La Pâque de Cléopas

La Pâque de Cléopas. Les trois narrations présentées ici par Edmond Stussi sont destinées aux enfants et aux jeunes. Elles veulent être une fresque de l’essentiel des événements qui conduisent de la Passion à la Mort et à la Résurrection du Christ. La tâche n’est pas aisée : où est l’essentiel, l’incontournable ? Qu’est-ce qui est constitutif de la foi ? C’est un essai, il demande l’indulgence et le sens critique du catéchète.

Les narrations racontent les événements avec le regard d’un jeune juif contemporain qui découvre progressivement le Christ. Elles cherchent ainsi à éviter de tomber dans le piège du manichéisme juif-chrétien et de l’antisémitisme. Elles veulent dire la continuité de la foi biblique qui de la Pâque juive conduit à la Pâques chrétienne. S’inscrivant dans l’histoire d’une famille juive faisant le pèlerinage de Jérusalem à l’occasion de Pâque, elles évoquent le contexte géographique, historique, politique et religieux local.

Le scénario : Cléopas, originaire de Galilée, disciple supposé de la deuxième sphère des disciples de Jésus et son compagnon suggèrent les deux compagnons d’Emmaüs (Luc 24). D’autres pèlerins et des témoins anonymes de certaines scènes introduisent un espace de dialogue dans lequel l’auditeur ou le lecteur est invité à entrer. Ils permettent aux événements d’être dits de manière dialogale, voire interrogative.

Il a souffert sous Ponce Pilate

Le silence tombe, pesant, sur le Mont des Oliviers. La lune, pleine en ces mois de fête, fait scintiller la toiture d’or du Grand Temple et les murs de la ville renvoient leurs reflets brillants vers la colline. Les pèlerins se préparent à une nuit de paix avant les grandes fêtes. Cléopas ne trouve pas le sommeil. Les yeux vagues, il regarde au loin… Là-bas, entre les murs qui bordent le chemin des oliviers, des silhouettes se détachent dans l’obscurité. On entend des cliquetis de métal. Des hommes armés et casqués s’approchent. Une lampe à huile discrète semble ici et là éclairer le visage de ceux qui dorment. Cléopas se lève, il a peur.C’est la police du temple. Que viennent-ils faire, qui cherchent-ils ? Ieschoua s’est réfugié ici avec ses Galiléens.

Cléopas en est sûr, il a entendu des rumeurs de complots cet après-midi en ville. La troupe s’arrête et se déploie autour d’un vieil olivier. La silhouette d’un homme, lentement, se dresse… « C’est Ieschoua ! Ils l’ont trouvé ! »

Cléopas reconnaît son visage dans la lueur de la lanterne qui l’éclaire. Une ombre s’approche et l’embrasse. Ieschoua parle aux soldats. Un instant, ils reculent, comme s’ils hésitaient, puis cela va très vite : ils avancent et lui ligotent les mains. Quelques hommes sortent des fourrés. La lame d’un glaive brille au clair de lune. Puis c’est le silence.

« Les lâches ! » se dit Cléopas tout haut. La sombre cohorte emmène Ieschoua, redescend la colline pour remonter vers la ville. Longtemps encore Cléopas la suit du regard. La nuit est redevenue sombre et muette comme la vallée des ténèbres et de la mort.

Il est mort, il est descendu aux enfers…

Le soleil est levé quand Cléopas se réveille. Le champ des oliviers s’est déjà vidé de ses pèlerins partis en ville faire les derniers préparatifs de la fête. Cléopas se presse et court lui aussi vers la ville. Il se faufile à travers les étalages des marchands d’épices, de tissus, d’huile et d’essences. Là, soudain, tout est bloqué. On n’avance plus, ni ne recule. La foule jusqu’alors bigarrée et gesticulante se fige. Les yeux se tournent vers le bas de la voie principale. Des gardes romains se taillent un passage d’un pas martial à travers la marée humaine.

Derrière eux, d’autres gardes. Sous une grosse poutre, un homme, plié en deux, traîne péniblement les pieds. Il porte sur la tête un tressage de branches sèches. Derrière lui deux autres suppliciés. Cléopas comprend : » C’est Ieschoua,  ils vont l’exécuter, ils le traînent devant les murs et vont le crucifier ! »

Il veut voir. La souffrance des hommes a toujours attiré sa compassion. Il se faufile en avant, à travers les spectateurs. Pétrifié, il voit Ieschoua, là tout près devant lui. Des cris de haine et de lamentation sortent, pêle-mêle, de la foule ivre de spectacles et l’étouffent. La foule se disperse. Les uns retournent à leurs occupations. Les autres suivent de loin le cortège. Cléopas les suit. À côté de lui, des femmes pleurent, des hommes résignés serrent les poings.

De rage, ils voudraient hurler : « Que leur a fait Ieschoua à ces diables de Romains », marmonne l’un d’eux en veillant à ne pas être trop entendu. « Qu’est-ce qu’ils lui reprochent », dit un autre levant le bras au ciel ?Trois croix se dressent maintenant sur la colline. Sur celle du milieu, un écriteau vient d’être cloué. Cléopas lit : « Le Roi des Juifs ».

Tout est fini. Il faut rentrer. Il pense à la journée d’hier, à la Grande Fête qu’il était venu célébrer avec ses parents, à la foule des pèlerins, à ces femmes, à ces hommes, ces enfants qui ont préparé dans la joie la grande fête du Passage. Un moment, il avait cru que le Royaume de paix allait venir. Il pense aussi à l’agneau que son père a préparé, au pain sans levain qu’ils vont partager.Tout est gâché maintenant. Ieschoua est mort. Ils vont le descendre de croix et le mettre dans un tombeau. Ils rouleront une lourde pierre devant.

Cléopas se souvient. Un jour, il avait demandé à son père ce qu’était l’enfer. « C’est quand on est abandonné de tous, même de Dieu », lui avait-il répondu. Aujourd’hui Ieschoua est descendu aux enfers. La nuit tombe, la nuit du Repas de Pâques. C’est dans la tristesse qu’ils partagent l’agneau et le pain. Sans espoir, ils attendent que Dieu vienne enfin les visiter.

Il est vivant !

Au premier jour de la nouvelle semaine. Après le Grand Sabbat, la longue cohorte des pèlerins se remet en route vers la campagne. Cléopas aussi rentre chez lui. Le soleil ardent et la poussière des chemins étirent de fatigue le cortège. Cléopas chemine seul avec un autre pèlerin quand un inconnu les rejoint.

  • « De quoi discutez-vous… ? » les appelle-t-il. » Vous portez la mort sur le visage ! Après ces fêtes, vous devriez revivre ! »
  • « Comment donc, lui rétorque Cléopas scandalisé, comment peux-tu parler ainsi après tout ce qui s’est passé ? N’as-tu donc rien vu, rien entendu ? »
  • « Et quoi donc ? »

Devant tant d’ignorance, le cœur de Cléopas déborde : « N’as-tu rien su des exécutions qui ont eu lieu ? N’as-tu pas entendu parler de Ieschoua ? C’était un homme de Dieu, un vrai prophète… Quand il parlait de paix aux hommes, c’était comme si elle venait… Quand il te tendait la main, c’était comme si tu revivais ! Eh bien, nos chefs l’ont arrêté, ils l’ont condamné, crucifié… Il est mort et enseveli ! N’est-ce pas assez ? »

L’inconnu se tait. Visiblement les paroles du jeune homme le touchent. Il ne peut pas, se dit-il, les laisser poursuivre leur chemin sans répondre à leur désespoir… Il essaie alors de leur expliquer : « Dans la longue histoire de notre peuple, il en a souvent été comme ça. C’est peut-être difficile à comprendre quand on est jeune. Mais chaque fois que nous avons marché dans la vallée de l’ombre et de la mort, c’est alors que Dieu s’est montré vraiment fort… Avec Ieschoua, c’est pareil… » Longtemps l’Inconnu leur parle. Cléopas et son compagnon écoutent attentivement. Ils ne savent pas pourquoi ses paroles apaisent leur amertume. C’est un peu comme s’ils se retrouvaient sur les bords du grand lac et écoutaient les paroles de Ieschoua.

La nuit va tomber. Il faut s’arrêter dans une auberge et prendre du repos. L’inconnu, lui, est pressé de continuer son chemin. « Reste avec nous, lui demande Cléopas. Il va faire nuit et le jour est à son déclin. » Les trois hommes entrent et prennent place dans l’hôtellerie. La table est garnie. Un linge blanc recouvre le pain de Pâque. Cléopas a soudain l’impression d’être l’invité de l’inconnu qui a cheminé avec eux, car il prend le pain, comme le fait un père de famille, au soir de Pâque, il prononce la bénédiction, il le rompt et le leur donne.

L’instant d’un éclair, leur esprit se trouble. Ce geste, ils l’ont fait, ils l’ont vu faire tant de fois, en attendant le jour de la venue du Royaume de Dieu… L’instant d’un éclair, derrière le visage de l’Inconnu, Cléopas reconnaît les traits de Ieschoua « Est-ce toi, est-ce bien toi ? » veut-il dire… Mais au moment de mettre la main sur lui, il leur échappe, comme s’il les appelait à le suivre.

Les deux hommes se lèvent et se remettent en route : « Je ne comprends pas, dit Cléopas, c’était donc lui qui nous parlait pendant que nous marchions, c’était donc lui qui a partagé le pain avec nous… ? Alors… Alors… Cléopas n’ose prononcer les mots qui lui brûlent les lèvres : « Tout le temps que nous marchions avec lui, j’avais en moi comme un feu qui me réchauffait le cœur… Il est vivant ! » « Viens, lui dit son compagnon, cela se voit sur ton visage. Il faut nous remettre en route et aller à la rencontre des autres… »

Crédits : Edmond Stussi Enseignant de pédagogie religieuse, IUFM d’Alsace – N° 16 – Cahiers de la bible contée – Image par Gerd Altmann de Pixabay 




La tête ou les jambes? Jean 20

 « La tête ou les jambes ? » est une saynète inspirée de Jean 20, 11-18 et inventée par Frédéric GANGLOFF (Dynamique Jeunesse UEPAL) . Comment annoncer la résurrection ? Certains parmi nous sont plus prompts à agir, alors que d’autres préfèrent la contemplation. Mais lorsque les deux se disputent, dans un tombeau vide, voici ce que cela peut donner…

  • L’ange-entête
  • L’ange-enjambes

Un ange accourt. Il est nerveux et ne tient pas en place. C’est l’ange-enjambe ! Il se place à un endroit qui symbolise les pieds du Christ dans la tombe. Puis, arrive doucement avec une démarche assurée, l’ange-entête ! Il est calme, rationnel et se place à la tête du Christ… Ils se font face et se regardent un petit moment ; chacun dans sa posture !

Ange-entête : Du calme mon pote ! Cela ne sert à rien de débouler ici à toutes jambes ! Le patron a dit que nous en aurions certainement pour une bonne partie de la nuit… Alors… Autant rester zen et lever le pied !

Ange-enjambes : (toujours à sautiller d’un pied sur l’autre) T’en as de bonnes toi ! Je sais bien que tu as la tête de l’emploi, mais faire le pied de grue, ne me plaît guère… Tu sais attendre et patienter, ce n’est pas trop mon truc… En plus être obligé de te faire la conversation, et que tu me tiennes la jambe… Très peu pour moi ! J’préfère m’esquiver à tire-d’aile…

Ange-entête : (ironique) Allons ! Quand on n’a pas de tête… On a… (avec le public)

Ange-enjambes : Des jambes… Oui, oui, ils ont compris là ! N’empêche ! Me retrouver enfermé avec toi, dans cette tombe un Dimanche matin ; c’est presque une punition. Cela ressemble à une mise à pied… Pourquoi m’a-t-on affecté à cette corvée ? Me voici au pied du mur… Et qu’est-ce qu’on va dire au premier individu qui passe la tête par l’ouverture ? « Shalom ! C’est à quel sujet ? Il n’est plus à cette adresse ! Il est ressuscité ! Alléluia ! »  Ou mieux : « Il a été enlevé ! Allez voir au bureau des cadavres retrouvés ! » Il ou elle va s’enfuir à toutes jambes…

Ange-entête : (Bienveillant) Allons, tu en fais une drôle de tête ! Essaye de la garder sur les épaules ! Ce n’est pas plus compliqué que quand le collègue Gabriel a annoncé à une vierge qu’elle allait devenir enceinte du Saint Esprit. Ne te prends pas la tête pour si peu ! Nous respectons les consignes divines, point barre… (petit moment d’embarras)

Ange-enjambes : J’voudrais pas mettre les pieds dans le plat, surtout qu’ici on a déjà un pied dans la tombe, mais… Imaginons que le premier à mettre ses pieds ici soit… Au mieux… Une femme ! Et surtout l’autre là…  La disciple préférée du maître… Elle est vachement émotive et si jamais elle craque ? Je suis un ange d’action et pas à réaction ! Je risque de perdre pied… D’ailleurs, tu trouves ça normal qu’un mort s’enfuit sur ses jambes ? D’habitude, ils partent les pieds devant !

Ange-entête : Je dois t’avouer qu’à moins d’être tombé sur la tête, c’est assez inhabituel… Justement, l’habitude veut que les morts restent au tombeau. La tombe garde les morts comme un coffre-fort l’argent, comme les anciennes photos renferment l’image, comme la mémoire garde les souvenirs, ou la conserve le cassoulet… Alors un tombeau vide c’est difficile de se mettre cette idée en tête…

Ange-enjambes : Elle va surtout faire des pieds et des mains pour comprendre, et nous, on va répondre quoi ? Par exemple : « Il n’est plus ici, il a pris l’air ça sentait trop le renfermé ! » ; « Il s’est barré parce que la concession est hors de prix ! » ! » Elle va venir pour le soigner, le toucher une dernière fois… Elle pensera qu’il l’attendra ici, sans bouger, de pied ferme ! Elle va s’empresser de le rechercher dans le jardin, faire son enquête, accuser le jardinier… Plus de corps, mais un grand vide ! Cela va lui faire une belle jambe d’apprendre que la tombe est vide !

Ange-entête : Ce n’est pas la peine de te mettre martel en tête pour si peu… Elle va avoir un peu de mal à réaliser… Elle voudra savoir où repose celui qu’elle ne veut pas lâcher ! Elle voudra aller le reprendre ! Et pour cela, elle sera prête à le reconduire à son tombeau ! Elle préfère un Jésus-cadavre, pourvu qu’il soit là où on l’a mis, à disposition, plutôt qu’un Jésus vivant, toujours ailleurs et différent ! C’est qu’elle une idée fixe de son Jésus personnel en tête, la Marie ! Et c’est une forte tête, elle n’en démordra pas !

Ange-enjambes : Si je te suis bien, et ce n’est pas vraiment mon point fort de faire marcher ma tête, le seul qui pourrait la convaincre de se mettre en route, c’est Jésus ? Mais à moins que je n’aie plus toute ma tête, Jésus n’a plus, non plus, la même tête ; il est tout autre, non ? Tu ne ressuscites jamais avec la même tête qu’avant ? Je me suis toujours demandé si c’est comme un lifting ? Pratique ! T’es moche et tu ressors plus canon qu’avant !

Ange-entête : Pour une fois, fais marcher ta tête de linotte ! As-tu déjà vu qu’un jardin garde la semence ? Au contraire, il la transforme ! Comme une graine morte qui devient une belle plante ! Quant à Marie, elle ne pourra plus toucher le maître ; il est déjà passé de l’autre côté, à-Dieu, où rien ni personne ne pourra désormais le retenir ! Mais elle va retrouver une nouvelle famille de disciples et un nouveau Père…

Ange-enjambes : Je commence à en avoir par-dessus la tête de tes démonstrations théologiques ! Tu crois vraiment que ce genre de prédication le Dimanche matin, ça va l’aider la Marie ? Tu crois vraiment, que dans ce genre de situation, elle va garder la tête froide ? Mais enfin, un tombeau vide c’est la fin du monde ; ça bouleverse tout, ça te met les tripes en l’air ; tu ne peux pas considérer cela par-dessus la jambe ! Pâques c’est bien plus que de froides explications autour de l’absence d’un cadavre… Rends-toi compte ! Marie est dans tous ses états ; elle passe d’un voir désespéré à une mise en route dans la joie, après le désespoir du vide ! Faut arriver à le digérer ça ! Tiens ! Rien qu’à le dire ça me donne mal au ventre !

Ange-entête : (En mimant) Parles à ma tête ! C’est ce que je me tue à te faire entrer dans ta petite tête depuis qu’on se morfond dans cette tombe. La résurrection et l’absence de Jésus au tombeau n’effacent pas la croix, mais lui donnent un sens nouveau. La défaite apparente se change en victoire invraisemblable de la foi ! Et une fois que Marie aura de nouveau toute sa tête, elle annoncera cela aux disciples hommes en prenant ses jambes à son cou !

Ange-enjambes : Et tu penses vraiment qu’ils vont y croire… Les hommes ? Sans avoir vu de leurs propres yeux… Machistes comme sont les 12 ! Premièrement, le cerveau n’est que leur second organe favori et pour le peu qu’ils pensent, ils sont persuadés que les femmes sont… comment dire… têtes en l’air ! Enfin, pour ce que j’en sais moi… Je ne suis finalement qu’un ange… A la recherche d’un sexe attitré… Bon en attendant, on dit quoi à la première qui passe les jambes et la tête, alouette !

Ange-entête : Eh ben… Je ne sais pas moi… J’en ai des maux de tête ! On improvise !

Ange-enjambes : Ok ! En attendant l’aube d’un jour nouveau et en tant qu’ange grosse-tête, tu ne t’es jamais posé la question de savoir pourquoi et pour qui on vit ? Et pourquoi et pour qui on court ? Tu ne réponds jamais à ce genre de questions !

Ange-entête : Tu me casses la tête avec tes crises existentielles ! Cela ne nous concerne pas ! Nous sommes des anges Messenger et une foi que Marie aura réalisé et passé ce cap de bonne espérance, ce sera elle la nouvelle messagère… C’est ça notre mission et après on disparaît… Pouf !

Ange-enjambes : Nous peut-être, mais eux là (montre les gens dans l’assistance) et paf ! Pourquoi ils viennent encore à l’Eglise ? Pourquoi on a tellement de mal à les accompagner ? Et pourquoi on ne leur parle pas d’amour, de confiance, d’espoir ? Pourquoi au lieu de liker, on a perdu le goût d’aimer ?

Ange-entête : (de plus en plus irrité) Quelqu’un dans l’assistance aurait-il un marteau pour l’assommer ou quelque chose pour le bâillonner ?

Ange-enjambe : « Si j’avais un marteau. Je bâtirais un bateau. Et j’y mettrais mon père, ma mère, mes frères et la grosse tête. Oh ! Oh ! Ce serait le bonheur ! »

Ange-entête : Mais qu’est-ce que j’ai fais au Bon Dieu pour me retrouver ce matin avec un ange aussi bête que ses pieds ?

Ange-enjambes : Il vaut mieux faire partie d’anges-heureux plutôt que des anges-amer comme une bière tombale !

Ange-tête : Pschitt… Quelqu’un arrive ! Vite… Remettons-nous en place !

Ange-jambes : (ironiquement) Oh ! Un ange passe ! Ne traversez pas sans regarder dans les deux directions ! Un ange peut en cacher un autre (Bref moment de silence où ils regardent tous les deux dans la même direction)

Les deux : « Femme, pourquoi pleures-tu ? »

Crédit : Frédéric Gangloff




Culte de Rameaux avec catéchumènes : Mon vêtement pour Jésus

Voici un culte pour tous les âges, préparé avec des catéchumènes pour les rameaux.

A préparer : Un bon nombre de modèles de vêtements en tissus ou en papier à distribuer lors du culte, ainsi que des tissus en grand à mettre par terre.

 

 

Accueil

Nous tous qui sommes ici, souvenons-nous que nous sommes tous, frères et sœurs, invités au même festin.

Pauvre ou riche, jeune ou vieux, malade ou bien portant,
triste ou joyeux, à nous tous sont données:
la vie, la joie et la paix en Jésus-Christ.

(silence )

Nous vous invitons à chanter le chant :

51/10, 1.2.3.  Laisse nous Seigneur (page 826)

Deux ouvriers sur les remparts de Jérusalem.

Personne 1 : (lu par …. )

Personne 2 : (lu par …. )

Personne 1 :

Vite, il arrive. Je l’ai vu sur un âne,

il est juste devant le portail de la ville.

Vite, allons-y.

Personne 2 :

Qui est-ce ? Qui est devant la porte ?

Personne 1 :

Celui qui sait changer le monde.

Celui qui sait nous aider.

Celui qui vient au nom de notre Dieu.

Viens, vite dépêchons-nous !

Personne 2 :

Tu es fou !

J’ai travaillé toute la journée pour réparer ce rempart. Je suis plein de mortier. Tu ne crois pas que je vais l’accueillir comme cela !?

Personne 1 :

Bien sure que si !

Des taches sur ton habit parlent bien de toi. Tu y vas tel que tu es. Tu n’as rien à cacher.

Personne 2 :

Ce n’est pas poli, tu sais !

Personne 1 :

Mais c’est honnête. De toute manière il n‘y a pas de temps à perdre. Alors, viens !

Narratrice: (lu par …. )

Ce jour là, encore, beaucoup d’autres personnes sont allées voir. Ils venaient tel qu’ils étaient. Leurs vêtements parlaient de ce qu’ils étaient en train de faire. Ils portaient sur eux la poussière de la rue ou l’odeur du repas, qu’ils étaient en train de préparer, ou celle des animaux avec lesquels ils vivaient.

Sous chaque tunique se cache une histoire, une personne, un vécu. Et voici tous ensemble pour accueillir le Seigneur qui arrive.

Louange (lu par …. )

Ensemble pour chanter, nos voix se sont accordées,

Nos cœurs le sont aussi. On est unis. 

Ensemble pour trouver des routes d’amitié

Où l’on peut s’écouter et se confier. 

Ensemble pour aimer, pour apprendre à regarder

La détresse et la faim de nos voisins.

Ensemble pour changer ce monde au cœur blessé,

Où l’on saura s’aimer et vivre en paix.

Ensemble nous venons vers toi Seigneur,

Pour t’accueillir,

Car tu nous accueilles tel que nous sommes,

Pour t’offrir nos vies,

Que tu connais si bien, 

Pour poser devant toi tous nos fardeaux

En reconnaissances pour toutes les fois

où tu es venu à notre aide.

Alléluia, Amen 

(silence)

Nous vous invitons à chanter le chant :

21/19, strophes 1 et 2  Seigneur, nous arrivons des ….

Narratrices : (lu   par … )

Quand les gens étaient venus ensemble, pour accueillir le Seigneur, ils se rendaient compte qu’ils ne savaient pas comment l’accueillir. Ils étaient venus tels qu’ils étaient. Ils n’avaient rien prévu. Alors comment faire ? Ils étaient plein d’attente et plein de reconnaissance vis-à-vis de lui, mais comment lui montrer ?

Alors les premiers ont commencé à arracher les branches des arbres pour décorer la rue.

Puis, il y a eu des gens qui ont enlevé leurs tuniques, une sorte de cape qu’ils portaient au dessus de leurs robes, et à les mettre sur le sol.

Comme s’ils voulaient  préparer un tapis pour le roi du monde qui arrivait.

Pour qu’il ne marche pas dans la poussière, pour que même son âne sur lequel il est assis ne marche pas dans la poussière.

lu par : …..

Mais ce n’est pas un tapis comme les autres, ce n’est pas le tapis rouge qu’on met pour les princes et empereurs, c’est un tapis fait par des tuniques, un grand patchwork de leurs histoires et de leur vécu.

Voici qu’ils soumettent devant Jésus

Leur joie

Leur angoisse

Leurs attentes

Leurs espérances

Leur honte par rapport aux échecs de leurs vies

Leur limite

Leurs fardeaux

… en bref

Tout ce qu’ils portaient avec eux.

(silence)

Nous vous invitons à chanter le chant : 33/34 Hosanna au plus haut des cieux

Les enfants mettent des tissus sur le chemin, c’est à dire dans le passage entre les bancs du temple :

Offrande I

Action : (lu par ….. )

Vous avez reçu une tunique, symbole de votre vécu.

(montrer un exemple de tunique)

 

 

 

 

 

Je vous invite  à la déposer sur le chemin ou de demander à un enfant de le faire à votre place.

(Musique)

Les enfants prennent les tuniques et les déposent sur le chemin (accrocher sur un support de liège ou de carton) :

 

 

 

 

 

 

Prions : (lu par …..

Nous vous invitons à la prière.

Nous voici, avec notre vécu et tel que nous sommes.

C’est tout ce que nous pouvons t’offrir.

Voici le patchwork de notre diversité.

Voici le patchwork de notre vie.

Nous comptons sur ton regard d’amour

Nous avons confiance en ta puissance face à nos faiblesses,

nous te confions nos vies, pour qu’elles deviennent les tiennes,

Pour qu’avec ton aide, elles servent pour le bien et non pour le mal,

Pour qu’ainsi ton Royaume commence avec nous.

Amen

Lecture  Mathieu 21, 1 – 11

1Jésus et ses disciples approchent de Jérusalem. Ils sont près de Bethfagé, vers le mont des Oliviers. Alors Jésus envoie deux disciples, 2en leur disant : « Allez au village qui est devant vous. Là, vous verrez tout de suite une ânesse attachée avec une corde, et son petit âne avec elle. Détachez-la et amenez-les-moi. 3On va peut-être vous dire quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin.” Et on les laissera partir tout de suite. »

4Ainsi se réalise ce que le prophète a dit de la part du Seigneur :

5« Dites à la ville de Sion :

Regarde ! Ton roi vient vers toi ! Il est plein de douceur. Il est monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d’une bête qui porte des charges. »

6Les disciples partent et ils font tout ce que Jésus leur a commandé. 7Ils amènent l’ânesse et l’ânon. Ils posent des vêtements sur eux, et Jésus s’assoit dessus. 8Beaucoup de gens étendent des vêtements sur le chemin. D’autres coupent des branches d’arbres et ils les mettent sur le chemin. 9Les foules qui marchent devant Jésus et celles qui le suivent crient : « Gloire au Fils de David ! Que Dieu bénisse celui qui vient en son nom ! Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! »

10Quand Jésus entre à Jérusalem, toute la ville est bouleversée. Les habitants demandent : « Qui est cet homme ? » 11Les foules répondent : « C’est le prophète Jésus, de la ville de Nazareth en Galilée. »

Méditation: (lu par ….      )  Texte Mathieu 21. 1-11

Méditons sur les paroles de Dieu.

Ce jour, Jésus avait accepté de prendre ce chemin vers Jérusalem.

Il a traversé le portail sur le tapis des tuniques mises par terre.

Il y était allé au nom de tous ceux qui lui avaient prêté leurs vêtements.

Car en vérité, c’est ainsi qu’ils ont confié leurs vie à la sienne,

qu’ils ont lié leurs destin à son destin.

Quelques jours plus tard,  Jésus devra mourir, seul sur la croix.

Les soldats joueront pour  voir qui gagnera ses vêtements.  Jésus, sur la croix, sera dérobé.

Mais en vérité,  il porte les vêtements de chacun,  les vêtements de ceux qui avaient confiance en lui et en sa mission.

Une autre fois il avait dit :

« Je suis le chemin, la vérité et la vie … »

Ce jour là, à Jérusalem,  quand les gens sont venus pour l’accueillir  et lui ont  préparé le chemin, Jésus a continué son chemin et leur a montré ce que veut dire être « le chemin » :

En prenant avec lui nos attentes, nos besoins et tout notre être, pour nous donner une nouvelle vie et une nouvelle  espérance.

Au bout du chemin il n’y avait pas la croix, ni les soldats qui jouaient pour gagner les vêtements d’un condamné,

mais à la fin,  il y a la lumière de Pâques, de Jésus ressuscité, ressuscité au nom de tous ceux qui avaient partagé leur histoire avec lui.

L’église devrait être cela :

Des gens qui partagent leur vie comme les gens à Jérusalem ont mis leurs vêtements en commun,

Pour accueillir ensemble Jésus Christ, celui qui nous a montré que l’amour de notre Dieu est plus fort que tout, même plus fort que la mort.   Amen

(Silence)

Nous vous invitons à chanter le chant : 

44 / 16 , 1.2.3.  A toi nos coeurs  (page 674)

Annonces (Adulte)

Offrande II

Prière (lu par … )

Dieu notre père,

Nous voulons te remercier,

Car tu croises nos chemins et tu viens à notre rencontre.

Envoie-nous pour rencontrer les autres que nous côtoyons sur nos chemins. 

Aide nous à leur tenir la main, quand ils ont du mal à avancer,

Aide nous à être attentif à  l’autre.

Montre-nous comment  être une aide et non un obstacle sur la route vers ton royaume.

Nous voulons te remercier pour Jésus qui a osé prendre un chemin plein de risques et de souffrances pour le bien de tous.

Aide nous à ne pas reculer, devant nos missions et difficultés

mais à espérer que pour chacun de nous, au bout du chemin,  il y ait Pâques, une nouvelle vie, et non la désespérance.

Nous vous invitons à prier ensemble « Notre père ».

Notre Père

Bénédiction    (Adulte)

Chant :    62 / 84 , 1.4.   Seigneur garde nous (page 1009)




Le baptême vrai ou faux ?

 Voici une grille d’affirmations vraies et fausses sur le baptême pour vérifier nos connaissances… 

1 vrai ou faux ? Jésus a baptisé les petits enfants

2 vrai ou faux ? Jean-Baptiste a baptisé Jésus

3 vrai ou faux ? Dans les débuts de l’Eglise, on plongeait entièrement le baptisé dans l’eau

4 vrai ou faux ? Dans les débuts de l’Eglise, on a utilisé du vin de Cana pour baptiser

5 vrai ou faux ? Le premier rôle des parrains-marraines est d’offrir beaucoup de cadeaux

6 vrai ou faux ? Le pasteur met 3 fois de l’eau sur le front (ou sur la tête), au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit

7 vrai ou faux ? Le pasteur utilise de l’eau froide pour rappeler l’eau du Jourdain

8 vrai ou faux ? La confession de foi peut être priée avant le baptême

9 vrai ou faux ? Une bougie est offerte car elle proclame que cet enfant est comme une nouvelle étoile

10 vrai ou faux ? Le Saint Esprit est présent dans l’eau

11 vrai ou faux ? Les bonbons offerts à la fin du baptême sont obligatoires

12 vrai ou faux ? Les paroles d’engagement peuvent être triples : les parents, les parrains-marraines et la communauté

13 vrai ou faux ? La bénédiction protégera l’enfant de toute maladie

14 vrai ou faux ? Après le baptême, il faut logiquement changer sa manière de vivre

15 vrai ou faux ? Après le baptême, le baptisé ou sa famille s’engage à donner 10% de son salaire à l’Eglise

16 vrai ou faux ? Par le baptême, je comprends que Dieu m’aime pour toujours

17 vrai ou faux ? Lorsque je vois un baptême, je peux me rappeler le mien

18 vrai ou faux ?  Pas besoin d’être pasteur pour baptiser

Réponses

  • 1) faux  2) vrai  3) vrai  4) faux  5) faux  6) vrai  7) faux 8) vrai  9) faux 10) faux
  • 11) faux 12) vrai  13) faux 14) vrai 15) faux 16) vrai  17) vrai 18) vrai (en cas de baptême d’urgence)

Crédits Laurence Gangloff (Grains 2 KT)




Rencontre œcuménique autour du baptême

 

Rencontre œcuménique pour enfants des écoles bibliques autour du Baptême 

Ceci est une animation expérimentée lors d’une catéchèse commune pour enfants catholiques et protestants à Marly-le-Roi (78). Ensemble nous avons découvert les rites autour du baptême dans nos Eglises. Le point de départ était le récit biblique du baptême de l’éthiopien, décrit en Actes 8.

 

Déroulement de l’après-midi :

  1. Commencer ensemble

Rendez-vous à 14 heures à l’église catholique. En entrant chaque enfant reçoit un autocollant pour y écrire son nom et qui va servir de badge. Puis nous les plaçons dans les rangs de l’église d’après les classes (CM d’un côté, CE d’un autre), sans forcer la séparation d’un groupe déjà formé. Les parents peuvent assister, mais vont s’assoir un peu plus loin.

Puis le curé et la pasteure disent un mot d’accueil et invitent au chant

« Seigneur, nous arrivons des quatre coins de l’horizon … ».

https://www.youtube.com/watch?v=xKpYf_XT5xQ

Nous nous contentons des premières lignes pour le chanter par cœur.

Après le refrain, une animatrice fait signe au premier rang de se lever et de se placer devant tout le groupe. Ils se présentent en disant à haute voix leur nom. C’est à répéter rang par rang jusqu’à ce que tous les enfants soient debout et en cercle autour de l’autel et que chacun ait dit son nom. Après cette première présentation tout le monde reprend place dans les bancs.

2. La Narration : Actes 8, 26 – 40

Dans notre cas nous avons invité une conteuse biblique. Elle a présenté l’histoire sans aucun support et nous sommes témoins que les enfants ont bien suivi et retenu beaucoup de détails du texte.  Si jamais on n’a pas une telle ressource, on peut aussi raconter l’histoire d’une autre façon, avec des images, ou à l’aide d’une petite saynète.

3. Parcours d’ateliers autour du baptême

C’est le moment où chaque enfant reçoit un livret livret baptême de l’eunuque 9 fév 2019  pour cet après-midi. Après la désignation de quatre groupes, les enfants partent avec les deux animatrices de leur premier atelier. Chaque atelier est animé par au moins deux adultes, de préférence des deux communautés. Nous avons prévu 20 minutes par atelier. Ce qui reste à respecter c’est l’ordre dans lequel les groupes vont se diriger vers les ateliers A, B, C et D.  Par exemple ainsi:

Ordre des ateliers

* pour le groupe 1 : A B C D

* pour le groupe 2 : B C D A

* pour le groupe 3 : C D A B

* pour le groupe 4 : D A B C

Atelier A:    Les éléments du baptême 

Beaucoup d’éléments du rite de baptême (surtout catholique) sont exposés:

Une bible, un cierge, de l’eau, de l’huile, un vêtement blanc, une croix …. et un dernier  qui n’est pas visible toute suite.

 

 

Nous donnons aux enfants des bulles en papier avec des phrases écrites. Le jeu consiste à placer les phrases auprès des objets auxquels elles correspondent. Par exemple le verset de l’évangile de Mathieu va avec la Bible.

  • Evangile de Matthieu 28, 19:

Jésus dit: Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !

> Bible

  • Je suis une lumière dans ta vie et tu peux l’être pour d’autres.

> Bougie

  • J’enlève ce qui n’est pas bon pour toi.

> Eau

  • Je te bénis et je reste proche de toi.

> Huile

  • Je te donne ma grâce. Sois joyeux!

> Vêtement blanc

  • Suivez le Christ! Voici son signe.

> Croix

  • Voici tes frères et sœurs dans la foi. Tu n’es pas seul.

> Communauté

Pour le dernier papier, ils vont se rendre compte qu’il n’y a pas d’objet. En vérité, c’est nous, donc les personnes présentes qui représentons la communauté chrétienne.

Cela va certainement discuter où placer les phrases : quel lien avec quel objet ? Mais c’est tout à fait voulu. Le but est de rentrer en débat et de découvrir que derrière des rites et des objets, il y a une signification. Le rôle des animatrices est de permettre cet échange et d’aider (pas trop tôt) à trouver les bons emplacements. C’est là aussi le moment de montrer les différences  de pratique entre catholiques et protestants. Les protestants ne vont pas forcement mettre de l’huile ou un vêtement blanc, mais la Bible, l’eau, la communauté restent en commun et c’est l’essentiel dans cette démarche.

Atelier B:    Bricolage d’une bougie personnalisée

Dans l’atelier des bougies, chaque enfant reçoit une bougie et un papier de même hauteur que la bougie. L’enfant est invité, à partir de quelques modèles et d’exemples à personnaliser la bougie, c’est à dire de dessiner sur le papier : son nom, des symboles en lien avec le baptême (de l’eau, la croix, une bible) ou des éléments du récit biblique. A la fin la monitrice va aider à coller le papier autour de la bougie. Elle fera aussi attention à ce que sur chaque bougie le nom de l’enfant soit marqué quelque part et elle va les garder dans un carton, par groupe. Ainsi que les enfants ont les mains libres pour les ateliers à venir.

Atelier C:    Discuter un extrait du texte biblique (comme Philipe et l’éthiopien)

Dans l’atelier les enfants sont invités à retrouver dans leur livret ces deux extraits du texte :

  • «  qu’est-ce qui empêche que je reçoive le baptême ? »

et

  • « il annonce la bonne nouvelle dans toutes les villes »

De la même manière que Philippe et l’Ethiopien ont essayé de comprendre le texte à deux, ils sont invités à discuter ensemble pour l’interpréter. Les deux moniteurs présents sont là pour encadrer et démarrer le débat.

Atelier D:  Mimer le récit biblique

Cet atelier veut aider à mémoriser le texte biblique. Les monitrices mettent à disposition quelques éléments du récit : les personnages, le char, un peu d’eau etc. Dans un premier temps les enfants découvrent ces éléments et se disent ce que cela représente par rapport à l’histoire et cherchent à retrouver l’ordre des événements : l’ange qui pousse Philippe à aller sur cette route, l’homme qui arrive dans son char en train de lire , …. etc.

Puis, pour chaque étape, ils vont essayer de trouver un geste, un mime pour le montrer.

A la fin de l’atelier il ne reste qu’à mettre chaque geste bout à bout pour raconter sans dire. Si besoin l’animatrice va dire les étapes.

 

4. Goûter

Le temps de gouter était aussi un temps pour rassembler tout le monde et se défouler un peu.

5.  Danse

Après avoir repris de forces, il est temps de continuer sa route dans la joie, comme l’Ethiopien.  Nous proposons à tout le monde de chanter et danser sur le chant « Danse de de joie ».  https://www.youtube.com/watch?v=iUxkDml1NDA

Paroles du chant, mélodie et explication des pas et des gestes dans le fichier joint.

Danse de joie

chorégraphie du chant du baptême de l’eu.2019

6.  Partir

A la fin de la danse, nous restons attachés les uns aux autres pour retourner ainsi, encore en chantant dans l’église.

Après des mots de remerciement et la prière du Notre Père, nous chantons, sur la mélodie du chant « Seigneur, nous arrivons des quatre coins … » le texte suivant :

« Seigneur, 

nous repartons, nous sommes contents, C’était si bon, dans ta maison. »

Comme au début, après le refrain un groupe est invité à se placer devant. Cette fois-ci, c’est par ordre des groupes qui ont fait des ateliers ensemble. Chaque enfant du groupe reçoit à ce moment sa bougie. Ceci se répète donc encore trois fois jusqu’à ce que tous les enfants soient devant l’autel, chacun avec sa bougie.

Après une bénédiction, il est temps de faire des photos souvenir de ce groupe: les enfants avec leurs bougies, avec les animatrices, avec les parents etc.

Et puis chacun continue sa route, espérons, joyeusement.




Mimer l’eau

Voici une petite liste de propositions à mimer. Pour ce temps récréatif, délimiter une zone de mime et une zone « spectateurs ». On peut jouer en équipe ou de manière individuelle. L’animateur montre une seule proposition au volontaire qui mime l’une des propositions ci-dessous, sans paroles ni bruitages, dans un temps limité (prévoir un chronomètre). Celui ou celle qui à deviné le mime fait deviner à son tour une nouveau situation.

Alternative possible, au lieu de mimer, dessiner la situation. Dans ce cas, prévoir de grandes feuilles et de gros feutres.

  1. Une plante en train de mourir par manque d’eau.
  2. Une plante en train de se développer lorsqu’elle est arrosée.
  3. Un incendie arrêté par l’eau.
  4. Un nageur dans une piscine.
  5. Quelqu’un en train de se doucher.
  6. Un marcheur fatigué et assoiffé.
  7. Un pêcheur en train d’attraper un gros poisson.
  8. Un bateau en train de couler.
  9. Quelqu’un en train de se noyer, car il ne sait pas nager.
  10. Un jet d’eau.
  11. Un poisson en train de faire des bulles d’air dans l’eau.
  12. Un rameur
  13. Un surfeur sur la grande vague
  14. Une personne appréciant vraiment de boire son verre d’eau

Crédits Laurence Gangloff (Grains 2 KT)




Un verset biblique pour la vie

Chez les protestants, il est de tradition d’offrir un verset biblique à l’occasion du baptême et/ou de la confirmation. Ce don symbolique à pour vocation  d’aider le jeune à cheminer toute sa vie avec le verset. Voici une liste de versets bibliques couramment utilisés dans les paroisses d’Alsace et de Lorraine

1 Jean 3,1 : Voyez à quel point le Père nous a aimés ! Son amour est tel que nous sommes appelés enfants de Dieu, et c’est ce que nous sommes réellement.

1 Jean 4,7 : Mes chers amis, aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu. Quiconque aime est enfant de Dieu et connaît Dieu.

1 Jean 4,15-16a : Si quelqu’un reconnaît que Jésus Christ est le fils de Dieu, Dieu demeure en lui et il demeure uni à Dieu. Et nous, nous savons et nous croyons que Dieu nous aime.

1 Jean 4,16b : Dieu est amour ; celui qui demeure dans l’amour demeure uni à Dieu et Dieu demeure en lui.

1 Pierre 5,7 : Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous.

1 Timothée 6,11-12 : Recherche la droiture, l’attachement à Dieu, la foi, l’amour, la patience et la douceur. Combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle, car Dieu t’a appelé à le connaître quand tu as prononcé ta belle déclaration de foi en présence de nombreux témoins.

2 Samuel 22,3 : Le Seigneur est pour moi un rocher où je suis à l’abri du danger, un bouclier qui me protège, une forteresse où je suis sauvé. Je cherche asile auprès de lui pour être délivré des violents.

2 Samuel 22,31 : Dieu est un guide parfait, les avis qu’il donne sont sûrs : il est comme un bouclier pour tous ceux qui se réfugient auprès de lui.

2 Samuel 22,32-33 : Un seul est Dieu, c’est le Seigneur ; un seul est un rocher pour nous, c’est notre Dieu ! C’est lui mon puissant protecteur qui dégage la route devant moi.

2 Samuel 22,36 : Seigneur, comme un bouclier, tu me protèges et tu me sauves, tu réponds à mes appels et tu me rends fort.

Colossiens 2,7 : Soyez enracinés en Jésus Christ et construisez toute votre vie sur lui. Soyez toujours plus fermes dans la foi, conformément à l’enseignement que vous avez reçu, et soyez pleins de reconnaissance.

Deutéronome 31,6 : Soyez courageux et forts, ne tremblez pas de peur devant eux, car le Seigneur votre Dieu marchera avec vous, sans jamais vous abandonner.

Deutéronome 31,8 : Le Seigneur marchera devant toi, il sera avec toi, sans jamais t’abandonner. N’aie donc pas peur et ne te laisse pas abattre.

Ephésiens 1,17-18 : Je demande au Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, au Père glorieux, de vous donner l’Esprit de sagesse qui vous le révèlera et vous le fera vraiment connaître. Qu’il ouvre vos yeux à sa lumière, afin que vous compreniez à quelle espérance il vous a appelés, quelle est la richesse et la splendeur des biens destinés à ceux qui lui appartiennent.

Ephésiens 3,16-18 : Je demande au Père qu’il fortifie votre être intérieur par la puissance de son Esprit, et que le Christ habite dans vos cœurs par la foi. Je demande que vous soyez enracinés et solidement établis dans l’amour, pour être capables de comprendre, avec l’ensemble du peuple de Dieu, combien l’amour du Christ est large et long, haut et profond.

Ephésiens 6,10 : Puisez votre force dans l’union avec le Seigneur, dans son immense puissance.

Esaïe 26,4 : Faites confiance pour toujours au Seigneur, oui au Seigneur, le Rocher de tous les temps.

Esaïe 30,19-21 : Quand tu appelleras le Seigneur, il sera bien disposé ; dès qu’il t’entendra, il te répondra. Le Seigneur t’accordera le pain et l’eau nécessaires. Lui qui t’instruit, il ne te sera plus caché, tu le verras de tes propres yeux. Quand tu devras aller à droite ou à gauche, tu entendras ces mots derrière toi : « Voici le chemin à prendre. »

Esaïe 40,31 : Ceux qui comptent sur le Seigneur reçoivent des forces nouvelles ; comme des aigles, ils s’élancent. Ils courent, mais sans se lasser, ils avancent, mais sans faiblir.

Esaïe 41,10 : N’aie pas peur maintenant, car je suis avec toi. Ne lance pas ces regards inquiets, car ton Dieu, c’est moi. Je viens te rendre courage, j’arrive à ton secours et je te protège, ma main droite tient sa promesse.

Esaïe 41,13 : Car moi, le Seigneur, je suis ton Dieu, je tiens fermement ta main droite, je te répète : « N’aie pas peur, j’arrive à ton secours. »

Esaïe 43,2-3 : Quand tu traverseras l’eau, je serai avec toi ; quand tu franchiras les fleuves, tu ne t’y noieras pas. Quand tu passeras à travers le feu, tu ne t’y brûleras pas, les flammes ne t’atteindront pas. Car moi, le Seigneur, je suis ton Dieu.

Esaïe 48,17 : Voici ce que déclare le Seigneur, ton libérateur, l’unique vrai Dieu, le Dieu d’Israël : « Moi, le Seigneur, je suis ton Dieu. C’est moi qui t’enseigne ce qui doit t’être utile ; c’est moi qui te conduis sur le chemin que tu suis. »

Esaïe 49,15-16 : Le Seigneur déclare : « Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ? Cesse-t-elle d’aimer l’enfant qu’elle a porté ? A supposer qu’elle l’oublie, moi, je ne t’oublie pas : j’ai ton nom gravé sur les paumes de ma main. »

Esaïe 54,10 : Même si les collines venaient à s’ébranler, même si les montagnes venaient à changer de place, l’amour que j’ai pour toi ne changera jamais, et l’engagement que je prends d’assurer ton bonheur est inébranlable. C’est moi, le Seigneur, qui te le dis, moi qui te garde ma tendresse.

Esaïe 58,11 : Le Seigneur restera ton guide : même en plein désert, il te rassasiera et te rendra des forces. Tu feras plaisir à voir, comme un jardin bien arrosé, comme une fontaine abondante dont l’eau ne tarit pas.

Esaïe 58,9 : Quand tu appelleras, le Seigneur te répondra. Quand tu demanderas de l’aide, il te dira « J’arrive ».

Galates 3,26-27 : Car tous, vous êtes enfants de Dieu par la foi qui vous lie à Jésus Christ. Vous tous, en effet, avez été unis au Christ dans le baptême et vous vous êtes ainsi revêtus de tout ce qu’il nous offre.

Galates 4,6-7 : Pour prouver que vous êtes bien ses enfants, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie « Abba ! Père ! » Ainsi, tu n’es plus esclave, mais enfant : et puisque tu es son enfant, Dieu te donnera l’héritage qu’il réserve à ses enfants.

Galates 5,1 : Le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres.

Galates 5,22-23 : Ce que l’Esprit Saint produit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi.

Galates 6,9 : Ne nous lassons pas de faire le bien ; car si nous ne nous décourageons pas, nous aurons notre récompense au moment voulu.

Jean 8,12 : Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit aura la lumière de la vie et ne marchera plus jamais dans l’obscurité.

Jean 10,14.28 : Je suis le bon berger, je connais mes brebis et elles me connaissent. Je leur donne la vie éternelle, elles ne seront jamais perdues et personne ne les arrachera de ma main.

Jean 13,34-35 : Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Il faut que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés. Si vous vous aimez les uns les autres, alors tous sauront que vous êtes mes disciples.

Jean 14,6 : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne peut aller au Père autrement que par moi.

Jean 15,5 : Je suis la vigne et vous êtes les rameaux. Celui qui demeure uni à moi, et à qui je suis uni, porte beaucoup de fruits, car vous ne pouvez rien faire sans moi.

Jean 15,7 : Si vous demeurez unis à moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voulez et vous le recevrez.

Jean 6,35 : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Jean 8,12 : Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit aura la lumière de la vie et ne marchera jamais dans l’obscurité.

Jérémie 17,14 : Seigneur, je ne serai guéri que si tu me guéris ; je ne serai sauvé que si tu me sauves, car tu m’as toujours donné une raison de te louer.

Jérémie 17,7 : Je bénis celui qui met sa confiance en moi et cherche en moi sa sécurité.

Jérémie 29,13-14 : Si vous vous tournez vers moi, vous me retrouverez. Moi, le Seigneur, je vous le déclare : si vous me recherchez de tout votre cœur, je me laisserai trouver par vous.

Jérémie 31,3 : Le Seigneur déclare : je t’aime depuis toujours, c’est pourquoi je te reste profondément attaché.

Jérémie 31,33 : Voici en quoi consistera l’alliance que je conclurai avec le peuple d’Israël, déclare le Seigneur : j’inscrirai mes instructions non plus sur des tablettes de pierre, mais dans leur conscience, je les graverai dans leur cœur ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.

Jérémie 32,27 : Je suis le Dieu de tout ce qui vit, moi le Seigneur. Rien n’est trop difficile pour moi.

Jérémie 33,3 : Appelle-moi et je te répondrai, je t’apprendrai de grands secrets que tu ne connais pas.

Josué 1,5 : Durant toute ta vie, personne ne pourra te résister, car je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse. Jamais je ne t’abandonnerai, jamais je ne te laisserai sans secours.

Josué 1,8 : Répète sans cesse les enseignements du livre de la loi et médite-les jour et nuit de façon à observer tout ce qui y est écrit. Alors tu mèneras à bien tes projets et ils réussiront.

Josué 1,9 : N’oublie pas que je t’ai recommandé d’être courageux et fort. Ne tremble pas, ne te laisse pas abattre, car moi, le Seigneur ton Dieu, je serai avec toi partout où tu iras.

Lamentations 3,22.24 : Les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées, il n’est pas au bout de son amour. (…) Je le dis : le Seigneur est mon trésor, voilà pourquoi j’espère en lui.

Matthieu 5,5 : Heureux ceux qui sont doux, car ils recevront la terre que Dieu a promise.

Matthieu 5,9 : Heureux ceux qui créent la paix autour d’eux, car Dieu les appellera ses fils.

Matthieu 6,20-21 : Amassez-vous plutôt des richesses dans le ciel, où il n’y a ni vers ni rouille pour détruire, ni cambrioleurs pour forcer les serrures et voler. Car ton cœur sera toujours là où sont tes richesses.

Matthieu 6,26 : Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas de récoltes dans des greniers, mais votre Père qui est au ciel les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus que les oiseaux ?

Matthieu 7,7-8 : Demandez et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira la porte. Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve et l’on ouvre la porte à celui qui frappe.

Michée 6,8 : On vous a enseigné la conduite juste que le Seigneur exige des hommes : il vous demande seulement de respecter les droits des autres, d’aimer agir avec bonté et de suivre avec soin le chemin que lui, votre Dieu, vous indique.

Philippiens 4,13 : Je peux faire face à toutes les difficultés grâce au Christ qui m’en donne la force.

Proverbes 3,5-6 : Ne te fie pas à ta propre intelligence, mais place toute ta confiance dans le Seigneur. Appuie-toi sur lui dans tout ce que tu entreprendras et il guidera tes pas.

Proverbes 3,6-7 : Appuie-toi sur le Seigneur dans tout ce que tu entreprendras et il guidera tes pas. Ne te fie pas à ton propre jugement, mais soumets-toi au Seigneur et détourne-toi du mal.

Psaume 103,13 : Le Seigneur aime ses fidèles, comme un père aime ses enfants.

Psaume 116,1-2 : J’aime le Seigneur, car il m’entend dès que je l’appelle. Il a tendu vers moi une oreille attentive. Toute ma vie je ferai appel à lui.

Psaume 139,5-6 : Seigneur, tu es derrière moi, devant aussi, tu poses ta main sur moi. Que tu me connaisses à ce point est trop merveilleux pour moi et dépasse tout ce que je peux comprendre.

Psaume 145,18-19 : Le Seigneur est proche de tous ceux qui l’appellent, de tous ceux qui sont sincères en l’appelant. Il répond aux demandes de ses fidèles, il les sauve dès qu’il entend leur appel.

Psaume 25,4-5 : Seigneur, fais-moi connaître le chemin à suivre, enseigne-moi à vivre comme tu le veux. Que ta fidélité soit mon guide, instruis-moi, car c’est toi, le Dieu qui me sauve, et je compte sur toi tous les jours.

Psaume 27,1 : Le Seigneur est ma lumière et mon sauveur, je n’ai rien à craindre de personne. Le Seigneur est le protecteur de ma vie, je n’ai rien à redouter.

Psaume 27,14 : Compte patiemment sur le Seigneur ; ressaisis-toi, reprends courage, oui, compte patiemment sur le Seigneur.

Psaume 28,7 : Le Seigneur me protège, il est mon bouclier. Du fond du cœur, je lui fais confiance ; j’ai reçu du secours, j’ai le cœur en fête. Je veux chanter pour le louer.

Psaume 31,6 : Je me remets entre tes mains, Seigneur, toi qui m’as pris en charge, Dieu fidèle.

Psaume 34,8-9 : L’ange du Seigneur monte la garde autour des fidèles et les met hors de danger. Éprouvez et constatez combien le Seigneur est bon. Heureux l’homme qui a recours à lui.

Psaume 37,5 : Remets ta vie au Seigneur, compte sur lui et il fera le nécessaire.

Psaume 40,9 : Mon Dieu, j’ai plaisir à t’obéir, je garde ta loi tout au fond de mon cœur.

Psaume 46,2 : Dieu est pour nous un abri sûr, un secours toujours prêt dans la détresse.

Psaume 71,3 : Seigneur, sois pour moi un rocher accueillant, où je puisse venir à tout moment. Tu as décidé de me sauver. Oui, tu es bien mon rocher, ma forteresse !

Psaume 89,3 : Je le déclare, Seigneur : ta bonté est bâtie pour l’éternité, ta fidélité est ancrée dans le ciel.

Psaume 91,2 : Tu es la forteresse où je trouve refuge, tu es mon Dieu, j’ai confiance en toi.

Romains 15,13 : Que Dieu, la source de l’espérance, vous remplisse d’une joie et d’une paix parfaites par votre foi en lui, afin que vous soyez riches d’espérance par la puissance du Saint Esprit.

Romains 8,14-15 : Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont enfants de Dieu. Car l’Esprit que vous avez reçu n’est pas un esprit qui vous rende esclaves et vous remplisse de peur. Mais c’est l’Esprit Saint qui fait de vous des enfants de Dieu.

Romains 8,38-39 : J’ai la certitude que rien ne peut nous séparer de son amour : ni la mort, ni la vie, (…) ni le présent, ni l’avenir, (…) rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté en Jésus Christ.

Crédits Laurence Gangloff (Grains 2 KT)




Enquête à propos de mon baptême

Pour entrer en matière sur la thématique du baptême avec les adolescents, il peut être intéressant pour eux de répondre aux questions ci-dessous. Deux catégories de questions ; d’abord à propos de leur baptême (ou présentation) puis d’une célébration dont ils ont été témoin. Travailler les réponses de cette deuxième catégorie pour expliquer le sens du baptême.

  1. ma date de baptême
  2. nom de mon/mes parrains
  3. nom de ma/mes marraines
  4. Ai-je crié, pleuré  pendant mon baptême ?
  5. Où étais-je pendant le repas ?
  6. Quel était mon habit de baptême ?
  7. Y a-t-il des photos de mon baptême ?
  8. Qui était invité à mon baptême ?
  9. Existe-t-il des souvenirs de mon baptême ? (bougie, verset biblique, etc.)
  10. Quel était le nom du pasteur ?
  11. Dans quelle paroisse ai-je été baptisé ?
  12. Quel temps faisait-il ?
  13. Autres souvenirs ?
  14. Ai-je déjà assisté à un baptême?
  15. Quels souvenirs ai-je gardé de cette célébration du baptême?

Crédit : Laurence Gangloff (Grains 2 KT)




Carambolages bibliques

La Bible est un inépuisable trésor de textes, en particulier, de récits… tout le monde a en tête certains de ces épisodes (…) : ils font partie de notre culture. Mais ces souvenirs sont-ils biens précis, toujours exacts ? Et que se passerait-il si un esprit facétieux s’amusait à mélanger ces histoires ? Serions-nous encore capables de retrouver qui va avec quoi, qui fait quoi ?

« Carambolages bibliques » est un livre-jeu pour naviguer – seul.e, en groupe, entres amis ou en famille – à travers les principaux récits de la Bible et pour, tout en jouant, les savourer ou les redécouvrir. Auteur : Laurent Schlumberger,

Editions Olivétan.  www.edition-olivetan.com.  Coédition OPEC, Office protestant d’éditions, Lausanne.

Liste des récits bibliques

  • Genèse 1, Genèse 3, Genèse 7, Genèse 11, Genèse 18 et Genèse 32
  • Exode 3, Exode 12, Exode 14 et Exode 32
  • Josué 2 à 6
  • Juges 7
  • 1 Samuel 3, 1 Samuel 8, 1 Samuel 17 et 2 Samuel 11
  • 1 Rois 5, 1 Rois 18 et 2 Rois 25
  • Esther 8
  • Jérémie 18
  • Jonas 2
  • Matthieu 3, Matthieu 4,  Matthieu 13 et Matthieu 25
  • Luc 8, Luc 10, Luc 14 et Luc 15
  • Marc 6
  • Jean 2, Jean 12 et Jean 20
  • Actes 2, Actes 8, Actes 10 et Actes 17
  • Apocalypse 21

Exemple de Carambolages bibliques

 




Le pain de vie d’après Jean 6, 47-51

« Le Paind’vie d’après » Jean 6, 47-51 est un chœur parlé proposé par Frédéric Gangloff (Dynamique Jeunesse UEPAL). 

Mannepain représente plutôt le passé glorieux dans le désert et la lune de miel entre Dieu et son peuple. Schnellburger évoque le présent et la popularité du fastfood. Paind’vie symbolise le trait-union et l’aujourd’hui où il faut croire et se mettre à vivre. Chaque personnage peut porter son nom ou un objet qui pourrait le symboliser ! Chacun peut dire son nom avant de débuter ; cela permet aux personnes de comprendre qui parle !

Mannepain :  Pour être un bon pain Faut être de la tribu de Mannepain Souviens-toi d’nos pères, qui étaient dans le désert ! Des cailles et de la manne, et pas un dessert ! C’était le bon vieux temps, seul entre Dieu et nous, ses enfants ! Mon Dieu, que c’était bien mieux avant !

Schnellburger :  Pour être un bon pain On s’en fout de la qualité du grain C’est le look, le taste, les sauces et les frites…Le principal, c’est qu’on bouffe ça tout vite Faut qu’ça gicle partout quand tu croques dedans T’avales en deux, trois bouchées, pas besoin de tes dents !

Paindvie :  Pour être un bon pain Il faut pas jouer, mais y mettre du sien J’prétend pas donner à manger pour pas cher ! Pour que les foules me dévorent et me vénèrent J’suis pas du genre, moelleux, sans croûte, pain de mie ! Si tu me manges, tu trouveras la source de vie !

Les trois ensembles : Pour avoir du bon pain Faut déjà avoir un grain C’est pas une question d’blé ! Ou de très bien travailler !Faut juste être rassasié ! Avoir plus que l’santé ! Trouver la vraie vie à jamais !

Mannepain : C’est pas un peu fini, ce cinéma ! Vous avez tous la levure qui enfle ou quoi ! J’vous dis : On va bientôt tous devoir manger notre pain noir ! Raison de plus pour revenir aux origines ! Je propose le régime spécial carême « 40 années de galères dans le désert » : Manne le matin et cailles le soir !

Schnellburger : Oh ça va là ! Tu nous gonfles avec ton « spécial » régime azyme qui arrive à plat ! Féculents le matin et protéines le soir ! Et les cinq fruits et légumes, t’en fais quoi ? Comme… Le cornichon, L’oignon, le ketchup, la laitue, la mayo…

Mannepain : C’est clair ! Pour toi, vaut mieux rester esclave de la société de consommation avec le ventre bien rempli, le compte en banque bien garni, que libre et sur sa faim !

Schnellburger : Et surtout indépendant d’un Dieu qui te donne ton pain quotidien ! Un truc invendable, pas vraiment tasty, que tu dois toi-même ramasser pour te demander ensuite : « Ma ! C’est quoi ça ? »

Mannepain : Possible ! Mais, au moins, chacun ramasse juste ce dont il a besoin pour se nourrir ! Pas de gaspillage ! C’est une manière d’entrer dans la décroissance avec confiance !

Schnellburger : T’es vraiment un fossile du passé ! Mon pauvre Manna ! Le peuple veut sa ration de viande hachée, de burger, de bulles, de Cheddar… Il veut découvrir la recette du bonheur ! Chez nous, le client est roi !

Mannepain : Et pourtant Dieu les a libérés de tout esclavage. Il les avait habitué au miraculeux, au fantastique, aux promesses de grandeur, aux prévisions de croissance… Il leur a promis un pays où coulent la farine et le sel, et ils ont cru que ce serait tellement facile, du genre, des petits-pains au chocolat chaque matin ; un avant-goût du paradis !

Schnellburger : Pour finalement les larguer en plein désert, au milieu de nulle part ! Publicité mensongère ! Tu m’étonnes qu’ils râlent et sont de bons protestants ! Chez nous, ils peuvent rester des clients chiants ! Ils peuvent enlever ou ajouter n’importe quel ingrédient dans leur burger ! Pourvu qu’ils consomment vite !

Mannepain : Et ne regardent pas à la dépense ! Mais où est la confiance? Si chacun se met à faire sa propre cuisine parce qu’il se sert lui-même ! Ce n’est plus un régime par la foi !

Scnellburger : Avec ton régime dosé pour des assistés, tu leur as enlevés le goût du risque ! Chez nous, ils se laissent tenter par le menu XXL size ! C’est peut-être pas très bon pour le foie, mais cela les aide à oublier qu’ils sont en… crise… de…

Paindvie (Sur le ton d’un prédicateur) : Euh ! Messieurs ! Si je puis me permettre : « En vérité, en vérité, je vous le dis… »

Schnellburger : Oh ! Toi le pain d’vie, t’es même panet ! MDR : Même pas né !

Mannepain : Tout juste ! Te mêle pas de la conversation des grands pains ! Cela se passe entre Schnellburger et moi ; pain tradition versus burger à-venir ! On va s’en coller des pains !

Paindvie (continue imperturbablement) : « Celui qui croit à la vie éternelle… »

Schnellburger (Sur le ton publicitaire) : « Tu veux savoir ce que tu aimes manger en secret ? Tape-toi un burger et schnell !

Mannepain (Sur le ton publicitaire) : « Reviens au désert, Dieu sait ce qui est bon pour toi et il te le fournira ! »

Paindvie : Vous deux avez mis les gens dans un sacré pétrin en prétendant leur donner à manger !

Schnellburger : Nous ne sommes pas venus les chercher ! Au contraire, chez nous, ils viennent comme ils sont ! »

Mannepain : Paind’vie, tu sais bien comment sont les gens ! Jamais contents ! Ils râlent, ronchonnent, murmurent… Alors, la manne et les cailles, c’était juste assez pour leur caler l’estomac…

Paindvie : Et cette manne, c’était du provisoire, une ration de survie quotidienne pour pique-niquer dans le désert parce que vous étiez des gosses dans la foi. Il fallait bien vous cadrer et vous apprendre le manque, alors que vous ne pensiez qu’à vous gaver !

Schnellburger : Tu parles de qualité ! Un semblant de baguette et des oiseaux rachitiques ! C’était trop light ! Chez nous, la gamme de produits est équilibrée, diversifiée et même bio ! De quoi dévorer ton burger en toute bonne conscience !

Paindvie : Vous ne parlez tous deux que de manger ! Dévorer ! Tuer ! Consommer ! Moi je vous parle de vie ! Au désert, nos parents ont mangé de la manne et ils sont morts ! Nos enfants mangent des burgers et deux heures après, sont morts de faim ! Où est le progrès ?

Mannepain : Voilà pourquoi, il faut revenir à un régime minceur ! Faire retourner nos enfants dans le désert, leur réapprendre la vraie faim, pour mieux les surveiller et leur donner ensuite que des doses homéopathiques de nourriture chaque jour !

Schnellburger : N’importe quoi ! Chez nous, tous nos ingrédients sont choisis avec soin, de première fraîcheur, servis 24 sur 24, sans réservation aucune ! Alors pourquoi crever de soif et de faim dans le désert en attendant la potentielle becté divine, alors que tu peux t’empiffrer comme un roi pour trois fois rien !

Paindvie : Vous avez tous les deux l’intelligence d’un parpaing ! Vous ne chercher qu’à donner à manger, donner l’aumône, distribuer des vivres, nourrir des sous-développés en espérant qu’ils le restent pour les contrôler et s’enrichir à leurs dépens. Les infantiliser ! Les maintenir en dépendance par des points fidélité et des cadeaux pour jouer. Le tout joliment emballé !

Mannepain : Tu sais bien que ce sont de grands enfants et qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ! Nous savons ce qui est le meilleur pour eux !

Schnellburger : C’est comme ça ! Il faut traiter le monde en consommateur et surtout pas l’appeler à devenir humain, mais à lui garantir simplement la bouffe de demain !

Paindvie : Eh bien, ce temps de l’esclavage est fini. Je ne m’impose plus comme celui qui donne à manger, mais comme celui qui se donne à manger !

Mannepain : C’est bien trop dangereux, paind’vie, tu ne peux pas les lâcher comme cela dans la nature sans les tenir un peu en laisse !

Schnellburger : Mais oui ! Tu vas ruiner notre fonds de commerce une fois qu’ils auront pris goût à la vérité ! Il faut juste leur donner leur burger quotidien, pour qu’ils aient envie d’y revenir souvent !

Paindvie : Le pain qui descend du ciel est devenu humain. La parole s’est faite chair ! Et elle vous propose aujourd’hui à tous de devenir des adultes dans la foi, autonomes, capables de croire et de vivre !

Mannepain : Et notre passé, nos glorieux pères ; Moïse et la Loi, il est encore possible de retourner en arrière ! Faire retraite au désert !

Schnellburger : Et l’avenir, tu ne peux pas résister à la spirale, droit dans l’mur ! Sinon consommer et accroitre ton pouvoir d’achat !

Paindvie : A présent, il nous reste le régime de la vie éternelle qui se donne ! En moi, la chair et le sang font un pour la vie. Ils ne sont plus à prendre, mais sont donnés. Pour la vie et non la mort ! Pour partager et non s’engraisser ! Pour communier et non s’entredéchirer !

Mannepain : Qui est-tu pour parler ainsi ? On a vraiment du pain sur la planche ! C’est moi que Dieu a fait descendre du ciel pour nourrir tous nos pères pendant toutes ces années à errer. Et c’est Moïse qui les a conduits !

Schnellburger : Ouai ! Nous connaissons bien tes parents et ton histoire. On nous l’a souvent rabâché au KT. Mais t’es qu’un paind’vie, bientôt cuit, et même pas un pain people ! Alors que nos clients peuvent manger avec un clown ou dîner avec un roi !

Paindvie : Précisément, tu l’as dit Schnellburgi, un homme qui appelle le monde à être plus humain. Un médiateur de la vraie vie qui nous vient du père ! Et ce pain de vie n’est pas dans un dépôt fermé, que l’on ouvrirait lors des grandes occasions, pour se souvenir de la mort, parce que plus personne n’a le temps de vivre ! C’est un pain qui se lève et se met en mouvement ! Qu’en dites-vous ? Vous avez tous deux de bonnes raisons de gagner votre pain ! Ne pourrions-nous pas, simplement, devenir co-pains ?

Mannepain : Tu veux dire que nous sommes déjà sous le régime du paind’vie ? Mais croyons-nous vraiment en l’efficacité de ce régime pour vivre ? Est-ce qu’on le suit tant que cela ? Moi j’me méfie du régime de la grâce et de tout ce qui gratuit ! Je préfère que ça m’en coûte ! « Je vais mettre mon vieux pain sur le balcon et continuer à attraper mes pigeons… » (Mannepain s’en va)

Schnellburger (s’approche de Paind’vie et le prend à part) Pain’dvie, tu m’as convaincu. Et si on s’associait ? Disons 80 pour moi et 20 pour toi ? Non, mais attends ! T’as le charisme, la tchatche, le look… Tu leur balances quelques-unes de tes phrases qui tuent et moi je les emballe vite fait, bien fait ! A nous deux, nous pourrions conquérir les marchés et devenir les rois du burger ! Je vois déjà les slogans publicitaires d’ici : « T’es fatigué et chargé, viens recharger tes batteries comme tu es ! » ; « La vie de pain, un burger pour ceux qui sont morts de faim ! » ; « Le big cheese paind’vie, transforme les pierres en mie ! » ; « De pain l’homme ne vivra pas seulement, mais de paind’vie uniquement ». Alors ! Qu’en dis-tu ?

Silence Bon ça va, j’ai compris ! J’remballe ! Il s’en va.

Paind’vie reste en place, un petit moment seul, et les deux autres reviennent !

Les trois ensembles : Pour avoir du bon pain Faut déjà avoir un grain C’est pas une question d’blé ! Ou de très bien travailler ! Faut juste être rassasié ! Avoir plus que l’santé ! Trouver la vraie vie à jamais !

crédits : Frédéric Gangloff