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Ecoute, écoute … recension des différentes formes de narration

Écoute, écoute… recension des différentes techniques narratives glanées sur Point KT. Mais d’abord, y a-t-il des contes dans la Bible ?

Contes et narrations en lien avec des temps liturgiques
Raconter avec des figurines bibliques 
Raconter avec un kamishibaï (théâtre de papier)
Raconter avec des objets ou des jouets
Raconter en utilisant le bac à sable
  • Pédagogie du bac à sable présentée et expérimentée par Evelyne Schaller, Richard Gossin, Martine Grell, Christiane Lehmann et Sonia Miesch,  4 modules  expérimentaux complètent l’article
Raconter en cercle
  • Écouter le royaume télécharger le document PDF voir à partir de la page 96 Laurence Bohnenblust-Pidoux
  • Ensemble avec nos mains (Luc 5)  – télécharger le document PDF,  voir à partir de la page 38 Laurence Bohnenblust-Pidoux
Raconter en utilisant des images ou des dessins
Raconter avec les images frottées
Raconter d’après la méthode Godly Play
Raconter avec des marionnettes
Narration à 1 ou plusieurs voix

Narration en vidéo 

Narration-témoignage

Des livres de contes

Crédits : Laurence Gangloff (UEPAL), Point KT, photo Pixabay




Dialogue Esaïe-ML King

Méditation d’Ésaïe 55 par Isabelle Horber, dans le cadre d’une célébration œcuménique. Texte de départ Ésaïe 1, 17

Martin Luther King

C’est 28 siècles qui nous séparent, toi Ésaïe le prophète et moi le pasteur Martin Luther King.

On pourrait penser qu’en 28 siècles, les choses fondamentales ont évolué.  Que l’humain a compris quel est le sens de notre vie sur terre… Mais je dois reconnaître que ce n’est pas le cas.

28 siècles, c’est énorme alors que 28 minutes, ce n’est rien et pourtant en 28 minutes, le cerveau humain meurt trois fois s’il n’est pas oxygéné. C’est comme cela qu’est mort George Floyd sous le genou d’un policier à Minneapolis. Le choc de cette mort a poussé l’église du Minnesota, qui devait préparer cette célébration œcuménique, à relire tes textes, Esaïe, pour nous accompagner au jour où nos cœurs sont dans la peine, afin d’affirmer : « apprenez à faire le bien, recherchez la justice ».

Oui, mon cœur est submergé de tristesse, parce qu’après avoir donné ma vie pour que les choses changent… il y a toujours les mêmes injustices dans mon pays et tout autour du monde.

Ésaïe

Cela fait deux fois 28 ans, Martin, que tu es mort pour avoir osé une parole qui bouscule.

Pourtant, aujourd’hui comme hier, il faut avoir l’audace de sortir du silence, il faut s’armer de courage pour proclamer cette parole qui dérange, qui ouvre le regard.

Toi, Martin tu l’as fait en ton temps, moi au mien. Et nous n’avons d’autre choix que de continuer encore et encore.

Car croire en Dieu ce n’est pas juste lui faire confiance passivement, mais c’est croire qu’il nous a choisis, individuellement et collectivement, pour être ses instruments sur cette terre. Même si Dieu peut tout, Dieu compte sur nous et sur nos mains pour être ses instruments. Il compte sur nous pour que nous osions sa Parole, même si c’est parfois, souvent, à contre-courant de notre société.

Alors dénonçons ce qui doit l’être : racisme, sexisme, intégrisme, impérialisme !

Martin Luther King

Tu vois, Ésaïe. Ma peau est noire.

Quand je suis né, j’étais noir
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je vais au soleil, je suis noir,
Quand j’ai peur, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir!

Tandis que toi, Ésaïe le prophète, je t’imagine avec un teint plus clair, différent du mien !
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris!
Pourquoi donc m’appelle-t-on, moi, « homme de couleur »?

Ésaïe

Ne t’y trompe pas. J’entends derrière ce trait d’humour toute l’injustice que tu subissais à ton époque et qui continue envers et contre toutes les leçons de l’histoire.

Cette injustice que tu dénonces, le racisme qui est la partie émergée de nombre d’autre injustices, ne peut que révolter ceux qui suivent Dieu car il n’existe qu’une seule race, la race humaine, la race des enfants de Dieu.

Pourquoi parce que tu as cette couleur que Dieu t’a donnée, serais-tu inférieur à moi ? N’as-tu pas les mêmes sentiments que moi ? N’as-tu pas les mêmes craintes que moi ? N’as-tu pas des faiblesses et des forces comme moi ? N’es-tu pas simplement comme moi un être humain ?

Martin Luther King

Les races n’existent pas. Mettre des gens dans des cases, là à cause de la couleur de la peau, est une habitude sociale qui permet de rejeter l’autre qui est différent.

Par contre le racisme existe, ô combien !

Ésaïe

Et ce rejet de l’autre est la couleur sanglante du péché.

Mais pour nous laver de ce péché, la première étape consiste à reconnaître l’oppression actuelle et générationnelle.

Les préjugés raciaux ont été l’une des causes de la division des chrétiens qui a déchiré le Corps du Christ. Des idéologies toxiques, telles que la suprématie blanche ont causé beaucoup de tort, en particulier en Amérique du Nord et dans les pays du monde entier colonisés au cours des siècles par les puissances européennes qui voyaient dans leur peau blanche la marque de leur supériorité.

Le racisme est péché ! Penser qu’il y a des races est déjà péché !

Martin Luther King

Chercher la justice, c’est PARLER et DÉNONCER.

Car celui qui ne lutte pas contre le mal coopère avec lui.

Cherchez la justice, c’est dénoncer le mal car à la fin nous ne nous souviendrons pas des mots de nos ennemis, mais du silence de nos amis.

Si nous devenons silencieux face à l’injustice, à propos des choses qui comptent, nos vies sont déjà finies.

Ésaïe

Si nous sommes silencieux face à l’injustice, nous ne connaîtrons pas la paix ni extérieure mais pas non plus intérieure.

Martin Luther King

Lavons notre péché dans l’eau de notre baptême qui nous fait tous enfants de Dieu.

Ésaïe

Oui, entrons dans cette unité voulue par Dieu. Entendons pour nous cette Parole de l’Eternel : « Ne crains pas, car je te rachète, je t’appelle par ton nom : tu es à moi ! « . Et nourrit par cette promesse, engageons-nous à lutter contre la division et l’oppression au sein de l’humanité. Dénonçons les injustices, avertissons des impasses dangereuses… Osons aussi des gestes de vie pour prendre soin de ceux qui subissent l’injustice, soyons attentionnés les uns envers les autres, ce sera la meilleure preuve de l’amour auquel nous sommes appelés et dans lequel nous sommes placés.

Martin Luther King

Allons en mission vers les autres, écoutons les cris de tous ceux qui souffrent, afin de mieux comprendre leurs souffrances et leurs traumatismes et d’y trouver une réponse. Quand le peuple n’est pas entendu, quand il n’en peut plus de subir, il se révolte, c’est l’émeute. C’est à comparer à une casserole de lait sur le feu… Le lait de la colère et de la révolte monte lentement dans la casserole attisée par les feux de l’injustice. Mais quand trop d’injustices ont été subies le lait déborde… il ne peut plus être contenu…

Si les Églises élèvent leurs voix avec celles des opprimés, ceux qui ne sont pas entendus, leur cri de justice et de libération sera amplifié.

Et notre rêve commun, Ésaïe, qu’un jour l’agneau et le loup, l’opprimé et l’oppresseur, s’étendront l’un près de l’autre, deviendra réalité.

Crédit : Isabelle Horber (UEPAL), Point KT




Comprendre la Trinité

Ephésiens 1, 15-19 : Méditation de la pasteure Isabelle Alves pour la célébration de la Journée Mondiale de Prière 2023 avec Taïwan

Notes
Une étude biblique, préparée par le comité JMP de Taiwan, est disponible p. 22 à 24 du cahier de préparation à télécharger ici CAHIER-PREPARATION-TAIWAN-2023
Toutes les informations et ressources en français sont consultables et téléchargeables sur le site de JMP France.

Le texte (traduction NBS)
C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi dans le Seigneur Jésus et de votre amour pour tous les saints,  je ne cesse de rendre grâce pour vous : je fais mention de vous dans mes prières,  afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père glorieux, vous donne un esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse connaître ;  qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la glorieuse richesse de son héritage au milieu des saints,  et quelle est la grandeur surabondante de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération souveraine de sa force.

Proposition de prédication
Voilà un passage biblique qui nous fait entrer au cœur de la Trinité. La Trinité, c’est souvent un sujet qu’on évite, parce que ça paraît compliqué. Et c’est vrai que ça n’est pas simple à comprendre…
Mais c’est compliqué parce que nous essayons de comprendre la Trinité comme s’il s’agissait d’un objet d’étude, quelque chose que nous pourrions décortiquer pour en maîtriser les fonctionnements –
comme un shampoing trois en un dont nous pourrions isoler les ingrédients pour dire lequel a quel effet sur nos cheveux.

Là, il ne s’agit pas d’étude scientifique. Il s’agit de la vie de foi de la jeune Église d’Éphèse, celle que leur souhaite Paul, celle qu’il demande pour cette communauté dans sa prière.
Et dans la prière de Paul – appelons Paul l’auteur de cette lettre, même s’il n’est pas certain que l’apôtre Paul en soit l’auteur – dans la prière de Paul, donc, il n’y a pas d’un côté la Trinité, objet d’étude, et de l’autre les croyants. Dans la prière de Paul, il y a le lien qui existe, et se renforce, entre la communauté croyante et le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le père glorieux, à qui Paul demande de donner l’Esprit pour que la communauté puisse continuer à grandir dans sa foi. Dans ce texte, on n’est pas en train d’essayer d’imaginer comment les trois personnes de la Trinité, Père, Fils et
Esprit, sont reliées les unes aux autres. Ce qui est important, c’est ce qui se passe entre la Trinité et l’humanité croyante. Paul prie le père glorieux, et ce père, en plus d’être glorieux, n’est pas n’importe qui : il est le Dieu de Jésus-Christ, qui lui-même est notre Seigneur. Le Père glorieux et notre Seigneur Jésus-Christ sont indissociables, c’est ce lien même qui nous dit qui est Dieu. Et ce Dieu est celui qui nous envoie son Esprit – depuis la première Pentecôte. Nous sommes ainsi relié.es aux trois personnes de la Trinité : le Père que, comme Paul, nous prions, le Fils qui est notre Seigneur, Jésus-Christ, et l’Esprit qui nous est envoyé. Et au bout du compte, c’est tout ce qui nous concerne. Le reste, finalement, ça ne nous regarde pas, bien que les personnes qui étudient la théologie essaient d’en percer les mystères depuis 2000 ans… généralement pour finir par dire que justement, c’est un mystère. Ce qui nous concerne, nous, c’est de rester fermement attaché.es au Christ, par qui nous prions le Père, grâce à l’Esprit qui nous est donné.

Nous le voyons bien dans ces quelques versets : l’Esprit nous est donné, et Paul prie pour que, pour la communauté d’Éphèse – mais aussi pour toutes les communautés chrétiennes de tous les temps et tous les lieux – cet Esprit présent en nous, parmi nous, illumine les yeux de notre cœur. Paul demande à Dieu qu’il nous donne un esprit de sagesse et de révélation qui nous le fasse connaître ; qu’il
illumine les yeux de notre cœur.

Quelle drôle d’anatomie chez Paul : notre cœur aurait donc des yeux ?
Peut-être en fait ? On dit bien que l’amour vient du cœur et que l’amour est aveugle ?
Mais non, dans le monde de la Bible, le cœur n’est pas le lieu des sentiments. Le cœur, c’est le lieu de la connaissance, de la volonté, et quand on met ces deux-là ensemble, de la décision.
C’est pour ça que notre texte enchaîne la notion de sagesse, de révélation dans la connaissance, et le cœur : la sagesse, la connaissance, c’est dans le cœur que ça se passe, pour le monde biblique.
Donc quand Paul dit qu’il illumine les yeux de votre cœur, c’est la même chose que quand il demande que l’Esprit transmette sagesse, et révélation dans la connaissance. Si on était dans une bande dessinée, on verrait une ampoule s’allumer à côté du personnage qui d’un coup comprend tout. C’est la sensation qui nous fait dire « Ah mais oui, je vois ! »… Mais aujourd’hui nous associons plus notre compréhension à notre tête, donc la petite ampoule de BD est dessinée à côté de la tête du personnage, et c’est plus logique anatomiquement de « voir » ce que nous comprenons, ce qui nous est révélé, dévoilé.

Cette connaissance que l’Esprit nous dévoile, nous révèle, elle nous permet de savoir trois choses – qui ne sont peut-être pas non plus des plus simples.
Paul souhaite aux Éphésiens de savoir trois choses : il s’agit d’espérance, de richesse et de puissance.

Quand on souhaite à une personne d’avoir quelque chose, c’est souvent qu’on pense qu’elle ne l’a pas, ou bien pas assez… ou encore qu’on souhaite qu’elle reprenne conscience de quelque chose qu’elle a déjà. En tous cas, ces trois choses, Paul pense que les Éphésiens ont besoin de les savoir, de les posséder, d’y tenir bon et d’en profiter pleinement.

D’abord l’espérance : l’espérance qui s’attache à l’appel de Dieu. Les membres de la communauté d’Éphèse ont entendu l’appel du Christ à le suivre. Mais dans les débuts du christianisme, devenir membre d’une Église, ça n’était pas de tout repos. Souvent, ça produisait des ruptures, ruptures familiales, ruptures avec le groupe dans lequel on vivait jusque-là, parce qu’on avait l’air d’un ou une illuminé.e (c’est le cas de le dire) de choisir une foi bizarre venue d’un petit pays aux marges de l’empire romain. C’est peut-être aussi pour ça que le sens communautaire dans l’Église était tellement important : les personnes qui se convertissaient au christianisme avaient besoin d’aide pour persévérer dans ce choix, pour continuer à suivre cet appel, et aussi pour la vie quotidienne, parce qu’elles pouvaient avoir perdu leur soutien habituel – et c’est aussi ce qui se passe pour les chrétiens d’aujourd’hui dans des pays où le christianisme est mal vu, voire interdit. A ces personnes que leur foi
met en difficulté, Paul rappelle que leur appel est associé à une espérance : le salut, la délivrance et la guérison apportés par le Christ à l’humanité.

Ensuite la richesse : il ne s’agit pas de richesse matérielle. Il s’agit de la glorieuse richesse de son héritage au milieu des saints. L’héritage que nous recevons, à la suite du Christ, c’est la continuité de la promesse à Abraham, la promesse de porter fruit, infiniment, la promesse d’une relation inaltérable avec Dieu. Et par Christ, nous recevons cet héritage plein et entier sans mérite de notre part. Quels que soient nos écarts dans cette relation, quelles que soient nos faiblesses et incapacités à aller vers Dieu, il a comblé une fois pour toutes le gouffre qui nous séparait en venant à nous en Jésus-Christ, en venant avec et pour nous. Cette relation inaltérable, parce que Dieu a tout fait pour qu’elle ne puisse jamais être rompue, nous la vivons pleinement en étant membres de son Église, membres de « la nuée de témoins » dont parle le chapitre 11 de la lettre aux Hébreux. Et cette richesse incroyable de savoir que « rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu » (Romains 8, 39), elle manifeste la gloire de Dieu, Dieu qui en est à l’origine.

Puis enfin la puissance : la puissance de Dieu est en effet surabondante. Elle dépasse tout ce que nous pouvons imaginer – qui est capable d’imaginer véritablement la résurrection du Christ ? Nous pouvons l’accepter, nous pouvons la croire, par l’Esprit qui agit en nous pour produire la foi. Mais l’imaginer ? Non, comme la Trinité la Résurrection est un mystère. Tout ce que nous pouvons savoir, c’est qu’il était mort, et qu’il est maintenant vivant. Peut-être d’ailleurs qu’un des signes tous simples de la puissance de Dieu, un signe tellement simple qu’on n’y pense même pas, c’est justement que son Esprit produit en nous la foi. Nous qui avons tellement besoin de comprendre, de maîtriser ce qui se passe, devant les mystères de Dieu, nous croyons, il nous est donné de croire, et nous grandissons dans la confiance en lui malgré notre incapacité à comprendre. A nous qui cherchons la logique dans les plus petits détails, il donne la foi, il illumine les yeux de notre cœur, il révèle la
connaissance de l’espérance de notre appel, la richesse de son héritage au milieu des saints, les personnes consacrées à Dieu, dont nous sommes.

Puissance de l’amour de Dieu en nous, richesse de l’héritage qu’il nous donne gratuitement, espérance quand nous nous mettons à la suite du Christ… nous ne sommes plus à Éphèse aux débuts du christianisme.  Mais toutes et tous, partout dans le monde, nous avons besoin que Dieu illumine les yeux de notre cœur, qu’il nous révèle toujours à nouveau qu’il est présent en notre sein, qu’il est aux côtés de chacune et chacun de nous, et que sa vie nous entraîne encore sur son chemin.

Crédits : Isabelle ALVES (EPUdF, Notes bibliques et prédication), Point KT




Exode Aventures, un grand jeu pour Adolescents

Activité avec des adolescents (12-16 ans)
Idée de départ :  exploiter le jeu de l’oie Exode Aventures et proposer un jeu à postes avec plateau central.

Les participants, répartis en équipes de 4 à 7 personnes sont envoyés à un poste et doivent revenir au centre (au plateau) afin d’être envoyés au poste suivant (cela permet à l’animateur de « réguler », c’est-à-dire de permettre aux équipes d’avancer plus ou moins au même rythme). Chaque poste reprend les activités d’une semaine de voyage dans le désert. L’animateur central veille à préparer des activités qui permettent de faire patienter si un poste n’est pas encore « libre ».

Les intentions des animateurs : favoriser du lien entre les jeunes et permettre à chacun.e de participer activement.

Organisation idéale : un animateur par poste. L’expérience : chaque animateur a géré 2 postes en même temps, ce qui a demandé une attention particulière de la part de l’animateur central.

Déroulement 

1.    On assigne à chaque équipe une semaine de l’Exode pour débuter le jeu.
2.    L’équipe se rend auprès de l’animateur responsable de cette semaine.
En fonction du résultat obtenu avec le dé, soit l’animateur lit un bref  texte qui correspond à la case, soit il donne une épreuve à réaliser. Pour chaque semaine, l’équipe réalise l’épreuve de la semaine et l’épreuve du shabbat.
3.    Une fois la semaine complétée, l’équipe se rend vers le plateau central. Elle sera ensuite redirigée vers un autre animateur pour la semaine suivante.
4.     Les semaines 6 et 7 correspondent à des épreuves collectives, avec la présence de toutes les équipes.

Durée du jeu = 1h45 minimum (20 minutes par « semaine »)

Répartitions des rôles

  • Un animateur « central » accueille les groupes. En attendant que tout le monde soit arrivé, il récolte sur des post-it ce que les uns et les autres savent à propos de Moïse (sous forme de phrases ou de dessins).

Il répartit en équipes et présente l’aventure, c’est le « Tour operator « du désert. Les équipes sont des “familles” qui feront toutes le même voyage mais pas dans le même ordre. Les familles quittent ensemble l’Égypte et partagent, debout, une petite collation pour se donner les forces (idée du repas pascal, prévoir quelque chose de simple, comme une pomme par personne).

Une fois la collation distribuée, les familles passent les unes après les autres au tirage du dé sur le plateau central. Toutes les familles partent d’une semaine différente et lancent le dé pour tomber sur un des six jours de la semaine. L’animateur indique sur leur carte de voyage le numéro de la case sur laquelle ils sont tombés afin que l’animateur qui tient le poste puisse savoir quelle est la case à « dévoiler ». Les familles peuvent déjà réfléchir, en chemin vers le poste, à ce que représente l’image de la case sur laquelle ils sont tombés.

Après l’activité proposée par l’animateur du poste, les familles reviennent au poste central afin de relancer le dé pour repartir vers un autre poste (une autre semaine).

L’animateur central prend en charge la semaine 6 avec toutes les familles à la fois. Les semaines 6 et 7 sont vécues en grand groupe jusqu’à l’arrivée en Terre promise où une collation douce est partagée.

  • Les animateurs de postes (semaines) accueillent les familles et présentent la case à « dévoiler » en la remettant dans son contexte de la semaine. Ensuite ils proposent l’activité préparée pour cette semaine, y compris celle du shabbat.

Semaine 1 – L’appel de Moïse

En Exode, on apprend que Dieu parle à Moïse dans un buisson ardent.
Comment Dieu parle-t-il aujourd’hui ?

Épreuve (mime) :  les participants se mettent les uns derrière les autres. Chaque participant tourne le dos à son voisin. Le premier joueur reçoit de l’animateur un mot à mimer au joueur qui se trouve devant lui.  Quand il est prêt, il tape sur l’épaule de la personne devant lui pour qu’elle se retourne.
Le joueur effectue son mime et ensuite, c’est au second joueur de répéter l’action, en fonction de ce qu’il a compris du premier mime. Quand on arrive au dernier joueur, ce dernier essaye de deviner quel était le mot de départ.

Exemples de mots à mimer

  • Buisson ardent
  • La séparation de la mer
  • Les pyramides

Partage :  Dieu a appelé Moïse pour libérer son peuple. Aujourd’hui, à quoi Dieu nous appelle-t-il ?

L’animateur propose aux jeunes de lister les activités qu’ils fréquentent, les groupes dans lesquels ils sont investis… et pose la question : « où suis-je amené à montrer l’amour de Dieu et comment » ? (par exemple : être un exemple de fair-play dans mon club de basket ; dans ma classe, j’essaie d’intégrer tout le monde aux conversations…)

Animation du shabbat (case 7) – Célébration de la création

Représenter un animal avec des éléments naturels (façon « land art »)

Semaine 2 – La rencontre entre Moïse et Pharaon

Face à la peur de Moïse de ne pas être à la hauteur, Dieu nomme aussi Aaron… Penser à des situations où on a intérêt à être plusieurs pour accomplir un projet de vie. Lorsque Dieu nous demande de faire quelque chose, il nous donne les moyens de le réaliser.

Épreuve : (mime)  Lorsque le Seigneur envoie Moïse pour aller délivrer les Hébreux, ce dernier trouve de nombreuses raisons pour ne pas y aller. Raisons que Dieu balaye une à une en montrant qu’Il pourvoira en toutes choses et qu’Il donnera à Moïse les moyens d’accomplir tout ce qu’Il lui demande.

– Moïse : Qui suis-je pour aller auprès de Pharaon et pour faire sortir d’Égypte les Hébreux ? Dieu : « Je serai avec toi ». (Ex 3,11-12)

– Moïse : Ils ne me croiront pas ; ils ne m’écouteront pas. Ils diront « le Seigneur ne t’est pas apparu ! » Dieu donne à Moïse trois signes pour convaincre le peuple (Ex 4,1-9)

– Moïse : Pardon, Seigneur, mais je ne suis pas un homme à la parole facile, et ce n’est ni d’hier, ni d’avant-hier, ni depuis que tu me parles, à moi, ton serviteur : j’ai la bouche et la langue pesantes. Dieu dit qu’Il sera lui-même sa bouche et qu’Il lui enseignera ses paroles. (Ex 4,10-12).

– Moïse : « Pardon, Seigneur ! Je t’en prie, envoie quelqu’un d’autre, qui tu voudras ! » Dieu envoie Aaron pour qu’il vienne l’aider dans sa mission et Dieu garantit qu’Il sera avec eux deux. (Ex 4,13-17).

Consignes : les jeunes jouent (chacun à leur tour) le rôle de Moïse éprouvant des difficultés pour parler. Celui qui joue Moïse exprime par des mimes les actions indiquées par l’animateur. Les autres membres de l’équipe doivent ensemble réaliser les actions. Eux-mêmes n’ont pas de problème de parole. Ils peuvent donc communiquer entre eux pour essayer de comprendre ce qu’ils doivent faire. Ils peuvent également interroger Moïse qui pourra répondre par des gestes. Lorsque la consigne est validée, un autre prend la place de Moïse etc. Les jeunes doivent valider 3 actions.

Exemples

1) Avec ta main gauche, prends un plot. Mets-le ensuite sur ta tête, va jusqu’au bout du terrain et reviens sans le faire tomber.

2) Parcours la petite distance à cloche-pied. Tourne une fois autour du premier plot, deux fois autour du second, trois fois autour du dernier et reviens.

3) Bras dessus-bras dessous, formez un cortège et marchez en slalomant autour des plots ensuite revenez en faisant pareil.

Animation du shabbat (case 14) : Une des premières paroles que Moïse entend du Seigneur est la suivante :

« J’ai vu comment on maltraite mon peuple en Égypte ; j’ai entendu les Hébreux crier sous les coups de leurs oppresseurs. Oui, je connais leurs souffrances. Je suis venu pour les délivrer du pouvoir des Égyptiens, et pour les conduire de ce pays, l’Égypte, vers un pays beau et vaste, vers un pays qui ruisselle de lait et de miel (…). Puisque les cris des Hébreux sont montés jusqu’à moi et que j’ai aussi vu de quelle manière les Égyptiens les oppriment, je t’envoie maintenant vers le pharaon. Va, et fais sortir d’Égypte mon peuple. » (Ex 3,7-10)

Partage :

  • Comment interprètes-tu cette parole ?
  • Qu’est-ce qu’elle révèle sur Dieu ?
  • Qu’est-ce qu’elle peut nous apporter dans notre vécu quotidien ?

Semaine 3 – Les grands malheurs sur l’Égypte

Aujourd’hui, peut-on considérer les malheurs comme des punitions de Dieu ?  Pourquoi ?

Expérimenter combien l’entraide facilite l’épreuve

Épreuve : Réaliser un parcours d’obstacles, par exemple :

Étape 1 : Lancer une balle dans un panier
Étape 2 : Tourner autour d’un cône
Étape 3 : Passer au-dessus d’une barre sans la faire tomber
Étape 4 : Mettre ses pieds dans des cerceaux successifs

Ce parcours est perturbé par des « malheurs » tirés au dé.  Par exemple :  1 = aveuglé, 2 = sans la main droite, 3 = pieds joints, 4 = mains jointes, 5 = sur un pied … Ces malheurs rendent la progression impossible à moins de s’entraider pour terminer le parcours. A chaque étape, il faut attendre tous les membres de l’équipe.

Matériel : Cône, balle, cible, foulards

Partage : en plusieurs temps

Première étape : chacun répond pour soi (par écrit sur une feuille) aux questions, puis deuxième étape : partage en grand groupe ; et troisième étape : écriture d’une intention pour la prière d’intercession.

  • Quels sont les malheurs qui s’abattent sur le monde aujourd’hui ? (Sécheresse, inondations, maladies, épidémies …) et sur moi ?
  • Que pouvons-nous faire pour avancer malgré tout ? Sur qui nous appuyer ?
  • Aujourd’hui, peut-on considérer les malheurs comme des punitions de Dieu ? Pourquoi ?

 

Semaine 4 – La Libération

Le peuple juif partage un repas qui prépare au passage, Pessah, traduit par la Pâque juive. Jésus célèbre ce repas avant d’être arrêté. Quel est le sens nouveau donné par Jésus ?

Lisez ensemble le texte

L’Éternel dit à Moïse et à Aaron en Égypte : « […] Le dixième jour de ce mois, on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour chaque maison. […]  On prendra de son sang et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera.  Cette même nuit, on mangera sa viande rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères. […]  Quand vous le mangerez, vous aurez une ceinture à la taille, vos sandales aux pieds et votre bâton à la main. Vous le mangerez rapidement. C’est la Pâque de l’Eternel. » Cette nuit-là, je parcourrai l’Égypte et je tuerai tous les premiers-nés du pays, hommes ou animaux. Je mettrai ainsi à exécution mes jugements contre tous les dieux de l’Égypte. Je suis l’Eternel. […] Quand l’Eternel passera pour frapper l’Égypte et qu’il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, il passera par-dessus la porte et ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper. Vous respecterez cela comme une prescription valable pour vous et pour vos enfants à perpétuité. Une fois entrés dans le pays que l’Eternel vous donnera conformément à sa promesse, vous observerez ce rite.  Et lorsque vos enfants vous demanderont : ‘Que signifie ce rite pour vous ?’ vous répondrez : ‘C’est le sacrifice de la Pâque en l’honneur de l’Eternel, qui est passé par-dessus les maisons des Israélites en Égypte, lorsqu’il a frappé l’Égypte et sauvé nos familles.’»

Épreuve (Questions à Choix Multiples) : L’animateur pose des questions sur le repas de la Pâque. A chaque mauvaise réponse, les jeunes doivent manger un peu de persil (= herbes amères)

  1. Que signifie Pâque ? Passage-Pardon-Prière
  2. Quel est le repas prescrit par Dieu ?
    • Cochon – Crêpes – Tomates
    • Agneau – Pain sans levain – Herbes amères
    • Bœuf – Pain Durum – Salade
  1. Quelle est la signification des herbes amères dans le repas de la Pâque ?
    • La traversée de la mer par les Hébreux
    • L’amertume laissée par l’esclavage
    • L’annonce de la souffrance à venir dans le désert

Offrir un verre d’eau à la suite de l’épreuve 🙂

Matériel : persil, verre d’eau, allumettes

Partage :

  • Quelles sont les herbes amères de vos vies ?
  • Ce qui vous reste au travers de la bouche, un mauvais goût qui persiste…

Animation du shabbat (case 28) : Le shabbat est une période de repos durant laquelle les juifs ne doivent pas pratiquer certaines activités, comme le travail physique par exemple. Pour illustrer cela, les jeunes doivent résoudre une énigme en utilisant 1 seul mouvement, pas plus, il faut faire apparaître un carré !

Réponse : Il suffit de lever ou de descendre une allumette de quelques millimètres pour voir apparaître un carré !

 

 

 

 

Semaine 5 – Le passage de la mer rouge 

Le peuple expérimente une traversée

Partage avant l’épreuve :  Réfléchir ensemble se quoi nous sommes esclaves dans nos vies. Des exemples : réseaux sociaux, jeux vidéo, mode, …

Épreuve : chacun plie un avion en papier, écrit dessus de quoi il est esclave aujourd’hui et le lance à une distance fixée

Matériel : Papier pour faire les avions, éventuellement mode d’emploi du pliage, feutres, bois pour faire la ligne de lancer et la ligne d’arrivée à franchir avec son avion.

Animation du shabbat : Réaliser collectivement une scène représentant le passage de la mer rouge et en faire une photo qui pourra être présentée lors de la reprise finale.

Matériel : Déguisements, téléphone ou appareil photo

Pour les semaines 6 et 7, les équipes se réunissent en une grande communauté.

Semaine 6 – Les dix commandements (et le veau d’or) 

Un animateur résume la situation :« Moïse est monté sur la montagne. En attendant, le peuple s’en remet au veau d’or (c’est le dieu local). Puis Moïse redescend avec « les tables de la loi » (ou les « 10 commandements ») ».

Épreuve : écrire en équipe les 10 commandements.

Matériel : 1 feuille par équipe, stylos

Réponses :

  1. Tu n’auras pas d’autre dieu que moi ;
  2. Tu ne te feras pas d’idole (statue, image) ;
  3. Tu ne prononceras pas mon nom pour le mal ;
  4. Tu observeras le shabbat ;
  5. Tu honoreras tes parents ;
  6. Tu ne tueras pas ;
  7. Tu ne voleras pas ;
  8. Tu ne commettras pas d’adultères ;
  9. Tu ne feras pas de faux témoignage ;
  10. Tu ne convoiteras pas ce que possède ton prochain (femme et matériel).

La première équipe à reconstituer les 10 commandements arrête l’épreuve et lit le résultat à tous.

Partage : En fonction des groupes (ou du temps restant), échange sur un ou plusieurs commandements. Les équipes (ou familles) reçoivent des matsot à manger avant de pouvoir continuer le voyage… l’équipe gagnante bénéficie d’ingrédients supplémentaires.

Matériel : matsot, chocolat, papier, stylos

Semaine 7 – L’arche de l’alliance : un trésor à transmettre

Animation du shabbat (case 42) : Les tables sont déposées précieusement dans l’arche de l’alliance.  L’arche d’alliance précède le peuple dans ses déplacements vers la Terre promise. Peu de temps avant que le peuple entre en Terre promise, Moïse fait la recommandation suivante avant de mourir :

« Tous les sept ans, tu liras cet enseignement à l’occasion de la fête des Tentes. Tu le liras à haute voix à tout le peuple venu se présenter devant le Seigneur ton Dieu… L’assemblée sera composée des hommes, des femmes et des enfants, ainsi que de l’immigré qui réside chez toi. Que tous écoutent pour qu’ils apprennent à reconnaître l’autorité du Seigneur leur Dieu et à mettre en pratique toutes les paroles de cet enseignement… » (Dt 31,9-13)

Partage avant l’épreuve :

  • Comment comprendre ces paroles ?
  • Comment comprendre et vivre cette transmission ?

Épreuve collective : Air ballon Les jeunes commencent par former un grand cercle en se tenant la main. L’animateur dépose un ballon de baudruche gonflé dans le cercle.

Les jeunes doivent le faire tenir en l’air le plus longtemps possible. Pour cela, ils peuvent se servir de toutes les parties du corps à l’exception des pieds et sans se lâcher les mains.

Ils vont vite comprendre qu’ils doivent tous se déplacer ensemble, en tant que cercle. Dès que le ballon tombe au sol ou qu’un jeune tape le ballon avec ses pieds, il faut recommencer. Toutes les 30 secondes, on insère un nouveau ballon pour un maximum de 5 ballons (si le groupe est suffisamment grand). L’épreuve est considérée comme réussie si le groupe tient 4 minutes.

Fin de l’activité : Arrivés en Terre promise, les animateurs (ou le Tour opérator) invitent les équipes/familles à s’installer aux tables et à prendre une collation douce aux goûts orientaux…

On peut profiter de ce temps où l’on est rassemblé pour conclure et demander aux uns et aux autres de partager leur ressenti après l’activité (ce qu’ils ont apprécié, pas apprécié, appris de plus sur Moïse et cette aventure de l’Exode).

S’il y a une reprise cultuelle, utiliser les prières et créations des ateliers.

Activité proposée par
David MOULINASSE, Mathias BOUTET et Yann GABEL,
membres du Service Protestant de la Jeunesse
Maison du Protestantisme, rue Brogniez 44, 1070 Bruxelles, Belgique




No More Auction Block for me – Plus jamais la table des enchères pour moi

Pendant le rassemblement des jeunes « La Parole est Dans le Pré », édition 2022, un atelier de chant « Spirituals » était animé par le pasteur Frédéric Setodzo.  Ci-dessous le chant : No more Auction Block for me.

Ce Spiritual fait état de l’un des aspects les plus amers du commerce des esclaves : la vente aux enchères. Exhibés comme de véritables bêtes de somme sur qui l’on devait miser à prix fort à cause des critères physiques, l’esclave était jaugé et vendu pour travailler définitivement dans les plantations. La vente aux enchères était un moment de déchirement car ils devaient se séparer définitivement des personnes aimées. Il arrivait parfois, selon des témoignages, que les esclaves que l’on ne pouvait pas vendre  parce qu’ils étaient malades ou trop chétifs étaient simplement passés aux armes. Une fois acheté, l’esclave devait vouer toute sa vie à son maître, travaillant dans des conditions inhumaines telles décrites dans ce spiritual : Les mesures de maïs et de sel, rations insuffisantes pour des hommes et des femmes qui travaillaient tant, les entraves qui les privaient définitivement de leur liberté.  Ce spiritual parle de milliers d’esclaves vendus aux enchères alors que les chiffres avoisinent plutôt les 20 millions d’africains qui ont quitté leurs terres.

– Texte original, traduction : No More Auction Block for me

  • entendre la voix Alto

  • entendre la voix Basse

  • entendre la voix Soprane

 

Crédit : Frédéric Setodzo (UEPAL), Point KT




Kamishibaï maison : Comment prier ?

Le théâtre de papier (« Kamishibaï » en japonnais) présente une image au recto pour les spectateurs et un texte au verso. Le ravissement du public est garanti, le stress du narrateur moindre car la lecture est disponible au verso des planches.

Le bricolage proposé ici est au format A4 (pour utiliser l’imprimante) – en noir et blanc pour que jeunes et moins jeunes puissent  être associés à cette création de mise en couleurs.

Matériel : imprimante + 8 feuilles de papier épais pour les dessins en noir et blanc  + feuilles de différentes couleurs + colle blanche liquide ou colle à papiers peints + pinceaux, nappes de protection.

Première étape

Imprimer sur du papier épais, en recto-verso, toutes les planches de dessins : Kamishibaï comment prier ? Noir et Blanc

Deuxième étape

Mettre en couleurs les dessins; toutes les techniques sont possibles : crayons, feutres, gouaches, aquarelles, crayons gras, pastels, papiers déchirés-collés… Pour ces dessins, j’ai utilisé la technique du papier déchiré-collé. Voir mon exemple : Kamishibaï comment prier ? Couleur

Troisième étape

Laisser sécher.

Glisser les planches dans le bon ordre, dans le butaï (pour voir la fiche technique, cliquer ici )… s’entraîner en face d’un miroir (pour voir les images) et une fois que l’on se sent prêt : raconter !

Décourvrir la collection des kamishibai cliquer ici

Crédit : Laurence Gangloff (UEPAL) Point KT




Taupeline présente les graines de la Bible

« Taupeline » est une petite taupe, un peu timide, elle aime les enfants. Elle aime surtout leur présenter les graines de la Bible et leur raconter des histoires de la Bible.

Dossier  offrant 10 rencontres « clé en main » pour les responsables des enfants  6 à 11 ans,

Télécharger tout le dossier Taupeline

Pour prolonger le dossier – autres idées

Crédits : Laurence Gangloff (UEPAL) Point KT




Un enfant a partagé – Chant de Daniel Priss

Un enfant a partagé ses 5 pains … les paroles sont inspirées du miracle de la distribution des pains dont le récit se trouve dans les quatre Évangiles (Matthieu 14 versets 13 à 21, Marc 6 versets 30 à 44, Luc 9 versets 10 à 17 et Jean 6, versets 1 à 15).

Tous les chants de Daniel Priss sont par ici

 

  • Entendre la chanson interprétée par Jeanne et Françoise Priss

Un enfant a partagé

Paroles originales et musique : Cesareo Gabarain – Paroles françaises et chiffrage harmonique : Daniel Priss

Un enfant a partagé
Ses cinq pains de blé.
Les gens étaient affamés
Jésus a prié,
Rompus et distribués,
La foule fut comblée.
Rompus et distribués,
La foule fut comblée.

La terre, l’air et le soleil
Beautés sans pareil
Et mille étoiles dans le ciel
Que Dieu a semées
Je te donne mon amour
Mon pain de ce jour
Je te donne mon amour
Mon pain de ce jour

Sur une table dressée
Je viens déposer
Mes cinq pains pour partager
Ma fragilité
Reçois toutes mes faiblesses
Telle une promesse
Reçois toutes mes faiblesses
Telle une promesse

Crédits : Daniel Priss (UEPAL) Point KT




De Pâques à Pentecôte avec les figurines bibliques

200 figurines bibliques mettaient en scène la mort et la résurrection de Jésus et expliquaient les fêtes de Vendredi saint, Résurrection, Ascension, Pentecôte dans une exposition. Les photographies de l’exposition restent un outil visuel pour aider les jeunes et les moins jeunes à comprendre ces fêtes chrétiennes !

 

Pour faciliter la visite, des livrets pour les enfants, les adolescents et les adultes sont offerts aux visiteurs.

En fin de visite, invitation est faite à essayer un pliage de bateau à deux voiles pour nous inviter à nous lancer dans l’aventure…

Crédits : Lydie Ducharme, Martine Grell, Laurence Gangloff, Point KT

 




Pourquoi pleurez-vous ? chant de Daniel Priss

Dans un style Gospel, Daniel Priss  propose une chanson sur la passion qui nous conduit du Jeudi Saint à Pâques,  des pleurs aux rires, de la terreur à la fête, des cris aux chants, du désespoir à l’espoir de la réconciliation.
Les différentes modulations amplifient ce cheminement d’espérance. La chanson est interprété par Claude Delabays et Françoise Priss.

 

  • Ecouter la chanson

Pourquoi pleurez-vous ?- Paroles et musique : Daniel Priss

1. Pourquoi pleurez-vous ?
Pourquoi pleurez-vous ?
Notr’ ami,
Notre frère,
N’est plus parmi nous.

2. Pourquoi tremblez-vous ?
Pourquoi tremblez-vous ?
Seule la  nuit,
Seules les ombres,
Sont autour de nous.

3. Pourquoi criez-vous ?
Pourquoi criez-vous ?
Nos appels
Se confondent
Aux bruits des verrous.

4. Pourquoi souffrez-vous ?
Pourquoi souffrez-vous ?
Notr’ ami,
Notre frère,
Est roué de coups.

5. Pourquoi priez-vous ?
Pourquoi priez-vous ?
Sur la croix,
Notre frère,
Est percé de clous.

6. Pourquoi riez-vous ?
Pourquoi riez-vous ?
Au tombeau,
La lourde pierre
Ne tient plus debout.

7. Pourquoi fêtez-vous ?
Pourquoi fêtez-vous ?
Notr’ ami,
Notre frère,
Est là parmi nous.

8. Pourquoi mangez-vous ?
Pourquoi mangez-vous ?
Car sa vie
Toute entière
Fut donnée pour nous.

9. Pourquoi chantez-vous ?
Pourquoi chantez-vous ?
Car un jour,
La terre entière
Aura rendez-vous.

Crédit : Daniel Priss (UEPAL) Point KT – Photo Pixabay




Exode Aventures

Exode Aventures est un jeu de l’oie pour jouer en famille. Créé et édité par Brigitte RAYMOND, illustré par Maud PASSINI.

Règles complémentaires

Sous l’impulsion d’une petite équipe pastorale et particulièrement de François J. CHOQUET, il est possible d’y jouer  en équipes en téléchargeant les documents les nouvelles règles du jeu : questions pour jouer en équipes

Grand jeu pour adolescent proposé par David MOULINASSE, Mathias BOUTET et Yann GABEL, membres du Service Protestant de la Jeunesse

La narration

 

Autres animations
  • Pour s’amuser encore un peu : les dessins à colorier Coloriages

Découvrir le site Exode Aventures

Crédit : Laurence Gangloff (UEPAL) Point KT




Eglise et handicap mental

Johan Smit et Isabelle Bousquet sont les auteurs du livret « Eglise et handicap mental », véritable manuel d’aide à l’inclusion. Sorti presque  inaperçu des presses pendant la période du confinement, nous voulons aujourd’hui saluer ce manuel si riche en propositions concrètes.  Ce livre – publié aux Editions Olivétan – est composé de 8 chapitres, comprenant des « fiches conseils » permettant une lecture rapide et une recherche ciblée.

Chaque fiche  se termine par une proposition « pour aller plus loin », et dans les quelques lignes ci-dessous, nous proposons aux lecteurs de faire ce pas en plus en cliquant sur les liens proposés dans le livre et proposés ci-dessous pour vous aider.

Chapitre 1 Les Églises et les personne avec déficiences intellectuelles

Chapitre 2 La communication totale

Chapitre 3 : Les parents et les proches

Chapitre 4 : Le culte, la messe, les célébrations

Chapitre 5 : Rencontres en petits groupes

Chapitre 6 : Rencontres pastorales individuelles

Chapitre 7 : La catéchèse

Chapitre 8 : Eglise et diaconie  : permettre la participation de tous

Crédits : Point KT




La Samaritaine et Jésus

Il fait chaud, très chaud. Nous sommes en Samarie, près de Sichem, en 28 ou 29 de notre ère. Comme dans tous les villages des environs, il y a un puits. On n’aurait pas fondé un lieu de vie là où il n’y a pas de puits ou de source. Même les cours d’eaux peuvent être à sec une partie de l’année.
Ce puits sert à tout le monde : les bergers puisent de l’eau pour leurs troupeaux, les artisans envoient leurs apprentis chercher l’eau nécessaire à leur ouvrage et bien sûr, les femmes tirent l’eau nécessaire à la maison. C’est une tâche ingrate et comme souvent, elle revient aux filles dès qu’elles sont assez fortes pour transporter l’eau sur leur tête et cela jusqu’à ce qu’elles soient trop vieilles pour la charge. Comme cela existe encore dans notre monde, il nous est facile d’imaginer les scènes qui se déroulent autour de ce puits. Les femmes viennent en groupe, autant en profiter pour échanger des nouvelles et puis, c’est toujours plus agréable d’accomplir une corvée à plusieurs ! Elles évitent à la fois les bergers et leurs bêtes et la chaleur du jour. Elles viennent le matin très tôt et le soir, jour après jour, puiser de quoi boire, nettoyer, laver toute la maisonnée.

Mais à l’instant, il est midi, la chaleur est accablante, le soleil de plomb. Le puits est désert en attendant le soir. Pourtant non, il n’est pas désert, une femme s’approche avec sa cruche, et découvre qu’elle n’est pas seule. Un homme est déjà là. Il est assis au bord du puits. Ses pieds et ses vêtements sont pleins de poussière. Il a l’air fatigué. La femme hésite. Elle venait au puits à cette heure pour ne pas rencontrer les autres, celles qui la jugent, celles qui ne lui parlent pas mais qui murmurent dans son dos. Oh, elle sait bien ce qu’elles disent : elle n’est pas fréquentable. Pensez donc, 5 maris ! Peu importe pourquoi, peu importe comment. 5 maris, ça ne se fait pas. Non, cela ne se fait pas pense-t-elle amèrement. Mais quand on n’a pas d’argent et pas de fils, plus de père chez qui retourner, comment vivre ? Maintenant, elle porte malheur aux hommes, voilà ce qui se dit. Alors, plus personne ne veut l’épouser. Elle ne veut plus les voir, elle ne veut plus les entendre toutes ces femmes qui jugent sans savoir. C’est pourquoi aujourd’hui, elle a décidé de chercher l’eau en pleine chaleur plutôt que d’affronter leurs regards.

Et voilà elle ne peut même pas puiser tranquille, même à midi ! En même temps, l’homme est un inconnu, elle n’a qu’à l’ignorer. De toutes manières, il l’ignorera aussi, c’est un homme et elle est une femme, c’est un Juif et elle, elle est Samaritaine.

Et bien non, il se tourne vers elle, il la regarde et lui demande à boire.
« Ah bon, tu me demandes à boire, toi homme juif, à moi, une femme, et une samaritaine en plus ! ça c’est une première ! Depuis quand les hommes s’adressent-ils à des femmes étrangères ? »  Il est étrange ce Juif pense-elle. Il la regarde vraiment. Il lui parle vraiment, comme si elle avait de l’importance. « Si tu savais qui je suis, tu m’aurais demandé de l’eau vive et je t’en aurais donné »

« Mais tu n’as pas de seau et le puits est profond. Est-ce que l’eau va sortir miraculeusement, comme elle le faisait du temps de notre ancêtre Jacob ? »

L’homme répond, et sa réponse est encore plus curieuse que la précédente : « Cette eau du puits, tu en bois mais plus tard, tu as de nouveau soif. Avec l’eau que moi je peux te donner, tu n’auras plus jamais soif. »
La femme est interloquée, elle ne comprend pas mais répond quand même : « Donne-moi cette eau, que je ne sois plus obligée de venir ici, puiser ». Et puiser, c’est dur pense-t-elle, mais puiser en plein midi, c’est infernal !

L’homme la regarde et change brutalement de sujet. « Va chercher ton mari ». Il est bien temps de s’occuper des convenances pense la femme, cela fait un bout de temps que nous parlons de manière inconvenante. Et elle répond « Je n’ai pas de mari »

« C’est vrai, tu n’as pas de mari, mais tu en as eu 5, et tu vis avec un homme qui n’est pas ton mari »

Il dit ça comme ça. C’est vrai, mais cela n’a clairement pas d’importance pour lui. Il ne juge pas, il ne critique pas, il ne méprise pas. Cet homme plein de poussière la regarde, il la voit comme elle est, il lui dit qui elle est, simplement. Mais lui, qui donc est-il ? Un prophète ? Comment sait-il ce qu’elle a fait ? Pourquoi lui a-t-il parlé, à elle, alors qu’il savait qui elle était ? Ces questions se bousculent en elle mais finalement, elle ne les pose pas. Elle décide : « Tu es un prophète » et lui demande non ce qui importe pour sa personne, mais ce qui importe pour la foi de son peuple. Là-haut, sur la montagne, se trouvait le temple avant que le roi juif le détruise. C’est là que les prêtres samaritains enseignent qu’il faut rendre un culte à Dieu et pas à Jérusalem. Au fond, c’est essentiel : où se trouve Dieu ?  C’est une question qui concerne tout un chacun, de toute éternité. Alors elle demande « Où faut-il adorer Dieu, sur le mont Garizim ou à Jérusalem ? »

La réponse de ce voyageur fatigué n’est pas celle qu’elle attend. « La question n’est pas là, dit-il. L’important, c’est de connaître le Père et seuls les Juifs le connaissent vraiment et c’est cela qui peut sauver les autres. Mais il est temps de ne plus s’intéresser à « où l’adorer » mais à « comment le faire ». Dieu est Esprit et c’est en esprit qu’il faut l’adorer. Le Père est vérité, et il faut l’adorer en vérité. »
La femme ne comprend rien. Comment le pourrait-elle ? Tant de grands savants se sont penchés depuis sur ces réponses. Mais elle commence à le regarder et tout comme il a su qui elle était, elle entrevoit qui il est. Si la question du temple n’a aucune importance, si cet homme fatigué, plein de poussière, ordinaire et même un peu impuissant, incapable de puiser de l’eau, parle de Dieu comme on parle de son père, il est peut-être, lui, ce qui vient des Juifs pour sauver. Alors, elle se lance : « Le Messie qui doit venir tout nous annoncer, ne serait-ce pas toi ? »

Alors, il répond simplement « Je le suis, moi qui te parle ». La femme part en courant annoncer à tout le village, à tous ceux qui la méprisent et l’ignorent ce qu’il vient de lui arriver.

Cette histoire, c’est celle de la Samaritaine qui a rencontré un jour Jésus au bord d’un puits, Jésus dont le nom signifie « Dieu sauve »
C’est l’histoire d’une femme – catégorie inférieure d’humain, une Samaritaine – catégorie inférieure de croyants, selon les Juifs en tous cas, qui reconnait en Jésus ce que les savants juifs de Jérusalem n’ont pas compris. Elle a reconnu dans ce voyageur fatigué celui qui tous attendaient. Elle a réussi à déconstruire la vision d’un Messie triomphant, vêtu de blanc, brandissant une épée, venu nettoyer le pays pour que Dieu puisse y régner.
Cette femme en dehors des clous a pensé en dehors des clous et c’est elle qui comprend que l’heure est arrivée de changer de vision des choses.
Jusqu’ici Jésus n’a convaincu que ses disciples, et encore, il faudra attendre la résurrection pour que tout devienne clair pour eux. Est-ce que tout est clair pour la femme ? Sans doute pas. Mais l’essentiel est là, dans cette rencontre où l’eau dont il est question n’est pas toujours de l’eau ; où les hommes ne sont pas tous des maris ; où les horaires de visite au puits sont brouillés ; où les attentes sont comblées mais pas de la manière attendue ; où celui qui devait venir comme un roi vient comme un simple voyageur démuni de l’essentiel, l’eau qui étanche la soif, mais qui est capable de donner plus que l’essentiel : il donne la vie qui ne s’arrête pas, cette dimension supplémentaire de vie qui est la vie avec Dieu, qui est comme une source d’eau qui ne tarit pas, il donne des forces, de la joie, de la paix, de l’amour à tous ceux qui sont capables de reconnaître en lui celui qui sauve le monde.

J’ai raconté l’histoire, en imaginant un peu les pensées de la femme, en décrivant un peu le contexte, en simplifiant un peu le discours de Jésus. Vous pouvez lire l’histoire dans le chapitre 4 de l’évangile de Jean. Vous y retrouverez l’essentiel de la narration. Le passage a été commenté, décortiqué pendant des siècles et il continue à l’être.

On peut y voir quantité de symboles, y découvrir des allégories. J’ai voulu insister sur la femme, sur la Samaritaine, parce que Jésus est Jésus, et de lui, je ne sais qu’une partie, son humanité : la fatigue du voyage, la soif, la faim -les disciples sont partis acheter à manger. Je peux savoir la frustration de ne pas être compris par les maîtres d’Israël, de ne pas être écouté par ceux qui devraient savoir. Mais je ne peux pas connaître Jésus « Dieu sauve ». Je ne peux pas savoir ce qui lui permet de connaître la vie de la Samaritaine, ce qui lui permet de savoir qui je suis au-delà des apparences.

Et c’est là me semble-t-il un point important, un point essentiel. La Samaritaine, qui est si proche des Juifs qu’elle en partage l’espérance messianique, a appris que le Messie devait venir, tout comme elle a appris que le temple qui se dressait sur le mont Garizim était le seul lieu possible pour adorer Dieu. Mais Jésus lui a permis de voir au-delà où à côté des enseignements donnés, ou bien c’est sa propre condition de personne un peu en dehors des clous qui lui a permis de réfléchir en dehors des sentiers battus, je ne sais pas.

Qu’est-ce qui fait qu’on reconnaît Jésus dans nos vies ? Moi, je ne sais pas. Je l’ai rencontré, sinon, je ne serais pas là ce matin. Comment est-ce que je l’ai reconnu ? Je ne sais pas. De toutes manières, ce n’a sûrement pas été de la même manière que la Samaritaine qui l’a reconnu en chair et en os. Et probablement, si nous savions le dire, nous aurions tous une histoire différente à raconter. Ce que je peux vous dire par contre, c’est ce qu’il a fait et qu’il continue à faire dans ma vie. Il est présent, il me guide, il m’accueille quand je reviens vers lui après avoir fait fausse route. Il entend mes prières. Il me permet de comprendre l’amour de Dieu pour moi. Et je peux m’imaginer que cette femme inconnue de Samarie a été transformée par cette rencontre. Transformée à l’intérieur d’elle-même mais aussi transformée pour les autres, ceux qui sont allés parler à Jésus et ont compris qu’il venait sauver le monde. N’était-ce pas grâce à elle qu’ils avaient approché le Seigneur ? N’est-ce pas elle qui nous le fait voir encore aujourd’hui ? En tous cas, Je suis sûre qu’elle n’a plus jamais ressenti le besoin d’aller au puits en plein midi. Amen

Crédits : Anne Petit (EPUdF), Point KT, Pixabay




Se plonger 7 fois dans le Jourdain

« Voici un conte que j’avais écrit pour un culte entre les versets 12 et 13 de 2 Rois 5. Un culte tout à la fois intergénérationnel, et avec l’Église malgache de Provence qui est venue soutenir les prières et les chants avec leurs instruments. 3 jours avant le culte, j’ai recruté deux paroissiens pour répéter ensembles la prédication. On l’a bien travaillé le mercredi et on a surtout passé un bon moment – à retravailler ensemble mon texte. J’y ai mis les rivières et les fleuves qui passent à proximité d’Avignon – mais on peut l’adapter avec l’Ill et le Rhin – ou toute autres rivières qui traversent les ville de France. Le seul accessoire que nous avions : la crécelle de Naaman que je tournais, pour parfois introduire son propos. Cette narration est tout à fait adaptée à l’occasion d’un baptême »

Ordre du culte :

♪ Jeu musical
– Proclamation de la grâce de Dieu – Accueil – Prière de louange
♪ Alléluia 21-07 : Qu’aujourd’hui toute la terre – § 1, 2 et 5
– Volonté de Dieu – Prière de repentance
♪ Alléluia 45-10 : J’ai soif de ta présence – § 1, 2 et 5
– Déclaration et accueil de la grâce
♪ Alléluia 42-08 : Toi qui disposes – les trois §
– Prière d’illumination
♪ Alléluia 51-14 : Quand l’Esprit de Dieu habite en moi – § 1, 2 et 3
– Lecture 2 Rois 1-15 (page 4) et prédication
♪ Chorale
♪ Alléluia 44-11 : Entre tes mains j’abandonne – § 1, 2 et 3
– Confession de foi : symbole des apôtres
– Annonces – Collecte
– Prière d’intercession et Notre-Père
– Parole d’envoi – Bénédiction
♪ Alléluia 44-11 : Je suivrai mon Seigneur et mon maître (pages 2 & 3)

Prédication narrative

Narrateur (2 Rois 5, versets 1 à 14) :

Naamân, chef de l’armée du roi d’Aram, était un homme estimé de son maître, un favori, car c’était par lui que le SEIGNEUR avait donné la victoire à Aram. Mais cet homme, vaillant guerrier, était lépreux.

 Les Araméens étaient sortis en razzia et avaient emmené du pays d’Israël une fillette comme captive ; elle était au service de la femme de Naamân. Elle dit à sa maîtresse : « Ah, si mon maître pouvait se trouver auprès du prophète qui est à Samarie ! Il le délivrerait de sa lèpre ».

Naamân vint rapporter ces paroles à son maître : « Voilà ce qu’a dit la jeune fille qui vient du pays d’Israël ». Le roi d’Aram dit : « Mets–toi en route ! Je vais envoyer une lettre au roi d’Israël ». Naamân partit, prenant avec lui dix talents d’argent, six mille sicles d’or et dix vêtements de rechange.

Il présenta au roi d’Israël la lettre qui disait : « En même temps que te parvient cette lettre, sache bien que je t’envoie mon serviteur Naamân pour que tu le délivres de sa lèpre ». Après avoir lu la lettre, le roi déchira ses vêtements et dit : « Suis–je Dieu, capable de faire mourir et de faire vivre, pour que celui–là m’envoie quelqu’un pour le délivrer de sa lèpre ? Sachez donc et voyez : il me cherche querelle ! »

Lorsque Elisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : « Pourquoi as–tu déchiré tes vêtements ? Que Naamân vienne me trouver, il saura qu’il y a un prophète en Israël ! ».

Naamân vint avec ses chevaux et son char et s’arrêta à l’entrée de la maison d’Elisée. Elisée envoya un messager pour lui dire : « Va ! Lave–toi sept fois dans le Jourdain : ta chair deviendra saine et tu seras purifié ».

Naamân s’irrita et partit en disant : « Je me disais : Il va sûrement sortir de chez lui et, debout, il invoquera le nom du SEIGNEUR son Dieu, passera la main sur l’endroit malade et délivrera le lépreux. L’Abana et le Parpar, les fleuves de Damas, ne valent–ils pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Ne pouvais–je pas m’y laver pour être purifié ? » Il fit donc demi–tour et s’en alla furieux.

Narrateur : L’un des serviteurs de Naamân s’adresse à lui.

Serviteur – Vous avez l’air contrarié mon maître …

Naamân (qui se gratte – avec une crécelle)   – On le serait pour moins. Non seulement cette peste ne cesse de gagner du terrain – mais en plus, mes adversaires en profitent pour prendre leur revanche, et se moquer de moi. C’est une honte ! Ont-ils oublié qu’ils parlent au général en chef de leur suzerain ? Pas plus tard qu’hier, je triomphais d’eux – tout en considérant toujours, qu’il est indigne de frapper un homme à terre. Lorsque j’ai vaincu Israël, c’étaient eux qui étaient à terre à mes pieds, c’étaient eux qui capitulaient et imploraient ma clémence.

Par exemple : ce prophète Elisée, il n’a même pas daigné sortir de chez lui pour me rencontrer, il ne m’a envoyé qu’un serviteur !

Serviteur –  … un serviteur, … comme moi …

Naamân – Maudite peste (tourner la crécelle …), jusqu’à quand devrai-je, à cause d’elle, supporter l’insolence de tous ces serviteurs et esclaves, de ces femmes et ces enfants, qui se permettent de me donner des leçons ? ça a commencé par cette enfant captive d’Israël, qui a parlé à ma femme – puis ce prophète qui m’envoie son larbin – et puis toi maintenant … J’en ai assez ! C’est décidé : je retourne dans mon pays d’Aram !

Serviteur – … c’est dommage, mon maître : vous aviez déjà fait un grand bout de chemin.

Naamân – … un chemin qui mène nulle part, oui ! : me plonger 7 fois dans le Jourdain ? ça n’a ni queue, ni tête ! J’attendais un peu de considération de la part de ce prophète, qu’il fasse quelques incantations religieuses, qu’il fasse miroiter devant moi l’or des instruments cultuels, qu’il me prépare je ne sais qu’elle décoction sacrée – ne serait-ce que pour voir un peu la couleur des 10 talents d’argent et des 6 000 sicles d’or que j’ai investit dans l’affaire – histoire aussi de palper la présence du divin, tu vois ? …

Mais rien de tout ça. Juste cette parole saugrenue : « Va te plonger 7 fois dans le Jourdain ». Quand bien même il y aurait une part de vrai dans cette parole, L’Abana, le Parpar, la Sorgue, la Durance tout proche d’ici – ne pouvaient-ils pas tout autant faire l’affaire ?

Serviteur Certes, mais vous qui rejetez les paroles absurdes, écoutez celle-ci, car elle est sensée : si le prophète vous avait commandé de faire quelque chose de compliqué –  vous connaissant – je suis sûr que vous l’auriez fait. Mais voilà qu’il vous demande de faire quelque chose qui semble ne rien coûter – et ça, vous vous y opposez. Pourquoi donc ?

Naamân – Vois-tu, de toute ma vie, je ne dois rien à personne. Mes parents étaient à une place semblable à la tienne, figure-toi. Ma vie, je l’ai gagnée, au fil l’épée notamment. J’ai grimpé un à un les échelons et des concours … jusqu’à la droite du roi ! sans que personne ne m’aide. A l’école militaire, on ne m’a appris ni la mendicité, ni la soumission. Voilà pourquoi je me méfie de tout ce qui est soi-disant gratuit, de tout ce qui ne se gagne pas. Car ce que l’on te donne, on te le reprend toujours au décuple d’un autre côté. Mets-toi ça dans la tête fiston, on n’a rien sans rien. Ce qui ne se gagne pas, n’a pas de valeur. Voilà pourquoi j’y ai engagé mes fonds propres : je suis venu avec une lettre du roi d’Aram et tout cet or et tout cet argent.

Mais je ne viens pas ici pour capituler : mais pour guérir. Et cette guérison, c’est comme je veux – quand je veux – et où je veux, tu m’entends ! Même un genou à terre, c’est toujours moi qui commande ! On ne me dirige pas. Mais cessons ces bavardages et levons le camp. Nous n’avons que trop perdu de temps.

Serviteur – Pour l’instant maître, ce temps n’est ni gagné, ni perdu. Tout va dépendre de la décision que vous êtes sur le point de prendre …

Naamân– Comment ça ?

Serviteur – J’ai tout d’abord essayé de m’inscrire dans votre de grille de valeur, et de vous donner un argument raisonnable pour obéir au prophète : vous vous obstinez à vouloir faire demi-tour.

Alors, souffrez de perdre encore une ultime minute. Qui sait ? Peut-être sera-t-elle la minute décisive de votre vie ? – celle de votre baptême …

Passons maintenant à l’irraisonnable – car, que vous le vouliez ou non, en allant voir cet homme de Dieu – en venant au culte ce matin, – vous vous êtes déjà hasardé de façon folle. Ce qui vous est demandé maintenant, c’est d’aller encore plus loin, dans cette même direction : inversez le rapport de force dans lequel vous vivez, pour envisager un rapport scandaleux de faiblesse.

Je vous parle là d’un véritable retournement : une conversion ! Cessez de vouloir enrôler tout le monde sous vos ordres. Rangez votre business-plan. Essayez d’imaginer un retour sur investissement, … sans investissement.

Vous avez engagé vos fonds propres dites-vous ? … mais est-ce que vous êtes prêts à engager votre propre fond, le fond de vous-même ? Pour cela : il va falloir commencer par déposer votre épée, vous décharger de votre armure, vous mettre à nu, et plonger dans l’eau – et, qui plus est, 7 fois – histoire de bien témoigner que c’est à Dieu que vous vous confiez.

Naamân – Rendre les armes, jamais ! Veux-tu que je perde la vie !

Tant que t’y es, pourquoi pas demander le baptême !

Serviteur – A vouloir sauver votre vie – mon maître, avec tout le respect que je vous porte : vous la perdez. Posez votre épée aux pieds de Dieu, et alors, il vous adoubera comme chevalier de sa Parole. Ecoutez bien ceci : vous avez raison sur un point. L’eau du Jourdain, en elle-même, ne vaut pas mieux que l’eau d’ici. Sa valeur est dans le chemin que vous avez suivi pour marcher jusqu’à elle.

Naamân – ça, c’est le moins qu’on puisse dire : 200 Km en pleine canicule !

Serviteur – Je ne parle pas seulement de ce chemin là, mais d’un mouvement qui s’est déjà amorcé à l’intérieur de vous-même : vous avez commencé par écouter cette jeune captive, dont vous n’aviez même pas remarqué l’existence. Et maintenant, c’est moi-même, votre serviteur, que vous écoutez. M’aviez-vous déjà écouté auparavant ?

Naamân – Il ne manquerait plus que ça ! Que les Maître dussent écouter leurs serviteurs ! Tant que tu y es, pourquoi pas un syndicat d’esclaves ?

Serviteur – Et pourtant tu m’écoutes de plus belle …

Naamân (à l’assemblée)  – Le voilà maintenant qui me tutoie ! Le pire, c’est que je ne m’en offusque pas !

Serviteur  – … car tu commences à réaliser que l’important n’est pas le statut – ni la couleur de peau – de celui qui te parle. Tu ne t’en rends peut-être pas compte mais – en t’engageant sur cette voie, tu t’es déjà mis en route. Tu as quitté ton pays, ta famille, ta maison – tout comme Abraham, leur ancêtre.

Tu es l’un des leurs maintenant, fils d’Abraham, en marche vers le Jourdain, en marche vers une relation nouvelle avec Dieu. Comme lui, il te faut maintenant sortir de toi-même.

Ce prophète t’a déjà amené doucement à reconsidérer ta relation à l’autre, à désirer écouter ceux que tu réduisais auparavant à rien.

Que tu le veuilles ou non : ton chemin est déjà engagé.

Ce que Dieu attend de toi, ce n’est ni la fuite, ni une mise en scène pour faire plaisir à tout le monde, mais d’être à Son écoute, et à celle de tes proches.

Naamân – Mais que restera-t-il de moi, au final ? Si tout se joue malgré moi ?

Serviteur – Rien n’est joué.

Tu verras : tu crois que ton armure te protège, mais elle t’enferme. Elle te sépare de l’autre. Elle est l’image que tu préfères renvoyer, parce que tu te déconsidères. Loin d’être un refuge, ton armure est une prison. Elle est ton amour-propre, et te ferme à l’amour de l’autre. Décharge-toi d’elle … ça te fera du bien … Commence par ta cuirasse, puis ce sera au tour de ton char et de tes chevaux. Il t’appartient de troquer ton char contre la foi qui te portera – tes chevaux contre la grâce de Dieu qui t’entraînera : ce sera pour toi une libération. Tu poursuivras alors, d’un pas encore plus assuré, ce chemin qui t’ouvrira à une relation nouvelle à toi-même, à l’autre, et à Dieu.

Naamân (.à l’assemblée) – C’est qu’il parviendrait presque à me convaincre ! (au serviteur  ) – Mais dans cette relation nouvelle, pourquoi serait-ce à moi de faire le premier pas ?

Serviteur – Le premier pas – celui qui coûte – figure-toi que Dieu l’a déjà fait. Il t’attend. Sous l’eau du Jourdain. Il t’attend depuis si longtemps qu’il en suffoque à en mourir pour toi. Vas-y sans honte, sans armure ni crécelle, et tu vivras avec Lui.

Narrateur (Lecture de la suite du texte, 2 Rois 5, 14-15 ) :

Alors Naamân descendit au Jourdain et s’y plongea sept fois selon la parole de l’homme de Dieu. Sa chair devint comme la chair d’un petit garçon, il fut purifié. Il retourna avec toute sa suite vers l’homme de Dieu. Il entra, se tint devant lui et dit : « Maintenant, je sais qu’il n’y a pas de Dieu sur toute la terre si ce n’est en Israël.

Crédits : Daniel Schrumpf ( EPUdF), Point KT, Illustration Pixabay




Lazare, ressuscité ?

Prédication narrative pour les jeunes Evantile de Jean 11, 1- 45

 

Il y a bien longtemps, en 68 de notre ère pour être plus précis, dans une petite ville des environs d’Ephèse, une femme d’environs 65 ans se dirige vers la maison où son Église se réunit. En chemin, elle pense aux événements qui agitent tous les esprits. Un messager en provenance de Jérusalem est arrivé hier chez Jean. Les nouvelles ne sont pas bonnes. Certes, les frères et sœurs ont quitté la ville, mais la guerre qui fait rage attriste tout le monde. Non seulement les Romains assiègent la ville, mais à l’intérieur, les différentes factions se battent entre elles. Jésus avait bien raison : la violence ne mène qu’à la violence.
Marthe, puisque c’est elle, a accepté d’enseigner les enfants pendant que les adultes discutent de la guerre et prient pour les Juifs prisonniers de la ville et prisonniers de la violence.

Les enfants qu’elle va rencontrer, elle les connait bien. Tous, ils l’appellent grand-mère, que ce soit ses arrières petits enfants ou leurs amis. C’est bien ainsi, se dit-elle, puisque tous nous formons une grande famille, grâce au Seigneur Jésus Christ. Pour ceux qui sont nés dans l’Église, c’est tout naturel. Pour les autres, c’est une vraie découverte. En particulier pour le petit Rufus  qui ne dit jamais rien: ses parents  sont morts de la fièvre l’hiver dernier juste après avoir rejoint l’Église et Rufus  a été recueilli par Myriam, la nièce de Jean.

De quoi parler aujourd’hui ? Comment leur parler ? Elle qui a rencontré le Seigneur ressuscité, elle qui parcouru l’empire jusqu’à Rome en compagnie de son mari Barnabas avant de s’installer à Éphèse avec Jean et ses proches, elle trouve toujours bien plus difficile de s’adresse aux enfants qu’aux adultes. Et puis, il y a le petit Rufus.

Lorsque, devant la maison de Jean, Marthe a fini d’embrasser tous ces petits, les demandes fusent : « Alors grand-mère, tu nous parles de quoi aujourd’hui ? Raconte la fois où Jésus a guéri un aveugle ! Non, la fois où il est entré à Jérusalem sur un ânon ! C’est vrai que les Romains vont tuer tout le monde à Jérusalem ?

Et puis, il y a Rufus, qui ne dit rien.

Alors Marthe se décide. Est-ce que je vous ai déjà parlé de la fois où mon frère Lazare est mort ?

Grand-Père Lazare ! Mais il n’est pas mort, il est en train de discuter là-dedans avec les autres !

Eh bien si, Lazare est mort, il y a bien longtemps, et c’est le Seigneur Jésus qui l’a ramené à la vie.

C’était l’année où le Seigneur a été crucifié, pas très longtemps avant qu’il n’entre à Jérusalem monté sur l’âne. Nous habitions Béthanie, pas loin de Jérusalem, avec Marie notre sœur qui est morte il y a bien longtemps maintenant. Jésus et ses disciples les plus proches étaient en Galilée, ils se cachaient des chefs religieux qui voulaient la mort de Jésus. Lazare est tombé gravement malade. Marie et moi avons tout de suite envoyé un message à Jésus. Nous savions qu’il pourrait le guérir. Mais l’état de Lazare a empiré et il est mort.
–  Pourquoi Jésus n’est pas venu ? demande la petite Salomé.
– C’est Nathanaël qui m’a raconté. Jésus n’a pas bougé quand il a entendu notre message. Pourtant, il aimait Lazare comme un frère. Il a attendu que Lazare soit mort pour venir à Béthanie. Ses disciples ne voulaient pas, c’était trop dangereux. Mais Jésus a insisté qu’il fallait qu’il y aille pour aider ses disciples.

– Tu veux dire aider Lazare, non ?

– Ce n’est pas ce que Nathanaël a raconté. En tous cas, Thomas, qui n’a jamais eu peur de rien, a encouragé tout le monde à suivre Jésus, même s’ils risquaient tous la mort et ils sont partis pour Béthanie.

Pendant ce temps, nous avions mis Lazare dans un tombeau et nous pleurions, Marie et moi. Les voisins, des amis de Jérusalem étaient venus nous entourer.
Et voilà qu’un garçon est venu me prévenir discrètement que Jésus arrivait. Alors je me suis précipitée sur le chemin et quand je l’ai vu, je me suis effondrée. Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort, tu aurais pu le guérir, lui ai-je dit.
Vous savez, Jésus avait une manière bien particulière et bien curieuse de répondre quand on lui parlait. Il fallait souvent réfléchir longtemps avant de comprendre ses paroles. Là, il m’a dit « Ton frère vivra ». Je ne comprenais plus rien. Jésus me disait la même chose que tous ces gens venus pour me consoler. Mais cela ne me consolait pas du tout. Je lui ai répondu ce qu’on m’avait appris : je sais que Lazare revivra à la fin des temps, quand tout le monde ressuscitera. Entre nous, je ne comprenais pas bien ce que cela pouvait signifier.

Alors Jésus m’a répondu : « C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui met sa foi en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et met sa foi en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

Je l’ai regardé, et c’était comme si je le voyais pour la première fois. C’était toujours le même Jésus, celui qui venait dîner à la maison, qui nous racontait des histoires du Royaume de Dieu, qui nous parlait de l’amour de Dieu pour tous les humains. Mais c’était aussi quelqu’un d’autre. Je ne comprenais pas jusque-là pourquoi les disciples disaient qu’il était le Messie, le Fils de Dieu, mais là, j’ai compris. J’ai compris qu’il était vraiment celui que tout le monde attendait, celui que Dieu avait envoyé dans le monde. J’ai cru en ses paroles. C’est comme si un poids avait été enlevé de mon cœur, comme si quelqu’un d’autre habitait dans mon cœur avec moi.

– Mais ton frère, Lazare, celui qui était mort ?

Ah Lazare ! Oui, il était toujours mort, mais les paroles de Jésus me consolaient non pas de son absence, mais pour lui. Lui aussi avait connu Jésus et cru en lui.

Je ne me souviens plus bien du reste. J’étais toute étourdie par cette découverte soudaine sur Jésus, comme si je ne l’avais jamais vu ni entendu avant. Il était à la fois toujours le même et différent, imposant. Tout à coup, nous étions devant le tombeau ouvert de Lazare et Jésus était en larmes. Je ne me souvenais plus de l’y avoir suivi. Il y avait Marie et les voisins. Tous disaient la même chose : Jésus aurait pu guérir Lazare. C’était comme si j’étais la seule à me rendre compte qu’il était différent. Enfin, la seule, sans doute pas. Ses disciples proches, Thomas, Philippe et les autres l’avaient compris depuis longtemps déjà.
Alors Jésus a levé les yeux au ciel et demandé à Dieu de l’exaucer à cause de nous. Il a alors crié : « Lazare, sors ! » Et mon frère est  sorti, tout empêtré dans ses bandelettes. Jésus a alors demandé qu’on l’aide à s’en démêler et il est reparti vers la maison, comme si rien ne s’était produit.
Je peux vous dire que Lazare ne comprenait rien, que les voisins et amis étaient bouleversés. Nous pensions tous que seul Dieu était capable de faire revivre les morts, et voilà que Jésus en avait le pouvoir ! Beaucoup ont alors cru qu’il était vraiment le Messie, celui que Dieu avait choisi pour libérer le peuple. Moi, j’avais compris qu’il était bien plus que cela. Je suis la résurrection et la vie avait-il dit.

Marthe se tait et regarde les enfants. Les plus grands connaissent l’histoire par cœur. Les plus jeunes sont captivés, et Rufus a l’air de penser très fort. Marthe soupire. Elle se fait vieille. Bientôt, plus personne ne pourra raconter comment elle a rencontré le Seigneur. Heureusement, Jean et d’autres avec lui sont en train d’écrire un livre pour témoigner de tout ce qui est arrivé. Les enfants de ces petits ne connaîtront plus aucun témoin direct de ces événements qui ont changé tant de choses.

Lydia demande : alors, Lazare ne va plus jamais mourir ?

– Si, bien sûr Lazare va mourir. Il n’est pas ressuscité comme le Seigneur est ressuscité.

Simon ne comprend pas : à quoi cela sert que Jésus ait fait revivre Lazare puisque tout le monde continue à mourir ?

– Tu sais, tout le monde n’a pas cru que Jésus était le fils de Dieu. Il y a beaucoup de juifs qui ne le croient toujours pas. Jésus l’avait dit, il avait dit que Dieu lui avait donné le pouvoir de faire vivre les morts. En rendant la vie à mon frère, il a montré que c’était vraiment vrai, qu’il avait ce pouvoir.
Simon insiste : mais pourquoi les croyants continuent à mourir, comme mon cousin Jacob, puisque Jésus leur a promis qu’ils ne mourraient pas ?
– Simon, Jésus a promis qu’ils vivraient, même s’ils étaient morts. Tu sais, quand on découvre que Jésus est le Seigneur, on découvre tout à coup qu’on n’est pas seul, qu’il est toujours avec nous. On ne le voit pas, c’est comme une présence à l’intérieur de nous. C’est cela la vie qui ne s’arrête jamais, la vie avec Dieu, avec Jésus.

– Comment tu peux le savoir ? C’est Lazare qui te l’a dit ?
– Non, Lazare ne parle jamais de ce qui s’est passé quand il était mort. Mais je sens aujourd’hui, maintenant, que Dieu est avec moi, je vois la vie et les choses de manière différente, comme Jésus l’avait promis. C’est le témoignage de tous les frères et sœurs. Je suis sûre que lorsque vous interrogez les autres adultes, ils vous disent la même chose. Alors, puisque cette promesse s’est réalisée dans ma vie, je fais confiance, je crois que la promesse de Jésus que cette vie avec Dieu ne s’arrêtera jamais, même quand je mourrai, est vraie aussi.

Rufus prend alors la parole : je ne vois pas ce que cela change. On est malheureux quand quelqu’un meurt.
– C’est vrai et Jésus a pleuré devant la mort de Lazare, devant notre peine. Tu sais, j’ai perdu beaucoup de personnes que j’aimais beaucoup, dans ma famille. Ma sœur Marie, mon mari Barnabas, plusieurs de mes enfants et petits-enfants. Et puis des frères et sœurs dans l’Église : Nathanaël, Salomé, Julia et tant d’autres. J’ai pleuré, nous avons tous pleuré parce qu’ils nous manquaient. Mais j’ai confiance, ils sont avec le Seigneur. Et je ne me suis jamais sentie seule dans ma peine. Le Seigneur était à mes côtés, il pleurait avec moi et il me soutenait. Et tous les frères et sœurs pleuraient avec moi, et nous nous aidions les uns les autres. Avoir une famille autour de soi quand on est triste, cela aide beaucoup. Jésus nous a donné cela aussi, une famille de frères et sœurs qui nous aiment et nous soutiennent quand notre propre famille ne peut plus le faire.
– Alors, c’est pour cela que tu dis tout le temps frère et sœur à des gens qui ne sont pas de ta famille ? dit Rufus.
– Ils sont de ma famille, vous êtes tous de ma famille puisque nous avons le même Père qui nous aime.

Lorsque les adultes sont sortis de la maison pour rentrer chez eux, tous les enfants se sont éparpillés comme des moineaux. Le petit Rufus s’est retourné et a crié : A bientôt grand-mère !

Crédit : Anne Petit (EPUdF), Point KT, Illustration Pixabay

 

Amen




Loué sois-tu Éternel – chant d’Église Junior

À l’occasion d’une rencontre jeunesse avec des enfants âgés de 6 à 12 ans autour du psaume 91 et de l’histoire de Job est né ce petit chant tout simple autour de l’idée : « Dieu prend soin de moi ».

 

Version instrumentale

 

Partition

À télécharger ici.

 

Paroles

Tu étends sur moi tes ailes,
Et tu me protèges :
Loué sois-tu Éternel !

Tu me couvres de tendresse,
Jamais ne me délaisses :
Loué sois-tu Éternel ! (3 fois)

Crédits : Église Junior.




Recension en lien avec les Handicaps

Voici une recension des articles disponibles sur Point KT ayant pour thème le handicap. Bonnes découvertes !

Articles

Animations et idées

 

Spiritualité

Livres

Des liens pour aller plus loin

 

Crédits : Laurence Gangloff (UEPAL), Point KT, Pixabay




Félix et Simon : qui est Jésus ?

Dans cet article : un conte pour le temps des rameaux et une prédication pour son actualisation…

En l’an 30 de notre ère, à Jérusalem, un jeune garçon regarde la ville du haut de la forteresse Antonia. La ville, si on peut dire. Ici, c’est un bled. Les gens sont bizarres, sales, ils ne vont pas aux bains, c’est contraire à leur religion, ils ne se rasent pas, ne s’épilent pas. Ils ne font pas de sport, ils n’aiment pas les jeux du cirque. Il n’y a vraiment rien à faire. Félix ne voit pas pourquoi il n’aurait pas pu rester à Césarée. Mais voilà, on ne pouvait pas lui attribuer de garde, toutes les troupes de son oncle étaient déployées à Jérusalem. Il y avait même des renforts venus de Syrie. Tout ça pour quelques paysans.
Félix soupire. Il s’ennuie. Dans la rue au moins, il y a de l’animation. Mais son oncle Ponce est formel : trop dangereux pendant les fêtes, il y a souvent des émeutes. Quelqu’un arrive : la livraison de vin. Félix descend en vitesse et se faufile par le portail laissé entrouvert.

Quel bruit, quelle poussière ! En vrai, on se croirait à Rome, sauf bien sûr que les gens sont bizarrement habillés. Bien sûr, personne ne parle latin, sauf les soldats que Félix évite soigneusement, mais bien d’autres langues se font entendre, et parmi elles, du grec. Le grec, Félix connait, son précepteur le lui a fait entrer dans la tête à coups de trique !

Oui, il y en a du monde. Il parait que c’est chaque fois la même chose quand il y a une fête. Ils vont tous au temple de leur dieu. Encore un truc bizarre : un seul dieu, un seul temple. Pas étonnant qu’on les ait battus. Mais il ne faut rien dire, ils ont le droit, c’est l’empereur lui-même qui l’a dit.

Félix ne regarde pas du tout où il va et se cogne violemment contre un autre garçon, un peu plus âgé que lui, un gars du pays. Ce dernier marmonne quelque chose, regarde Félix et dit alors en grec : « Fais donc attention, j’ai failli faire tomber l’étal du boulanger. Qu’est-ce que tu fais là ? On ne voit guère que les soldats quand c’est l’époque des fêtes. Les autres Romains restent chez eux. »

Félix explique qu’il vit avec son oncle et sa tante depuis la mort de son père, mais qu’il s’ennuyait et qu’il a voulu visiter la ville. « Et toi, qui es-tu ? »

– Moi, je suis Simon et je viens de Cana de Galilée pour la fête. Là, je dois rejoindre mon oncle, il est resté à Béthanie avec son maître. Je suis parti en avant, préparer leur arrivée. Mais aujourd’hui, ils arrivent. IL arrive.
– Ton oncle est donc esclave ? Et toi aussi ?
– Mais non, oncle Nathanaël n’est pas esclave. Il est disciple du plus grand rabbi de tous les temps, Jésus de Nazareth
-Rabbi ? Ah oui, vos religieux qui ne sont pas prêtres. Quelle importance ont-ils ? Déjà les prêtres doivent obéir à mon oncle, alors les autres !
-Jésus n’obéit à personne. Il est différent. Viens avec moi, ils arrivent par la porte dorée, tu verras.
Les deux adolescents se faufilent à travers la foule et se postent à la porte.
– Regarde, là, en bas, tu vois cette foule ?
– Oui, et alors ?
– Alors, c’est Jésus, ses disciples et ceux qui le suivent. C’est qu’il a rendu la vie à Lazare de Béthanie l’autre jour. Depuis, on n’arrive presque plus à s’approcher de lui.

Une femme intervient : oui, ma sœur était là et moi, je l’attends aussi. C’est lui, le roi qui doit venir, le roi d’Israël.
– Méfie-toi Salomé, l’autre garçon, c’est un romain.
– Ce serait plutôt à lui de se méfier, Jésus va tous les chasser, les Romains.

Félix se tait, il se méfie de ces gens. Il est seul et sans armes. Mais il n’en pense pas moins. Qui pourrait battre l’armée de César ? Personne, à l’évidence ! Alors certainement pas un rabbi juif !

La foule approche. Il distingue maintenant un homme perché sur un âne. Il n’a ni armes, ni char, ni chevaux. Quel piètre général ! Les gens l’entourent et brandissent des palmes. Hum ! les palmes, comme pour César, c’est séditieux tout de même ! Ils couvrent le sol de leurs vêtements.

– « Qu’est-ce qu’ils crient ? » demande Félix à Simon.
– Ils crient « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël ».

Maintenant, Jésus est à leur niveau. Il voit Simon et l’appelle « Viens avec nous Simon ». Simon entraîne Félix et s’approche de son maître. Jésus regarde Félix et lui sourit. « Shalom, jeune homme » dit -il en grec. « Je vois que tu viens de loin ». Félix est gêné, il n’a pas envie que tout le monde le regarde. Tout à coup, il se sent exclu de quelque chose d’important parce qu’il est romain. C’est ridicule. Jésus continue de le fixer. Comme s’il avait entendu les pensées de Félix, il ajoute « Je suis venu pour toi aussi ». Puis, il s’éloigne vers le temple.
Quelle phrase bizarre. Quel homme étrange. En tous cas, ce n’est pas un roi. Et ses compagnons n’ont rien d’une armée.

Simon explique à Nathanaël qu’il a prévenu Joseph et Nicodème comme convenu et que tout est prêt. Puis il se tourne vers Félix :  « Tu viens avec nous ? »

– Non, il faut que je rentre, sinon, ma tante va envoyer la cohorte à ma recherche. Tu sais, ton rabbi, ce n’est qu’un homme ordinaire. Je ne vois pas ce que tu lui trouves.
– Ce n’est pas un homme ordinaire, il vient de Dieu, il est venu pour nous montrer le chemin et pour nous libérer. Il nous a parlé de l’amour de Dieu. Il a fait des miracles, il a rendu la vie à Lazare. C’est lui, le roi d’Israël.
– Écoute, ton dieu, je ne le connais pas. Il n’a pas empêché Rome de conquérir ton pays. Sans doute qu’il est trop faible devant tous les dieux de Rome et de l’Empire. Ce que j’ai vu, c’est un homme au milieu d’une foule, un homme ordinaire. Et ne dis pas trop fort qu’il est roi d’Israël. Il n’y a qu’un roi, c’est César. Je l’ai vu, et je peux te dire que ton Jésus ne ressemble en rien à Tibère. Félix frisonne en repensant à la fois où son père l’a présenté à César.
– Jésus t’a dit qu’il est venu pour toi. C’est ça que moi je retiens. Si tu veux nous revoir, demande la maison de Nicodème, il saura nous trouver. Alors, porte-toi bien, Shalom !
-Salut Simon, fais attention à toi !

Félix rentre lentement vers la forteresse. Il va se faire punir. Mais peut-être que s’il raconte à sa tante ce qui lui est arrivé, ce ne sera pas trop terrible, elle aime en savoir plus sur ces Juifs bizarres.

Ce Jésus, ce n’est qu’un homme, qui vient comme ça, pour une fête sans importance, dans un pays sans importance. Mais Félix est mal à l’aise. Il se rappelle les paroles de Jésus. Et surtout, il se rappelle son regard.

Lecture de Jean 12, 12-19

 

Frères et sœurs, et vous les jeunes

Pourquoi ce conte ? Je voulais souligner plusieurs points : tout d’abord, qu’il y a eu, dès le départ, un choc des cultures. Le monde gréco-romain n’était pas préparé à ces idées de dieu unique, de messie, de résurrection, même si le judaïsme était bien répandu dans l’empire et au-delà. Félix représente ce monde-là, un monde qui se sent supérieur, qui n’a pas besoin de ce dieu unique, de ces juifs trop différents, trop inassimilables. Et cela n’a arrêté en rien la diffusion de l’Évangile.
Bien sûr que nous héritons du christianisme au niveau culturel. Personne ne s’interroge devant un calvaire breton ou devant la déclaration des droits de l’homme. Mais le monde que représente Félix pourrait être traduit dans des termes que nous connaissons bien : la religion, c’est pour les faibles, les crédules, c’est de l’obscurantisme. La supériorité de l’Occident vient de l’essor de la science. Ce qui ne se démontre pas n’a pas d’intérêt etc…Le choc des cultures n’est plus culturel, il est spirituel.  Mais il n’y a pas un « autrefois » et un « aujourd’hui » dans la question « Jésus de Nazareth », les différents points de vue sont, au fond, toujours présents dans notre occident christianisé et peut-être déchristianisé, en tous les cas au niveau spirituel.

Ce que j’ai voulu manifester aussi en décrochant l’attention d’un texte trop connu ou trop éloigné de notre monde, c’est la question de l’identité : pour Félix, Jésus n’est qu’un rabbi d’une province isolée et pauvre, sans pouvoir et sans influence, au départ en tous les cas.  J’ai laissé ouvert, parce que chacun peut changer de point de vue, chacun peut découvrir qui est Jésus véritablement.  On peut le rejeter comme sans intérêt au départ et finir par le reconnaître comme le roi de sa vie.

Pour certains, il est celui qui va libérer le peuple au sens propre. Ils se rendront compte très vite qu’ils se sont trompés. Au cours des siècles, beaucoup de personnes ont vu le Christ comme celui qui intervient du ciel dans nos vies – ou qui n’intervient pas, d’ailleurs. Et elles l’ont priée de descendre à leur secours, l’ont parfois rejeté parce que les cieux ne s’ouvraient pas sur le miracle exigé.

Pour d’autres, il est celui qui a rendu la vie à Lazare. Sans doute, de mon point de vue, sont-ils plus proches de la foi. Certes, Lazare n’est qu’un signe, il finira par mourir à nouveau, mais Jésus est bien celui qui nous propose une vie qui a une dimension supplémentaire par rapport à nos vies biologique, cette vie qu’il appelle la vie éternelle et qui n’est pas une vie qui commence après la mort mais une vie qu’il nous offre tout de suite, là, maintenant.

Mais au fond, le plus important est ailleurs : nous avons en tête la scène, mais nous avons oublié l’essentiel : Jésus est celui qui vient parmi nous. Il est là, au milieu des gens qui le pressent, qui l’entourent, lui parlent, le touche. Nous pouvons le comprendre parce qu’il est humain. Fils de Dieu, certainement, mais ce qui résonne le plus fort en nous, c’est son humanité. C’est cela qui nous attire avant de comprendre ce que Fils de Dieu signifie. C’est parce qu’il est humain que nous nous sentons proche de lui. C’est parce qu’un humain nous parle de Dieu que nous apprenons à faire confiance.

Certes, le roi d’Israël est entré à Jérusalem ce jour-là, mais ce qui nous sauve c’est l’humanité qu’il partage avec nous. Amen

Crédits : Anne Petit (EPUdF), Point KT, illustration Pixabay




Salam – chant de Daniel Priss

Salam, Shalom deux mots pour dire « paix ». Le premier est en arabe, le second est en hébreu ; Le chant a été composé pour l’offrande des enfants en lien avec la Palestine.

Découvrir tous les chants de Daniel PRISS.

 

 

 

Partition (télécharger le PDF) : SALAM
Texte (télécharger le PDF) : Salam

Chant

Daniel PRISS : Chant, guitares, basse, oud, darbouka.
Françoise PRISS : Chœurs.
Julien PIDANCIER : Violon.

Version instrumentale

 

Les paroles de la chanson

Salam, Salam, Salam, Salam,
Alsalam aleykum.
Salam, Salam, Salam, Salam,
Alsalam aleykum.
Alsalamu aleykum,
Que la paix soit sur vous.
Alsalamu aleykum,
Que la paix soit en nous.

Palestine, Palestine,
Une terre si fragile,
Une terre de sables et de vents.
Palestine, Palestine,
Une terre si fragile,
Tachée du sang de ses enfants,
Ces innocents,
Nous leur offrons notre chant,
Nous leur offrons notre chant.

Palestine, Palestine,
Ton histoire est si fragile,
Récits venus du fond des temps.
Palestine, Palestine,
Ton histoire est si fragile
Tachée du sang de tes enfants,
Ces innocents,
Nous leur offrons notre chant,
Nous leur offrons notre chant.

Palestine, Palestine,
L’amour est si fragile,
Balayé par des nuits, des vents.
Palestine, Palestine,
L’amour est si fragile,
Dans le regard de tes enfants,
Ces innocents,
Nous leur offrons notre chant,
Nous leur offrons notre chant.

Salam, Salam, Salam, Salam,
Alsalam aleykum.
Salam, Salam, Salam, Salam,
Alsalam aleykum.
Alsalamu aleykum,
Alsalam minna wa ‘iileykum.
Alsalamu aleykum,
Alsalam minna wa ‘iileykum.

Crédits : Daniel Priss (UEPAL), Point KT, Illustration Pixabay




Le vieux manteau

Conte pour la fête des Rameaux

Il est tard, la nuit tombe sur Jérusalem. Un voyageur s’approche de la ville. Il se nomme Démétrios. C’est un marchand grec. Il s’est fait attaquer par des bandits. Son argent a été volé, ses serviteurs tués. Il retourne à Jérusalem pour que ses compatriotes lui prêtent l’argent de son voyage de retour. Mais il est trop tard pour les chercher dans la ville. A l’approche de la Pâque, il y a bien trop de soldats romains et ils sont bien trop nerveux, mieux vaut éviter d’attirer leur attention si on ne veut pas passer la nuit en prison. Démétrios a décidé de dormir en dehors de la ville, à la belle étoile. Soudain, il voit par terre un vieux manteau plein de poussière parmi toutes sortes de branches à moitié fanées. Il s’approche, le ramasse, l’examine sous toutes les coutures. Oui, c’est vrai, ce manteau n’est pas très propre. Il est aussi un peu déchiré. Mais les nuits de printemps sont froides. Un manteau de plus pour se couvrir quand on dort dehors, cela ne fait pas de mal. L’homme s’en va, s’installe en s’enveloppant dans le manteau et s’endort.
Cette nuit là, il fait un rêve très étrange.

Pensez ! Le manteau qu’il avait trouvé lui parlait ! Et voici son histoire :

Moi, je suis un vieux manteau. Je suis bien usé, j’ai eu plusieurs propriétaires. Je suis bien content de pouvoir encore servir à quelque chose. Je vais te remercier de m’avoir ramassé ce soir en te racontant ce qui s’est passé aujourd’hui.
Mon propriétaire, ou plutôt mon ancien propriétaire, Elias le maçon, est un vrai excité. Tout le temps en train de parler de politique avec ses amis. Ils détestent les Romains qui occupent le pays et obligent les habitants à payer beaucoup d’impôts. Elias parle sans cesse de révolte, de guerre. Il attend le Messie. Tu sais, le Messie que les prophètes nous ont annoncé. Celui que Dieu va nous envoyer, un roi de la famille de David qui va rendre au peuple d’Israël sa grandeur d’autrefois.

Évidemment, les choses étaient bien différentes du temps du grand roi David. Ah oui, c’est vrai, tu es grec toi, tu ne connais pas notre histoire. Alors voilà : David a su réunir les 12 tribus d’Israël en un seul État. Jamais le pays n’avait été aussi grand et puissant. C’était un grand chef de guerre. Il a battu les Philistins, il aurait bien su chasser les Romains. Il faut dire qu’il avait été choisi par Dieu et qu’il lui a toujours été fidèle. Oh, ce n’était pas un homme parfait, loin de là, mais il savait reconnaître ses fautes et Dieu l’a récompensé de sa fidélité en lui promettant une maison, c’est-à-dire une famille, qui régnerait toujours sur Jérusalem. Et des rois de la famille de David, il y en a eu, c’est sûr. Son fils Salomon, et tous ses descendants pendant plusieurs siècles.
Le problème, c’est que ce n’est plus le cas depuis longtemps.  Alors, les prophètes nous ont annoncé que Dieu enverrait un roi de la famille de David pour sauver son peuple.

Quand Élias a entendu parler de ce Jésus de Nazareth, de la famille de David, il a dressé l’oreille et s’est renseigné. On lui a dit qu’il était sage, comme Salomon ; qu’il enseignait et guérissait les malades ; qu’il chassait les démons. Ces choses-là n’annoncent-elles pas la venue du Messie selon certains ? Et ce Jésus était en route pour Jérusalem. On l’avait vu à Béthanie, tout près. Élias a décidé d’aller voir, avec ses amis à quoi ressemblait ce Jésus.

Ils n’étaient pas les seuls. De toute part, on l’acclamait sur son passage. Il était monté sur un petit âne, qu’il avait réquisitionné sans difficulté, comme s’il y avait eu droit. Il entrait dans la ville comme Salomon y était entré, après avoir été sacré roi par le prêtre Sadoq. Et les gens criaient :

Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père !
Hosanna dans les lieux très hauts !

Élias et ses amis se disaient :

Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! C’est ce que l’on proclame lors de la fête des Tentes, des cabanes, et on sait bien que Dieu choisira cette fête pour venir régner sur terre . Et puis, on est bientôt à Pessah, la Pâque, et on sait bien que le Messie viendra lors de la nuit de la Pâque. Ce Jésus, c’est sûrement lui, c’est le Messie ! Enfin, nous allons être débarrassés des Romains ! Enfin nous serons à nouveau une grande nation.
Et hop ! Ils ont enlevé leurs manteaux et les ont jetés devant l’âne, tout comme il y a si longtemps le peuple avait jeté des vêtements sur le passage d’un autre roi envoyé de Dieu, le roi Jéhu.

Et moi, je me suis retrouvé dans la poussière du chemin. Il est passé, il est entré dans Jérusalem. La foule l’a suivi et Élias, excité comme toujours, a oublié de me récupérer.

Mais moi, vieux manteau, j’ai réfléchi. Cet homme qui est venu comme un roi n’avait pas l’air de vouloir faire la guerre. Il n’avait ni arme ni soldat. Et j’ai entendu ses disciples qui parlaient entre eux tout bas. Ils ont peur pour lui. Ils pensent que c’est très dangereux de venir à Jérusalem. Ils se rappellent qu’il leur a dit qu’il allait mourir à Jérusalem. Cela ne ressemble pas du tout à des plans de bataille cela.
Alors, quelle sorte de roi est-il ? Que va-t-il lui arriver ? Aujourd’hui, c’était la fête. Mais demain ?

Le lendemain, Démétrios se réveille et réfléchit. Les rêves viennent des dieux, c’est certain. Alors, cet homme, ce roi qui vient d’entrer dans la ville, il faut qu’il le voie. Quelle sorte de roi est-il, Démétrios ne le sait pas, mais ce qu’il a compris, c’est qu’il est venu pour lui.

Crédit : Anne Petit (EPUdF), Point KT, illustration Pixabay




Une maison pour Dieu ?

Narration ayant pour thème : « La parole a dressé sa tente parmi nous et nous avons vu sa gloire pleine de grâce et de vérité. »

Lecture – 2 Samuel 7, versets 1 à 3 :

Le roi David s’installa dans son palais. Le Seigneur le protégeait de tous les ennemis qui entouraient son royaume. Un jour, le roi dit au prophète Nathan : « J’habite une maison en bois de cèdre et le coffre sacré de Dieu n’a pour abri qu’une tente de toile. Qu’en penses-tu ? »
– « Tu as certainement une idée à ce sujet, répondit Nathan. Vas-y, réalise-la, car le Seigneur est avec toi ».

♪ (Assis) Alléluia 51-14 : Quand l’Esprit de Dieu habite en moi

 

Le temps de la prédication est une histoire inventée,  se situant entre le verset 3 et le verset 4 de 2 Samuel 7 :

Narrateur : Il était une fois …

La « foi » d’un roi qui vivait, il y a bien longtemps – il y a 3000 ans – en moins 1 000 avant notre ère. Ce roi s’appelait David 1er. Comme c’est le « premier » – on ne disait même pas « David 1er » – mais « David » tout court. Lui qui était parti de rien (il avait commencé sa vie comme berger. Il était aussi harpiste à ses heures) – David donc, habitait maintenant dans un palais majestueux, recouvert de bois de cèdre. Pour lui, l’ascenseur social avait fonctionné à fond. Il en avait même un peu honte, car il habitait dans un palais – quand l’arche de Dieu (qui contient les dix paroles de Dieu !) campait sous tente. Il avait tout reçu, mais il ne savait comment remercier Dieu.

David 1er décida de bâtir un temple pour Dieu, si généreux. Il appelle donc un architecte.

David 1er – « Je voudrais un Temple pour loger mon Dieu ».
Architecte  – « Pas de soucis, comment s’appelle ton dieu ? »
David 1er  – « …. ? … Heu … A vrai dire …, Il ne « S’appelle » pas. »
Architecte  – Comment ça, il ne s’appelle pas ?
David 1er – Il s’appelle par quatre lettres imprononçables qui ont un rapport avec le verbe « être ». Quelque chose comme : « Je-suis »
Architecte (perplexe) – Heu … « Je-suis ». OK. Mais … « je suis » où ? – c’est quoi son adresse ?
David 1er – Je ne sais pas, c’est justement pour cela que je veux lui construire un temple.
Architecte – Votre majesté, avec toute la meilleure volonté : il m’est impossible de démarrer ne serait-ce qu’une esquisse de projet – encore moins un Avant-Projet si je ne sais ni où – ni pour Qui ?
David 1er – si tu ne peux rien pour moi : alors je n’ai plus besoin de toi.

Narrateur : le roi fait jeter l’architecte aux oubliettes.

Seulement voilà. Le roi avait toujours un vide là. Un nœud dans le ventre. Une insatisfaction. OK, la foi est spirituelle, mais David lui, a un corps. Et ce corps a besoin d’un lieu (comme notre temple) pour prier, pour sentir la présence de Dieu … Alors il décide de persister dans son projet. Tout en se passant d’architecte.

C’est l’avantage quand on est roi : tout est permis – même de construire sans déposer de permis de construire. Il décide donc de convoquer directement les ingénieurs. Deux ingénieurs se présentent devant le roi. Le premier est spécialiste en calculs de structure béton/pierre – et le deuxième expert en revêtement « bois de cèdre ». Le roi les fait attendre quelques temps, histoire de bien leur faire comprendre qu’il n’est pas n’importe qui. Puis les fait entrer dans la salle du trône …

David 1er – Voilà, dit-il, je voudrais que vous bâtissiez une demeure pour mon Dieu.
Ingénieur 1  – « Bien sûr majesté ».

Narrateur  : Le roi sourit (tout en se disant qu’il a vraiment bien fait de se débarrasser de cet architecte questionneur).

Ingénieur 1  – Toutefois, nous aurons besoins de quelques données pour dimensionner l’ouvrage.
David 1er – Ah oui, lesquelles ?
Ingénieur 1  – Il nous faudra les dimensions de votre Dieu.
Ingénieur 2  – … ainsi que Son gabarit de passage pour dimensionner les ouvertures …
Ingénieur 1  – Il nous faudra également Sa masse …
David 1er  – Sa masse ?
Ingénieur  – Oui, son poids quoi ! Pour calculer les descentes de charges. Pour les fondations et les planchers.
David 1er  – Le poids de mon Dieu ! Mais il est à l’image de sa gloire : infini !

Narrateur – Et voilà nos deux ingénieurs qui commencent à douter. Et même à craindre pour leur vie, car ils ont eu vent du sort réservé à l’architecte. Ils ne voient pas comment calculer un plancher apte à supporter « Cavod » – le « poids », la « gloire de Dieu ». Ils ne voient pas non plus où s’arrête la hauteur des portes qui laisseront passer le « Très-haut ».

Irrité, le roi donne l’ordre de jeter les deux ingénieurs aux oubliettes. Le roi est ulcéré – à tel point qu’il commence un peu à douter de lui-même. Il se dit qu’il ferait mieux de confier globalement tout le projet à quelqu’un d’autre. Parce que lui, il y met trop d’émotions et de prières. C’est peut-être pour cela que les professionnels perdent leurs moyens.

Le roi convoque donc un promoteur (expliquer promoteur) – afin de lui confier l’affaire, « clefs en main ». A la plus grande satisfaction du roi David 1er – le promoteur ne met pas son projet en doute – il ne pose pas de question – il n’a pas l’air désemparé. Au contraire, il a l’air souriant, et heureux d’avoir eu la commande.

Quelques jours passent … Et un matin, alors que le roi prend son petit déjeuner, on lui apporte le journal. Quelle n’est pas sa surprise de lire alors cette publicité en quatrième page de couverture : Programme de construction : « le domaine de Dieu : vivez sous la bénédiction divine à proximité immédiate de la demeure de Dieu, qui fera « resplendir sur vous sa lumière », de jour comme de nuit ». Achetez sur plan, dès à présent, votre logement dans un programme de construction qui comprend douze lotissements, une garderie (« les benjamins »), une école (« Emmanuel »), et un centre commercial (« les marchands du temple »).

Le roi n’est pas du tout content – et convoque sur le champ le promoteur en lui demandant de lui montrer les plans de la demeure de Dieu. Le promoteur joue la montre – lui dit qu’ils sont en cours d’étude – que l’imprimante est en panne – que la secrétaire est en arrêt maladie pour cause de covid …

Le roi est furieux :

David 1er  – Quoi ! Tu vends déjà sur plans des logements tout autour ? Tu spécules déjà sur ce projet ! Non seulement tu te rends coupable de délit d’initié en achetant à ton compte tous les terrains aux alentours – mais tu me considères comme suffisamment stupide  pour être dupe de ton petit jeu !

Promoteur  – Mais Majesté, grâce à ce temple, vous deviendrez riche ! Vous verrez, on s’arrachera les terrains qui se vendront comme des petits pains. Le prix de l’immobilier va flamber à Jérusalem ! On va s’entretuer pour le moindre m² de la ville. On ira même jusqu’à l’appeler « la ville trois fois sainte » … !

David 1er perplexe – Je voulais juste un temple pour louer Dieu. Pas un champ de batailles et de guerres …

Promoteur  – Mais majesté vous verrez, vous deviendrez célèbre ! Votre ville s’appellera « cité de David » ! – tout comme on peut dire « Alexandrie », « Constantinople », ou « Leningrad » !

David 1er  – Mais mon but n’est pas de finir dans les livres d’histoire entre Alexandre, Constantin et Lénine.

Je me fiche d’être célèbre. Ce que je veux, c’est « célébrer » mon Dieu.

Narrateur  – Et sans autre forme de procès, le promoteur alla rejoindre l’architecte et les ingénieurs aux oubliettes … Mais voilà. Le roi se retrouva de nouveau tout seul. Et toujours gêné d’habiter dans un palais, quand Dieu « plante sa tente parmi nous » (nous l’avons dit à l’entrée de notre culte) David décida finalement de se confier directement à Dieu. Pourquoi n’y avait-il pas pensé plus tôt ?

Lorsqu’on voulait parler à Dieu, y’a 3000 ans, on utilisait – non pas un téléphone mais – … un prophète :  Le roi parle au prophète → le prophète parle à Dieu. Dieu parle au prophète → et le prophète parle au roi. Ça fonctionnait comme ça. Donc David 1er, appela son prophète (lequel s’appelait « Nathan »), et lui parla de son projet de construction.

Dieu lui répondit, par la bouche du prophète :

Nathan  : Venant de ta part, je sais que tes raisons sont louables. Cela part d’un bon sentiment. Je vais te dire une chose « déclare le Seigneur » : j’ai dans mes cartons un projet beaucoup plus grand pour toi – plus grand qu’une simple bâtisse de bois et de cailloux. Tu es devenu roi, tu as conquis Jérusalem, et tu crois que ton histoire s’arrête là. Mais crois-moi, aujourd’hui, ton histoire ne fait que commencer. Aie confiance, car ce projet de construction d’un temple est dérisoire par rapport au projet que je nourrie pour nous. Je n’ai pas créé le monde et toi-même pour qu’on m’y construise une demeure. Ce n’est pas toi qui me construiras une maison – mais nous deux qui bâtirons ensemble une demeure, une demeure faite de pierres vivantes. Je ne souhaite pas que tu m’élèves un temple. J’ai même pour projet de continuer à planter ma tente parmi vous – et je souhaite que nous nous élevions mutuellement. Je souhaite t’élever toi, à tel point qu’il n’y aura jamais de David 2ème – tu resteras pour tous le roi David, tout simplement. Ecoute David : pourquoi deux palais distincts ? Pour que nous finissions dans une relation de voisinage poli : toi dans ton palais, et moi dans mon temple – comme un vieux couple qui ne se parle plus ? Une seule maison suffit. Je veux être là où tu es – « Immanou-El », ce sera mon nom pour toi. Ton palais sera le mien – tout comme toi, tu demeureras dans ma parole. Je scellerais notre union, non pas dans la pierre, mais dans nos vies. Je te propose une alliance avec toi et ta descendance – et beaucoup d’autres par la même occasion. Une alliance risquée et incertaine, une alliance vivante, dans ma parole, dans nos prières et dans tes louanges. De ta descendance naîtra celui qui sera notre alliance.

Narrateur  : C’est ainsi que notre roi renonça joyeusement à son projet – et se mit à initier un temple de chants et de prières (rappelez-vous : il était un peu musicien). Ce premier temple vivant, reste dans notre bible : c’est le livre des psaumes.

Psaume 62 : (lecture) Psaume de David.

C’est auprès de Dieu seul que je suis tranquille ; c’est de lui que vient mon salut.
Lui seul est mon rocher et mon salut, ma citadelle : je ne vacillerai guère.
Mon salut et ma gloire sont tout près de Dieu ; mon rocher fortifié, mon refuge sont en Dieu.
Comptez sur lui en tout temps, vous, le peuple ! Épanchez devant lui votre cœur ; Dieu est pour nous un refuge (Pause).
Oui, les gens du peuple sont un souffle, les gens illustres, un mensonge. Quand on soulève la balance, à eux tous, ils pèsent moins qu’un souffle.
Ne comptez pas sur la violence : ne vous essoufflez pas en rapines. Si votre fortune augmente, n’y mettez pas votre cœur.
Dieu a dit une chose, deux choses que j’ai entendues, ceci : que la force est à Dieu – et à Toi Seigneur, la fidélité.

♪ (Assis)Recueil Alléluia 62 : En toi, mon Dieu, toi seulement – § 1, 3 & 5

– Lecture – 2 Samuel 7 – la suite – les versets 4 à 7 :  « Mais la nuit suivante, le Seigneur adressa la parole à Nathan pour lui dire : Va trouver David, mon serviteur. Tu lui diras : Voici ce que déclare le Seigneur : « Ce n’est pas toi qui me construiras un temple où je puisse habiter. Je n’ai d’ailleurs jamais habité dans un temple, depuis le jour où j’ai fait sortir d’Egypte le peuple d’Israël et jusqu’à présent. Au contraire, j’ai accompagné les Israélites en n’ayant qu’une tente pour demeure. Bien plus, durant tout ce temps, j’ai confié à plusieurs chefs le soin de gouverner Israël, mon peuple, mais je n’ai reproché à aucun d’entre eux de ne pas m’avoir construit un temple en bois de cèdre. »

Annonces – collecte – prière d’intercession  / Notre-Père

– Parole d’envoi

1 Pierre 2,5 : « Vous-mêmes, comme des pierres vivantes, construisez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des sacrifices spirituels, agréés de Dieu, par Jésus-Christ. Car voici ce qu’on trouve dans l’Ecriture : « Je vais poser en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ».

– Bénédiction

♪ (Debout) Recueil Alléluia 62-81 : Que la grâce de Dieu soit sur toi

♪ Jeu d’orgue

Crédits : Daniel Schrumpf (EPUdF), Point Kt, illustration : Pixabay