement
belle où il peut faire bon
vivre à condition de la préserver.

Si tu oublies de dire à tes enfants
et aux enfants de tes enfants, que
le Dieu auquel tu crois a donné
vie autour de toi à toutes espèces
de plantes et d’animaux, même
celles qui te paraissent inutiles.
Simplement pour la beauté et la
bonté de la vie.

Si tu oublies de dire à tes enfants,
aux enfants de tes enfants et à tes
amis que le Dieu auquel tu crois
nous a déjà libéré de tout esclavage
dans lequel nous retombons sans
cesse.

Si tu oublies de dire à tes enfants,
aux enfants de tes enfants, à tes
amis et à tes voisins que le Dieu
auquel tu crois nous a parlé au travers
des prophètes : pour nous dire
d’écouter ce qu’Il veut pour nous et
pour nous inviter à oser dire ce que
nous croyons et avons compris de
lui.

Si tu oublies de dire à tes enfants,
aux enfants de tes enfants, à tes
amis, à tes voisins et à tes parents
que le Dieu auquel tu crois a de
nombreux amis sur la terre et que
si le cœur t’en dit, tu peux en faire
partie.

Si tu oublies de dire à tes enfants,
aux enfants de tes enfants, à tes
amis, à tes voisins, à tes parents et
à tes grands-parents que le Dieu
auquel tu crois a envoyé son Fils,
Jésus le Christ, pour que l’espérance
d’être aimé de Toi, même au-delà
de la mort, soit plus forte que tout
et nous aide dans notre vie quotidienne.

Si tu oublies de dire à tes enfants,
aux enfants de tes enfants, à tes
amis, à tes voisins, à tes parents, à
tes grands-parents et à tes ennemis
que le Dieu auquel tu crois, tu peux
t’adresser à lui dans la prière. Tu
peux lui parler et lui demander ce
que tu veux. Tu peux le remercier
pour ce qu’il fait. Tu peux le louer
car il est bon.

Si tu oublies de dire, de transmettre,
de proclamer que le Dieu auquel tu
crois,…

Alors oui si tu oublies de dire tout
cela et bien d’autres choses encore,
à quoi te sert-il de te dire chrétien
ou chrétienne ? À quoi te sert-il d’aller
au culte le dimanche sans inviter
une nouvelle personne à partager ce
que tu vis ?

À quoi te sert-il d’étudier
la Bible pour en garder son contenu
pour toi et ne pas l’enseigner à tes
enfants ou tes petits-enfants ? À
quoi te sert-il de te plaindre qu’il n’y
ait plus de jeunes dans l’Église ?

C’est aujourd’hui qu’il est nécessaire
et impératif de transmettre.
Car transmettre est notre devoir.
Car transmettre est le métier de la
chrétienne et du chrétien.

Transmettre ce que nous savons de
la vie des êtres humains en relation
avec Dieu et qui est issu de la Bible,
le seul livre qui fait autorité pour
nous. Transmettre nos convictions
qui proviennent de la foi donnée
par le Christ. Transmettre en témoignant
par nos vies sous l’impulsion
de l’Esprit Saint.

Va savoir… si tu oublies de transmettre…




Le fils prodigue

Le fils prodigue est en très beau chant de Daniel Vermeille (Mission Populaire Évangélique) – à lire avec les adolescents, sans oublier de relire le texte biblique de Luc 10 ! Publié avec autorisation.

  1. Je reviens du bout du monde, fatigué des trahisons, las de ma vie vagabonde, je reviens à la maison
  2. En partant vers l’aventure, je rêvais de paradis, n’ai reçu que des blessures, et connu que des taudis
  3. J’ai noyé mon héritage, dans l’ivresse de mes nuits, recevant pour tout partage, la pesanteur de l’ennui
  4. Me voici devant la porte où mon père doit venir, j’aimerai tant faire en sorte, qu’il oublie ses souvenirs
  5. Le seul bonheur que j’envie, ce n’est ni l’or ni l’argent, mais de partager la vie du plus pauvre de ses gens
  6. Il est là, il me regarde éperdu et silencieux, je reçois comme une écharde, la lumière de ses yeux
  7. Puis il crie « C’est jour de fête, allons tuer le veau gras! » – Je relève un peu la tête et il me prend dans ses bras

 

 

la partition ici  Le fils prodigue




L’étranger

« L’étranger » est un chant de Daniel Vermeille (Mission Populaire Évangélique), mis à disposition de PointKT. Texte à travailler avec les adolescents !

  1. Je suis venu chez vous, conduit par l’espérance, venu d’un peu partout pour travailler en France : je suis un étranger.
  2. Je suis venu sans rien, pas le moindre bagage, je ne sais pas très bien parler votre langage : je suis un étranger
  3. J’étais près à donner de mon temps, de ma peine. On me fait travailler soixante heures par semaine : je suis un étranger
  4. Je fais tous les métiers que plus personne n’aime, pour ça je suis payé beaucoup moins que vous-mêmes : je suis un étranger
  5. Pour réchauffer mes nuits, je n’ai pour domicile qu’un tout petit taudis dans quelque bidonville : je suis un étranger
  6. Vous avez peur parfois qu’on prenne trop de place, vous vous vengez sur moi, traitant ceux de ma race de sales étrangers
  7. Vous n’êtes pas méchants, ni racistes, on l’affirme, pourvu que nos enfants ne soient pas trop intimes avec des étrangers
  8. Pourtant vous les chrétiens, rappelez-vous l’histoire du bon Samaritain qui vous donna à boire : c’était un étranger
  9. Peut-être un jour viendra où l’homme sur la terre enfin reconnaîtra en l’étranger son frère et tout sera changé.

 

Partition ici L’étranger partitions

La suite du texte du chant ici L’étranger texte




Gloria

Gloria,   » gloire », c’est reconnaître la première place à Dieu, son Fils, le Saint Esprit, pour les chrétiens. Chantons à Dieu, mais vivons-le aussi, pour être des témoins vivants auprès des enfants ! Merci à Frédéric HUMBER pour ce beau canon offert à PointKT pour diffusion.

« Gloire soit au Père, gloire au Fils, gloire au Saint Esprit comme au commencement, maintenant  et toujours ! D’éternité en éternité (2x) Alléluia (4x) »

partition ici : Gloria




Tu es la plus belle des chansons d’amour

Le très beau chant « Tu es la plus belle parmi les plus belles, la plus belle des chansons d’amour » a été composé par Noël-André Chefneux. Il autorise généreusement PointKT à l’offrir à ses utilisateurs …. alors chantez de tout votre cœur !

REFRAIN : Tu es la plus belle parmi les plus belles, la plus belle des chansons d’amour. Quand je te chante, j’ai le cœur en joie, car tu parles de l’amour de Jésus pour moi.

1 Il naquit dans un’ étable la nuit de Noël. Pour le Fils de Dieu, quel étrange lieu ! Il mourut sur une croix, entre deux brigands, pour le Roi des rois, quel étrange endroit !

2 Quand Marie vint au tombeau, trois matins plus tard, on avait roulé la pierre le corps n’était plus là ! Au fond du jardin, un homme lui dit « Ne cherche pas parmi les morts Celui qui est vivant: »

La partition  est ici : Tu es la plus belle




A l’heure où nous nous assemblons

« A l’heure où nous nous assemblons » est un chant composé par Alain BURNAND. Il réaffirme avec force la promesse de Jésus  » Je suis au milieu de vous » ! Publié avec l’aimable autorisation de l’artiste. 

  1. A l’heure où nous nous assemblons à quelques uns dans sa maison, à l’heure où nous nous assemblons à quelques uns dans sa maison, pour notre joie, notre bonheur, voici ce que dit le Seigneur

REFRAIN « Ne seraient-ils que deux ou trois, deux ou trois, frères dans la foi. Ne seraient-ils que deux ou trois, deux ou trois, frères dans la foi.Ne seraient-ils même que deux : ‘Voici, je suis au milieu d’eux' »

2. A Bethléhem pour l’adorer ils n’étaient que quelques bergers.  A Bethléhem pour l’adorer ils n’étaient que quelques bergers. Et quand sont arrivés les rois, il semble qu’ils n’étaient que trois…

3. A Béthanie chez ses amis quelquefois la journée finie. A Béthanie chez ses amis quelquefois la journée finie, il avait comme une famille chez Marthe, Lazare et Marie.

4. Près d’Emmaüs deux compagnons au soir de la résurrection. Près d’Emmaüs deux compagnons au soir de la résurrection : « Il se fait tard, écoute-nous – ne peux-tu rester avec nous? »

5. Ne serions-nous que deux ou trois dans ce monde où l’on meurt de froid. Ne serions-nous que deux ou trois dans ce monde où l’on meurt de froid, ne serions-nous même que deux : nous irons ranimer le feu !

la partition ici A l’heure où – page 1

la partition ici A l’heure où – page 2

 

 

 

 




Merci, mon Dieu

« Merci, mon Dieu » est un hymne à la joie, à la reconnaissance ! A chanter de tout son cœur et sans modération ! Les paroles sont de Daniel VERMEILLE (Mission Populaire Évangélique) et la musique d’Alfred NEUMANN pour le recueil de chants  « Carillons » (épuisé).  Publié avec autorisations.

  1. Pour cette journée qui commence, toute chaude encor’ d’espérance où tout est possible à nos yeux. Merci mon Dieu. Pour ces amis qui nous rassemblent, et pour le bonheur d’être ensemble à te chanter d’un cœur joyeux, Merci mon Dieu, Merci mon Dieu !
  2. Pour quelques moments de partage, quand la prière est un langage fraternel et silencieux, Merci mon Dieu. Et pour chaque fois qu’un problème m’oblige à devenir moi-même par un chemin mystérieux, Merci mon Dieu, Merci mon Dieu !
  3. Pour le non qui devient peut-être, quand le coeur ouvre ses fenêtres, pour donne ce qu’il a de mieux, Merci mon Dieu ! Pour celui qui est sur notre route, depuis vingt siècl’ est à l’écoute, de chacun de nous, en tous lieux, Merci mon Dieu, Merci mon Dieu !

La partition ici Merci mon Dieu




Gérer et accompagner une équipe en catéchèse

Plusieurs éléments de cet article sont de l’ordre de la répétition. Une répétition bien utile, tant la routine et la pression de l’agenda nous font oublier des éléments essentiels pour le fonctionnement d’une équipe en catéchèse.
Avant la rentrée, avec l’aide du pasteur et du conseil presbytéral (‘consistoire’ en Belgique), pressentir des membres pour former une équipe. Pensez aux jeunes : parfois satellites dans l’église, ils pourraient trouver leur place comme animateurs ou aides-animateurs.
Veillez à rassembler les coordonnées de tous : téléphones, mobiles, courriels.
Créez un groupe sur un réseau social (Facebook, whatsapp…) : un groupe fermé qui vous permette de communiquer facilement et rapidement. Créez un compte « cloud » pour le partage des documentations.

Avec le trésorier, fixez d’emblée un budget pour l’année ! Une communauté sans budget « catéchèse » est une communauté en danger ! Et l’épuisement (raisonné) de ce budget sera signe du dynamisme de la communauté en matière de transmission et d’accueil des jeunes…Ce budget prévoit l’accueil (local, mobilier, boissons et collations…), le matériel didactique (des bibles en nombre suffisant et dans différentes éditions adaptées aux âges des participants : Ze Bible ; Bible de l’Explorateur ;  Bible en jeux ; etc.), du matériel catéchétique pour les animateurs (et les jeunes) des crayons, ciseaux, colles, papier etc.
L’achat d’un projecteur sera à coup sûr un bon investissement : on trouve des projecteurs adaptés pour des locaux de taille moyenne pour un budget tout à fait abordable (moins de 400 euros) et transportables pour les camps. Prévoyez un écran ou un mur blanc. Et il faudra au moins un ordinateur portable disponible (On en trouve facilement à donner, nul besoin de se ruiner !).

Établissez un objectif. L’objectif n’est pas le programme. L’objectif définit ce à quoi vous voulez arriver à une date précise : « Nous aimerions être plus nombreux en juin, disons au moins 12 participants ; nous aimerions que les participants soient plus réguliers – au moins une semaine sur deux, qu’ils aient vraiment du plaisir à venir et nous faisons un bilan en février ; nous aimerions entamer ou continuer une démarche œcuménique avec les jeunes de l’église d’à côté, participer à la préparation de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens et notre délai sera la veillée œcuménique de janvier… »
Ne cherchez pas à mener de front 5 objectifs différents. Choisissez-en un, et menez-le à bien !
Notez les grandes lignes de vos échanges, notez l’objectif choisi : restez concrets !!! Notez le délai que vous vous fixez et les moyens d’évaluation : notre objectif est-il atteint ? Oui, pourquoi/non, pourquoi ?
Vous pouvez faire un compte rendu, mais une simple photo des tableaux ou paper-board utilisés est parfois plus enthousiasmante. Si vous le pouvez, faites les deux : notes et photos. L’annonce de l’Évangile doit être au centre de nos objectifs, quels que soient les moyens développés. 

Établissez un programme, un fil rouge minimum en fonction de votre objectif. Nous n’avons plus, comme c’était le cas par le passé, des consignes qui viennent des services nationaux. Nous n’avons plus de nouveau programme tout fait, publié et distribué. Nous avons mieux : une grande liberté, et une source inépuisable de matériels et d’idées sur Internet !
Attention : une difficulté devant cette manne inépuisable, c’est de s’en tenir au fil rouge prévu, de ne pas dévier (sans raison, ni sans prévenir toute l’équipe). On consulte un site puis un autre. « Ah, ça c’est tellement bien ! Ce n’est pas du tout dans notre fil rouge, ça n’a rien avoir avec notre objectif, mais c’est super !… » Et hop, voilà notre animateur plein d’enthousiasme  qui se lance tout seul sur un chemin de traverse. La catéchèse est un ministère de discipline, aussi pour les animateurs !

Établissez un calendrier, avec quelques semaines d’avance. À la rentrée, prévoyez Noël; en janvier, prévoyez Pâques ! L’équipe doit être la locomotive du cheminement catéchétique, il faut que le pasteur et certains animateurs soient toujours en avance.

La bonne volonté ne suffit pas, suivez des formations: réunissez-vous chaque trimestre ; fréquentez – au moins – les formations offertes par les services nationaux ; le pasteur se doit d’être lui aussi formateur pour ses catéchètes et ses moniteurs…Les enfants et les jeunes d’aujourd’hui ont de nouveaux comportements, de nouveaux moyens de communication, une nouvelle relation à l’adulte et à l’autorité : il est indispensable de s’en rendre compte et d’accepter cela. Toute notre catéchèse, aujourd’hui, doit prendre en compte ces grands changements, et s’y adapter. Soyez donc inventifs, ne vous accrochez pas aux anciens modèles que vous avez peut-être connus. C’est toujours l’Évangile qui est au centre du ministère catéchétique : il faut lui trouver des vecteurs actuels de transmission.

Gardez une trace écrite de chaque séance : qui anime, qui participe, quel est le thème, quels sont les questions, joies ou problèmes rencontrés… ?

Gardez le contact avec les parents, avec le conseil presbytéral (consistoire), avec le pasteur : la catéchèse n’est pas en marge de l’église, elle se situe au centre de l’annonce de l’Évangile et de la vie de chaque communauté.
À mi parcours, en février, faites un bilan, puis un autre en juin, en vue de la rentrée suivante.

Crédits Marie-Pierre TONNON




Prière pour la création

Prière pour accompagner un culte du temps de la création ou tout autre culte impliquant ce motif essentiel de la prière. Inspirée de la prière que Jésus a appris à ses disciples, reprenant le rythme et les motifs aux tons de la sauvegarde de la création. Auteur : groupe de prière du Guatemala. Site : www.voir-et-agir.ch/ texte-impulsion

Notre Père

Qui es dans la forêt, dans le désert, dans la mer et dans la ville

Que ta création soit sanctifiée

Elle qui se développe abondamment

Et se manifeste  pleine de vigueur et de vie.

Que ta sagesse nous atteigne afin de protéger la beauté que tu nous as confiée

Dans l’arc-en-ciel et dans la fleur

Dans l’eau et dans les terres fertiles

Dans le souffle chaud du soleil et dans la pénombre rafraichissante

Que ta volonté soit faite, pour que nous, qui sommes faits à ton image, acceptons les défis,

Puissions-nous nous préoccuper de la pérennité de ta création

Donne-nous le vert de chaque jour dans les champs, les déserts et dans le jardin terrestre qui se meurt.

Pardonne-nous d’être irresponsables et de ne pas nous occuper de la planète que tu nous as transmise

Que nous pardonnons aux pollueurs grâce à ton amour infini

Nous prions en ton nom

Pour qu’ils cessent toute dépravation envers ta création

Qui est la maison que partage toute l’humanité.

Ainsi soit-il.

Amen




Histoires de fraternité : le fils perdu et retrouvé

A partir du thème de la fraternité, quelques paroisses ont imaginé des animations bibliques pour un rassemblement d’enfants entre 5 et 12 ans. Ici , la présentation d’une de ces animation avec un cheminement biblique, expression plastique et temps de prière. (Autres animations disponibles : Joseph et la tunique déchirée, David et Jonathan). Proposition d’Evelyne Schaller, UEPAL.

Matériel : Bible : texte Luc 15, dessin d’un chemin balisé (dessiné sur une longue feuille en papier kraft), des craies grasses et des cailloux

Animation :

Le chemin sur papier kraft est déroulé sur la table. Sur ce chemin, on aura pu dessiné ou écrire quelques scènes – étapes de l’histoire.

On lit l’histoire du Fils prodigue

Questions  pour inviter à la discussion autour de l’histoire et permettre aux enfants de comprendre les étapes du cheminement.

Imaginons,

  •  que pense le frère aîné à la demande du plus jeune de recevoir sa part  d’argent de l’héritage ?
  • que pense le frère aîné lorsque son frère est parti très loin ?
  • que pense le plus jeune frère de son père et de son frère aîné lorsqu’il n’a plus rien à manger ?
  • que pense le frère aîné lorsqu’il apprend que son père a organisé une fête pour le retour du plus jeune frère ?

Expression plastique: à l’aide de craies grasses les enfants sont invités à compléter le paysage et les scènes imaginées lors de la question sur la partie du chemin qui concerne leur question. Les zones de dessin sur le chemin peuvent être ou non délimité par l’animateur.

Temps liturgique : pendant un temps de prière du Notre Père, les enfants sont invités à déposer des cailloux sur le chemin, là où la fraternité « fait mal », là où elle est difficile à vivre.