Arbre de bénédictions

L’idée  est née en Allemagne, elle a été partagée par le pasteur Axel Imhof (UEPAL) et mise en pratique par la pasteure Claire-Lise Oltz-Meyer (UEPAL). Il s’agit de proposer aux passants des paroles de bénédictions accrochées sur un arbre.
Si votre paroisse a la chance d’avoir un arbre sur un parking privé devant l’église où passent beaucoup de promeneurs, le projet devient très facile à mettre en œuvre !  Les paroles sont écrites à la main pour que ce soit plus personnel , elles sont également plastifiées et facilement décrochables. Le constat est fait que ça part bien. Les paroles sont suffisamment larges pour que chacun puisse se sentir concerné (aussi des non-chrétiens).

Pour une liste (non exhaustive) de versets possibles : cliquer ici

 

Crédits : Claire-Lise Oltz-Meyer (UEPAL) – Point kt




Cheminons avec les Béatitudes

Le temps de l’avent est à notre porte, et l’ordre de confinement lié à la lutte contre la pandémie de Covid-19 est lourd à vivre. Pour lutter contre le sentiment d’abattement bien normal, le pasteur Jean Schwach-Fernandez (UEPAL) propose de nous mettre -dès maintenant-  en route sur le chemin de l’avent. Peu importe si la traditionnelle couronne avec ses 4 bougies se transforme en une collection de 7 bougies. Il propose à ses paroissiens et aux utilisateurs de Point KT d’entrer dans la démarche.

Intention

Je voudrais vous proposer de vivre ce temps de confinement de manière la plus positive qui soit, en vous proposant une démarche, dans le style d’une petite retraite personnelle ou familiale, chez vous, tout en restant unis aux autres qui vivront la même démarche chez eux.

Projet 

Nous sommes à 7 semaines de Noël. Et si nous vivions cette année une période de l’Avent un peu plus longue, un peu plus intense, un peu plus profonde que les autres années. La situation nationale nous y invite. Pas de course effrénée dans les magasins pour préparer Noël, pas de dépaysement dans les nombreux marchés de Noël de nos villes et villages. D’ailleurs, personne n’a la moindre idée aujourd’hui de ce que sera Noël cette année ! Et si nous profitions de ce temps qui nous est donné pour faire un retour sur sa vie, découvrir un peu plus nos ressources intérieures, passer du temps dans la solitude certes imposée, non comme une contrainte, mais comme une opportunité pour grandir, devenir davantage soi-même et se mettre plus debout dans notre humanité… et dans sa foi en Dieu. Le thème de ce cheminement sera les Béatitudes. 

Concrètement

Je voudrais rédiger chaque semaine une feuille de méditation, avec texte, prières, réflexions, comme un petit moyen de ressourcement hebdomadaire. A travers ce feuillet nous vivrons plus concrètement la communion entre nous.  Je vous invite à préparer 7 bougies, qui seront allumées semaine après semaine à partir du 8 novembre jusqu’à Noël. Pour Noël, prévoyez si possible différente des autres, par sa taille.

Si cette démarche vous intéresse, deux moyens de vous associer : contacter l’auteur (vous pouvez le remercier) :  jean.schwach@uepal.fr ou revenir à cet article chaque semaine pour lire ci-dessous.

Méditations

Crédits : Jean Schwach-Fernandez – Point KT- photo Pixabay

 

 




Qui le guidera vers le nouveau-né ? Sirius ? Ou Siri…

Vous avez dit Veillée de Noël ?

Voici un voyage, entre tradition et modernité, en quête d’une lumière chaleureuse et rassurante.

Qui répond à l’appel pour guider le protagoniste vers le nouveau-né ? Sirius ? Ou Siri…

Où est-il ce petit Jésus, le Christ sauveur, en ces temps qui semblent cruellement manquer de clarté et d’avenir ?
Dans une crèche, à la ville, sous le sapin, dans une église ?

Un court-métrage où le doute, l’interrogation, le questionnement, la joie, la musique clignent de l’œil et nous invitent à nous préparer à Noël.

 

Crédit : Paolo Mariani: textes, scénario et comédien
            Olivier Lübkemann: réalisation et scénario

Une co-production de Secondfloor production et EERV – Paroisse du Talent




Culte à 4 pattes : la force de l’amitié

Heureusement qu’on a des amis !

Proposition de culte à 4 pattes… où nous constatons que L’AMITIÉ a beaucoup de force. Elle peut même amener les gens à Dieu / à la guérison, sans qu’ils soient eux-mêmes actifs. D’après le récit du paralytique amené par ses amis pour rencontrer Jésus dans Luc 5/17-26 et son parallèle Marc 2/1-12.

Aménagement du lieu : prévoir 2 espaces distincts (mais proches), l’un pour le temps du bricolage (des petites tables et chaises c’est bien pratique !), l’autre pour le temps de la célébration (tapis de sol pour regrouper les enfants autour du célébrant/conteur (ainsi que les parents qui veulent s’y mettre aussi) avec des chaises autour pour les adultes et les enfants qui ne se sentent pas de s’approcher tout de suite.

1. Temps de bricolage

Le temps de bricolage (autour de 15′) est aussi le temps de l’accueil et un temps suffisamment élastique pour qu’une arrivée échelonnée des familles soit possible sans que cela ne pose de problème.

Les enfants décorent des bandes de papier (blanche et couleur), les parents peuvent aussi y mettre le prénom de l’enfant et de ses amis, frères, sœurs, etc. pour en faire des anneaux. Chaque enfant se fera un collier avec ces anneaux. Décoration des anneaux : gommettes, coloriage…

2. Temps du culte

Paroles d’accueil et de bienvenue…

Salutations : (un adulte) Le matin, on dit : (les enfants et les parents) Bonjour !

(un adulte) A midi, on dit : (les enfants et les parents) Bon appétit !

(un adulte) Le soir, on dit : (les enfants et les parents) Bonsoir !

(un adulte)Et à l’église, on dit : (les enfants et les parents) Bienvenue !

Comptine chantée « Tout le monde est bien arrivé… » (Télécharger paroles et Partition Tout le monde est bien arrivé)

Louange : Pour mes amis !

Avec mes amis, certains jours il fait gris.

Je râle, on se fâche, l’orage éclate !

D’autres jours, il fait doux.

On s’entend bien  et on s’amuse ensemble

Et puis, si j’ai des soucis, je sais bien qu’ils sont là.

Merci Seigneur pour mes amis

des jours gris et des jours doux. 

Chant : Tout dit qu’il est merveilleux (Paroles et partitions dans ARC n°724)

Histoire : Les quatre bons amis

Un homme est paralysé. Il ne peut pas marcher. Un jour ses quatre amis le portent sur un brancard pour l’amener à Jésus. Ils sont sûrs qu’il pourra faire quelque chose pour lui. Lorsqu’ils arrivent à la maison où Jésus se trouve, elle est si pleine de gens, qu’il est impossible d’y entrer. « Essayons par le toit ! » dit un des amis. Ils ont parcouru un long chemin et ils sont bien décidés à ne pas abandonner leur ami dans cet état. Ils espèrent que Jésus pourra le guérir. Alors les hommes font une grande ouverture dans le toit, par laquelle ils font descendre leur ami droit devant Jésus. Jésus parle à l’homme couché sur son brancard : «Tu es pardonné. Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi ». Les gens sont stupéfaits. Ils voient l’homme se lever, plier son brancard et sortir de la maison en marchant.

A la fin de l’histoire, le narrateur fera porter la mascotte du groupe (s’il y en a une, sinon on pourra prendre le doudou d’un des enfants s’il est d’accord pour le prêter…!) aux enfants sur un brancard en tissu sans le faire tomber bien entendu. 

Chant : Dieu est notre Père… il a fait de nous ses amis (Télécharger paroles et Partition Dieu est notre Père (accords)

On admire ensemble les colliers de chacun… Les enfants qui le souhaitent, partagent autour  de leurs amis et amitiés !

Chant : Joie, joie, mon cœur est dans la joie  (Télécharger paroles et PartitionJoie, joie, mon cœur est dans la joie)

Prière d’intercession courte (pour la famille, les amis évidemment, etc.) et prière du Notre Père en se donnant la main ou gestué (vous en trouverez de multiples versions sur internet…)

Offrande 

Paroles de bénédiction

Salutations : (un adulte) Le matin, on dit : (les enfants et les parents) Bonjour !

(un adulte) A midi, on dit : (les enfants et les parents) Bon appétit !

(un adulte) Le soir, on dit : (les enfants et les parents) Bonsoir !

(un adulte) Et à l’église, on dit : (les enfants et les parents) Bonne route !

Comptine chantée « Tout le monde rentre à la maison… » (même air qu’au début de la célébration)

3. Temps de partage

Verre de l’amitié

Crédit : Guy Moser (UEPAL) image Pixabay pour PointKT




Noël 2020 particulier, un Noël à fêter

Pour ce Noël si particulier où il est compliqué de se rassembler, nous avons réalisé ce petit film : 2020 – un Noël particulier – un Noël à fêter!  Puisse-t-il vous faire sourire et allumer dans vos cœurs la joie de Noël. Un grand merci à tous ceux qui ont participé à ce projet ! Merci en particulier aux enfants et à Abigaël et Nadine qui animent l’Eglise des enfants.

 

 

Que la paix et la joie de Noël règnent dans vos cœurs ! Qu’elles ne vous quittent jamais !

Crédits : Sophie Letsch (UEPAL) – Point KT




La Noël d’Alphonse

Au petit matin, Alphonse ouvrit un œil, puis le second. Il enfila son masque, ses grosses lunettes de ski, et enfin ses cotons-tiges, un dans chaque oreille. Il se leva, descendit à la cuisine où sa mère lui fit un vague signe de la main pour lui dire tout à la fois « bonjour », « assieds-toi », et « mange ». Il s’assit, commença à manger, en faisant passer la nourriture par dessous le masque, sursauta lorsque son père, qu’il n’avait pas vu arriver, s’affala lourdement sur une chaise… trop près… prudemment, Alphonse se décala de deux chaises supplémentaires… Après avoir fini, il nettoya méticuleusement son coin de table, sa chaise, enfin ses chaises, puis il s’équipa de la tête aux pieds, combinaison, gants, grosse écharpe, avant de sortir dans la rue, sans un regard ni un au revoir pour ses parents. Commença alors un étrange ballet, un pas à droite, deux petits sauts à gauche, un pas en arrière, trois trots en avant… ça aurait pu être joli, vu du ciel, mais c’était fait sans grâce, tout le monde évitait chacun, chacun évitait tout le monde, mécaniquement, d’une distance de 2 chaises, sans se regarder, sans se parler…

Pourquoi ?

Personne ne le savait…

C’était comme ça…

C’était un temps où même les vieilles légendes s’étaient tues…

Il est temps que je vous dise qu’Alphonse ne s’appelait pas Alphonse… Alphonse n’avait pas de nom, Alphonse n’avait jamais entendu le son d’une voix, il n’avait jamais vu le visage de sa mère, ou de son père, ou de sa sœur, ou de son voisin, ou de n’importe qui dans la rue… les masques, les lunettes de ski et les cotons-tiges dans les oreilles, c’est pas ce qu’on fait de mieux en matière de communication humaine !

Ainsi donc, Alphonse – qui ne s’appelait pas Alphonse, mais qu’on va se permettre d’appeler Alphonse pour les besoins de l’histoire, parce que sinon on ne va pas s’en sortir – Alphonse vivait ainsi, de masque en coton-tige, toujours bien penser à mettre les coton-tige en dernier, pour ne pas se les enfoncer dans l’oreille, ça fait mal, le coton-tige enfoncé dans l’oreille… il se débarbouillait au gel hydroalcoolique, il n’avait pas de copains, il n’allait pas à l’école, il n’avait jamais eu de câlins, il n’avait jamais ri, il ne savait pas que le ciel s’appelait ciel, que la goutte de pluie faisait ploc dans la flaque, que la neige adoucissait les bruits mais craquait sous le pas, et que le truc à plein de poils qu’il croisait souvent sur les berges de la petite rivière, et sur lequel il mourrait d’envie de poser les mains mais résistait, résistait, résistait en fermant très fort les yeux, s’appelait autrefois un chat…

Alphonse ne savait pas pourquoi, et il ne se posait pas la question… sans doute que ses parents non plus… pas plus ou pas moins que les parents de ses parents, et ainsi de suite… Personne n’aurait pu dire que le monde n’avait pas toujours été comme ça… les vieilles légendes s’étaient tues, parce qu’il n’y avait plus personne pour les raconter… et plus personne pour les comprendre…

Alors Alphonse ne savait pas qu’il y avait eu un temps où les gens vivaient sans masque, sans grosses lunettes de ski, où on ne se mettait pas de coton-tige dans l’oreille dès le réveil ! Il ne savait pas qu’il y avait eu un temps où les gens se parlaient, où ils parlaient tout court, où les gens avaient un nom, où ils riaient aux éclats, où ils se touchaient, où ils se regardaient… où les enfants jouaient au ballon ou écoutaient des contes de fée, allaient à l’école, apprenaient plein de choses et, sauf allergie, caressaient les trucs à poils des berges de la petite rivière, lesquels ronronnaient en retour tout ce qu’ils pouvaient en se frottant amoureusement aux jambes humaines…

L’amour ? Oui, il y avait eu un temps où l’on caressait les bébés quand ils naissaient, où on les faisait rire aux éclats avec des faux bruits de pet sur le ventre, où on leur faisait des bisous pour de vrai ! Même, les grands, les adultes, se faisaient de gros bisous sur la bouche, quand ils étaient amoureux, avec la langue, carrément, avec la langue !

Et les gens faisaient des fêtes, oh oui, des fêtes à n’en plus finir, où on riait, papotait, mangeait, dansait, buvait, tournoyait jusqu’au petit jour ! On fêtait les anniversaires, les nouvelles années, les arrivées et les départs, les armistices, les amoureux, on fêtait tout ce que l’on pouvait ! Et la plus belle, celle qui réunissait tout le monde en même temps, c’était celle appelée Noël… on la fêtait au plus froid de l’hiver, au plus sombre des jours, et on mettait des lumières partout, dans les rues, dans les maisons, jusque même dans les cœurs… on se rappelait la naissance d’un bébé dans une étable, un bébé chanté par les anges, accueilli par des bergers et des mages étrangers, un bébé qui allait devenir le plus grand des rois, qui allait parler d’amour et de grâce… Toutes les générations se retrouvaient ensemble, près d’un sapin, et on s’offrait des cadeaux, pour se rappeler le cadeau de Dieu venu aimer les hommes dans ce petit bébé tout fragile…

Les anciennes légendes disaient que Noël était la plus merveilleuse des fêtes…

Mais ça, c’était avant…

C’était avant le virus…

Plus personne ne se souvenait de quand ni comment ça avait commencé… Mais en quelques années, plus personne n’eut le visage découvert dans la rue…Encore un peu de temps, plus personne non plus dans les foyers, et les mains se parèrent de gants … Encore un peu, et les enfants étaient masqués dès la naissance…puis on s’est dit qu’il fallait aussi protéger les yeux… tout le monde s’est mis à porter des grosses lunettes de ski… Puis on s’est dit qu’il fallait aussi protéger les oreilles… tout le monde s’est mis à porter des cotons-tiges, un dans chaque oreille… Au final, tout le monde avait les oreilles propres…

Mais plus personne ne pouvait se parler…

Mais plus personne ne pouvait se voir…

Mais plus personne ne pouvait s’entendre…

Au début, ils ont bien essayé de garder le contact…

Mais plus personne ne voyait les sourires…

Plus personne n’entendait les sons…

Alors à quoi bon sourire, à quoi bon émettre des sons ?

Alors le langage se perdit…

Alors l’amour se perdit…

Alors l’espérance se perdit…

Alors même les vieilles légendes se perdirent…

Alors l’humain dépérit…

Et ça devint comme ça…

Alors Alphonse sortait chaque matin, et pendant des heures il marchait, un pas à droite, deux petits sauts à gauche, un pas en arrière, trois trots en avant… et quand il en avait marre de cette triste danse, il rejoignait la petite rivière, il s’asseyait sur la berge, il regardait l’eau couler… le truc plein de poils venait et s’asseyait aussi, ni trop près, ni trop loin… ensemble, ils regardaient l’eau couler… Quand il était las de l’eau qui coule, Alphonse ramassait des cailloux. Tout le monde avait des cailloux dans ses poches, pour les lancer sur ceux qui ne respectaient pas la distance de deux chaises, mais ce n’était pas pour ça que lui les ramassait. Sous l’œil attentif du truc à poil, il en faisait des petits tas, il les mettait les uns sur les autres, jusqu’à ce que le tas s’écroule… il pouvait se passer plusieurs jours, avant que cela n’arrive… mais quand cela arrivait, il y avait quelque chose qui le grattait à l’intérieur de son ventre, quelque chose de bizarre, qui remontait à la commissure de ses lèvres… Bizarre, mais pas désagréable…

Ce jour là, quand Alphonse arriva à la petite rivière, et s’assit pour regarder l’eau couler, aucune trace du truc à poils… il regarda tout seul l’eau couler, puis il remarqua un caillou qui paraissait parfait pour finir son tas de cailloux et le faire s’écrouler, avec un peu de chance… il le ramassa et, au moment où il allait le déposer en équilibre instable sur son œuvre, un son déchira le silence !

Un son inouï !

Les oreilles bouchées depuis sa naissance, Alphonse n’ avait jamais entendu que les gargouillis de son ventre et les battements de son cœur… et ça, ça ne venait pas de son ventre ! Ça passait la barrière du coton-tige !

Le même son retentit, encore plus vigoureux !

Le caillou toujours à la main, Alphonse se dirigea prudemment vers la source du bruit, d’ailleurs il n’était pas le seul… à distance de deux chaises, plusieurs personnes s’approchaient, la main déjà à la poche des cailloux…

Enfin, il aperçut la source du bruit… un bébé… oui, sans doute, c’était un bébé, difficile à dire, parce qu’il était tout nu, sans masque, sans gant, sans lunette de ski, sans coton-tige dans les oreilles… et le truc à poil s’y frottait tout ce qu’il pouvait, et le bébé agitait les bras pour toucher le truc à poils ! Sur le visage du bébé, tout gigotait, et c’est de sa bouche que ne cessait de sortir l’étrange son qui passait la barrière du coton-tige !

Devant ce spectacle complètement incongru, scandaleux, le premier réflexe des uns fut de sortir des cailloux de leur poche pour les jeter sur tout ça, tout le monde sait sans le dire ni l’entendre que tout ça ne devrait pas exister, que c’est dangereux ! Chez les autres, incapables de sortir de leur stupeur, les yeux écarquillés remplissaient presque toute la surface de leurs grosses lunettes de ski !

Mais au cœur d’Alphonse, quelque chose s’enclencha… une question… alors, lentement, il ôta ses gants, et avec ses mains nues, il ôta ses cotons-tiges, puis ses grosses lunettes de ski… tout le monde recula… puis son masque… respira… puis il s’assit près du bébé, il le mît sur ses genoux, se perdit dans les yeux qui le regardaient, et tendit la main vers le truc à poil, qui vint s’y frotter tout ce qu’il pouvait en produisant un son puissant qui lui faisait vibrer tous les poils… Bientôt, Alphonse produisit le même son que le bébé, à l’unisson…

Alors les cailloux tombèrent des mains, une à une…Alors les masques tombèrent, un à un… et les grosses lunettes de ski… et les cotons-tiges… Et tous se regardèrent… et la commissure des lèvres leur picota… Alors l’espérance s’éveilla… Alors le langage s’ouvrît… Alors l’amour ressuscita… Alors l’humain naquit… Bientôt, Alphonse s’appellerait Alphonse et on appellerait un chat un chat ! Ou autrement, qu’importe, pourvu qu’il s’agisse du langage de l’amour !

Moi, je le dis en mon langage, ce jour là, ce fut la Noël d’Alphonse !

Crédit : Corinne Scheele (EPUdF) – Point KT




Le Noël qu’on peut toujours fêter

« Le Noël qu’on peut toujours fêter » est une narration de la pasteure Sophie Letsch… qui redit avec poésie les bonnes raisons de fêter noël … même en temps de confinement ou de questionnement.

Voici le soir de Noël ! Noël, tant attendu cette année, tant espéré ! Enfin, on y est ! Même si on se retrouve en petit comité, même si on est masqués, même si on ne peut pas s’embrasser, Noël est arrivé ! Alors tous se réjouissent, tous ont le cœur en fête ! Tous ?  Ah non. Il y en a qui ne le fêtent pas. Il y en a qui ne se réjouissent pas.

 

Louise et Alfred

Parmi eux, il y a Louise et Alfred. Ils n’ont pas loin de 90 ans. Oh ils sont en forme pour leur âge ! Ils sont encore dans leur maison et se débrouillent tout seuls. Tout seuls oui. Ils sont seuls ce soir justement. Les enfants, les petits-enfants, les arrière-petits-enfants, ne viendront pas les voir ce soir. Trop loin. Trop compliqué. Trop risqué vous comprenez.

A votre âge, vous êtes particulièrement vulnérables.

Oui, oui bien sûr qu’ils comprennent ! En même temps, ils n’ont pas le choix. Alors ils n’insistent pas.

Mais si c’est comme ça, Noël cette année, ils ne le fêteront pas. Oh non c’est pas la peine de faire semblant. Et puis, vous savez ce que c’est, quand on vit ensemble depuis plus de 60 ans…  Ce soir, Louise et Alfred essayeront juste de ne pas se disputer. Et ils iront se coucher, chacun de leur côté.

Mais non !

Quoi ?

A Noël, il y a bien quelque chose à fêter, même pour ceux qui sont délaissés !

Ah bon ?

Mais oui, souvenez-vous de Joseph et Marie.

Eux aussi, ils étaient seuls, loin de leur famille. Personne ne les a accueilli. Oh ils ont bien essayé. Mais ils n’ont trouvé que des portes fermées. Esseulés, rejetés, fatigués. Pourtant Jésus est né. Et Marie et Joseph, ont pu le célébrer. Le Noël qu’on peut toujours fêter, c’est Dieu venu rejoindre tous ceux qui sont abandonnés.

Regardez Louise et Alfred comme ils sourient. Les voilà qui s’avancent dans la nuit. Ils allument la première bougie.

Camille

Parmi ceux qui ne fêtent pas Noël, il y a Camille. Elle est étudiante, la tête pleine d’idéaux, résolument écolo. Noël, elle ne le fête pas et c’est son choix. Elle n’adhère vraiment pas ! Pour elle, c’est juste la grande fête de la consommation et beaucoup de pollution. C’est vrai quoi ! Toutes ces babioles et ces jouets en plastiques, qui ne respectent ni la planète ni ceux qui les fabriquent. Toutes ces illuminations, tous ces déplacements, tout ce papier, cette nourriture gaspillée, ces animaux gavés, maltraités.

C’est pour sauver ça que les gens se sont battus cette année ? C’est pour ça qu’on prend le risque d’une troisième vague de contamination ? Camille, en tous cas, elle ne veut pas participer à cela ! Elle ne peut pas.

Mais non !

Quoi ?

Pour fêter Noël, pas besoin de consommer, pas besoin de polluer !

Ah bon ?

Mais oui, souvenez-vous comment c’est arrivé. Marie et Joseph s’étaient réfugiés dans une étable. Rien de grandiose, pas de paillettes, pas de festin. Juste un peu de paille et l’haleine chaude des animaux. Quand Jésus est né, Marie l’a enveloppé dans une couverture et puisqu’il n’y avait pas de berceau, elle l’a couché dans la mangeoire des animaux. Le Noël qu’on peut toujours fêter, c’est Dieu qui choisit la simplicité.

Regardez Camille comme elle sourit. La voilà qui s’avance dans la nuit. Elle allume la deuxième bougie.

Michel

Parmi ceux qui ne fêtent pas Noël, il y a aussi Michel.

Lui, il est au chômage forcé. Avec le confinement, son activité est à l’arrêt. Déjà avant, ce n’était pas mirobolant. Mais là, c’est bientôt le dépôt de bilan. Et depuis quelques semaines, c’est vraiment compliqué. Tous ces crédits, il n’arrive plus à les rembourser.

Dans son milieu, à Noël, on sort le grand jeu. Stations de ski prestigieuses, champagne, caviar et cadeaux luxueux. Mais cette année, c’est impossible pour lui !

Il a bien réfléchi. Il ne peut pas demander un autre crédit. Il ne peut pas avouer qu’il est fauché. Il a quand même sa fierté. Rien que d’imaginer son ex-femme ricaner, ça le fait frissonner.

Alors c’est décidé, il ne fêtera pas Noël cette année. Il ne prendra même pas ses enfants. En espérant des jours meilleurs, Michel attend.

Mais non !

Quoi ?

Il ne faut d’argent pour fêter Noël vraiment !

Ah bon ?

Mais oui, souvenez-vous des bergers. C’étaient des gens si pauvres. Ils étaient mis de côté. Pourtant c’est à eux que la naissance a été annoncée en premier ! La lumière les a enveloppés. Et ils se sont précipités pour voir ce qui était arrivé.

Ils sont venus les mains vides ! Sans aucun cadeau,  avec leurs vieux manteaux sur le dos. Mais quand ils sont repartis, ils avaient le cœur remplit de toute la douceur, de toute la paix que Jésus leur avait donné. Et ensuite c’est eux qui l’ont  annoncé ! Le Noël qu’on peut toujours fêter, c’est Dieu qui met à l’honneur tous ceux qui sont mis de côté, tous les humiliés.

Regardez Michel comme il sourit. Le voilà qui s’avance dans la nuit. Il allume la troisième bougie.

Leila

Parmi ceux qui ne fêtent pas Noël, il y a encore Leila. En fait, Noël, elle se demande si elle y a droit. Elle n’est pas chrétienne. Elle ne sait même pas ce qu’elle est. Ces parents sont musulmans. Mais elle, pas vraiment. Parfois, elle essaye de faire le ramadan. Mais pas tous les ans.

Pourtant, pour les autres, elle fait partie de ce groupe-là. Parfois même, on l’assimile à ces fanatiques qui tuent des innocents au nom de leur foi.

Leila aimerait bien décorer un sapin, illuminer sa maison et faire la fête avec les siens.

Mais cette année, c’est encore plus particulier. Leila est très gênée. Alors ce soir, elle va faire comme si de rien n’était.

Mais non !

Quoi ?

Noël n’est pas une fête réservée aux chrétiens !

Ah bon ?

Mais oui, souvenez-vous des mages venus d’Orient. Ils ont vu une étoile et à son éclat, ils ont deviné qu’elle annonçait la naissance d’un enfant particulier. Alors ils se sont mis en route. Pourtant c’étaient des païens. Mais ils sont venus pour saluer Jésus, pour l’adorer. Et puis, ils ont continué leur route. On ne sait pas ce qu’ils sont devenus. Mais près de Jésus, ils étaient les bienvenus. Le Noël qu’on peut toujours fêter,  c’est Dieu qui ouvre son cœur pour accueillir toute l’humanité.

Regardez Leila comme elle sourit. La voilà qui s’avance dans la nuit. Elle allume la quatrième bougie.

 

Et voilà que toutes les bougies sont allumées. Dans le cœur de Louise et d’Alfred, de Camille, de Michel, de Leila et de tous les autres s’installe la même lumière. C’est la lumière de Dieu qui dit à chacun de ses enfants  : Je t’aime tellement ! Je suis venu ici, partager et changer ta vie. Ne sois pas désespéré. Car je suis toujours avec toi.

Voilà. Le Noël qu’on peut toujours fêter, c’est celui-là.

crédits Sophie Letsch (UEPAL) – Point KT  photo Pixabay




Vice-Versa dans la tête de Dieu

Vice-Versa dans la tête de Dieu. Scène de Noël pour 6 Personnages-émotions : Joie – Tristesse – Peur – Colère – Dégoût – Amour fou

Liste des images à projeter avec le Vidéo-projecteur : Enfants qui partagent – Une petite fille qui fait des câlins à ses parents – Enfants qui nourrissent un chat- Enfants qui chantent un cantique – Esclavage – Brutalité machiste- Racisme- Licorne – Panda- Pikachu – Dieu a tant aimé le monde – Console pleine de boutons et de manettes – Écran

Acte 1

  • Joie, coup de clairon : Ouh Ouh, allez, on se lève, c’est l’heure du rapport !! Allez, allez !! (Selon leur caractère, Tristesse, colère, et dégoût arrivent l’un après l’autre)... Salut, les amis !! Oh, quelle belle journée !! Vous allez voir, j’ai vu plein de belles choses, de quoi vous mettre dans une humeur du tonnerre de Dieu !
  • Tristesse : c’est ça, essaie toujours…
  • Dégoût : je vois pas pourquoi ça serait mieux qu’hier…
  • Colère : moi, j’y crois pas une seconde… Mais vas-y, fais-toi plaisir…
  • Joie : oh allons les amis, pourquoi donc être si sombres !! J’ai vu tellement de belles choses sur la terre, foi de Joie, vous allez craquer, et laisser derrière vous la tristesse, le dégoût, la colère, et là … Eh, où est Peur ?
  • Colère : suis pas payé pour faire le garde-chiourme !
  • Dégoût : Pfff… On n’a pas besoin d’elle !
  • Tristesse : de toute façon, elle fait que nous démoraliser…
  • Dégoût : oh ben dit, Tristesse, c’est Peur qui nous démoralise, c’est sûr, toi, tu es d’une humeur Grandiloquement allègre !!
  • Colère : Grandiloquement, ce n’est pas dans le dictionnaire… Tout le monde le sait, et tout le monde se tait… Tant pis pour Peur si elle ne s’est pas levée ou si elle a trop la chtouille pour venir… On se bouge, on n’a pas que ça à faire….
  • Tristesse : oh, mais pourquoi vous vous disputez toujours ?! Bouh Ouh Ouh…
  • Joie : oh oh, tout le monde se calme ! Tout va bien!! Allons, on est amis, non !? On est « un », non ? Et puis j’ai tellement de belles choses à vous montrer !! Moi, j’en ai le coeur tout remonté, tout funny, le monde est tout beau !! C’est tellement merveilleux, ce que nous avons créé !! Allez, je vous montre, hein ? Allez? (les autres acquiescent à contre -coeur...)
  • Joie, en applaudissant : super !! Alors, voyons voir… Par où commencer ? Oh là là, c’est dur de choisir, il y a tellement de choses… Allons au plus simple… Regardez, des amis qui partagent  (photo) C’est mignon, hein ? (les autres grommellent) Oh, regardez, cette petite fille qui fait des câlins à ses parents ! (photo)  (Les autres grommellent ) Et ces enfants qui nourrissent un petit chat affamé ? (photo)  (les autres grommellent) Et ces enfants qui chantent pour nous? Qui sont heureux d’être là, et de ce que nous avons fait ? (photo)  (les autres grommellent)
  • Joie : oh Pi flûte, à la fin !! Pourquoi vous grommelez tout le temps ! c’était pas mignon, ça ? Ça ne vous met pas de bonne humeur pour la journée? Ça ne vous donne pas de joie ?
  • Dégoût : non. J’attends le rapport de Colère pour me prononcer…
  • Tristesse : moi aussi… Désolée, Joie. Mais faut comprendre…
  • Joie : oh, les filles, comme vous êtes… Pff…. Allez, Colère, vas-y, fais toi plaisir, elles t’attendent, mais je te préviens, tu ne m’auras pas, moi, tu m’entends, tu ne m’auras jamais, avec tes discours de Rah Rah Rah, rien ne va, si plus rien mieux vaudra !
  • Colère : c’est ça, la nouille heureuse. Allez, pousse-toi, que je vous montre la réalité. Vous êtes prêtes, les filles ? Je vous préviens, c’est du interdit aux moins de 16 ans, ce que moi, j’ai vu… Heureusement que Peur n’est pas là, je vous le dis, parce que ça va décoiffer !!…
  • Joie : c’est bon, n’en rajoutes pas, va…
  • Colère : ok, les filles, on y va !! Allez… Oh oh, moi aussi, j’ai l’embarras du choix… Hon… Allez on commence par ça  : photo esclavage
  • Tristesse : mais ? Qu’est-ce que c’est que ça? On n’a jamais dit ça, si ?
  • Dégoût : bien sûr que non, on n’a jamais dit ça… Mais tu crois que les hommes nous écoutent ?
  • Colère : allez, on continue (photo brutalité machiste)
  • Tristesse : mais ? Qu’est-ce c’est que ça ? On n’a jamais dit ça, si ?
  • Dégoût : bien sûr que non, on n’a jamais dit ça… Mais tu crois que les hommes nous écoutent ?
  • Colère : allez, on continue  (photo racisme)
  • Tristesse : mais ? Qu’est-ce que c’est… (Coupée par colère )
  • Colère : non, on n’a jamais dit ça !! On s’en souviendrait, morbleu !! Non on n’a jamais dit que des hommes étaient moins bien que d’autres, que les femmes étaient moins bien que les hommes, et même que les ornithorynques étaient moins bien que les femmes !! Arrêtez d’écouter Joie, les gars, il faut réagir, là!! Ça suffit, le fleur-bleu !! Il faut réagir !!!
  • Joie : ok, ok, je suis d’accord avec toi, Colère, mais restons calme, d’accord, prenons le temps de réfléchir, tu es le premier à savoir que cela vaut mieux, de réfléchir avant d’agir, non? ! D’accord?
  • Colère, s’énervant : quoi ? (Respirant fort… Expirant…. Plusieurs fois…) Oui… Tu as raison… Respirons… Réfléchissons… Le temps d’un cantique, puis nous verrons… Mais ne crois pas t’en tirer comme ça, Joie… Je suis bien plus tenace que toi, tu peux bien regarder sur terre pour t’en rendre compte…

Acte 2

  • Colère : alors, le choux-fleur, on fait quoi ?
  • Joie : calme-toi, tu veux? On va faire, mais dans le calme… Et dans l’amour… N’est-ce pas, les filles ?
  • Tristesse : oh, Joie… On n’a pas déjà essayé?
  • Dégoût : le lexomil sur patte a raison, Joie… C’est nul, l’humain… Faudrait peut-être prendre acte, non? Ils sont moches, ils puent, ils sont méchants, ils se font du mal les uns aux autres, y’a rien à tirer de ça…
  • Tristesse : oh ben, quand même… Moches ? On les avait pas faits à notre image ?
  • Dégoût : oui ben justement, si tu parles pour toi…
  • Joie : Dégoût, ne sois pas méchante. Oui, on a fait les humains à notre image, et ils sont beaux…
  • Colère : non, ils sont moches. Et moi je dis qu’on arrête l’expérience. Vous avez voulu qu’ils soient indépendants, intelligents, qu’ils aient le choix d’être gentils ou salauds ? Non mais vous avez vu le résultat ? Stop, je dis. On les écrabouille, on les noie, on les écartèle, on les dératise, on les extermine, on les apocalyptise !!
  • Joie : on les apocalyptise ? Meuh qu’est-ce que c’est que cet affreux mot !! Et d’abord, on n’apocalyptise plus personne, on l’a promis !!
  • Dégoût : oui, ben les promesses…
  • Tristesse : et franchement, qu’est-ce qu’ils ont appris depuis la dernière fois…
  • Colère : et ils l’avaient bien mérité !! Moi, je vote pour qu’on recommence !! Tu nous trouves un humain, un ornithorynque, et hop, on recommence tout, game over, Try again !!
  • Joie : mais non !! Non !! On a promis !! On ne fait plus ça, on ne te laisse plus péter les plombs, Colère, c’est non, cette fois personne ne te laissera faire, on a promis !! Et tu vois bien que ça ne les aide pas… Non, aujourd’hui, il faut faire ce que l’on est vraiment… Il faut donner de l’amour, de l’espérance, de la vie, de l’avenir… De la grâce !
  • Dégoût : de la grasse ? Ah ben je vous préviens, ce n’est pas moi qui donnerait de ma personne, je n’ai aucune graisse à donner…
  • Joie : de la grâce, dégoût ! De la grâce ! Vous en pensez quoi, vous autres ? Moi, je vous parle de grâce forte parce que fragile, d’un don total, d’un cadeau parfait, pour qu’enfin ils comprennent !! Pas un truc de gros lourdaud !!
  • Colère : tu parles de qui, là?
  • Dégoût : laisse tomber, Colère, laisse là faire sa fleurette d’amour…
  • Tristesse : avec les humains, elle arrivera jamais à rien… Pi avec nous non plus, faut être honnêtes…
  • Joie : Rah, j’arrête de vous écouter… Allez, on est d’accord, on fait quelque chose, on envoie un message fort et fragile à la fois, qui les touche et les respecte en même temps… Alors, des idées ?
  • Colère : le déluge, y’a rien de mieux. C’est mon dernier mot.
  • Joie : non ! Positif, on a dit !!
  • Tristesse : un animal, alors. Les humains, ils aiment bien les animaux.
  • Joie : ah ben pourquoi pas? Quel animal ?
  • Tristesse : le panda, ils aiment bien, les humains…(photo)
  • Dégoût : ça pue, les pandas, Pi ça coûte cher en bambou…
  • Joie : ok, pas de panda… Une autre idée ?
  • Tristesse : la licorne, ils aiment bien, les humains… (photo)
  • Colère : mais tu es bête, ou quoi ? Il n’y en a plus, de licornes !!
  • Dégoût : la faute à qui ? Qui a voulu fermer l’arche de Noé avant l’heure, hein?
  • Colère : dommage collatéral !! tu ne vas quand même pas me reprocher le tyrannosaure !!
  • Dégoût : tu as quand même laissé passer l’ornithorynque… La licorne, c’était un chouïa plus sortable…
  • Joie : stop, vous êtes pire qu’un groupe de paroissiens autour d’une choucroute blanchie !! Je ne vous donne plus qu’une seule idée. J’attends …
  • Tristesse : Pikachu, il était mignon, aussi… (photo)  Mais lui non plus n’est pas arrivé à temps… Bouh Ouh Ouh… Nous sommes fichus… Tout est fichu !!!
  • Colère : appuyons sur LE bouton !! Au diable l’humanité !!
  • Les autres : NON !!
  • Peur (débarquant) : eh oh ? Les amis ? Ça ne va pas, non ? Que vous arrive-t-il ? Vous n’appuierez pas sur ce bouton !! On a promis !! Et on va faire autre chose !! On va faire cadeau, au contraire !!
  • Dégoût : ah te voilà, peur… Toi, tu veux faire cadeau ? Ah ah’ laisse moi rire !! Toi, tu crois pouvoir offrir quelque chose ?
  • Colère : que pourrais-tu offrir ? Tu ne nous as jamais servi à rien !!
  • Joie : arrêtez, les amis ! Laissez la parler ! Viens, Peur… Viens nous parler ! Où étais-Tu? Tu as manqué toutes nos conversations, sais-tu que l’heure est grave?!
  • Peur : j’ai tout entendu, Joie… Ton espérance, et puis les autres… Et j’ai eu peur, justement… Parce que je ne suis pas d’accord avec Tristesse, Dégoût et Colère… Ce sont eux qui m’ont fait peur… Parce que le monde est beau, les humains sont beaux, les ornithorynques sont beaux… Désolée pour les tyrannosaures et les licornes… Si vous m’aviez écouté, hein, entre parenthèses… Mais je suis là, les amis, je suis allée chercher Amour, je crois que vous l’avez un peu oubliée, il est temps que vous la rencontriez à nouveau, elle a un plan à vous proposer…

Acte 3

  • Colère : alors, Amour ? Ton plan?
  • Amour : on va sur terre.
  • Dégoût : comment ça, on va sur terre? Ça ne va pas, non?
  • Amour : on y va .
  • Colère : non, mais tu n’es pas bien ? On va se faire estourbir !!!
  • Tristesse: c’est du tout cuit, on va se faire estourbir…
  • Amour : oui, peut-être, mais nous allons prendre le risque… Peur?
  • Peur  (avec un gros dossier ) : oui, alors, à ce sujet, effectivement, ce n’est pas sans risque… Amour, l’info principale, stp ?
  • Amour : on va naître, les amis !!
  • Joie : yes !! Depuis le temps que je le dis !!
  • Dégoût : c’est degueu …
  • Tristesse : oh, mon Dieu, tout ce dont j’avais peur !
  • Colère : non mais, on ne va pas devenir fous !!
  • Amour: si, on va devenir fous, mon Loulou…
  • Colère : c’est un scandale !!
  • Amour : tu ne crois pas si bien dire… C’est un scandale, et une folie… Un merveilleux scandale et une merveilleuse folie… Peur ?
  • Peur : oui, donc, j’ai tout étudié… Comme dit, on va naître… Après, évidemment, tout les risques sont là : écrabouillage, Nutella, missile, météorite, soldat, écartèlement, décapitation, crucifixion…
  • Joie : ne soyons pas défaitiste tout de suite… Allons au principal, Peur !
  • Peur : oui. Donc, déjà, avant tout ça, il faut trouver des parents…
  • Dégoût : mais c’est degueu !!
  • Colère : on peut pas faire plus simple ?
  • Tristesse : des gens biens, j’espère ?
  • Peur: non, c’est beau de faire naître un enfant, Dégoût… Laisse tomber avec tes gens biens, Tristesse… On l’a fait justement simple, Colère… On va le faire naître, on va nous faire naître… Et on va le faire grandir… Pi lui trouver des amis…
  • Tristesse : oh ben ça, c’est pas si facile, les amis, c’est sur les doigts d’une main…
  • Peur : on va lui trouver des amis, plein de doigts de mains… Et il va parler pour nous… Il va remettre les choses d’équerre… Rappeler ce que nous avions dit…
  • Colère : il va s’énerver ? Appuyer sur le gros bouton, hein ?
  • Peur : non, il ne va pas s’énerver, et il ne va pas appuyer sur le gros bouton. Il va aller jusqu’au bout de notre message…
  • Tristesse : tu es sûre qu’il ne va pas être un peu nul ?
  • Colère : carrément qu’il va être nul!
  • Amour : stop, les amis… Non, il ne va pas être nul… Il va dire l’essentiel… Il va aimer… Rappelez-vous, les amis… Vous vous souvenez quand nous avons créé la lumière, le ciel, la terre, les étoiles, les animaux, l’Adam, l’Ève ? Rappelez vous, tous, nous pleurions d’émotion, tellement c’était beau, tellement c’était bon !! Joie et moi-même, nous sommes nées de ce jour là…. Et nous sommes solidaires de tout cela, à jamais… Vous êtes venues après, colère, tristesse, dégoût, mais vous n’aurez jamais le dernier mot… Toujours, nous interviendrons, nous continuerons, nous travaillerons, parce l’humanité est belle, bonne, et nous le lui rappellerons !! Peur est avec nous, aussi, elle était là dès le début…
  • Peur : oui, je suis toujours là… Mais je suis du côté de joie et d’amour… L’humanité vaut le coup… Donc on va naître…
  • Dégoût : s’il vous en plaît…
  • Tristesse : vous êtes sûre que ça ne va pas nous rendre triste ?
  • Colère : je vous préviens, si vous faites pleurer les greluches, là!?
  • Peur : elles vont pleurer, Colère, désolée…
  • Amour : mais nous devons le faire…
  • Peur : 10% de chance de mourir d’une noyade, 5 d’un tremblement de terre, 15 de lapidation, 5 d’une chute d’ânon, 20 d’une crise cardiaque, 3 d’ennui en synode, 10 de poison, 7 dans une bagarre,11 par le fouet, 13,5 de sa belle mort à 989 ans comme Mathusalem, et 0,5% de crucifixion… Alors, bon, nous pouvons être optimistes, non ?
  • Tristesse : oui, enfin, il va mourir, quoi… C’est pas optimiste, ça…
  • Dégoût : tout le monde meurt, tristesse, ça va!
  • Amour: oui, comme tout humain, il va mourir… Mais naître, déjà ! Et dire notre amour !! et relever les hommes !! dire la beauté de l’humanité ! Appeler à l’égalité, à la liberté, à la fraternité  !! Dût-il en mourir !! Mais même, nous nous relèverons !! N’êtes vous pas d’accord avec cela ?
  • Dégoût : plan nul, mais oui, sur le fond, je suis d’accord…
  • Tristesse : j’ai envie d’y croire, vous savez…
  • Colère : ok, je vous laisse faire, mais je vous préviens déjà, le premier âne qui le fait tomber, je le transforme en saucisse, c’est clair ?!
  • Peur : vas-y, Amour, ils sont prêts ! Alors, ton plan ?
  • Amour : mon plan est simple. Alors, déjà, on va aller voir Marie, qui n’est pas mariée, et puis sa cousine, qui est trop vieille pour enfanter, et puis Joseph qui va se sentir bête, et puis Zacharie qui va devenir muet, et puis…
  • Dégoût : oh punaise… C’est déjà glauque…
  • Tristesse : je le sens mal…
  • Colère : vous l’aurez voulu !
  • Peur : et ça se passera très bien, promis!
  • Amour : et ces promesses, elles ont été tenues, et elles sont toujours pour vous aujourd’hui ! ( texte à projeter comme les photos Dieu a tant aimé  le monde ! Aimez vous les uns les autres!!)

Épilogue

  • Colère : Mais, qu’est-ce c’est que ça, encore ?! Le bouton d’urgence a changé !!
  • Dégoût (regardant) : Re-Sur-Rec-Tion… Qu’est ce que c’est que ce mot qui veut rien dire ?
  • joie : Aucune idée… bah, ça ne doit pas être important… Allez, c’est la fête !
  • Amour : absolument ! Joyeux Noël !!
  • Les autres, tous en chœur : Joyeux Noël !!
  • Colère : oui, ben quand même, ça ne me dit rien qui vaille, ce resur-machin…

Crédit : Corinne Scheele (EPUdF) Point KT




Kamishibaï maison en photographies

Kamishibaï (dire ka-mi-shi-baï) est un mot japonais pour « théâtre de papier ». Les images sont imprimées de façon à ce que les spectateurs voient l’image présentée  (au recto) tandis que le conteur peut lire le texte imprimé (au verso).  Le glissement des images est facilité lorsqu’elles sont présentées dans un castelet (ou « butaï « ). Cliquer ici pour découvrir la fiche de fabrication du castelet  et tous les récits disponibles au téléchargement.

Le présent kamishibaï est une série photographique de la pasteure Annette Ruby, les figurines sont mises en scène par Valérie Jautzy. Merci à elles pour le partage de ce matériel. Laurence Gangloff a présenté le Kamishibaï.

Voici une vidéo pour donner un aperçu de ce kamishibaï – cliquer ici

Fabrication

  • Première étape : imprimer (en recto-verso dans ce cas – choisir la fonction « reliure sur le bord le plus petit »)  toutes les  planches du Powerpoint disponibles ici kamishibai en photo Luc 2 – si les feuilles n’ont pas été imprimées en recto-verso, les assembler et les coller sur le papier cartonné, si possible. Le recto de chaque planche est notifié en bas à droite (et en petite police de caractère) tandis que le verso de chaque texte est indiqué en haut et en grand.
  • Dernière étape :  ranger les planches dans le bon ordre, les glisser  dans le butaï … s’entraîner en face d’un miroir (pour voir les images) et une fois que l’on se sent prêt : inviter au « spectacle » !

Crédits : Valérie Jautzy  et Annette Ruby – Point KT




Angel Academy

ANGEL ACADEMY, scène de noël en 4 actes et pour 24 acteurs. Personnages : Voix off + 1 directrice d’école : Melle Primprenelle + Mmes les 4  Professeures : Balancel, Gargamel, Ariel, Rimmel + 8 Petits anges (tous leurs prénoms se terminent par « iel ») + 4 anges moyens + 6 grands anges

Voix off : chers amis qui êtes là ce soir, vous êtes-vous déjà penchés sur la question de l’existence des anges ? Vous êtes-vous déjà demandé comment les serviteurs ailés de Dieu acquéraient leurs compétences de vol, de discours, de charme ?

Peut-être que oui, mais sans doute que non…

Alors ce soir, nous allons vous donner des réponses aux questions que vous ne vous posez pas forcément… nous vous emmenons à l’école des anges, en l’an 3 millions 242 mille virgule 05 de l’éternité, ce qui correspond à l’an -1 de notre ère, à quelques poussières d’étoiles temporelles près…

Toute ressemblance avec des humains, grands ou petits, de votre connaissance seront purement fortuits.

Acte 1 – cours d’école 

Cour d’école (les 3 groupes d’anges arrivent les uns après les autres)

Petits anges, groupe des garçons :

  • Daniel, à Bretezel : yo Check, Bretzel !! Se font leur Check… arrive Martiniel.
  • Martiniel : Salut les poteaux, quoi de neuf?
  • Bretel : Matez ça, j’ai eu des nouvelles cartes de Pokéciel !!
  • Martiniel : ouah, la classe, j’y crois pas , t’as le Constructociel !!
  • Bretzel : ouais, t’as vu ses points de force ? Avec ça, je gagne des ailes dans toutes les arènes !

Petits anges, groupe des filles :

  • Mariniel : coucou les filles ! Alors, votre week-end?
  • Julianel : le paradis ! C’était notre univerciel, à Mathildiel et moi, alors nos parents nous ont emmené faire du rodéo d’étoiles vers Orion, c’était génial !
  • Mathildiel : on a fait la course avec la grande ourse sur des licornes, on a mangé des nuages roses, et dormi dans des arc-en-ciel !
  • Amandiniel : oh la chance! Moi, à mon univerciel, j’ai seulement eu une lyre électronique, c’est pas juste !!
  • Ciel : attention, les filles, poussez-vous, voilà les grands !!

Grands anges, arrivant :

  • Bretel, aux garçons : poussez-vous, les nabots, laissez passer les King du ciel !
  • Ansel, aux filles : du balai, les dindes, allez voleter ailleurs, vous faites tâche dans mon ciel !! Contents d’eux, les deux anges se font un Check de joie … les petits anges s’en vont.
  • Chanel : allez, les garçons, laissez les petits tranquilles, ou Melle Primprenelle va vous enguirlander !
  • Gretel : ouais, vous rigolerez moins tout-à-l’heure, quand Mme Gargamel rendra les copies de géographie terrestre !
  • Marcel : au diable, la géographie terrestre !! Ça ne nous servira jamais à rien !
  • Bretel : c’est vrai, ça, à quoi ça sert de savoir où est le Sahel, alors qu’on nous cantonne au ciel !
  • Ansel : pi de toute façon, moi j’ai aucune envie d’aller sur terre, c’est degueu, la terre ! Pi t’as vu la tête des humains ?! Beurk !!
  • Gretel : oh, vous exagérez, comme d’habitude…
  • Marcel : c’est ça, oui… bon, on a quoi, ce matin ?
  • Chanel : une heure de vol Angélique avec Mme Balancelle, deux heures de géographie terrestre avec M. Gargamel, et pi on commence maintenant avec Mme Ariel, cours de Courtoisie angélique à l’égard des humains…
  • Bretel : pfff, encore un truc qui sert à rien… singeant Mme Ariel : Bonjour, petit humain, n’aie pas peur, je suis un ange, j’ai éteint mon auréole pour ne pas t’éblouir, je suis gentil, je viens te parler de la part de Dieu, Dieu il est gentil, grand gnan gnan…tu parles d’un truc de crétins !!
  • Ansel : tu sais que sur terre, Ariel, c’est le nom d’une lessive ?
  • Bretel : ouais ben moi, c’est le cerveau, qu’elle me blanchit, la mère Ariel !
  • Gretel : allez, on y va, on va être en retard ! Un ange ne doit jamais être en retard, Melle Primprenelle le dit assez souvent !
  • Ansel : Mais quelle fayote tu fais, Gretel… allez, blanche colombe, on te suit ! Ils s’en vont.

 Les moyens anges arrivent :

  • Mathildiel : salut Clariel, salut Babybel, Salut Miel .
  • Les trois autres, en chœur : salut, Mathildiel !
  • Mathildiel, enthousiaste : alors, vous avez bossé votre chorégraphie, pendant votre week-end ? Moi, j’ai rendu fou mes parents, en volant partout dans la maison à la vitesse de l’éclair… j’ai renversé 2 fois mon petit frère, le chat s’est caché dans le frigo, ma mère n’était pas contente !
  • Clariel : la mienne, elle a fini par m’envoyer dehors, pour répéter… mais c’était cool, j’ai retrouvé Babybel, on a pu perfectionner la pirouette n43.
  • Miel : ah ouais, pas facile, celle-la… pour un vol plus fluide, je me demande s’il ne faudrait pas inverser le salto-arriere 22 par le turlututu 157, celui qui vient après le pic-en-l’air 73… je crois que ce serait vraiment impressionnant.
  • Babybel : on va présenter le projet à Mme Balancel. Une sonnerie retentit.
  • Clara : vite, il faut y aller, c’est l’heure, un ange ne doit jamais être en retard, Mme Primprenelle le dit assez souvent !
  • Babybel : ah, Clariel, qu’est-ce que vous êtes sérieux, dans ta famille !

Acte 2 : classes

Classe de musique Angélique avec les petits, et Mme Rimmel

  • Rimmel : Bonjour mes petits anges ! J’espère que vous avez bien révisé votre partition pour aujourd’hui !
  • Tous : oui, Mme Rimmel !
  • Rimmel : Très bien, nous allons voir Cela. Elle joue vive le vent sur une flûte. Voilà, alors, qui veut passer en premier ? Je vous rappelle que nous arrivons à la fin du premier trimestre, j’ai besoin d’encore une note pour pour calculer votre moyenne, alors concentrez-vous, d’accord ?
  • Amandiniel : Moi, moi !
  • Rimmel : très bien, Amandiniel, joue.  Amandiniel joue quelques notes maladroites à la flûte…
  • Rimmer : euh, c’est bien, Amandiniel, tu progresses, c’est certain, j’ai presque reconnu une note, je te mets 20 ! Ciel, à toi ? Ciel joue plusieurs fois la même note.
  • Rimmel : bon début, Ciel, bon début. Tu as assurément de la suite dans la partition. Je te mets 18, pour t’encourager. A qui le tour ? Tous les enfants lèvent la main.
  • Rimmel : oh que vous êtes adorables, mes petits anges… allez, hop, je vous mets tous 20 ! Une poussière d’éternité, et vous serez prêts pour le grand chœur angélique !

Classe des moyens, avec Ariel, professeur de communication humaine

  • Ariel : bonjour les enfants ! (Ton mielleux). Avez-vous passé un bon week-end ? Babybel?
  • Babybel : oui, madame !
  • Ariel : en humain, Babybel, tu le sais, pas en angelin !
  • Babybel : oui, madame, j’ai passé un bon week-end ! (Ton mielleux)
  • Ariel : très bien. Nous allons maintenant passer à des exercices pratiques d’improvisation. Cela peut vous servir si vous devez aller parler à des humains. Rappelez-vous la règle des trois A :
  • Miel : atterrissage !
  • Mathildiel : Auréole !
  • Clariel : amabilité !
  • Ariel : Très bien, c’est-à-dire ?
  • Miel : A comme atterrissage, on soigne son arrivée, on ne débarque pas n’importe où n’importe comment, on ne casse rien aux humains, parce qu’ils ont tendance à vite flipper !
  • Mathildiel : A comme auréole, on éteint son auréole, pour ne pas éblouir les humains, parce qu’ils ont tendance à vite s’épouvanter!
  • Clariel : A comme amabilité, on parle bien aux humains, avec gentillesse et respect, parce qu’ils ont tendance à vite s’affoler !
  • Ariel : parfait, mes anges. Allons, imaginez que vous devez porter un message . Babybel, essaie de parler à un humain, section garçon ?
  • Babybel, ton mielleux : Bonjour, petit petit. N’aie pas peur. Oui, je sais, même sans auréole, je suis éblouissante, mais pas flipper, petit petit, d’accord? Je suis un ange du Seigneur, je suis très très gentille…
  • Ariel : très bien, Babybel, la prononciation est très bonne. Mais fais attention à tes mouvements d’ailes, je les trouve un peu saccadés, ça pourrait faire flipper l’humain… Clariel, un essai, disons à un humain, section fille très très âgée ?
  • Clariel, se raclant la gorge, ton mielleux : bonjour, petite vieille dame aux cheveux tout blancs et à l’air un peu frippé… n’aie pas peur, je suis réelle, je suis un ange du Seigneur, tout jeune et tout lisse, et je resterai toute l’éternité tout jeune et tout lisse… tu vas bien, petite vieille dame aux cheveux tout blancs et à l’air beaucoup frippé ?
  • Ariel : pas mal, Clariel… mais en la situation, il faudra peut-être que tu élèves un petit chouïa la voix, et à plus dé-ta-cher les syl-labes, car les humains ont tendance à entendre moins bien, en vieillissant… Mathildiel, oui?
  • Mathildiel : et aux animaux, on apprendra aussi à parler ?
  • Babybel : oh oui, moi j’aimerais bien savoir parler aux animaux, ils ont l’air bien plus rigolo que les humains ! Parler l’humain, ça va bien un moment !
  • Ariel : Il y a un temps pour toutes choses, mes chers anges… allons, maintenant, un peu de conjugaison humaine , répétez après moi : j’ai-me, tu ai-mes, il ai-me, …

Classe des grands, avec Mme Gargamel prof de géographie humaine,

  • Mme Gargamel rendant les copies :
    • Monsieur Bretel, vous me pardonnerez de remonter les vôtres ! Humérus n’est pas une montagne de la Cordilliere des Andes, et l’Anapurna n’est pas un serpent ! 2/20
    • Monsieur Ansel, vous devriez éviter de copier sur Monsieur Marcel, son rase-motte culturel en matière d’humain s’est littéralement et lamentablement écrasé dans votre propre copie ! 3/20 chacun
    • MlleChanel, vos connaissances olfactives vous honorent, veillez cependant à réviser vos fondamentaux , les vaches ne font pas des cacas arc-en-ciel, vous m’en trouvez bien désolée ! 14/20, c’est bien
    • Mesdemoiselles Ciel et Gretel, encore une fois, votre travail est exceptionnel, puissiez-vous déteindre sur vos camarades ! 20/20, bravo.
  • Bretel, en tirant la langue : Fayottes !
  • Gargamel : il suffit, ange Bretel ! Si vous voulez avoir un jour la chance de descendre sur terre, mes enfants, il va falloir y mettre du vôtre ! La terre et ses merveilles, ça se mérite !! Si vous ne travaillez pas, vous allez passer l’éternité à balayer les plumes des coursiers pressés, remettre dans le droit chemin les astres qui ont la tête dans les étoiles, et réparer les néons des arc-en-ciel !!

Une sonnerie retentit, Mme Primprenelle passe dans les classes en criant : rassemblement exceptionnel, rassemblement exceptionnel !!

Voix off : oh la la, Mme Primprenelle a l’air de venir annoncer de grandes Nouvelles ! Donnons aux enfants le temps de se rassembler, pendant ce temps-là, pourquoi ne pas chanter !? Allons, unissons nos voix pour le cantique Aube nouvelle

Cantique « aube nouvelle » 

Acte 3 :  rassemblement

tous les enfants, Mme Pimprenelle, les profs (tableau)

  • Mme Pimprenelle : Mes chers petits anges, à rassemblement exceptionnel, bonnes nouvelles exceptionnelles !! Vous voulez deviner ?
  • Bretzel : des frites à la cantine tous les midis !
  • Martiniel  : on va essayer les orages !!
  • Daniel  : l’école va fermer !!
  • Julianel  : Mme Gargamel va être renvoyée !!
  • Mme Pimprenelle : Mieux que ça, mes chers petits anges !! Vous allez tous aller sur terre, pour une opération exceptionnelle !! Tout le monde applaudit et lance des hourras !!!
  • Mme Pimprenelle : vous allez aller annoncer que Dieu, à Bethléem, va devenir un humain, un humain bébé !!  Grand blanc, il n’y a que les profs qui applaudissent mollement
  • Mathildiel  : Dieu va devenir quoi, Madame?
  • Mme Primprenelle : un humain bébé !
  • Amandiniel : c’est quoi, un humain bébé ?
  • Mme Gargamel : nous n’avons pas encore étudié la chose, Mlle, pardonnez leur … Attendez, voilà, je cherche dans mes notes…. voilà, un humain bébé, c’est ça… (dessin sur le tableau) voyons voir, oui, là c’est la tête, là et là les pattes, euh non, les bras et les jambes, et là le reste… voilà, c’est ça…
  • Mariniel  : et ça fait quoi?
  • Mme Gargamel : ah, euh, alors, attendez, je consulte les notes… euh, pas grand-chose, apparemment… ça dort, ça mange, ça pleure, ça crie, ça…
  • Ciel  : ça bouge vite, au moins ?
  • Mme Gargamel : ah, euh, non, apparemment pas… je crois que ça, … que c’est un peu comme une tortue renversée, vous voyez, ça gigote les pattes, enfin, les bras et les jambes, mais ça n’avance pas… apparemment, il faudrait attendre que ça grandisse …
  • Mathildiel :  C’est un humain pas fini, quoi !
  • Mme Gargamel : ah, euh, oui, apparemment, on pourrait dire ça… c’est un humain pas fini…
  • Clariel  : et Dieu voudrait devenir ça ?
  • Mme Pimprenelle : en effet, Dieu, à Bethleem, veut devenir ça… je tiens à vous rappeler, et vos professeurs n’ont sans doute pas manqué de vous l’apprendre, que Dieu est très attaché à ces humains, les finis et les pas finis… et que ce n’est certainement pas à nous de discuter de ses divins plans !! Ainsi donc, il a décidé de devenir un humain bébé, et vous allez descendre en une belle cohorte pour l’annoncer ! N’est-ce pas, Mme Balancel ?
  • Balancel : Affirmatif, Mme Primprenelle, mes élèves sont de parfaits pilotes, capables de pirouetter dans tous les sens à la vitesse de la lumière sans y laisser une plume ! On va vous faire une chorégraphie d’enfer, à inverser l’axe terrestre ! Tous les humains finis, et les pas-finis, seront scotchés, foi de Balancel !! (Montre un plan de vol sur le tableau) voici ce que je suggère : on forme au minimum 5 escadrilles, A B C D E. Elles descendent d’un demi-ciel, toutes ensemble, puis les A et  E s’élancent, foncent l’une vers l’autre pour s’éviter au dernier moment, tandis que la C parvient en une Nano-seconde au ras du Ciel puis remontent fissa. Après ça, les escadrilles B et D font pétarader leur auréoles en descendant en tourbillons, pendant que… (hourras des anges)
  • Mme Primprenelle : oh là, il semblerait, d’après la volonté de Dieu, que cela ne soit pas si … pétaradant ? Un peu plus simple, peut-être ? Avec un peu moins de bruitages, peut-être ?
  • Rimmel: je ne peux être plus d’accord, dans tout ce bruit, on n’entendrait plus la musique des anges… je suggère justement un orchestre symphonique composé de tous les instruments qui existent sur la planète terre, afin que chacun entendre la musique dans son expression ! Avec des milliers d’instruments, ça va créer le concert Angélique de l’éternité, on va faire danser toute les constellations, on va nous entendre dans tout l’univers !! (Hourras des anges)
  • Mme Primprenelle : oh là, il semblerait, d’après la volonté de Dieu, que cela ne soit pas si… bruyant? Avec un peu moins d’instruments, peut-être ? Apparemment, il s’agirait de faire passer un message à un petit nombre de gens, seulement …
  • Mme Ariel : n’en dites pas plus, Mme Pimprenelle, je suis votre ange… je sais parler aux humains, et mes anges sont parfaitement formes à la chose… ils ont acquis le vocabulaire le plus châtié qui soit, et sauront parler aux grands terriens avec une poésie Angélique des plus élevées ! Je les y vois déjà : (voix mielleuse) Bonjour, grands humains, que vous êtes jolis, que vous nous semblez beaux! Sans mentir, si vos parures se rapportent à … »
  • Mme Pimprenelle : oh là, il semblerait, d’après la volonté de Dieu, que cela ne soit si… ampoulé ? Apparemment, il ne s’agirait pas de s’adresser à de grandes gens, mais à des… oui, je lis bien, c’est bien ça, de s’adresser à … des bergers…
  • Mme Ariel : des quoi? S’adresser à des quoi ?
  • Babybel  : c’est quoi, des bergers?
  • Mme Pimprenelle : euh… Mme Gargamel ?
  • Mme Gargamel : ah, euh, oui, attendez je regarde mes notes, B babas au rhum, non, b baleine, non, B  baraque à frite, bâtiment, bavanais , be, Berger, voilà… ah tiens, c’est un humain qui dort dehors, avec des animaux, qui est pauvre, mal-vu, et a la réputation de sentir des pieds… voilà, voilà…
  • Miel :  Quoi?
  • Chanel :  On doit faire des pirouettes pour des sans-logis?
  • Gretel :  On doit jouer pour des pauvres ?
  • Bretel :  On doit parler à des gens de mauvaise réputation?
  • Ansel :  On doit descendre voir des gens qui puent des pieds ?
  • Marcel :  Je veux pas aller sur terre !!!!
  • Ciel  :  Je veux pas me salir la plume !!
  • Mme Pimprenelle : allons mes anges, écoutez moi bien : vous le savez, Dieu aime les humains, tous les humains, les finis, les pas finis, les grands parurés et les petits qui n’ont pas de souliers… alors il veut descendre à Bethleem comme un petit pas fini et sans parure, parce que comme ça, chacun aura le choix de l’accueillir ou pas !! D’ailleurs, si je continue la note, il va naître dans du foin, dans une mangeoire !
  • Mariniel  : non !!
  • Mme Pimprenelle : dans une étable…
  • Amandiniel   : Oh la la…
  • Mme Pimprenelle : et il va être charpentier, il va se faire mal aux mains et travailler le bois…
  • Bretzel  : wahou…
  • Mme Pimprenelle : Et il va parler à tous les humains, les appeler à la bonté…
  • Julianiel  : oh…
  • Mme Primprenelle : A la fraternité, à l’amour !!
  • Daniel : yeah ! ( applaudit tout seul)
  • Mme Pimprenelle : alors quoi, mes chers petits anges ? Pourquoi croyez-vous qu’il vous demande, à vous, de l’accompagner dans cette magnifique aventure ?
  • Ciel : parce qu’on est les meilleurs ?
  • Mathildiel  : pour nous donner des vacances de Mme Gargamel ?
  • Mme Pimprenelle : pourquoi vous demande-t-il, à vous, d’annoncer à des bergers, des petits, qu’il va venir comme un bébé ?
  • Clariel  : parce qu’on est les plus petits des anges ?
  • Mme Pimprenelle : exactement, Clariel … oui, je crois qu’il vous a choisi, vous des anges écoliers, parce que vous êtes les plus petits d’entre les anges, parce que vous n’êtes pas finis, parce que vous avez encore plein de choses à apprendre et à découvrir…  il vous demande d’avoir du plaisir à descendre voir ces hommes qu’il aime tant, de les aimer, vous aussi, Et de prendre plaisir à leur joie ! Vous voulez bien descendre à Bethleem ? Ouais unanimes des anges…
  • Gretel :il veut avoir besoin des hommes, c’est pour ça qu’il vient comme un bébé humain ? Wah !
  • Ciel : et il veut avoir besoin de nous, parce qu’on est les plus petits ? Wah !
  • Marcel : y’a pas à dire, c’est puissant, c’est grand  !
  • Chanel  : vous êtes certaine que c’est pas pour nous dire qu’on pue des pieds, hein?
  • Mme Pimprenelle : Promis, Chanel… bon, mes chers petits anges, mes chers professeurs, vous avez exactement 9 mois humains pour préparer l’événement. A l’heure qu’il est Gabriel est sur terre, en train de tout mettre en place… bon, je veux les musiques, les paroles, et le plan de vol à temps sur mon bureau, c’est bien compris ?…
  • Mme Rimmel : sans fausse note, Mme Pimprenelle !
  • Mme Balancel : sans faux vol, Mme Pimprenelle !
  • Mme Ariel : sans faux mot, Mme Pimprenelle ! Hésitation de Mme Gargamel
  • Mme Pimprenelle : Mme Gargamel ?
  • Mme Gargamel : euh, j’ai juste une petite question : c’est où, Bethléem ?
  • Mme Pimprenelle, soupirant : hon, le plan de Dieu, ça doit valoir aussi pour les professeurs, pas que pour les écoliers…
  • Voix off : que de choses à préparer en quelques mois, pour tous ces petits anges et leurs courageux professeurs ! Voyons voir un peu leurs progrès !

Acte 4 : final

  • Jour J moins 8 mois : vol d’ange ( trois anges garçons volent dans tous les sens)
    • Balancel : Moins vite, moins vite, soyez aériens !
  • Jour J moins 7 mois : parler humain (trois anges filles s’exercent à parler humain, avec des voix mielleuses)
    • Julianel : bonjour, les humains,
    • Mathildeil : cool, n’ayez pas peur,
    • Amandiniel : on vient vous annoncer une bonne nouvelle !
    • Ariel : plus simple, plus franc, soyez plus naturels !
  • Jour J moins 6 mois : joueur de flûte (Mariniel et Ciel jouent de la flûte, plutôt mal)
    • Rimmel : oui, oui, continuez ainsi, ça devient mélodieux !
  • Jour J moins 5 mois : cours sur Bethleem ( Les anges moyens suivent le cours)
    • Gargamel : vous voyez, Bethleem est une ville très très importante, une charmante bourgade, un village très intéressant, un hameau qui vaut le détour, un trou perdu qui ne peut que grandir en renommée, vraiment,  je ne comprends pas que vous n’en ayez jamais encore entendu parler… voyez vous, en l’an humain…
  • Jour J moins 4 mois : vol d’ange (les trois anges garçons  volent gracieusement )
    • Balancel : oui, bravo, parfait !!
  • Jour J moins 3 mois : parler humain
    • Julianel : bonjour, les humains,
    • Mathildiel : cool, n’ayez pas peur,
    • Amandiniel : on vient vous annoncer une bonne nouvelle !
    • Ariel : bravo, parfait, quels progrès !!
  • Jour J moins 2 mois : joueur de flûte (Mariniel et Ciel, ou, joue un joli petit air de flûte)
    • Rimmel : bravo, parfait, vous êtes presque prêt !!
  • Jour J moins 1 mois : carte Bethleem (les anges moyens suivent le cours)
    • Mme Gargamel : pointant sur une carte… ben voilà, Bethleem, c’est là, ce n’était quand même pas si compliqué !
    • Babybel : Bravo, Mme Gargamel, vous avez fait de sacrés progrès !!
  • Jour J : enfin, c’est l’heure , le jour J ! Nous voilà en l’an 3 millions 242 mille virgule 06 de l’éternité, ce qui correspond à l’an 0 de notre ère, à quelques poussières d’étoiles temporaires près… voilà les anges prêts à donner leur concert aux bergers, vous les voyez arriver ? (Anges se mettent en place)… allez, aidez-les, soyez vous-mêmes des anges, chantez avec eux, que la nouvelle se répande à toutes les extrémités !!

Final anges : Les anges dans nos campagnes ( pancartes)-  le  public est invité à chanter avec les anges 

Final : Check entre Bretzel et Martinel :

  • Bretzel : même pas peur, on est trop forts, vous êtes trop forts !! on reviendra !
  • Martinel  : prenez soin de lui, d’accord ?
  • Daniel : en lui, vous et nous, on est liés à jamais, nom d’une poussière d’étoile !!

Voix off : voilà donc ce qu’il s’est passé à l’école des anges, en l’an 3 millions 242 mille virgule 06 de l’éternité, ce qui correspond à l’an 0 de notre ère, à quelques poussières d’étoiles temporaires près… maintenant, vous savez presque tout sur les anges ! Merci à eux d’avoir si bien préparé la grande nouvelle, il est temps de les remercier !!

Crédit : Corinne Scheele (EPUdF) – Point KT




KTclic : un catéchisme numérique en e-learning

Ktclic : Le catéchisme qui peut se dérouler à distance, grâce aux technologies numériques (Visioconférence + e-learning)

Nous avons tous découvert les visioconférences durant les temps de confinement et il s’agit à présent de savoir quand nous opterons pour des activités en présentiel et quand nous préférerons des rencontres en ligne. Les possibilités offertes « par internet » vont beaucoup plus loin qu’une visioconférence.  Ktclic est un enseignement en ligne (e-learning) permettant à la fois des échanges entre participants, mais aussi la progression dans des parcours bibliques et culturels.

KTclic n’est pas un site internet de plus. Les séances conjuguent des visioconférences et des parcours en e-learning comportant l’apport de documents tels que : textes, images, courtes vidéos, documents pédagogiques et exercices. Le pasteur (Bruno Holcroft) anime ces séances, il commente, enseigne, distribue la parole, etc. KTclic est une offre s’adressant aux adolescents qui, pour une série de raisons – distance, maladie, habitant à l’étranger, etc. – ne pourront pas s’inscrire dans les déroulements catéchétiques traditionnels.

 Trois parcours numériques sont proposés – Ils sont accessibles par le site portail Rue de l’Eglise

  • L’Ancien Testament (25 séances)
  • Les Evangiles (25 séances)
  • Les Evangiles et les Épitres (25 séances). Ces parcours sont conçus comme support de trois années de catéchisme paroissial. Ils ont été testés et améliorés durant 8 ans.

Le déroulement d’une séance – Chaque rencontre se déroule en 4 temps.

  • 1 Nos cantiques cultuels (Fichiers ou vidéos MP3)
  • 2 Découverte et approfondissement de textes bibliques essentiels (Le choix des textes se fait à partir de parcours figurant dans Zebible ; consultez les tutos)
  • 3 Un volet culturel  (Histoire, actualité, personnage, etc)
  • 4 Des exercices de révision de la séance centrés surtout sur la mémorisation. La correction des exercices a été automatisée, les adolescents voient tout de suite leurs erreurs et leurs réussites.

Les adolescents en adorent l’approche

Non seulement ils sont contents d’utiliser les mêmes supports qu’au collège, mais ils en apprécient le rythme et le contenu ! L’inscription à Ktclic est payante (20€ par mois) 

Pour aller plus loin

  • C’est sur le site ruedeleglise.net que vous trouverez le prolongement de cette introduction.
  • Vous y trouverez le  contenu plus précis, les choix pédagogiques et les questions relatives à tout ce qui est technologique . (Est-ce que « Ça marche » ? Suis-je assez à l’aise avec les outils informatiques ? Faut-il un matériel spécial ? Comment articuler KTclic avec le groupe catéchétique paroissial, qu’en est-il de la confirmation ? Puis-je modifier, personnaliser les parcours.  Etc. )
  • Il y a aussi une série de tutos qui vous éclaireront. Ces tutos vont vous renseigner, mais aussi vous aider si vous voulez entrer dans la démarche.
  • Et pour une démo ? Il vous suffira de convenir d’un rendez-vous en visioconférence !

Crédits : Bruno Holcroft – Point KT




Noël en juin

Created with GIMP

 Il neigeait en ce soir de décembre à Siouville. David était confortablement installé dans le canapé devant le poêle qui ronronnait. Il conversait avec son copain John sur la messagerie « pigeon-voyageur ». Noël se préparait : tout était bien rodé,  prévu et attendu. Inutile de décrire le noël de David : vous savez tout. Mais son copain John habite Akaroa, dans une péninsule près de Christchurch, en Nouvelle Zélande ! Et là, c’est le jour et la nuit ( c’est bien le cas de le dire!) Lorsque David se couche, John se lève et vice versa. Lorsque l’hiver arrive à Siouville, c’est l’été qui commence à Akaroa.

David et John habitent aux antipodes l’un de l’autre

Alors, il faut décrire un peu le Noël de John qui, lui aussi, est bien rodé et dans lequel tout est prévu. Le week-end précédent Noël, il part avec sa famille passer la nuit dans une bergerie des «Southern Alps» où les moutons passent l’été. Elle se passe dehors avec les bergers sous un ciel étoilé : c’est magique. Quand par malheur il pleut, la famille dort sur le foin de la bergerie. Puis, le 24 au soir, on attend sur la plage en se baignant ou en surfant que le soleil se couche : c’est alors que commence la messe de minuit. Chacun avait du mal à imaginé le noël de l’autre : pour David, un Noël en short de surf avec la chaleur et le soleil qui se couche à 23h, cela ne fait pas sérieux. John regrettait que toutes les histoires de Noël se passent dans le froid de hiver alors que les bergers ne passaient la nuit dehors que l’été. Heureusement, « pigeon-voyageur » permettait de communiquer et d’échanger. Ce Noël se passa, comme tous les Noëls.

Quelques années plus tard, l’été approchait pour David. Les épreuves du brevet arrivaient à grand pas. Un matin, son smartphone se mit à crépiter : John lui annonçait « cette année, Noël tombe le 20 juin ». Il n’y crut pas, mais les réseaux sociaux s’emballaient. L’information « Cette année Noël tombe le 20 juin » devenait virale. Sur terre, ce fut la surprise générale. Personne ne s’y attendait. La une des journaux, les télévisions annonçaient cette nouvelle. Noël, tout le monde l’attendait, mais pour le 25 décembre. Qui donc avait décidé cela ? On cria aux « fake-news », on accusa le changement climatique, ou les gouvernements de vouloir éviter une vague d’épidémie, ou encore les églises de vouloir se faire de la publicité, …. Mais rien n’y fait. Quelqu’un suggéra : « Et si c’était Dieu lui-même qui, cette année, avait choisi cette date incongrue pour fêter la venue de Jésus parmi les humains ? »

Vous auriez dû entendre les protestations soulevées par cette nouvelle, car rien n’était prêt.

Les curés y perdaient leur latin, même ceux qui utilisaient encore cette langue ancienne pour leurs célébrations. Les traditionalistes poussèrent des hauts cris : « Quoi ! Noël en juin ! On n’a pas idée ! Jésus est né le 25 décembre.» Certains même, j’ose à peine le dire, chuchotèrent que, là-haut, le patron devenait gentiment gâteux !

Le 20 juin, c’était dans dix jours. Rien n’était prêt et pas le temps de se préparer. Les sapins étaient encore en train de pousser dans les champs ; ce n’était pas la saison des marrons  ; les dindes n’avaient pas du tout encore atteinte leur taille ; les commerçants n’avaient pas fait leur stock de jouets. Noël sans froid, sans marrons, sans dinde, sans carte de vœux, sans vacances, sans vitrines, sans cadeaux, c’était impossible.

Dans les églises, quelle bousculade : la pentecôte était à peine passée, et voilà qu’il fallait chambouler tout le calendrier, sortir en urgence les crèches, préparer la messe de minuit.

Les municipalités rivalisaient aussi d’imagination pour organiser quelques festivités. On pu même voir des sapins dressés sur la plage.

Arriva le soir du 19 juin. Dans les appartements, les maisons et les églises, rien n’était comme d’habitude. Tout le monde était déboussolé, déçu en songeant à tout ce qu’il manquait pour faire un « vrai » Noël, un Noël bien traditionnel. Bref, tout était improvisation, nouveauté. On allait de surprises en surprises.

Tout le monde était déçu ? Pas sûr !

John, au contraire, se réjouissait, car il allait enfin pouvoir connaître un Noël comme dans toutes les histoires : en nouvelle Zélande, l’hiver débutait et les jours allaient commencer à rallonger. Un petit regret : à cette saison, les moutons ne sont plus dans les alpages : il ne pourrait pas passer la nuit avec les bergers. David ne savait pas trop s’il fallait regretter ses traditions ou se réjouir de pouvoir passer un Noël comme John en attendant la messe de minuit sur la plage de Siouville où les jours étaient dans leur plénitude et allaient bientôt raccourcir.

Tout le monde était déçu ? Pas sûr !

Dans une bergerie des alpages (français cette fois-ci) quelques bergers passaient la nuit dehors avec leur troupeaux.  Ils admiraient le ciel étoilé qui brillait d’une manière particulaire en cette nuit de Noël. Ils entendirent comme des rires d’enfants tous joyeux de cette fête inattendue, spontanée, imprévue. Le croissant de lune brillait avec un sourire complice.

Tout le monde était déçu ? Pas sûr !

Il y avait quelques bergers et quelques savants ( la légende dit qu’il y en avait trois, mais ce nombre n’est qu’une légende !), quelques savants un peu rêveurs mais toujours à la recherche d’éléments nouveaux qui pourraient modifier leur façon de comprendre la vie et le monde qui les entourent, il y avait donc quelques bergers et quelques savants qui frémissaient de joie. Ils avaient deviné, eux, que Noël, c’est une surprise qui survient au cœur de l’existence humaine, c’est l’inattendu de Dieu qui prend visage sur la terre des humains.

Crédit : Robert Courvoisier (EPUdF) – Point KT  d’après une idée de Nicolas Künzler